Parce que l’amour n’est pas qu’un sentiment quand on veut qu’il perdure

Julie parle de l'amour qui perdure

Aimer, c’est bien plus qu’un sentiment. Au début, c’est de l’admiration, du désir, de l’attirance. C’est rempli de nouveau. C’est insécurisant et ça apaise à la fois. Les premières années, c’est la découverte du nouveau nous. Les projets sont grandioses ou même s’ils sont petits, on les voit grands. C’est le désir de symbiose. L’anesthésie de la solitude. Juste du beau. Du ressenti. Et c’est donc bon.

Avec le temps, l’amour, c’est la volonté de se donner. C’est le choix de supporter et de partager le quotidien avec une autre personne. C’est un désir profond de continuer malgré les embûches, petites ou grandes. C’est se dire je t’aime et démontrer que quoi qu’il arrive, rien n’ébranlera le nous. Choisir de continuer là où le quotidien nous use. Remanier ses façons de voir la vie, car l’autre aussi va changer au fil des ans. Mais sentir que notre partenaire nous aime toujours autant.

Pour s’aimer à travers le temps, deux personnes doivent avoir une volonté de fer. Un désir profond et commun de vouloir commencer et terminer cette vie ensemble. Quoi qu’il advienne. De toujours se dire ses bons coups, mais aussi parler quand ça ne va pas afin d’ajuster le tir.

Aimer part d’un sentiment de surface qu’est l’attirance, mais s’il est peaufiné et sincèrement rempli de volonté et de confiance, il finit par se définir par un mot : éternel.

Comme toute bonne recette, les ingrédients sont la base. Mais pour en apprécier le goût raffiné, le mode et le temps de cuisson sont la clé. Plus on s’attarde aux détails et plus on prend soin de ne pas sauter d’étape, plus on en appréciera les arômes. Parce qu’il existe une panoplie de fast food, mais le meilleur repas au monde restera toujours celui qui a pris du temps à concocter et qui a été fait avec volonté et amour.

La volonté d’aimer restera toujours un plus grand défi que d’aimer sporadiquement sans attache et au gré du vent.

Et vous ? Avez-vous cette volonté d’aimer pour la vie ?

Texte de Julie Lamerre

Sois comme elles

Karolane s'adresse aux femmes

Chère Beauté,

Je voudrais simplement te dire qu’à cause des standards que tu m’imposes, je me sens laide. Terriblement laide, et ce, depuis ma tendre enfance. Tu me mets sous les yeux des publicités où les femmes sont parfaites. Elles n’ont aucun kilo en trop et chacun de leurs grains de beauté semble être situé juste là où ils le devraient. Mais moi, je ne corresponds pas à ton idéal. J’ai des vergetures un peu partout sur le corps, de la cellulite, des poignées d’amour et surtout je n’ai pas de thigh gap. Chaque jour, tu me fais sentir un peu plus mal de ne pas avoir le ventre plat dont on rêve, toutes les deux.

Donc je vais me mettre à diminuer mes portions, voire à m’empêcher de manger. Je te le jure, Beauté, que je vais avoir ce corps de rêve que tu me pousses à avoir depuis mes 8 ans. Mais quand je vais enfin peser les 110 livres que tu m’infliges pour mes 5 pieds 3, est-ce que je vais me sentir finalement belle ?

Par les médias, tu me montres des femmes que tu considères comme belles. Elles sont loin de me ressembler, je te l’assure. Elles, elles sont parfaites. Du moins, selon toi. Mais plus je les vois, ses femmes, plus j’y crois, moi aussi, à cette idée de perfection. Tu me montres, au travers mes yeux de jeune femme, que c’est toi, la beauté, qui attire les hommes de nos jours. J’ai beau avoir une cote R de 30, si je n’ai pas un corps idéal, ça sert à quoi ? Tu prônes la beauté physique plutôt que l’intelligence. Est-ce normal ? Tout le monde tente d’adhérer à tes standards, donc probablement que ce l’est et que c’est moi qui ai tort. Encore une fois.

Je dois avoir des jambes longues, tellement longues qu’elles ne finissent plus. Une poitrine si voluptueuse que même les femmes se retournent à mon passage. Des fesses à la Kim Kardashian. Une certaine féminité, je dois porter des robes, courtes, et du maquillage, mais ça doit sembler naturel. Il ne faut pas penser que j’ai passé plus de 3 heures devant la glace quand, au fond, c’est le cas. Je dois être mince, assez fine pour entrer dans une taille 0. Avec les smoothies verts, les thés amaigrissants et les exercices du genre 30 days AB Challenge, ça paraît facile d’y arriver. Tellement facile. Je me rendrai compte que ça ne fonctionne pas aussi bien, aussi vite que je… que tu le souhaiterais.

Un beau jour, je vais me lever comme à l’habitude. Je vais me retrouver devant mon reflet comme je le fais tous les matins. Puis, je vais m’écœurer. C’est dans ma routine de me trouver laide, grosse et fade. Cependant, ce matin-là, ce ne sera pas comme tous ces autres matins. Cette fois-ci, je voudrai plus. Tu sais ce qui est le plus fâchant dans cette situation, chère Beauté, c’est que ce jour n’est pas dans quelques années, quelques mois ou bien demain. Ce jour, c’est aujourd’hui. C’est mon combat quotidien.

Je me bats contre toi, constamment. Nous le savons toutes les deux, tu es bien plus forte que moi. La preuve : tu as réussi à me mettre en guerre contre moi-même. Nous sommes maintenant deux à me détester. Tu as gagné, félicitations.

Or, tu as beau me sous-estimer, il y a une chose que tu ne sais pas de moi. Je suis tenace, j’ai du feu dans les yeux. Je ne cherche pas à te plaire, non. Je vais te charmer.

Je vais commencer par manger de moins en moins. Ensuite, ce sera le déjeuner qui s’effacera de mon alimentation. Les dîners et les soupers suivront. Il ne me restera que les médiocres collations que je me traîne pour ne pas perdre connaissance. Je me préoccupe tout de même de ma santé, voyons ! Je te le garantis, lorsque je me regarderai à nouveau dans le miroir, je serai une femme différente. J’aurai le teint pâle, des poches sous les yeux et les cheveux qui tombent. Je me sentirai faible, mais ce n’est pas grave. Je serai enfin belle. Enfin parfaite. Je serai aussi mince que ces mannequins que tu me montres à longueur de journée. On verra, tout comme elles, les os de ma clavicule et de mes côtes.

