L’anxiété, ce poison néfaste

L'anxiété, ce poison néfaste

Être sain d’esprit est une réelle chance, pour prendre le contrôle de notre corps et choisir les bonnes options pour nous. Mais lorsque l’anxiété s’en mêle, on perd parfois tous nos sens.

Parce qu’elle est invisible, mais si forte à la fois. Elle monopolise mon âme et réussit à me faire croire n’importe quoi. L’anxiété est aussi forte qu’une tornade et même si vous voulez la vaincre, vous finissez épuisé et perdu.

Bien qu’elle ne se vive pas de la même manière pour chacun d’entre nous, elle réussit à nous mettre dans le même état. Parfois elle vous donne des chaleurs, des tremblements, des frissons, elle rend les mains moites, elle donne des palpitations. Certaines personnes se rendent même à l’urgence en pensant qu’elles sont prises d’une crise cardiaque tellement c’est fort.

Tel un poison venimeux, elle s’infiltre dans vos veines et paralyse le cerveau en vous faisant à croire de ce qu’elle veut bien vous transmettre comme informations. La vaincre exige beaucoup de contrôle et demande beaucoup de stratégie.

Comme par exemple la méditation, téléphoner une personne calme et de confiance, marcher, parfois la médication est nécessaire, tout comme un diabétique qui a besoin d’insuline.

Se l’avouer et découvrir ce que l’anxiété produit chez une personne est une étape difficile. Les personnes de l’entourage doivent être compréhensives et réceptives aux besoins et ne doivent pas être dans le jugement.

L’anxiété est différente pour chacun d’entre nous, mais au même résultat final, soit un état de panique très intense. Il n’y a pas de raison particulière pour laquelle une crise se présente le bout du nez. C’est comme de la visite qui se pointe un dimanche après-midi : inattendue et pas nécessaire! Il n’y a pas de stéréotype particulier pour que l’anxiété colle à nous. Elle apparaît un jour comme par magie, mauvaise magie par contre.

Voici une ligne d’écoute qui se nomme Écoute Entraide. La ligne s’adresse aux personnes vivant toutes sortes de problématiques, entre autres :

La santé mentale

Dépression

Anxiété

Solitude et isolement

Séparation

Problèmes familiaux, etc.

La ligne d’écoute est accessible 7 jours par semaine, de 8 h à minuit.

Région de Montréal :

514 278-2130

Extérieur de Montréal sans frais :

1 844 294-2130

Pour vous, ou pour aider quelqu’un.  😉

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La vie est belle

La vie est belle

Mon amie,

Ton monde est très gris ces temps-ci, même très orageux. Tu traverses une tempête physique et émotionnelle. Tu crois que cela restera ainsi, parce que ton cerveau te conditionne au pire. Tu penses parfois traverser les nuages, mais qui sait vraiment ce qui s’y cache ?

Je crois que tu es beaucoup mieux parmi nous. Je ne banalise pas ton mal, je sais qu’il est bien réel. Je veux seulement t’expliquer pourquoi selon moi, tu dois rester ici.

La première fois que je t’ai vue, tu rayonnais tellement. Je t’ai trouvée d’une beauté remarquable, mais j’ai surtout ressenti la personne bonne et confiante que tu transmettais.

Avec le temps, j’ai pu encore plus apprécier la chance que j’avais de t’avoir parmi mon cercle d’amis. Je venais vraiment de savoir que j’avais fait la rencontre d’une perle rare.

On a besoin de toi ici, des milliers de gens sur cette Terre devraient ressembler à la personne que tu es à toi toute seule. La femme, l’amie, la sœur, la fille, la mère. Bref, toi. Tu dois seulement retrouver la petite étincelle, celle que j’ai vue dans tes yeux si pétillants, il y a de cela pas si longtemps.

Laisses-toi du temps, ne mens surtout pas à la petite voix en dedans, ne l’ignore pas car elle détient la clé de ton bonheur. Puisqu’elle est ta voix, la tienne, la réponse à toutes tes questions. Elle te mènera à un ciel beaucoup plus éclairci et tout cela fera partie d’un simple moment moins ensoleillé. Ne te décourage pas, c’est bientôt histoire du passé, seul le temps te permettra de le constater. 

La vie est belle, elle vaut la peine d’être vécue et surtout en ta présence. xxx

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Lettre à Rachel

Véronique s'adresse à Rachel

Il y a un an de cela, j’ai compris que l’expression karma était réelle.

