J’aime pas la routine

Une chose dans la vie que je déteste, c’est de décevoir les autres. Je sais que c’est quelque chose de probablement commun, mais dans mon cas, ça dépasse une limite raisonnable. Par exemple, je serais prête à endurer quelque chose que je ne veux pu faire, pu avoir dans ma vie beaucoup plus longtemps, pour ne pas avoir à dealer avec le processus de décevoir les gens que ça implique. Je suis de même pour le travail, mes amitiés et mes relations de couple. Le sentiment d’avoir échoué me vient facilement.

Ironiquement, il faut qu’on mélange cette façon d’être avec mon besoin insatiable de toujours me réinventer pour ne pas m’emmerder. C’est pas mal un mix très nocif pour ma part, puisqu’avoir de nouvelles idées et se désintéresser rapidement ne riment pas avec persévérance. Je suis donc souvent confrontée à vouloir abandonner des projets, aller dans d’autres directions et ne plus éprouver de plaisir plutôt rapidement. Bref, j’aime pas la routine.

Alors mettons que t’entends un gros rire gras de la vie quand tu sais que ce qui t’aiderait à t’organiser quotidiennement, ça serait de te créer une routine. Tsé du genre que je me couche à la même heure tous les jours, je me lève à tous les jours pareil. J’écris exactement 1h, j’fais ma p’tite marche rapide 30 minutes (j’fais pas de marche rapide, mais j’imagine que j’devrais), je travaille sur ci, travaille sur ça, un bloc de ménage tous les jours…  Et ce n’est pas que je n’essaie pas, des fois, j’réussi à me planifier une journée. Mais justement, c’est exactement ce temps-là que la résolution dure; une journée.

Je déteste avoir un travail où j’fais toujours la même chose. J’ai décidé d’étudier en travail social parce que j’voulais être avec des gens qui allaient me donner du thrill chaque jour, j’étais prête à me battre avec des gens en crise qui me menacent au couteau, à être en contact avec des toxicomanes en sevrage, à rencontrer des gens qui ont des histoires rocambolesques à me raconter. Au final, tout fini par se ressembler et on réalise que c’pas la crise si souvent. Bref, la routine s’installe pareille.

Je déteste aussi la routine de couple; se voir à la même heure, se coucher devant la même émission de télé jusqu’à ce qu’on ait fini la série. Baiser à la même heure, de la même façon, tout le temps. Voir la même face te sourire le matin, voir la même face arrêter de te regarder parce que t’as la même face que tu avais la veille. J’ai toujours eu de la difficulté avec le moment où la passion du début quitte, tout en me disant qu’il est normal qu’un moment donné, t’ailles envie que les babines arrêtent de te chauffer pour retomber dans une vie moins de passion enflammée. C’est normal, mais moi j’aime pas ça. J’vivrais d’eau fraiche et de mains-baladeuses-lâche-moi-jamais pendant ben plus longtemps que ça.

J’aime pas la routine et pourtant, dans la vie, c’est comme un incontournable. Pas nécessairement mais mettons, si tu veux pouvoir avoir une job stable, un chum stable, une vie stable, oui. Et j’aimerais ça des fois être moins étourdissante pour moi-même, me faire un p’tit horaire, ne rien oublier de faire parce que mon cerveau est pas partout en même temps, avoir mes pensées dans des p’tits classeurs, le chum dans le fond à droite, mes idées créatives dans le compartiment à gauche, etc.

J’aimerais ça être plus organisée et me satisfaire plus facilement des choses de la vie, mais en même temps, j’en veux pas de ta routine. J’en veux pas parce qu’elle ne me satisfera pas. Et au lieu de m’accommoder et de me plier aux exigences de la routine, pourquoi ma routine à moi, ça pourrait pas être de ne pas en avoir?

 

Dominique signature Folie Sofia logo reviseure

Le temps des fêtes avec Première Moisson

Noel 2017 avec Premiere Moisson

Mercredi dernier, j’ai eu la chance d’assister à l’événement des fêtes de Première Moisson. Soirée où la compagnie nous a dévoilé ses produits pour les festivités du mois de décembre, avec disons-le, beaucoup de générosité. Lors de la soirée, les invités ont eu la chance de faire leur propre pain à l’effigie des 25 années de la boulangerie, de déguster les produits offerts en magasin et de découvrir la bûche signature de l’année. Pour l’occasion, Youppi était présent et prenait des photos avec les invités. Nous avons eu le droit à l’hymne national interprété par une chanteuse ainsi qu’à la game des Canadiens diffusée. Des drinks aux couleurs bleues, blanches et rouges étaient également servis sur une table en glace. Une soirée organisée en grand!

