La bataille du prénom

la bataille du prénom

On va se le dire, choisir un prénom pour sa progéniture n’est pas chose simple dans un couple. Il faut bien sûr que les deux parents soient en accord avec ledit choix. Après tout, c’est nous, les parents, qui allons répéter, puis répéter encore (et même crier!) son nom à journée longue. Sans parler de ton enfant qui va être pris avec toute sa vie. Alors, veux-tu faire partie des originaux qui vont mettre une tonne de “Y” ou de traits d’union dans le prénom juste parce que toi, le parent, trouve que son nom est trop commun? Tu veux dont que ton enfant soit original, mais sans te soucier du fait que ton p’tit sera obligé d’épeller son nom toute sa vie. En passant, que tu écrives Maxime ou Makssime, au final ça se prononce pareil! Tu n’es donc pas plus original qu’un autre. Tu peux aussi faire partie du monde qui veulent faire revenir les vieux noms tels que Marcel, Roger ou tiens, pourquoi pas Fernand ?! Ou encore être dans la gang des “J’invente un nom parce que je suis tellement cool et je veux que mon enfant soit unique au monde” (genre Océlie) ou aussi mieux; deux noms mélangés parce que tu n’arrives pas à te brancher entre Jacob et Maxime. Tu choisis alors de détruire les deux noms en les combinant ensemble, ce qui donne de quoi comme Jacxim… Tu sais que tu peux juste choisir un prénom bien normal et te foutre qu’il soit populaire ou pas original du tout car tout ce que tu veux au bout du compte, c’est que quand il se pointera le bout du nez, tu pourras l’accueillir avec une identité bien à lui. 

Dans notre cas (pour Bébé 1), des noms de filles, on en avait à pelleter. Je ne peux pas en dire autant du côté des garçons. C’est mon chum qui a finalement trouvé LE prénom! Ça été long, mais on y est arrivé! Le jour venu de l’échographie de morphologie, on était donc préparés pour toutes les éventualités, ayant notre prénom de fille et celui de garçon. Super! Ça s’est avéré être un garçon. J’étais donc très heureuse qu’on se soit entendu quelques jours avant. Pour Bébé 2, ça a été bien différent. On nous avait prédit un garçon à 90% dès l’échographie de 13 semaines. On a eu beau chercher des noms de garçons pour se préparer à la 21e semaine, où la chose serait officialisée; absolument rien ne nous venait en tête! Du moins, pas pour mon chum. J’avais beau lui proposer une dizaine de noms que je trouvais beaux, qui fittaient avec celui de Bébé 1 ainsi qu’avec le nom de famille de mon chum, il me répondait un non catégorique à chacune de mes suggestions. Il en avait un en tête cependant et UN seul sur lequel il ne décrochait vraiment pas pis maudit que je trouvais ça dont pas beau. Donc, on a simplement arrêté d’en parler et de s’ostiner. Je m’essayais une fois de temps en temps de lui ramener mon top 3, jusqu’au jour où je me suis tannée et que je lui ai donné un ultimatum. Après tout, rendue à 27 semaines, t’es tannée d’appeler ton enfant à naître Bébé 2 alors qu’on te demande avec insistance comment il va s’appeler, ton gars. À la fin de nos deux semaines de vacances, je voulais un nom pour notre futur enfant. Et croyez-moi, il m’a tenu en haleine jusqu’au tout dernier souper le dimanche de la fin de nos vacances pour enfin se brancher sur un des noms que je lui avais suggéré au tout début. C’était celui qu’il trouvait TROP populaire en plus! Il espérait vraiment que je change d’avis sur LE nom qu’il m’avait proposé, mais non j’ai tenu mon bout. Après tout, c’est moi qui le porte pendant neuf mois, je peux bien avoir mon mot à dire. Et voilà, à 29 semaines, Bébé 2 avait enfin son nom à lui. Et oui, ça adonne que les prénoms de nos garçons sont dans le top 2 des prénoms les plus donnés en 2017. Ouin, pis? On y a été pour quelque chose de simple, que les deux on aimait, et non pas pour la popularité ni l’originalité. Au final, tout ce qui compte, c’est que NOUS, les parents de ces charmants petits bonhommes, aimons leurs prénoms. 

Après presque trois mois d’obstinage, je peux vous affirmez que choisir le prénom de notre progéniture a été tout un défi, pour ne pas dire une réelle bataille. Ça a même été source de conflit, mais ce qu’il faut retenir, c’est que l’on doit s’armer de patience parce que ce genre de guerre n’est jamais gagnée d’avance. Cela dit, même si tu pensais à un nom d’enfant avant même d’avoir un chum, ça sera sans doute pas ça, anyways! À moins que tu ailles un chum qui n’est vraiment pas regardant là-dessus, ce qui n’a pas été mon cas. Sur ce, je vous souhaite bonne chance et faites un choix qui vous convient à VOUS (et non pas à matante pis mon oncle pis la collègue de travail) . Et rappelez-vous bien que ce n’est pas un concours de qui trouvera le nom le plus original ou unique. 

