Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse (Nelson Mandela)

Nelson Mandela

« Cela semble toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse »

– Nelson Mandela

Cette citation. Que dire? C’est inspirant et c’est un peu comme un coup de pied au derrière. C’est tellement facile de se projeter, de rêver pour ensuite se dire que c’est trop compliqué et que de toute manière, ça ne va pas fonctionner. Je suis la première à faire ça. Les réflexes que nous avons envers nous-mêmes peuvent tellement être négatifs. C’est quand même triste de réaliser à quel point on peut être difficile et que l’on manque parfois de confiance en nous.

Quand j’ai lu la citation de Nelson Mandela, elle m’a accrochée. C’est rare que je note une citation, mais celle-là je l’ai écrite sur un post-it, aussi dans mon agenda et finalement même sur une grande feuille que j’ai affichée sur mon tableau à mon travail. Des mots peuvent parfois servir d’inspiration. Cette phrase est tellement vraie! J’étais certaine que jamais je ne pourrais changer de travail, trouver un poste ailleurs que l’endroit où j’étais depuis dix ans. Ensuite, j’ai postulé et c’est tout de même arrivé. J’ai tellement d’exemples positifs de belles choses qui se sont concrétisées après beaucoup de travail, de confiance et de persévérance. On prend rarement le temps d’accorder de l’importance sur les bons coups, on met l’emphase trop souvent sur ce qui se déroule moins bien. J’essaie le plus possible  chaque jour, avant de me coucher, de trouver une chose positive dans ma journée, peu importe comment elle s’est déroulée. Juste de pouvoir m’endormir sur un souvenir qui fait du bien.

Je me souviens quand j’étais belle-mère, j’avais été à un rendez-vous pour mon beau-fils avec son père chez une pédopsychiatre pour son TDAH. Elle nous avait suggérer de lui demander chaque jour ce qu’il avait le plus aimé dans sa journée. On a fait l’exercice plusieurs fois et ça me donnait l’occasion à moi aussi d’y réfléchir. J’avais le sourire et je prenais le temps de revenir en arrière, même si au moment même je feelais pas super bien. Nous sommes tellement enfouis dans nos routines, habitués à fonctionner à cent milles à l’heure que quand vient le temps de s’arrêter, on finit par retomber dans notre patern habituel.

Je me suis trop habituée à freiner. À ne pas me lancer. À reculer avant même d’avoir avancé d’un pas. Je suis peut-être même passée à côté de belles choses parce que j’avais peur, que j’appréhendais, parce que j’étais absolument certaine que c’était impossible.

J’ai envie de m’entourer de beau, d’espoir, de positif et de simplement y croire. Que ce soit un projet, une idée, une sensation, j’ai juste envie de me lancer sans être envahie de ‘’mais’’, de doutes et d’incertitudes. Je crois qu’il faut simplement se donner le droit d’essayer, de le faire et de voir après.

 Audrey photo de signature

Folie Insta : mois de novembre

J’aime beaucoup Instagram. Je crois que je débute mes textes en lien avec cette application toujours de la même manière. Je trouve ça beau de voir toutes les belles photos défiler une à une lorsque je scroll mon écran de téléphone. Je crois que de suivre des comptes inspirants m’inspire moi aussi pour mon propre Instagram. J’avoue me désabonner rapidement quand le contenu finit par me tanner ou s’il n’est pas dans le mood dans lequel je me trouve, mais c’est ça aussi Instagram, c’est un peu éphémère.

J’aime voir l’effort et la qualité derrière certaines photos. Que ce soit pour montrer son look ou simplement une magnifique photo dans un café. Le fait que la photo ait été choisie parmi plusieurs clichés. Parce qu’on le sait tous, il faut plusieurs clics avant d’avoir LA photo à publier! De plus, il n’y a pas que des influenceur.ses, blogueur.ses ou youtubeur.euses que je suis qui ont énormément de talents au niveau des photos. Je suis beaucoup de personnes qui font ça que par plaisir, avec leur cellulaire et les résultats sont parfaits! J’aime beaucoup diversifier les comptes que je suis pour justement m’inspirer le plus possible.

Pour le Folie Insta de ce mois-ci, je ne savais pas trop vers quoi m’enligner pour avoir une thématique de photos précises. J’ai hésité énormément. Paysages? Looks? Sapins de Noël? Idées cadeaux? Bref. Aucune idée. J’ai donc décidé de m’amuser et de suivre uniquement mon feeling en sélectionnant des photos qui m’ont accroché le temps d’un instant, le temps d’une trentaine de minutes, le temps de ma sélection pour l’article.

Alors voici un mélange de photos qui m’ont inspiré : des looks, de la bouffe, des paysages, des inspirations et plus encore! J’ai donc faim, envie d’aller magasiner, de refaire la décoration de mon appartement, boire un café et partir en voyage! Parce que c’est aussi ça Instagram, ça influence et crée des besoins. Bon, il faut dire que je suis influençable aussi! Bref. Bonnes découvertes.

