Blue Christmas

Blue Christmas

 Cette année, je fêterai pour la 3e année consécutive Noël en tant que mère monoparentale célibataire. Et pour la première fois, je n’aurai pas ma fille au réveillon de Noël. Je ne pourrai pas mettre en scène la venue nocturne du Père Noël dans notre foyer et je ne pourrai pas voir l’émerveillement dans les yeux de ma fille à son réveil, constatant que Nicolas Noël a mangé les biscuits et que les lutins ont saupoudré la maison de poudre magique pour nous tenir endormies. Ça me brise le cœur de ne pas l’avoir à mes côtés, mais je sais qu’elle vivra un beau moment accompagnée de sa nouvelle petite famille. Papa s’occupera de faire vivre la magie à notre petite merveille.

    Il viendra ensuite le moment où je verrai ma famille élargie que j’adore et on me répétera la même ritournelle : Ça va bien petite fleur? Il n’y a personne qui t’accompagne? Inquiète-toi pas, belle comme tu es, tu ne resteras pas célibataire longtemps. J’afficherai un beau sourire en les remerciant et dans ma tête je grognerai…GRRR! Comme si la beauté avait un lien avec la compatibilité d’un partenaire. Ce n’est pas parce que je suis jolie que je vais sauter sur le premier venu. J’ai de la jugeote aussi! Et ce n’est pas évident de trouver chaussure à son pied,surtout en étant maman.Disons que je suis beaucoup plus sélective et craintive que ma fille ne s’attache à un homme qui sera de passage pour seulement quelques mois. Il en n’est pas question.

    L’instant que je redoute réellement est le moment où je me retrouve seule dans mon lit et que mon cerveau se met à faire une introspection de l’année. Je serai fière de ce que j’ai accompli, mais je ressentirai un grand vide de solitude. Et je me dirai que je mérite quelqu’un de bien dans ma vie. Que j’aimerais que cette personne ait ses bras autour de moi en ce moment et qu’elle me chuchote à l’oreille qu’elle m’aime et qu’elle veillera sur moi.J’aimerais sentir la sécurité et le réconfort d’un homme. Ça me manque!

     Cette année, je vais voir les choses autrement. Dans la vie, tout est une question de perspective. C’est à nous de créer notre propre bonheur. Il ne viendra pas tout seul.Une nouvelle année pour un nouveau départ. Je vais apprivoiser la solitude. Mon moi-même sera mon ami et je lui ferai plaisir. Je lui allouerai du temps de calme et de repos. Je lui offrirai des activités, de la bonne bouffe, du délectable vin et peut-être même des fous rires entre amis. Je prendrai ce moment pour MOI! Un cadeau à moi de moi. Apprécier ce que j’ai, plutôt que de focusser sur ce que je n’ai pas. J’ai même vu une petite activité qui me titille pour l’an prochain. À chaque semaine, j’écrirai dans un pot Mason un bon coup ou un bon geste que j’ai fait durant la semaine. Au réveillon de l’an prochain, je me servirai un grand verre de rouge et je lirai mes petits accomplissements en savourant tout le bonheur que j’ai vécu et créé. Cette année, je ne vivrai pas un Blue Christmas, tout simplement parce que je l’ai décidé.

Comment sera votre temps des Fêtes à vous?

joannie rodrigue photo de signature

Respect, malgré l’achalandage

Jessi parle de respect

Alors que l’ambiance du temps des Fêtes s’installe peu à peu dans notre quotidien, dans notre salon, elle a déjà pris place dans les centres d’achats, depuis que l’Halloween est passée. Sapins, décorations de toutes sortes et chansons de Noël ont vite remplacé citrouilles et épices d’automne. C’était aussi synonyme d’un plus grand achalandage dans les magasins et, avec cela, pour moi, un peu plus d’heures à travailler dans une de ces boutiques.

En effet, je travaille en service à la clientèle et, alors que j’en parle parfois dans mon entourage, j’ai l’impression de devoir défendre mon choix.

D’une part, j’aimerais d’emblée dire que je choisis de garder un emploi en service à la clientèle, alors que j’en occupe un autre, dans un autre domaine complètement différent. Par le fait même, ma situation, dans laquelle je choisis de garder cet emploi et donc, dans laquelle je pourrais choisir, sans trop de conséquences de le quitter, fait de moi quelqu’un de privilégié, en ce qui concerne cette situation. Ça ne représente en rien la situation de l’ensemble des personnes qui ont un tel emploi, seulement la mienne.

Bref, je travaille dans un magasin,dans un centre d’achats d’assez grande envergure. Des fois, évidemment, ça fait partie de mes conversations, avec d’autres personnes de mon âge ou un peu plus âgées. Parfois, ce sont des personnes qui ont aussi un emploi du genre et on peut partager concernant cette réalité.

Des fois, mes conversations sont assez banales; rien encore à signaler.

Mais, il y a aussi de ces discussions, de ces réactions, de la part des autres, où je sens un certain jugement.

Comme si travailler en service à la clientèle était moins bien qu’un autre emploi.

Comme si je pouvais et devais faire mieux.

J’ai cette impression que c’est considéré comme un emploi de seconde catégorie, pas vraiment exigeant, facile, selon plusieurs.