** Nous tenons à mentionner que ce texte est l’opinion personnel de l’auteure.

Catherine AL
Audrey photo de signature

Les mille et un coups

mille et un coup

Eh oui! Qui dit décembre dit l’arrivée des fameux lutins coquins avec leurs mille et un coups. On s’entend, ce n’est pas vraiment eux qui se réveillent la nuit pour faire leurs bêtises, mais plutôt les gentils et attentionnés parents que nous sommes qui veulent dont faire vivre la magie des fêtes à travers les yeux ébahis de leurs petits trésors. Ce moment de bonheur quand ils se réveillent et aperçoivent les mille et un coups de leur lutin. C’est pour ça qu’on décide, en tant que parents aimants, de le faire. C’est surtout papa et maman qui doivent dépenser le peu d’énergie qui leur reste à la fin d’une longue journée de travail et d’une soirée active à aller chercher les enfants à la garderie, préparer le souper, s’obstiner à faire manger les légumes à son enfant difficile, faire les devoirs et les leçons, donner le bain et finalement, après les avoir couchés plus d’une fois parce que le plus grand veut de l’eau, que le deuxième a envie de pipi pour la cinquantième fois depuis le souper, et que le petit dernier, eh ben, lui ne fait pas encore ses nuits. Donc après tout ça, il nous faut encore trouver l’énergie et la solution pour réaliser les soi-disant coups et, de plus, il ne faut pas oublier que c’est nous-mêmes, les parents, qui sommes “pognés” à ramasser nos propres dégâts au petit matin avant de partir avec les enfants à la garderie et de recommencer une autre longue journée de travail pour ensuite répéter le même dénouement de soir en soir, et ce, pour chaque soir de décembre jusqu’à la fameuse nuit du 24 au 25 décembre où Noël ramène avec lui la magie du lutin vivant.

Avec le temps des fêtes qui approche, on a bien assez de penser au magasinage de cadeaux, au budget, aux soupers de famille et ceux entre amis, sans oublier tout le stress que cette période nous amène déjà. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de vous faire une jolie petite liste avec 30 idées de coups originaux et simples à réaliser de nos chers amis lutins tout droit venus du pôle Nord afin de vous faciliter la tâche. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour rendre heureux nos chers petits?!

Tout d’abord, il faut savoir que c’est très important de faire le rituel d’arrivée du lutin du père Noël à la maison. (Bien sûr, ce ne sont que des suggestions.)

Comment s’y prendre ? Quelques jours avant le 1er décembre, écrivez une lettre adressée à votre enfant signée de la main du père Noël en lui expliquant qu’il envoie un lutin chez lui pour surveiller si l’enfant est sage et poli avec ses parents et dans la vie de tous les jours, tout en lui mentionnant qu’il se pourrait que le lutin se réveille la nuit pour jouer un peu. Soyez imaginatifs et originaux! Faites leur croire en la MAGIE! Après tout, c’est le but de Noël. C’est tellement merveilleux de voir nos petits avec des étoiles illuminées dans les yeux!

Ensuite, fabriquez une petite porte et posez-la sur un mur, une porte ou à l’endroit que vous voulez, tant qu’elle est au niveau du sol. Cette porte servira à faire “entrer” le lutin dans la maison la nuit du 1er décembre. Psssst!! N’oubliez pas la poudre magique (un peu de sucre mélangé à de la cannelle et vous avez votre poudre magique!). Et un peu comme le principe des biscuits qu’on laisse au père Noël près du sapin, laissez aussi à votre lutin un petit plat de bonbons à côté de sa petite porte afin de l’attirer et ainsi l’inciter à rester dans votre famille pour le temps des fêtes. Je vous suggère aussi de commencer votre première nuit avec le lutin qui apporte lui aussi en cadeau un calendrier de l’avent de chocolats avec un petit mot de présentation et de bienvenue de sa part à votre enfant, signé du nom que vous avez choisi de lui donner. Vous pouvez également, si vous préférez cette technique pour attraper les lutins, fabriquer une “trappe à lutins”, semblable à une cage ou un piège pour que le matin, votre enfant puisse faire la découverte que sa trappe a bel et bien fonctionné. À vous de choisir votre technique.

QUE LES MAUVAIS COUPS COMMENCENT!

1-Les céréales : Mettez un bol accompagné d’une cuillère aux côtés de votre lutin avec un peu de lait et quelques céréales dedans pour montrer qu’il en a mangé.

2-La grosse brosse : Votre lutin semble festif! Couchez votre lutin sur le plancher avec quelques bouteilles de bière vides à ses côtés.

3-Une tasse de thé: Installez votre lutin en compagnie d’autres jouets ou toutous autour d’une bonne tasse de thé.

4-Le feu de camp réinventé: Les lutins aiment les sucreries! Faites tenir à votre lutin un bâton avec une guimauve au-dessus d’une chandelle.

5-Le flocon de neige: Les lutins aiment la neige. Faites faire à votre lutin un flocon de neige en coton-tige.

