Critique littéraire·Folie critique·Folie culturelle & artistique·Jennifer Martin

La trilogie de Sarah-Maude Beauchesne

Il y a des livres qui marquent l’imaginaire.

Des livres qui font réfléchir, qui font sourire, qui font pleurer.

Des livres que tu aurais aimé lire à une autre époque de ta vie.

Des livres que tu voudrais faire lire à tout le monde afin qu’ils comprennent.

Pour moi, ces livres sont Cœur de slush, Lèche-vitrines et Maxime, la trilogie écrite par Sarah-Maude Beauchesne que j’ai lue il y a quelques semaines.

Folie 3 livres ados

Ces livres qui m’ont émue, charmée et ramenée 15 ans en arrière quand j’étais une adolescente dans toute sa complexité. Une adolescente un peu mal dans sa peau à la recherche du prince charmant sur son maudit cheval blanc et qui ne savait pas encore à quel point les films de Disney n’étaient pas réalistes.

C’est l’histoire d’une fille qui s’appelle Billie-Lou. Billie a de longs cheveux, de grandes jambes et de nombreuses taches de rousseur. Aucune comparaison physique avec moi. Mais elle aime la musique, la slush bleue, l’écriture et imaginer de grandes histoires d’amour.

Tout comme moi.

J’ai plongé dans son histoire avec toute la naïveté que je possédais à son âge et qui me rend visite encore de temps en temps malgré mes 35 ans.

J’ai encore beaucoup d’intérêt pour les lectures qui s’adressent surtout à un public d’ados, j’en ai d’ailleurs parlé ICI. Mais cette trilogie m’a jetée par terre par son réalisme et la puissance de ses mots. Je me suis tout de suite identifiée aux pensées de Billie et à sa quête de vivre des émotions fortes. Mais surtout, sa façon de passer au travers du chagrin de son premier grand amour.

Celui dont on se souvient pour toujours parce qu’il fait si mal sur le coup et ouvre une plaie qui laissera une cicatrice à jamais dans notre petit cœur jusque-là innocent. Ses références aux odeurs qui lui rappellent ce qu’elle a vécu, à son environnement qu’elle associe à différents épisodes de sa vie, les pensées qui vont et viennent dans son esprit, tout ça aurait pu être le propre écho de tout ce qui se bousculait dans ma tête au même âge.

À un moment, je me suis même demandé si Sarah-Maude n’avait pas trouvé l’un de mes journaux intimes abandonnés quelque part ou si ma mère ne lui avait pas envoyé des notes sur mon adolescence puisqu’elle en a été le témoin principal. Ces livres que j’aurais voulu écrire si j’avais ne serait-ce qu’un quart du talent de Sarah-Maude.

Ces romans ne me sont pas adressés, mais j’ose croire qu’ils ont été écrits un peu pour moi. Pour que je comprenne enfin l’adolescente que j’étais.

Finalement, j’ai peut-être bien fait de les lire à 35 ans.

Parce qu’à 15 ans, peu importe ce qu’on lit, on trébuche quand même. On se fait mal, on écorche son petit cœur, mais surtout, on vit les choses intensément, sans trop se poser de questions.

Pour en apprendre plus sur Sarah-Maude Beauchesne, c’est ICI et ICI.

         

 

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