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NOUVEAU PRODUIT + LIVRAISON GRATUITE !! . Il fait froid et gris. Ça nous a donné envie de créer un thé avec des épices réconfortantes . On a fait plusieurs tests, même avec du thé noir moulu (!!) finalement le thé noir a été mis de côté pour laisser place à une douce balance entre le matcha, la cannelle, le gingembre, la cardamome, les clous de girofle et la muscade : le MATCHA CHAI !! . Encore une fois, un thé ou on savoure l’ingrédient en entier et non en infusion 🍵 . Et le résultat après plusieurs tests et retests : 😱😱😱😱🔥🔥🔥🔥🔥🔥😍😍😍😍😍 . On offre la livraison gratuite sur le site jusqu’à jeudi prochain pour vous permettre de faire le plein !! . . . #freeshipping #matcha #matchalatte #matchatea #newproduct #mtlfood #mtlfoodie #madeinmontreal

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✨ Velvet Edition ✨

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Pretty and yummy…it’s a Wednesday night double threat!

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Une collection des Fêtes signée Reitmans

une collection des fêtes signé reitmans

Le 7 novembre dernier, Ariane et moi avons eu l’immense chance d’aller découvrir la nouvelle collection des Fêtes de Reitmans. C’est au Salon de thé Cardinal à 9h00 que nous étions attendues. En montant les escaliers, on pouvait y lire «Reitmans vraiment vous». On a été accueillies par la belle équipe de 1 milk 2 sugars PR ainsi que des représentants Reitmans. Tout était magnifique et le choix de l’endroit était parfait.

Avant de faire la tournée des nouveautés, on nous a servi un petit déjeuner vraiment trop cute. De petits présentoirs avec des scones, petits sandwiches pas de croûte et autres petites bouchées à partager avec les merveilleuses personnes qui étaient assissent avec nous à la table. C’était un moment parfait pour discuter, prendre de nos nouvelles et parler de nos projets. Avec la musique de Noël, l’ambiance était vraiment réussie. Un petit café à la main pour moi et un petit thé pour Ariane, on a vraiment pris le temps d’apprécier le moment.

Après avoir mangé une petite bouchée, on a fait le tour des deux étages pour découvrir les nouveautés Reitmans. On a eu de gros coups de cœur pour les vêtements parfaits pour créer des looks du temps des Fêtes : du velours, du cuir, de la dentelle, du bleu marin, du noir, du bourgogne, du rose. Il y en a vraiment pour tous les goûts. J’ai eu un crush sur le one piece noir ainsi que pour le magnifique veston en velours bleu. Disons que je m’imagine beaucoup les porter avec de beaux talons noirs et mes cheveux cuivrés se balançant de gauche à droite! Pour voir toutes les nouveautés, rendez-vous en magasin ou bien en ligne, juste ICI.

En plus des vêtements, on a pu découvrir les pyjamas et les accessoires qui sont parfaits à offrir en cadeau ou simplement pour se gâter soi-même. D’ailleurs, on a été invitées à se choisir des items de la collection des Fêtes : pyjamas, bas, gros chandails et faire notre propre emballage cadeau. On a vraiment eu beaucoup de plaisir. On avait l’embarras du choix et les grandeurs étaient accessibles : j’adore! Ariane a donc fait de beaux emballages cadeaux, trois belles boites que nous aurons beaucoup de plaisir à déballer lors de notre brunch des Fêtes traditionnel le 8 décembre prochain! Mettons qu’on a très hâte de vous montrer les choix que nous avons fait.

Reitmans c’est vraiment un magasin qui offre une variété dans les styles et dans les grandeurs. Une des choses que j’aime, c’est le fait qu’il n’y a pas de sections tailles plus. Non. Tout se trouve dans le même présentoir et l’on peut trouver des grandes tailles jusqu’à du 3XL.

Je vous laisse avec les magnifiques photos prises par Ariane, qui représentent très bien le beau moment que nous avons passé!

une collection des fêtes signé reitmans

Crédit photo : Ariane Martineau

Mes dernières lectures

mes dernières lectures

Je lis beaucoup. Des styles différents, mais toujours de la littérature québécoise, simplement parce que c’est ce que je préfère lire. Surtout depuis mon dernier article, où je vous ai parlé de huit livres que j’ai vraiment aimé lire. Je récidive donc aujourd’hui avec cinq œuvres que j’ai adoré et que je recommande à ceux et celles à la recherche d’idées de lectures.

Histoire de gars

Celui-ci, je l’ai reçu au printemps et je l’ai lu en deux jours tellement c’était un vrai délice! Je n’avais aucune attente et j’ai été divertie. C’est trois gars, trois histoires, trois styles. Jay du Temple, Simon Lafrance et Patrick Sénécal. J’ai ri, vraiment ri, parce qu’il n’y avait pas quoi pleurer dans les trois histoires, ce n’était pas touchant non plus. Et ça fait du bien! J’ai vraiment eu du fun à lire les trois histoires et je pense que c’était ça le but. 

La trahison des corps

Un roman que j’ai trouvé par hasard au Village des Valeurs! Le synopsis m’intriguait et je l’ai acheté. Au bout d’une semaine, j’ai passé au travers des pages. C’est l’histoire d’une femme qui apprend qu’elle va mourir. C’est son histoire, ses souvenirs, son présent et son passé. C’est écrit avec sagesse et beaucoup d’émotions. C’est un roman magnifique que j’ai aimé découvrir.

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Libérer la colère

C’est un collectif de 35 femmes en colère. Des textes de tous les genres, avec des témoignages, des réflexions entourant la femme et notre droit d’être en colère. Les textes sont magnifiques, touchants, poignants et c’est sans aucun doute un objet qui pèse lourd en émotions. J’ai adoré, j’ai été bouleversée, j’ai versé des larmes, je me suis fâchée. C’est une œuvre remplie de sens.

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Justine ou comment se trouver un homme en cinq étapes faciles

C’est un roman que j’ai lu il y a plusieurs années. En classant mes livres cet été, je suis tombée sur lui et je me suis souvenue que je l’avais tant aimé. J’ai alors relu le synopsis et parcouru quelques pages. C’est l’histoire d’une femme qui n’a pas de bonnes relations avec les hommes. Après s’être faite avoir par son amant, elle s’écroule. Elle tombe par la suite sur un livre intitulé ‘’Comment se trouver un emploi en cinq étapes faciles’’ et elle décide de l’utiliser pour trouver l’homme parfait. Cette histoire est drôle, captivante, touchante. Je me suis identifiée au personnage, car j’étais célibataire et c’était avant de rencontrer mon ex. Ce roman m’a donné un boost de confiance en moi sans savoir comment. Je le garde précieusement dans ma bibliothèque!

Borderline

Je n’ai jamais vu le film. Je n’avais jamais lu le livre. C’est magnifique. Une écriture comme je les aime. C’est difficile de le décrire ou simplement en faire une critique parce que c’est comme un classique au Québec. Les gens ont soit lu le livre, vu le film ou bien les deux et chacun s’entend pour dire que c’est super bon. Je l’ai lu, je l’ai aimé, je vous le conseille et c’est tout.

Alors voilà! De belles suggestions littéraires à ajouter à ta liste. Tu en veux plus? Je t’invite à cliquer sur notre section ‘’Critique littéraire’’ pour découvrir tous les livres que l’équipe de Folie Urbaine a eu la chance de lire.

 Audrey photo de signature

Voix de Noël : 14 femmes, 4 chansons originales et une bonne cause!

J’adore l’ambiance du temps des Fêtes. Je suis très touchée par les causes de maladies mentales. C’est donc avec un immense OUI que j’ai répondu à l’invitation de Mathieu Caron. Un homme de passion avec qui j’ai de très beaux souvenirs lorsque je couvrais des événements artistiques pour Hollywood PQ. Touché directement par la cause, Mathieu s’est lancé dans un immense projet pour joindre sa passion pour la musique et pour pouvoir faire la différence en amassant des fonds pour la Société québécoise de la schizophrénie et des psychoses apparentées. Quand il a annoncé la sortie de l’album Voix de Noël via son compte Instagram, je lui ai immédiatement envoyé un message! C’est donc un album entièrement interprété par des femmes et 5 $ par album vendu sera remis à l’organisme. La SQS est un organisme à but non lucratif qui aide et informe les aidants naturels et les proches d’une personne atteinte de schizophrénie.

J’ai eu la chance d’écouter l’album en primeur et il est tout simplement magnifique. Les 13 chansons, dont 4 originales, sont interprétées avec élégance et l’ambiance des Fêtes transparait à la perfection. Les artistes qui ont uni leur voix pour ce projet sont Ariane Laniel, Annie Major-Matte, Marie-Pier Perreault, May Wells, Geneviève Racette, Julie Lefebvre, Elyann Quessy, Marilou Martin, Carissa Vales, Valérie Clio, Mégane Cyr, Charlène Blanchette, Koraly et Mélina Laplante. Toutes des artistes avec une voix puissante et unique. J’ai eu des frissons à plusieurs reprises lors de mon écoute, c’est plus qu’un album de Noël, c’est un collectif féminin qui chante avec leur âme.

J’ai eu un immense coup de cœur pour la chanson Je ne t’oublie pas, écrit et interprété par May Wells, chanson créée spécialement pour l’album avec 3 autres titres, ainsi que Miss you most, interprété par Geneviève Racette. J’ai également eu énormément de frissons pour la chanson Amazing Grace interprétée avec grâce par Mélina Laplante, j’avoue l’avoir écoutée à répétition et j’ai même versé une larme tellement c’est venu me chercher dans les tripes.

C’est le 5 novembre dernier que j’ai eu la chance d’assister au lancement officiel de l’album. Lors de l’événement, on a eu droit à 6 performances, dont les 4 chansons originales de l’album. De plus, je me suis entretenue avec 3 des 14 artistes du projet : Mélina Laplante, May Wells et Ariane Laniel.

Qu’est-ce qui vous a poussées à prendre part au projet de Mathieu?

Ariane : Mathieu, c’est quelqu’un de tellement passionné que peu importe le projet qu’il aurait fait, j’aurais dit oui sans même savoir c’est quoi. Mais là, en plus c’est pour une bonne cause et j’adore Noël, donc c’était évident pour moi que c’était un oui.

May : Moi, j’étais supposé faire une reprise de White Christmas. La première fin de semaine d’enregistrement en studio, j’ai demandé à Mathieu comment ça allait et il m’a répondu : peu importe ce qui se passe, ma mère veille sur moi. Là ça m’a vraiment travaillé en dedans. Mathieu est devenu un de mes meilleurs amis et ce projet, ça commémore les 20 ans du décès de sa mère. Comme Ariane l’a dit, Mathieu c’est un passionné de musique, je me suis dit que s’il y a bien un cadeau que je peux lui faire dans ma carrière c’est de lui écrire une chanson. Ça m’a pris 30 minutes et j’avais écrit la chanson qui s’appelle Je ne t’oublie pas. J’ai envoyé un mémo vocal à Mathieu en lui disant ‘’Écoute, je ne ferai plus White Christmas’’, là il croyait que je le chokait mais en fait je lui annonçais que je lui écrivais une chanson.

Mélina : Mathieu il est là depuis mes débuts, quand j’ai fait La Voix il était là, et il a toujours été super supportant dans ma carrière et dans ce que je fais. Quand il m’a approchée et qu’il m’a dit qu’il avait un projet d’album de Noël et qu’il voulait que j’y participe, c’était naturel pour moi de dire oui. Quand il m’a raconté l’histoire en arrière de cela, ça m’a vraiment touchée. J’ai choisi de reprendre la chanson Amazing Grace. La sœur de mon parrain avec qui j’étais très proche est décédée le 18 décembre dernier et c’est une chanson qui a joué beaucoup autour de sa mort, je l’ai chantée quand on l’a mise en terre, c’est une chanson très curative pour moi et elle m’a aidée à passer au travers.

Le fait que ce soit un collectif féminin, vous en pensez quoi?

Mélina : Je trouve ça tellement beau. May c’est vraiment une ambassadrice de ce mouvement-là, dans le sens où elle parle tout le temps du girl power et elle m’a sensibilisée à ça, dans le sens que je ne suis pas nécessairement quelqu’un qui va parler de ça, mais on en parle de plus en plus dans les médias.

Karine : On a vu dernièrement à l’ADISQ que c’était majoritairement des hommes qui ont remporté les prix.

Mélina : Exactement. Klô Pelgag s’est habillée en homme parce qu’elle était la seule femme nommée dans sa catégorie. C’est sûr que de faire un projet collectif comme celui-là, je trouve ça beau. Mathieu a voulu sensibiliser ce côté-là aussi et je trouve ça vraiment le fun.

May : C’est le fun de voir à quel point chaque fille s’est appropriée soit des chansons originales ou des reprises. Comme Mélina l’a dit, je suis très girl power, je trouve ça beau. Ce que je trouve tripant c’est qu’il y a des filles qui m’ont inspirée à faire ce métier-là comme Marie-Pier Perreault.

Ariane : C’est une fierté pour moi aussi de me retrouver sur l’album avec des filles talentueuses, des voix, des âmes que j’aime et que j’admire. J’admire toutes les filles sur l’album et plein d’autres filles dans le milieu artistique. En plus, Mathieu est un grand fan de femmes, de divas, de grandes voix, c’est juste parfait.

Votre plus grande folie c’est quoi?

May : J’aime être thématique, je suis une fille qui aime la vie.

Ariane : Je suis quelqu’un qu’on peut facilement voir gambader. Même quand je suis triste, j’ai un petit fond de Bambi en moi.

Mélina : Je suis un peu intense avec Grey’s Anatomy. D’ailleurs ATTENTION SPOILER quand Derek meurt, je pleurais tellement sur mon divan et je devais aller chercher ma mère à l’arrêt d’autobus. Mon père m’a regardée, super mal à l’aise, et il m’a dit : « Je pense que je vais y aller, t’es pas en état de conduire. » Je vis ça à fond, je suis une passionnée.

C’était un bonheur de m’entretenir avec ces trois grandes femmes. D’ailleurs, restez à l’affût pour ne rien manquer de leurs carrières.

Ariane : Son album est toujours disponible. Elle a lancé un single au début de l’été, Feel good song, et elle a quelques dates de spectacles à venir. (Site internet)

Mélina : Elle est présentement en studio pour terminer l’enregistrement d’un nouveau single : Hope. Elle a d’ailleurs terminé le tournage du clip le 4 novembre. La sortie du single est prévue pour cet hiver. (Site internet)

May : Elle lance son nouveau single dans les radios au début janvier. La chanson Je ne t’oublie pas sortira dans les radios en février. Un duo avec Will Murphy sortira en mars en même temps que la sortie du film Avant qu’on explose. (Site internet)

Ensuite, j’ai pu m’entretenir avec le cerveau derrière cet album, un homme qui était rempli de fierté bien que très émotif : Mathieu Caron.

Comment tu te sens?

Je pense que je suis à l’étape de me dire que j’ai fait le plus que je pouvais, j’ai mis tout mon cœur dans ce projet, après ça il arrivera ce qu’il arrivera, je ne peux pas faire plus. Ça fait un an que je suis là-dedans, on est prêts, les artistes sont super contentes du projet, c’est devenu comme une petite famille. De les savoir impliquées c’est une chose, de les savoir impliquées à ce point-là, ça me touche vraiment beaucoup.

Tu cherchais depuis un moment un projet pour rendre hommage à ta mère, l’album c’est ça?

Elle est décédée à 32 ans, je me suis toujours dis qu’à mes 32 ans j’allais me faire faire un tatouage. Mais mes 32 ans c’est dans 4 ans et je trouvais ça loin. Noël passé, j’ai eu une espèce de big click et je me suis : « Hey je pourrais faire un CD de Noël! J’ai tellement d’artistes autour de moi, ça pourrait être le fun. »

Pour l’album, je voulais que chaque chanteuse interprète une chanson qui la représente, donc je me suis dit qu’il fallait que je le réalise moi-même. Au début, ça devait être que des reprises et finalement il y a 4 chansons originales sur l’album. J’en suis très fier. Ma mère était quelqu’un de très festive, elle tripait sur la musique, elle était abonnée à Columbia et je tiens ça d’elle, je suis un grand collectionneur d’albums. Et là de me dire qu’il y a un album pour elle, que j’ai produit, réalisé, et pouvoir me dire « ça c’est moi », je trouve ça ben beau.

C’est quoi ta plus grande folie?

Je m’en crée à l’année longue parce que je tripe vraiment beaucoup sur la musique et j’encourage les artistes donc ça me coûte très cher, je me paye beaucoup de spectacles et je me promène. Je m’en vais voir Céline Dion à Las Vegas, Mariah Carey à Toronto et Cher à Ottawa. Mes plus grandes dépenses sont dans la musique, les shows et les CD. Je me suis d’ailleurs acheté une nouvelle voiture, 2015, parce que 2016 il n’y avait pas de lecteur CD, c’est à ce point-là!

Si vous désirez vous aussi vous procurer l’album, il est en vente partout dès maintenant. Vous pouvez également vous le procurer en cliquant ICI.

Pour tout savoir sur la Société québécoise de la schizophrénie, rendez-vous sur leur site internet.

Crédit photos : La petite photographe

 alix marcoux

Série dépression : J’ai toujours la sensation que je pourrais retomber

Dépression : avoir la sensation de retomber

Introduction : Cette série est mon histoire, chaque texte est personnel. En parler est important et j’ai décidé de le faire. Chaque semaine, un texte sortira en rapport avec une thématique. Pour lire la série en entier, rendez-vous ICI.

 

Je me sens mieux, oui. Mais le sentiment de peur de retomber en dépression ne me quitte pas. J’ai beau avoir l’impression que j’ai soulevé des montagnes depuis un an, que j’ai enfin la liberté de réfléchir, voir loin. J’ai toujours peur qu’un immense nuage noir ne revienne assombrir qui je suis et me fasse retomber. Ce trou dans lequel j’ai vécu trop longtemps est un cauchemar. Malgré que cette étape de ma vie m’aie rendue plus forte et que ça a changé ma vie, je ne veux plus jamais le vivre.

Je vais bien. Je vais mieux. Mais il reste encore des moments où je me sens plus fragile et que j’ai peur que la ligne soit si mince, au point de non-retour. La mort ne fait plus partie de mon quotidien, c’est un poids immense en moins. Mais reste que quelques fois, j’y repense. Je repense à ses idées que j’avais en tête et ça me brise le cœur. Après les nombreux changements qui me sont arrivés dans ma vie dans la dernière année, je ne peux qu’être reconnaissante. Je sais que j’ai eu beaucoup d’aide, de l’appui et énormément d’amour. Mais je sais aussi que tout part de moi et que si je suis où je suis aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à moi. J’ai pris la décision de me battre, même si c’était parfois plus facile de simplement prendre le chemin de l’abandon, je n’ai pas lâché. Il m’est arrivé d’abandonner, mais j’ai toujours fini par retrousser mes manches et continuer de bâtir mes nouvelles fondations. Plus solide, en ciment, inébranlable. Mais malgré la perfection des fondations d’une maison, il reste qu’elle a des défauts de fabrication, qu’elle n’est pas infaillible et j’en suis consciente.

Je me suis fais la promesse de toujours regarder le beau avant le laid quand des moments difficiles allaient survenir. J’ai décidé de vivre et ne plus simplement survivre et ce simple choix a été une victoire. Je me sens quelques fois fragile, mais tout le chemin que j’ai fait me rappelle à quel point c’était difficile. Aujourd’hui, je crois avoir la force et les outils nécessaires pour déplacer des montagnes encore plusieurs fois. Si je venais à retomber, parce qu’on le sait que cela peut se produire, la dépression n’aura encore pas le dessus sur moi. Je m’en suis fait la promesse. Je souhaite de tout mon cœur, de toute mon âme que je continuerai à me mettre en priorité et que ma vie sera toujours celle que j’ai choisi, avec ses bons et ses mauvais côtés, mais ce sera toujours par choix : le mien.

Vous avez été plusieurs à m’envoyer des messages concernant ma série de textes. Cependant, celui-ci est le dernier. Je ne sais pas si je reviendrai avec de nouveaux textes, mais aujourd’hui, j’ai besoin de tourner la page. Merci d’avoir suivie chaque semaine depuis un an, mon histoire.

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

Centre de prévention du suicide 1-866-277-3553

Centres de crises : Santé Montréal

Playlist du mois de novembre – Musiques de films

  • La musique ça a quelque chose d’apaisant, de troublant, d’émouvant. Les émotions peuvent nous chambouler au début d’une simple note. Pour moi, la musique a ce pouvoir et il m’arrive d’écouter en boucle des chansons justes pour ressentir ce qu’elles me font vivre. Je compare la musique au cinéma, il m’arrive souvent après un film d’avoir les deux jambes molles et vivre une montagne russe d’émotions. Une chanson, un film, c’est des histoires raconté qui nous heurtent quelques fois en plein cœur.

Dernièrement, je suis allée voir le film A Star is Born avec Bradley Cooper et Lady Gaga, un film puissant, émouvant et marquant. Je ne peux encore, quelques semaines plus tard, cesser d’écouter en boucle la chanson Shallow. Je ne sais pas pourquoi, mais elle vient me chercher et dès les premières notes, j’ai un frisson qui me traverse la colonne en entier.

Pour cette playlist, j’avais envie de combiner mon amour pour la musique et mon amour pour le cinéma, voici donc, 15 chansons de films!

Ce sont tous des films que j’ai adorée et les chansons me rappelles l’histoire. Dès qu’une chanson me fait penser à un film, je ne peux m’empêcher de me remémorer l’histoire et quelques fois il faut que je le réécoute. J’aime le fait que dans la majorité des films il y a une trame sonore qui sort au même moment. Tu peux réécouter le film à travers les chansons et ce, n’importe où. D’ailleurs, une de mes trames sonores favorites est celle de Dirty Dancing, c’est immanquable, dès que je l’écoute je me souviens de chaque scène!

 

Et vous, quelle est votre chanson de film qui vous fait vibrer?

 

 

Je suis maintenant ambassadrice René Furterer au Le Villeray Artistes Coiffeurs

Parlons poils

parlons poils

Cet été, je me suis fais dévisager et traiter de mal propre dans le métro par deux jeunes filles pas du tout polies. Pourquoi? Parce que mes jambes arboraient de la pilosité. À peine, d’ailleurs! J’aurais pu les envoyer chier, car elles le méritaient amplement pour avoir jugé ma personne. Cependant, je leur ai simplement dit que ce n’était pas de leurs affaires et de regarder ailleurs. Si j’ai été blessée? Oui et non. D’un côté, c’est certain que j’ai eu un petit pincement au cœur et que je me suis questionnée; est-ce que je devrais recommencer à me raser les jambes si je veux porter des robes? Par la suite, je me suis ressaisie. Si j’ai arrêté de le faire, c’était pour moi. Mes poils ne me dérangent pas. Ils ne sont presque pas apparents sur mes jambes et j’haïs me raser. J’aime mes poils, bon. J’avoue que j’ai hésité longtemps avant d’être libre de me raser ou non. La société met tellement de pression aux femmes d’être parfaites et douces que je craignais l’opinion des autres. Depuis, j’ai lu tellement d’articles sur les femmes ayant pris la décision de faire tout simplement ce qu’elles avaient envie, que j’ai moi aussi assumé.

Je me rase les aisselles et la madame (oui c’est comme ça que je la surnomme), mais pas mes jambes. C’est mon choix, à moi. Je m’occupe aussi de la pilosité de mon visage, mais pas de mes sourcils. C’est mon choix à moi. Je ne comprends pas pourquoi les gens ont tant d’opinions sur le corps des autres. Pourquoi la pilosité féminine doit être limite un règlement d’état? L’humain a du poil, qu’il soit masculin ou féminin, un corps a de la pilosité. Je crois que c’est quelque chose de personnel et qu’il n’est en rien lié à l’hygiène, si le dit poil est bien entretenu, comme par exemple les cheveux ou la barbe, non?

Bref! Maintenant, vous savez que moi, je ne me rase pas toujours les jambes, pis que c’est ben correct comme ça!