6-La guirlande: Un peu moins agréable à ramasser, mais comme le lutin est un petit coquin et qu’il adore les décorations originales, il trouvera un malin plaisir à dérouler un de vos rouleaux de papier de toilette pour en décorer la salle de bain avec ses “guirlandes” blanches. Oups!

7-Le rhume: Oh! Oh! Votre lutin a pris froid et est tombé malade. Abrillez-le d’une petite doudou avec, à ses côtés, une boîte de mouchoirs, des pastilles, des Tylenol, un thermomètre et du sirop. (Ou ce que vous avez à la maison pour soulager le rhume).

8-P’tits biscuits: Votre lutin aime vous faire plaisir aussi. Il vous a fait de bons biscuits de Noël pendant la nuit.

9-Bisous, Bisous: C’est le temps de sortir votre rouge à lèvres et de faire des bisous dans le miroir de la part de votre gentil lutin affectueux.

10-“Spa” drôle: Un petit spa dans un bol de céréales (sans lait bien entendu).

11-Échec et mat: Faites jouer une partie d’échec à votre lutin futé et un autre jouet.

12-Charlie’s Angel: Un ange dans la farine ou du sucre! Quelle bonne idée!!

13-Allons à la pêche: Faites pêcher votre lutin dans la toilette et ajoutez-y quelques “Goldfish” pour faire rigolo (ou dans votre aquarium si vous en avez une, mais sans les “Goldfish”).

14-Picasso: Une toile, de la peinture et votre lutin. Laissez aller sa créativité! (un livre à colorier peut aussi faire l’affaire)

15-Photoshoot: Si vous avez un appareil photo numérique, faites prendre différentes poses à votre lutin et quelques selfies, puis laissez l’appareil à ses côtés pour que votre enfant puisse voir, à son réveil, toutes les photos que son lutin photographe a pu prendre pendant la nuit. Voire même, une photo de votre enfant qui dort.

16- Cache-cache: Votre lutin s’ennuie du froid du pôle Nord; c’est pourquoi il aime se cacher  dans votre frigo et tant qu’à y être, faites-le boire le jus favori de votre enfant à la paille!

17-Le cadeau surprise: Comme les lutins du père Noël sont des emballeurs professionnels, faites-lui emballer un petit cadeau surprise pour votre enfant ou pour être plus tannant, choisissez son jouet favori dans la maison mais qu’il pourra déballer immédiatement.

18-M. Patate: (Si vous avez un M. Patate à la maison) Votre snoreau de lutin aime beaucoup jouer avec les patates, c’est pourquoi il s’amusera à utiliser les pièces de votre M. Patate pour en faire une vraie patate vivante!

19-Frosty the snowman: Faites faire un beau bonhomme de neige à votre lutin. Pour ce faire, empilez 3 rouleaux de papier de toilette, puis ajoutez-y quelques accessoires fabriqués de papier construction.

20-La pause lecture: Comme les lutins aiment beaucoup les histoires de Noël, mettez-lui un livre entre les mains et assoyez des amis face à lui pour écouter l’histoire.

21-La guerre, la guerre! C’pas une raison pour se faire mal!: Pourquoi pas une bataille de boules de neige avec des boules de coton ? Fabriquez 2 murs en blocs Lego ou autre, puis reproduisez une scène de guerre avec un ami jouet.

22-Poker: Votre Lutin aime les jeux de cartes, faites-le jouer contre un adversaire avec des cartes et des jetons ou des bonbons!

23-Casse-toi pas la tête: Faites faire un joli casse-tête à votre lutin, mais laissez une pièce de côté afin que votre enfant le finalise lui-même. (Comme si votre lutin n’avait pas eu le temps de le finir)

24-Où sont passées mes bobettes? : Eh oui! Ce petit farceur est allé fouiner dans le tiroir de sous-vêtements de toute la famille et les a installés comme ornements dans… le sapin!

25- Banana-Slama! : Petit lutin créatif qu’il est, il dessinera des yeux et une bouche à vos bananes avec un marqueur noir.

26-Le château: Tout simplement, un joli château de cartes fabriqué par votre lutin.

27-À vos marques, prêt? Pliez! : Les lutins ne font pas que des bêtises, ils aident aussi aux tâches ménagères dans la maison. Faites-lui plier votre panier de linge ou de serviettes propres!

28-Y fait pas chaud!: Oups! Il semble que votre lutin ait voulu faire un tour à l’extérieur, mais il a oublié les clés et s’est embarré dehors. Mettez-le à l’extérieur, à la porte-patio, en train de regarder à l’intérieur et inscrivez “HELP” dans la neige (Assurez-vous qu’il n’y ait pas d’annonce de neige dans la nuit et que la température ne soit pas trop froide si votre lutin est fait en céramique).

29-Fly like an eagle: Qui n’a jamais rêvé de voler? Avec les lutins, rien n’est impossible! Accrochez-le à une corde à la palme de votre ventilateur de plafond puis mettez-le en marche, Vous verrez qu’un lutin, ça peut voler!