Je rêve de ressembler à ces modèles que tu m’apprends à aimer depuis toujours. Ventre plat, cuisses minces, cheveux longs, lèvres pulpeuses, yeux en amandes, nez fin, joues creuses, front étroit, cou long sont les choses que tu me vends chez elles. Fâcheusement, il y a des trucs que je ne peux modifier aussi facilement que ma bedaine. Mais ça, tu le sais, tu n’es pas idiote.

Dans les publicités, non seulement tu me vends le corps idéal, mais tu me vends aussi des solutions pour y parvenir. Dans le métro, je vois ces panneaux qui m’offrent des rhinoplasties à moitié prix. Quand je perds mon temps sur Facebook, tu me lances des rabais sur les liposuccions dans les bureaux de Dr Paye-pour-être-belle. Tu me proposes des injections au botox dans les lèvres et dans le front, ainsi mon visage se figera. Il sera éternel, il défiera le temps. Tu me suggères des augmentations mammaires pour, encore une fois, braver les limites de la gravité quand le temps viendra et atteindre un bonnet DD. J’ai des rendez-vous toutes les quatre semaines pour me refaire les ongles. J’ai les cheveux qui frôlent mes fesses grâce à mes rallonges de 24 pouces. Je dépense la quasi-intégralité de mes payes au Sephora pour me faire du contouring et pour reproduire les maquillages des Youtubeuses les plus célèbres. Ma somptueuse beauté, je la dois à ma carte de crédit et à toi, chère Beauté. Après tout, c’est toi qui m’as vendu cet idéal la première, non ?

J’entame ma vie d’adulte avec le crâne bourré d’images de femmes parfaites. « Parfaites », mais pour qui ? Tu en as convaincu plus d’une, que tu savais de quoi tu parlais. Ma sœur, ma voisine, cette fille à qui je ne parle pas dans mon cours d’éducation physique, toutes ces femmes et même ces hommes, nous t’avons cru. Nous croyions que tu étais juste, que tu nous disais la vérité. Mais, au fond, je suis persuadée que tu avais tort. Qui l’aurait cru ?

Je commence à voir des femmes fortes. Des femmes fières de qui elles sont. Elles se trouvent belles et intelligentes. Je les envie tellement. Un peu comme je le faisais avec les mannequins de Victoria Secret que tu me montrais et me demandais d’aimer. Je désirais du plus profond de mon âme leur ressembler. Me balader en sous-vêtement sans avoir honte de mon corps comme elles le font. Aujourd’hui, c’est différent.

Maintenant, je souhaite être comme ces femmes fortes dont je te parle, celles qui sont ingénieuses. Je m’imagine être à la place de cette mère de famille qui a sacrifié ses rêves pour élever ses enfants, de cette femme qui entame des études universitaires pour exercer le travail qu’elle veut faire, de cette femme qui est bien dans son corps et fière de ce dernier même s’il a quelques bourrelets en trop. Ces femmes, elles sont belles. Immensément belles. Et tu sais quoi, chère Beauté ?

Un jour, je gagnerai mon combat contre toi. Je serai une de ces femmes. Je serai belle.

Texte par Karolane Masson

 

Folie Jenevieve logo reviseure

Raconte-moi ton plus beau voyage

L'équipe raconte son plus beau voyage

affiliation focus les guides ulysse

Alors que depuis 2 ans nos textes d’équipe regroupent les commentaires des fondatrices seulement, nous avons décidé d’intégrer nos auteures permanentes à ceux-ci. Toujours dans le but de vous faire découvrir qui nous sommes et vous en apprendre plus sur notre quotidien. Ce mois-ci, quelques membres de l’équipe vous racontent leur plus beau voyage.

En 2010, je suis partie en croisière avec mes parents et mon grand-père pendant 10 jours. C’était magique! Tout d’abord, nous sommes partis en autobus jusqu’à New York pour ensuite visiter plusieurs lieux importants de la Pomme. Mon endroit préféré? La boutique M&M! De quoi retomber en enfance, puisqu’on servait plusieurs sortes et couleurs différentes et, d’ailleurs, la facture a été salée. Le lendemain matin, nous sommes embarqués sur la croisière Carnival Miracle, le bateau était magnifique, on se sentait comme des gens riches et célèbres. Après deux jours en mer à se faire bronzer et relaxer nous avons fait trois escales : Porto Rico, St-Thomas et les îles Turks. Les paysages à couper le souffle et la température chaude du sud ; j’ai vraiment adoré. J’avais l’impression de faire cinq voyages en un. J’ai vraiment appris plein de choses en visitant les boutiques de St-Martin et j’ai vraiment apprécié la beauté des îles Turks. – Mélanie, auteure permanente

L'équipe raconte son plus beau voyage

En janvier 2011, j’ai eu la chance d’aller pendant presque deux semaines à Las Vegas et en Californie. Tous les voyages que j’ai faits sont beaux et incroyables, mais celui-ci fut très spécial et extraordinaire pour moi. Las Vegas : j’allais vers cette destination avec beaucoup d’appréhension, mais je suis tombée sous le charme de cette ville qui ne dort jamais. Les hôtels sur la rue principale, qui est connue sous le nom de ‘’ La Strip de Las Vegas’’, sont hallucinants. Chaque hôtel mérite d’être visité pour son thème et pour ses spectacles extérieurs.  Californie : depuis ma jeunesse, je rêve d’aller à Hollywood voir le ‘Walk of Fame’’, les lettres sur la montagne et le Grauman’s Chinese Theatre. La jeune fille en moi était sans mot.  Je n’arrivais pas à croire que le montage vidéo que je vois à la télé est 100 % meilleur en vrai. Avoir eu la chance que prendre des photos avec les étoiles de mes vedettes préférées a rendu cette partie du voyage merveilleuse. Malgré une petite déception, ce voyage restera le plus beau que j’ai fait. J’ai accompli un de mes rêves de jeunesse. –Jenny, auteure permanente

L'équipe raconte son plus beau voyage

Comme le chante aussi bien Charles Aznavour; « Hier encore, j’avais 20 ans… » J’avais 20 ans et je partais pour un voyage d’une vie. Un rêve de jeunesse. Partir faire le tour de l’Europe, en sac-à-dos, seule avec ma bonne amie. Cela s’est déroulé pendant l’été 2000.

