Nous avons relevé le Défi 5@8 sans écrans des Belles Combines.

Pour Folie Urbaine, 3 collaboratrices du blogue ont tenté de relever le défi lancé par les Belles Combines*, soit de vivre une semaine complète sans écrans, entre 17h et 20h, tous les soirs, fin de semaine comprise. C’est donc du 5 au 11 novembre que nos complices ont passé leurs soirées en famille, sans écrans, que ce soit la télévision, les téléphones, l’ordinateur ou les tablettes. Un défi pour les enfants, mais aussi pour les adultes! Parce que parfois (souvent) ce sont les adultes qui ont le plus de difficulté à couper la connexion. Voici donc le résumé de leurs aventures des derniers jours.

Catherine Duguay :

Quand j’ai vu cette initiative passer, c’était sûr que j’allais y participer, avec ma famille, composée de mon conjoint et de mes filles de 6 et 7 ans. C’est le genre de truc que je trouve intéressant et inspirant. Je connaissais déjà aussi les Belles Combines, entreprise québécoise aux belles idées. Je savais aussi que le défi serait surtout les vendredis et samedis soirs, puisque nous avons déjà une règle familiale de ne pas regarder la télé lorsqu’il y a école le lendemain matin. C’est donc déjà instauré du dimanche au jeudi depuis que ma plus grande fréquente la première année du primaire. L’autre défi, c’était aussi que les adultes soient conséquents à la consigne des enfants, soit ne pas être devant un écran nous non plus. Ça va pour les repas, mais c’est facile de glisser avant et après l’heure du souper, alors que les enfants jouent ou se préparent au coucher. Vous savez, juste un petit coup d’œil à Facebook ou encore Instagram? Question de ne rien manquer… Pour se rendre compte qu’il ne s’est absolument rien passé et que mes enfants me réclament. C’est quoi le plus important, en fait? La réponse, pourtant si simple, ne se vit pas toujours aussi simplement dans le quotidien et ses applications plus addictives les unes que les autres.

Dans l’ensemble, le défi a été bien relevé, le vendredi compris. Nous avons découvert les différentes propositions offertes sur la page des Belles Combines, qui nous suggéraient des thématiques pour chaque soir. C’est de cette façon que nous avons joué à Pouet-Pouet, un jeu de mimes et cris le lundi, joué à nouveau à ce jeu le mardi à la demande des enfants, fait le repas ensemble et dessiné notre journée le mercredi. Mais mes coups de coeur vont au jeudi et au vendredi. J’ai organisé une belle chasse au trésor le jeudi, avec 24 indices, partout dans la maison. Mes enfants ont pris plus de 30 minutes pour trouver tous les indices et les 3 parties de leur trésor. Personnellement, j’ai vraiment été touchée par l’activité du vendredi, où, grâce à une liste de suggestions de questions, nous avons partagé une magnifique discussion. Les réponses de mes enfants m’ont surprise et charmée. Mon conjoint et moi avons échangé des regards émus à quelques reprises et j’ai même versé quelques larmes.

Nous avons été moins assidu.es les samedis et dimanches soirs, où nous étions en visite chez des amis et de la famille. Je dirais, par contre, que nous avons réussi à se passer de télé les matins, ce qui est un gros plus selon moi.

Je suis heureuse de l’expérience et nous la répéterons sans doute l’an prochain et en instaurant des nouvelles règles familiales pour le reste de l’année.

Catherine Héroux :

Au début, j’ai hésité à participer à ce défi. Principalement parce que depuis un long moment, il s’agit de la période où mon mari prend en charge les enfants pour la routine du soir, alors c’est mon moment à moi pour décrocher (maman à la maison!) en m’évadant dans mes émissions ou en naviguant sur mes différents fils d’actualité. Je croyais que je n’allais pas y arriver. C’est en discutant avec mon mari qu’on a décidé d’embarquer dans ce défi. Et franchement, mission accomplie! Cette semaine, c’est en cachant mon téléphone dans un tiroir de mon bureau, la tentation loin des yeux, que je me suis permise de m’évader de mon quotidien en plongeant dans mes romans, en dessinant dans mon planificateur créatif et en me rendant à mes différents engagements de la semaine, sans jamais regarder un écran. Même mon mari et les enfants n’ont pas triché! Comme mes enfants sont trop jeunes, nous avons adapté la semaine des activités proposées par Les Belles Combines. Toutefois, le matériel gratuit mis à notre disposition durant cette semaine était très inspirant. Nous comptons bien relever le défi plusieurs fois dans l’année en incluant davantage de moments sans écran à notre routine.