Noël chez Première moisson 2017
Crédit : Dominique Babin

 

Cette année, Première Moisson a collaboré avec la Fondation des Canadiens pour l’enfance afin de créer une bûche festive; La glorieuse. Le maître-pâtissier Patrick Montreuil a donc concocté un dessert à l’effigie du Club de hockey Canadien. Le design inspire une patinoire, les saveurs varient entre chocolat, bleuet et Mélilot (une essence québécoise ressemblant à de la vanille). Ensuite, il y a des rondelles de hockey aux saveurs d’érable et de framboise. Un montant de 20$ pour chaque bûche est remis à la fondation, et Première Moisson garantie au moins 20 000$ de don avec le profit réalisé.

Noël chez Première moisson 2017
Crédit : Première Moisson

La fondation des Canadiens pour l’enfance favorise l’activité physique et les saines habitudes de vie chez les enfants défavorisés de 4 à 17 ans, une très belle cause. La vente de la bûche a commencé le 24 novembre, et ce, pour une quantité et durée limitée. Que ce soit par la bûche, son pain ou les autres mets préparés par Première Moisson, ça reste une belle alternative pour les repas du temps des fêtes en famille. Je parle surtout de la bûche aux deux saumons qui fait vraiment festif et qui est vraiment délicieuse, mon coup de cœur à moi.

Noël chez Première moisson 2017
Crédit : Première Moisson

 

Trouvez la succursale près de chez vous ICI

Crédit photo de couverture: Facebook Première Moisson 

Dominique signatureFolie Sofia logo reviseure

Reste avec moi un instant

reste avec moi un instant

J’aurais voulu écrire quelque chose de cute. J’aurais voulu dire que le plus beau cadeau de Noël qu’on pourrait me faire, ça serait toi. J’aurais voulu te comparer à quelque chose de contextuel, quelque chose par rapport aux feuilles d’automne qui tombent ou à l’hiver qui s’en vient. Pourtant, ça ne me vient pas. Ça ne me vient pas parce que je ne sais pas si je possède cette vulnérabilité ou même si je veux te la montrer. Je sais même pas si ce «toi» est vraiment quelqu’un en particulier ou si c’est le froid qui me donne envie de t’inventer. Bon, j’imagine qu’on peut cocher «comparaison avec quelque chose par rapport à l’hiver» sur la liste.

Ce que je sais, c’est que des fois tu me regardes, tu me touches ou tu fais attention à moi. Le mot-clé ici, c’est «des fois». Tout me semble tellement pas compliqué dans ces moments-là, dans ces occasions où tu sembles avoir envie de moi, d’être avec moi… dans ces instants où j’te fais pas trop chier. Le problème c’est que ça semble durer toujours qu’une minute. C’est pas vraiment la faute à quelqu’un, sauf le maudit temps.  Et en dehors de ce petit cocon que l’on se crée à chaque visite, tout est tellement compliqué. Parce que la distance physique semble aussi créer en toi une distance émotive. 

Puis je me mets à douter, à douter de toi, d’un nous qui en est pas un, de ta capacité à tenir à moi. De ma capacité à moi, d’aller vers quelqu’un qui me mérite. Je me mets à me demander si je perds mon temps, mon précieux temps. Et je le perds pour quoi? Simplement pour un bisou ici et là et des caresses au compte-goutte devant ma personne assoiffée?

J’aimerais que tu restes avec moi, l’espace d’un instant. Un instant qui sera pas nécessairement éternelle mais qui n’en est pas moindre. J’aimerais pouvoir arrêter le temps quand je suis avec toi et que le matin ne vienne pas aussi vite. Est-ce qu’on peut juste ne plus bouger, collés comme nous sommes? Rester en silence et juste profiter du moment où nos cerveaux sont à off.

Si tu dois partir, pars mais reste avec moi encore un peu.

