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On vous parle de notre parcours professionnel

Bien que Folie Urbaine soit avant tout une passion pour nous, nous le considérons aussi comme un emploi, et ce, même s’il ne nous permet pas d’en vivre pour l’instant. Bien que gâtées grâce à nos collaborations de plus en plus nombreuses, nous avons toutes un emploi qui nous permet de payer les factures en plus d’occuper une grande partie de notre quotidien. Ayant toutes des gagne-pains différents, nous avons eu envie de partager avec vous notre parcours professionnel afin que vous puissiez en apprendre encore plus sur les fondatrices de Folie Urbaine.

Quand j’étais jeune, mon sens artistique était déjà très développé : j’aimais me confectionner des vêtements improvisés à l’aide de draps et épingles à corde à linge, je dessinais beaucoup et mes activités étaient très variées côté bricolage. Je ne crois pas avoir tant dévié de ma jeunesse. J’ai fait un DEP en couture et retouches sur mesure et j’ai adoré ! Je suis maintenant styliste pour mon gagne-pain et, souvent, je n’ai même pas l’impression de travailler tellement j’aime mon emploi. Il y a quelques années, j’ai été acceptée à l’université en jeux vidéo et en design graphique, mais mes plans ont changé. J’aurais sûrement autant aimé cette alternative, étant donné que je touche beaucoup à ces domaines dans ma vie de tous les jours. Depuis que j’ai 14 ans, je travaille beaucoup, à temps partiel ou temps plein, j’ai eu diverses jobs : sur des chantiers de pavage, dans des épiceries, des boutiques de vêtements ou de bijoux, dans des bars, même dans des places de billard ! J’ai aussi investi beaucoup de temps dans des compagnies locales, parce que c’était ma façon d’encourager notre économie et le domaine artistique. Présentement, je prends mon temps, je me trouve des hobbies, j’aide des amies et ça me plaît !

– Ariane

 

J’ai toujours rêvé d’être journaliste, j’adorais le français à l’école et je vouais un culte à Linda Hébert, la journaliste sportive dans Lance et Compte ! J’ai aussi voulu devenir danseuse pour Les Grands Ballets, mais vu mon talent limité, j’ai bien vite mis cette idée de côté. Manquant de guts pour aller étudier en technologie des médias au cégep de Jonquière, j’ai mis cette idée de carrière de côté pour aller étudier en tourisme au cégep après avoir effectué un premier voyage qui a changé ma vie à 16 ans. Je voulais devenir guide touristique et voyager à travers le monde, sans ports d’attache et en toute liberté. J’ai terminé mes études en programme accéléré au collège April Fortier et j’ai tout de suite été engagée chez Voyage Bergeron comme agente de voyage. J’étais plutôt douée, mais je savais que ce n’était pas vraiment ce que je me voyais faire pour le reste de ma vie. Avant même que j’aie pu considérer d’autres options dans l’industrie touristique, il y a eu l’événement tragique du 11 septembre qui est venu mettre un frein à carrière. Comme les avions qui ont démoli les tours jumelles, ma carrière en tourisme a pris fin aussi abruptement. Pendant les semaines qui ont suivi, la plupart des gens avaient peur de voyager ce qui a porté un dur coup à l’agence qui m’employait. J’ai été remercié à peine 1 mois plus tard. Pendant près d’un an, j’ai travaillé comme serveuse dans un café et comme caissière chez Sports Expert en m’interrogeant sur mon plan B de carrière. C’est en accompagnant ma mère dans un CPE où elle travaillait momentanément que j’ai eu la piqûre pour le métier d’éducatrice à la petite enfance. Mes ambitions de voyage à travers le monde ont fait place à des groupes d’enfants de 0 à 5 ans. Est-ce que j’ai des regrets d’avoir mis en veilleuse mon désir de conquérir le monde pour faire une petite différence dans la vie de ceux-ci ? Je mentirais si je disais non, mais je fais un travail tellement valorisant que je chasse le négatif pour me concentrer sur le positif. J’ose croire que mon plan de carrière n’est pas complètement défini puisque je retournerai sans aucun doute à l’industrie touristique un jour. Mais pour l’instant, je suis heureuse et surtout contente d’avoir la possibilité de consacrer beaucoup de temps à Folie Urbaine. Qui sait où cela me mènera ?