De plus, si j’ai le malheur de me plaindre, comme beaucoup de gens le font par rapport à leur propre emploi, on me répond parfois : ben, t’as juste à quitter, non? Ou encore Pourquoi tu es encore là de toute façon?

Et la vérité, à travers tout cela, c’est que, bien que cet emploi ne corresponde pas à l’ensemble de mes valeurs et qu’il ne me représente pas en soi, il fait partie de mon quotidien, de mes activités.

Je dirais que cet emploi me permet de décrocher. Il est complètement différent de mon domaine d’études et de mon autre emploi, rendant ma semaine plus variée et me permettant de vivre autre chose.

Cet emploi est important pour moi. Ça me fait sincèrement plaisir de travailler là, avec une équipe formidable. Ça me permet de rencontrer des personnes, dont les intérêts sont différents des miens. Et, soyons honnête, cela représente aussi une deuxième source de revenu.

Et encore là, mon but est de dénoncer ce sentiment de devoir s’expliquer, ainsi que les commentaires et opinions négatifs concernant ces emplois, bien que mon article soit aussi justificatif. Je ressens encore ce besoin de me justifier, d’exposer ma situation et mes raisons.

Je finirai cet article en disant que bien des personnes travaillant en service à la clientèle, le font super fort et du mieux qu’ils le peuvent. En ce temps des Fêtes, où le magasinage fait partie des activités de fin de semaine de plusieurs, soyez respectueux des personnes qui travaillent derrière la caisse ou dans les rangées. Pensez aux journées, assez mouvementées, que peuvent vivre les employés, avant d’être un tout petit peu trop exigeant envers eux. Après tout, ce ne sont que des produits et des cadeaux!

auteure jessi carenzi

J’aurais aimé être cette mère

J'aurais aimé être cette mère

Être parent; je crois que c’est le rôle le plus dur que j’ai eu à jouer dans ma vie jusqu’à maintenant. Un rôle à assumer à 100%, 100% du temps.

Nous sommes à la fois cette personne qui aide autrui (notre enfant) à grandir, et celle qui grandit du même fait parce qu’on devient alors totalement responsable d’autrui (notre enfant).

Personnellement, j’ai deux enfants. Mon plus grand a bientôt sept ans et mon plus petit a trois ans.

Le moment où j’ai réellement pris conscience du fait que je suis mère, c’était à l’école de mon plus grand. Une petite amie de sa classe m’a dit « Je t’aime bien toi, la MAMAN d’Evan ». C’est comme si cette fois-là j’avais pris en pleine face que OUI j’étais la MAMAN de ce garçon, qui était lui-même une personne à part entière.

Je ne sais pas pourquoi mais cette fois-là a vraiment été la première fois où j’ai compris que j’étais une MAMAN. En tout cas, que j’étais connue et reconnue comme étant « la maman de ».

Il y a des jours où je me demande quelle mère j’aurais aimé être jusque là et quelle mère j’aimerais être dans le futur.

J’aurais aimé être celle qui persévère lors de ses allaitements, celle qui s’accroche, qui se fait entourer et aider par les bonnes personnes.

J’aurais aimé être cette mère moins angoissée, qui apprends à vous faire confiance lorsque vous vous êtes aventurés vers de nouvelles aventures un peu risquées à mon goût.

J’aurais aimé être celle qui prends le temps de savourer chaque instant à vos côtés lorsque vous dépendiez entièrement de moi et de votre papa car le temps file si vite !

J’ai la chance depuis un peu plus d’un an de vous voir grandir à chaque jour, chaque heure, chaque minute. Je me rends compte à quel point j’ai des enfants merveilleux et que parfois, non, je ne suis pas celle que j’aimerais être pour vous.

Être parent est, pour moi, un défi de chaque jour.

J’aimerais être celle qui prends soin de moi pour être entièrement disponible pour vous.

J’aimerais être celle qui ne craque jamais, qui ne crie jamais, qui ne fronce pas un sourcil…

J’aimerais être celle qui vous transmet des recettes de famille.

Celle avec qui vous développerez votre esprit créatif !

J’aimerais être celle qui vous fera découvrir le monde, sa diversité et son humanité.

J’aimerais être celle dont vous n’aurez pas « honte » lorsque je vous déposerai à l’école, une fois l’adolescence arrivée !

J’aimerais être celle en qui vous aurez une confiance aveugle, celle qui pourra vous conseiller en étant à l’écoute de vos choix.

J’aimerais être cette mère qui vous offre tout le temps dont vous avez besoin, être toujours présente à vos côtés dans les moments de joie ou de doutes. Être celle qui calme vos craintes, apaise vos peurs et vous laisse grandir en prenant le temps d’aller tranquillement vers la vie d’adulte qui vous attend.

Je remercie la vie de vous avoir mis sur mon chemin ! Vous m’avez fait (et vous continuez encore) de me faire grandir chaque jour.

Céline Guérin
Audrey photo de signature

Guide des Fêtes : des idées cadeaux pas plates du tout! (partie 2)

Guide cadeaux partie 2

Jennifer vous a présenté un super guide cadeaux, mais on a tellement d’inspiration qu’on s’est dit qu’un deuxième ne serait pas de refus. Alors, c’est à mon tour! Je me suis creusée la tête et j’ai demandé à Ariane et Jennifer de m’aider pour vous proposer des items qui conviennent à toute la famille, des idées pour les petits, les grands et les plus grands. Alors voici ce que nous vous proposons, en espérant que nos suggestions vous aideront à terminer vos achats!