C’était une célébration de notre fin de cégep, que nous avions organisée depuis 3 ans. Un hymne à la liberté et à la découverte d’autres cieux, d’autres gens. Minutieusement planifié, nous avions réussi à mettre sur notre itinéraire 11 villes européennes qui nous appelaient. Parmi celles-ci, Venise la ville de l’amour, d’où émanait le romantisme à chaque tournant de rue. Des couloirs étroits, des labyrinthes de pas et, évidemment, des ,ainsi que des gondoles en guise de voitures. Je me souviens des masques vénitiens qui brillaient de couleurs vives. Et aussi de cette paix qui m’avait envahie quand nous nous sommes rendues au bout de l’île, au bout de ce petit monde et que, devant nous, s’étalait la mer à l’infini. Puis, il y a eu ma ville coup de foudre! Son architecture féérique, ses palais grandioses, ses églises gothiques… je suis totalement tombée sous le charme de Vienne. Je m’y sentais si bien. C’était comme fouler des rêves de jeune fille, des airs de déjà vu d’une vieille âme de princesse. Je me voyais tournoyer en robe diamantée, gantée jusqu’au coude et voir mon reflet sur les planchers miroitant des salles de bal. Chaque ville que nous avons eu la chance de visiter a laissé en moi, une parcelle de bonheur. J’y repense souvent à ce voyage, à ces jours d’insouciance, voire de développement intérieur qui m’ont permis de percevoir le monde au travers des yeux d’autrui. Je crois que ce type de plaisir devrait être vécu au moins une fois dans une vie. Et répété aussi souvent que nécessaire. – Charline, auteure permanente

L'équipe raconte son plus beau voyage

J’ai eu la chance, en 2015, de vivre le voyage dont toutes les petites filles rêvent tant. Sauf que moi je l’ai vécu à l’âge de 28 ans. WALT DISNEY! Je suis tellement heureuse de l’avoir vécu à cet âge, car j’en garderai pour toujours de merveilleux souvenirs. Partir avec ma famille en voiture pour se rendre jusqu’à Orlando. Oui, la route a été longue mais pour tout le bonheur que ce voyage m’a apporté, ça en a valu la peine. Nous avons débuté notre séjour avec le parc « Magic Kingdom ». À notre arrivée le matin, il a fallu attendre l’ouverture des portes. Pendant l’attente, ils nous ont offert tout un spectacle d’accueil. Je me sentais déjà si fébrile. J’étais tout simplement émerveillée par ce que je voyais et vivais en même temps. Au moment où ils ont terminé le décompte et que les portes se sont enfin ouvertes, une vue magnifique sur le château apparaissait. Je n’ai pu m’empêcher de pleurer comme une enfant. Mon père m’a prise dans ses bras et je l’ai remercié de m’avoir offert ce cadeau! C’est grâce à lui que j’étais là et je lui en étais reconnaissante. J’avais beau avoir 28 ans, j’étais énervée de pouvoir poser avec mes princesses de Disney favorites et de pouvoir faire les manèges animés. Au jour 2, nous avons été à “ Epcot “ qui a été aussi impressionnant, mais comme je suis une grande fan de princesses, j’ai préféré le 1er parc. Au jour 3, nous avons fait le parc « Animal Kingdom » où nous avons eu droit à un beau petit tour de safari en bus à travers les animaux sauvages. Très divertissant, j’ai bien aimé. Puis jour 4, on a fait « Hollywood Studios » où on a pu faire plusieurs gros manèges, dont celui d’Aerosmith et la « Tower of Terror ». Un très beau parc d’attractions. Ce que j’ai remarqué, dans tous les parcs de Disney, c’est la propreté des lieux et l’accent mis sur les moindres détails pour rendre les parcs aussi créatifs les uns que les autres. Tout le travail et l’imagination qu’ils mettent dans leurs nombreux spectacles. Tous aussi incroyables, c’est éblouissant! Tout a été réfléchi pour rendre l’endroit magique. Et ça fonctionne, car j’ai encore l’impression d’avoir vécu un rêve! – Catherine AL, auteure permanente

L'équipe raconte son plus beau voyage

Mon plus beau voyage est celui qui j’ai fait au Mexique quand j’avais 25 ans. Ce fût un voyage important dans ma vie, première séparation et beaucoup de remises en question. C’est un lieu que je n’oublierai jamais. J’ai fait plusieurs destinations « tout inclus » dans le Sud, mais le Mexique c’était différent, unique. Les paysages, la culture, l’histoire et les plages, c’était magnifique! J’ai passé une semaine de rêve et j’ai pris beaucoup de temps pour moi. Le Mexique restera un de mes voyages les plus significatifs. Bien sûr, maintenant je voudrais faire des voyages plus gros, explorer autre chose que des resorts. À suivre. – Karine, co-fondatrice

L'équipe raconte son plus beau voyage

J’ai fait quelques voyages dans ma vie, mais beaucoup se sont passés aux États-Unis. Je suis complètement impatiente d’aller plus loin! Je ne saurais pas choisir un seul voyage préféré, car j’ai de bons souvenirs éparpillés partout. Par contre, dans mes plus récents, je dirais que j’ai adoré ma première fois à New York : en amoureux, dans un hôtel directement au centre de Time Square, relaxer, se promener, découvrir, capter des souvenirs autant avec ma mémoire qu’avec mon appareil. Prochainement, je m’en vais en Californie pour la première fois et je suis très fébrile! San Francisco m’a toujours attirée et j’entends que du bon de cette belle grande ville! – Ariane, co-fondatrice

L'équipe raconte son plus beau voyage

Mon premier voyage à Cuba avec mon conjoint et mon fils est certainement mon plus marquant, mais je ne saurais dire qu’elle est mon plus beau voyage puisque j’ai adoré chaque destination pour différentes raisons. Ma ville coup de coeur est certainement New York, que j’ai visité à deux reprises, notamment en décembre pour y faire mon shopping du temps des Fêtes. C’était tout simplement féérique. – Jennifer, co-fondatrice

L'équipe raconte son plus beau voyage

 

Et toi, quel a été ton plus beau voyage?

ariane reviseure

Poussière d’amour

Karolane parle d'amour

On m’a toujours dit que c’était simple de réparer les cœurs brisés. Autant les cœurs brisés d’amour que ceux qui ont connu le vrai chagrin.

Mais dans mon cas, on devrait plutôt parler de « cœur en poussière ».

Je ne me rappelle pu exactement la dernière fois où je l’ai vu dans un état solide, où il avait l’air de tenir en un morceau. Ça fait longtemps. Des siècles, je dirais.

Y’a fait la guerre. Legit le Vietnam ou l’Allemagne en 39-45. Ça fait qu’y’est amoché. Pas mal.

Mais recoller des morceaux en cendres, c’est plus facile qu’on le pense, ça a l’air. En fait, combien de fois ma mère m’a dit d’arrêter de pleurer pour le gars à qui je n’avais jamais parlé, mais dont j’étais ô combien amoureuse. Que ça allait passer, que j’étais plus forte que ça. Qu’un garçon n’avait pas le droit de faire éclater mon cœur en morceaux comme si c’était de la vaisselle en porcelaine. Comme si ce n’était pas grand-chose. Comme si le fait que mon cœur était aussi fragile que du verre lui permettait de le lancer de toutes ses forces contre le sol, où ça allait être possible de retrouver tous les petits éclats de mon amour entre les craques de la céramique de la cuisine.

Sauf que cette fois-ci, on ne parle pu de peine d’amour de petite fille de 13 ans qui pense que les films d’amour, c’est la réalité tellement elle veut y croire. C’est clairement plus. Plus qu’une amourette qui n’a pas abouti, finalement.

Un cœur brisé, c’est comme de la bouffe d’astronaute. Vite de même, on croit que c’est juste d’la poudre ou de quoi de ben louche pis de pas comestible (un peu comme du Kraft Dinner, au fond). Mais quand on y ajoute de l’eau, y’a de quoi qui apparaît.

Bon, ce n’est peut-être pas dans l’état qu’on pensait que ça allait être, mais ça forme un tout. Pas pire solide en plus. Pis, ça fait la job. Du moins, pour un court instant.

Sauf que l’être humain est composé à 65 % d’eau, non ?

Si ça fonctionne vraiment, pourquoi mon cœur ne s’est pas déjà recousu malgré tout ce que j’ai essayé de faire pour le réparer ? Pour bourrer les ouvertures qui le composent.

J’imagine que c’était juste un pansement qui venait boucher les trous que j’ai dans le thorax, le temps d’un moment. Mais l’affaire, c’est que quand ton cœur est rendu une passoire, y’a besoin d’un peu plus qu’un vulgaire morceau de diachylon cheap acheté au Dollarama.

En fait, je ne suis même pas certaine que du plâtre serait assez efficace. De toute façon, je ne pense pas que ce soit imperméable.

Faque, l’astronaute en moi saute de galaxie en galaxie pour tenter de murer, en vain, le trou noir que t’as laissé au fond de mon torse.

Mon cœur est rendu poussière d’étoiles. J’ai des fragments d’artère un peu partout, mais surtout chez toi. Je les ai oubliés là, sur ton plancher, entre le four et le frigo. Ils y traînent depuis quelques mois déjà. Mais je comprends que tu ne les remarques plus.

Probablement que tu crois simplement que t’es dû pour passer un bon coup de vadrouille.

T’es trop occupé à tomber en amour pour faire le ménage de toute façon.

T’as des constellations dans les yeux à la regarder. Elle pis sa personne juste trop parfaite. Son nez trop étroit, ses yeux trop bleus, ses seins trop ronds, ses fesses trop squattées, son 5’3’’ qui te permet de lui donner des baisers tendres dans le cou trop aisément.

Tu la regardes comme tu regardes les étoiles filantes au travers de ton télescope. T’es émerveillé.

Pis tu te promets d’essayer d’y croire. Que ton vœu va se réaliser cette fois-ci.

Elle est ton souhait du 11 h 11.

C’était moi que tu regardais comme ça. Tu n’avais d’yeux que pour moi. Ton astre vedette.

Et bien maintenant, à cause de toi, je ne suis rien d’autre que poussière d’amour.

 

Texte par Karolane Masson

Les contraires s’attirent…même en amitié

Les contraires s'attirent...même en amitié

Ado Rebelle avec un vrai gros R, je détestais toute forme d’autorité, je ne voulais rien savoir de faire comme les autres. J’en ai fait des niaiseries et j’en ai essayé des affaires, des affaires de toutes sortes ! Le noir était la seule couleur de ma palette et la trame sonore de mon existence Smell like teen spirit ! Lâcher l’école à 16 ans, partir de chez mes parents, j’avais besoin d’air, besoin qu’on me foute la paix !

Un jour, sur ma route, s’est trouvé cette ado qui était tout ce que je n’étais pas ! Coton ouaté avec un p’tit minou dessus, poster de Mario Pelchat, chambre pastel, son samedi idéal était bol de popcorn devant un film au salon avec sa maman ! Une bonne fille qui ne parlait pas fort et d’une gentillesse infinie !

Notre 1re rencontre fut tout ce qu’il a de plus improbable. Ma mère est une collègue de travail de son père, ils étaient devenus des amis. Un jour, alors que j’étais allée magasiner avec elle, elle m’a proposé d’aller prendre un café chez ce collègue/ami… ouin, ok ! La face que ma future meilleure amie a faite quand elle m’a vue dans sa maison ! Pauvre elle, ma réputation avait fait son œuvre et elle avait presque peur de moi, mais avec ma grande facilité verbale, elle a vite compris que la fille n’était pas ce que sa réputation laissait croire !

Tout nous séparait, elle tripait sur Kevin des Backstreet Boys et moi sur Kurt Cobain de Nirvana, elle aimait les ensembles en coton ouaté et moi les jeans troués, elle se coiffait de lulu, moi les cheveux noirs devant les yeux, elle était calme et docile alors que moi j’étais articulée et je défiais l’autorité !

Elle a mis un peu de sagesse dans ma vie, j’avais du fun à passer mon samedi soir à regarder un film de filles, dans son pyjama à pattes, en compagnie de sa maman. Et moi, j’ai mis un peu de rébellion dans son adolescence en lui faisant foxer l’école !

Nous sommes à l’aube de nos 25 ans d’amitié ! Qui l’aurait cru ! Jamais de chicanes, quelques désaccords sans plus ! La vie m’a un peu assagie et la vie l’a rendue plus sûre d’elle ! Nous sommes encore des contraires, mais surtout, nous sommes encore et toujours de grandes amies, les meilleures amies !

 

Je t’aime Minnie xxx

Texte par Mé.