J’ai posé la question à l’équipe et voici ce qu’elle avait à dire :

«Moi, j’ai pour mon dire que chaque femme doit faire ce avec quoi elle est à l’aise. Moi, je suis plus à l’aise de m’épiler. Je suis très pâle et j’ai le poil foncé, donc quand ça devient long ça commence à me déranger. Mais surtout l’été quand je sors mes jambes. L’hiver, comme elles sont cachées, je ne les vois pas. J’ai pas vraiment d’opinion concernant les poils des autres. J’avoue avoir déjà été surprise de voir des vidéos avec des tresses aux aisselles. Je sais que moi, je me rendrais jamais là, mais je reste d’avis : nos poils, notre corps, notre choix. » – Catherine Héroux

«À chacun son opinion sur le sujet, mais pour moi, pour mon corps, c’est important de toujours être bien rasée et ce, de partout. Moi, je me sens bien dans mon corps quand je suis sans poils. Bien sûr, il va m’arriver l’hiver de passer une semaine et demie, voire 2 semaines, à ne pas me faire les jambes comme tout le monde, mais quand ça devient moindrement long, je ne me supporte pas et je rase! Et sous les bras, c’est non discutable. Du moins, pour moi!  » – Catherine AL

«J’ai participé au mouvement Maipoils cette année! Je suis plutôt habituée de m’épiler, mais je voulais essayer pour voir quel serait mon regard sur ces poils que j’épilais tout le temps et puis pour voir aussi le regard des gens qui m’entouraient (conjoint / ami.e.s). Je n’ai pas réussi à tenir tout le mois sans m’épiler.  Au départ ça ne me gênait pas, mais il faisait beau, je mettais des jupes et des hauts bras nus et je me sentais chaque fois obligée de me justifier auprès de mes amies si elles regardaient mes poils! Et je me cachais derrière le mouvement pour justifier pourquoi j’avais des poils. Pour mon conjoint, il l’a accepté mais a fait quelques remarques pas négatives, mais du genre « ça ce termine quand? ». Finalement, ça m’a appris que le poil a quand même quelque chose de très féminin! Et, que si on se sent bien avec, alors laissons-les vivre. Et puis, on peut avoir du poil, mais faire quelque chose de joli avec. Entre nous, l’hiver ça tient au chaud. 😉 » – Céline Guérin

« Son propre corps. Pendant -trop- longtemps, j’ai eu ultra honte de tout ce qui est poil sur moi, et ce n’est pas toujours évident encore, mais je lâche prise beaucoup plus. Pourquoi la moitié de la population devrait se raser selon les standards de beauté? Ça ne fait aucun sens. Que tu veuilles te raser ou pas, c’est ton corps, ton choix. » – Ariane Martineau

« Il y en a pour tous les goûts! Par exemple, moi, j’aime les pommes, mais pas les kiwis et encore moins la luzerne . Plus sérieusement, le port du poil est un choix bien personnel et doit être respecté, même si on sait très bien que des gens peuvent mettre fin à une relation juste à cause de ça. C’est illogique, navrant, mais pourtant bien réel, hélas… » – Fred Le libre penseur

«C’est une construction sociale récente. Les femmes en Amérique du Nord se rasent les jambes depuis les années 1950 seulement. C’est tellement bien intériorisé que l’on se sent laide et mal dans la peau si on oublie de le faire avant un rendez-vous ou même juste pour aller faire l’épicerie. Je me rappelle que, dès le primaire, je me trouvais trop poilue. Poils foncés sur les jambes et sourcils fournis, je n’aimais pas ça. J’ai commencé à me raser à 13 ans pour la sortie de fin d’année pour aller à La Ronde. Mais je suis du genre très «low maintenance». Je ne me maquille pas, mes cheveux doivent se coiffer en 3 minutes. Alors le rasage, je ne le fais pas tellement durant l’hiver. Sauf pour les aisselles, je trouve qu’il fait trop chaud avec du poil. J’aimerais dire que je suis à l’aise avec mon poil, mais ce n’est pas vrai. Je suis moins stressée qu’avant quand j’ai une repousse de quelques jours, mais il reste que je ne me rends jamais à des poils d’un centimètre de long non plus. Mon chum s’en fout pas mal, après 17 ans ensemble, il s’est habitué, haha! De toute façon, je ne le gosse pas moi avec sa barbe qui pique et qui me «scrape» la face!?!  Tout ça pour dire que la maternité a amené son lot de changements hormonaux et je me retrouve avec des poils plus foncés au visage. Ça, je le vis plutôt mal. J’utilise un produit pour les pâlir. Et les trop indisciplinés, je les enlève, comme lorsque je m’occupe de mes sourcils. Je déteste profondément avoir à m’occuper de mon bikini et et mes problèmes de poils incarnés me mettent toujours dans une certaine ambivalence : est-ce que ça vaut vraiment la peine? Aussi, j’aimerais pouvoir inculquer à mes filles qu’elles sont et seront toujours magnifiques, peu importe les choix qu’elles feront pour elles et non pour les autres. Comment expliquer à une enfant de 5 ans que maman se rase, mais pas papa? Ça n’a pas de logique autre qu’un discours bien imprimé dans notre imaginaire collectif. Bref, oui ça me fâche ce double-standard, mais je n’arrive pas encore à m’en détacher. » – Catherine Duguay

«Moi je n’aime pas les poils, mais je suis d’accord que tout le monde est maître de son corps et fait ce que bon lui semble. Moi je me rase tous les jours ou presque, parce que je n’aime pas attendre quelques semaines avant d’aller me faire épiler. Je peux bien sauter une journée ou deux l’hiver, parce que tsé ça fait quand même du bien de prendre un break du rasoir, mais, en général, j’apprécie beaucoup la peau douce comme un bébé. » – Jennifer Martin

Et vous, quel est votre opinion à ce sujet?