Par une journée toute simple, je devais aller à la pharmacie pour aller chercher les médicaments de mon garçon. Au comptoir de prescription une dénommée Rachel, selon son étiquette inscrite sur son sarrau, me sert. Son visage me dit quelque chose et le lien se fait assez rapidement. En un temps éclair, mille et une chose se sont passées dans ma tête, j’ai eu 15 minutes à attendre dans la salle d’attente pour me remémorer ce que j’avais fait il y a de cela dix-huit ans.

Je t’ai reconnue Rachel, la fille aux bonnes notes et au bon comportement à l’école secondaire. Une fille studieuse qui ne déplaçait pas d’air. Étant dans une gang cool à l’époque, je me suis sentie comme un loser là, maintenant en 2017. Je me suis mise à essayer de comprendre pourquoi je riais de toi, ou pourquoi je passais des commentaires à voix haute, sur toi. Ce jour-là à la pharmacie quand je t’ai reconnue, j’ai eu de la difficulté à garder le contact visuel, parce que j’ai eu des remords de conscience.

Parce que rendue à 31 ans, maintenant maman, j’ai peur qu’une moi-même s’acharne sur mon enfant, que quelqu’un lui fasse vivre de la peine gratuitement sans raison précise. J’ai beaucoup évolué en tant que personne, je ne pense pas comme je pensais à 12-13 ans, mais je tiens à ce que tu saches que j’ai mal agis, sans raison précise tu as subi des remarques que tu n’avais pas à entendre ou à vivre.

Avec le recul, je me demande si cela a eu des répercussions sur ta vie d’adulte, si tu as passé par-dessus, parce que parfois la peine et la méchanceté des autres laissent des cicatrices toujours un peu vives. Dans nos têtes de jeunes adolescents hormonés, on ignore ce que les autres peuvent ressentir face à nos commentaires ou nos gestes commis. On ignore aussi ce qu’il se passe au retour de l’école, dans les foyers, l’ambiance à la maison, cela peut être difficile quand s’ajoute l’intimidation à l’école.

En tant que société, je crois que cela est très important d’expliquer et de jaser avec nos enfants et ce, en bas âge. Nous devons éduquer nos enfants à être gentils et polis. Nous devons leur apprendre à se défendre, pour qu’ils ne vivent pas l’intimidation. Cela laisse des marques, l’ayant aussi vécu dans une nouvelle ville à 9 ans. J’en ai vécu un traumatisme. Cela ne m’a pas empêché de le reproduire des années plus tard. Mais j’en parlerai à mon enfant, pour qu’il ne devienne ni une victime ni un intimidateur. Nous devons être conscients que cela existe encore et nous devons continuer à en parler.

À toi Rachel, je tiens à te dire sincèrement que je m’excuse.

 

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Oui je le veux

Véronique parle de mariage

Quand j’étais petite, j’ai toujours eu en admiration les robes de mariées. Et comme bien des petites filles, ce rêve de princesse m’interpellait.

Vers l’âge de cinq ans, j’ai été la bouquetière au mariage de mes parents. Cela fait 26 ans qu’ils se sont dit : «oui je le veux!» En grandissant j’ai assisté à beaucoup d’événements où des gens s’échangeaient leurs vœux. À toutes les fois que je vois la mariée entrer, les larmes me coulent sur les joues. J’ai beau tenter de les retenir, je n’y arrive pas.

Soyons honnêtes, nous attendons tous ce moment précieux quand les portes s’ouvrent, pour y voir entrer la sublime mariée. Un beau 5 minutes où c’est elle la vedette du moment. Un moment pour contempler les tissus et le modèle choisis par celle-ci et voir comment la robe moule à merveille sa silhouette.

Maintenant âgée de 31 ans, je n’ai jamais voulu me marier à tout prix, mais voilà que depuis quelques temps, l’idée me chicote!!! Quoi de mieux que d’apprendre à se connaître, s’apprivoiser l’un à l’autre, se découvrir, se divertir, se charmer, parcourir les bonnes et les moins bonnes aventures. Vivre une grossesse ensemble, avoir des enfants, apprendre à être parents, trébucher, se relever, s’aider, se voir évoluer, admirer nos forces, travailler nos faiblesses.  Grandir, s’épanouir, être là, l’un envers l’autre. Être un couple, quoi!

