Dominique Babin·Folie critique·Folie culturelle & artistique

Critique du mois: Masters of Sex, Mad Men chez les gynécologues

En premier lieu, quand on m’a parlé de Masters of Sex, c’était en me disant «Quoi ?? Tu ne connais pas ça ??» Au-delà du titre accrocheur, je croyais que c’était une série documentaire comme dans le temps où Canal D passait des documentaires sexus tard le soir. J’ai été bien surprise et contente de voir qu’il s’agissait en fait d’une série télé. J’me suis abonnée à Crave.tv  dernièrement et j’ai eu le bonheur de voir que le site offrait le visionnement de la série.

L’émission raconte l’histoire de William H. Masters et Virginia E. Johnson, deux recherchistes et pionniers dans le domaine de la sexualité. Docteur Masters étant un prestigieux docteur/gynécologue dans un hôpital universitaire, s’intéresse à la réponse du corps lors des relations sexuelles et décide de conduire des expériences sur le sujet. Jusqu’alors, la médicine était beaucoup plus basée sur la biologie humaine et les connaissances se concentraient principalement à comment on fait des bébés. L’équipe Masters-Johnson, eux, se sont plutôt consacrés à comprendre comment le corps réagit lors des relations sexuelles et les différentes phases menant à l’orgasme. Bien que la base de l’histoire soit réelle, évidemment, le tout a été romancé. On y retrouve donc un peu plus de drama que dans la réalité.

Ça reste que pour l’époque, lorsque les recherches ont été faites dans les années 60, les gens se révoltent. Le docteur passe pour un pervers avec son intérêt pour la sexualité-autre-que-pour-faire-des-bébés et l’hôpital refuse ses demandes. Si vous vous demandez comment les recherches sont faites dans l’histoire, et bien c’est avec des candidats qui sont willing d’avoir des rapports sexuels et de se masturber devant les deux enquêteurs du sexe. Alors oui, l’émission a quand même son load de scènes sexus. Mais outre ça, on voit l’évolution de la médecine et de la femme aussi. Car dans ce temps-là, les femmes étaient pas mal tout le temps des secrétaires, y’a genre une femme docteure dans l’histoire, à la base. Freud disait que les orgasmes clitoridiens étaient immatures et que les vraies femmes ne pouvaient qu’avoir des orgasmes avec leurs hommes de façon vaginale, plate et missionnaire (j’te résume ça grossièrement là), alors c’est un peu aussi l’histoire de la libération sexuelle de la femme lorsque les gens apprennent – au scandale! – que les femmes n’avaient pas vraiment besoin d’homme pour avoir du plaisir. Dans le fond l’émission, c’est un peu comme Mad Men si Mad Men se passait chez les gynécologues, le parfait combo à mon avis.

J’ai d’ailleurs adoré la vibe Mad Men pendant un petit bout et par la suite, j’ai trouvé ça redondant. Difficile de dire si je vais avoir le même sentiment pour Masters of Sex, mais du moins pour le moment, j’y  suis bien accrochée. La série n’a que quatre saisons et a été cancellée en 2016 malgré les différentes critiques qui acclamaient la série, ce qui fait que l’engagement reste minime pour ceux qui ont de la difficulté à s’impliquer dans les séries comme moi.

Crédit Couverture

 

Dominique signatureFolie Sofia logo reviseure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *