J’suis grosse

J'suis grosse!

Maudits régimes, maudite bouffe qui goûte juste trop bon!

Vivre avec un surplus de poids, s’pas facile, j’mentirais si j’disais que je mange « bien » et que c’est un trouble de glandes ou que j’ai des gros os! Mais comme l’alcoolique ou le drogué, moi, mon vice,  c’est la nourriture! Contrairement au drogué, j’dois manger 3 fois par jour pour vivre, je ne peux pas juste « arrêter » de manger ! J’veux bien manger, pas trop manger, réduire ma consommation de sucre et de gras, mais j’aime trop ça!

J’tripe pas sur mon reflet dans le miroir,  mes vêtements sont encore plus cruels que le chiffre sur la balance parce qu’eux, eh bien, quand j’essaie de les enfiler et qu’ils ne s’attachent plus,  ça me revient directement en pleine face que j’ai ENCORE pris du poids!!!

Que j’pèse 180 livres ou 250 livres, dans ma tête, je ne me sens pas grosse et je pense de la même façon!

C’est le regard des autres, les commentaires, les tailles de vêtements et le souffle qui me coupe quand j’essaie d’attacher mes chaussures qui me rappellent que dans ma tête,  j’suis la même, mais que dans mon corps, j’suis différente !

J’ai plein de bonne volonté, je me le suis prouvée souvent, mais chaque fois, comme une droguée, je « retombe » dans l’enfer de la malbouffe!!! J’mange mes émotions, les positives comme les négatives! J’n’arrive pas à compenser par autre chose!

J’devrais commencer à faire du sport, mais bouger avec tout ce poids que je traîne sur mes épaules et sur mes pieds, s’pas facile!!! Entre suer ma vie en faisant 30 minutes de marche ou regarder une émission avec un p’tit bol de crème glacée, le choix est facile pour moi! Après tout, ce n’est qu’un p’tit bol!!!

Je lis des publications sur les réseaux sociaux de gens qui ont réussi, j’écoute des émissions où on y voit des personnes fondre à vue d’œil chaque semaine.  Avec leurs témoignages, j’me dis que MOI aussi, j’serais bien capable, mais j’fais rien…. Je reporte chaque fois le bon moment pour commencer, je me trouve des excuses ou bien,  je le fais une ou deux journées et je lâche encore.  Donc, j’m’en veux et  j’mange toute ma culpabilité!!!!

Mais j’ai le droit de me sentir belle, de m’amuser, d’aller au resto ou encore de porter un maillot, même si je suis grosse!!!

Perdre du poids, j’veux le faire, j’vais le faire parce que MOI, j’vais l’avoir décidé! J’aimerais ça être capable d’aller à la Ronde et que la barre de sécurité du siège du manège ferme sans que le p’tit gars doive se reprendre trois fois parce que j’suis trop grosse! J’aimerais magasiner dans toutes les boutiques où je vois des vêtements qui me plaisent et non seulement dans les trois mêmes boutiques tailles plus qui existent!

J’aimerais ça que la nourriture ne soit pas toujours présente dans mon esprit!

J’veux juste être bien dans ma peau mais en attendant, j’aimerais ça que les autres ne me regardent plus seulement comme une grosse…  J’le sais que j’suis grosse, mais je ne suis pas que ça!!!

Sophia réviseure signature

Mon crush pour les humoristes

Mon crush pour les humoristes

Tu le sais, je suis en couple depuis 14 ans et très heureuse de l’être.

J’espère sincèrement ne jamais avoir à affronter la jungle du célibat, mais si je devais le faire, je crois bien qu’il y a un genre de garçon qui aurait certainement une longueur d’avance.

Ce ne sont pas les adeptes du fitness qui accumulent les entraînements et les shakes protéinés.

Ni les geeks qui passent des heures à jouer à des jeux vidéo.

Ou encore des hommes d’affaires qui passent plus de temps en réunion, en 5 à 7 de réseautage ou en conférences téléphoniques.