Kusmi Tea

J’ai toujours aimé le thé. Et je continue de découvrir des nouvelles saveurs régulièrement, comme ce Rooibos Chaï Lov Organic de Kusmi. Jennifer adore cette saveur et c’est quand même beaucoup dire, étant donné qu’elle boit presqu’exclusivement de l’eau dans la vie!

La Lichée

Êtes-vous une bibitte à sucre? Moi, oui, même si j’aime parfois les petites doses, je n’ai pas pu m’empêcher de finir mon pot de La Lichée à la cuillère. Une compagnie d’ici qui porte très bien son nom. Mention spéciale au caramel au chocolat!

Oatbox

Vous connaissez déjà notre amour pour les produits Oatbox, cette compagnie québécoise qui offre granolas, gruau et barres tendres entre autres, pour vous offrir des déjeuners santés et faciles à manger sur le pouce lors des matins pressés. Nous vous offrons la chance de les découvrir avec notre code promo FOLIEURBAINE. Pour 20$ par mois, vous recevrez dans le confort de votre maison, deux sacs de 380g de granolas de différentes saveurs (vous pouvez les sélectionner, selon vos goûts, ou vous laisser surprendre). Cependant, avec notre code promo, vous recevrez, avec votre première boîte, 3 sachets de gruau, 3 barres tendres déjeuner et un pot en verre à l’effigie d’Oatbox, le tout d’une valeur de 25$ tout à fait gratuitement. Une belle idée à offrir pour commencer l’année du bon pied. Pour commander en ligne, c’est ICI.


Produits Attitude

Des produits écologiques pour les grands et les petits, mais aussi pour les tâches ménagères. Attitude offre des produits de qualité, bons pour l’environnement et ce, à prix abordables. D’ailleurs, nous avons un code promo qui offre 10$ de rabais sur votre premier achat FOLIEURBAINE10. Pour la boutique en ligne, c’est ICI.


Passeport Barista

Valide jusqu’au 31 décembre 2019, ce passeport contient 113 breuvages chauds gratuits dans de multiples cafés au Québec. Au coût de 40$, c’est le cadeau idéal à offrir à une personne qui adore le café et aime découvrir de nouvelles places! Pour vous procurer un passeport, c’est ICI.


Extension Jokes de Papa

Si vous ne connaissez pas encore le jeu Jokes de Papa, vous allez découvrir un jeu parfait pour jouer en groupe. Les deux extensions, Sucrée et Salée, viendront ajouter de nouvelles jokes au répertoire et la version Salée est parfaite pour rajouter une touche 18 ans et plus! D’ailleurs, les petits formats sont parfaits pour les glisser dans les bas de Noël. Et ils ont de nouveaux t-shirts aussi!

Produits Jean Coutu

Durant la dernière année, on a testé plusieurs produits de la marque Personnelle, et on a toujours été agréablement surprises de la qualité et du petit prix qui vient avec! Ces gloss en font partie. Une texture pas du tout collante et une brillance parfaite pour s’agencer avec vos jolies tenues des Fêtes.

Les Brunchs de Mathieu

Bruncher chez soi sans avoir rien à préparer? C’est l’excellente idée proposée par Mathieu qui offre à ses clients de choisir parmi une grande sélection de menus, comprenant différents items tels que crêpes françaises, oeufs brouillés, madeleines, bacon ou encore bagel au saumon gravlax. Tout frais, tout chaud, livré directement à la maison sans avoir à quitter son pyjama. Chocolat chaud, jus d’orange ou café de maître torréfacteur également offerts. On peut également ajouter une rose à sa commande, question de faire craquer sa dulcinée, qui sera contente de rester dans le confort de son lit pour déjeuner. De plus, le tout vient dans une jolie boite écolo-chic en carton brut, des sachets papier et un plat isotherme destiné aussi à votre bac bleu. Un déjeuner éco-responsable des plus savoureux. Pour tout savoir sur les Brunchs de Mathieu et pour commander, c’est ICI 

Boîte bonheur 

Vous cherchez le parfait cadeau original pour tous? Que ce soit pour faire plaisir à un membre de la famille, un.e ami.e proche ou même une connaissance, les Boîtes bonheur sont le cadeau idéal. Classées sous différentes thématiques telles que Je t’aime, La vie est belle, Mots pour maman, Citations inspirantes, chaque jolie boîte contient 365 messages à piger pour ensoleiller sa journée. On retrouve également des boîtes destinées aux professeurs ou pour les sacs à lunchs des plus jeunes. La compagnie, qui célèbre ses 10 ans cette année, offre aussi une toute nouvelle collection ; des boîtes de format réduit, contenant 30 résolutions santé, bien-être ou humoristiques et même 30 folies de lutins à faire pour ceux et celles qui sont à court d’idées. La sélection est incroyable et il est évident que vous pourrez trouver celle qui convient à la personne que vous désirez gâter. Pour voir les choix disponibles, c’est ICI.