– Jennifer

Quand j’étais jeune, je rêvais d’être une artiste. Je faisais de la peinture, du dessin et j’avais du talent, mais j’ai été vite découragée au secondaire. L’intimidation que j’y ai vécue m’a énormément chamboulée. J’ai eu beaucoup de mal à terminer mon 5e secondaire, j’ai dû aller à l’école des adultes pour obtenir mon diplôme, mais c’est à cet endroit que j’ai découvert que c’était possible de faire des études en cinéma. Je suis donc entrée au cégep en cinéma, communications et média, et ce fut une expérience magique. Je voulais faire ça dans la vie ! Mon rêve était de faire du documentaire et de voyager à travers le monde. J’ai vite déchanté, n’ayant pas énormément de confiance en moi, je ne croyais pas réussir à percer assez pour vivre de mon art. C’est lors d’un travail d’été comme surveillante de parc que j’ai découvert le domaine des loisirs. Je travaillais avec des jeunes et j’aimais ça. J’ai fait mon BAC en animation et recherche culturelles en travaillant parallèlement dans une pharmacie comme caissière, dans une boutique Ardene comme assistante-gérante et dans les arénas comme surveillante. Disons que je ne dormais pas beaucoup. J’ai fait mon stage à la Ville de Montréal où je travaillais déjà comme surveillante et par la suite, j’ai déniché le poste que j’occupe depuis maintenant 6 ans : assistante en intervention loisirs. Ce poste me permet de toucher un peu à tout dans le domaine du sport, des loisirs et de l’événementiel. Mais parallèle à ma carrière, j’ai continué à faire des vidéos et du montage. Je fais de la photographie depuis 5 ans et j’adore évoluer dans ce domaine. En ce moment, mon job de rêve serait de vivre de toutes les expertises que je possède. Folie Urbaine est un projet que j’adore faire évoluer avec mes amies et je souhaite continuer d’ajouter de nouvelles cordes à mon arc.

– Karine

J’ai toujours eu des envies et des passions diverses, mais ça ne m’a pas empêché de savoir quand même assez tôt que je voulais aller dans le domaine de la relation d’aide. J’avais en tête, à la base, de devenir psychologue, mais je me suis découragée devant le nombre d’années d’études requises. C’est à la suite d’un reportage à la télévision avec des travailleuses de rue que j’ai découvert qu’il existait d’autres alternatives. J’ai commencé ma technique en travail social avec l’idée de travailler avec les itinérants et les toxicomanes dans un contexte de rue où je me promènerais à longueur de journée pour établir des contacts avec eux. Rendue dans la technique, j’ai découvert qu’il existait beaucoup de possibilités d’emplois et j’ai décidé de ne pas me limiter au travail de rue. La première année fut difficile, jeune fille de 16 ans qui découvrait Montréal et qui apprenait également que le cégep, ce n’est pas aussi tout cuit dans le bec que le secondaire. J’ai pris du retard et coulé des cours ce qui laissait présager que j’allais terminer ma technique en 4 ans. Plusieurs professeurs me demandaient si c’était vraiment ma place, me voyant dessiner en cours et être distraite. J’ai persévéré. J’ai fait mon premier stage dans un centre de jour pour femmes. Par la suite, afin d’ajouter des flèches à mon arc, j’ai commencé à faire du bénévolat pour une ligne de prévention suicide. Quand est venu le temps de choisir mon stage final, j’ai choisi un centre d’hébergement pour femmes. L’expérience a plus ou moins bien été, étant la préférée des femmes fréquentant le centre mais un peu moins dans le cœur des autres intervenantes. Ça m’a plutôt découragé. Bien que j’aie eu une très bonne note, j’ai pris une pause et je n’ai pas fini ma technique. Je l’ai terminée une année plus tard. Ce fut un parcours laborieux mais je savais que c’était ce que je voulais faire. Par la suite, je n’arrivais pas à trouver un emploi dans le domaine. Je parcourais les jobines qui ne sont pas dignes de mention jusqu’au jour où j’ai commencé à travailler dans un Dairy Queen, j’étais celle qui fait les gâteaux. J’y ai travaillé deux ans tout en continuant à chercher un emploi dans mon domaine avec la compréhension de mes employeurs qui m’ont beaucoup épaulé. À la fin, un peu vaincue, j’ai décidé de trouver un endroit où faire du bénévolat, car l’intervention me manquait. À peu près au même moment, j’ai appliqué pour un centre d’hébergement pour femmes à Longueuil en tant qu’intervenante et pour un centre pour les victimes d’agressions sexuelles en tant que bénévole. J’ai obtenu les deux. Étant sur appel à l’hébergement, j’ai continué à faire des gâteaux tout en ayant la chance de manquer les jours où je devais aller travailler à mon autre emploi. Jusqu’à ce que je commence à faire plus d’heures et que j’abandonne mon aventure au pays de la crème glacée. Par la suite, j’ai obtenu également un poste au sein du centre de victimes où j’ai commencé sur appel. Pour éventuellement obtenir un vrai poste et déménager à Montréal pour me rapprocher du centre. J’y travaille maintenant depuis 2 ans.

– Dominique

Et vous, quel est votre parcours professionnel ?

    

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