Pourquoi je ne suis pas de diète

Charline parle de diète

Je suis une épicurienne.
Une amoureuse des plaisirs de la vie.

Certes mon rapport à la nourriture est particulier.
Je mange mes émotions, peu importe ce qu’elle est.

Je suis triste : mmmm des raviolis à la courge ou aux champignons, pour panser ma peine.

Je suis amoureuse : du filet mignon, des crevettes et des légumes grillés au bbq, pour gâter mon Homme.

Je me sens fatiguée : un bon sandwich au prosciutto, pour me remettre sur pieds.

Je suis heureuse : un appétissant poke bowl, pour célébrer la Vie.

Je me sens malade : une bonne vieille soupe Lipton avec des cubes de fromage, pour réconforter mon corps.

Je suis exténuée d’une semaine chargée : d’excellents sushis, pour me récompenser…

Et cela, c’est sans compter les vendredis McDo, les déjeuners en famille, les soupers entre amis, les anniversaires, les journées ordinaires (!)…

Aussi bien le dire, la nourriture est ma meilleure amie.

Cuisiner en fait, est une de mes nombreuses passions.
Cela me relaxe, cela me motive, me stimule.
Mes sens en ont plein les bras, et moi, je suis dans un état d’esprit divin.

L’odeur de la coriandre fraîchement hachée.
La texture onctueuse d’un avocat mûr.

La saveur d’une tomate en vigne qui éclate entre mes dents.

Du foodporn, cela existe!

Alors, suivre une diète équivaut pour moi, à me contraindre dans ma créativité, dans mon plaisir et dans l’expression même de mon affection.

 

Par contre, comme dans bien des aspects de ma Vie, j’y vais dans la modération.

Je ne me prive pas, je me contiens juste dans mes portions.

 

Une poutine smoked meat me fait de l’œil? Miammm, une fois par mois, pourquoi pas?

 

L’envie de chips se pointe pendant que je regarde une série sur Netflix?
Pas de problème, je vais me verser un bol, et c’est tout!

 

Je suis chez des amis et ils servent du gâteau, une mini portion et cela fait mon bonheur.

 

 

Mais, je ne dis pas que les diètes c’est mauvais, ou que ceux et celles qui mangent plus « santé » ne profitent pas de la Vie.
Au contraire.

À chacun ses plaisirs et à chacun sa manière de faire des choix qui lui convient.

 

Quand j’avais 20 ans, c’était une autre réalité.
Je travaillais dans un gym, je m’entraînais 4-5 fois par semaine, je buvais des shakes de protéines à chaque jour et je me permettais mon Vendredi Mcdo. Je sortais souvent et je passais la soirée sur la piste de danse à dépenser des calories!

 

Aujourd’hui, à l’aube de mes 40 ans, les données ne sont plus les mêmes.

J’ai deux enfants, une maison, un travail auprès d’un groupe de 2 ans et je croule sous les maux : genoux sensibles, bursite du pied droit, courbatures au dos, et j’ai deux enfants… oui je prends la peine de le répéter dans mon énumération, car passer du temps avec mes merveilles du Monde occupe une grande partie de mon existence et de mon temps.

 

Je n’essaie pas de me trouver des excuses pour mon manque de temps pour m’exercer chaque semaine, je crois que c’est plus une question d’organisation. Je sais que mon corps bénéficierait grandement d’avoir une pause de mon train-train quotidien et de faire renaître des muscles presque relégués aux oubliettes, mais dans le contexte présent, je n’y trouve pas de case horaire.

Choix personnel que j’assume totalement.

 

Donc, qui dit diète, dit aussi poids et balance.

Je me pèse à chaque matin. Je me checke quand même!
150 lbs est le poids que je ne veux pas dépasser.
150 lbs est la limite à mon bien-être psychologique.

Je fais fi du poids santé, idéal ou autre, des IMC, de ma hauteur par rapport à mon poids. Je suis celle qui vit avec ce corps et je crois que l’important c’est que j’aime la personne qui me fixe dans le miroir.

 

Dans mon idéal, j’aimerais peser entre 135-140 lbs.
C’est faisable. C’est un objectif raisonnable et qui me permet de ne pas me laisser aller. Et je sais exactement quels changements je devrais apporter.

Or changements et moi ne font pas bon ménage.
Je suis une routinière.
Les détours me pétrifient, les plans de dernière minute sont un cauchemar.

 

Cependant, j’y travaille. Un à la fois. À mon rythme.

 

Mes courbes, je les aime dans le fond.
Autant que la satisfaction de manger un de mes plats favoris.

 

À quand une diète de plats fétiches?!?

Crédits photos : @i.charline

 

          

Rencontrer sa mentore

Ce matin-là, en poussant les portes de l’immeuble et en l’apercevant instantanément au milieu de cette foule, je me suis retrouvée subitement à 13 ans, dans sa classe, dans mon passé.

Manon Leblanc.

Synonyme de rêve, de bonheur.

Son existence dans la mienne a eu une incidence importante dans mon parcours de vie, dans la définition même de qui je suis devenue.

C’est elle qui a semé le bourgeon de ma plus grande passion; l’écriture.

J’étais en secondaire 1, essayant de me tailler une place dans ce nouvel environnement hostile qu’est l’adolescence. Avec mes éternels questionnements et l’impression de n’être qu’un simple pion de plus dans le jeu de la vie, cette jeune enseignante m’a ouvert les yeux sur le monde de la création et de l’espoir d’exister, de laisser sa trace.

J’étais une simple fille, aimante de la vie, qui avait besoin d’un modèle, d’une oreille attentive, et en elle, j’ai trouvé tout cela.

Je la regardais, devant la classe, armée de confiance en soi et d’optimiste et je ne pouvais qu’espérer devenir aussi épanouie qu’elle.

Ma belle Manon, souriante, attachante, inspirante.

Encore aujourd’hui, lorsque j’écris, j’entends les conseils qu’elle me donnait; utiliser des synonymes, éviter le mot «chose», être authentique.

Grâce à elle, je suis devenue éditorialiste pour le journal étudiant. Elle a cru en moi, plus que je croyais en moi-même.

J’ai adoré l’expérience, rassembler les textes, façonner le journal, varier les sujets, écrire. J’étais enfin dans mon élément, dans un paysage qui me fascinait, qui me grandissait.

La poésie et les textes personnels sont devenus mes meilleurs amis, mes confidents. Durant ces années-là, j’ai écrit à chaque semaine, mes états d’âme, mes peurs, mes aspirations. Mon amour pour tout, mais surtout mon amour de l’amour.

L’amour m’a toujours enflammé.

Un bel héritage qu’est l’écriture. Une empreinte émotionnelle inscrite à jamais sur une page, des pages.

Indélébile comme le fantôme qui m’a suivi durant toutes ces années où j’ai perdu de vue ma mentore, partie enseigner dans un autre établissement scolaire.

Le choc de son départ m’avait ébranlé, déraciné… mais le bien était déjà fait…

Elle m’a suivi malgré tout, en pensée, en souvenir, en rêve. C’était mon alliée secrète et à chaque fois que je créais un texte, je l’écrivais en l’ayant en tête, en me disant qu’elle serait fière de me lire.

Puis, Facebook a fait son apparition et je l’ai retrouvé! Nous avons reconnecté au travers de nos publications, de nos photos. Le temps n’était nullement passé pour notre relation. Elle était restée intacte, à l’abri des intempéries des silences qui avaient existé sans qu’on se parle.

Donc, indéniablement, lorsque j’ai vu que le printemps du livre de Mascouche accueillait des auteurs Lanaudois, et que ma Manon Leblanc en faisait partie, je ne pouvais passer à côté de cette opportunité pour retrouver celle que j’ai chéri et adulé presque toute mon existence.

Alors, j’y étais. Et elle y était. Entourée de son aura éblouissante, au milieu de tous ces gens rassemblés. Lumineuse comme dans mon souvenir. Et surtout inconsciente du fait que je viendrais la voir…

Son visage, son expression lorsque nos yeux se sont croisés, la seconde où nos âmes se sont reconnues. La Terre qui a arrêté de tourner. Nous étions seules, à nouveau.

Enfin, presque, car j’avais mes deux enfants avec moi. Mes deux passions, mes deux amours.

J’en ai profité pour acheter un bout d’elle, un autre de ses livres; Dans le rouge du ciel. Je le lirai, par petits jets, pour étaler mon plaisir, la chance de la redécouvrir au travers de ses écritures.

La fin de l’année scolaire vient de s’achever pour mon fils. Je lui souhaite un jour de croiser un professeur ou une professeure qui saura l’inspirer de la sorte.

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L’Amour, la Tendresse, la Passion et NOUS.

l'amour

Si la Vie était un feu de foyer, l’Amour serait certainement les bûches, la Tendresse serait le bois d’allumage, la Passion serait les papiers journaux froissés en boule et NOUS serions le feu pour nous réchauffer et admirer cette merveille de la Nature, cet élément paisible qui nous relaxe tant.

Si la Vie était une chanson, l’Amour serait assurément la mélodie, la Tendresse serait les back vocals, la Passion serait le texte et NOUS serions la Voix unie, poignante, qui nous transporte dans des endroits tous plus magnifiques les uns des autres.

L’Amour c’est la base, les piliers, le fondement de toute relation.

D’ailleurs, lorsqu’on peut dire « je t’aime », on ouvre la porte à la sincérité, aux confidences, à la magie des premiers instants et des premiers baisers.

L’Amour c’est psychique, c’est dans les hormones, c’est au delà des ouï-dire, et des conventions ou des quelconques frontières qui pourraient se dresser sur notre route.

L’Amour c’est les papillons dans le ventre, les mains moites, le sentiment d’ennui et de manque quand l’autre n’est pas présent.

La Tendresse c’est le glaçage qui maintient les parties du gâteau ensemble, c’est les fioritures d’une écriture manuscrite, c’est la cerise sur le sundae.

C’est elle qui perdure dans le Temps et dans les intempéries. Qui surgit au moment opportun, par une journée exténuante qu’on a eus ou par une journée ordinaire pour la rendre extraordinaire.

La Tendresse c’est doux, délicat, elle arrive sur la pointe des pieds pour nous gâter, pour nous faire sourire et nous rendre conscient du Bonheur que l’on partage.

La Tendresse, c’est la main sur l’épaule, ou sur une fesse. C’est un regard complice qui n’a point besoin de s’exprimer pour nous réchauffer le cœur.

Elle est dans nos souvenirs les plus précieux, ceux là-même qu’on se remémore lorsqu’on se sent nostalgique.

La Tendresse c’est tout simplement simple! Pourtant, elle aussi a son importance dans la Vie.

La Passion c’est le « luxe », l’excédent, la folie d’un couple.

D’ailleurs, c’est celle qui anime et réanime la relation. Elle survient plusieurs fois, à différents moments et surtout à l’improviste; elle ne peut être conçue, ni feinte, car elle est vraie, elle est viscérale.

La Passion c’est physique, charnel, c’est la chair contre la chair.

C’est le magnétisme entre deux corps, entre deux âmes.

C’est dans les phéromones et cela nous prend par les tripes.

La Passion c’est la chair de poule, les palpitations du coeur qui accélèrent, les sens éveillés et les instants d’extase lorsqu’on est foudroyé par elle.

Je suis choyée.

J’ai tous ces 3 ingrédients qui font ma recette du Bonheur pur et sain.

Ces 3 sentiments qui font de NOUS, un NOUS heureux, sincère et douillet.

Je suis ta vieille pantoufle et j’en suis ravie.

Tu es mon beau grincheux et je ne te changerais pas.

Merci de concocter, encore et encore, cette aventure et cette histoire qui me comble si bien !

 

Quand ton fils veut une fête d’Harry Potter

HarryPotterus Totalus: sortilège qui empare toutes les pensées de la victime, de l’Univers d’Harry Potter.

Voici de quoi je suis atteinte depuis que mon fils adoré m’a demandé de lui organiser une fête de 7 ans, sous le thème de sa nouvelle obsession : Harry Potter.

Il faut dire que depuis toujours, quand je décide de m’embarquer dans un nouveau projet, je ne fais jamais les choses à moitié!

Alors, me voici, 60 jours avant son anniversaire, à m’imaginer tout ce que je pourrais fabriquer et utiliser pour lui créer LA FÊTE de ses rêves.

Baguettes magiques, Vifs d’Or, affiches, … mon brainstorming part de tous les côtés… ma créativité n’a plus aucune limite.

Par où, par quoi commencer?

Les invitations, bien sûr! Après quelques recherches sur Internet, j’ai réussi à mettre la main sur la police de caractères Harry P, qui m’a permis de confectionner une magnifique lettre d’invitation pour son anniversaire, digne de l’école fictive Poudlard.

Ensuite, trouver la pâtissière qui saura confectionner un gâteau selon mes spécifications ; je voulais un gâteau qui ressemblerait à un grimoire, avec le foulard bourgogne et jaune à l’effigie de la maison Gryffondor, tant apprécié par mon garçon. Chanceuse, comme je suis, j’ai trouvé la perle rare qui m’a offert encore plus que je ne l’aurais souhaité! Elle a même ajouté un Vif d’Or, une baguette magique et des lunettes sur le gâteau. Un vrai délice, autant pour les papilles gustatives que pour les yeux! Merci encore Jerty (Instagram@jertysdelight!

Pinterest ,je t’aime!

Pinterest, c’est mon meilleur ami quand j’ai une idée dans la tête, mais que j’ai besoin de savoir comment le faire!

Le Vif d’Or, c’est cette petite balle vraiment primordiale dans le jeu du Quidditch, car si elle est attrapée, elle met fin au match, en accordant 150 points à l’équipe qui l’a capturée…

Qu’est-ce qui ressemble le plus à un Vif d’Or? Un chocolat Ferrero Rocher!

J’ai donc enlevé le moule en papier et le petit collant Ferrero, puis j’ai imprimé, découpé et collé des ailes aux lignes dorées sur chacun des Vifs d’Or. J’en étais moi-même impressionnée par le résultat!

La baguette magique était aussi un must à créer pour les futurs sorciers et sorcières qui allaient assister à cet événement Harrypotteresque.

Je me suis réellement amusé à les façonner ; des baguettes en bois, de la colle chaude et de la peinture argent et bronze, puis une dose d’Amour.

Voici mon secret.

 

Les items personnalisés

Je tenais à ajouter une touche personnalisée à ce party thématique, donc j’ai opté pour une affiche aux airs du Prisonnier d’Azkaban. Les parents des amis m’ont donné un coup de pouce, en m’envoyant une photo de leur enfant, grimaçant ou souriant. L’effet final a vraiment eu un impact sur le visuel de la fête.

À cela, j’ai également créé des feuilles d’activités pour remplir les sacs à surprises ; mot caché, un message codé, une cravate des différentes maisons à colorier et même un diplôme officiel de Poudlard!

Les clins d’œil aux films

Je me devais de faire des références aux films et d’émerveiller ces enfants qui entraient dans l’Univers d’Harry Potter en assistant à cette journée spéciale.

Le fameux ChoixPeau qui détermine dans laquelle des 4 maisons chaque nouvel élève sera envoyé ; Gryffondor (rouge), Poufsouffle (jaune), Serdaigle (bleu) ou Serpentard (vert).

J’y suis allée d’un cocktail magique qui dévoilerait la couleur de la maison ; une goutte de colorant alimentaire dissimulée préalablement sous de la glace concassée, et en y versant du 7up, les yeux des participants se sont illuminés dès que la couleur est apparue « magiquement »! De toute beauté.

La même réaction lorsqu’ils ont découvert dans leurs petits sacs respectifs, la fameuse grenouille en chocolat qu’Harry adore manger.

Mais encore…?

J’ai fignolé le tout avec un hibou à l’entrée, mon fils qui les a accueilli avec une toge de Gryffondor, des assiettes, des verres, une banderole de fête, des sacs surprises aux images des 4 maisons et des tattoos d’Harry Potter.

Obsessif… je dis plutôt créatif…

Je suis créative et perfectionniste. Coupable!

Je crois que j’ai tout donné pour faire des 7 ans de mon Javier chéri et de ses amis, une fête qu’ils n’oublieraient pas de si tôt.

Mission accomplie si je me fie aux commentaires des parents et de ma famille!

Maintenant, 4 mois me séparent des 4 ans de ma fille… si elle peut finir par choisir un thème et le garder…

 

16 paires d’yeux et un cœur comblé

être éducatrice à l'enfance

Assis en cercle devant moi, j’ai 16 paires d’yeux qui me regardent, qui me sourient et qui patientent.

Bref, presque tous…

Nous sommes lundi matin et je suis comme un juke-box humain pour ce petit groupe de 2 ans.

” Les crocros…” demande l’un d’eux.

“Ain-ti font font” supplie l’autre.

Une quinzaine de minutes plus tard, ma shortlist de comptines et leurs temps d’attention presque épuisés, ma collègue et moi les disposons en coins libres et procédons aux diverses routines de la journée.

J’ai un travail, que dis-je, une passion formidable!

Je suis éducatrice en petite enfance.

À en croire certain, ce titre pourrait devenir l’équivalent d’être une super héroïne ou une sacro-sainte, juste en voyant leurs yeux s’écarter lorsque je leur dis que je passe 8 heures par jour avec 16 petits terrible two.

Il y a les couches, certes, les crises de larmes, ok, les gestions de crise de bacon, oui.
Je peux comprendre que cela peut paraître éreintant, voir psychologiquement drainant…

Mais ô combien valorisant, voir physiquement bénéfique!

Chaque matin, j’ai droit à mon comité personnel de bienvenue dès que je franchis le pas de la porte.

Me rendre à mon armoire, au fond du local est une course à obstacles parsemée de câlins, de cris de joie, de petites mains qui veulent se faire prendre ou d’yeux qui cherchent mon regard.

J’entends au moins 7 versions personnalisées de mon prénom et déjà une dizaine de demandes différentes pour un bac de jouets en particulier ou un disque à faire rejouer.

Ma jauge de bonheur est donc remplie dès ma journée à peine entamée.

Quelle belle sensation que celle d’être attendue, espérée, salutaire pour ces enfants en pleine découverte de leur autonomie.

En toute humilité et surtout, loin de vouloir prendre la place de leurs parents, je ressens cette vague d’amour quotidienne comme ma réserve exclusive d’infimes doses de bonheur encapsulées.

Ma fontaine de jouvence, c’est eux!

À vouloir apercevoir leurs sourires s’illuminer comme des lumières de Noël en intermittence, je retrouve ma fougue d’enfance et je me mets soudainement à ramper sous les tables, sauter comme une grenouille ou même danser le boogie sans gêne.

Leurs rires aux éclats sont des incitatifs à leur faire d’amicales sursauts, des coucous à profusion ou même des grimaces dignes des plus vieux singes!

Il n’y a pas d’emploi plus donnant-donnant que celui que j’ai choisi, à mon avis.

En leur apportant de la sécurité, de l’aide, de l’attention, je recueille de l’agrément, de la confiance, du bien-être.

En leur offrant des activités diverses, des apprentissages amusants, des outils pour se développer et grandir sainement, je récolte de la créativité vive, de l’émerveillement face à leurs créations et de la fierté vis-à-vis leurs progrès.

Je m’investi cœur et âme pour leur offrir le meilleur de moi et de ma personnalité généreuse.

Le soir et la fin de semaine, je ne peux pas juste éteindre l’organe qui me sert de pompe pour vivre et ne pas penser à un nouveau bricolage ou une disposition du local plus avantageuse.

Et encore moins lorsqu’ils ont été malades à la garderie ou que je sais qu’ils ont eu une semaine plus demandante côté émotions. Je ne peux m’empêcher de leurs envoyer des ondes positives et d’espérer les retrouver en meilleure forme au retour de la fin de semaine.

En plus d’être éducatrice, je suis maman de 2 merveilleux enfants que j’adore.

Quand on me demande si j’en veux d’autres, je me dépêche de répondre que j’en ai 16 autres!
Pas légalement…. mais personnellement et sincèrement, OUI.

Mon amour pour ces petits monstres est sincère.

Leurs personnalités disparates, toutes plus adorables l’une de l’autre me conquis à chaque fois.
Chacun de ces petits êtres apportent une couleur unique au groupe, une petite tornade par ici, une gênée par là, un boute-en-train là-bas… et autant que je deviens différente avec eux selon leurs particularités, autant que dans mon cœur, ils sont égaux et aimés de la même façon.

Je ne me sens pas mère, je me sens leur amie, leur grande sœur, leur épaule pour consoler, leur oreille pour écouter, leur main pour chatouiller, et quelquefois leur mouchoir pour s’essuyer… arkkkk… oui cela arrive!

Je ne peux leur en vouloir quand je suis malade par leurs microbes attachants.
Comme cette semaine, où la méchante gastro m’a mise le grappin dessus: trois jours sans pouvoir travailler.

Vendredi quand je les ai aperçu à la fenêtre de mon local lorsque je suis allée chercher ma fille à la garderie, j’en ai eu les larmes aux yeux… De les voir, sans pouvoir aller les prendre dans mes bras.

Ils étaient tous là, entassés dans chaque fenêtre, le sourire aux lèvres, scandant mon nom en émerveillement et m’envoyant la main comme si cela faisait des mois qu’on était séparés…

Oui, il faut avoir le cœur solide pour être éducatrice … mais pas pour les raisons que vous croyez!

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Ma jeunesse à Montréal Partie 2. – les années 90

charline ma vie à montreal

1993

La rue Bruchési.

I will always love you joue pour la 23ième fois sur ma cassette de la trame sonore du film « The bodyguard ». Je n’ai rien d’une grande chanteuse, mais avec ELLE, Whitney, ma voix semble moins fausse… et puis je chante au travers de mon micro, voire mon ventilateur sur pied, alors ma voix est encore plus « spéciale »! Hahaha!

À des millions d’années-lumière des cellulaires et des réseaux sociaux, j’attends que la ligne téléphonique se libère pour pouvoir appeler ma best Ana, et lui demander si elle veut bien aller magasiner au Centre commercial Côte-Vertu avec moi.

(Wow! Je viens de réaliser que « dans mon temps », planifier une simple sortie ne se faisait pas aussi aisément qu’aujourd’hui.)

Nous voici donc, 90 minutes plus tard, au coin de la rue Charland, à courir pour ne pas rater notre autobus 121. Mes grandes boucles d’oreilles créoles qui se balancent dans tous les sens, mes jeans pattes d’éléphant qui traînent au sol, j’ai à peine le temps de sortir mon billet d’autobus et le donner au chauffeur, qu’il démarre en trombe.

On s’assoit dans le fond du bus, et d’un seul écouteur chacune, nous entendons la musique entraînante d’Ace of Base sur mon Walk-Man.

Durant le trajet, on parle de nos cours au secondaire, des professeurs, des derniers ragots de l’école et de nos amis.

Ce chemin, nous avons dû le faire des centaines de fois, pour aller faire du lèche-vitrine plus que pour réellement acheter des vêtements. Des fous rires, nous en avons eus, à ne plus être capables de s’arrêter ou de se souvenir comment cela avait débuté.

C’est le genre de souvenir qui vous décroche un sourire, n’importe quand. Qui vous rappelle que dans l’adolescence, c’était la belle vie, sans responsabilité lourde ou de questionnement existentiel.

Montréal est empreinte de ces moments : dans mon quartier, à chaque coin de rue que j’ai frôlé, dans les parcs que j’ai fréquentés, les ruelles où j’ai pédalé.

St-Michel, c’est mon patelin, mon tapis de bienvenue sur cette planète. Montréal m’a vue grandir, m’émerveiller, m’épanouir, me morfondre, m’exciter, rêver.

Montréal, c’est mes racines.

Quand j’y reviens, mon cœur de jeune fille revit.

Je m’y sens accueillie.

Bien sûr, elle a beaucoup changée.

Les nids-de-poule, les infâmes cônes orange, les taxis trop pressés… Or, je l’aime telle qu’elle est. Inconditionnellement.

C’est ma ville depuis toujours, elle est vivante, multiculturelle, en constant développement et surtout, elle est vraie!

Étant maintenant en banlieue, Montréal est une oasis, une ressource, où je retourne lorsque j’ai la nécessité de refaire un plein.

Le marché Jean-Talon, la rue Fleury, le parc des Hirondelles, le Métro; tous des lieux que j’aime revoir et faire connaître à mes enfants.

Eux grandiront à Mascouche, connaîtront les grandes cours, les autobus aux heures et les maisons 3 étages…

Une tout autre expérience de vie, certes, mais elle leur sera propre et à l’image de ce qu’ils y auront vécus.

J’ai bien hâte de comparer leurs réalités et les souvenirs qui les auront animés durant leur jeunesse.

 

Ma jeunesse à Montréal Partie 1 – les années 80

Charline parle de sa jeunesse à Montreal

1985

La rue Parthenais.

 

Ma meilleure amie Nathalie est dans sa fenêtre et me salue, d’en haut.

Je viens de descendre de la voiture de mon père, où j’étais assise sur lui, côté conducteur.

Je me sens fière. Grande.

 

Quelques fois, j’avais le droit à ce moment unique, seul avec lui…

 

Il arrêtait au début de notre rue, je sautais sur ses genoux et je pouvais «conduire» jusqu’à devant notre appartement de la rue Parthenais. Quel magnifique souvenir!

 

« Nathalie! Tu viens jouer?»

Elle hoche la tête, me sourit et disparaît.

La voilà aussitôt qui arrive, son cloche-pied rouge fraise dans les mains.

Super! Elle se met à sauter sur un pied et ses deux lulus vont dans tous les sens.

 

Lili, c’est comme ma sœur.

On se comprend, on s’amuse et on a toujours de quoi à se dire. Il n’y a pas une journée où on ne se voit pas.

