Le bonheur du live

Quand on me demande mes passions dans la vie, je réponds toujours sans hésiter : musique et lecture. Ces deux éléments font partie entière de moi, jusqu’à en être tatoués sur ma peau. Je ne pourrais me passer ni un de ni de l’autre. L’un me permet de m’évader, l’autre me permet d’extérioriser n’importe quelle émotion, positive ou négative. Quant à moi, les deux ont des pouvoirs incroyables.

Mes goûts musicaux varient énormément. Mes deux groupes préférés sont The Offspring et Hanson. Oui oui, les frères à peine pubères de Mmmbop. Pour ceux qui l’ignorent (donc probablement 99% de la population), ceux-ci font encore de la musique à ce jour, et personnellement je dois dire que j’apprécie leur style et leur talent musical. Bien sûr, ils jouent encore de leurs vieux hits en concert, au plus grand plaisir des fans!

J’ai eu la chance de voir plusieurs concerts dans ma vie, dont mes groupes favoris à plusieurs reprises. Tout d’abord, je dois indiquer que je ne suis pas une fan des festivals. Trop de monde pour la solitaire que je suis. Je me sens vite envahie dans une foule en général, alors une foule intoxiquée, c’est encore pire! Ce qui est bien dommage, car certains groupes sont beaucoup plus souvent présents dans les festivals, surtout s’ils performent depuis très longtemps et n’ont pas nécessairement d’albums récents. Je vais presque toujours voir les concerts en salle, autant que possible.

Certaines personnes vont voir des concerts de musique pour connaître de nouveaux groupes ou artistes. En ce qui me concerne, je n’apprécie pas autant découvrir quelqu’un de nouveau en concert. Pour écouter quelque chose de nouveau, j’aime mieux pouvoir me concentrer sur la musique, sans distractions extérieures, pour savoir si j’aime ça. Et surtout, si je suis pour être debout dans une salle de spectacle avec un groupe live, j’aime pouvoir chanter haut et fort et danser sur la musique. Plus je connais leur répertoire, plus je vais apprécier l’expérience.

Les concerts de musique sont pour moi une occasion de road trips. Quelle meilleure excuse pour aller visiter une petite ville inconnue de l’Est des États-Unis qu’un concert d’un artiste que j’aime? C’est d’ailleurs à Gilford, New Hampshire que j’ai vu mon concert favori. Il y a déjà environ 8 ans, mais je m’en rappelle encore très bien. Pourquoi mon favori? Tout d’abord la salle, qui était un entre-deux entre intérieur et extérieur. Un pavillon couvert au sein d’un parc agréable. Ensuite, les groupes. Tous les groupes, de la première partie au headliner, étaient des artistes que j’aime. Pour les curieux : Frank Turner, Sum 41 et The Offspring. Et finalement, ce qui était inhabituel pour ce genre de concert, les places étaient des sièges numérotés. Règle générale, un concert de punk/rock/métal n’aura pas de places assignées, étant donné que le plancher au complet ou presque se transforme en général en mosh pit! J’avais un banc relativement vers l’avant, ce qui m’a permis d’avoir une excellente vue et d’être tout près du stage tout le long de la soirée.

Un deuxième moment fort, et d’un tout autre genre, remonte à il y a 10 ans. Paul McCartney sur les plaines d’Abraham à Québec. Plus de 200 000 personnes chantant « Hey Jude » en cœur, c’est un moment qui n’arrive qu’une fois dans une vie! Je n’hésiterais pas à dire que c’était magique.

C’est cette espèce de communion entre amateurs d’une même musique qui me fait aimer les concerts. La semaine dernière, je suis allée voir Pennywise. Avant même que le concert ne débute, alors que tout le monde attendait avec impatience que le groupe monte sur scène, j’ai eu mon petit moment de communion. Des chansons d’Offspring jouaient dans le haut-parleur. Pas nécessairement leurs plus connues. Et la plupart du monde dans la salle s’est mis à chanter.

Pour une fille comme moi, qui souvent dans un groupe trouve que je n’ai pas ma place ou souffre de timidité maladive, être dans une salle où j’ai au moins un point commun avec tout le monde, ça me réchauffe le cœur. Je me sens à ma place, pour une fois, avec mes semblables. Un groupe de personnes des plus éclectiques, sans jugement pour son voisin, partageant une même passion et la criant à tue-tête.

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Le solde de livres annuel des bibliothèques de Montréal

Chaque année, toutes les bibliothèques de l’île de Montréal procèdent à l’élagage de leurs livres les moins populaires, ou en moins bon état. La population peut également donner des livres durant les quelques semaines précédant l’évènement.

Êtes-vous comme moi, passionné.e de lecture? Votre bibliothèque déborde de trésors en tous genres, mais vous ne pouvez résister malgré tout à acheter des livres? Alors, si vous n’êtes pas déjà au fait de la vente annuelle des bibliothèques de Montréal, préparez-vous à crier de joie!

Chaque année, toutes les bibliothèques de l’île de Montréal procèdent à l’élagage de leurs livres les moins populaires, ou en moins bon état. La population peut également donner des livres durant les quelques semaines précédant l’évènement.