 

 

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Les podcasts à écouter

Depuis un petit bout de temps, on découvre une nouvelle tendance pour s’informer et se divertir; les podcasts. Je ne fais pas exception des consommateurs de ce média, je crois que ça fait un peu plus d’un an que j’en connais l’existence et que je me suis mise à fouiller sur le web à la recherche de nouvelles trouvailles. Notez que j’ai un iphone, et que sur les iphones, il y a une application qui vient par défaut qui s’intitule «Podcasts», outil branché à Itunes sur lequel se retrouve une panoplie de balados (terme français pour podcast) de tout genre. Pour les cellulaires androids, il existe des applications qui font un peu la même chose. Entre autre, l’application Baladoquebec qui est d’ailleurs le site qui héberge la plupart des podcasts québécois. J’ai commencé par écouter le podcast d’un copain dans le temps et j’en ai ensuite découvert plusieurs autres. Mon préféré de tous les temps, c’est Guys We Fucked, créé par le duos féminins d’humoristes new yorkaises Sorry About Last Night qui discutaient, à la base, avec d’anciens partenaires sexuels puis ensuite, avec différentes personnalités connues.

Ce balado étant en anglais, je me suis penchée dernièrement sur ceux francophones, plus précisément québécois afin de vous montrer qu’il existe autant de podcasts qu’il existe de sujets. J’ai la chance de connaître quelques podcasteurs et j’ai décidé de vous dresser une liste de quelques uns qui valent le détour.

 

parties intimes podcast
Crédit Graphiste: Ariane Martineau


Parties intimes

Au risque de passer pour une opportuniste, je viens de me créer mon propre podcast. Je vais donc commencer par celui-ci. Au moment où j’écris ces lignes, mon podcast ne contient qu’un épisode. J’y interview mon amie Sofia et on jase de sexualité, tout simplement. Le concept est de voir ce qui se fait ailleurs et d’en apprendre sur différentes réalités. Ça semble familier à ce qui a été dit plus haut sur le podcast new yorkais me direz-vous? Eh bien, je ne cacherai pas que je m’en suis inspirée. Sauf que vous ne me verrez pas interviewer des anciens amants, ça c’est hors de question ! Mais le résultat, au final, est bien différent.

 

 

 

 

 

3 bières le podcast
Crédit Photo : 3 bières


3 bières

Idée toute simple; celui-ci offre une conversation autour d’une bière avec un invité. Les questions posées sont les questions écrites par les auditeurs, celles-ci sont ensuite mises dans un sac duquel les participants pigent durant l’épisode.

 

 

 

 

 

 

Les mystérieux étonnants, le podcast
Crédit Graphiste: Philippe Tremblay


Les mystérieux étonnants

Je les considérerais comme les «pionniers» du podcast, ça fait plus de douze ans que Les mystérieux étonnants existe. L’émission consiste à un dialogue sur tous les sujets entourant la pop culture, le geek et tout ce qui touche le cinéma, l’art visuel ainsi que les jeux vidéo. Ils ont aussi récemment créé leur propre studio.

 

 

 

 

 

 

Coeur et croupe le podcast
Crédit Graphiste: Philippe Tremblay


Cœur & croupe

Avec de la suite dans les idées, Cœur & Croupe est le premier podcast enregistré dans les studios Les mystérieux étonnants. Lorsque que j’ai vu la création du concept, j’ai eu peur d’empiéter un peu sur leurs plates-bandes avec le mien, mais je suis contente de voir que leur approche est différente. En effet, l’animatrice répond à des courriels des auditeurs qui ont trait à la sexualité et les relations et ce, à l’aide d’un invité. Tout frais et jeune podcast pour sa créatrice aussi, le premier épisode est en compagnie de Julie Artacho, que j’admire beaucoup. Le tout est super intéressant!

 

 

 

 

 

 

Des si et des rais, le podcast
Crédit Photo : Des si et des rais


Des si et des rais

Une émission qui a le dos large avec tout plein de sujets variés. Vous reconnaitrez peut-être dans l’équipe, Julien Bernatchez, coqueluche du Québec depuis son apparition à Un souper presque parfait. C’est fait sur un ton léger et avec humour, c’est ce qui rend ce podcast divertissant.

 

 

 

 

 

 

Les oubliettes Le podcast
Crédit graphiste: Philippe Tremblay


Les oubliettes

Deux animateurs discutent de films, souvent d’horreur mais aussi de vieux films. Amateurs de VHS, ils donnent leur opinion sur des vieux titres oubliés ou parfois inconnus de l’auditoire. Pour les vrais amateurs de cinéma, c’est parfait!

 

 

 

 

Ars Moriendi le podcast
Crédit Photo: Ars Moriendi


Ars Moriendi

Le concept s’inspire de l’ambiance des podcasts américains de «true crimes» afin de vous raconter des histoires de tueurs en séries et de meurtres non élucidés. Un bijou pour les adeptes de l’épouvante et des histoires sombres.