J’aime bien aller chez elle, jouer dans sa chambre. La chanceuse a sa propre pièce! On s’amuse alors avec Fraisinette ou on se déguise et on fait semblant d’être des dames avec nos chapeaux et nos colliers.

 

Et puis, il arrive que j’y croise son grand frère Sylvain. (Soupir)

Le beau grand Sylvain. Ses yeux clairs et ses longs cheveux blonds en bataille. Il ressemble à un de ces musiciens, qu’on voit dans les vidéoclips à Musique Plus.

 

Quand il se fait tard, après le souper, on se parle depuis nos balcons pendant qu’on prend soin de nos poupées respectives.

 

Même que quelques fois, discrètement, je monte sur le bord de ma baignoire et je lui parle depuis la minuscule fenêtre du puits de lumière, qui donne sur sa chambre.

Mais chut, c’est notre secret!

À l’école, on se jase un peu moins. Nathalie est déjà en première année tandis que moi, je viens à peine de commencer la maternelle.

 

J’adore l’école!

 

Dessiner, apprendre, jouer, bricoler, chanter.

Vanie, notre enseignante est chaleureuse et aimante. Elle nous fait des câlins rassurants et nous regarde avec des yeux compréhensifs et patients.

 

Elle m’a marqué par sa gentillesse et par l’amour inconditionnel qu’elle nous offrait. Avec le temps, je me suis même rendue compte qu’elle a façonné l’éducatrice que je suis devenue, un peu à son image.

 

À l’heure de la récréation, je cours vers l’immense arbre qui se trouve dans le fond, près de la clôture. J’aime bien sentir ses écorces sous mes paumes. Je marche sur ses grosses racines et tourne autour de lui, en chantant des comptines. Il me fait du bien. Je ressens sa vieille âme, son vécu, je communique avec le seul bout de nature qui existe dans notre cour d’école.

Un peu plus tard vers nos 7-8 ans, Lili et moi, on aimait se promener sur nos vélos et aller jouer dans le champ qui était juste à quelques mètres de nos maisons. On essayait d’y faire de la gymnastique ou on se faisait des longues parties de Tag, avec d’autres enfants de notre rue.

 

Quand Nathalie est allée dans la cour des grands, on s’est naturellement perdues de vue. Nous avions alors chacune nos amis et c’était un peu «insensé» qu’elle puisse avoir une amitié avec une plus jeune…

 

Il y a quelques années, elle m’a avoué sur Facebook qu’elle avait trouvé cela triste qu’on se soit côtoyées durant tout ce temps, primaire et secondaire, sans jamais renouer d’amitié. Mais je ne lui en ai jamais vraiment voulu. Je garde de merveilleux souvenirs d’elle et de nos temps de jeux…

 

(Revenez me lire dans 2 semaines, je vous emmènerai faire un tour dans les années 90, cette fois-ci)

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La mère poule que je suis

mère poule

C’est la nuit, il fait noir et la maison est en silence… mon cœur bat la chamade et je serre mon oreiller de toute mes forces. Je suis terrifiée, figée sur l’écran. Je ne me sens pas bien, je n’aime pas cela du tout.

Pourquoi ai-je encore lu les nouvelles?

Une histoire d’un enfant noyé, d’une disparition, d’un accident mortel…

 

Mes enfants.

Mes trésors.

 

J’angoisse souvent quand il s’agit d’eux.

Je vis dans cette perpétuelle phobie.

Je cauchemarde en plein jour, en pleine nuit. Trop souvent.

Sans que je le réalise pleinement, ma raison glisse entre mes doigts craintifs, face aux fatalités qui lorgnent mes enfants.

Je suis plus qu’une mère poule.

Je suis une mère poule mouillée!

Et pourtant, je me considère comme un être logique, comme une personne zen, qui aime la vie, qui jouit de la vie. Toujours, je suis positive, je garde le cap, je relève mes manches.

Par contre, je me sens inapte devant cette émotion, qu’est la panique.

J’ai la peur au ventre, la trouille, des sueurs froides.

C’est plus fort que moi, que ma volonté!

Mes deux enfants ont dormi avec un moniteur de mouvement jusqu’à l’âge de 3 ans. Le AngelCare, c’est mon meilleur ami.

Mon ange gardien.

Il m’a permise de dormir sans avoir à constamment aller vérifier si mes amours respiraient.

Cette appréhension, cette crainte. Toujours présente comme mon ombre.

Encore aujourd’hui, je me surprends à aller les voir, si je me réveille dans la nuit.

Je les observe dormir, respirer… je les embrasse, remercie la vie de leur présence.

Mais, je considère que j’ai le droit d’avoir peur, d’être sur le guet, prête au pire.

J’ai vu la mort, avec Luna…

La mort m’a regardé droit dans les yeux et s’est sauvée avec ma petite princesse sans qu’elle ait la chance de prendre un seul souffle de sa vie.

Ma belle… si petite et déjà partie.

J’étais impuissante. Clouée devant ce spectacle funèbre qu’aucun parent ne devrait avoir à subir.

Et puis, avec Soléa aussi…

À quelques jours de vie, cette maudite faucheuse a eu l’audace d’essayer à nouveau son crime. De revenir tenter de m’enlever mon trésor le plus précieux.