Laissez-moi vous décrire l’évènement. Une aréna, où la surface complète de la glace est recouverte de tables de livres. Livres pour enfants, magazines, documentaires, romans, bandes dessinées. Français et anglais. Et le plus merveilleux : tous les livres (sauf encyclopédies etc) sont 1$. Pour enfants? 50 sous. Votre portefeuille se réjouira autant que votre cœur de lecteur.

J’ai répété toute l’année que je ne serais pas présente pour la vente 2018, faute d’espace. 5 bibliothèques remplies à ras-bord m’ont fait dire que je n’ai pas besoin de plus de livres… Mais depuis 2 semaines, je regarde plutôt le prix d’une bibliothèque additionnelle! Je réfère à cette vente comme « mon deuxième Noël », j’ai de la misère à y résister!

Maintenant que vous êtes sans nul doute sur le bout de votre chaise, empli d’anticipation, les yeux pleins d’étoiles, voici quelques conseils et renseignements pour profiter de l’évènement. Profitez-en bien, et j’espère que vous apprécierez l’évènement autant que moi!

Où et quand

La vente a lieu cette année du 19 au 27 mai 2018, de 13h à 19h chaque jour, à l’aréna Martin-Brodeur dans l’arrondissement de St-Léonard. Pour la fiche de l’évènement, incluant l’adresse exacte, vous pouvez cliquer ICI.

À quoi vous attendre

Attendez-vous à une longue file! Surtout le weekend, et surtout le premier weekend. Les gens font la file jusqu’à l’extérieur, beau temps comme mauvais temps! Il m’est arrivé d’attendre un peu plus d’une heure en ligne avant de pouvoir être admise sur le plancher de l’aréna. Regardez la météo le matin et prévoyez en conséquence!

La quantité de livres élagués durant cette vente est astronomique. Les bénévoles remplissent constamment les tables de nouveaux livres, et ce, durant toute la journée. Ce qui fait que vous pourriez y aller durant les 9 jours que dure la vente et y trouver des nouveautés chaque fois.

Les livres sont modérément classés. Par genre et par langue, habituellement. Par exemple, romans français, documentaires anglais. C’est à peu près la seule classification. Vous cherchez un auteur en particulier? Armez-vous de patience, ou passez le mot aux amateurs de lecture qui fouillent près de vous!

Si vous cherchez les différents tomes d’une même série, le défi peut être de taille… Vous pourrez retrouver le tome 2 sur une table, le tome 4 sur une autre et désespérément chercher les tomes 1 et 3 durant une heure… Le succès n’est pas garanti!

Quoi amener avec vous

Je vous suggère fortement d’amener un panier roulant ou des sacs pour vos achats. Les sacs réutilisables font l’affaire, mais vous verrez plusieurs acheteurs accompagnés de petits paniers sur roue qu’on utilise habituellement pour faire ses courses (et habituellement lorsque nous sommes plus âgés!). Pour ma part, après avoir fait l’expérience avec des sacs, j’ai mis l’orgueil de côté et ai investi dans un panier! Mon dos et mes bras m’en ont remercié!

Amenez-vous de l’argent comptant, c’est le seul mode de paiement accepté. Habituellement, si vous vous présentez le premier weekend, vous obtenez un coupon de 5$ pour le dernier weekend de la vente. Par contre, ceci n’est pas affiché sur les communications officielles, donc il ne s’agit que de mon expérience. Peut-être vont-ils changer cette pratique un jour.

Et, finalement, une bouteille d’eau peut être pratique! Surtout si vous devez attendre en plein soleil dans un stationnement asphalté!

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« Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie? »

qu'est-ce que tu veux faire dans la vie

Ce soir, je ne savais pas quoi écrire pour divertir ma vaste audience. Le syndrome de la page blanche. Puis, quelqu’un de très sage m’a dit que je n’écrivais pas pour les autres, j’écrivais pour moi. De quoi est-ce que j’ai envie de parler? Sur quel sujet est-ce que j’ai le goût de me vider le cœur?

Ce qui m’a le plus préoccupé ces temps-ci, c’est le travail. Ça fait presque 5 ans que je travaille pour la même compagnie. Mon record personnel. Je n’avais jamais « enduré » un travail aussi longtemps. Parce que, oui, endurer est le bon terme. J’ai rarement été très heureuse dans mes emplois. Exception faite de là où je suis présentement. Mais les dernières semaines et même mois, ce fût beaucoup plus ardu. Beaucoup plus exigeant en termes de temps et beaucoup plus de pression ainsi que de stress à gérer. Et savez-vous quoi? Je pense que je ne gère pas très bien…!

Je me suis mise à réaliser que je n’aimais peut-être pas tant mes tâches, ainsi que la direction future que semble prendre mon employeur par rapport au développement des affaires. Je me suis mise à me demander si je me voyais vraiment évoluer dans ce sens-là avec eux. Honnêtement, je ne suis pas sûre. Suite à ce constat, j’ai eu une légère période de découragement.

Découragement, parce que j’ai changé d’emploi beaucoup trop souvent dans ma vie (à mon avis). Parce que je n’ai jamais vraiment su ce que je voulais faire ou ce qui me passionnais. Parce que si on me parle de retraite ou de gagner la loterie, ma première idée est « yesssssssssssssss je pourrai arrêter de travailler et faire enfin ce que je veux! ». Mon problème, c’est que ce que j’aime faire comme loisir ou ce qui me passionne dans la vie, c’est assez difficile d’en faire un métier. Certaines personnes y réussissent et elles ont toute mon admiration. Arriver à survivre et même vivre d’un métier créatif ou artistique, c’est probablement ce qu’il y a de plus dur. Moi, je n’ai même pas le courage d’essayer. Alors, vraiment, ces personnes ont toute mon admiration.