Céline Guérin :

Cela fait plusieurs mois que l’on se dit que l’on passe beaucoup de temps devant les écrans (tous confondus : ordinateur, cellulaire, TV). J’ai assisté à une conférence sur les écrans et leurs effets sur les enfants et je me suis dit que, finalement, mes enfants n’y passaient pas tant de temps.

Alors quand le défi 5@8 sans écrans est sorti, je me suis dit « que ça n’allait pas être si compliqué que ça » et puis avec les activités proposées, le temps allait vite passer.

Sauf que ça ne s’est pas du tout passé comme ça!

Finalement, les enfants ont très bien géré le « sans TV » ou « sans console » pour le plus grand, mais mon conjoint et moi avons eu plus de mal de se séparer de l’ordinateur ou du téléphone.

Même si ce n’était que dans une courte période de 3 heures.

Nous n’avons pas réussi à réaliser toutes les activités proposées, car, soit les enfants étaient partis sur des jeux libres, soit nous étions occupés ailleurs (magasiner ou avec des amis par exemple). Mais ça nous a donné un bon fil rouge.

Ce que j’en tire de cette expérience, c’est que mon conjoint et moi devons largement diminuer l’utilisation de nos cellulaires qui empiètent sur notre vie de famille. Nous sommes d’une génération où nous sommes nés avec le cellulaire « greffé à la main » et nous avons donc conscience qu’il ne faut pas que nos enfants tombent dans une addiction, mais finalement nous avions délaissé notre propre regard sur notre utilisation et sur la place qu’avait prise les écrans dans notre vie. On en était conscients, mais désormais nous sommes certains que nous devons agir sur ce point.

Merci aux Belles Combines pour ce défi qui nous a ouvert les yeux!

On espère être au top pour le défi de l’an prochain!

En conclusion, les trois participantes semblent s’être aperçues que le plus gros du défi est au niveau des adultes, puisque les enfants suivent plutôt bien la vague. En donnant l’exemple, il est possible de se ré-approprier beaucoup de temps en faisant des activités en famille ou encore seul.e, redécouvrir des livres laissés de côté ou autres projets oubliés. C’est si facile de se laisser emporter sur un fil d’actualité qui nous drogue à la dopamine. Une belle et importante expérience terminée, on vous donne rendez-vous l’an prochain!

Catherine Duguay ariane reviseure

* Vous ne connaissez pas les Belles Combines? Il s’agit d’une entreprise québécoise démarrée par deux sœurs qui avaient envie de partager des outils pratiques et ludiques pour les familles, afin de mieux vivre ensemble. Vous pouvez les suivre sur Facebook ou encore, allez voir leur site lesbellescombines.com

Vers le zéro déchet – Les produits Höm et Gustö

omaiki zero dechet

À la maison, nous sommes en transition depuis un bon moment vers un mode de vie zéro déchet, le plus possible. Grâce à une belle collaboration avec la compagnie Omaïki, j’ai eu la chance de tester les produits de leur nouvelle collection Gustö et Höm. J’ai reçu le sac familial Baleines, l’étui multi Pugs et le sac à sandwich Chats Hipsters.

C’est donc avec excitation que j’ai essayé ces trois objets pour les boîtes à lunch de mes enfants et mon conjoint. Habituée aux contenant solides réutilisables, c’était agréable de retrouver la souplesse du sac style «ziploc» pour le sandwich, mais dans une enveloppe que je pouvais réemployer quasi à l’infini.

Le tissu des trois sacs semble à l’épreuve de l’eau, donc super utile dans les lunchs pour enfants en y mettant des crudités coupées, sandwich et autres repas préparés avec amour. Le sac familial a servi à y mettre des lunchs quasi complets, dans une seule enveloppe : pain, morceaux de fromage et de légumes crus. Le sac à sandwich a bel et bien servi à cet effet et l’étui multi a surtout servi pour garder les ustensiles propres avant utilisation.