Je me souviendrai toujours de cette journée fatidique.

Nous étions dans le département des prématurés à Ste-Justine car le cœur de ma fille n’arrivait pas à rester stable depuis sa naissance.

Nous venions de lui donner un médicament pour l’aider et d’une seconde à l’autre, tout à basculé.

Au ralenti…. une éternité de temps.

Ses données cardiaques se sont affolées, une sonnerie a retentit, une infirmière a accouru. Puis une autre. Puis le bouton d’urgence a été activé… j’entends encore ce son strident, cette alarme qui par son bruit n’annonçait rien de bon!

L’équipe de réanimation qui arrive en trombe dans notre chambre…

Et puis, cette image… cette seconde marquée au fer rouge dans mon cœur meurtri de mère.

Son teint bleutée. Sa petite main qui vacille, sans vie, inanimée, vide de vie…

Elle est revenue. Ma battante. Ma guerrière. Elle a fait un pied-de-nez à un destin qui n’était pas le sien. Pas pour le moment, du moins.

Donc oui, je crois que mes frayeurs sont justifiées. Quand la fragilité de l’existence vous apparaît de manière si limpide, elle ne vous quitte jamais…

C’est l’épée de Damoclès qui se balance au dessus de ma tête, jour après jour.

Puis, ils grandissent… 3 ans et 6 ans… et mon angoisse semble grandir avec eux.

Le camp de vacances, les sorties scolaires, les nuits où ils dorment chez la famille ou les amis…

La vie est un perpétuel bassin de dangers potentiels… j’aurais beau être collée sur eux 24 heures sur 24, je me rends bien compte que je dois les laisser vivre aussi. Malgré mes phobies, malgré tout ce mal que je vois autour d’eux. Outre les tragédies qui déferlent et les sinistres qui assombrissent les jours ensoleillés.

Ils ont droit à leur enfance, aux plaisirs de la vie, les premières expériences, les aventures palpitantes.

Ils méritent le rire et le bonheur.

Ils vont tomber, se blesser, aller à l’urgence et me faire vivre des nuits blanches.

Je le sais.

C’est la vie comme on dit.

 Folie Sofia logo reviseure

La curiosité médiatique

Les « voireux », les badauds, les curieux, ceux qui ralentissent quand il y a un accident sur l’autoroute… ou pire qui filment la scène, risquant alors, eux-mêmes de causer un autre carambolage.

Notre société souffre de voyeurisme aigüe.

À l’ère du direct, de la gâchette rapide du IPhone, et des vidéos-réalités, plus que jamais, les gens semblent assoiffés de sensationnalisme. De réalité.

À l’image de la fameuse voisine qui épie entre les stores de sa fenêtre, Monsieur et Madame Tout-Le-Monde s’empressent de tout vivre en direct, camouflés derrière leur écran.

YouTube regorge de vidéos d’incidents, de violence gratuite et d’actes criminels.

Même les nouvelles se mettent de la partie. Les topos sont désormais plus poignants, à vol d’hélicoptère, en exclusivité, à la minute près.

Facile d’être indiscret quand toutes ces informations sont mises à notre disposition, sur un plateau d’argent, à portée de main.

Mais où la ligne du respect et de la civilité devrait-elle être tracée?

Au nom de quoi, peut-on se permettre de diffuser des images d’accidents, par exemple, sans avoir une pensée pour la famille et les connaissances des gens qui souffrent de ces tragédies?

Des suicides, des meurtres, des viols…

En 2012, à Côte-Des-Neiges, un sociopathe avait d’ailleurs créé une vidéo du meurtre sordide de son petit ami.

Ironiquement, sans aucune fierté par contre, j’avais moi-même visionné cette scène atroce. Par curiosité.

Mais pourquoi, je me questionne, avec du recul?

Avons-nous réellement besoin d’avoir de telles images dans nos esprits?

Non. Assurément.

Et pourtant…

Les amateurs de réseaux sociaux ont une appétence pour ce type d’actualités.

Il y a quelques semaines, circulaient aussi un extrait d’un incident survenu dans un palais de justice. Une altercation entre un individu qui allait passer en cour et un constable spécial.

Un vrai film! Du drame, des bousculades, de la violence, la mère hystérique qui crie, du grabuge, des bruits d’échauffourées et puis BANG!, le coup de feu qui retentit.

La vidéo a fait les manchettes et a été partagée des milliers de fois.

Nous sommes loin du simple commérage de quartier, d’antan.

C’est de la pure impudence, à mon avis!

Et puis, il y a les commentaires aussi. Dans l’anonymat de leurs comptes Facebook, certains ne se gênent pas pour insulter, juger, discriminer et prendre partie, sans réfléchir avant d’écrire.

C’est à se demander si ces mêmes tête-en-l’air n’ont rien de mieux que de provoquer et rabaisser par simple ennui.

Je crois que l’Information s’est trop facilement permise de faire voler aux éclats les droits à la vie privée et au respect, en bonne et dû forme, de la communauté, mais surtout des gens, en tant que tels.

Non, je n’ai pas besoin de voir le mari d’une inconnue perdre la vie dans son camion-citerne sur la Métropolitaine ou d’être témoin, sans préavis d’une photo d’un cycliste décédé et ensanglanté, à peine couvert par une bâche jaune, à l’heure du souper.