30-Le jeu de rôle: Si vous avez une fille: Habillez votre lutin avec des vêtements de poupée puis dans le petit carrosse de poupée de votre fille. Par contre, si vous avez un garçon, installez-le sur le top d’une voiture comme s’il y faisait une course. Si vous avez une voiture téléguidée, placez la manette de celle-ci dans les mains du lutin. Cela créera l’effet que le lutin s’amuse avec.

DÉPART DU LUTIN DANS LA NUIT DU 24 AU 25 DÉCEMBRE: Laissez à votre enfant une lettre de remerciement de la part du lutin de l’avoir bien accueilli dans votre famille et qu’il a aimé son expérience, que cette nuit, le père Noël est venu le chercher pour le ramener au pôle Nord et qu’il lui a laissé un cadeau (le fameux cadeau du père Noël). Finissez la lettre avec un À l’année prochaine!

Voilà! En espérant vous avoir inspiré avec toutes mes suggestions! Et si vous voulez immortaliser cette magie, pourquoi ne pas prendre en photo tous les coups pour ensuite en faire un petit livre à offrir à votre ou vos enfants en souvenir, laissé à la petite porte des lutins en cadeau de sa part au matin du 25 décembre. Pour chaque photo, inscrivez un petit mot qui explique que le lutin a eu beaucoup de plaisir à faire ce coup-là parce que… bla bla bla. De cette manière, votre ou vos enfants garderont un merveilleux souvenir du passage de leur lutin.

Si après tout ça votre enfant n’est pas émerveillé, je vous répondrai que c’est pratiquement impossible car moi-même, après l’écriture de ce texte, j’y ai cru.

Catherine AL alix marcoux

À toi mon amie qui n’a pas encore d’enfant

À toi mon amie qui n’a pas encore d’enfant, je veux que tu saches que ma vie n’est plus la même depuis que je suis devenue maman. Je n’ai plus autant de temps à t’accorder c’est vrai, mais un jour tu comprendras à ton tour ce que c’est d’avoir deux petits bonhommes qui ne dépendent que de toi pour vivre. Ces petits êtres joyeux et parfois grognons qui décident de tes journées. C’est difficile de planifier quelque chose à l’avance, merci de rester patiente. Parfois, je me sens trop fatiguée pour sortir. Ne m’en veux pas si je te choke parce que j’ai une occasion de dormir ou d’avoir un moment d’intimité avec mon chum, parce que tu sauras que ce sont deux choses auxquelles tu n’as pas beaucoup accès dans les premiers temps. Ne m’en veux pas non plus si j’arrive cernée et mal coiffée à nos rendez-vous de filles, car le peu d’énergie que j’ai, je le dépense pour mes enfants que je dois faire boire et nourrir, que je dois endormir, divertir mais surtout aimer.

Tu comptes toujours autant pour moi, je te rassure, mais c’est terminé le temps où on pouvait se texter toute la journée, sortir prendre un verre jusqu’à minuit passé, aller magasiner et dépenser sans trop compter. Je n’ai plus le budget pour nos sorties ni même de temps pour ça non plus. Ou du moins, quand j’en ai, je te traîne dans les boutiques d’articles de bébés. Parce que oui, quand on est maman, on finit par s’oublier et on pense juste à eux. Parce que pour toi, l’important c’est qu’ils ne manquent de rien. Mais un jour, tu comprendras à ton tour.

Tu dois aussi me trouver chiante de parler de mes bébés à journée longue. J’en suis fière tu sais. Ils sont si impressionnants ces petits bout’choux là, tu verras. Un moment, ils te mettent à boutte et la seconde suivante, ils trouvent le moyen de se faire pardonner en te faisant rire aux éclats par leurs petits gestes anodins.

Un beau jour, qui sait, ce sera toi qui me parleras des exploits de ta progéniture, et c’est moi qui t’écouterai attentivement et avec intérêt car j’aurai passé par là moi aussi. Tu dois me trouver encore plus insupportable depuis que j’ai accouché de mon petit dernier. Bin oui, je vais avoir encore moins de temps à t’accorder. Bin oui, je suis encore plus épuisée, j’ai encore moins le goût de sortir. Pendant ma grossesse, je devais dealer avec mes vilaines nausées du matin, mon gros ventre encombrant, les canicules qui n’en finissaient plus de finir, les sautes d’humeur imprévisibles, les hormones déréglées, mon p’tit d’un an et demi qui me chialait après si je ne lui donnais pas assez d’attention et sans parler de mes nombreuses pertes de mémoire. Ouf! Je sais, je n’ai pas été évidente à gérer depuis la dernière année, mais un jour tu comprendras.

Avoir des enfants c’est merveilleux, mais très demandant physiquement et mentalement, alors ne sois pas fâchée si j’oublie de répondre à ton texto d’après-midi, ou si je passe une et parfois même deux semaines sans t’écrire ou te tagguer sur un article ou si j’oublie même d’aimer une de tes publications ou ta photo de cueillette de pommes avec ton chum sur Facebook. Il se peut fortement que je ne vois pas toute ta vie défiler dans mon fil d’actualité au peu de temps que j’ai à y naviguer.

