Otage de la route et de la construction, du temps perdu!

Lundi matin 7h30, en route vers le travail, je passe au-dessus de l’autoroute 30.  Chaque matin, je vois le nombre de voitures qui attendent pour aller à destination augmenter de mois en mois. Bien évidemment, les intempéries de la vie de tous les jours peut faire changer la longueur de la distance ainsi que du temps.

Je lève mon chapeau à ceux et celles qui passent des heures chaque semaine pour se rendre du point A jusqu’au point B. J’ai toujours fait le choix d’habiter proche de mon emploi pour ne pas avoir beaucoup de kilomètre dans le trafic. Je n’ai jamais aimé conduire de manière générale, de longues distances, peu importe la raison pour laquelle je devais me déplacer. Je m’arrange pour conduire le moins possible. J’organise mes rendez-vous ainsi que mes activités pour faire le moins de conduite automobile possible. Au fil des ans, j’ai pris conscience que le temps que je perds sur la route ne peut être repris.

Il y a des otages de trafic à cause du travail, par amour ou tout simplement pour avoir sa maison de rêve. Cependant, aujourd’hui il y a aussi les otages de la construction plusieurs mois par années. Je ne me rappelle pas d’avoir eu un été sans cône orange près du trottoir ou sur la route depuis plusieurs années. Nous sommes otages de la construction pour une longue période encore, avec la nouvelle configuration du secteur de l’autoroute 20, l’autoroute 15 et de la 720. Il y a le nouveau pont Champlain ainsi que la reconfiguration du pont-tunnel Louis-Hippolyte La Fontaine.  Sans oublier les rénovations dans les villes et les routes principales qui causent un trajet plus long aux utilisateurs de l’automobile.

Chaque décision municipale, provinciale ou même fédérale vient mettre en otage la vie des gens de plusieurs secondes, minutes, heures et même journées, par année. Les légers détours que nous devons faire restent minuscules en fin de semaine. En revanche, le 30 minutes de détour par semaine devient le 1500 minutes par année. Cela affecte directement le quotidien de tous, puisque cela enlève du temps avec la famille, les amis(es), le petit 30 minutes de temps supplémentaires et le petit café du matin au restaurant du coin.

Jenny otage de la route

Je n’ose même pas penser aux gens qui passent la grande majorité de leurs journées sur la route comme travail. Il est de plus en plus compliqué de planifier plusieurs rendez-vous avec des clients en une seule journée. De nos jours, il est primordial de mettre dans son agenda le temps de route pour ne pas arriver en retard. Suite à un incident a mon pied, j’ai dû prendre l’ambulance pour aller à l’hôpital. Il n’a qu’un seul chemin entre le bureau et l’hôpital le plus proche. Et avec les travaux de construction, l’ambulancier ne pouvait pas rouler à pleine vitesse. Par chance que ma situation n’était pas grave et n’avait pas besoin de soin en toute urgence, puisqu’il n’aurait pu aller plus vite.  Chaque situation provoque du positif et du négatif dans la vie de tous.

Un jour, j’ose croire que tout cela sera bien derrière nous.

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