Karine Joncas cosmétiques

On adore Karine Joncas! D’ailleurs, on vous parlait des patchs lissantes pour les yeux il y a peu de temps. Item parfait à glisser dans le bas de Noël. Ce sont des produits qui conviennent à tous, abordables et qui sont très bons pour la peau. Coup de coeur également pour l’élixir jeunesse dont on vous a parlé ICI


Elle R Cosmétiques

On adore aussi cette compagnie qui nous a beaucoup gâtées cette année. On a eu la chance d’essayer du maquillage, des masques, des produits nettoyants pour le visage et on a beaucoup apprécié. Ce sont des produits variés et abordables qui peuvent être offerts en cadeau aux personnes dans votre entourage que vous aimeriez chouchouter.


Des livres

C’est toujours un beau cadeau à offrir et disons qu’en 2018 on a été plus que choyées en littérature québécoise! D’ailleurs, on vous en a parlé beaucoup dans des articles puisque nous avons eu la chance de recevoir beaucoup de copies de presse, et ce, à notre plus grand bonheur. Cliquez ICI pour découvrir nos critiques et peut-être même vous inspirer. De plus, restez à l’affût la semaine prochaine puisque Jennifer vous prépare un article avec des suggestions de lecture.


Natrel, tartinades et trempettes fouettées

Qui dit temps des Fêtes, dit soupers et brunchs en bonne compagnie! Si vous ne savez pas quoi offrir pour remplacer la traditionnelle trempette, il y a plusieurs options du côté de Natrel, avec leurs produits fouettés offerts dans plusieurs saveurs toutes très délicieuses. 

Voix de Noël

Un album de Noël qui contient 13 chansons, interprété que par des artistes féminines et qui comprend 4 chansons originales. Un album unique à offrir en cadeau, de plus, 5$ est remis à la Société québécoise pour la schizophrénie pour chaque album vendu.

Taboo

Un restaurant où il est difficile de choisir sur le menu, mais qui est parfait pour essayer plusieurs choses grâce aux choix de mini formats. Plusieurs possibilités de poutines, de burgers, de tartares et plus encore. Offrir une carte-cadeau ou simplement inviter une personne qu’on aime en tête à tête.

Des bouteilles alcoolisées 

Karine a eu la chance de recevoir un produit de Stella Artois, une édition limitée de format bouteille de vin. Celle-ci est disponible dans tous les détaillants du Québec et est parfaite à offrir pour les amoureux de bières.

On a tellement de beaux et bons produits québécois comme alcool et c’est toujours un must à offrir, autant comme cadeau d’hôtesse ou un cadeau tout court. On vous remet le lien de l’article d’Ariane ICI,  où elle vous partage ce qu’elle a pensé de certains produits qu’elle a eu la chance d’essayer. 

On espère vous avoir aidé.es avec nos suggestions, on sait que ce n’est pas toujours évident de trouver LE bon cadeau pour les gens qu’on aime, comme cadeau d’hôtesse/hôte ou pour un échange de cadeaux.


Photo de signature pour Jennifer Martin.

Un brunch sous le signe de la simplicité et de la complicité

On parle du brunch de Folie Urbaine

Chaque année depuis la fondation du blogue, les fondatrices aiment se réunir le temps d’un brunch festif pour célébrer Noël entre elles. La première année, c’est sous la thématique pyjama party qu’elles se sont échangées mimosas et masques pour le visage. L’année dernière, elles ont troqué les vêtements de nuit pour des robes chics pour partager des bouchées sucrées et échanger leurs cadeaux.

L’année 2018 ayant été fertile en émotions pour chacune, c’est dans un mood très relaxe qu’elles se sont réunies le 9 décembre dernier, chez Jennifer pour partager thé, petits plats, chocolats chauds et bûche de Noël.

Lors de l’ouverture de la deuxième succursale de la pâtisserie Petit Lapin, Ariane et Karine ont eu l’occasion de décorer une bûche végane et sans allergènes. Elles ont pu la rapporter et la congeler afin de la partager avec Jennifer le jour venu. Un dessert sucré auquel personne ne pourrait résister. Pour lire notre article sur le sujet, c’est ICI.

petit lapin
Jen parle du brunch de Noel

Nous avons également dégusté la fameuse recette de trempette aux artichauts de Ricardo, que Jennifer cuisine toujours lorsqu’elle sait que nous nous réunissons, une salade de pâtes, des viennoiseries de chez Première Moisson et le thé édition spéciale de Noël de Kusmi Tea. Un repas léger, mais des plus savoureux.

Pour notre échange de cadeaux, la consigne cette année était simple : offrir un petit quelque chose qui ferait plaisir à chacune, avec un budget maximum de 10$. Karine a porté une attention particulière aux moindres détails, allant jusqu’à concocter des emballages trop mignons et dignes de Pinterest. Elle a offert un ensemble de gloss édition spéciale des Fêtes de la marque Personnelle à Ariane et un ensemble complet de 16 vernis à ongles de la même marque à Jennifer. Ariane a, quant à elle, offert un savon artisanal à la fleur de nectarine, ainsi qu’un masque pour le visage à Jennifer et une belle tasse en forme de hibou à Karine.