Pardonnes-moi. Mais tu sais ma chère amie, malgré tout ce chambardement dans ma vie, je t’aime encore autant et saches que tu auras toujours ta place dans ma vie. Puis un beau jour peut-être, ce sera à ton tour de t’excuser de ton manque de temps, car tu auras toi aussi un ou deux et même trois p’tits loups à faire vivre et je te répondrai:

“Je comprends mon amie”.

 

Catherine AL alix marcoux

Mon post-partum

mon post partum

Donner la vie, cette fierté qui nous envahit. Un petit être qui va te faire sourire et que tu vas aimer pour le reste de tes jours. Ton conjoint et toi le désiriez tant. Vous aviez tellement hâte de lui voir la bette. Vous l’avez imaginé de la tête aux orteils pendant des mois et des mois. Tu as cette joie qui t’envahit, puis soudainement, du jour au lendemain, tu sens une vilaine tristesse envahir ton corps et ta tête. Que se passe-t-il? Pourquoi avoir envie de pleurer quand tu viens de créer l’être le plus parfait du monde? Eh bien, c’est ce que nous appelons un post-partum…

Pendant 9 mois, tu as toute cette attention sur toi et ton beau bedon tout rond. Tous se précipitent pour le toucher et lui parler. On t’appelle à tous les jours pour savoir comment tu vas, prendre de tes nouvelles, on t’invite partout parce que tout ton entourage veulent voir comment ta bédaine a poussé depuis la dernière fois qu’ils t’ont vue. Tu peux dormir et faire ta sieste quand tu en sens le besoin. Tu sens bébé bouger dans ton ventre, ton chum te trouve belle et parle au bébé régulièrement. On t’organise même une petite fête pour souligner son arrivée. Tu files le parfait bonheur! Puis, 9 mois plus tard, tu donnes naissance. Lorsqu’on t’appelle, c’est pour savoir comment le bébé va. On arrive chez toi, sans t’embrasser, sans presque même te regarder, ni même un premier bonjour. On se garoche sur ton p’tit. Ils ont les yeux rivés sur lui et il n’y a soudainement que lui qui est important. Du moins, c’est comme ça que toi tu te sens en-dedans. Une vraie “merde” dans un gros tas de “merde”. Tu es celle qui a porté cet enfant plusieurs mois, qui l’a tenu au chaud. Tu as souffert 36 heures pour lui donner la vie, mais maintenant qu’il est sorti de ton corps et que tu as fait ta job, t’es plus si importante. Alors la nuit, tu te surprends à pleurer avec ton bébé. Tu l’aimes profondément ton bébé, ça tu le sais. Tu ne te verrais plus vivre sans lui. Mais tu souffres par en-dedans. La fatigue, le manque de force pour faire tes tâches ménagères parce que ta cicatrice te fait terriblement mal. On ne te dit plus à quel point la grossesse te fait bien ou que tu es belle parce que là t’es pognée avec une grosse bédaine molasse et un chignon pas peigné, pas de maquillage parce que t’as pas vraiment le temps pour ça et anyway avec tes cernes mauves, tu n’arriverais même pas à avoir l’air en forme même avec 3 pouces de make-up. Sans parler du fait que tu te vides de sang et que t’es pognée à porter des culottes de grand-mère avec tes longues et épaisses serviettes sanitaires… Tsé, tout pour aider à te sentir belle et en confiance avec ton corps… Pas besoin de dire que ta vie sexuelle est inexistante, hein? Bref! Le soir quand ton chum arrive du travail, tu vas t’enfermer quelques minutes dans les toilettes (parce que quelques minutes c’est tout ce que tu as) puis tu pleures encore, mais pas trop fort. Tu ne voudrais surtout pas te faire entendre, car il ne comprendrait pas. Tu en ressors les yeux rougis en prétextant que ce sont tes allergies (en hiver, bin oui) et on te croit. Quand on ose te demander comment tu vas, tu réponds par réflexe que tout va bien et que tu es dont épanouie de ta nouvelle vie de maman, mais ça c’est bien sûr quand on prend le temps de t’écouter vraiment. Au fond de toi, tu aimerais juste aller te mettre en petite boule dans un coin sombre puis pleurer. Pleurer et dormir. Mais non, tu ne peux pas te permettre ça, car tu as le p’tit à consoler, à bercer et à nourrir. Changer les couches. Vider la poubelle à couches. Tu as les biberons à laver et à stériliser. Le lait à préparer. La tonne de bavettes pleine de régurgit à laver pour le lendemain. Le bain à donner à ton bébé qui a passé sa journée à régurgiter. Tu as ta propre douche à prendre parce que tu sens juste le régurgit de bébé. Et avec tout ça, tu essaies de faire du mieux que tu peux pour pas que ta maison ait l’air d’un dépotoir. Je dis bien, tu essaies. Puis une fois que ton chéri dort et que bébé aussi, tu souhaites pouvoir avoir la chance de dormir un petit 3 ou 4 heures avant de recommencer.