Après huit ans de vie commune, je sais que j’ai le bon entre les mains et j’aimerais réaliser ce projet. Je ne sais pas quand exactement, mais j’ai une envie folle de le faire. Bien sûr que je pense à mes filles d’honneur, à ma robe, à ma coiffure, mes souliers. Je pense aussi au geste posé devant les gens avec qui j’aurai choisi de partager ce moment précieux.

Une journée pour célébrer l’amour avec un grand A! Lire des vœux qui ont été écrits avec le cœur. Regarder la profondeur des yeux de celui qui fait battre mon cœur depuis tout ce temps. Celui que je trouve sexy et surtout habillé ainsi. Celui que je vais embrasser toute la soirée quand j’entendrai les cuillères sur les tables.

Faire la fête toute la nuit, avec la famille et les amis qui eux aussi en font partie. Faire participer mon fils à cette journée symbolique qui unit l’amour de ses parents.

Bref, je lance ça dans l’univers et j’aimerais réaliser ce projet avant mes 45 ans, si possible!

J’espère un jour entendre et lire sur tes lèvres oui, je le veux !

 

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Si je te disais

si je te disais

Mon enfant, je le sais que c’est difficile à comprendre pour toi, mais ton papa c’est mon amoureux.

C’est vrai que je vous trouve beaux et complices quand je pose les yeux sur vous. Tes petites mains autour de son cou me charment et lui aussi, ça le fait craquer. De le voir aussi amoureux de toi, ça me rend heureuse et épanouie, parce que sincèrement je n’aurais pas pu choisir meilleur père que lui. Mais ton papa, mon chum, il me manque…

Les premiers temps où les après-midi étaient nos matins, cette période où les vêtements n’étaient pas obligatoires dans la maison. Les moments où l’heure n’était qu’un chiffre et que l’importance de dormir n’était pas si nécessaire. Celles où les câlins n’étaient pas interrompus par de petites mains qui nous séparent l’un de l’autre. Les grosses buveries qui s’accompagnaient d’un lendemain de poutine comme déjeuner.

Les matins calmes avec un bon café CHAUD! Les ébats amoureux, n’importe où, n’importe quand! Les sorties qui étaient toujours acceptées puisque nous n’avions pas besoin de se questionner à savoir si quelqu’un peut garder. Écouter cinq à six épisodes d’une série sans peser sur pause au moins trois fois.

Manger un bon repas chaud, avec une bonne bouteille de vin en discutant de tout et de rien sans se faire interrompre par un mini individu qui a besoin d’attention majeure!

si je te disais

Mon amour, on vieillit, on travaille, on change. Je m’ennuie de toi, de nous. J’ai mille et un projets avec toi, mais le temps file à une vitesse folle et cela me fait peur. Je réalise à quel point notre amour est solide puisqu’après huit années, je suis toujours à la recherche de ton regard qui fait toujours le même effet à mon cœur. Surtout que depuis que tu es papa, tu as ce côté sexy qui me rend complètement gaga de toi!

Nous sommes un beau trio, mais nous avons commencé en duo et en vieillissant, je constate à quel point il est important de le conserver et de le pimenter, mon bel amoureux. J’ai envie qu’on continue de se charmer et surtout qu’on prenne du temps pour nous, car être un couple amoureux, c’est un bel exemple à montrer à notre enfant.

Se retrouver, savourer et s’aimer, voilà 3 choses importantes à mes yeux.

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Elle

Je te regarde vieillir, je te trouve belle, j’espère qu’à ton âge je serai aussi magnifique.

Tu es tellement unique et j’en suis reconnaissante envers Dieu, parce que qui voudrait partager une femme comme toi.

Tu as des valeurs qui sont profondes et sincères. Ta patience est un exploit à mes yeux. Ton positivisme est à jeter par terre, ta manière d’apprivoiser les problèmes se transforme toujours en solution. Tes bras sont si réconfortants et confortables. L’odeur de ton parfum reste imprégnée sur nos vêtements et parfois même sur les cheveux de mon enfant. Cela nous rappelle que l’on t’a rendu visite.

Ton ouverture d’esprit est si agréable, les conversations sont si faciles à tes côtés. Nos silences ne sont jamais malaisants, ils sont tout simplement purs et apaisants. Nos fous-rires sont parfois gênant lorsqu’on se retrouve en public, mais tellement libérateurs. Même lorsque je ne suis pas avec toi j’arrive à entendre ton rire communicateur.