Jen parle du brunch de Noel
Jen parle du brunch de Noel
Jen parle du brunch de Noel
Jen parle du brunch de Noel

Jennifer a, de son côté, déniché un panier décoratif en laine pour Karine afin qu’elle puisse ranger ses produits de coiffure et ses cosmétiques, ainsi que des petits plateaux vide-poches pour ranger ses bijoux ou autres trucs qu’on ne sait jamais où ranger. Et elle a offert deux verres à cocktails en forme de boules de Noël à Ariane, ainsi qu’un rouge à lèvres brillant, aussi de la marque Personnelle.

Jen parle du brunch de Noel
Jen parle du brunch de Noel

Des cadeaux simples, qui les représentent bien et qu’elles ont pris plaisir à découvrir.

Lors de l’événement des Fêtes organisé par Reitmans, auquel Ariane et Karine ont assisté en novembre dernier, elles ont pu sélectionner des items de la collection d’hiver et concocter trois boîtes-cadeaux qu’elles ont également déballées ensemble. Jennifer a d’ailleurs été très touchée qu’on pense à lui en rapporter une. Chaque paquet contenait un pyjama hyper confortable et une paire de bas. Celui de Jennifer contenait également une pochette tandis qu’Ariane et Karine ont chacune choisi un pull tendance. Une belle attention très appréciée de la part de Reitmans. Vous pouvez d’ailleurs lire notre article ICI.

Jen parle du brunch de Noel

Elles ont surtout profité de ce moment ensemble pour jaser, se mettre à jour dans les péripéties de leur vie et vivre l’instant présent.

Parce que c’est aussi ça, le temps des Fêtes.

Toutes les photos sont d’Ariane Martineau.


Photo de signature pour Jennifer Martin.
ariane reviseure

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : les premiers jours

chroniques d'une hyperactive

Pour lire les autres chroniques, c’est ICI.

Après l’opération, dont je ne garde qu’un vague souvenir, heureusement, j’ai vite compris que je n’allais pas pouvoir remarcher normalement de sitôt. La douleur est vite apparue après la disparition des derniers bienfaits de l’anesthésie.

Une douleur vive, pas agréable du tout.

Le genre de douleur où tu dois te parler en maudit pour ne pas hurler et te mettre en petite boule pour pleurer. Je faisais ma tough, encore une fois, sachant que j’étais loin d’être la patiente la plus éclopée de l’hôpital, mais j’avais hâte que les antidouleurs fassent effet et surtout, de retrouver le confort de ma maison pour y dormir pendant 12 heures d’affilée.

Aussitôt le congé signé, je mettais le pied hors de l’hôpital, chancelante, affaiblie par les émotions de la journée et mon jeûne des 24 dernières heures. Avec des nausées accompagnant mon retour à la réalité après un voyage dans les vapes, je me concentrais ben fort à ne pas vomir sur la banquette de la voiture.

Je prenais le chemin de la maison.

L’endroit où j’allais passer les 6 prochaines semaines minimum.

J’avais beau aimer ma maison, elle devenait la cage dorée où j’allais être enfermée contre mon gré pour les prochains jours.

Certains diront que j’exagère. Que c’est plaisant d’être au repos et que je devrais en profiter.

On me l’a beaucoup dit dans les heures qui ont suivi. Et d’autres sages paroles du même genre.

« Profites-en pour te reposer, Jen. »

« Tu vas pouvoir relaxer, prendre du temps pour toi. »

« Ça tombe bien, tu n’arrêtes jamais, la vie t’envoie peut-être un signe que t’en faisais trop. »

« Ce n’est pas la fin du monde, prends-le comme des vacances. »

« Au moins, tu es sur la CNESST, tu vas être payée pour rester chez toi et tu vas pouvoir prendre le temps de guérir. »

Toutes des phrases censées me réconforter.

Oui, on rêve tous de pouvoir prendre du temps pour soi, de marquer un temps d’arrêt pour se ressourcer et reprendre des forces.

Certes, c’est l’fun de ne pas avoir à s’inquiéter de ses factures et de ses paiements, sachant que mon salaire continuera à être déposé toutes les deux semaines. Si j’étais tombée chez moi, ça ferait beaucoup plus mal au portefeuille, surtout à 6 semaines de Noël.

J’ai acquiescé à tous ces sages conseils censés me réconforter.

Oui, ils sont véridiques.

Mais à ce moment-là, je ne voulais pas les entendre.

Je devais être inactive pour un minimum de 2 mois !

Est-ce que quelqu’un pouvait comprendre quelle catastrophe ça représentait pour moi ?

Tu parles d’une fille qui n’arrête jamais.

Qui a toujours 1001 projets, des événements, des sorties, des endroits à visiter, des choses à faire. D’une fille qui a toujours eu beaucoup d’indépendance et de liberté et qui n’aime pas dépendre des autres.

Tu lui demandes de mettre une grosse partie de sa vie sur pause et de l’accepter sans broncher et sans chialer sous prétexte que ce n’est pas la fin du monde ?

Les premiers jours, c’était encore plus difficile.

La douleur, la fatigue constante après le moindre effort. Le fait de dépendre de mon chum ou de mon fils pour me laver, pour me nourrir. Apprivoiser les béquilles, le poids du bandage sur mon pied. Le reste de mon corps qui croule sous la douleur de devoir supporter ma silhouette sur une seule jambe.

Les larmes qui vont et viennent, celles causées par la douleur, les autres causées par la colère que ce soit arrivé à moi.