Tu le sais que tu ne vas pas bien. Tu le sais, mais tu n’oses pas en parler par peur qu’on te juge. Par peur qu’on te dise que tu n’es pas une bonne mère pour ton enfant, par peur qu’on t’enlève ton bébé ou par peur qu’on te prescrive de la médication que tu ne veux pas, parce que tsé toi t’as pas besoin de ça voyons. Tu vas te relever seule parce que tu es dont forte… mais non, tu ne l’es pas. Tu penses que tu l’es et que tu vas t’en sortir seule et que tout ça va passer d’ici quelques jours. Puis les jours passent et tu ne vas toujours pas bien. Sauf que là, ça commence à paraître dans ton attitude et ton détachement. Quand on te demande maintenant comment tu vas, tu réponds toujours que ça va, mais tes yeux se couvrent de larmes avant de détourner le regard. Puis un beau soir, tu craques! Au moment où ton chum t’arrête en sortant des toilettes parce qu’il a remarqué tes yeux rouges et vitreux, qu’il te demande si ça va vraiment parce qu’en plus de tes yeux remplis d’eau, tu as passé la soirée à ne presque rien dire et au bord des larmes pour aucune raison. Paf! C’est le signal que tu attendais. Enfin, tu te libères et mon doux que ça fait du bien, t’as aucune idée comment. Ton chum qui te prend dans ses bras réconfortants, qui t’écoute te vider le cœur, sans même dire un mot, te regarde pleurer sans même te juger une seconde et qu’en plus il essuie tes larmes. Je crois qu’au fond de lui, il le ressentait depuis quelque temps mais qu’il n’avait jamais osé poser la question. Jusqu’à ce soir-là où nous sommes restés dans le silence quelque temps, puis j’ai été me coucher pour dormir. Il a pris les rênes le temps que je me relève de ma chute, puis déjà après quelques jours, j’ai commencé à me sentir beaucoup mieux. J’ai commencé à dire aux gens autour de moi que ça n’allait pas aussi bien que je le disais, mais que j’allais mieux maintenant. Après plus d’un an, je n’ai plus peur de dire que oui, j’ai vécu un post-partum et que je l’ai trouvé difficile, mais que je me suis bien relevée. Aujourd’hui, quand je croise de nouvelles mamans autour de moi, je leur demande comment elles vont VRAIMENT.

Parler quand ça ne va pas, c’est libérateur. Ça aide à aller de l’avant et il ne faut pas avoir honte de dire comment on se sent. Il y a tellement de ressources de nos jours qui puissent nous venir en aide si on ne se sent pas à l’aise avec notre partenaire ou nos proches, comme les CLSC, par exemple. Ils sont là pour nous aider, pas pour nous nuire. Ils nous le disent quand ils viennent nous rencontrer quelques jours après la naissance de notre bébé. Ils peuvent nous référer. Mais dans mon cas, en parler à mon conjoint qui est également mon confident et mon meilleur ami a été ma source, ma bouée de sauvetage pour me relever et me sentir mieux afin de commencer mon cheminement vers le bonheur. Le vrai! Je ne lui dirai jamais assez merci de m’avoir regardée dans les yeux ce soir-là en me demandant comment j’allais. Nous vivons le parfait bonheur avec notre petit homme et nous sommes même en attente de notre deuxième petit trésor qui se pointera le nez d’ici quelques jours. Cette fois-ci, je serai mieux préparée à mon post-partum s’il revient frapper chez moi.

Catherine AL alix marcoux

Tu as besoin de parler avec quelqu’un, n’hésite pas à communiquer avec les ressources ICI ou auprès de votre CLSC.

Les maudits jugements de la société

Catherine vous parle des jugements rapidement faits.

Dans la société d’aujourd’hui, tout le monde juge, c’est bien connu. On juge surtout les nouvelles mamans. C’est ce que je retiens depuis que j’en suis moi-même devenue une en 2017. Si tu es une mère et que tu n’allaites pas, on te juge. Si tu es une mère et que tu n’utilises pas les couches lavables pour sauver l’environnement, on te juge encore. Si tu as accouché par césarienne au lieu de la voie naturelle, eh la la attention, tu as raté ton accouchement voyons!! La péridurale? N’y songe même pas! Si ton bébé dort encore dans ta chambre et que tu l’endors encore dans tes bras à l’âge de 10 mois, ils vont te juger. Si tu ouvres ta télé alors que ton enfant est dans le salon avec toi, on te juge encore. Si tu mets trop de photos de ton bébé sur les réseaux sociaux ou si tu n’en mets pas assez, attends-toi aussi à te faire critiquer. Ce sont tous des jugements et des critiques auxquels j’ai eu droit depuis la dernière année et même que j’en passe. Bref, tout ça pour dire que MOI, en tant que femme et maman du 21e siècle, j’ai choisi de me foutre des jugements des autres et de juste être la mère que je veux être pour mes enfants.