Je veux voir la Vie.

Du Positif.

De l’Entraide.

De l’Espoir.

De l’Amour.

Surtout de l’Amour.

C’est probablement moins gagnant pour les côtes d’écoute ou les *clickbaits mais cela a le mérite d’apporter une prospérité et un vent de fraîcheur sur notre Monde déjà assez cruel et pessimiste.

Circulez! Circulez!…

La prochaine fois que vous serez en voiture, circulez, et montrez de la gratitude pour la Vie que vous avez.

Je vous laisse cette vidéo publicité qui va dans le même sens que mon texte.

Cela porte à réfléchir, croyez-moi!

 

 

 

 

 

 

 

 

*Le terme de clickbait, qui signifie littéralement « appât à clics », désigne généralement une technique de création ou de rédaction publicitaire qui vise à maximiser « abusivement » le nombre de clics enregistrés sur une annonce publicitaire ou une publication sociale quitte à ce que l’annonce ou la publication ait un caractère « déceptif ».

Pourquoi j’aime autant les films d’Amour

La fan des films d’Amour, c’est moi !
C’est clairement un besoin, une nécessité. Pas seulement pour pleurer comme une Madeleine, mais aussi pour aimer.

Pour Aimer : les personnages, aimer les décors somptueux et les gestes grandioses.

Pour Rêver : rêver de Destin et de coïncidences incroyables, rêver d’une fin heureuse.

Pour Vivre : ressentir les émotions partagées, vivre les peines d’amour, vivre pour me sentir vivre.

Je suis une romantique invétérée, je le répète souvent.

Les films d’amour sont comme une thérapie pour moi. Une échappatoire au stress quotidien. Le temps d’un film, je suis celle que je regarde à l’écran et je me fais courtiser, aimer, blesser…

Je passe par la même gamme d’émotions que l’actrice : je subis les palpitations, les trémolos dans la voix, les déchirements des échanges, mais aussi la moiteur des mains, l’électricité corporelle et même l’excitation des étreintes.

J’aime sentir, ressentir!

Mon côté empathe m’en fait déjà vivre lorsque je côtoie les gens ; leurs états d’âme venant me chercher souvent par un simple regard.

Néanmoins, ceux qui se rattachent à la passion, à l’inattendu sont ceux que je préfère. Ils ont un brin d’authenticité et de sincérité qui m’attire.

Le film « Les pages de notre amour », est un choix simple, commun, voire banal, je le sais. Or, c’est réellement l’un des films d’amour qui m’a marqué. Encore et toujours.

Cette histoire impossible, cet Amour divisé, la beauté dans la simplicité de leur Amour. J’ai craqué. J’ai adulé. Plusieurs fois même, plus que je ne voudrais révéler.

Allie et Noah m’ont transportés. Je n’étais certes plus dans mon salon, j’étais dans leur univers. Entièrement. Totalement.

À ce moment même, je n’ai qu’une envie, c’est d’aller regarder ce film, juste parce que j’en parle.

Pathétique, pas vrai? Ha! Ha!

Je suis ainsi. Poétique et sensible à souhait. Et je m’assume, pleinement.

 

Le film « Geisha » m’a, quant à lui, envoûté.

Les paysages du Japon, dans toute leur splendeur avec leurs sakuras (les cerisiers en fleurs), ainsi que les couleurs vives et les tissus soyeux des kimonos. Majestueux.

L’histoire de ces Geishas, qui sont éduquées, préparées et presque dressées dès un très jeune âge, m’a interpellée. Pourtant, tout cela n’est que dans le seul but de divertir les hommes et flatter leur égo. Ces Geishas qui sacrifient leur liberté et leur vie en échange d’une éducation, d’un toit et d’une certaine notoriété.

Dans cette histoire, la petite Chiyo est vendue par son père et devient une grande Geisha adorée de tous : elle devient la belle Sayuri. Or, elle n’a pas le droit aux sentiments, elle ne peut ouvrir son cœur à l’Amour … mais l’Amour aura son mot à dire!

 

Plus récemment, le film « Nos étoiles contraires » m’a littéralement jeté par terre. Beaucoup d’émoi et d’affection forts dans ce film.

La maladie, la peur de la Mort, l’Amour.

Hazel Grace et Gus sont dans la fleur de l’âge et pourtant, ils doivent faire face à des obstacles au-delà de ce qui les rattachent. Vivre le moment présent, craindre le futur, survivre pour une qualité de vie. Dramatique et inspirant. Cela porte à réflexion, surtout que les maladies nous touchent de plus en plus jeunes malgré le progrès médical. Je m’y suis projetée, mise dans leur peau, imaginée en train de vivre cet Amour éphémère, interrompu physiquement. Et des larmes, j’en ai versées.

J’aime les films d’Amour.

Pour leur diversité. Parce qu’ils montrent que l’Amour se vit de millions de manières. Que personne n’a le droit de juger, ni même d’opiner.

Ces films sont nos histoires, séquence par séquence, citation par citation.

Je crois que l’on se reconnaît tous dans une scène, dans une émotion… et cela nous réconforte aussi. De savoir que malgré la différence, l’Amour reste le point en commun.

Nous comprenons que dans la Vie aussi, il y a de belles histoires.

Photos : Via Cinoche.com