Les effets secondaires des antidouleurs sur une fille qui n’a jamais pris de drogue, fumé de cigarette et qui ne boit ni alcool ni café. Un beau mélange de tremblements, de confusion, de maux de cœur. De la morphine dure pour une fille qui accepte difficilement de prendre des Tylenols quand la situation l’exige, c’est rough sur le corps et l’esprit.

Après trois jours, j’ai déjà commencé à agir bizarrement.

J’étais seule à la maison, j’étais en sueur juste après avoir trouvé l’énergie nécessaire pour me faire un smoothie pour déjeuner et réussi à laver mon comptoir.

Ces deux simples gestes avaient réussi à me vider de mon énergie. Je me suis assise, dans le silence de ma maison vide et j’ai fixé le mur devant moi pendant de longues minutes.

Je me suis mise à fixer les ustensiles dans le rack à vaisselle et j’ai pensé à Tom Hanks.

Oui, oui, Tom Hanks dans le film Seul au monde.

J’ai commencé à me dire que j’allais devenir amie avec mes fourchettes, que je leur donnerais des noms, que j’allais leur parler et commencer à leur imaginer des scénarios.

Ça y est, je suis folle.

La morphine ne contrôle pas juste la douleur, elle contrôle aussi le côté rationnel de mon cerveau.

J’ai chassé ces pensées aussi bizarres qu’inattendues de mon esprit et je suis retournée me reposer.

Dans les jours suivants, j’ai dû faire le deuil de mon agenda chargé des prochaines semaines. J’ai dû renoncer à ces petites cases remplies sur mon calendrier du mois de décembre, moi qui attendais ce moment avec impatience. C’est probablement ce qui m’a fait le plus mal dans le constat des effets à long terme de ma condition.

Moi qui adore lire et écrire, j’ai mis plus de 7 jours avant d’ouvrir un livre ou écrire quelques lignes. Les idées pour faire ces chroniques se bousculaient dans ma tête, mais j’étais incapable de les coucher sur papier. Je n’arrivais même pas à terminer la lecture d’un article de blogue alors la perspective de me plonger dans les nombreux romans que j’avais à lire ne m’enchantait pas non plus.

Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.

Mon esprit paranoïaque se disait même qu’il y aurait la Jennifer avant l’accident et la Jennifer après. Est-ce que c’est possible de ne plus être la même personne à la suite d’une chute, et ce, même si je ne me suis pas cogné la tête ?

Mon esprit partait dans toutes les directions.

T’sais le genre de chose que fait ton cerveau quand t’as le temps de trop penser justement ?

Ça promet pour les semaines à venir…

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Noël, qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui?

Mélanie parle de Noel

Quand j’étais petite, j’adorais cette période des Fêtes de Noël. Ma mère décorait toute la maison dès le début novembre, avec la musique, la bouffe des Fêtes, ma grand-mère et ses beignes si délicieux. Les marches le soir dans le domaine, quand il neige de gros flocons. J’ai la tête pleine de beaux souvenirs de ses Noël passés. Les tonnes de cadeaux pour les enfants, les jeux pour déballer les cadeaux (on travaillait fort), la musique et la danse jusqu’aux petites heures. C’était magique.

Puis j’ai grandi et soudain tout a changé pour moi .Cette période de l’année a perdu de sa magie, je ne sais pas pourquoi…. C’est étrange, je voyais beaucoup plus le côté commercial de la chose, où on doit toujours acheter plus de cadeaux, aller à plus de party. Puis un jour, j’ai eu mes enfants et les choses ont changé à nouveau. J’ai voulu recréer la magie de Noël pour eux, pour voir l’émerveillement dans leurs yeux.

Mon père a joué les Père Noël à plusieurs reprises pour mes enfants. Mon fils de trois ans s’est fait réveillé le soir vers 11h par le Père Noël qui lui a offert un cadeau. Et mon fils lui a dit : «maman a dit non». Il a finalement ouvert son cadeau, est venu me réveiller et ensemble, nous avons regardé le Père Noël s’en aller sous la neige dans la nuit. C’était vraiment magique, il en a parlé à tout le monde les jours suivants.

Chaque année au bureau de mon mari, il y avait un méga gros dépouillement d’arbre de Noël pour tous les enfants de la compagnie et mon père leur a offert de les dépanner pour être le Père Noël. Tout allait bien lorsque mon fils me dit : «C’est drôle maman, le Père Noël a les mêmes chaussures que papi!!!!»Oh my God! Je lui ai dit: «Chut!!! Ta soeur ne doit pas le remarquer!» J’imaginais le scénario où elle tire sur la barbe et surprise! Tous les enfants en pleurs.

Puis mes enfants aussi ont grandi. Le Père Noël a perdu sa magie, les cadeaux sont aussi transformés et ont augmenté de prix!!! Je ne savais plus quoi leur offrir. Ils me demandent surtout de l’argent pour acheter ce qui leur tente.Alors, on est rendu là, plus de cadeaux, plus d’excitation devant le sapin le 24 décembre au matin.

Aujourd’hui, je me dis : «Noël, c’est quoi maintenant?» Est-on vraiment obligés d’offrir quelque chose? N’est-ce pas plus important d’être ensemble avec les gens que l’on aime et partager de beaux moments à rire, s’amuser et créer de beaux souvenirs?