Comment l’écharpe Boba Wrap m’a aidée dans mon nouveau rôle de maman

boba wrap

Il y a 6 mois, j’étais, pour la première fois, enceinte jusqu’aux oreilles. Je passais mes journées à me faire bondir la bédaine sur un ballon exerciseur, dans l’espoir que ma peanut trouve le chemin vers la sortie plus rapidement. J’étais impatiente de la voir, de la cajoler, de découvrir sa petite personnalité, mais j’étais aussi impatiente de reprendre mes activités normales ainsi qu’un sommeil plus confortable. Ma fille a bien su trouver le chemin, mais mes lunettes roses ont rapidement pris le bord… J’avais un nouveau-né qui avait mieux à faire que dormir dans son moïse. Elle se réveillait aussitôt que je la déposais et si j’étais chanceuse, elle dormait tout au plus 5 minutes, me laissant à peine le temps d’aller faire pipi. En bonne maman que je suis (grosse tape dans le dos), je me suis mise en mode survie et, durant ses 2 premières semaines de vie, j’ai à peine fermé l’œil, pour permettre à ma si-petite-chérie, de faire dodo dans mes bras. Ce qui signifiait aussi que j’étais confinée à mon sofa, les bras chargés de mon petit paquet d’amour.

Jusqu’au jour où j’ai reçu l’écharpe de portage Boba Wrap. Libéréééée-délivréééée!! J’ai enfin pu recommencer à utiliser mes 2 bras et mes 2 jambes! J’ai donc appris quelques variantes de nœuds à l’aide de vidéos démonstratives (disponibles ici) et après quelques coups de pratique, j’étais prête à reprendre mes activités quotidiennes, tout en portant ma fille. Je pouvais ainsi manger, faire mon ménage, préparer une bonne partie des repas, plier la tonne de vêtements, me brosser les dents. Bref, je pouvais presque tout faire!

Il n’y a pas que moi qui adorais ma nouvelle écharpe Boba Wrap; ma fille, qui à l’époque souffrait d’importants reflux internes, était elle aussi énormément soulagée! Le fait d’être placée en position verticale, de se faire bercer comme lorsqu’elle était dans mon ventre et de demeurer collée sur sa maman ou son papa, a grandement aidé à améliorer son sommeil et notre qualité de vie.

L’écharpe de portage Boba Wrap est constituée d’une très longue bande de tissu doux et flexible, me permettant de demeurer collée-collée sur mon bébé, tout en étant libre de pratiquement tous mes mouvements! Le portage est fortement recommandé chez les nouveau-nés, puisqu’il favorise le lien d’attachement, le sommeil, la digestion, le développement cognitif, en plus de rassurer bébé. Que veux-tu de plus?!

Il existe plusieurs modèles de tissus différents qui sont tous très jolis, pour avoir une écharpe de portage à votre image. L’élasticité du tissu de l’écharpe répartit le poids du bébé sur les épaules de façon uniforme, ce qui rend l’expérience de portage des plus confortables. La bande est suffisamment longue pour être portée par les papas et les mamans puisqu’elle s’installe facilement et s’ajuste avec quelques tours et nœuds autour de la taille.

Aujourd’hui, Éléonore a grandi, mais nous utilisons toujours l’écharpe Boba Wrap. Le tissu extensible rend l’expérience toujours aussi confortable, malgré son poids un peu plus important. Comme elle est un peu plus grande, je peux faire des nœuds différents et la placer dans mon dos ou sur ma hanche. Nous pouvons ainsi faire toutes nos activités ensemble et ma fille, qui est aussi très curieuse, peut facilement être stimulée, rassurée et est toujours en sécurité!

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Psst, si vous préférez les modèles de portages préformés, ils en font aussi de très jolis pour un prix tout aussi abordable!

 

Matante Melon

Mélanie Fortier alix marcoux

Les mythes sur la sexualité

Depuis mon adolescence, j’ai entendu plusieurs mythes qui existaient sur différents sujets incluant la sexualité. De nature curieuse, je me suis amusée à chercher les réponses par de nombreuses études qui ont su démystifier ces nombreux mythes. C’est un plaisir pour moi de vous en présenter quelques-uns.

 Plus tu as la danse dans la peau, mieux tu vaux au lit

L’avez-vous déjà entendu cette expression? Serait-il possible qu’une personne qui sait danser et dont elle a appris à suivre le rythme de la musique soit capable de suivre le rythme de son partenaire sexuel avec facilité? Un mystère pour lequel plusieurs personnes se sont peut-être interrogées. Mais la performance sexuelle se développe par l’expérience. Lors des ébats sexuels, on apprend à connaître ce qu’on aime de ce qu’on préférerait éviter, tout comme on apprend à connaître les plaisirs de l’autre et ses limites. Une bonne performance est dans la capacité de deux partenaires de trouver leur rythme et de se partager du plaisir. Et ce, dans le respect.

Un maximum de plaisir par la taille de ton pénis

Il n’y a pas que les femmes qui ressentent la pression par rapport à leur apparence physique. Les hommes aussi. Pourtant, il n’y a que 1% des femmes qui trouvent que la taille du pénis est une considération importante auprès de leurs partenaires (Francken et al. (2002) Urologue européen). Peut-être que vous avez déjà entendu des personnes mentionner leurs préférences par rapport à la taille du pénis. Il y a des personnes qui peuvent peut-être préférer quand la taille est petite. D’autres peuvent peut-être préférer quand c’est plus gros, tandis que d’autres, ça les importe peu. C’est possible. Pour ces quelques discours, il y a la possibilité que la cause soit reliée à la taille vaginale. Malgré la capacité du vagin d’être extensible lors de la pénétration, certaines femmes peuvent éprouver du plaisir et/ou de la douleur et/ou ne rien ressentir en fonction d’une taille. Bien sûr, il peut exister d’autres raisons. Par ailleurs, est-ce qu’il y a une possibilité que ce soit simplement une préférence, tout comme des personnes qui préfèrent des fesses plus grosses ou plus petites? Peu importe la raison, il y en a tant. Le plus important est de savoir qu’il existe différentes pratiques sexuelles qui peuvent mener au plaisir, sans pour autant prendre en considération la taille du pénis. De plus, il y a plein d’autres critères, autant physiques que dans la personnalité d’un individu qui peuvent la rendre attirante.

 La vérité sur ta virginité se dévoilera par les draps blancs

Il y a plusieurs années, des ancêtres de différentes cultures utilisaient les draps afin de déterminer la virginité d’une femme. Ne vous méprenez pas, je respecte la pratique culturelle. Je ne suis pas là pour juger. Mais je tiens à sensibiliser qu’il y a existence d’un mythe qui s’est instauré dans l’attente de voir quelques gouttes de sang sur les draps après la première relation sexuelle chez le couple. En fait, il suffit d’une seule fois à faire du sport comme l’équitation ou du vélo afin que ces quelques gouttes de sang apparaissent sur les sous-vêtements d’une fille/femme. Ce n’est pas parce qu’une fille/femme est vierge qu’elle va saigner sur les draps blancs.