Crois-moi, je n’entretiens aucun préjugé. Je fais simplement un constat du genre d’homme qu’il y a dans mon entourage et dans ma vie en général, et je sais pertinemment que nous sommes aussi classées selon diverses catégories.

Pis non, je ne te dirai pas à quelle catégorie j’appartiens. De toute façon, il n’y a pas vraiment de consensus là-dessus.

Si jamais je dois me remettre sur le marché de la cruise, je sais très bien vers quel type d’homme je vais me diriger.

Je suis plus du type humoriste.

T’sais celui qui raconte des blagues, qui aime faire rire et qui a toujours un nombre incalculable d’histoires à raconter et surtout qui possède un sens de la répartie très aiguisée ?

C’est totalement mon genre.

J’ai même déjà eu des crushs totalement platoniques pour des humoristes établis, des gars avec qui je jase sur Facebook, dont j’ai déjà parlé dans mes articles sur Folie Urbaine ou dont je vante le dernier spectacle à mes amis.

Pis oui, mon chum est au courant que je peux facilement être charmée par le style d’un humoriste et qu’il m’arrive d’avoir une petite étincelle dans le regard pendant un show d’humour. Mais sois sans crainte, je ne laisserai pas l’homme de ma vie pour Jeremy Demay, Dave Gaudet, Daniel Tirado ou Alex Douville. Ni pour Louis-José ou Martin Matte.

Simon Gouache peut-être, mais c’est le seul.

Je blague, chéri. T’es le plus beau et le plus drôle d’entre tous. Et j’ai la chance d’être une des seules à profiter de ton humour.

Tout ça pour dire que, pour moi, il n’y a rien de plus stimulant intellectuellement qu’un humoriste. J’ai toujours eu un faible pour les garçons qui me font rire, et si, dans le temps de mon adolescence, ce n’était pas nécessairement le clown de la classe qui me tombait dans l’œil, j’ai toujours été un très bon public pour ceux qui essaient d’être drôles.

Mais attention, j’aime qu’un homme soit drôle, mais sans tomber dans les gags stupides ou les grosses anecdotes qui prennent 30 minutes avant d’aboutir. J’ai plutôt un faible pour l’humour plus subtil, les petites craques qu’on lâche au détour d’une conversation, un rire communicatif qui me fait rire à mon tour ou les blagues sur la vie quotidienne.

Tu vois le genre ?

Ça, je trouve ça sexy chez un gars et ça m’allume beaucoup plus que des pectoraux moulants dans un t-shirt qui semble sur le point d’éclater ou un gars en complet qui a peur de mouiller sa Rolex.

Quelqu’un qui s’exprime bien et fait rire, tout en faisant réfléchir les gens, ça me stimule et me donne envie d’en apprendre plus à son sujet.

Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Je sais que la politique, les jeux vidéo, la philosophie, les affaires ou l’entraînement peuvent être aphrodisiaques pour d’autres, mais il est également possible d’aborder ces sujets dans des numéros humoristiques. Alors pour moi, c’est le meilleur des deux mondes.

Et toi, pour quel genre de gars craques-tu ?

Photo de signature pour Jennifer Martin.

N’oubliez pas qu’autrefois, vous étiez amis.es

N'oublie pas qu'autrefois vous étiez amis

Salut à toi,

Je voulais prendre un petit moment pour te parler de cette amitié qui a pris fin pour des raisons qui vous concernent. Tu as peut-être présentement l’image d’un.e ami.e qui défile dans ton esprit. Je ne sais pas quelle est l’émotion que tu es en train de ressentir en ton for intérieur. Peut-être de la nostalgie, de la souffrance, des remords ou de la haine. Peut-être même de l’indifférence. En gros, tu n’as plus envie de faire des efforts pour maintenir votre lien. Tu es peut-être le type de personne qui,  lorsqu’une décision est prise, le choix est définitif. Est-ce que j’ai envie de te juger? Non, pas du tout. Mais il faut quand même que je prenne le temps de te dire quelque chose d’important par rapport à cette relation. Rappelles-toi qu’autrefois, vous étiez des amis.es.

