Histoire d'un soir

L’histoire d’un soir, sans cohérence, mais intéressante

Assise dans  la voiture, on roule vers la maison.

En chantant à tue-tête, je sens la boucane que j’ai respirée durant la soirée.

Les petits yeux  qui se ferment tout seul et mon corps qui se fatigue à chacun des kilomètres que nous franchissons. Ce soir j’ai profité des moments et des heures, j’ai essayé de vivre et de respirer tout l’air frais que je pouvais. Ce soir nous avons même inventé un nouveau mot : la polygamie, ce qui constitue un trio d’amis qui s’aime un peu trop sans se partager une miette de salive.

Nous avons seulement partagé des vidéos Instagram ensemble et ri aux éclats.  Ce soir la scène était illuminée, ce soir nous avons pleuré de joie sur des chansons de Safia Nolin, car les boucanes  qui dansaient  autour de nous, nous conditionnaient à ressentir le plaisir et la liberté.  À ce moment-là la vie était belle et fragile, on voulait rien briser parce que demain était pas encore levé. J’ai décidé de mémoriser chacun de ces moments par des petits bouts de papier et par des  photos qui semblent heureuses et programmées à montrer notre plus beau sourire. 

Tissés ben serrés on était ben collés sur la courtepointe parce que les nuits d’été n’étaient pas encore chaudes comme celles de juillet. On se créait des coussins avec nos sacs pis on jasait la tête dans les airs en espérant croiser la pleine lune. Une soirée à l’attitude bohème  et sans confort, mais nous on sans moquait, on était bien. On riait à tue-tête pour que les gens autour soient jaloux de notre bonheur, pour leur montrer que la vie est belle et étrange par moment.

La route est calme,  minuit approche et la lune dort en haut du fleuve, elle se cache, car elle jouit sous ce ciel de minuit comme ces gens qui jouissent dans leur lit en étant silencieux et en étant libres de se sentir  vrais et humains.

Ce soir on se sentait comme ça, mais on jouissait l’amitié et notre rencontre il y a déjà cinq ans, c’était aussi beau que de baiser sous les étoiles, mais pas aussi bon.  Ce soir je ne suis pas cohérente dans mes mots, mais je m’en balance et ça me fait du bien d’écrire pour moi et pour les autres.

De retour sur terre j’arrive à ma porte, j’arrive à la maison, je rentre et je me couche dans mon p’tit lit à côté des amours de ma vie. Je m’endors en chantant du Safia Nolin.

Bonne nuit !

Cynthia Martin
Sophia Bédard

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