Série dépression : Tout part de toi

Introduction : Cette série est mon histoire, chaque texte est personnel. En parler est important et j’ai décidé de le faire. Chaque semaine, un texte sortira en rapport avec une thématique. Pour lire la série en entier, rendez-vous ICI.

 

J’étais naïve. J’ai vite compris que l’aide dont j’avais besoin n’était absolument pas suffisante pour guérir, pour aller mieux, pour bien vivre avec la maladie. M’adapter au quotidien et entrevoir du beau pour l’avenir. Non, ce n’est pas aussi facile que ça. Le plus dur sera d’accepter que t’as besoin d’aide et encore plus dur, d’aller en chercher. Quand cet immense pas est fait, tu auras encore plein d’autres embûches. Il faut être honnête, ce n’est pas facile, mais le parcours en vaut la peine. Pour ma part, je croyais que mon entourage serait là pour moi. En fait, indirectement, je pense que je m’attendais à me faire «gérer». Ce n’était pas pour mal faire, puisque c’était inconscient. Mais j’ai vite compris que mon chum, mes ami.es et ma famille ne pouvaient sans cesse être à mes côtés, à me flatter les cheveux et me dire que tout irait bien. Non. C’est certain, quand on vit une situation de la sorte, quand on est malade, on désire toute l’attention du monde. C’était mon cas. Je ne m’en rendais pas vraiment compte, parce que je croyais être forte pour me débrouiller toute seule et ne pas vouloir déranger les autres. Mais la vérité, c’est qu’au plus profond de moi, j’aurais voulu avoir sans cesse quelqu’un pour me tenir la main et avouer cela est excessivement difficile.

La réalité, c’est que tout part de toi. Les autres sont là pour te supporter et t’aider à alléger le lourd poids qui pèse sur tes épaules, mais le gros du travail, même la grosse majorité, ne dépend que de toi-même. Il faut d’abord accepter de devenir égoïste pour un temps indéterminé, parce que ta priorité, c’est toi-même. Tu ne peux pas aider les autres si tu ne t’aides pas toi-même. Tu dois reprendre des forces, remonter la pente pour avoir l’énergie nécessaire afin de donner le meilleur de toi aux gens que t’aimes. Tu dois choisir tes priorités. La tienne, c’est d’aller mieux et tout faire ce qu’il faut pour cela. Tout le reste, tu dois accepter de le mettre en suspend. Cela attendra, même si ce n’est pas facile de mettre ta vie, ton quotidien sur pause. Tu as besoin de rénover tes fondations avant de penser à la décoration et aux meubles que tu veux t’acheter!

Je me suis rendu compte en me détachant un peu, que les gens de mon entourage avaient tous leurs vies qui continuaient, chose normale. Mais pour mon chum, c’était encore plus puisqu’il devait compenser pour les choses que j’étais incapable de faire. Vivre avec une personne en dépression, malade, demande beaucoup de patience et d’attention et il a réussi à passer au travers autant que moi. Mais quand on souffre, on a besoin d’attention et il faut se le mettre en évidence, ce n’est pas nécessairement vrai que l’on désire rester dans notre coin et ne déranger personne. Pour certains c’est le cas, mais souvent, l’orgueil de côté, on désire se faire prendre dans les bras. Moi, c’est auprès de mes médecins et mon psychologue que j’ai réussi à trouver mon équilibre. Le temps de mes rendez-vous, j’étais la seule chose qui importait. J’avais le droit de parler que de moi, de me centrer sur mes émotions sans avoir à faire attention aux autres. Justement, le fait de focusser sur moi lors de mes rendez-vous faisait en sorte que j’arrivais à me détacher de mon entourage et de peut-être leur enlever de la pression. C’était à moi de trouver un équilibre qui allait m’aider à prendre soin de moi, tout en conservant mes relations avec mes proches.

Personne ne pouvait me pousser dans le derrière à part moi-même. Comme on dit, nous sommes maîtres de notre destin et de ce que l’on fait de nous-mêmes. Alors, toi qui penses trop en demander ou qui te sens mal de centrer ton énergie que sur toi-même, saches que tu fais bien et surtout n’oublie jamais que tout part de toi!

 

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

Centre de prévention du suicide 1-866-277-3553

Centres de crises : Santé Montréal