Attention, je ne suis pas en train de te faire la morale concernant ta prise de décision. Tu es libre de faire ce dont tu as envie. Après tout, tu as tes raisons. D’ailleurs, mettre un terme à une amitié ne se passe pas nécessairement en chicane. Certaines relations amicales peuvent être affectées pour diverses raisons. Mais une chose que j’ai apprise, c’est que nous n’avons pas tous la même définition de l’amitié et des attentes par rapport aux amis.es.

Je pense qu’il existe différents types d’amitiés. Mais selon moi, les meilleures réussites amicales sont celles que le temps n’affecte pas. Ce sont celles où vous éprouvez toujours le plaisir d’être ensemble et/ou de discuter. Vous vous sentez confortables sans pour autant envahir  vos vies. Il y a de belles conversations et une bonne communication. Vous comprenez, respectez et acceptez vos différences. Vivre et laisser vivre, une de ces philosophies les plus saines que j’apprécie.

Toutefois,  quand un goût amer se fait ressentir lorsqu’on pense à une personne en particulier, je tiens à te rappeler que vous étiez des amis.es à un moment donné. Qu’il y a eu une époque où vous partagiez des moments heureux et des projets similaires. Que cette personne s’est introduite dans ta vie avec de bonnes intentions. Qu’elle a pensé à toi et qu’elle t’a porté une attention particulière. Elle t’a invité à des activités et  t’a offert sa générosité. Peut-être même qu’elle t’a épaulé du mieux qu’elle a pu dans tes hauts et tes bas. Je te souhaite de t’en rappeler, car la reconnaissance peut facilement être oubliée avec tous les tracas du quotidien.

J’ai toujours considéré que le pardon est un choix personnel. La personne a le droit de pardonner, ou pas. Selon moi, un esprit est peut-être mieux quand il y a un lâcher-prise et le pardon permet d’être serein. Mais bien sûr, chaque personne est différente. Il existe peut-être des gens qui ne pardonnent pas et qui se sentent bien avec cela. C’est correct. Je fais partie de ces gens qui pensent que pardonner ne veut pas dire réintégrer la personne dans notre vie. Mais plutôt tourner la page et suivre chacun son propre chemin avec un esprit en paix, sans le goût amer de la rancune, de la haine, de la vengeance, etc. C’est sûr, c’est parfois plus facile à dire qu’à faire. Cependant, pour certaines situations, avec les années qui passent, c’est parfois possible de pardonner. Mais bon, le plus important c’est qu’un jour, tu te rappelles qu’autrefois, vous étiez des amis.es.

 Qu’en penses-tu?

Folie Cindy chevry logo auteur
Sophia réviseure signature

Un peu de patience s’il vous plait!

Un peu de patience

Quand on fait la rencontre d’une personne, on fait automatiquement une observation de ce qu’elle est, de ce qu’elle représente aux yeux des autres et à nos propres yeux. On enregistre ce qui nous plait et ce qui nous plait moins. Bref, on trace un portrait de cette personne basé sur ce que l’on voit et entend de sa part. Puis, avec le temps, ce portrait se précise selon les expériences que nous partageons en sa compagnie.

Connaître une personne ne se fait pas du jour au lendemain. Ça prend du temps, beaucoup de temps, et je trouve dommage que la majorité d’entre nous (et je m’inclus dans le lot) ne prend pas assez de ce temps pour se faire une idée plus précise de ce qu’est une personne avant de conclure un jugement à son égard.