Bin oui, j’ai eu recours à la césarienne à mon premier parce qu’après 36 h de travail actif, je n’ai pas dilaté à plus de 6 cm, que je n’en pouvais plus de cette douleur atroce et irrégulière dans mon corps, de cette immense fatigue qui m’envahissait depuis ces innombrables heures et que, malgré tout ce qu’on me donnait pour faire travailler mon col, rien ne fonctionnait. Alors oui, j’ai choisi d’aller en césarienne pour faire naître mon fils. Et vous savez quoi? Je ne regrette rien et je ne dirai jamais, au grand jamais que j’ai raté mon accouchement car pour moi, j’ai malgré tout donné la vie à un petit être humain en santé. Je l’ai porté pendant 9 mois, j’ai donc construit la vie. L’important après 36 heures, rendu là, c’était qu’il sorte bien en vie et que je m’en sorte vivante aussi. Je dis donc merci à la césarienne d’exister car dans le temps, si ça ne passait pas naturellement, tu risquais soit d’y laisser ta peau en donnant naissance ou que ton bébé mourait ou même que parfois, les deux y restaient. Alors qu’est-ce qui est mieux? Ma réponse sans hésitation : « Go, ouvrez-moi le ventre! » Sachez que j’ai aussi planifié avoir une césarienne pour mon deuxième qui naîtra en septembre prochain. Bin oui toi, mon choix est déjà fait. À un an et demi d’intervalle, je n’ai pas envie de prendre de risque et de revivre ce que j’ai vécu au premier. Certains diront que je choisis la voie facile et je leur répondrai avec tout mon respect que je m’en fous totalement. S’ils pensent qu’une césarienne, c’est d’éviter de souffrir, ils se trompent, car je peux vous assurer que j’ai souffert 36 heures en plus des trois semaines de convalescence due à l’incision chirurgicale de 12 cm qu’on m’a fait dans le bas du ventre. Parce que tsé, ça n’est pas peut-être pas sorti du trou d’en bas cette affaire de 7 lbs là, mais on m’a littéralement ouvert le ventre. Alors que je n’en entende pas dire que la césarienne c’est la voie facile!!!  Ils peuvent bien juger, je n’en ai rien à faire de leur opinion. C’est MON corps, c’est MON choix et mon conjoint vit très bien avec cette décision également.

Ah! Et j’ai aussi choisi de ne pas allaiter mon premier, ni mon deuxième d’ailleurs. Là j’en entends déjà dire : « Quoiiiiiii?? Tu ne veux pas donner le meilleur à ton bébé?? ». Écoute bien, je n’ai pas été allaitée, mon frère non plus, mon chum et ses quatre frères et sœurs non plus et plusieurs autres personnes autour de moi ne l’ont pas été non plus et tout le monde se porte à merveille. On n’a pas été plus malades que d’autres qui ont été allaités, croyez-moi. On n’est pas moins intelligents non plus, et on a tous débuté l’école au même âge. Si les préparations de lait maternisé n’étaient pas bonnes pour mon p’tit, je ne pense pas que Santé Canada permettrait qu’elles soient sur les tablettes. J’avais pas envie et je n’ai toujours pas envie de me faire chier à regarder tout ce que je mange et de me priver parce que j’allaite mon p’tit dans 1 h. Je me suis privée pendant 9 mois, c’est bien suffisant. Une autre raison : parce que mes seins, ce sont MES seins. Ils m’appartiennent depuis 31 ans après tout! J’ai pas trop envie d’avoir une bouche « ploguée » à journée longue. J’ai déjà bien assez de mon chum qui me les tripotent à longueur de journée. Je peux-tu avoir un break s’il vous plaît? Tirer mon lait?? Naaaah! Ce n’est pas pour moi. Mais j’ai un grand respect pour celles qui choisissent de le faire. C’est tout à leur honneur. Je leur lève mon chapeau pour tous les sacrifices qu’elles décident de faire pour leurs enfants. Toutefois, je demande en retour qu’on respecte également mon choix de ne pas vouloir le faire. C’est vrai que mon choix était déjà fait avant même d’accoucher, mais même si j’avais voulu le faire, mettons que j’avais changé d’idée à la dernière minute, je n’ai eu aucune production de lait. Vraiment aucune. J’ai eu toute la misère du monde à donner 6 petites gouttes de colostrum à mon fils à l’hôpital, et ce, grâce à l’infirmière qui a bien voulu m’aider. Je n’ai eu aucune montée de lait suivant la naissance non plus. Je sais très bien que je ne suis pas la seule dans cette situation, alors avant de juger quelqu’un qui n’allaite pas, dites-vous que ce n’est peut-être pas nécessairement parce que la maman ne le voulait pas, mais simplement qu’elle n’a pas pu. Tu ne peux jamais prédire comment ton corps va réagir à la maternité, alors même si tu te prépares un plan de naissance extraordinaire, dis-toi que rien de ce que tu auras planifié ne fonctionnera comme tu l’avais prévu. Rien! Tout comme la césarienne…