Quelle grande femme tu es, être aussi généreuse envers nous, sacrifier ta vie, trois fois plutôt qu’une et ne jamais t’en plaindre. Être exceptionnelle pour mon fils. Te regarder le serrer dans tes bras avec autant d’amour et d’intensité me rend émue. Lui faire la lecture, lui faire des surprises, nous accueillir peu importe les heures de la journée, se sentir toujours la bienvenue.

De m’encourager, écouter mes joies et mes peines, me conseiller sans me juger, me réconforter, calmer mes tempêtes qui sont parfois que dans ma tête, m’accompagner dans des moments gris, et d’autres fois très roses. Beau temps mauvais temps, tu es là. Parfois j’arrive à entendre la compassion muette au bout du fil, je te déchiffre même par ton non-verbal. Nous sommes si fusionnelles.

Je te ressemble, physiquement et intérieurement, c’est probablement l’une de mes plus grandes fiertés, je marche parfois dans tes pas, ce n’est pas volontaire. Je crois plutôt que la vie me mène vers des situations que tu as déjà vécue et qu’avec ta grande sagesse tu réussis à me guider vers d’autres chemins.

Je te vois grande et forte, capable de tout surmonter.

Tu es une personne qui sème le bonheur partout où elle passe. Je te remercie de tous les petits gestes que tu fais pour moi, je t’en suis tellement reconnaissante. Je suis aujourd’hui moi-même maman et le plus beau compliment que mon garçon pourrait me dire serait : tu me fais penser à mamie.

Maman je t’aime xxx

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Devenir son premier choix

Une nuit, trois jours avant mes 31 ans, ma cape de “superwoman ” a fendu en plein vol. L’atterrissage a été violent pour mon orgueil, mais nécessaire pour la partie la plus importante du corps, mon cerveau.

Une nuit, prise de panique, dans l’inconscience la plus profonde, démunie, je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’arrivait. J’étais exténuée, incapable d’arrêter de penser à toute la liste générale du quotidien. J’ai téléphoné au travail, j’avais besoin de ma journée puisque durant la nuit je n’avais eu aucun répit de sommeil, j’avais passé une nuit blanche. Pensant qu’avec une journée j’allais être reposée et fraîche comme une rose, qu’elle fut ma déception de voir que je n’étais qu’une boule d’anxiété sur deux pattes, se questionnant à savoir pourquoi ça m’arrivait à moi? Je ne suis pas mieux qu’une autre mais j’ai toujours eu ce côté guerrière, qui affronte la vie avec un bouclier gigantesque et incassable.

La vérité est que l’on peut faire à croire à notre corps qu’on est capable de tout, de tout vouloir gérer, dans toutes les sphères de notre vie, sans demander d’aide, mettre tout sur ses épaules, en demander plus que l’on en est capable et continuer jour après jour. Jusqu’à ce fameux jour où notre cerveau n’en peut plus, où l’on ressent la fatigue traverser notre chair, pleurer pour sortir le trop plein qui remplissait la boule d’orgueil que l’on traîne tel un boulet, le cerveau qui surchauffe et qui ne laisse plus entrer aucune information puisqu’il doit nous faire comprendre que l’on s’est oublié.

Se regarder dans la glace en se demandant pourquoi nous avons aidé tous les gens autour de nous, sauf nous-même. Se culpabiliser juste à penser que nous devons apprendre à le faire. Se replonger dans le passé, pour se redécouvrir et s’obliger à être notre priorité. Oui, je suis une maman, une blonde, une sœur, une amie, une préposée aux bénéficiaires, mais j’ai compris que je ne peux pas prendre soin des autres si je ne le fais pas avant tout avec moi-même.

On ne choisit pas quand cela surgit. Le jour de mes 31 ans, j’étais fatiguée, je me demandais pourquoi je m’étais mise dans l’ombre aussi longtemps. Mais je découvre que je me suis offert le plus beau des cadeaux. Je me suis mise en arrêt de travail, j’ai pris soin de moi, je me suis écoutée avant de m’effondrer de tout mon long. Bizarrement dans cette histoire, j’ai ressenti le besoin de me sauver, le départ était déjà enclenché, je pensais à moi sans le savoir.