Ce qui m’amène à vous parler de mon sujet, c’est-à-dire la connaissance d’autrui. Combien de temps ça prend pour connaître quelqu’un? Le savez-vous? J’ai lu quelque part que ça pouvait prendre environ 8 ans pour connaître réellement quelqu’un. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je ne peux qu’être en accord avec cette théorie, parce qu’on ne peut pas connaître quelqu’un qu’avec des sourires occasionnels, des blagues, des 5 à 7 ou des contextes favorables aux plaisirs et à la bonne humeur. En revanche, on ne peut pas connaître une personne que dans des contextes difficiles et des épreuves qui mettent au défi le genre humain dans sa plus grande vulnérabilité. Ça prend un mélange des deux. Ça prend une multitude de hauts et de bas pour être en mesure de définir la nature, les qualités et les défauts de quelqu’un. En prenant tout ça en considération, je dois admettre que ça doit prendre effectivement plusieurs années.

Nous, peuple que nous sommes devenus au fil des siècles, avons tout mis en place pour nous empêcher d’en arriver là. Quoi? Attendre si longtemps pour connaître une personne? Je n’ai pas le temps pour ça! Ouais. Je la vois souvent cette phrase dite par les célibataires d’aujourd’hui. Je n’ai pas envie de perdre mon temps. Je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus… D’accord. Si je me réfère à ce que ça implique de connaître une personne, puis-je me permettre de conclure que la majorité des gens qui écrivent cette fameuse phrase n’ont simplement plus envie de prendre le temps qu’il faut pour connaître leur partenaire? Qu’en réalité, ils souhaitent que tout se règle dès les premiers jours, voire les premières semaines de fréquentation? Je suis désolé de vous l’apprendre, mais ça ne fonctionne pas de cette façon. Pas en amour en tout cas.

Je ne suis pas surpris de voir tant de gens avoir autant de difficulté à s’engager sérieusement avec quelqu’un.

Je me rappelle d’avoir challengé une femme à ce propos il y a de cela plusieurs années. Voici à quoi avait ressemblé la conversation :

Moi: Bonjour, je me suis intéressé à ton profil, mais j’ai quelques questionnements sur ce que tu as écrit dans ta description. Tu dis que tu n’as plus de temps à perdre, que tu sais ce que tu veux mais surtout ce que tu ne veux plus. Peux-tu m’éclairer un peu plus sur le fond de ta pensée à ce niveau?

Elle: (cinq jours plus tard) Salut! Ben en fait, j’ai juste pus envie de me faire niaiser par des gens malhonnêtes et manipulateurs. Des hommes qui mentent comme ils respirent et qui nous traitent souvent comme de la merde!

Moi: Ah, d’accord. Je comprends un peu mieux ton raisonnement. Mais dis-moi, comment peux-tu mettre un terme à ce problème de façon concrète?

Elle: Ben si tu lis ma fiche comme il faut, je demande à ce que les trous du cul me fichent la paix une bonne fois pour toute!

Moi: Ouais… C’est vrai, c’est bel et bien écrit et ça ne peut pas être plus clair! Mais si je reviens à ma question, comment peux-tu mettre un terme à ce problème de façon concrète?

Elle: Qu’est-ce que tu veux dire?

Moi: Ben si tu ne prends pas le temps qu’il faut pour connaître quelqu’un, comment peux-tu déceler une personne qui est un trou du cul d’une personne qui ne l’est pas? Penses-tu vraiment qu’en lisant ton profil, un trou du cul se dira «eh merde, moi qui croyait avoir une chance avec elle… Je vais devoir m’abstenir…»? Inversement, comment peux-tu déceler un bon gars parmi les trous du cul de ce monde si tu ne prends pas la peine de le connaître? Dans le fond, ce que je veux savoir est comment espères-tu connaître une relation où tout fonctionne par magie si tu n’as pas la patience de faire ce qu’il faut pour en arriver là?

Elle: Ouan, je te dis que tu les as les questions, toi?