J’ai toujours aussi envié les personnes qui savent ce qu’elles veulent faire comme métier depuis leur plus tendre enfance. Que ce soit à 8 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, cette personne que j’envie a toujours eu la même réponse à la question « qu’est-ce que tu veux faire dans la vie? ». Elle n’a jamais douté. Elle a suivi son idée, mis son énergie à accomplir ce projet et est heureuse dans son choix. J’aurais donné très cher pour être faite comme ça!

Alors je suis découragée, qu’à 32 ans, je ne sais toujours pas ce que je veux faire dans la vie et je doute encore de mon cheminement et d’où je suis rendue. Que je me remets encore à lire les offres d’emploi, à regarder les formations à distance, à considérer des plans B, C, D…

Je ne sais pas où ces récentes réflexions vont me mener. Je ne le sais jamais. Certains jours je me dis que je ne suis plus capable et je dois trouver autre chose… D’autres journées, je me raccroche à la relation positive que j’ai avec mes patrons, collègues, employés, qui font que mes journées sont tout de même plaisantes. Certaines journées, j’arrive même à trouver que mes tâches sont agréables et que mon travail est apprécié et fait une différence.

C’est un peu comme dans tout, il y a toujours des hauts et des bas. Rien n’est parfait! Il faut se raccrocher au positif et réussir à passer à travers les petites déprimes! Comme disent les philosophes du dimanche : « après la pluie le beau temps », et comme disait mon défunt grand-père : « rendu au bout, ça r’vire! »

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C’est dans les petites choses

Il y a quelques temps, j’ai rencontré quelqu’un. Après le passage obligé de la célibataire du 21e siècle sur les apps et sites de rencontre, j’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un de formidable. Et ça n’a pas pris grand temps que nous étions pratiquement toujours ensemble, du moins, autant que possible! Et quand je dis pratiquement toujours ensemble, je veux dire qu’on habite déjà ensemble. En tout cas, il y en a un de nous deux qui paye un logement très peu utilisé. Et y’a des brosses à dent, vêtements, accessoires de toilette et même ustensiles de cuisine qui ont migré. Je ne crois pas me tromper en disant que c’est en général un signe de cohabitation!

Oui, on a peut-être fait ça vite. Ça a surpris les gens près de moi, surtout après avoir dit sur tous les toits à quel point ce serait long avant que je partage de nouveau mon espace. Mais comme on dit, y’a juste les fous qui changent pas d’idée! Mon entourage m’a questionné, de façon plus ou moins subtile, ou exprimé leur surprise. Moi, je suis parfaitement bien là-dedans!

On aurait pu continuer pendant des mois à se voir une ou deux fois par semaine, pour des dates. Aller au cinéma, au resto, faire des activités sportives ou des sorties culturelles. Apprendre à se connaître au-dessus d’un verre ou au milieu d’un sentier pédestre. Je pense tout de même que c’est en habitant avec quelqu’un et en côtoyant la personne au quotidien qu’on arrive à se connaître le mieux, et surtout, plus au naturel.

Parce que si on se voit seulement le temps de quelques heures, pour une sortie en soirée, je vais être à mon meilleur. Je vais avoir eu le temps de me maquiller, de me mettre belle. Et le contexte en soi d’une date nous porte à être plus charmeur. Ce n’est pas nécessairement la même fille que celle qui fait son ménage et sort ses poubelles en sweat pants le dimanche matin, pas peignée ni arrangée. En fait, ce n’est vraiment pas la même fille.

Mon vrai moi, tu pourras le voir quand je rentre après une longue journée de travail qui a mal été. Quand je pogne les nerfs après le saran wrap. Quand je me lève le matin et que je bougonne. Quand je suis malade et que je veux qu’on prenne soin de moi. Quand je chiale sans cesse que je veux une journée à rien faire, et qu’après une heure ou deux je me plains que je m’ennuie.

On en apprend beaucoup plus sur quelqu’un en le voyant essayer de plier un drap contour qu’en allant souper au restaurant. Les réactions dans le trafic, les habitudes de vie, la façon de se détendre après une journée de travail, tout ça est pour moi bien plus important et révélateur que n’importe quelle date. C’est dans le trafic que la vraie personnalité ressort. Pour bien connaître quelqu’un, il faut lui faire descendre Décarie un vendredi à 18h ou l’amener au Dix30 le samedi à 17h.

Bien sûr, je vais apprécier les sorties romantiques et les activités en duo, qui nous sortent de notre quotidien banal. Je vais aimer voir si tu es galant et me tiens la porte et tes choix en matière de films. Si tu te mettras beau toi aussi pour une sortie. Mais je veux aussi savoir de quoi tu as l’air à tous les jours. Le but (en tout cas pour moi!) est de passer ma vie avec l’homme qui m’accompagne. Et malheureusement, la vie est composée d’avantage de sorties à l’épicerie que de soirées-spectacles.