Le dysfonctionnement provient principalement chez les hommes

Les dysfonctionnements sexuels peuvent se passer chez les différents sexes. Lors d’un sondage, il a été relevé auprès des personnes volontaires que le dysfonctionnement est de 40-50% chez les femmes et de 20-30% chez les hommes (Lewis et al. (2010) Journal of Sexual Medecine). Qu’est-ce qui expliqueraient ces dysfonctionnements? Des problèmes de santés physiques, de santé mentale, etc. Malgré le dysfonctionnement, plusieurs personnes font dans le mieux pour trouver des solutions pour s’épanouir dans leur vie sexuelle. N’hésitez pas à en parler à des professionnels.

On le sait bien, les jeunes le font que pour le plaisir

Chez les adolescents de 16-17 ans, 39% affirmeraient qu’ils ont un rapport sexuel par amour et 21% le font juste pour l’envie d’expérimenter. Chez les adolescentes, 60% confirment que les motifs pour leurs rapports sexuels sont par amour et 14% affirment qu’elles l’ont fait par curiosité (Étude adaptée par Boyce et al. (2006)). Ce sont donc les sentiments qui l’emportent.

En bref, malgré que les mythes soient intéressants, ils peuvent apporter quelques confusions auprès des gens. C’est un soulagement de savoir que des chercheurs prennent le temps de démystifier les mythes pour nous permettre de connaître la vérité. J’espère que pour vous, ce fut un plaisir de lire ces quelques démystifications.

Signé : L’escarpin Rouge

 

Mon retour sur C2 et Movin On

c2 montréal et movin on

Il y a quelques semaines, se tenait à Montréal deux conférences majeures à l’ArsenalC2 Montréal et Movin On.  J’ai eu la chance extraordinaire d’y assister! Voici mes coups de coeur sur ces deux semaines pleines d’inspirations et de rencontres passionnantes et mes observations sur ce qui s’y passe!

C2 – de grandes conférences et un party de feu

«Transformative collision» était le thème cette année. Au menu, des activités, des conférences et des laboratoires nous sortant un peu de notre zone de confort pour nous «transformer» en tant qu’individu.

Un laboratoire sur l’inconscient

Pour ceux qui sont peu familiers avec le lexique C2 – un laboratoire est une activité en petit groupe où l’on vit une expérience qui place souvent de l’avant une technologie récente afin de stimuler une réflexion.  Il faut réserver sa place pour ce genre d’activités et elles partent très vite!

Cette année, un des laboratoires offrait une vue sur l’inconscient.  Celui-ci était présenté sous la forme de trois «huts» qui étaient chacune une mini-activité en elle-même.  Dans la première, il s’agissait de choisir une roche dans une pile et de poser à la roche une question.  En fixant celle-ci, il fallait laisser son inconscient trouver une signification aux lignes et crevasses afin d’y lire une réponse.

Naturellement, l’inconscient va imaginer une réponse selon ce qu’il désire réellement. Un peu de la même façon où la meilleure méthode pour choisir entre deux options difficiles est parfois de simplement tirer à pile ou face.  On sait au moment précis de regarder la pièce ce qu’on «espère», au fond, comme résultat.

La deuxième cabane vers laquelle nous devions nous diriger avec notre roche était, quant à elle, une salle de méditation un peu plus complexe.

Allongés sur un lit, nous devions couper nos sens avec des écouteurs et un masque pour le visage.  Un capteur neurologique était ensuite posé sur notre tête pour identifier nos vagues cérébrales durant la méditation.  J’avais déjà eu à me servir de ces mini «scanneur de cerveau» en agence pour tester les réactions neurologiques face à des publicités, mais c’était la première fois que je devais regarder mon data à moi!

Pour nous «transformer», nous devions ensuite passer quelques minutes à s’imaginer plonger dans le sol aux rythmes de vibrations (physiques et auditives).  Il y a un petit quelque chose d’anxieux à méditer ainsi, coupés de nos sens, dans une pièce remplie d’étrangers!


Finalement, la troisième pièce présentait nos résultats projetés sur la fameuse roche initiale.  Plus les lignes sont droites, plus notre focus y était. Des courbes signifiaient que nous étions brièvement sortis de notre état méditatif.

Puis, s’en est suivi une discussion sur une question dont personne ne s’attendait par la suite.  Sachant que nous avons la technologie de traquer les pensées des gens ainsi avec une technologie qui se fait de plus en plus discrète : à qui appartiennent les informations inconscientes produites par notre cerveau?

Un speakeasy secret sponsorisé par Car2Go

Le plaisir de C2, c’est de rencontrer des gens dans un contexte spectaculaire! Il peut parfois être difficile d’avoir le courage d’entamer une discussion avec quelqu’un d’une industrie un peu plus distante que la nôtre. Car2go avait, à cet effet, créer un speakeasy secret dans l’un des coins de C2.  Le mot de passe, obtenu de bouche à oreille, permettait d’accéder à la petite salle où ne se trouvait qu’une seule grande table.

L’ambiance y était alors tout à fait propice pour s’introduire à son voisin et faire de nouvelles connaissances. J’y suis restée quelques heures pour discuter avec une belle brochette de gens que je n’aurais jamais osé approcher autrement!

Ma petite face dans un des coins du speakeasy

(Plus de photos du speakeasy ICI)

Ne pas reproduire les biais – des conférences importantes

À travers la folie des activités, des braindates, des laboratoires, des tours de bateaux sur le canal et laboratoires, C2 est tout d’abord une conférence! Voici les trois conférences qui ont marqué ma présence à C2.

Tout d’abord, l’une des invités d’honneur, Chelsea Manning s’est prononcée sur l’Intelligenc Artificielle et les débordements qui l’ont amené à devenir l’une des plus célèbre “whistle blower” des États-Unis. Pour voir des photos, c’est ICI.

«Just because you can build a tool doesn’t mean you should» (Simplement parce qu’on peut construire un outil n’est pas une raison de le faire.)

Ensuite, l’un de mes coups de coeur en terme de conférence fut celle présentée par Timnit Gebru (@TIMNITGEBRU), une chercheure Postdoctorale chez Microsoft Research.