Moi: J’attendrai ta réponse si un jour tu en as une. 😉

C’était sans surprise que je n’avais jamais eu de retour de sa part. J’étais un peu déçu, mais cette discussion avait prouvé mon point. Il est impossible de toujours connaître la nature de quelqu’un en un court laps de temps. Il est là le vrai problème. On se dit que notre vie est assez courte qu’on n’a pas de temps à perdre avec quelqu’un qui ne nous convient pas. Ouais… Ok… C’est comme se dire : j’aimerais connaître immédiatement les effets que procure l’alcool mais sans en consommer. Tant que tu ne l’essaies pas, tu ne peux pas en connaître le résultat.

Ainsi va la vie.

Fred signature

Si retourner dans le passé fonctionnait (comme dans Plan B)

Et si retourner dans le passé

J’ai été complètement charmée par le concept de l’émission Plan B, comme beaucoup de Québécois et Québécoises. Les deux saisons sont différentes, mais incroyablement bien faites. Nous avons eu quelques émissions et films au sujet du retour dans le passé et pour aller dans le futur.  La phrase typique de ce genre de scénario : il ne faut rien changer dans le passé pour ne pas déranger le futur et le présent.

Après que j’aie regardé la saison deux en une fin de semaine, je me suis questionnée sur ce genre de retour dans le passé. Est-ce ce que j’utiliserais ce genre de système ? Est-ce que je voudrais changer quelque chose dans ma vie ? Est-ce qu’un événement de mon enfance ou de adolescence que je voudrais supprimer ?

Je suis bien consciente que j’ai eu mes moments de complication et mes moments de purs bonheurs. Je me suis mise à repenser à mes périodes plus sombres.  En toute franchise avec vous… j’aurais peut-être pris les services de la compagnie PLAN B. Par contre, pas à tout prix.

Il y a trois événements de ma vie que j’aurais bien laissés à une autre personne, puisque j’étais jeune. À ce moment dans ma vie, je n’étais pas prête et je n’avais pas l’expérience de vie d’aujourd’hui pour comprendre et pardonner. Le processus du après fut bouleversant durant plusieurs années. 

J’ai laissé partir et tomber plusieurs personnes de mon entourage, puisque je ne savais pas comment expliquer ce que je vivais. Malgré que la famille fut présente à 100%, ma vie sociale a pris une méchante débarque.

En effet, la jeune fille que j’étais aurait aimé être assez forte pour parler et s’exprimer. Au lieu de terminer la fin de l’histoire de certaines amitiés. La femme que je suis devenue s’ennuie de ces personnes. Est-ce une erreur que j’ai faite ? Ou tout simplement un apprentissage d’une expérience de vie ? Il y a des soirs où j’imagine que ces gens font toujours partie de ma liste de contacts.

Disons que pour changer ces trois moments bouleversants de ma vie, j’aurais bien fait appel à ce service Plan B. Il y a de fortes chances que j’aurais fait en sorte de garder ces gens dans ma vie. Je n’aurais probablement pas la même expérience de vie à mes 31 ans. J’aurais pu ne jamais appliquer à cette entreprise de distribution alimentaire. Ainsi, ne jamais rencontrer mon conjoint actuel. Il y a beaucoup de choses que je n’aurais pas en ce moment suite à des prises de décisions différentes. Je serais peut-être toujours serveuse ou j’aurais peut-être terminé mon université. Bref, il y a plein de possibilités de choses et actions que j’aurais pu faire ou non.

Après avoir mis les bons et les mauvais côtés de ce service, la réponse à ma question est : NON. Je suis devenue forte au fil des ans, grâce à ces décisions et ces situations. J’ai le vertige juste à l’idée de penser que j’aurais pu ne jamais rencontrer mon conjoint, suite à des changements d’événement de mon passé. J’aurais le sentiment qu’il me manque quelque chose. Toute ma vie. J’aurais eu le sentiment qu’il me manque quelque chose dans mon quotidien.

Ce sentiment de manquement ne vit plus dans moi depuis presque deux ans.

