Simon Leblanc

Simon Leblanc, simple et efficace dans son nouveau spectacle

Si pour certaines personnes le nom de Simon Leblanc n’évoque rien, il est toutefois populaire auprès de plusieurs adeptes d’humour qui le suivent depuis quelques années. L’humoriste québécois est présentement en tournée de son deuxième spectacle solo « Malade ». S’il n’y sort pas des sentiers battus, le comique demeure simple et efficace dans ses numéros, réussissant l’exploit de faire rire aux larmes les spectateurs.

Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Simon Leblanc a été découvert en 2010 en devenant finaliste du concours « En route vers mon premier gala Juste Pour Rire » et il a été lauréat de l’Olivier de la Découverte de l’année en 2014. Trois ans plus tard, il a remporté, avec Olivier Thivierge, l’Olivier de l’Auteur de l’année. Depuis, il a écoulé 100 000 billets pour chacun de ses spectacles.

J’avais déjà vu plusieurs numéros de l’humoriste à la télévision et j’avais également mis la main sur le disque de son premier spectacle solo Tout court, dont je m’étais régalée il y a plusieurs mois. Je n’avais toutefois jamais eu la chance de le voir personnellement en spectacle, même si je suis une grande consommatrice de shows d’humour. J’étais donc fébrile à l’approche de ma soirée du 2 février, alors qu’il était de passage dans mon coin, à Sorel-Tracy.

Dans ce deuxième spectacle solo, il commence sans prétention en parlant directement avec la salle. Simon Leblanc ne peut s’empêcher de dire aux gens venant de loin qu’ils n’en auront probablement pas pour leur argent, faisant crouler les gens de rire dans la salle. Cela donne le ton au reste de la soirée où les spectateurs auront à peine le temps de reprendre leur souffle, tout comme l’humoriste très à l’aise sur la scène. Il enchaîne rapidement avec un événement particulièrement intime, alors qu’il aborde la maladie.

L’humoriste souligne que la santé nous rend arrogants. Il avoue avoir reçu une véritable leçon d’humilité le jour où il s’est mis à «chier du sang». Celui-ci est atteint de la maladie de Crohn et a souffert d’une spondylarthrite ankylosante à l’âge de 22 ans. Il confie aux spectateurs sa joie d’avoir un système de santé qui lui permet aujourd’hui d’obtenir, à moindres coûts, des médicaments. Sans quoi il serait peut-être encore dans une chaise roulante.

Même si le sujet est loin d’être drôle, il nous fait imaginer sans peine l’événement avec moult gestes et bruits. Par la suite, il aborde ce thème de long en large, passant de la côlonoscopie au suppositoire, pour ensuite aller vers d’autres variantes, comme les Jeux paralympiques, ses problèmes de vision et de concentration au volant, les menstruations des femmes et sa rencontre totalement déjantée avec un homme atteint de paralysie cérébrale.

Je n’ai pas été déçue et les autres spectateurs semblaient être aussi ravis que moi. La soirée de 1h45, sans entracte et sans première partie, est passée à la vitesse de la lumière. Il faut dire que Simon Leblanc a un atout de taille : il nous fait rire grâce à son talent de véritable conteur. C’est d’ailleurs sa marque de commerce. Il prend des sujets de la vie quotidienne et il réussit à nous faire rire, même si à la base, ses blagues restent dans la simplicité.

On ne peut s’empêcher de sourire en voyant sa bouille sympathique et de s’esclaffer au son de son rire, alors qu’il rigole lui-même de ses propres jokes. Le public embarque avec l’humoriste et tout au long de la soirée, il en redemande encore et encore, car il ne semble pas vouloir que cela s’arrête. L’humoriste ne semble pas non plus vouloir mettre fin à la soirée puisqu’il a profité de l’ambiance festive pour tester du nouveau matériel.

Hyperactif autant dans la vie que sur scène, Simon Leblanc prépare déjà son troisième spectacle, en plus d’avoir quelques blagues en banque pour un quatrième. Le public a eu droit à un avant-goût de ceux-ci grâce à une anecdote hilarante d’un voyage à l’étranger où il est question d’un jeep, d’une rivière et de tenter son destin… Il n’en faut pas plus pour donner le goût au public de se rendre directement au prochain spectacle.

Crédit photo couverture : Hugo B. Lefort

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