Elle présentait les dangers de reproduire dans les ensembles de données et à travers nos algorithmes, de graves biais à l’égard des femmes et des minorités visibles.  Il semblerait que nous faisions une grave erreur en pensant que les «machines» qui prendront les décisions financières, médicales, voire légales du futur seront justes et équitables : les fondations sur lesquelles leurs apprentissages seront faits reproduisent les mêmes biais que les gens qui les programment ou participent aux collectes de données.

Gebru énonce d’ailleurs qu’il s’agit d’un problème de représentativité surtout, d’où l’importance de faire place aux femmes et aux minorités visibles dans les grands laboratoires de machine learning de ce monde. Ces erreurs d’échantillonnages ont d’ailleurs déjà été vécu dans d’autres industries, entre autres dans le cas du domaine médical. Des erreurs qui ont impacté grandement les populations sous-représentées dans les recherches.

«AI has lots of opportunities but we should have safety measures in place.  We should take things like bias seriously. Let’s learn from other industries.» (L’intelligence artificielle offre beaucoup d’opportunités, mais il faut des mesures de sécurité en place. Nous devons prendre des choses telles que les biais au sérieux. Apprenons des autres industries.)

Finalement, nous ne serions parler du dernier C2 sans mentionner Snoop!

Une conférence un peu loufoque puisque l’animateur avait, de toute évidence, un peu trop profité du sujet de la conversation à venir : le pot!

Snoop, musicien et entrepreneur dans l’industrie de la marijuana, a discuté longuement et avec beaucoup d’humour, d’humilité et d’humanité de son monde, son entreprise et de ce que représentait la marijuana pour lui.

L’importance du produit, longtemps stigmatisé dans les soins médicaux contre les douleurs chroniques, était partie intégrante de son discours.

Pour le paraphraser, «Vous savez, ces drogues à la télé qui énumèrent une liste effrayante d’effets secondaires? Le weed pourrait être aussi efficace et n’avoir comme effet que de la relaxation et un appétit augmenté!»

Le public a eu l’occasion de poser plusieurs questions (puisque l’interviewer était «ailleurs») – on y a appris de sympathiques détails quant à son amitié avec Martha Steward qu’il décrit comme «sa tante favorite» et également sa position quant à l’incarcération des gens ayant fait le traffic de la marijuana pré-légalisation :

«I want to be their voice» (Je veux être leur voix.), de dire Snoop lorsqu’on lui demande ce qu’il pense que l’on devrait faire avec les gens qui ont déjà été condamné pour la revente. «I don’t want to be the one that profits off of [cannabis] while they’re being incarcerated. As a black man, I understand that we were profiled when we were put in jail in the first place because I went to jail many times because of marijuana. It’s documented. So now, I’m sitting back making money off of marijuana, but then you got some other black men that are being incarcerated still and not being looked at. If you really want to reform, you have to reform them first and foremost.»

(Je ne veux pas être celui qui profite de [cannabis] alors que d’autres sont incarcérés. En tant qu’homme noir, je comprends que nous avons tout d’abord été profilé lorsque nous avons été placé en prison puisque j’ai moi même été en prison à quelques reprises à cause de la marijuana. Il y a encore des hommes nous incarcérés et ignorés – si nous voulons une réforme, il faut les réformer eux en premier lieu.)

Cette entrevue fut ensuite suivie d’une soirée de festivités : je ne croyais pas que Snoop jouerait du Journey durant son DJ Set, mais ce fut une très fun surprise! Pour plus de photos, c’est ICI.

Movin On – la version un peu plus “corporate” du party qu’est C2

Finalement, la semaine d’après C2, le site était réutilisé pour la conférence Movin On par Michelin. Soit une version un peu plus «corpo» et orientée vers les transports de C2.

Dans mes coups de coeur, je devais absolument mentionner les funérailles du téléphone mort :

Un laboratoire sur les préjugés

J’ai aussi eu la chance d’assister à un laboratoire sur les préjugés.  Dans une salle remplie de miroir, nous devions nous confronter à nos propres biais via l’entremise du storytelling de gens stéréotypés via de petites cartes.

Les participants étaient tout d’abord invités à deviner le nom des gens qui participaient à l’atelier.

Selon la dame qui devait me présenter, j’étais une Isabelle présente pour présenter son start up en lien avec l’environnement.

Toujours intéressant de savoir que, dans un univers plus corporatif, je passe pour une grano idéaliste, ahah!

Mobilité, data, etc.

Les objets connectés et les voitures du futur – tels étaient les thèmes abordés durant les conférences! Les sujets étaient beaucoup plus techniques et avancés, mais il y a quelque chose d’ultra inspirant à regarder les gens penser le futur des villes et des méthodes de transports.

J’ai finalement eu la chance de participer au «test drive» de voitures ultra-perfomantes et écologiques lors de Movin On. J’ai choisi comme voiture la Karma Revero (je trouvais la Tesla un peu trop cliché comme choix, ahaha).

Je suis honnêtement convaincue que l’intérêt des marques ultra de luxe envers les technologies plus vertes est ce qui permettra de faire avancer le plus rapidement possible la technologie des voitures, plus vite via la création de batterie à performance élevée.

En attendant, quel ne fut pas mon stress de me promener dans les rues de Griffintown dans une voiture qui vaut plus chère que mon premier condo! Disons que je me sentais beaucoup plus à l’aise à conduire une Communauto mobile gracieusement offerte avec mon billet pour Movin On! (Et entre vous et moi, je n’y ai pas vu taaaaaant de différence en ce qui a trait de conduire dans le traffic à 10km/heure!)

Au final – C2 et Movin On auront été deux semaines chargées et inspirantes de contenu, de réflexions et de rencontres!

Y serez-vous l’an prochain?  Je compte bien y être dans mon cas!

Crédit pour les photos : Catherine Dupont-Gagnon.

 

Raconte-moi ta première fois

Les fondatrices parlent de leur première fois.

On garde tous le souvenir de sa première fois, que ce soit un événement heureux ou non. Alors que nous avons toujours mentionné que Folie Urbaine était un blogue qui parle de tout, et ce, sans tabou, nous avons eu envie de partager nos expériences personnelles avec franchise.

