Quand ton patron est une mauvaise personne

Quand ton patron ou ta patronne est une mauvaise personne

Depuis peu, je travaille dans un commerce de détail. J’aime ça le service à la clientèle. Entrer en relation avec les gens, même brièvement, tout en répondant à un besoin. C’est souvent courtois et amical. J’aime quand les gens repartent avec le sourire.

J’aimerais vraiment mon travail si ce n’était que d’une partie importante de mon boulot : mon boss. Vous savez, le genre de personne plein de mépris, qui voit les relations de travail comme à l’ère industrielle où les employés sont des pions jetables et interchangeables. Personne n’a de véritable valeur à ses yeux. Ça en donne froid dans le dos.

Rien n’explique la médisance, rien ne pardonne le dédain, rien n’excuse les mots blessants et les attitudes hautaines. Tu as beau avoir eu une bonne idée pour partir un commerce, rien ne te donne le droit de te penser tellement supérieur aux autres. Il/elle se permet d’imiter ses employés avec méchanceté dans leur dos, de les infantiliser, de manquer totalement de confiance aux autres, d’avoir une attitude de dégoût, de jugement. À la force de perdre ses employés à tour de rôle, il me semble que je commencerais à me poser des questions sur mes comportements. Mais non, ce n’est jamais de sa faute.

Je suis du type à donner beaucoup de chances à une personne. Je veux dire, ça en prend des tas d’occasions qui s’accumulent pour que je n’apprécie plus du tout un individu. Mais après avoir été témoin trop souvent d’attitudes non-professionnelles, j’ai dû me rendre à l’évidence : mon patron est vraiment une mauvaise personne.

On entend parler partout de milieux de travail où on essaye d’améliorer la qualité de vie au travail, mais aussi dans la vie personnelle : des heures flexibles, une garderie tout près, du télé-travail, de bonnes assurances, des sorties et activités entre collègues, question d’augmenter le sentiment d’appartenance. Il existe plein de bons exemples. Plusieurs études démontrent qu’une semaine moins chargée permet de meilleures performances, un sentiment de confiance et moins hiérarchique permet un plus grand respect et une meilleure collaboration.

Alors, comment se fait-il qu’il existe encore tellement d’endroits où on traite les employés comme un mal nécessaire et non des alliés utiles et appréciés?

Je connais plusieurs personnes à qui c’est arrivé, des gens qui quittaient en pleurant, d’autres en arrêt maladie. Il existe bien quelques solutions, dont les Normes du travail. Mais dans le concret, ça rend la vie stressante et beaucoup plus difficile.

En 2019, peut-on espérer mieux que ça s’il-vous-plaît?

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