Cette année pourtant, j’aurais bien envie de passer une commande spéciale pour mon cadeau de Noël. Donc, voici ma demande pour toi cher Père Noël : Je souhaite que mes parents soient heureux dans leur nouvelle maison, que mon frère soit lui aussi heureux avec sa blonde,dans leur nouvelle maison, que ma soeur trouve la personne qui la rendra heureuse enfin, avec ses deux enfants. Je souhaite amour, bonheur et santé pour toute ma famille. Une belle année pour ma grande fille de 13 ans et une belle dernière année de secondaire à mon grand de 16 ans et enfin, une belle année pour mon mari d’amour qui partage ma vie depuis les vingt dernières années.

Je vous aime tous.

Folie Melanie logo auteur

La fois où… je me suis mise au défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois.

La fois où je me suis mise au défi

Je sais, je sais.

C’est peut-être un défi futile aux yeux de certains.

Mais pas pour moi.

J’A-D0-RE magasiner des vêtements, j’adore la mode et l’un de mes rêves serait de ne pas reporter deux fois le même ensemble dans une même année.

Je suis totalement accro aux vêtements. Je dois avoir vu trop souvent Clueless, ce film culte de mon adolescence où Cher possède une garde-robe interactive connecté à son ordinateur à qui elle demande de lui choisir ses tenues pour aller en classe. Le rêve !

Pour ma défense, je dois dire que j’achète la plupart de mes vêtements dans les friperies comme le Village des Valeurs où je fais toujours des trouvailles extraordinaires pour une fraction du prix et lorsque je vais en boutiques, je me contente du rayon des soldes. J’essaie d’acheter intelligemment, même si je dois avouer que ma garde-robe déborde (mon chum a dû s’acheter sa propre commode) et que je proclame un peu trop souvent que je n’ai rien à me mettre.

La meilleure journée de l’année pour moi, après Noël évidemment ? Le Black Friday, ce vendredi de novembre où les soldes atteignent des sommets inégalés et où je m’offre une virée magasinage digne de la plus grande accro du shopping.

Cette année encore, j’allais profiter d’une journée de congé pour prendre d’assaut le centre commercial pour effectuer mes achats des Fêtes et me gâter. Par contre, cette année, j’ai eu envie de me lancer un défi avant de le faire.

Étant de plus en plus consciente que l’industrie du vêtement est la deuxième plus grande source de pollution au monde, j’ai voulu me pencher un peu plus sur la question cette année.

Je me suis donc lancé le défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois. Aucun vêtement, pas même des sous-vêtements.

Si le premier mois a été facile, puisque je venais de faire le plein de vêtements d’automne grâce à mon mandat d’ambassadrice des boutiques Pentagone, les choses se sont corsées à partir du deuxième mois. Étant abonnée à toutes les infolettres de mes boutiques préférées, j’ai dû effacer les courriels rapidement tous les jours pour ne pas me laisser tenter. Et, c’est souvent en période de restriction, qu’on réalise à quel point certaines chaînes de magasins peuvent être excessifs ou disons-le, carrément agressantes dans leur approche marketing. Ardene remporte la palme avec ses courriels quasi quotidiens.

Instagram est aussi devenu une source de tentation puisque la plupart des personnes que je suis sur le célèbre réseau social sont des blogueuses mode qui m’inspirent avec leurs outfits. Rien pour aider ma cause, je l’avoue.

Je tiens bon pendant le 2e mois et je n’achète rien. Je ne dépense qu’à la pharmacie pour du maquillage et chez Ardene (tiens dont !) pour des boucles d’oreilles (mais je considère que ça ne compte pas comme des vêtements, alors mon défi est intact).

Au début novembre, je commence à trouver le temps vraiment long. Mes amies s’achètent de nouveaux vêtements, elles. Les infolettres reviennent en force avec leurs soldes avant le Black Friday, je suis certaine que c’est une conspiration pour me faire craquer.

Une soirée au Shwap Club, le 6 novembre, m’aide à tenir le coup. Si tu ne sais pas encore ce que c’est, je te conseille de lire CECI. C’est le meilleur moyen pour m’aider à tenir le coup jusqu’à la fin de mon défi qui est prévu pour le 23 novembre.

Le moment le plus difficile survient quelques jours plus tard lorsque Geneviève, une collègue de travail, m’envoie la photo d’un coton ouaté de la compagnie locale Boutique au carré. Gros coup de cœur mutuel pour sa couleur vert forêt et son inscription minimaliste qui dit coffee and Christmas music. En plein notre style à toutes les deux.

S’ensuit un véritable débat dans ma tête.

Ou plutôt une seule question : Je l’achète-tu ?

Est-ce que je me laisse tenter par un achat qui encourage au moins le commerce local et je perds mon défi ? Est-ce que je me raccroche au fait que le chandail est quand même cher pour mon budget et que je ne bois même pas de café alors l’inscription sur le chandail ne s’applique même pas à moi ?

Mon cœur et ma raison ont débattu furieusement.

