Quand le spm s'en mêle

Quand le SPM s’en mêle !

Je ne sais pas si vous le connaissez celui-là…

Il vient comme ça, une fois par mois, à la rencontre des femmes.

Il s’immisce tout doucement…

Pour certaines, elles ont préparé sa venue, car elles le suivent de près, et pour d’autres, c’est par surprise qu’il arrive.

On ne sait pas vraiment quoi lui dire lorsqu’il est à la porte. On n’a comme pas le choix de lui ouvrir notre corps et notre esprit.

Il chamboule un peu — voire beaucoup — notre quotidien.

Parfois, il intervient tellement fort qu’on ne se reconnait plus. Qu’on ne nous reconnait plus !

Ce syndrome prémenstruel, il m’en joue des tours parfois.

Au début, je l’avoue, je ne le connaissais pas trop.

Il arrivait comme une voiture à toute vitesse dans mon corps et mon cœur.

Je me le prenais souvent en pleine face, sans savoir quoi faire avec lui.

Du jour au lendemain, je passais d’une humeur « stable » à une rage si puissante que j’en voulais à la terre entière.

Il ne fallait généralement pas se trouver sur mon chemin dans ces instants-là.

Et puis, l’heure d’après, je pouvais me retrouver à pleurer, car mon paquet de gâteau ne s’était pas ouvert correctement.

Ah ! et j’avais des envies de manger tout et n’importe quoi, puis j’étais très très très maladroite.

Manifestement, celui que je ne connaissais pas encore, mais qui répondait au doux nom de SPM était vraiment l’horreur pour moi et pour mon entourage.

Faut dire que mes humeurs et mes douleurs liées à lui me rendaient vraiment difficile à vivre.

Et puis, un jour, mon chum, qui ne comprenait pas pourquoi je réagissais de la sorte et qui aime bien comprendre les choses, a fait des petites recherches de son côté.

Un soir, il est rentré et me l’a présenté :

« Salut, ma chérie ! Voici SPM, celui qui chamboule ta vie — et un peu la nôtre aussi — une fois par mois. »

Il était là, sous mes yeux. Ça devenait de plus en plus concret.

C’était lui qui jouait avec mes humeurs, lui qui faisait que je n’avais plus de patience avec les enfants, lui qui avait envie que je m’isole pour tout le week-end, lui qui me donnait envie de dévorer 10 hamburgers en un seul repas, lui qui me faisait vraiment mal à la poitrine, lui qui me faisait prendre du ventre (un peu comme si j’avais bu 10 bières avec mes hamburgers !), lui qui me donnait envie d’hiberner et de dormir toute la journée, mais qui, pourtant, m’empêchait souvent de dormir le soir… !

Bref, cette journée-là fut celle de ma rencontre avec TOI.

TOI qui chaque mois reviens sans frapper à ma porte. Mais, aujourd’hui, même si tu débarques à l’improviste, j’arrive à te faire une place, à t’écouter quand tu me demandes de me reposer, à me nourrir un peu plus que d’habitude quand tu me dis que tu as besoin d’énergie, à tenter du mieux que je peux de ne pas trop importuner ceux qui m’entourent avec mes émotions qui sont parfois explosives, à me laisser pleurer quand l’envie me vient…, même s’il n’y a pas de « raisons ».

Merci à mon homme d’avoir cherché qui était à l’origine, une fois par mois, de mes chamboulements physiques et psychiques. Et, surtout, merci de nous accepter mon SPM et moi lorsqu’on arrive main dans la main.

À toutes les femmes qui ne comprennent pas ce qui se passe mensuellement dans leur corps et dans leur tête, il se peut que le SPM soit entré sans frapper à la porte. 🙂

Céline Guérin
Karelle gauthier

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