Vous vous connaissez mieux que quiconque, mieux qu’un médecin, la famille, le conjoint, etc. Écoutez-vous, ce que vous ressentez n’est pas une illusion. C’est votre corps qui vous lance un message. Moi je l’ai entendu et j’en suis plus qu’heureuse. N’hésitez pas à demander de l’aide, à dire quand ça ne va pas et débarrassez-vous de ce poids qui pèse lourd sur les épaules. Vous allez en ressortir plus fort et le temps pour le réaliser sera moins long que lorsqu’on veut ignorer les signes.

Se choisir, devenir notre priorité n’est pas égocentrique mais nécessaire. Nous devons être bien pour pouvoir semer le bien alentour de nous et pour pouvoir prendre soin de ceux qui nous entourent. Savourez les petites choses qui nous rendent heureux, trouvez le bonheur dans les petites choses que la vie nous offre. Ne rien prendre pour acquis. Cette pause m’a été d’une aide énorme dans ma vie. Le faire sans se sentir jugée, entourée des gens que j’ai choisis pour affronter cette épreuve qui s’est transformée en leçon de vie.

À force de vouloir toujours rester forte, on se rend compte que l’on s’épuise sans s’en rendre compte et qu’au fond, nous sommes un être humain et non un super-héros!

Être performant à tous les niveaux, constamment, ça apporte quoi finalement? Vous ne gagnerez pas de prix malheureusement. Demander de l’aide n’est pas signe de faiblesse mais plutôt signe de sagesse de se prendre en main. Un jour à la fois, une chose à la fois et qui sait si vous allez être là demain? La vie est précieuse et nous devons nous traiter tel un bijou.

 

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Québec, je t’aime!

Vendredi matin, on part, mon chum et moi, vers la belle route de Québec.  Nous débarquons au Manoir Sainte-Geneviève, notre nid pour le week-end.

L’immeuble, sur le coin de la rue face au Château Frontenac, est coquet et très ancien. Un homme fort sympathique nous accueille et porte nos bagages jusqu’à notre chambre. La chambre est ancestrale et magnifique. Nous avons une terrasse petite et coquette pour le café du matin avec un beau soleil. L’endroit est très propre et tranquille.

Nous déposons nos trucs et sortons marcher et notre premier arrêt se nomme Le Projet, où la bière locale est au rendez-vous. On y déguste des ailes de poulet et un mélange de noix épicées. À notre arrivée, le serveur a pris le temps de bien nous expliquer l’ardoise et je décide de boire une bonne bière sûre qu’il me recommande. Nous payons la note et décidons d’aller en ville se promener pour profiter de notre journée.

En soirée, notre réservation est pour 8:30 à la Buvette Scott, un petit bistro, où les lampes sont composées d’un disque 45 tours avec une petite ampoule au centre. L’ambiance est décontractée et le barman est vraiment gentil et attentionné. Les plats sont divins : choux de Bruxelles sautés, ceviche de pétoncles, petite entrée de fromage de la région et rillettes à partager. La musique provient d’un tourne-disque dont les choix sont faits par le barman lui-même. On quitte et rentre au manoir pour être frais et dispos le lendemain matin.

Samedi matin, le soleil entre dans la chambre, la journée sera belle. On se dirige à pieds au restaurant La Bûche, cuisine québécoise à l’allure de cabane à sucre. Les plats sont copieux et réconfortants. Nous décidons de prendre un pain doré maison, avec son beurre de pomme, sirop d’érable et, en extra, du bacon artisanal fait sur place. Bon à s’en lécher les doigts. Maintenant qu’on a fait le plein, allons parcourir cette merveilleuse ville.

Nous y allons et s’arrêtons au NOCTEM artisans brasseurs. La bière faite sur place est mise en valeur derrière une vitrine qui en donne l’eau à la bouche. Un menu simple, rempli de fraîcheur avec les descriptions franches et invitantes. Nous avons mangé un petit party mix (popcorn paprika, pommes pailles et noix caramélisées), ainsi qu’un petit plat avec jerky de porc fumé, le tout se jumelant divinement avec nos bières.

Nous nous sommes promenés et nous avons savouré notre journée d’amoureux, notre prochaine destination se trouvait à L’affaire est ketchup! À notre grande surprise, pas d’enseigne à l’extérieur, seulement une porte rouge et un dessin à ses côtés. L’endroit est petit. Nous avions réservé au bar, c’est un peu le sentiment de se faire inviter chez des amis. Du bar, l’accès mène directement sur la cuisine qui est composée de deux fourneaux. Le personnel est formidable, attentionné. L’ambiance est chaleureuse et bruyante. La musique est variée et nous sentons la passion de l’équipe qui y travaille. L’apéro est joyeux et on ne se sent pas poussé à manger immédiatement.