Les motifs sont charmants comme tout. Ce sont donc de beaux objets, mais qui plaisent aussi aux enfants. D’ailleurs, mes filles ont beaucoup apprécié ces nouveautés qui égayaient leurs sacs à lunch et mon conjoint les a lui aussi trouvés à son goût, puisque dans des tons plus neutres.

J’ai été étonnée de la résistance à l’eau du tissu, même s’il n’est pas conçu pour être étanche. C’est sûrement grâce à ce fini lustré à l’intérieur qu’il m’a été possible d’y mettre des fraises sans tacher les sacs. Donc, super faciles à nettoyer! On aime ça!

Omaïki fabrique des couches lavables depuis 2007. C’est une belle entreprise familiale qui confit tous ces produits localement. Cette information est un gros plus lorsque l’on cherche à diminuer son empreinte écologique. On voit que les produits sont de grande qualité et dureront longtemps.

Dans l’ensemble, je suis vraiment heureuse et satisfaite de cette belle découverte. C’est avec un grand plaisir que je me suis amusée à visionner leur site Internet et apprendre à connaître l’ampleur de ce qu’ils fabriquent. Assurément, lorsque j’aurai besoin de remplacer des contenants ou ajouter des morceaux manquants à nos besoins familiaux, c’est vers cette compagnie que je ferai mes recherches et achèterai des nouveautés.

Catherine Duguay

La gardienne du musée et Je découvre et je comprends Les Cris

Au printemps dernier, ma famille a eu la chance de recevoir, par la poste, deux livres pour enfants, vraiment différents l’un de l’autre.

Le premier, La gardienne du musée, est une histoire fictive, où l’on apprend que la beauté réside dans le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, non sur les traits du visage, mais bien sur ce que nous avons en nous et qui émane à l’extérieur, avec la tendresse, l’amour et la douceur de l’enfance.

Très bien illustré par Lucie Crovatto, on y fait la découverte d’une gardienne de musée, d’un petit garçon et d’une toile bien spéciale.

Mes filles et moi avons beaucoup aimé cette histoire, nous l’avons lue plusieurs fois et la relirons longtemps encore. Sous la plume charmante de Simon Boulerice, on apprend à connaître cette gardienne de musée un peu triste et solitaire, qui cache un secret qu’elle ne connaît pas elle-même. Sous ses airs sévères, on la découvre rêveuse. L’amitié peut se tisser de façon inattendue.

Je recommande chaudement ce livre, tant pour l’écriture que pour les illustrations qui nous font découvrir et rendent hommage à la fois à de grands chef-d’oeuvres (La petite danseuse de quatorze ans d’Edgar Degas, ou encore Les Tournesols de Vincent Van Gogh).

Le deuxième livre est plutôt un document de référence, intitulé Je découvre et je comprends Les Cris. On parle ici de la nation crie, peuple autochtone vivant en territoire canadien, se retrouvant sur les provinces de l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario et le Québec. Ce livre fait partie d’une collection de 5 autres documents : Les Algonguins, Les Métis, les Inuits, Les Iroquoiens et enfin, Les Haidas. Cette collection est l’initiative de Michel Noël, lui-même d’origine algonquine et ayant grandi près des communautés autochtones. Il s’est allié de l’auteure Sylvie Roberge pour les textes et par Célia Nilès aux illustrations.

Photo via auzou.ca

Celui sur les Cris était fort intéressant, divisé par sujet, bien illustré, pour expliquer leur histoire. D’ailleurs, c’est le genre de livre que je suggérerais fortement aux écoles primaires du Québec, qui enrichirait leurs bibliothèques et surtout, les cours d’histoire, principalement l’histoire des peuples autochtones.

Personnellement, j’y ai appris un tas de trucs, dont l’importance du tambour, la cérémonie des premiers pas, la création du hockey et sur l’existence d’artistes contemporains, issus de cette communauté.

Mes enfants ont apprécié, mais ne l’ont pas dévoré. Je crois, par contre, que ce sera le bouquin parfait à laisser à portée de main afin qu’il soit consulté à la guise. Le genre de livre où on en découvre toujours un peu plus à chaque lecture.

Je vous le suggère, si vous souhaitez en apprendre beaucoup sur une culture riche en savoirs et redonner à cette nation, la place qui lui est due.

Je nous trouve choyées d’avoir eu l’occasion de découvrir ces deux livres.

Bonne lecture!

 

Catherine Duguay