Top 20 des articles les plus populaires de 2018

Top 20 des articles de 2018

Depuis la fondation du blogue en 2016, vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre et ça, c’est tellement apprécié. De petit blogue fondé par 4 filles différentes mais complémentaires, nous sommes maintenant plus d’une vingtaine à contribuer au succès de Folie Urbaine et à voir toujours plus grand pour les années à venir.

L’année 2018 a été marquée par le départ de l’une des fondatrices, mais aussi par l’arrivée de nouvelles auteures afin de former la team mom et offrir à nos lecteurs une plus grande diversité au niveau des textes et rejoindre un plus grand public.

C’est également en 2018 que nous avons atteint le million de visites sur notre site. Eh oui, à ce jour, 1 452 000 visites ont été enregistrées sur le site de Folie Urbaine et notre texte le plus populaire a été vu par plus de 110 000 personnes. Ce sont des statistiques dont nous sommes très fières.

Tous ces beaux chiffres n’auraient pu être compilés sans des textes de qualité et des lecteurs aux rendez-vous. C’est pourquoi nous tenons à vous remercier pour votre intérêt envers nos opinions, nos histoires et nos plumes diversifiées.

Voici donc une compilation des 20 meilleures articles de l’année 2018.

1- À toi, l’éducatrice à bout de souffle Jennifer Martin

2- Le récent livre d’Isabelle Huot : les menus Kilo solution Jennifer Martin

3- Gatto Matto, le nouveau restaurant de Laval où tu dois aller Jennifer Martin

4- 5 coups de coeur de septembre Karine Caron-Benoit

5- Caprina, 20 ans de douceur Karine Caron-Benoit

6- Fais le pour toi pendant 365 jours Marie-Pier Carle

7- Pour toi mon amie Stéphanie Fanny Poisson

8- 16 paires d’yeux et un coeur comblé Charline Ibarra

9- Pour rendre tes matins plus beaux Ariane Martineau

10- Les produits Baby Leaves Science, nouvelle gamme de la compagnie Attitude Marie-Pier Carle

11- La série Colocs Jennifer Martin

12 On a découvert le Cabaret C Jennifer Martin

13- Devenir son premier choix Véronique Desrochers

14- Les défis d’avoir un enfant surdoué Charline Ibarra

15- Maman à 40 ans, je suis rendue là? Fanny Poisson

16- Critique du mois : romeo’s gin en version prêt-à-boire Ariane Martineau

17- La mère poule que je suis Charline Ibarra

18- Ode à ma bibliothèque Jennifer Martin

19- Le jour où tu seras grand Véronique Desrochers

20- Quand je suis tombée enceinte Marie-Pier Carle

On vous promet des textes aussi variés et touchants en 2019 et nous espérons que Folie Urbaine saura combler vos espérances.

Merci de nous lire et de nous laisser vous accompagner dans votre quotidien.

Bonne année 2019!

Photo de signature pour Jennifer Martin.
ariane reviseure

Un duplex pour Noël

Un duplex pour Noël

Il y a environ deux ans, nous avons donné notre nom à un organisme qui vient en aide aux familles immigrantes de la région. Avec le grand nombre de familles de réfugiés arrivées au Canada, nous souhaitions faire notre part en devenant une famille jumelle. Aucun engagement financier requis, seulement un engagement de temps pendant un an pour permettre à ces nouveaux arrivants de mieux connaître le Québec, son fonctionnement et de côtoyer une famille québécoise.

Après une entrevue pour valider nos véritables motivations à cette implication, nous avons été acceptés en tant que famille jumelle. Il ne restait plus qu’à connaître l’identité et la provenance de cette nouvelle famille. La patience était de mise puisque nous devions attendre l’appel de l’organisme qui communiquerait avec nous dès qu’il connaîtrait l’identité de nos jumeaux! Quelques semaines plus tard, le téléphone a finalement sonné. Pas besoin de vous dire que la fébrilité était à son comble. Nous avons alors eu droit à une brève description de la famille d’origine syrienne qui avait trois enfants, habitant depuis trois ans au Liban (en raison évidemment de la guerre) et qui était arrivée au Québec depuis une semaine.

Prochaine étape ; les rencontrer pour faire connaissance dans leur nouvel appartement. La barrière de langue étant un obstacle de taille (vous comprendrez que notre arabe n’est pas très au point), notre première visite s’est donc déroulée en compagnie d’une interprète de l’organisme. Nous pouvions profiter de l’occasion pour poser toutes nos questions puisque nous avions droit aux services de l’interprète pour seulement une rencontre.

Nous avons constaté que l’ameublement de l’appartement se résumait à une table, quelques chaises, des matelas, des commodes et quelques articles pour la cuisine. Dans les jours qui ont suivi cette première visite, nous avons mobilisé notre réseau afin de trouver quelques jouets pour les enfants, un divan, des lampes, de la vaisselle et une télévision (merci de votre générosité!) 

Au début, le fait qu’on ne communiquait pas dans la même langue a été tout un défi. Notre nouvelle famille jumelle parlant seulement arabe, il fallait mettre de côté le français et l’anglais pour communiquer. C’est pourquoi Google translate et les mimes sont devenus nos meilleurs amis depuis!

Durant cette année de découvertes, nous avons appris à connaître des gens exceptionnels, à communiquer avec eux (notamment grâce à leur cours de francisation et au petit livre L’arabe pour les nuls), à découvrir une nouvelle culture et à déguster de la nourriture délicieuse. L’expérience fut très enrichissante pour nous et nos enfants. Nos visites hebdomadaires nous permettaient de voyager et ce, à seulement une vingtaine de minutes de chez nous.

En décembre 2017, coup de théâtre! Après environ un an après leur arrivée au Québec, le bloc appartement dans lequel habitait notre famille jumelle passe au feu. Il s’agissait d’un locataire qui avait oublié son chaudron sur la cuisinière! Heureusement, personne n’a été blessé, mais les seize locataires de l’immeuble ont du être relocalisés. Les dommages étaient considérables et les travaux de réparations devaient prendre beaucoup de temps. Heureusement, notre famille disposait d’une assurance habitation et a donc pu être relogée à l’hôtel pour environ 10 jours, question de respirer un peu. Je vous laisse tout de même imaginer le défi que comporte une telle situation à quelques semaines de Noël.

Après plusieurs démarches de la part de l’organisme, de notre famille syrienne et de nous-même pour leur trouver un nouvel appartement, le découragement était à son maximum. Nous n’habitons pas dans une grande ville et les logements abordables ainsi que disponibles immédiatement ne courent pas les rues. De plus, quinze autres locataires tentaient eux aussi de se relocaliser. On se croisait même sur plusieurs visites d’appartements! Tic tac, tic tac et le temps accordé par les assurances filait.

Tentant de trouver une solution et comprenant l’inquiétude de nos nouveaux amis, une petite voix m’a alors dit de regarder les possibilités d’achats. Juste au cas où un immeuble serait à vendre et aurait un ou deux logements disponibles immédiatement.

J’ai alors trouvé un duplex, bien situé, avec deux logements libres. Nous avons donc fait quelques calculs afin de voir la viabilité du projet autant pour eux que pour nous. En une semaine et demi, nous devenions propriétaire de l’immeuble. Nous avons d’ailleurs pu constater la grande solidarité des gens autour de nous. Tout le monde s’était mis en mode solution pour accélérer le processus d’achat autant le notaire, la banque, l’agent d’immeuble, que nos amis proches et ainsi s’assurer que notre famille syrienne soit logée avant Noël. Au bout du compte, un peu fatigués et grâce à beaucoup d’aide, nous avons réussi!

Au début de cette aventure, nous étions bien loin de nous imaginer que cela nous ferait vivre autant de rebondissements. La solidarité humaine est grande, et souvent il ne suffit que de demander pour voir un réseau se mobiliser. Une belle réflexion en ce temps festif de l’année!

Psitt! : Détrompez-vous si ce texte vous laisse croire que cette aventure d’achat a été facile. Le tout s’est avéré beaucoup plus tumultueux que nous avions prévu. Je vous réserve les détails post-achat dans un autre texte de blogue…bon temps des fêtes!

Joyeux temps des fête à vous aussi!! Xxxx

Fanny Poisson
Audrey photo de signature

Procréer ou ne pas procréer; là est la question!

procréer ou pas

L’autre jour, j’étais dans ma voiture en route pour le boulot quand j’ai entendu à la radio la chronique de Josée Boileau à l’émission Gravel le matin. Il s’agit d’une chronique troublante qui parlait du documentaire Anthropocène – L’époque humaine. Vous en avez certainement entendu parler! Ce documentaire fait état du choix de certaines personnes qui refusent d’avoir des enfants afin de leur épargner ce qu’ils auront à vivre dans un futur proche, en raison de la détérioration actuelle de la planète.

J’avoue que le concept peut drôlement choquer ou susciter une profonde réflexion. Je vous confirme qu’entendre de tels propos en étant enceinte ébranle fortement. Plus j’avançais sur la route, plus une boule se formait dans mon estomac. Est-ce que j’écoute l’entrevue jusqu’à la fin ou je ferme la radio? Non, je n’irai pas voir ce documentaire, ce serait trop difficile actuellement pour mon cœur fragile. Une chose est certaine, jamais je ne pourrai regretter d’avoir mis mes enfants au monde! Cependant, l’avenir que la société a à leur offrir me laisse en effet soucieuse et perplexe.

La question ne s’est jamais posée avant, mais avant de concevoir ce troisième enfant, j’ai posé la fameuse question à mon chum : Est-ce vraiment la bonne chose à faire de mettre un enfant au monde dans le contexte actuel? Il m’a répondu du tac au tac: « Oui, sinon c’est abdiquer. Nous transmettons nos valeurs à nos enfants, il faut croire en eux et leur faire confiance. »

J’ai aimé sa réponse. Elle venait confirmer ce que je pensais. Je suis peut-être naïve, mais j’ai besoin de demeurer positive face à ce grand défi et lancer la serviette n’est pas une option.

Toujours dans mon auto, j’écoute Josée Boileau se payer la tête de cette même réflexion. Les parents qui croient que les valeurs transmises à leurs enfants auront un réel impact sur le futur. Ouch!

Si je me fie à mon expérience personnelle, j’ai beaucoup appris de mes parents et bien souvent, la pomme ne tombe pas loin de l’arbre. Ma mère avait, même il y a 40 ans, une conscience écologique en avance sur son temps. J’ai été élevée au lavage des ziplocs, à  l’économie d’eau potable, au végétarisme et à la réutilisation des différents biens. Bref, sans le savoir à l’époque, elle adhérait en grande partie aux grands commandements de Béa Johnson sur le zéro-déchet : Refuser, Réduire, Réutiliser et Recycler. Il ne manquait que le compost.

Comment faire une différence?

Saviez-vous que le Canada fait piètre figure à l’échelle mondiale? Selon le classement de Global Footprint Network, le Canada se classe au cinquième rang des pays pour l’importance de son empreinte carbone, tout juste derrière les États-Unis. C’est loin d’être glorieux! De plus, nous sommes beaucoup moins nombreux au pied carré que d’autres pays qui pourtant sont de moins grands pollueurs. Il y a matière à réflexion sur nos habitudes de vie.

On peut blâmer la classe politique pour son manque de courage, oui, mais on peut aussi regarder nos propres comportements. Acheter, c’est voter! Nous avons tous notre part de responsabilités.

De notre côté, afin de ne pas se décourager, nous essayons en famille de prendre un défi à la fois. Nous tentons de réduire le plus possible notre consommation et surtout de limiter au minimum l’achat d’articles neufs. Nous expliquons du mieux possible aux enfants l’impact de nos gestes sur la planète afin qu’ils puissent à leur tour faire des choix éclairés. Ça va du choix entre le pot de mayonnaise en vitre ou celui en plastique à l’épicerie jusqu’à la provenance d’un tel ou autre produit.

Notre impact réel sur l’environnement avec ces petits gestes est minime me direz-vous et vous avez bien raison. Mais est-ce une raison pour abandonner? Et si un comportement enviro-responsable devenait la ligne de pensée de la majorité? Peu importe les retombées, grandes ou petites, faire attention à la planète en limitant notre consommation me semble un principe de base à inculquer à mes enfants.

J’aime mes enfants plus que tout au monde et au grand jamais je ne voudrais les mettre en danger. J’ai cependant le désir de leur faire confiance et de croire en leur plein potentiel.

Et si le monde dans lequel nous vivons actuellement avait besoin d’un grand choc pour se réveiller et enfin nous amener à sortir de notre nombrilisme collectif?

Fanny Poisson Audrey photo de signature

Sa première journée d’école

sa première journée d'école

J’attendais ce moment en vivant un mélange d’appréhension et d’excitation, vous savez, un petit pincement au cœur et une grande fierté à la fois? Le jour J est finalement arrivé : la rentrée à la maternelle de mon plus jeune!

Même si je pensais avoir isolé chaque variable afin de m’assurer que tout se déroulerait au quart de tour pour cette importante journée, j’ai échoué! Tout n’a pas été aussi rondement que je l’aurais souhaité. Voici donc le récit d’une mère couveuse qui doit laisser voler son oisillon.

Afin d’être bien préparée, la veille de la rentrée scolaire, j’appelle à l’école afin de connaître le fonctionnement lors de l’arrivée des plus jeunes en autobus scolaire.

J’hésite à faire prendre l’autobus à mon garçon, mais il a tellement hâte de faire comme sa grande sœur et d’embarquer dans l’autobus, que je ne peux lui enlever ce plaisir. À l’école, on me répond de ne pas m’inquiéter, que les éducatrices accueillant les élèves de la maternelle seront dans la cour et auront un ballon. Elles seront donc faciles à reconnaître.

Je brief tout mon monde et demande à ma plus grande d’amener son petit frère à une personne avec ballon lors de leur arrivée dans la cour d’école.

Le matin du jour J, l’excitation est palpable. Nous attendons l’autobus avec beaucoup d’enthousiasme pendant que je me répète intérieurement le mantra : lorsqu’il va monter dans l’autobus, je ne pleurerai pas, lorsqu’il va monter dans l’autobus, je ne pleurerai pas, lorsqu’il va monter dans l’autobus, je ne pleurerai pas.

L’autobus arrive, mes enfants embarquent, je ne pleure pas, j’ai réussi! Comme tous les parents à la rentrée, je fais des bye bye à l’autobus. Je cours ensuite à ma voiture. J’ai décidé de suivre l’autobus, hé oui! Vous savez, juste pour voir comment ça se passe.

Je garde une certaine distance sur la route afin de ne pas me faire démasquer par d’autres élèves dans l’autobus. Le chauffeur ne semble pas trop connaître les détails de son trajet et se trompe à deux reprises. Pendant ce temps, l’heure avance. Si la tendance se maintient, l’autobus sera en retard pour la cloche.

Celui-ci arrive finalement dans la cour d’école et, tel que prévu, la cloche a déjà sonné. Je stationne mon auto suffisamment loin pour observer en catimini. Tous les autobus ont déjà quitté, sauf évidemment celui de mes enfants qui vient d’arriver. Les élèves ont pris leur rang et commencé à entrer dans l’école et surprise!, il n’y a personne avec des ballons.

Je vois ma fille et mon garçon qui cherchent, ils ne voient personne avec un foutu ballon. Ma fille montre à son frère où il doit se diriger pour entrer au service de garde et de peur de se faire réprimander pour un retard en classe, elle court pour suivre son rang.

Mon garçon se rend à la dite porte, mais n’est pas capable de l’ouvrir puisqu’elle est barrée. Comme dans la majorité des écoles en 2018, il faut sonner pour que la porte s’ouvre.

Le problème, c’est que je ne lui ai pas montré le truc de la sonnette! Voyant qu’il cherche une autre porte et que la cour d’école est quasiment vide, je décide d’aller à sa rescousse, en courant s.v.p.! Au total, on parle d’environ 10 minutes.