Il faut pourvoir être bien ensemble pendant un voyage en auto. Il faut être capable d’avoir du plaisir à faire les tâches les plus ordinaires comme la vaisselle ou le lavage. Il faut être en mesure de s’entendre sur les choix de souper. Il faut être capable d’être bien ensemble dans toutes les choses qui composent notre vie, incluant les silences. S’asseoir en silence à côté de quelqu’un pendant plusieurs minutes, chacun dans sa bulle et être bien, c’est bon signe.

Être heureux dans les petites choses, les petits moments. Avoir des fous rires à tous moments. Avoir envie de se coller peu importe l’endroit. Une caresse vite fait, un bec en passant, se tenir la main en marchant. Se réveiller et avoir envie de sourire en regardant son partenaire dormir. C’est dans les petites choses que l’amour est le plus grand.

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Un tout-inclus en solo? Pourquoi pas?

En février de cette année, j’ai décidé de faire quelque chose que je n’avais jamais fait avant : prendre des vacances à l’étranger, en solo. Déjà, prendre des vacances, ça faisait un bout! À l’étranger? Encore un plus long bout! Toute seule, comme une grande? C’était absolument nouveau!

 Le stress du départ n’est pas le même quand on voyage seule. J’étais encore plus nerveuse à l’idée d’oublier quelque chose, ou encore pire, un itinéraire. Je ne sais pas pourquoi, mais peu importe le contexte, je déteste ne pas savoir où je m’en vais, du moins en avoir une idée générale. Dans un terrain complètement inconnu, c’est encore pire. Alors la nervosité était assez élevée en partant, simplement en raison du chemin à parcourir et du transfert entre les différents modes de transport. J’avais hâte d’être rendue à destination.

 Assise dans l’avion, je fais face à ma première expérience « amusante » de voyage : ma compagne de siège. Nous étions une rangée de seulement deux bancs. Ma compagne de voyage, je l’ai sentie avant de l’apercevoir. Une bonne odeur qu’on appelle communément « le fond de tonne ». Durant ce 4 heures d’avion, je ne pouvais m’empêcher de voir la situation du point de vue d’un observateur et de voir le comique de la chose. Ma voisine avait déjà cette forte odeur en arrivant dans l’avion et a par la suite continué sa consommation durant le trajet. Je dois aussi mentionner qu’elle était peu vêtue et que chaque mouvement de sa part me portait à fermer les yeux (par précaution). Aussi, elle me parlait sans cesse de son émission favorite « Mayday » qui raconte des histoires d’écrasements d’avion. Bref, la meilleure compagnie imaginable. Heureusement que je n’ai pas peur en avion et j’ai surtout trouvé la situation particulièrement drôle. Ça commençait bien.

 Une fois à destination (le transport s’étant déroulé sans incident), je découvre au comptoir de l’hôtel que je n’ai apparemment pas les bons papiers de confirmation. Semblerait qu’une enveloppe s’est égarée quelque part dans le courrier! Heureusement que j’avais pris la peine de faire imprimer ce que je pensais être mon papier de confirmation. Après plusieurs minutes d’attente on me confirme que le papier que je présente est suffisant. Soupir de soulagement de ma part.

 La première soirée/nuit fût légèrement empreinte de panique. J’ai eu un long moment de « mais qu’est-ce que je fais ici toute seule, ça a aucun sens, je vais m’ennuyer, je n’oserai pas rien faire, pourquoi j’ai pris cette décision ». Je pense que le stress du voyage et le dépaysement ont contribué à ma panique. J’ai dû me persuader moi-même qu’après une bonne nuit de sommeil tout irait mieux. Et heureusement, avec la magie du wifi, on n’est jamais trop loin de ses proches qui ont eu les bons mots pour me rassurer également.

 Effectivement, après une nuit de sommeil, j’ai pu commencer à mieux apprécier mon environnement et à voir que oui, je suis capable d’occuper 7 jours de ma vie avec seulement des livres, de la musique et de la plage. Très bien même!

 C’est le matin de cette deuxième journée que j’ai participé à la rencontre d’introduction organisée par le responsable de la compagnie d’avion attitré à notre hôtel. Un charmant monsieur enjoué, à l’immense sourire, grand séducteur de personnes âgées en vacances. Mon groupe, composé majoritairement de séniors, l’a A-DO-RÉ. En seul-à-seul par contre, monsieur-enjoué était beaucoup moins agréable. Je suis allée le voir pour réserver une excursion que j’avais prépayé et j’ai vite compris qu’au-delà de sa performance matinale, il n’avait pas l’air de particulièrement aimer son travail! J’ai eu droit à très peu de sourires et très peu d’explications sur mon achat, à un point où je me suis dit que je me plaindrais à la compagnie.

 Une chose que j’ai découvert durant mon voyage en solo dans un tout-inclus, c’est que… personne ne voyage en solo dans un tout inclus. Je n’ai croisé personne d’autre qui n’était pas accompagné, d’un conjoint ou d’une famille. À tous les endroits où je me trouvais, que ce soit au restaurant, en boutique, au service à la clientèle, on me demandait si j’étais seule, ou encore « combien de personnes? ». Les regards surpris à l’évocation du « 1 » m’ont appris que ce devait être assez rare et d’autres réactions m’ont parfois laissé sur un malaise également.

