Et si on s’aimait?

Avant de te présenter ce roman, j’ai envie de te raconter la façon dont il a atterri dans ma vie. Depuis la fondation de Folie Urbaine, je réalise à quel point les mots sont puissants et combien j’aime encore plus les livres que je ne l’aurais cru. J’aime principalement les histoires qui s’adressent à un lectorat féminin et c’est pourquoi j’en parle souvent sur le blogue. Il y a quelques semaines, la maison d’édition Goélette m’a envoyé un message pour m’offrir la chance de lire un manuscrit et d’en faire la critique avant sa sortie. Une partie de celle-ci allait se retrouver sur la 4e de couverture du roman! Moi, la fille qui passait plus de temps à lire qu’à faire du sport lorsqu’elle était enfant, on m’accordait ce privilège et me disait que mon opinion de critique littéraire valait quelque chose au point d’être immortalisée derrière un livre? Je devais me pincer pour m’assurer que je ne rêvais pas.

Le petit hic à cette belle histoire, s’il y en a un, est que je disposais de 48 heures à peine pour le lire. Facile à faire pour quelqu’un qui dévore les livres comme moi, mais un peu moins évident quand on ne connaît pas du tout l’auteure et qu’on se sent un peu stressée de ne pas être à la hauteur. J’espérais tellement l’aimer, me plonger spontanément dans l’histoire et tomber amoureuse des personnages. Je le voulais parce que je souhaitais avant tout que ma critique soit sincère et reflète parfaitement ce que je pense.

Et c’est exactement ce qui est arrivé.

Je suis tombée sous le charme de Sylvie, une femme ambitieuse qui fuit les relations amoureuses de peur d’être à nouveau trompée et de Iain, un dur au cœur tendre, qui a pris la décision de se protéger de l’amour et de ses tourments en collectionnant les aventures d’un soir. Le plus beau là-dedans, c’est que Et si on s’aimait est logiquement la suite du premier roman de Chantal Bissonnette intitulé Les pierres bleues. Mais il n’est pas nécessaire d’avoir lu le premier tome pour lire celui-ci. J’ai d’ailleurs appris ce détail après ma lecture, preuve qu’il est possible de se plonger facilement dans l’histoire.

Je ne vais pas raconter l’histoire, je veux vraiment que tu découvres cette formidable auteure qui a su me charmer par sa plume et sa grande gentillesse. Vive les réseaux sociaux pour socialiser avec les auteurs!

Je peux seulement te dire que c’est un livre divertissant offrant un excellent mélange de romance, de sensualité et de suspense. L’idée de nous présenter les pensées et la vision des deux personnages principaux donne aux lecteurs une perspective différente et permet de s’attacher encore plus à leur histoire. Des dialogues savoureux et des intrigues qui surprennent, ce roman se dévore facilement en quelques jours et constituera un excellent choix auprès des amateurs de littérature féminine. L’érotisme, la passion et la chimie des personnages sont perceptibles à travers chaque chapitre et c’est facile de se laisser prendre au jeu de la séduction auquel se prêtent ces deux âmes écorchées par l’amour et ses mystères. Un livre de chicklit que l’on savoure autant qu’un verre de bulles et qui permet de s’évader du quotidien en se laissant charmer par une belle histoire d’amour juste assez compliquée pour être réaliste.

Mention spéciale aux références à l’Irlande et à l’Écosse qui donnent envie de partir à la découverte de ses contrées européennes. Bref, un coup de cœur pour cette auteure qui maîtrise efficacement le sens du punch et qui offre un deuxième roman à la hauteur de son talent.

Quant à moi, une petite partie de ma plume se retrouve maintenant immortalisée sur un roman… jusqu’à ce que je trouve le souffle nécessaire pour écrire le mien!

Merci à Chantal et aux éditions Goélette pour leur confiance.

Bonne lecture!

Photo de signature pour Jennifer Martin.     

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