J’ai failli flancher en me disant : « Ah pis tant pis, je travaille fort, je le mérite, je me gâte et c’est un défi qui n’implique que moi alors je serai la seule déçue de ne pas le réussir. »

Je me suis ressaisi en me disant : « Le chandail ne va pas disparaître, je pourrai toujours l’acheter à la fin de mon défi, t’es pas le genre de fille à renoncer à un défi, t’as juste à ne plus y penser. »

Geneviève a finalement acheté le chandail, seule. Et j’aurai certainement un pincement au cœur chaque fois qu’elle le portera au travail.

Le 19 novembre au matin, j’entame ma semaine comme d’habitude. À 4 jours du Black Friday, je suis prête à affronter ma dernière semaine de défi, avant de me lancer dans mon marathon de magasinage.

La vie en a décidé autrement. Il m’est arrivé CECI.

Mais l’important, c’est que j’ai réussi mon défi.

Et que je me suis quand même acheté des vêtements au Black Friday.

Et tu sais quoi ?

Je compte bien relever le défi à nouveau.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Féminisme 101

On parle de féminisme

Qu’on mette les choses au clair tout de suite…le féminisme ne veut pas dire détester les hommes, ni vouloir leur nuire, voir les rabaisser pour dominer le monde, comme le croient quelques antiféministes. Mais comme ça ne semble pas évident à comprendre pour certain(e)s, je vais éclaircir le tout pour vous!

Qu’est-ce que le féminisme?

C’est vouloir l’égalité entre les hommes et les femmes, et ce, à tous les niveaux. C’est vouloir redonner du pouvoir aux femmes, leur donner la place qu’elles méritent au même niveau que les hommes.

Oui, parfois, on peut être « frustrées », comme certain(e)s diront. Et avec raison quand on y pense! C’est fâchant que les femmes représentent environ la moitié de la population, mais sont considérées comme inférieures aux hommes, comme le sexe faible… Parce que oui, bien qu’il y ait des changements depuis les dernières années et que les lois affirment l’égalité hommes-femmes, il y a encore plus de chemin à faire qu’on pourrait le croire.

Saviez-vous que…

Naître homme, c’est commencer sa vie avec des privilèges. C’est naître moins vulnérable aux violences, notamment aux violences sexuelles, puisque 82% des victimes d’agressions sexuelles sont des femmes (Statistiques du Regroupement Québécois des CALACS). C’est avoir plus de chances en emploi. Natasha Quadlin, professeure à l’Université de l’État de l’Ohio a publié une étude en avril dernier dans American Sociological Review démontrant que les femmes les plus brillantes à l’école ont moins de chances d’être convoquées en entrevue que les hommes les plus médiocres. C’est aussi mieux gagner sa vie. Au Canada, en moyenne, une femme gagne 74¢ pour chaque dollar gagné par un homme (Statistique de la Fondation canadienne des femmes). C’est être moins jugé si on a des relations sexuelles avec beaucoup de femmes, car on ne lui apposera pas l’étiquette de « gars facile » contrairement aux femmes. C’est pouvoir exprimer sa colère sans qu’on dise qu’il est hystérique et/ou dans ses syndromes prémenstruels. C’est, en général, vivre moins de pression sur son apparence physique et face aux standards de beauté. C’est avoir moins peur de se promener seul le soir et pouvoir s’habiller comme bon lui semble sans qu’on le juge ou le responsabilise d’être agressé sexuellement.

 

« Bruits de bisous, klaxons et sifflements, demandes de faveurs sexuelles, propos vulgaires, attouchements non désirés dans un métro bondé… Près de 90 % des femmes sondées par le Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CEAF) estiment que le harcèlement de rue est un problème bien réel dans la métropole. » (Jessica Nadeau, Le Devoir)

 

C’est être représenté davantage dans les publicités, les médias, et pas mal partout, comme étant un être de pouvoir auquel les femmes plus souvent hypersexualisées doivent se soumettre pour le plaisir de ce dernier. C’est être plus facilement respecté dans son choix entre une vie familiale et une vie professionnelle, voir même admiré s’il s’occupe de ses enfants, alors que c’est tout simplement normal.  Et plus encore! Bien entendu, ces privilèges appartiennent davantage aux hommes blancs, hétérosexuels et de classe moyenne. D’autres systèmes d’oppression entrent en ligne de compte pour certains hommes, mais malgré tout, les hommes en général, sont privilégiés et en situation de pouvoir vis-à-vis des femmes. De plus, les autres systèmes d’oppression désavantagent tout autant les femmes. Par exemple, le taux de meurtre est 6 fois plus élevé chez les femmes autochtones que chez les femmes allochtones (Fondation canadienne des femmes).

Bref, le féminisme est de donner la voix aux femmes, de défendre leurs droits, de croire en l’égalité des sexes, de se tenir debout contre les inégalités et de dire ce que l’on pense. Surtout…c’est de s’entraider entres femmes!

Il n’est pas question de culpabiliser les hommes, mais plutôt de les encourager à prendre conscience de leurs privilèges et à dénoncer le système social qui engendre les inégalités de pouvoir. Ainsi, nous avons besoin d’hommes alliés à la cause, c’est-à-dire des hommes féministes eux aussi. N’ayons pas peur de se déclarer haut et fort comme féministes. Ensemble, nous sommes plus forts!

Texte par Marie-Pier Quessy

Crédit photo de couverture : Laura Baker

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