Jen parle de son chum
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Mon amour, comment est-ce que je te dirais ben ça ?

Après presque 14 ans, comment est-ce que je peux te déclarer mon amour sans tomber dans les clichés et les histoires déjà exploitées 1001 fois au cinéma ? Comment est-ce que je peux trouver les bons mots sans avoir l’air d’un roman Arlequin ou d’une blonde des blondes dans un chapitre du livre Ces femmes qui aiment trop ?

Je vais m’essayer quand même.

Je t’ai déjà écrit un livre sur notre histoire.

Un recueil pour lequel j’ai travaillé fort pendant des mois et dont j’ai reçu la version reliée par un beau soir de décembre, quelques jours avant de te l’offrir pour Noël. J’étais fière d’avoir couché sur papier mes sentiments du début, du milieu et d’aujourd’hui et même d’avoir tenté de prédire ceux du futur. J’ai même versé une larme en te le donnant. Ce livre, c’était une façon pour moi de garder un souvenir tangible de ce que nous avions vécu jusqu’ici. J’espère qu’il nous suivra d’étagère en étagère et que lorsque nous ne serons plus de ce monde, il trouvera tout de même sa place quelque part.

Si j’ai aussi décidé d’écrire à propos de nous sur Internet, c’est peut-être parce que je voulais être certaine que notre amour laisse sa trace, dans l’univers virtuel autant que réel.

J’aime quand tu me dis que je suis belle au moment où je me trouve moche. Je te crois toujours à moitié, mais ça me fait du bien de l’entendre. Mais t’sais quand je m’arrange pendant près d’une heure, j’aimerais ça que tu me le dises aussi de temps en temps.

J’aime quand tu sembles lire dans mes pensées. Je ne sais pas comment tu fais, mais c’est un phénomène qui me fascine chaque fois. Tu ne prédis pas ce que je vais dire et tu ne complètes pas mes phrases, non. Mais lorsqu’on se parle, il arrive souvent qu’au moment où je ne dis rien, mon cerveau continue de dialoguer, et toi, tu es toujours là pour dire : quoi ? Alors que je n’ai rien dit. On dirait que tu entends les mots se bousculer dans ma tête, et que ceux-ci t’intéressent quand même, alors que moi je ne juge pas bon de les dire. J’aime penser que c’est ce que ressentent les âmes sœurs.

J’aime quand tu me dis que ma peau est belle et que mes yeux sont clairs. Je ne le prends pas comme une insulte. Si la plupart des garçons remarquent d’abord les seins et les fesses ou encore les yeux, tu es le premier homme à m’avoir confié regarder la peau d’une femme. La mienne, tu dis souvent que tu la trouves douce et agréable au toucher, mais que celle de mon visage est différente du reste de mon corps. Mon but quand je la maquille est qu’elle soit fidèle à celle dont tu es tombé amoureux.

J’aime quand tu ris de mes blagues. Tu es également le premier garçon à m’avoir fait réaliser que je pouvais être drôle. Avant toi, je ne savais pas combien ça pouvait être grisant de faire rire la personne qui partage notre vie. L’humour, c’est probablement ce qui constitue la base la plus solide de notre couple et je crois que c’est vraiment une bonne chose. Aussi valable que la complicité et la communication.

J’aime quand tu me rappelles qu’on est une famille. C’est précieux pour moi d’avoir réussi à créer la mienne.

J’aime quand tu me demandes ce que j’en pense. Même si ce n’est pas quelque chose qui me concerne ou qui touche mon domaine d’expertise, de savoir que mon opinion est importante pour toi me fait toujours plaisir. Même si ça t’exaspère parfois de voir que je ne suis pas du même avis que toi ou que je me contente de hocher la tête parce que ça ne m’intéresse pas.

J’aime quand tu me fais confiance pour gérer des choses que tu maîtrises moins, comme les tâches domestiques, les réunions de parents à l’école, l’achat des vêtements, les rendez-vous, la gestion de nos horaires. Même si je chiale parfois que je voudrais que tu t’impliques plus, je sais que si tu me laisses faire, c’est parce que tu as confiance en moi… et que tu es aussi un peu content de t’en sauver.

J’aime quand tu me donnes raison. Parce que tu sais que c’est souvent le cas. Voilà, c’est dit sur Internet, tu ne peux pas l’effacer.

J’aime quand tu ronronnes comme un chat pendant que je te fais des câlins ou des massages. Te faire plaisir me fait toujours plaisir. Mais des fois, ça se peut que je le fasse uniquement pour toi, parce que je t’aime.

J’aime quand tu décides de faire jouer toutes nos chansons préférées, que ce soit le matin en préparant le déjeuner ou en voiture pour accompagner nos roadtrips. Suffit de quelques notes et d’un regard en coin pour faire naître une petite étincelle et faire briller nos yeux à nouveau.

J’aime quand t’es là, physiquement ou en pensées. Malgré ce que tu penses, tu occupes encore la grande majorité de mon esprit. Même si tu as l’impression que la maternité ou mes projets personnels ont changé ça, je t’assure que ta place dans mon cœur est toujours aussi grande. Elle est juste divisée autrement.

Y a aussi quelques petits trucs que j’aime moins, mais je les mets rapidement de côté pour laisser la plus grande place possible à celles que j’aime.

Et je veux continuer à le faire toute ma vie.

Parce que je t’aime.

Comme hier, comme aujourd’hui et comme demain.

Pis je me fous d’être quétaine ou trop romantique ou ce que les cyniques de l’amour pourraient qualifier d’over in love.

 

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

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