 

 

 

 

 

 

Mike Ward sous écoute
Crédit photo : Mike Ward Sous écoute


Mike Ward Sous écoute

Podcast certainement connu par les consommateurs de balados, Mike Ward ainsi que des humoristes invités, jasent de tout et de rien, en direct du Bordel Comedie Club.

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie secrète des geekettes le podcast
Crédit photo : La vie secrète des geekettes


La vie secrète des geekettes

Les podcasts féminins sont plus rares mais celui-ci en est un bon exemple. Trois animatrices discutent de plein de sujets d’une façon entrainante et divertissante.

 

 

 

 

 

 

 

Le petit paquet
Crédit Photo : Le petit paquet


Le petit paquet

Pour les amateurs de lutte, vous pouvez retrouver les animateurs de ce podcast afin de les entendre discuter de ce qui s’est passé dans le dernier smackdown et les Monday night Raw. Parfait pour quand tu as écouté ça toute seule chez toi et que tu aimerais entendre d’autres personnes en discuter par la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un recueil avec beaucoup de “Pulpe”

Un recueil avec beaucoup de Pulpe

Dans le monde de l’alimentation de nos pensées graphiques, bien avant de taper dans une barre de recherche ce qui pourrait faire plaisir, certaines personnes se réjouissent plutôt de l’imaginaire qu’offrent des nouvelles érotiques. Un univers où même si on nous met en tête les mots, notre imagination fait le reste. Pour ceux qui n’ont jamais essayé et qui aiment bien lire, je vous le conseille car l’adoration des mots se rend très bien jusqu’à l’érotisme. C’est une succession de mots et d’événements explicites racontés avec une belle plume qui sert à faire bouillir le sang dans notre corps.

Dans les dernières années, quelques romans érotiques  sont parus dont deux sous la direction de Stéphane Dompierre.  Pour ceux qui s’y connaissent un peu, des titres tels que «Nu» et «Travaux manuels» doivent être familiers.  Eh bien, voilà que maintenant un nouveau recueil est disponible; Pulpe. Ce recueil offre seize différents textes écrits par des auteur.e.s différent.e.s et dans des styles bien propres à chacun; Marie Demers, Jonathan Roberge et François Blais, pour n’en nommer que quelques un. Au total, plus d’une quarantaine d’auteurs se sont prêté à la trilogie. Le premier récit donne d’ailleurs très bien le beat, avec «Tinder Fucker» de Marie Demers. La situation racontée est plutôt classique mais je prévoyais qu’elle saurait bien la raconter, et la finale a déclenché en moi un petit rictus, ce dont je ne suis pas habituée dans ce genre de lecture. Ne doutez pas pour autant; l’histoire a quand même bien fait sa tâche, soit de nous émoustiller.

De prime abord, c’est un livre avec une belle couverture, neutre, simple. Moi qui n’ai pas encore lu les deux autres tomes (bien qu’ils soient absolument sur ma liste), j’étais plutôt emballée d’avoir la chance de lire celui-ci. Lecture principalement de chevet pour ma part, j’ai adoré pouvoir lire les récits de chaque auteur. Ils avaient tous clairement une touche différente que ce soit dans le style d’écriture ou le genre d’érotisme raconté. Je me suis surprise à rire par des fins surprenantes, ce qui n’est pas ce à quoi je m’attends de ce genre de lecture. Les histoires sont toutes différentes et aucune n’est ennuyante.

Le livre est disponible depuis le 11 octobre 2017 et a été produit par les éditions Québec Amérique.

Crédit Photo Couverture: Québec Amérique

 

 

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Si j’étais à Occupation Double…

Lorsque les auditions pour Occupation Double ont été annoncées cette année, mon amie et moi étions célibataires et je lui avais dit que nous devrions nous essayer, juste pour le fun. J’imaginais déjà l’émission sans grand suspense avec nous deux, étant introverties et pas trop sociables, préférant passer nos journées à lire et écrire plutôt que d’aller voir les gars ou mémérer sur qui voulait frencher qui. Ça aurait été plate pour les spectateurs, mais ça aurait été plus réaliste.