 C’est pourquoi, plus le temps avançait, plus je développais des techniques pour éviter les malaises. Quand on me demandait pourquoi j’étais seule, je répondais que mon copain était saoul et dormait dans la chambre d’hôtel. Dans un tout-inclus, c’est une excuse qui peut être présentée à toute heure de la journée sans créer d’étonnement. Au restaurant, quand on me demandait « 2 cafés? » ou « 2 verres de vin? » je disais oui et ensuite je buvais les deux. Beaucoup plus pratique que d’attendre qu’on repasse me servir. Il m’est même arrivé de faire semblant d’avoir une conversation avec quelqu’un dans ma chambre à partir de mon balcon, pour déjouer mes voisins.

 Avec les journées qui avançaient, j’étais de plus en plus confortable et développais mes petites habitudes de vacancière. En bout de ligne, je me suis vraiment reposée, j’ai dévoré 3 romans et demi, j’ai pris beaucoup trop de soleil et j’ai réalisé que j’étais capable de surmonter mon stress et ma panique. Je ne regrette pas du tout mon voyage, même si je commençais à avoir hâte de retrouver mon chez-moi.

 Ça m’a fait réaliser que parfois, sortir de sa zone de confort, c’est bénéfique. Et qu’être seul(e) ne devrait jamais être un argument pour se priver de faire quelque chose ou vivre quelque chose qui nous tient à cœur. Ça m’a rassuré de voir que même en pays étranger et dans des circonstances inhabituelles, je reste une personne débrouillarde et indépendante. Juste un peu plus stressée!

Crédit photo couverture : Marianne Morissette

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Ma paresse culinaire

J’aimerais tellement être une de ces personnes qui aime cuisiner, et qui trouve l’activité relaxante, avec une coupe de vin à la main. J’adorerais être de celles (ou ceux!) se plaisant à cuisiner un souper en 4 services après une longue journée de travail, pour son propre plaisir ou faire plaisir à son partenaire ou sa famille. Malheureusement, ce serait vous mentir que de prétendre qu’il s’agit de mon cas. Je n’aime pas vraiment cuisiner. Pas que l’activité en soi me dérange. Pour moi, c’est davantage une question de temps. Quand j’arrive chez moi après une journée de travail, faire à manger est en général assez bas dans la liste de choses que j’ai envie de faire. Mon niveau d’énergie est faible, j’ai faim, mais je suis aussi impatiente. Je n’ai pas le goût ni l’énergie d’entreprendre une recette.

J’ai essayé plusieurs trucs au fil des années pour essayer de cuisiner davantage. Parce que le vrai problème à mon avis, c’est qu’un plat cuisiné maison est meilleur pour la santé et plus économique. Donc, mes choix me coûtent chers en termes d’argent, mais aussi en termes de nutrition! Bref, je sais que ce n’est pas une bonne habitude d’aller vers les solutions faciles comme les surgelés, ou le « take-out »!

Il y a un certain temps, j’ai essayé de préparer tous les repas pour la semaine, le dimanche. Durant quelques semaines le concept a assez bien fonctionné. Ma collègue m’avait suggéré un livre où toutes les recettes sont basées en fonction de ce principe. Je dois dire que si après un temps j’ai démissionné d’occuper mon dimanche après-midi à faire de la popote, il n’en reste pas moins que j’ai découvert de très bonnes (et simples!) recettes à travers cette expérience.

J’ai aussi essayé les recettes supposément très rapides qu’on peut trouver dans des magazines ou en ligne. Pour finalement réaliser que même si la recette promet un succès étincelant en 20 minutes top-chrono, je n’ai pas plus l’intérêt et la motivation de le faire.

Parmi les autres trucs qui sont passés sur le banc d’essai : les services livrant des boîtes d’ingrédients frais accompagnés d’une recette. Encore une fois, cette méthode n’a pas été un succès pour moi. La qualité des ingrédients et des recettes rendent cette option vraiment intéressante, mais en ce qui me concerne, l’effort demandé venait diminuer le plaisir de cuisiner ces recettes.

J’ai bien dû me l’admettre à moi-même, mon problème en est probablement davantage un de paresse que d’intérêt.

Mes solutions favorites sont : les surgelés et les services de traiteur. Point de vue nutritionnel, la 2e option est sans aucun doute à favoriser. Il y a même des services de traiteur faisant affaire avec des gyms et concoctant des plats sur mesure pour les besoins nutritionnels d’une personne. Ce genre de service peut être un peu dispendieux, mais pour quelqu’un ayant une relation avec la cuisine semblable à la mienne, ça vaut la peine.

Les surgelés, je sais que je devrais en consommer beaucoup moins. La quantité de sel dans ces plats est souvent astronomique. Mais je trouve que la qualité par contre peut être assez bonne. Au goût, certains plats de type diner congelé sont excellents. Et certaines marques, comme le Choix du Président, offrent une variété de mets surgelés qui peuvent être intéressants et délicieux. Je pense entres autre à mon nouveau coup de cœur rayon surgelé, les crevettes sriracha et érable enrobées de bacon. Si vous les voyez à l’épicerie, je recommande chaudement.