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la réadaptation

Les chroniques d'une hyperactive la réadaptation

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

C’est aujourd’hui que je peux officiellement débuter ma physiothérapie, enfin.

Je suis en train de devenir folle à rester à la maison, mon cerveau part dans toutes les directions et je commence à avoir l’impression que je serai cloîtrée chez moi jusqu’à la fin des temps. J’ai envie de marcher, de courir, de faire de la raquette dans la belle poudreuse qui ne cesse de s’empiler devant ma maison et surtout d’aller où bon me semble au volant de ma voiture.

Lorsque j’arrive à la clinique, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre à part bouger ma cheville pour faire en sorte qu’elle puisse retrouver sa mobilité et pour permettre à mon pied de revenir en parfait état.

Je suis donc plutôt impatiente de savoir ce que je devrai faire au cours des prochaines semaines pour y arriver et je peux te le dire, très confiante d’y parvenir de manière rapide.

Je n’ai pas l’intention de traîner en longueur la dernière étape de ma guérison. Je suis jeune, active, en santé et je ne vois pas pourquoi ma cheville ne voudrait pas me donner tout ce mérite d’avoir presque toujours pris soin de mon corps et coopérer avec ma volonté.

Dès mon arrivée devant Marie-Hélène, la physiothérapeute en charge d’établir mon programme de réhabilitation, je suis en confiance qu’elle pourra m’aider à atteindre mon objectif.

On sympathise tout de suite et on entre rapidement dans le vif du sujet : « Ouf, tu ne t’es pas manquée » qu’elle s’empresse de constater.

Merci, mais ça je le sais déjà.

« On va travailler fort, mais je considère que tu devrais pouvoir retrouver toutes tes capacités d’ici 4 ou 5 mois ».

QUOI?!? COMBIEN?!?

J’ai sûrement mal compris.

Il ne suffira pas de quelques séances par semaine pendant un ou deux mois maximum pour que je sois rétablie?

« Mais ne t’inquiète pas, on va y arriver! »

Le seul mot que j’arrive à prononcer c’est « ok ».

Avec un petit soupire, mais un air déterminé.

Elle commence par étudier ma cheville sous tous les angles. Elle tâte mes cicatrices, qui selon elle guérissent très bien, manipule ma cheville à gauche et à droite en plus de mesurer mon taux de flexibilité. Tout ceci n’est pas douloureux, simplement un peu inconfortable. Elle se contente d’examiner les dégâts et le travail qu’il y a à faire pour réparer le tout. Elle m’annonce que je devrai venir la voir 3 fois par semaine, au moins jusqu’à mon prochain rendez-vous chez l’orthopédiste, prévu le 15 février.

Elle me dicte les exercices à faire à la maison, trois fois par jour, à tous les jours. Me conseille d’étirer la peau autour de mes cicatrices pour détendre celle-ci qui est complètement tendue depuis l’accident. Je dois aussi prendre des bains de pieds où je dois alterner l’eau glacée et l’eau chaude. Elle promet de m’envoyer mon programme d’exercices par courriel et on me donne mes deux prochains rendez-vous avant de me dire au revoir.

Pas plus compliqué que ça, je retourne chez moi avec l’envie de travailler fort et la motivation dans le tapis.

Les deux séances suivantes durent à peine une demi-heure. Marie-Hélène manipule ma cheville comme de la pâte à modeler, fait des exercices d’assouplissement en la tâtant d’un bord pis de l’autre.  J’ai un gros travail à faire sur moi pendant qu’elle manipule ma cheville, puisqu’habituellement je ne supporte pas de me faire masser.

Ouais, je suis bizarre de même.

Je déteste me faire tripoter et quiconque m’offre un massage ne tombe pas du tout dans mes goûts. Je suis très bonne pour en faire aux autres, mais pas question de me laisser faire à mon tour. Je me sens inconfortable après 10 minutes à peine et mon cerveau n’arrive pas à se détendre pour profiter du moment qui m’est offert. Alors inutile d’insister, ce n’est pas pour moi. Je dois donc doublement me concentrer pour accepter les mains de Marie-Hélène qui s’acharnent dans chaque recoin de mon pied.