Finalement, l’émission a commencé à être diffuser et je me surprends à regarder ça presque religieusement. J’aime ça regarder des émissions où j’peux sortir toute ma haine pour la société, les individus, les hommes… J’aime ça pouvoir avoir la distance nécessaire pour savoir que sur le lot, j’pense pas qu’il y en a tant que ça qui cherche l’amour. J’veux dire, c’est quoi les chances que tu sois plus content de repartir avec une amourette qu’avec la grosse maison pis le char? Si l’amour était le but du jeu, me semble que le prix en argent serait beaucoup moins gros. Comment faire confiance à un gars qui dit développer des sentiments quand tu sais qu’il vit sûrement dans un deux et demi avec 3 colocs pis qu’il dirait pas non à avoir plus grand d’espace? En tout cas! 

 

Si j'étais à Occupation Double

Bref, j’écoute l’émission et je joue encore très souvent à “et si j’étais à occupation double”. Donc, si j’étais à Occupation Double, voici quelques scènes dans lesquelles vous pourriez me voir:

Cette première scène m’est venue pendant que je regardais le tapis rouge, assise dans le confort de mon salon, et que je consultais la face des candidats possibles pour entrer dans l’aventure. Si j’étais une fille sur le tapis, en train de devoir décider, vous m’entendriez sûrement dire non à tous les gars en disant qu’ils ont l’air de fuckboy. Ou en tout cas ben fort dans ma tête, j’me serais dit «au moins avec les gars plates de Tinder, j’peux swiper ça dans le confort de ma maison». 

Vous me verriez aussi rire chaque fois que quelqu’un dise les mots «chercher l’amour». Come on, j’pas née de la dernière pluie comme qu’on dit. Si dans une île grande comme Montréal, j’réussis pas à en trouver un qui actually cherche l’amour, tu vas m’faire accroire que là, vous avez réussi à trouver la dizaine des «plus beaux célibataires du Québec» prêts à s’engager? 

Aussi, vu que Poppers est un des commanditaires de l’émission, vous me verriez à jeun pendant tous les party, parce que no way que m’a me saouler à la Poppers rendue à 28 ans. J’me rappelle encore trop clairement de la St-Jean de mes 16 ans.

True story, vous parleriez sur Twitter du fait que j’ai dont ben pas l’air d’avoir du fun pendant mes dates pis que si j’ai si peu du plaisir, j’pourrais retourner chez moi. Je maîtrise bien la resting bitch face et le look jaded en permanence, mais je vous jure que ça montre pas mon réel sentiment intérieur, qui est sûrement un sentiment de panique de devoir parler à quelqu’un dans le but de le charmer. D’ailleurs, j’pourrais presque garantir qu’à un certain moment, on entendrait un des participants dire que j’suis difficile à cerner. La vérité c’est que y’a probablement un d’eux qui va m’plaire, mais j’aurai pas fait le message à ma face. 

Les drama de filles, c’pas vraiment mon genre. J’me préoccupe pas trop de comment les autres peuvent être; tu veux mettre les pieds sur la table, mets-les sur la table. M’a juste la laver avant d’y manger mon sandwich. Alors, durant les chicanes, je serais celle qui se contente de rouler les yeux devant les filles qui s’crient après, pis finalement juste aller dans une autre pièce écouter d’la musique en paix (remarque, j’sais même pas si t’as le droit d’apporter de la musique ou même de t’isoler).

Un des grands avantages d’aller à ce genre d’émissions, on se mentira pas, c’est les voyages. Dans l’émission, y’arrêtent pas de dire que les “voyages changent tout”, pis j’en doute pas qu’ils te mettent les endroits les plus propices à vouloir frencher sous des couvertures pendant que la caméra en night vision te filme. Vous me verriez être enthousiaste et excitée par les voyages (mais probablement pas tant que ça, oubliez pas que ma face montre très peu la joie), mais trouver que c’pas pour autant une raison pour des rapprochements. J’suis très bien capable de savourer mon coucher du soleil balinais sans m’faire licher entre deux orteils. 

J’suis pas une grosse dormeuse. Vous me verriez être insomniaque, parce que dormir à plusieurs, pas capable, pis c’est clair que ça doit ronfler. Mais en même temps, ça rendrait plus captivant l’émission Occupation Double la Nuit, qui consiste ben souvent à des plans de piscines tranquilles où il se passe rien parce que tout le monde dort. Eh bien, pu maintenant! Vous allez me voir errer toute la nuit. 

Vous pourriez voir, en gros plan, mes expressions faciales variées. Un peu comme ils font avec Joanie mais cent fois plus. Y’aurait sûrement même un montage fait de toutes mes faces sur le site.

