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« Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie? »

Ce soir, je ne savais pas quoi écrire pour divertir ma vaste audience. Le syndrome de la page blanche. Puis, quelqu’un de très sage m’a dit que je n’écrivais pas pour les autres, j’écrivais pour moi. De quoi est-ce que j’ai envie de parler? Sur quel sujet est-ce que j’ai le goût de me vider le cœur?

Ce qui m’a le plus préoccupé ces temps-ci, c’est le travail. Ça fait presque 5 ans que je travaille pour la même compagnie. Mon record personnel. Je n’avais jamais « enduré » un travail aussi longtemps. Parce que, oui, endurer est le bon terme. J’ai rarement été très heureuse dans mes emplois. Exception faite de là où je suis présentement. Mais les dernières semaines et même mois, ce fût beaucoup plus ardu. Beaucoup plus exigeant en termes de temps et beaucoup plus de pression ainsi que de stress à gérer. Et savez-vous quoi? Je pense que je ne gère pas très bien…!

Je me suis mise à réaliser que je n’aimais peut-être pas tant mes tâches, ainsi que la direction future que semble prendre mon employeur par rapport au développement des affaires. Je me suis mise à me demander si je me voyais vraiment évoluer dans ce sens-là avec eux. Honnêtement, je ne suis pas sûre. Suite à ce constat, j’ai eu une légère période de découragement.

Découragement, parce que j’ai changé d’emploi beaucoup trop souvent dans ma vie (à mon avis). Parce que je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire ou ce qui me passionnais. Parce que si on me parle de retraite ou de gagner la loterie, ma première idée est « yesssssssssssssss je pourrai arrêter de travailler et faire enfin ce que je veux! ». Mon problème, c’est que ce que j’aime faire comme loisir ou ce qui me passionne dans la vie, c’est assez difficile d’en faire un métier. Certaines personnes y réussissent et elles ont toute mon admiration. Arriver à survivre et même vivre d’un métier créatif ou artistique, c’est probablement ce qu’il y a de plus dur. Moi, je n’ai même pas le courage d’essayer. Alors, vraiment, ces personnes ont toute mon admiration.

J’ai toujours aussi envié les personnes qui savent ce qu’elles veulent faire comme métier depuis leur plus tendre enfance. Que ce soit à 8 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, cette personne que j’envie a toujours eu la même réponse à la question « qu’est-ce que tu veux faire dans la vie? ». Elle n’a jamais douté. Elle a suivi son idée, mis son énergie à accomplir ce projet et est heureuse dans son choix. J’aurais donné très cher pour être faite comme ça!

Alors je suis découragée, qu’à 32 ans, je ne sais toujours pas ce que je veux faire dans la vie et je doute encore de mon cheminement et d’où je suis rendue. Que je me remets encore à lire les offres d’emploi, à regarder les formations à distance, à considérer des plans B, C, D…

Je ne sais pas où ces récentes réflexions vont me mener. Je ne le sais jamais. Certains jours je me dis que je ne suis plus capable et je dois trouver autre chose… D’autres journées, je me raccroche à la relation positive que j’ai avec mes patrons, collègues, employés, qui font que mes journées sont tout de même plaisantes. Certaines journées, j’arrive même à trouver que mes tâches sont agréables et que mon travail est apprécié et fait une différence.

C’est un peu comme dans tout, il y a toujours des hauts et des bas. Rien n’est parfait! Il faut se raccrocher au positif et réussir à passer à travers les petites déprimes! Comme disent les philosophes du dimanche : « après la pluie le beau temps », et comme disait mon défunt grand-père : « rendu au bout, ça r’vire! »

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