En arrivant près de lui, il avait déjà réussi à demander de l’aide à un professeur qui tardait avec ses élèves au fond de la cour. Quand j’arrive, il me répond calmement qu’il est ok et que le professeur va l’amener au service de garde (c’est à ce moment dans mon récit que j’aurais dû quitter en lui donnant un gros bisou et en lui disant que j’étais fière de lui). Au lieu de quitter, j’insiste pour l’accompagner moi-même au service de garde et c’est seulement une fois à l’intérieur qu’il se met à pleurer pour ne pas que je parte.

Big fail!

Vient le temps des « j’aurais dû »…

  • J’aurais dû accepter de ne pas avoir été en mesure de contrôler toutes les variables.
  • J’aurais dû faire confiance à mon enfant.
  • J’aurais dû le laisser se débrouiller seul, puisqu’il n’était pas en danger de mort imminente.
  • J’aurais dû respecter son désir de faire les choses seul et ainsi obtenir satisfaction d’avoir trouvé une solution lui-même.

Vous savez la fameuse phrase « Je suis capable tout seul »? Elle prend tout son sens dans plusieurs situations. Alors, si vous êtes une mère couveuse comme moi, gardons un œil sur nos enfants, oui bien sûr, mais tranquillement apprenons à leur faire confiance. Ils sont encore plus débrouillards que nous le croyons et de toute façon, y’a pas le feu!

Fanny Poisson alix marcoux

Maman à 40 ans, je suis rendue là?

On va se dire les vraies affaires, dans ma tête, j’ai un 35 ans bien assumé. Dans la vraie vie, je viens de franchir le cap des 40 ans, et je vous assure, je n’ai rien vu passer!

J’aime être occupée, j’aime que la maison soit remplie d’action, je ne déteste pas du tout le fait de trouver qu’il manque d’heures dans une journée. Entre la pratique de soccer de mon plus jeune, la compétition de gym de ma plus grande, les devoirs d’école et le travail, les temps libres se font rares.

Vous pensez que j’ai mes lunettes roses teintées peppermint? Peut-être un peu, mais je pense souvent à ce que sera ma vie après ce raz-de-marée d’action et je dois dire que tous ces moments intenses vont me manquer (bon j’avoue, peut-être pas la gestion interminable des lunchs et des collations).

Une fois qu’on fait le deuil de la journée parfaite, la pression descend et il me semble être plus en mesure de savourer ces moments qui souvent passent trop

vite. Je sais, cette dernière phrase empreinte de maturité démontre mon âge noble de 40 ans, des fois je me surprends moi-même.

Ceci étant dit, mon conjoint et moi, on a décidé de prolonger cette période de tourbillon actif, en procréant de nouveau! On y pensait, on y pensait et on y repensait depuis 2 ans, sans être capable de prendre une décision. Finalement, on a arrêté de branler dans le manche, et puis 40 ans est arrivé et la grossesse aussi!

Oh boy! Il paraît que chaque grossesse est différente, oui certainement, mais les premiers mois de celle-ci sont, je vous jure, exténuants. Je ne sais pas si c’est l’âge ou si j’ai tout simplement oublié comment c’était, mais j’ai de la difficulté à faire mes journées.

Les suppléments de fer sont devenus mes meilleurs amis, je lutte sur l’heure du midi contre une envie folle d’engloutir tous les fruits que je trouve à l’épicerie, je pense sérieusement à aménager un lit sous mon bureau au travail, j’ai renouvelé ma prescription de bas de contention et je passe de la bonne humeur aux grognements en moins de deux minutes. En effet, j’ai la mémoire courte! Mon réconfort se trouve dans la réaction positive de mes deux enfants face à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur et à leur impressionnante compréhension de la situation face aux nombreux changements que je vis. Imaginez, je peux même avoir deux portions de gâteau, une pour moi et une pour le bébé! Il y a quand même des avantages.

Je dois vous dire que malgré ces nombreux changements physiques et émotionnels, je ne retournerais pas en arrière. Je suis en paix avec cette nouvelle étape de ma

vie et les nombreux changements qu’elle apportera. Je savoure avec plus d’intérêt ce grand miracle de porter la vie puisque je sais cette fois que cela sera ma dernière grossesse.

Tranquillement, j’apprivoise mon âge et me surprends même à être fière de porter un enfant à 40 ans!

Bédainement vôtre,

Fanny Poisson alix marcoux