J’ai même, pensé à mon speech si jamais j’avais à me vendre aux candidats comme les filles du deuxième tapis rouge. Ça sonnerait un peu comme ceci:

«La prod a refusé que j’garde mes converses et y’ont insisté pour que j’mette une brassière faque imaginez moi juste un peu plus petite mais pas tant que ça parce que j’mesure quand même 5’10’’ pis imaginez-moi aussi avec une moins grosse craque de sein. J’aimerais ça que vous me choisissiez parce que j’aimerais ça connaître Jay Du Temple un peu mieux. Pour vrai, j’arrête pas de le pogner sur Bumble pis on fait toujours un match, mais après il me répond pas. Kbye ! »

Me choisirais-tu?

 

 

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Au 5e, une réalité mise en lumière

Au 5e une réalité mise en lumière

Dernièrement, j’ai eu la chance de lire le roman Au 5e, écrit par MP Boisvert. MP Boisvert est directrice générale du Conseil québécois LGBT ainsi que co-fondatrice de Fière la fête! qui célèbre la diversité sexuelle sherbrookoise. Avec ce genre de parcours, on peut s’attendre à un roman inclusif. On nous a approché en nous parlant du sujet comme étant différent et original. Il s’agit d’un appartement où logent quatre personnages, mais on est loin de l’histoire de colocation habituelle puisque ceux-ci sont dans une relation polyamoureuse. Dans ce logement à quatre, va arriver un cinquième colocataire; l’ex d’un des personnages. Nous pouvons lire tour à tour, comment chaque personnage se sent et ce qu’iel traverse. Il est intéressant d’avoir la perspective de plus d’une personne lorsqu’on lit un livre. On remarque également rapidement que les propos des personnages sont la plupart du temps utilisés avec le pronom neutre “iel”, ce qui était pour moi une première dans une lecture de roman.

L’oeuvre aborde donc différents sujets variés, passant par la bisexualité, la transsexualité, mais aussi des sujets comme les relations avec les ex, la famille, la jalousie et la mort.

C’est facile à lire et c’est divertissant. Moi qui ne connais pas du tout le monde du polyamour, j’ai apprécié pouvoir en comprendre un peu plus. Ceci étant dit, compte tenu que je ne connais pas grand chose sur le sujet, je me demande si quelqu’un qui s’y connaît mieux que moi trouverait que ça y rend justice. J’ai toutefois l’impression que les propos de l’auteure sont amenés avec connaissance de cause et que ce n’est pas fait de manière caricaturale. J’ose croire qu’avec le cheminement de MP Boisvert, ceci a été écrit avec soin, sans toutefois refléter de manière généralisée la dynamique.

C’est un premier roman pour l’auteure et j’espère que ça ne sera pas le dernier. Je crois que ça pourrait être intéressant d’avoir plus de roman de ce genre.

 

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À propos de ces fausses accusations

À propos de ces fausses accusations Dominique Folie Urbaine

À moins que tu sois reclus.e dans une cabane, sans internet, ni radio, ni aucun moyen de communication, je me doute que tu connais un peu l’histoire de l’heure : le producteur hollywoodien Harvey Weinstein est accusé d’agressions sexuelles sur plus d’une trentaine d’actrices sur l’espace d’une vingtaine d’années. C’est le journaliste Ronan Farrow, le fils de Woody Allen et de Mia Farrow, qui a sorti l’histoire au grand jour. Lui-même, qui avait écrit auparavant un article sur son propre père, mentionnant qu’il croyait les allégations de sa sœur lorsqu’elle disait avoir été agressée par Woody Allen. De plus, il rajoutait à quel point c’était difficile accuser quelqu’un dans la clique hollywoodienne, car tout le monde sait ce qui s’y trame, mais personne ne veut jamais se mouiller à dénoncer. Bref, le premier article était un peu comme un engagement à être celui qui se risquera de se jeter à l’eau et il a tenu promesse en sortant l’article à propos d’Harvey.

Catherine Éthier a fait une chronique commentant le tout à Gravel le matin, où elle disait qu’Harvey Weinstein avait le “bon profil d’agresseur”, alors nous acceptions avec plus de facilité de croire les victimes, contrairement à lorsque les propos sont sur des acteurs, réalisateurs que nous chérissons tous tel que Johnny Depp (violence conjugale), Mel Gibson (violence conjugale), Casey Affleck (agressions sexuelles), Jared Leto (agressions sexuelles)… Chronique brillante.