J’essaie toujours de trouver une solution à mon problème, et quelque chose de plus réaliste que m’engager un chef cuisinier pouvant se plier à mes demandes à chaque soir. Ma nouvelle idée, c’est tout simplement de me forcer davantage. On dit que l’appétit vient en mangeant, alors je me dis que le goût de cuisiner vient peut-être en cuisinant? Peut-être que si j’arrivais à dépasser la phase « ça me tente pas, c’est long, je veux manger à l’instant même » je découvrirais que la phase suivante est « que c’est agréable couper ces légumes et pouvoir créer de mes mains quelque chose de délicieux ». Qui sait, peut-être qu’avec un peu de ténacité, je vais me découvrir un talent inégalé de cuisinière et épater mes proches!

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Mon ami, le sentiment de culpabilité

J’ai le goût aujourd’hui de vous parler d’un sentiment qui prend beaucoup de place dans ma vie. Probablement beaucoup trop. En fait, certainement beaucoup trop. Le sentiment de culpabilité. On s’entend que de toutes les émotions et tous les sentiments, ce n’est pas un des plus plaisants. Il se situe davantage dans le spectre des émotions négatives que positives. C’est assez rare que se sentir coupable rend joyeux! Disons que je lui préfère d’autres sentiments, comme l’amour, le bonheur ou le goût de rire! Par contre, s’il n’est pas porteur de soleil, lui et moi on est très familiers. On se connaît bien.

Je suis sûre que vous le connaissez aussi. Le sentiment qui fait que tu commences une phrase par « désolé », même si logiquement tu n’as aucune raison d’être désolé. Celui qui fait que quand tu dis « non » à quelqu’un ou quelque chose, même si c’est insignifiant, tu y repenses pendant des heures, voire des jours et tu te sens mal. Il vient souvent accompagné de ses amis « peur de décevoir » et « manque de confiance en soi ». Parce que des fois, on peut en venir à se sentir carrément coupable d’exister, de dire notre opinion, de prendre notre place! Sans compter son meilleur ami, l’anxiété!

Quand je me sens coupable de quelque chose, je me mets à angoisser dessus. J’y repense sans cesse, et surtout, ce qui m’handicape le plus, j’anticipe le futur. Je vois des conséquences potentielles fictives à un état qui est carrément le fruit de mon imagination. Dur d’avancer quand on est pris dans un tourbillon anxieux.

D’où est-ce qu’il vient, ce sournois sentiment? Dur à dire. Je pense que pour cela, c’est propre à chacun. On a tous notre histoire, notre chemin de vie, notre enfance, nos choix, nos zones de confiance et de peur, qui nous font nous sentir coupable pour diverses raisons. Je travaille à en trouver la source en ce qui me concerne. C’est en comprenant comment on est arrivé sur un chemin qu’on peut mieux décider de s’en écarter et surtout finir par trouver une façon de le faire.

C’est difficile à gérer, le sentiment de culpabilité. Parce qu’en bout de ligne, c’est de soi qu’il provient. C’est moi qui se sent excessivement mal d’avoir déçu quelqu’un, fait une gaffe au travail, oublié un anniversaire… Si je regarde la situation objectivement, je réalise que personne d’autre que moi ne m’en veut. Alors, il faut vraiment un bon travail sur soi pour en venir à bout. Nos patterns de pensées nocives, surtout à répétition, finissent par nous convaincre nous-mêmes. C’est une habitude, un réflexe, un peu comme se ronger les ongles quand on est stressé!

Et il ne faut pas oublier que c’est un sentiment normal. On dit d’ailleurs que quelqu’un qui ne ressent aucune culpabilité ou remords, c’est un psychopathe. C’est un barème interne (juste ou non) qui nous indique que nous avons fait quelque chose de mal. Alors on ne peut pas l’enlever complètement, il faut plutôt arriver à doser et relativiser les choses.

Je sais, plus facile à dire qu’à faire… Mais il faut bien essayer! Reconnaître le problème est toujours la première étape. Ensuite, en parler, aller consulter, lire sur le sujet, partager avec des gens qui vivent la même chose… autant de façon d’arriver, petit à petit, à changer ses mauvaises habitudes!

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Pour 2018, je veux… des sous!

Les résolutions de nouvelle année… Qu’on le veuille ou non, qu’on soit conformiste ou rebelle, on dirait qu’on n’y échappe pas. Le début d’une nouvelle année nous amène en général à contempler celle qui vient de passer, et réfléchir sur la suivante. Voir ce que l’on pourrait améliorer, changer, travailler. Décider si l’on continue sur la même voie ou si l’on bifurque un peu pour trouver notre bonheur au bout du chemin. Il y a toutes sortes de résolutions de nouvel an « classiques », comme perdre du poids… Probablement celle qu’on entend le plus! Moi, cette année, je vais prendre une résolution un peu plate, mais qui, je l’espère, aura un impact positif et c’est de mieux budgéter!

Je suis certaine que je ne suis pas la seule qui panique à propos de l’argent… On dirait que beaucoup de gens (dont moi probablement) ont un train de vie qu’ils peuvent à peine maintenir sans s’endetter. On veut s’acheter le dernier modèle de téléphone portable, comme tout le monde. Ou encore sortir avec nos amis le vendredi, comme tout le monde. Outre le train de vie, il y a les fameux imprévus. L’auto qui tombe en panne et nous coûte 800$ juste avant Noël. Le chauffe-eau qui rend l’âme. La fête de matante une telle qu’on avait complètement oublié et où l’on doit amener un cadeau. Bref, des sources de dépenses, il y en a à la tonne. Par contre, on n’a en général qu’un seul revenu. Il faut donc balancer ça comme il faut!

