Ariane Martineau·Folie bien-être

Les déchets qui refont surface aka le printemps

Si je demande autour de moi quelle est la saison préférée des gens, j’entends un peu de tout. L’hiver; pour ses sports, sa neige et ses paysages. L’été; pour sa chaleur, les vacances et les possibilités. L’automne; pour son vent de fraîcheur après un été caniculaire… et le printemps; pour les bourgeons dans les arbres, le beau temps qui se repointe le nez et pour la sortie des vêtements légers de nos garde-robes. Par contre, on entend rarement parler des désavantages de cette saison quasi-inexistante. Parce que oui, elle est seulement de passage et se présente avec des hausses et des baisses de température qui rendent la tâche de s’habiller le matin plutôt ardue. Tu sors de chez toi, pluie, neige? Surprise! En marchant pour te rendre au métro, tu vas avoir la chance incroyable de croiser les vestiges de la saison qui vient de finir. Des cigarettes à n’en plus finir, des cacas d’animaux laissés en plan par les maîtres, bref, des déchets de tous genres qui vont tapisser le sol (le gazon, le trottoir, la rue) de plusieurs couleurs et odeurs. Parce que les odeurs suivent et sont puissantes lors du dégel. Il faudra attendre que la ville envoie des camions pour nettoyer le tout, avant que cette odeur ne parte définitivement. Elle reste bien présente dans nos narines et refait surface assez facilement. Je pense alors aux gens qui se permettent de jeter leurs ordures par terre sur la neige en hiver, en se disant que demain elles seront ensevelies et que tout le monde n’y verra que du feu. NON. On le sait que tu jettes ton vieux mouchoir usé derrière toi, avec un air innocent. Et oui, les gens te jugent, parce que c’est franchement dégoûtant de ta part, surtout quand il y a des poubelles à presque chaque coin de rue. Oui oui, je m’emporte, mais c’est ce que le printemps m’apporte. Même si je préfèrerais 1000x penser à la vie qui renaît et à l’été qui s’en vient, je ne fais que voir les déchets qui décorent les rues de la ville. J’ai l’air pessimiste, mais crois-moi, ce n’est que la pointe de l’iceberg qui fond pour nous dévoiler une pollution incessante.

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