Le co-dodo est une autre chose sur laquelle les gens aiment juger. « Quoi? Ton bébé dort encore dans ta chambre à 10 mois? Tu l’endors encore dans tes bras? Voyons donc, tu vas en faire un bébé à bras, un bébé ultra dépendant, il va vouloir dormir avec vous jusqu’à 4 ans, vous n’aurez plus d’intimité… etc. »  Ce genre de commentaires, je les ai entendus plusieurs fois. Si moi j’étais plus sécure à l’idée de l’avoir à mes côtés, est-ce que c’est si mal? Avec toutes les histoires de la mort subite du nourrisson que j’ai entendues, mes choix étaient donc de le garder avec moi où je peux l’entendre respirer, bouger et ainsi bien le surveiller ou bien je ne dormais pas de la nuit craignant que le pire arrive parce que je ne le voyais pas ou ne l’entendais pas de sa chambre (bin oui, même avec le moniteur, je n’étais pas plus rassurée). J’ai donc fait le choix qui me semblait le plus judicieux pour ma santé mentale; ma chambre, mon lit, bébé entre papa et maman, et voilà on était en business comme on dit. Mon fils est rendu à presque un an et demi, il dort dans sa chambre depuis l’âge de 11 mois. Oui, oui, vous avez bien lu. On l’a gardé dans notre chambre à le faire dormir entre nous jusqu’à l’âge de 11 mois. Et pourtant, il n’a eu aucune difficulté à la transition dans sa bassinette (beaucoup moins que maman d’ailleurs). Il n’est pas plus dépendant de nous parce qu’il a dormi à nos côtés plus longtemps,  il est entièrement capable de jouer seul dans son coin de jeux. L’endormir dans mes bras est même désormais impossible, alors je peux vous dire que j’en ai profité le plus longtemps que j’ai pu heureusement. Je connais des enfants qui ont dormi dans leur lit dès l’âge de 2 mois et qui sont bien plus dépendants et bébés à bras que mon fils. Alors qu’on ne vienne pas m’écœurer si je décide de faire pareil avec mon second, parce que oui, je compte refaire le même pattern.

Mon enfant est en pleine santé, il se développe bien. Il a un poids parfait. Il fait ses nuits depuis l’âge de 2 mois et demi. Il est souriant et enjoué. Il ne manque de rien. Il a l’amour et le soutien dont il a besoin pour s’épanouir dans la vie. Je suis une maman du 21e siècle, et je fais du mieux que je peux pour subvenir aux besoins de ma famille afin que mes enfants soient élevés avec les bonnes valeurs. Et une chose que je leur apprendrai, c’est de vivre leur vie comme ils le veulent et de ne pas écouter les maudits jugements de la société.

Catherine AL alix marcoux

Le jour où tu es né, je me suis donné la vie

Mon fils, mon petit homme à moi. Le jour où tu es né, je ne t’ai pas seulement donné la vie, je me la suis donnée également.

Au moment où j’ai croisé ton regard, que mes doigts ont touché tes petits doigts fins et délicats, ce moment où j’ai senti ta peau toute douce sur ma peau, que j’ai senti ton souffle sur ma poitrine, j’ai su à ce moment exact ce que c’était de vivre RÉELLEMENT.

Je ne m’étais jamais sentie aussi vivante de toute mon existence. En te donnant la vie mon petit amour, je me suis donné la vie également.

Depuis ta naissance, je ne vis que pour toi. Tu as changé ma vie du tout au tout. Ma vie entière. Tu m’as donné un nouveau souffle. Comme si j’avais été des années la tête sous l’eau et que soudainement on m’en sortait. Ce genre de souffle-là!

Il n’y a pas de doute, tu m’as fait renaître. Quand on pense aimer quelqu’un, on ne sait pas à quel point on peut aimer encore plus fort. Ce sentiment qui nous envahit lorsqu’on donne la vie… c’est indescriptible. C’est ce qu’on appelle l’amour inconditionnel.

Si on me demandait comment était ma vie avant toi, je répondrais que je ne m’en souviens pas, car ma vie aujourd’hui, c’est TOI! Ma vie d’avant n’est plus aussi importante, car je sais que désormais, j’ai un rôle à jouer sur cette Terre et je dois le jouer du mieux que je peux le faire.

Il faut que tu saches que je ferai tout ce qui est en mon possible pour que ta vie soit comblée de bonheur et d’amour. Je vais m’assurer que tu ne manques jamais de rien. Je serai celle qui tiendra ta main quand tu auras besoin que quelqu’un la tienne, car c’est ça désormais ma vie. Et cette vie, c’est TOI qui me l’as offerte.

Tu m’as fait le plus beau cadeau du monde en venant dans mon bedon et je t’en serai éternellement reconnaissante.

À toi mon trésor, mon petit homme, merci pour la vie que tu m’as donnée le 2 mars 2017.

Catherine AL alix marcoux