Je travaille fort à la maison, je sens que l’enflure diminue peu à peu et j’ai même la chance de voir un certain progrès lors du 3ème rendez-vous de la semaine, moment où elle constate que j’ai gagné en flexibilité après deux jours seulement.

Ça me donne espoir que je pourrai déjouer son pronostic et retrouver mes facultés dans un plus court laps de temps.

4 ou 5 mois? Pfff…je vise 3 mois maximum. J’aime ça me fixer des buts et des objectifs et essayer de les atteindre rapidement.

C’est un peu ça qui arrive quand t’es hyperactive.

Mais la réalité te rattrape souvent alors que tu croyais que ce serait facile.

Lors de mon jour de repos après 3 jours consécutifs à travailler avec Marie-Hélène, je me lève le matin avec la cheville très enflée, douloureuse et très sensible. Je peux à peine y toucher pour masser mes cicatrices et j’ai l’impression qu’elle est aussi sensible que lorsque je suis tombée. On m’avait pourtant bien avertie que ce ne serait pas facile et que tout ceci était normal. Je m’en doutais, mais évidemment je croyais secrètement que ça ne serait pas le cas et qu’une fois commencé le processus d’exercices et de traitement, j’allais faire ça les deux doigts dans le nez.

Non.

Mon corps me dit clairement : « calme-toi la grande, c’est moi qui décide. »

Alors voilà où j’en suis pour l’instant. Toujours confinée à la maison, à travailler fort pour que ça progresse enfin vers la fin de la guérison.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.
Folie Sofia logo reviseure

Le monstre en toi

Le montre en toi

Tu as toujours été une personne que les gens trouvaient forte et qui semblait indestructible. Cette personne sur qui on peut toujours compter et qui ne se laisse pas abattre par les mauvais jours. Toujours passionnée, toujours prête à tout surmonter, tu donnais sans compter. Une fille impliquée dans dix mille projets, jamais prise au dépourvu et mordant à pleines dents dans la vie.

Mais il s’était tapi dans le noir au fond de toi. Ce monstre attendait tranquillement son heure et que tu atteignes tes limites. Tu avais trop de blessures non cicatrisées, trop de gentillesse et de confiance offertes aux mauvaises personnes, trop de larmes non versées parce que tu cachais sans cesse ta souffrance. Ton énergie était dépensée pour fabriquer le bonheur des autres, mais pas le tien.

Et il est arrivé, ce monstre en toi, chassant le soleil et la joie dans un grand nuage de noirceur, ce trou noir qui était seulement dans ta tête. Il ne t’a laissé qu’un trou béant au milieu de la poitrine, une sensation de vide et de tristesse infinie, une peine qui te semblait-il, ne partirait jamais. Tu te sentais au bord du gouffre, peinant à reprendre ton souffle et avec l’impression de suffoquer dans cette vie qui était la tienne, sans vraiment savoir pourquoi.

Tu ne te reconnaissais plus, toi, la fille pleine de vie. Tu étais devenue l’ombre de toi-même, une épave, un personnage noir sans visage. Tu te trouvais au milieu de cette mer déchaînée, sans savoir à quoi t’accrocher et comment crier à l’aide. Tu as eu peur. Tu espérais qu’il ne soit pas trop tard, que ce monstre n’avait pas eu le temps de faire trop de ravages en toi.

L’ascension pour toi a été pénible, réalisée dans les larmes et parfois dans un épais brouillard. Tu as eu des mains qui se sont dressées devant toi. Il ne suffisait que de la lumière de gens qui t’aimaient et qui t’ont vu sombrer. Tu étais comme un diamant brut aux multiples facettes, certaines qui pour briller de mille feux devaient s’illuminer au contact de tes proches remplis d’amour et de sollicitude. Les autres, les personnes qui te laissaient patauger dans le noir, tu y as fait un grand ménage.