S’en est suivie une discussion sur Facebook, dans les commentaires sous le vidéo.  Il faut dire que je me bats très peu (à mon humble avis) sur les réseaux sociaux, car je choisis mes combats. Je m’abstiens souvent de commentaire, car, même si celui-ci serait fait au mieux de mes connaissances, parfois, ce n’est pas suffisant. Je ne sais pas tout, je ne connais pas tout et je n’ai pas toujours les arguments nécessaires pour amener mon point de vue. Et d’autres fois, comme ce matin, je ne peux m’empêcher d’y mettre mon grain de sel. C’est donc suite aux commentaires d’une personne qui réfutait les accusations sur Woody Allen que j’ai décidé que j’allais m’en mêler.

Court résumé :

Interlocuteur : Depuis quand Woody, c’est un agresseur?

Moi : Sa fille l’a accusé en 2014 …bla bla bla…

Interlocuteur : Ah oui, cette histoire qui fait peu de sens parce que …bla bla bla…

Moi : On peut tu commencer par dire qu’il sort avec la fille adoptive de son ex-femme (oui, c’est pas sa “vraie” fille, mais il jouait quand même une figure paternelle dans l’histoire, et on aurait retrouvé des photos pornographiques d’elle lorsqu’elle était âgée de 11-12 ans environ…). Son propre fils soutient que son père est un agresseur …bla bla bla…

Interlocuteur : Aye, on peut tu arrêter avec l’histoire de sa femme qui était sa fille adoptive, ils s’aiiiiment…

Moi : Elle, elle l’a peut-être marié, mais l’autre fille qui soutient qu’il l’a agressée; non. Et y’a vraiment pas de points positifs à faire des accusations de même, à part si c’est vrai… Mais j’imagine que ça prouve le point que Catherine Éthier amenait, qu’il est difficile d’ouvrir les yeux quand ce sont des célébrités qu’on admire…

Interlocuteur : Mais ça existe les fausses accusations…

Alors, justement. Parlons-en, de ces fausses accusations-là.

Je trouve ça toujours un peu risible, la facilité qu’on a de sortir l’argument des fausses accusations. Vous remarquerez, qu’à part pour les agressions sexuelles, on voit rarement ce raisonnement lorsqu’il s’agit de tout autre crime. Pareil pour ce qui est de blâmer la victime. Mais dans le cas des agressions sexuelles, on est beaucoup plus vite sur la gâchette. Dans les faits, on estimerait que seulement 2% à 10% des accusations sont fausses, et ce, pour tous crimes confondus. On pourrait donc dire que, pour deux à dix personnes qui se voient faussement accusées, plus de 90 personnes disent la vérité. Et ça, c’est seulement pour ceux qui portent plainte. Statistique Canada disait, en 2014, que sur 633 000 agressions déclarées par sondage, seulement 12 663 portaient plainte à la police et seulement 1 814 menaient à une condamnation. Le processus judiciaire étant long et éreintant, je vois mal comment quelqu’un se lancerait dans cette lutte simplement pour “foutre la merde”. Juste à voir comment on traite les victimes sur les réseaux sociaux, on peut voir que ce n’est pas tout rose que de dénoncer, puisque ces jugements-là, on va les retrouver même lorsque notre écran est fermé. Familles, amis, policiers, beaucoup de personnes vont te remettre en doute, jusqu’à même se demander si tout ça, ce n’est pas dans ta tête, si t’es pas juste trop geignarde pour reconnaître une relation sexuelle désirée lorsque tu en vois une. (Pleins de stats, ICI, ICI et ICI.)

Lorsqu’on entend dire que “tant que c’est pas prouvé, on peut pas accuser personne”, je m’interroge sur l’impact qu’aurait le contraire, si on décidait de croire la victime, jusqu’à preuve du contraire. Surtout que de croire la victime et ne pas jouer les avocats du diable a en fait si peu de poids sur ta vie, alors que ça peut faire toute une différence pour la personne qui a vécu l’agression. Pourquoi, dans ce cas-ci, la personne ayant vécu le trauma est celle que l’on questionne et que l’on remet en doute?

 

N’oubliez pas qu’il existe des lignes bilingues si vous avez envie d’en parler.

Pour de l’écoute, de l’information et/ou des références, vous pouvez composer le 1 (888) 933-9007 (ligne provinciale 24/7) ou
le (514) 934-4504 (pour la région de Montréal), de 8h à minuit.