Est-ce que ça vous est déjà arrivé, vous aussi, d’éviter d’aller voir le solde de votre compte bancaire pendant quelques jours, parce que vous SAVEZ que vous avez dépensé plus que prévu? Et que vous êtes dans un stade de déni? Éventuellement, il faut bien être un adulte responsable et faire face à la musique, mais bon dieu que ça ne nous tente pas! Ou LE moment (ou LES, souvent c’est pluriel) où tu fais ton budget et tu te dis « mais pourquoi il ne me reste pas une cenne? ». Ou recevoir un compte et éviter de l’ouvrir pendant quelques jours, pour se donner une petite pause. Bon, ok… peut-être que c’est moi qui suis dans le déni trop souvent. Mais je suis sûre que je ne suis pas la seule!

À la longue, l’impression de se fendre le derrière (pour rester polie!) au travail sans arrêt et de ne pas pouvoir utiliser le fruit de notre labeur comme bon nous semble, ça devient vraiment frustrant. L’année dernière, je me suis dit « enough is enough »! On essaie de se serrer la ceinture, de payer les dettes, et après on pourra éventuellement profiter de notre salaire pour se faire plaisir. Ça, c’était la théorie. En pratique, des petits imprévus comme… un divorce, ça vient compliquer les affaires! En fait, me réinstaller dans un nouvel endroit et me remettre sur pied m’aura coûté plus cher que prévu. Mais je garde le cap. En 2018, je veux dire « bye » à mes dettes. Pas juste « au revoir » … bye!!!

J’ai demandé à une amie ses trucs l’autre jour. Elle est une fan de finances personnelles. Oui, oui, ça existe, moi aussi j’étais surprise! Son premier conseil, qui est évidemment excellent, est de faire un budget qui tiendra compte des imprévus et de toutes les catégories de dépenses. J’ai tendance à faire mes catégories larges, d’y aller avec l’essentiel (épicerie, compte de cellulaire, essence, etc.) et ensuite laisser le reste dans une catégorie non-définie style « dépenses personnelles ». Le fait de catégoriser davantage, par exemple vraiment définir restaurant, vêtements, magazines, cafés… permet de mieux voir où va notre argent. Et ainsi de se rendre compte que notre café Tim ou Starbucks du matin… finit par coûter plus cher qu’on ne le pense!

Pour éliminer les dettes, on m’a suggéré d’y aller avec l’effet boule de neige, donc de régler la plus petite en premier et ensuite s’attaquer aux plus grosses. Éliminer les paiements mensuels d’une carte de crédit fait en sorte qu’il nous en reste plus à mettre sur une autre carte, c’est bien logique. En ce qui me concerne, éliminer les dettes reste un challenge constant. Dès que je me sens proche d’y arriver… les imprévus m’éloignent à nouveau de mon but. D’où l’importance du conseil #1 : de budgéter pour les imprévus également.

Ma résolution d’adulte responsable pour 2018, ce sera de rester centrée sur ces deux objectifs : de bien garder mon but en tête et de penser à tout le positif qui pourrait en découler, si j’y arrive! L’argent est un sujet souvent tabou et difficile à aborder entre amis… Et c’est bien dommage, car souvent c’est en s’entraidant, en se donnant des trucs et en s’encourageant que ça devient plus facile! À tous ceux et celles qui tenteront la résolution avec moi, je nous souhaite un bon succès!

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Noël approche!

Ah, le temps des fêtes! Il y en a certains pour qui cette période est un calvaire et rime avec surconsommation et épuisement à courir toutes les fêtes de famille… Pour moi, ça rime avec surconsommation, épuisement… mais aussi joie! Les cantiques de Noël, les bonnes bouffes, les rencontres entre familles, entre amis, les décorations, faire des cadeaux aux gens qu’on aime, recevoir des cadeaux, se mettre sur son 31 et prendre un verre… je ne vois pas comment on ne peut pas aimer toutes ces choses!

Bien sûr, c’est une fête commerciale, mais je n’ai jamais compris pourquoi « commercial » était péjoratif. Même quand on parle de musique, certains artistes « commerciaux » ont quand même du talent; l’un n’empêche pas l’autre! Alors malgré la folie au centre commercial et l’impression de faire partie d’un troupeau de moutons, le magasinage fait partie des « musts » du temps des fêtes! L’idée de faire des cadeaux à mes proches me fait plaisir. J’aime prendre le temps, que ce soit en personne ou en ligne, de trouver LE gugusse qui fera sourire, fera rire ou réchauffera le cœur. J’aime aussi prendre le temps de l’emballer, de l’enrubanner, d’écrire une petite étiquette personnalisée, puis de poser le présent sous le sapin, et attendre jusqu’au 25 pour finalement voir la personne le déballer!

