Petites histoires

Petites histoires…parfois tristes

L’empathie…

Elle se vit de différentes façons.

Je crois que c’est un sujet qui s’explique à travers de petites situations durant notre quotidien.

Compréhensible et sensible aux sentiments des autres. Tu ressens leurs blessures et tu absorbes leurs chagrins. Pour essayer de mieux les guider, tu les écoutes et tu les conduis vers de nouveaux chemins. Tu es l’éponge qu’ils ont besoin, tu prends leur mal en silence pour qu’ils puissent partir en paix. Tu prends soin d’eux, tu guéris leurs tragédies.

Je te regarde de loin, je passe devant toi à  tous les jours. Je ne te connais pas, mais tu sembles bien sur ta petite chaise accompagné de ton gros chien. Les gens circulent autour de toi et te permettent de survivre avec divers petit dons. Un jour, ça sera à mon tour de te laisser un petit quelque chose pour ta survie, pour t’aider et peut-être même pour te faire sourire. Ça ne sera pas de la pitié, mais un cadeau d’une inconnue.

Tu es seul chez toi, tu as le blues, un mal de vivre. Tu dors, tu te réveilles. Tu t’ouvres une bouteille, tu la vides et tu t’écrases dans ton sofa. Tu rumines, tu penses à tout ce qui t’écœure, même la musique te rend down. Tu chagrines durant le jour et tu oublies durant la nuit. Tu accumules les bouchons de liège. Tu es rendu à une dizaine de playlist dépressives qui ne donnent pas envie de danser et sourire, mais ça te laisse réfléchir et mûrir sur ta vie. Tu te demandes si tu n’aurais pas besoin de quelqu’un qui viendrait cogner à ta porte et t’offrir une boîte de chocolats.

P.S. : Je suis là, mange tout et je reviendrai !

Je suis là, inquiète-toi pas, je te voyais souffrir, je te voyais avoir mal, mais je ne pouvais rien faire, mis à part t’accompagner. Les gens en uniforme étaient autour de toi et moi en face de toi. Plusieurs machines s’occupaient de toi et moi, j’étais la machine humaine qui te tenait la main. Puisqu’on ne parlait pas la même langue, on communiquait à travers les yeux et les signes, c’était notre truc à nous. Je me doutais bien que ceci allait bientôt se terminer. Je t’ai vu quitter les immenses portes coulissantes et je devinais que ceci était le dernier eyes contacts que nous partagions. Une larme à l’œil, un adieu pour toujours.

Un soir de décembre, il était presque minuit, la trame sonore d’un vieux film jouait.

Un sofa, une doudou et deux âmes silencieuses, en train de mettre du désordre dans leur vie, car leur quotidien semble si routinier et malsain.

Une discussion à voix basse et des fous rires de temps en temps. Une larme à l’œil, car la tristesse éveille des sentiments cachés et un sourire en coin pour s’assurer que tout ira bien. Le lendemain, la neige était toujours présente, la trame sonore d’un vieux film jouait toujours et deux âmes silencieuses dormaient en espérant se réveiller avec ce sourire en coin. Nous étions ensemble, on se partageait notre peine, un moment précieux et chaleureux.

Cynthia Martin
Sophia Bédard

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