Le serveur est prêt à décrire l’ardoise qui est composée de 5-6 entrées et même chose pour les repas principaux. Les descriptions semblent toutes bonnes et convainquent d’y goûter. Que dire de la nourriture? Le meilleur ris de veau de ma vie. Chaque bouchée était un délice. Comme plat principal, nous avons pris le magret de canard, avec légumes racines et une sauce tout simplement indescriptible. L’accord met et vin est parfait. La fête se poursuit en observant l’équipe vider la laveuse à vaisselle, laver les fours et ranger le matériel. Nous savourons de bons cocktails jusqu’au petites heures du matin. Nous quittons l’endroit avec comme impression de dire au revoir à des amis.

Dimanche matin, nous devons quitter la chambre pour onze heures et mon coeur ne veut pas partir, car il s’est fait charmer par cette ville tellement chaleureuse et dont le cachet est unique. Nous avons fait le vide en une fin de semaine dans cette ville gagne à être connue. On s’y sent chez soi, même en visite. Les gens sont sympathiques et amicaux, nous y retournerons certainement l’année prochaine. Québec, je t’aime!

 

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Le travail, ma deuxième maison

le travail ma deuxième maison

Il y a douze ans, je suis entrée dans ce centre d’hébergement, du haut de mes dix-huit ans, sans me douter que j’y trouverais le père de mon enfant, en plus de très bons amis.

Le travail à temps plein, c’est 50 heures par semaine passées avec nos collègues. Au début, il y a la gêne, la méfiance, l’inconnu et la réserve. Mais, avec le temps, on apprend à connaître les gens, on sort à l’extérieur du travail pour découvrir les vraies facettes qui se trouvent derrière le ou la travailleur.euse, parce que, soyons honnêtes, on ne peut pas autant lâcher notre lousse côté professionnel versus à notre naturel dans un bar.

Avec les années viennent le confort et la complicité qui se développent en présence de nos collègues. Sans parler des gestes qui se coordonnent l’un après l’autre et le travail qui s’enchaîne naturellement. La confiance s’installe, les moments plus difficiles, côté personnel, sont compris et acceptés par ces derniers et, parfois, le travail semble plus léger.

Soyons honnêtes, je vois mes collègues plus que ma propre famille. Les moments partagés avec eux se doivent d’être agréables et drôles. Parfois, les journées sont plus calmes, quelques fois, on sent la vague d’optimisme d’une personne, la petite tape qui manquait pour continuer le quart de travail avec le sourire. Il y a des jours gris où seule une oreille attentive et sans jugement nous fait du bien. Avoir une confiance aveugle envers une personne est une rareté et est quelque chose de précieux que la vie nous offre. C’est s’abandonner face à l’autre et être prêt.e à entendre la franchise de cette personne.

Le but premier de travailler, c’est de faire un métier que j’aime, que j’ai choisi. Agrémenté de gens merveilleux, cela semble encore plus facile. Entrer le matin sans avoir l’impression d’aller travailler, c’est vraiment un sentiment inexplicable. Se sentir dans ses vieilles pantoufles le matin, entourée d’une gang extraordinaire, ça n’a pas de prix!

Certaines sont comme des mères, d’autres, plus âgées, deviennent les meilleures conseillères avec leurs multiples expériences de vie. Les plus jeunes viennent ajouter des touches éclatantes. Celles qui vivent les nuits difficiles, les otites des enfants, les nouvelles attitudes de ton 3 ans et demi. Il y a celles qui sont devenues de l’or en barre, celles qui, jour et nuit, seraient là pour toi. Celles que tu ne peux même plus appeler tes collègues, parce qu’elles sont devenues beaucoup plus.

Je remercie la vie d’avoir mis sur mon chemin, non seulement un travail que j’aime, mais des personnes exceptionnelles avec qui je continue d’évoluer en tant que personne, parce que depuis douze ans j’ai beaucoup appris. Et il y a toi, mon amour, le beau gars aux tatouages avec les cheveux noirs. Celui qui a changé ma perception de l’amour. Celui avec qui j’ai fondé ma famille.

Rares sont ceux qui peuvent se vanter d’avoir trouvé l’amour, l’amitié et la passion d’un métier dans une seule bâtisse.

Folie veronique logo auteur ariane reviseure