Je prends aussi beaucoup de plaisir à décorer mon chez-moi pour cette période de l’année. Monter son sapin en écoutant de la musique de Noël, si possible avec un être cher, c’est tout aussi magique! Et il y en a pour tous les goûts. Les plus organisés peuvent y aller d’un thème ou d’une couleur, les plus sentimentaux peuvent y aller de façon éclectique et étaler tous leurs souvenirs… Je suis un mélange des deux. J’aime que le tout soit harmonieux d’un point de vue des couleurs, mais aussi y incorporer des décorations uniques ou des souvenirs de voyage. En fait, j’ai commencé à rapporter de mes voyages des ornements de Noël, c’est une belle façon pour moi de revivre ces beaux moments et de les partager à mes proches lorsqu’ils me demandent « mais d’où vient celle-ci? ».

Et que dire de la musique de Noël… c’est probablement ce que j’aime le plus! Il y a quelque chose d’apaisant et d’enveloppant aux cantiques classiques comme Ave Maria. Ces chants me font sentir amoureuse ou sinon, me donnent envie d’être amoureuse!

C’est une chose que je suis prête à accorder aux gens anti-Noël. Si on est seul, c’est un peu plus plate! Cette année, j’en fais l’expérience moi-même, mais ce n’est pas vrai que ma solitude va me rendre amère pour cette fête qui a toujours été ma grande favorite! Elle va simplement prendre une autre signification. Au lieu de donner à un amoureux, peut-être me ferai-je un cadeau à moi-même. Peut-être qu’en faisant mon sapin au milieu des chants, au lieu de me sentir seule, j’aurai espoir que l’année prochaine je serai à nouveau en duo pour cette activité. Et même si je suis encore seule, j’espère y retrouver la même joie.

Tout est une question de perspective. On crée son propre bonheur et c’est nous qui décidons de faire d’un évènement quelque chose de redouté ou quelque chose d’excitant. Personnellement, je ne veux pas que ce temps de l’année qui m’apporte de la joie soit transformé par certains évènements récents de ma vie personnelle. Je choisis donc de continuer à en faire une période festive et joyeuse. Cette année, je penserai à moi. Je me ferai un cadeau, je l’emballerai et j’attendrai le 25 pour l’ouvrir! J’aurai du plaisir avec mes proches et je finirai mes soirées avec mon hérisson! Chose certaine, peu importe les circonstances, je choisis d’en faire une belle période de l’année.

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Mon chez-moi

Les propriétaires parmi vous vont me comprendre : avoir sa maison, c’est bien du plaisir, mais aussi bien du travail. J’habite présentement ma première maison. La première, à moi, à nous, pas à quelqu’un d’autre. C’est un objet inanimé, je sais, mais je suis responsable de ses états d’âmes et de son bien-être pareil. C’est une relation. Et au nombre de fois où l’on utilise l’expression « à la maison » dans une journée, je vous dirais que c’est une relation importante pour la plupart d’entre nous.

J’avais toujours espéré qu’un jour j’aurais ce fameux sentiment de « chez-soi », celui où quand tu ouvres la porte d’entrée, le sourire te monte aux lèvres et les pieds te gigotent de bonheur. J’ai effectivement trouvé ce sentiment, mais un peu comme toutes les lunes de miel, les petits défauts de ma chère maison ont fini par apparaître, tranquillement, pas vite…

Premièrement, elle qui paraissait si jolie et parfaite, devient un peu moins pimpante. Les rides apparaissent à différents endroits. Ça craquèle, le teint est terne… C’est à ce moment que tu suggères de procéder à un lifting mineur. Une couche de peinture, une nouvelle toiture, un peu de paysagement à l’avant. Heureusement, elle est très collaborative et se laisse faire en douceur.

Puis, vient le moment où tu réalises qu’elle n’est pas uniquement à toi, ta maison. La belle-famille vient y mettre son grain de sel, et t’empêcher de construire une remise, ou encore te dire que ton lampadaire en avant, ben y fait dur. Les mots sont toujours polis, mais le ton est froid. Et alors, vu que tu es un bon citoyen, tu procèdes aux modifications voulues par la belle-famille municipale et tu t’adaptes.

Vous savez tout ce qui se passe aussi dans une relation à long terme, et souvent à un moment inopportun : la première chicane. Oh, et quand elle se fâche ta maison, elle se fâche. Pas à peu près. Ça y va à grand coup d’eau sur 3 étages, de planchers en plafonds. C’est un peu hypocrite, c’est caché à travers tous ces murs, mais en même temps, tu ne peux pas le manquer! Tu ravales tes sacres (ok, des fois tu les laisses sortir) et tu te mets à l’ouvrage pour réparer ta relation. Un peu de temps et d’amour, un peu d’attention et en général on est remis sur pieds.

Comme toutes les relations, il suffit d’arriver à avoir une balance du positif et du négatif. On ne veut pas n’y voir que du travail, il faut qu’il y ait une bonne balance de plaisir.

Parce que les bons moments, à travers tout ça, il y en a des tonnes : le premier temps des Fêtes ensemble, la première Halloween, les premiers anniversaires, les nouvelles additions à la famille. Toutes ces occasions où on met nos plus beaux atours et où on est entourés d’amour et de bonheur. Elle, notre partenaire silencieuse, elle assiste à tout cela, contemple, participe à sa façon, nous enveloppe de son étreinte et nous tient au chaud. Ce n’est pas la première qu’on remarque dans le groupe, elle n’est pas la plus extravertie. Mais quand on repense à tous ces souvenirs, elle fait toujours partie de l’histoire, à tout coup on ne l’oublie pas. « Te souviens-tu, on était chez Untel…? »

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