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Mon expérience suite à l’accident à mon pied : Le quotidien

Le 6 juin 2018, en revenant du travail, lorsque j’étais sur le bord d’entrer à la maison, j’ai marché sur un morceau de métal qui était sur le gazon. À cet instant, je ne me doutais pas que les semaines suivantes seraient un très beau «challenge» pour mon entourage et moi.

Je ne me doutais pas que 2 béquilles causeraient autant de défis dans ma vie, au jour le jour. Cette expérience est divisée en trois sujets pour moi : la maison, le travail et les commerces.

À la maison : Je n’étais aucunement adaptée pour ce genre de situation. La salle d’eau est dans le sous-sol, alors durant les 2 derniers mois, je ne pouvais pas descendre. Mon copain s’occupait de faire les brassées de lavage. Pour ma part, je pouvais plier les vêtements bien assise sur le lit. Je n’étais pas en mesure de faire des repas très compliqués puisque je ne pouvais rester debout trop longtemps. Je ne pouvais pas sortir si j’avais plusieurs sacs ou autres à transporter. Au fil des jours, je me suis adapté et j’ai trouvé des solutions pour rendre mon temps à la maison plus facile.

Au travail : Les premiers jours n’ont pas été super faciles, parce que je ne pouvais pas transporter mon café, ma boîte à lunch, etc. L’utilisation des béquilles me demandait tellement d’énergie que je ne pouvais plus rien transporter d’autre qu’un sac à dos. Bien que nous ayons des places réservées pour les personnes à mobilité réduite ainsi qu’un ascenseur, nous ne sommes pas à l’abri des alarmes de feux ou des pratiques. Advenant, une situation comme celle-là, j’aurais dû descendre les escaliers avec mes béquilles. Par chance, quelques jours après mon accident, j’ai eu un laptop pour travailler de la maison.

Dans les commerces : Ce n’est pas toutes les épiceries ou les magasins à grandes surfaces qui ont des chaises roulantes ou chaises électriques. Puisque ma condition est temporaire, je n’ai pas de vignette pour une personne à mobilité réduite, alors je ne trouvais pas de place proche de la porte d’entrée. Il devrait y avoir des places réservées pour les gens à mobilité réduite temporaire. J’aurais bien aimé pouvoir faire mon épicerie durant ces semaines. De plus, je me suis adapté rapidement au service au volant des restaurants ou même de la banque.

Je me suis adapté facilement à cette situation grâce à l’aide de mon copain et de mes parents. Je n’ai que de bons mots pour les gens qui doivent vivre avec cela au quotidien. Il y a encore beaucoup d’endroits où les gens à mobilité réduite ne sont pas acceptées à 100 %. Mon but n’est pas d’être négative, mais je crois qu’encore aujourd’hui nous devons travailler et adapter les commerces ou encore les lieux de divertissement afin qu’ils soient accessibles aux gens qui ne peuvent pas se déplacer avec leurs deux jambes. Pour ma part, je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider les gens à mobilité réduite. Parfois, il ne suffit que d’un petit coup de main et cela va mettre un peu plus de soleil dans la vie d’une personne.

 

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