Ma première fois, je m’en souviens comme si c’était hier. Je parle de ma vraie première fois, celle que j’ai choisie. J’avais 19 ans, presque 20. Je n’avais pas pensé au sexe avant ça, mais autour de moi, c’était le sujet principal de tout le monde. J’ai donc demandé à mon meilleur ami de l’époque s’il voulait être mon premier. Je suis allée le rejoindre chez lui, on a écouté un film puis on est allés dans sa chambre. Je me souviens encore qu’il n’avait pas de lit, juste un matelas par terre. C’était bien, malgré les peurs et les angoisses de mon passé qui n’arrêtaient pas de faire surface, on a vécu un beau moment ensemble. On a discuté une partie de la nuit en mangeant de la pizza, c’était juste parfait ! Je suis contente d’avoir pris la décision d’attendre. Pas nécessairement d’attendre LA bonne personne et d’être en amour, mais bien d’avoir attendu de trouver LA bonne personne avec qui je me sentais en sécurité, à l’aise, et une personne en qui j’avais 100 % confiance. On s’est revus quelques fois, mais après, on est redevenu de simples amis. La première fois que j’ai fait l’amour, avec beaucoup d’amour pour une personne, j’avais 22 ans et c’était magique. J’aime croire que les premières fois le sont toujours selon les sentiments qu’on a pour la personne avec qui on partage ce moment.

-Karine

Les fondatrices parlent de leur première fois.

Je garde un souvenir mitigé de la première fois où j’ai fait l’amour. J’avais 15 ans, je n’étais plus en couple avec le garçon en question et je l’ai fait dans le but de reprendre notre relation. Quelle naïveté de croire que le sexe allait nous rapprocher! J’ai même fait une vingtaine de kilomètres à vélo pour aller le retrouver…Franchement, je me tape encore sur la tête d’avoir pensé qu’un garçon qui obtient ce qu’il veut peut avoir envie de donner de l’amour en retour à une pauvre fille qui ne demande que ça. Mais bon, à quoi bon ressasser le passé et vivre dans les regrets? Heureusement, ça s’est plutôt bien déroulé, je n’ai pas ressenti de douleur et nous nous étions protégés comme il le faut. Je me souviens encore de la chanson qui jouait à ce moment-là, la pièce Crying du groupe Aerosmith. Depuis, chaque fois que je l’entends, je me remémore cette époque de ma vie. J’ai quand même eu le cœur brisé quand j’ai réalisé que nous ne reviendrions pas ensemble, c’est comme si je vivais la rupture une seconde fois. De plus, le lendemain, la plupart de ses amis étaient au courant et je me suis retrouvée avec une réputation de fille facile. Rien pour aider la situation. Par contre, lorsque j’ai fait l’amour avec un garçon qui m’aimait en retour, ça a été beaucoup plus magique. Je préfère d’ailleurs me remémorer cette soirée comme ma VRAIE première fois.

-Jennifer

Les fondatrices parlent de leur première fois.

Dans le temps, beaucoup de pression était mise sur notre première fois. Personnellement, ça ne me stressait pas vraiment, sauf pour le fait que mes parents n’étaient pas au courant! J’étais avec mon copain depuis longtemps et ça allait de soi. Nous sommes restés un bon bout ensemble, mais notre histoire s’est terminée. Par contre, malgré notre jeune âge, nous sommes même encore amis à ce jour! Mais, il est rendu comme un frère pour moi et j’ai oublié cette partie de ma vie, parce que c’est mieux ainsi! Des fois, on ne fait pas nécessairement des mauvais choix pour vouloir passer à autre chose, mais la direction que prend la vie en décide ainsi!

-Ariane

Les fondatrices parlent de leur première fois.

Et toi, que gardes-tu comme souvenir de ta première fois?

Photo de signature pour Jennifer Martin.   Photo de signature pour Ariane Martineau.  Photo de signature pour Karine Caron-Benoit.

 

 

La gardienne du musée et Je découvre et je comprends Les Cris

Au printemps dernier, ma famille a eu la chance de recevoir, par la poste, deux livres pour enfants, vraiment différents l’un de l’autre.

Le premier, La gardienne du musée, est une histoire fictive, où l’on apprend que la beauté réside dans le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, non sur les traits du visage, mais bien sur ce que nous avons en nous et qui émane à l’extérieur, avec la tendresse, l’amour et la douceur de l’enfance.

Très bien illustré par Lucie Crovatto, on y fait la découverte d’une gardienne de musée, d’un petit garçon et d’une toile bien spéciale.

Mes filles et moi avons beaucoup aimé cette histoire, nous l’avons lue plusieurs fois et la relirons longtemps encore. Sous la plume charmante de Simon Boulerice, on apprend à connaître cette gardienne de musée un peu triste et solitaire, qui cache un secret qu’elle ne connaît pas elle-même. Sous ses airs sévères, on la découvre rêveuse. L’amitié peut se tisser de façon inattendue.

Je recommande chaudement ce livre, tant pour l’écriture que pour les illustrations qui nous font découvrir et rendent hommage à la fois à de grands chef-d’oeuvres (La petite danseuse de quatorze ans d’Edgar Degas, ou encore Les Tournesols de Vincent Van Gogh).

Le deuxième livre est plutôt un document de référence, intitulé Je découvre et je comprends Les Cris. On parle ici de la nation crie, peuple autochtone vivant en territoire canadien, se retrouvant sur les provinces de l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario et le Québec. Ce livre fait partie d’une collection de 5 autres documents : Les Algonguins, Les Métis, les Inuits, Les Iroquoiens et enfin, Les Haidas. Cette collection est l’initiative de Michel Noël, lui-même d’origine algonquine et ayant grandi près des communautés autochtones. Il s’est allié de l’auteure Sylvie Roberge pour les textes et par Célia Nilès aux illustrations.

Photo via auzou.ca

Celui sur les Cris était fort intéressant, divisé par sujet, bien illustré, pour expliquer leur histoire. D’ailleurs, c’est le genre de livre que je suggérerais fortement aux écoles primaires du Québec, qui enrichirait leurs bibliothèques et surtout, les cours d’histoire, principalement l’histoire des peuples autochtones.

Personnellement, j’y ai appris un tas de trucs, dont l’importance du tambour, la cérémonie des premiers pas, la création du hockey et sur l’existence d’artistes contemporains, issus de cette communauté.

Mes enfants ont apprécié, mais ne l’ont pas dévoré. Je crois, par contre, que ce sera le bouquin parfait à laisser à portée de main afin qu’il soit consulté à la guise. Le genre de livre où on en découvre toujours un peu plus à chaque lecture.

Je vous le suggère, si vous souhaitez en apprendre beaucoup sur une culture riche en savoirs et redonner à cette nation, la place qui lui est due.

Je nous trouve choyées d’avoir eu l’occasion de découvrir ces deux livres.

Bonne lecture!

Rédigé par Catherine Duguay