On a testé Tinder… en couple 5ème partie

Pour suivre toute notre saga sur Tinder, c’est ICI. Ça vaut la peine de cliquer sur chaque article, je te le promets.

Me revoilà, le lendemain matin, à regarder ma boîte de réception pour y lire le message de Benjamin, mon premier match qui s’est finalement décidé à m’écrire. Voici ce qu’il m’écrit :

« Salut Jennifer, je te trouve vraiment jolie ! Que cherches-tu exactement sur Tinder ? Moi, je suis également à la recherche de quelque chose de simple. J’ai envie de trouver une compagne, une amie, quelqu’un avec qui passer de bons moments et peut-être vivre une belle relation. »

Presque pas de fautes, un point pour lui. Son message est clair et direct, mais sympathique. J’aime bien, un autre point pour lui.

Mais…

Je me sens toujours comme un imposteur. Je crois même que je feel encore plus croche vu que son message est gentil et qu’il semble être un bon gars. Je ne veux pas lui faire de peine ou le niaiser.

Relaxe Jen, c’est juste un message.

Tu ne vas pas lui briser le cœur quand même. Il fait le premier contact (que tu as été trop chicken pour faire) et il tend la perche pour te connaître. Pas besoin d’anticiper tout de suite, tu sais que si ça ne te plaît pas, t’as juste à ne plus lui répondre et le ghoster (expression pas de mon temps pantoute, c’est fou de penser que ça porte un nom maintenant, alors que lorsque j’étais jeune, on se contentait de dire qu’on n’en entendait juste plus jamais parler).

Je prends quelques secondes pour réfléchir à ma réponse. J’ai envie d’être trop honnête encore une fois. C’est plus dur que je ne le croyais, jouer à faire semblant. J’ai beau être une bonne menteuse dans certaines situations, j’ai de la misère à ne pas jouer franc jeu dans ce cas-ci, mais je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que j’ai l’impression de trahir un peu mon chum en faisant cette expérience, même s’il est au courant et que j’ai son approbation.

Je lui réponds alors ceci :

« Merci, c’est gentil, je te trouve pas mal cute, moi aussi ! Oui, c’est un peu ça que je recherche aussi, mais comme je sors d’une longue relation, il ne faut pas me brusquer. Surtout que c’est ma première fois sur Tinder et que j’en suis vraiment à l’étape d’apprivoiser cette application et tout ce qui vient avec elle. Désolé si je te semble un peu hésitante, je ne sais pas à quel point je peux accorder ma confiance pour l’instant. Est-ce que tu es sur Tinder depuis longtemps ? »

Traduction : T’es cute, mais ça ne veut pas dire que je voudrais coucher avec toi, mon conte de fées m’a éclaté en pleine face, je ne connais rien aux applications de rencontres pis je ne sais pas comment agir, mais j’aimerais surtout savoir si je suis ton 2876e match.

Là, je constate à quel point c’est difficile de communiquer.

Comment est-ce que je peux savoir s’il a lu les sous-textes de mon paragraphe ou s’il ne s’est arrêté qu’aux mots que j’ai employés ? On s’entend que nous, les filles, on est plutôt championnes quand vient le temps d’analyser les points, les virgules, les émojis, le ton qui semble être employé. On a tellement peur de parler des vraies affaires qu’on s’imagine que c’est plus simple ou moins gênant de le faire derrière un écran, mais on l’a tellement pas, l’affaire. Je ne partirai pas sur ce débat (peut-être dans un futur texte), mais c’est dont immensément dur de comprendre ce que les gens veulent RÉELLEMENT dire en 2018 ! Et je pense que c’est peut-être pour ça que les statistiques concernant les couples qui durent sont en chute libre depuis l’arrivée des réseaux sociaux (bon, une autre idée de texte à développer).

Revenons à notre conversation. Sa réponse ne se fait pas attendre :

« Je comprends, je suis célibataire depuis 2 ans, et je viens sur Tinder de manière on and off parce que je me tanne souvent des filles qui ne savent pas ce qu’elles veulent ou qui ne sont pas capables d’être cohérentes dans leurs paroles et leurs gestes. »

Ouch… touchée en plein cœur.

C’est sûr que ce n’est pas avec moi qu’il va améliorer son expérience client sur Tinder. Je ne suis pas à la recherche d’un chum, je risque de ne pas être trop cohérente dans mes mots et mes intentions et surtout… je ne suis pas célibataire.

On jase un peu, encore une fois, surtout de tout et de rien. Je ne sais pas ce qu’il fait dans la vie, ni où il habite (je ne pose pas de questions, lui non plus). On parle surtout de Tinder. Encore une fois, je ne me sens pas vraiment à l’aise.

Je sais, c’est redondant, mon affaire.

On termine la conversation en se souhaitant mutuellement une bonne fin de journée.

Pas de promesse, pas de rendez-vous. Pas même une heure fixée pour se reparler.

Je continue de swiper, à gauche la plupart du temps.

BOUM ! Ce qui devait arriver arriva.

Je tombe sur quelqu’un que je connais. Un ancien papa d’un garçon que j’ai déjà eu dans mon groupe à la garderie (oui, je suis éducatrice) ! OMG ! Je le savais célibataire, mais je ne pensais pas tomber sur lui sur Tinder. Surtout qu’on est aussi des amis Facebook.

Mais je suis devenue si rapide sur la gâchette pour swiper à gauche que je passe trop vite sur son profil et que je ne regarde même pas s’il correspond au moins aux critères que je me suis fixés.

Oups, faudrait peut-être que je me calme les doigts un peu, je pourrais passer à côté de profils intéressants, ou même d’autres personnes que je connais.

Bref, je trouve ça drôle d’être tombé sur quelqu’un que je connais.

Je retourne à ma vie réelle, auprès de mon fils et mon chum.

Le lendemain, je prends les devants et salue Benjamin avec quelques émojis de fille contente d’avoir osé et qui se dit qu’elle est vraiment nulle pour faire une expérience journalistique sur Tinder.

Il me répond quelques heures plus tard, me disant qu’il ne reçoit pas les notifications sur son téléphone et qu’il n’a vu mon message qu’en se connectant à l’application. Bizarre, pourtant je reçois bien les notifications des siens. Si j’étais célibataire, je me questionnerais peut-être sur la vérité de cette annonce, mais comme ça m’importe peu, je lui donne le bénéfice du doute.

Il me propose alors qu’on s’ajoute sur Messenger, afin de communiquer plus facilement.

Si tu veux connaître ma réponse, reviens la semaine prochaine pour mon dernier texte et la conclusion de notre expérience Tinder.

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

 

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