Et ce, peu importe ton genre, ton sexe et ton âge.

 

 

Dominique signature ariane reviseure

 

Carnet de style – Le combo bas/collants

Combo bas/collants carnet de style

Un look que je porte à tout vent, c’est celui des collants/bas longs. Depuis quelques années, j’ai adopté le concept et il rend mes habillements beaucoup plus faciles. C’est idéal pour les fois où j’ai envie de mettre une robe ou quelque chose d’un peu plus été et que la température le veut autrement. Souvent j’opte pour le traditionnel collant noir un peu transparent ainsi que le bas long noir. Il existe évidemment d’autres alternatives. C’est parfait pour quand tu ne veux pas montrer tes jambes parce qu’elles ont peut-être une petite repousse non désirée ou quand il fait un peu trop froid. Je trouve aussi que ça peut briser le look chic sur certains ensembles en lui rajoutant un petit “streetstyle”. C’est mon go-to assuré lorsque je ne sais pas trop quoi mettre.

J’ai donc concocté quelques petits looks pour toi, afin de peut-être t’inspirer pour l’automne qui commence à définitivement se montrer le bout du nez.

 

Je crois que mon combo préféré, ça reste la jupe (bien souvent, la jupe de patineuse noire montée plus haut que le nombril ) avec un chandail inséré à l’intérieur ou un croptop. Sinon, il y a quand même l’addition avec n’importe quelle robe assez courte pour ne pas cacher le collant qui dépasse du bas.

 

 

Étant donné que je suis portée à être sur les couleurs neutres et sombres, si j’ai à modifier la recette, j’irai surtout pour un collant d’un autre motif. Donc celui avec des petites têtes de chats qui donnait assurément un petit je-ne-sais-quoi de plus à mes habillements. (RIP mes collants de chats qui ont rendus l’âme)

 


Il y a même la combinaison avec un short, malgré que c’est un look que j’utilise un peu moins. Mais un short en jeans pour un look plus casual, c’est parfait. Le meilleur moyen de se faire accroire que c’est encore l’été !

 

 

 

Dominique signature

Amour cherche médiateur

Amour cherche médiateur

Les relations amoureuses devraient être en paquet de trois. Je ne parle pas du polyamour ou quelque chose comme ça. Je parle de relations monogames, mais simplement, à trois.

Deux personnes qui s’aiment et un médiateur.

Tu sais les fois où tu te chicanes avec une personne et qu’il ne comprend pas ton point. Mais que ta logique et tes amis sont d’accord. Bien sûr, tu peux pas lui dire ça. J’aimerais que lorsque j’ai raison, lorsque quelque chose a été fait d’une mauvaise façon, il y ait quelqu’un – jusqu’à présent silencieux et neutre dans le débat – qui se lève et résonne le fautif. Et que sous l’explication calme, objective et posée du médiateur, la personne ayant commis une faute comprenne, s’excuse et qu’on passe à autre chose.

T’imagines tout le temps qu’on arrêterait de perdre si y’avait quelqu’un pour énumérer et donner les faits? T’imagines à quel point personne ne se coucherait plus fâché?

Ne doutez pas de mes intentions, j’accepterais mes tords aussi. Pour une fois, ça me ferait plaisir d’entendre quelqu’un dire que j’exagère sans avoir à me demander si c’est du gas-lighting! Les fois où je me demande si je m’en fais pour rien, ça me ferait grand bien que quelqu’un soit là pour me rassurer sans jugement.

Fini les argumentations sans fin ou les inquiétudes qui débordent! Quelqu’un qui pourrait impartialement me dire “ok, c’est le temps de paniquer” ou “désolé, mais elle a raison” et “t’as pas raison de t’en faire avec ça”.

En même temps, viendrait un temps où on ne réfléchirait pu par nous-même. Comme quand on parle de ces choses-là avec des amis et quils sinsurgent, des fois pour des choses qui te choquent pas. Vient un moment où tu stresses avec des trucs parce que tu ressens la pression de ton entourage qui cherche à savoir et comprendre. Alors que trouver ce que tu trouves innaceptable par toi-même, rend probablement la tâche moins compliquée à la longue.

Le médiateur, lui, aurait la vérité absolue. Mais à bien y penser, je prendrais un médiateur qui détient la vérité pour bien des choses. Pour ces débats Facebook qui n’en finissent pas comme pour toutes les relations avec autrui.

Ah! Si seulement…