C’est un genou à terre que tu as réussi à relever la tête. Alors que tu avais perdu espoir, le noir s’est mis à disparaître tranquillement, un jour à la fois. Chaque jour, il faisait moins sombre, il y avait moins d’ombre autour de toi. Le soleil restait en toi plus longtemps réchauffant tes muscles crispés par la peur de te perdre en toi-même et de ne pas réussir à t’en sortir.

Malgré tout, à cause de lui, une partie de toi a disparue et est morte à jamais. Tu ne riras plus jamais de la même façon. Ton regard sur les autres, ta façon d’aimer et de vouloir l’être ont changé définitivement.

Ta confiance sera plus difficile à accorder. Plus réfléchie et prudente, tu ne te laisseras plus amadouer aussi facilement. Tu accorderas plus de temps à ton bonheur parce que tu auras compris qu’au final, c’est toi-même que tu dois toujours prioriser, mais surtout aimer.

Folie Sofia logo reviseure

Réorganiser sa vie… dans la joie!

réorganiser sa vie dans la joie

Depuis janvier, et à mon grand bonheur, la très sympathique Marie Kondo fait beaucoup parler d’elle! En effet, la consultante en organisation devenue auteure bestseller à travers le monde agrandit son empire scintillant de joie et épuré au max en ajoutant à son curriculum « star de téléréalité ».

On est loin ici toutefois des téléréalités très américaines à la Hoarders se nourrissant de scénarios extrêmes et de drama. C’est en toute douceur et avec beaucoup d’empathie que Marie préfère changer les vies de ses « étudiants ».

Via : condo living

Un changement très rafraîchissant et beaucoup plus interpelant. Suis-je la seule qui ne s’est jamais sentie motivée par les émissions traditionnelles de nettoyage? Je finissais toujours pas me dire « Ah! Je suis ne suis pas si pire… ».   L’émission Netflix de Marie est toutefois totalement différente, car il est question de gens qui ont besoin d’ajuster leur espace de vie suite à un décès, à une rupture, à un grand déménagement, à l’arrivée d’un nouveau bébé, au début d’une vie commune, etc.  Il s’agit donc de gens « normaux » et humains qui, suite à l’évolution d’une situation, ne peuvent plus se satisfaire de leurs vieilles habitudes ménagères inefficaces qui grugent d’autres aspects de leur vie. Une réalité qui, je me doute bien, touche beaucoup de gens!

Bref. La méthode de Marie Kondo diffère beaucoup des modèles traditionnels de désencombrement. On ne parle pas de règles mathématiques faciles à suivre (un nouvel objet = un vieil objet à la poubelle), d’achats de contenants innovants pour l’organisation, ou encore, de minimalisme pur et froid.

Tout se fait à partir du bonheur. Le but n’étant pas de réduire pour réduire, mais bien de posséder que des choses qui nous rendent heureux (et de délaisser le reste pour ne consacrer notre énergie qu’aux choses qui nous animent d’une petite étincelle de joie).

Au-delà des objets, la philosophie sort du contexte ménager et promet de nous apprendre à réorganiser notre vie en fonction de nos joies,  à nous écouter, et surtout, à avoir confiance en notre voix intérieure lorsqu’elle nous pointe vers ce dont on a besoin ou pas.

Pour ce faire, Marie propose un ordre dans lequel nettoyer sa maison de façon rigoureuse et optimale. Pourquoi tout faire d’un coup? Justement pour mettre une limite claire dans sa psyché entre le avant et le après – l’objectif étant de remettre à zéro son environnement pour mieux se propulser vers l’avenir. Aidés de notre nouvel instinct aiguisé pour le bonheur et d’une nouvelle habitude à ne plus… se laisser traîner!

Sommairement, l’ordre préférable est le suivant :

1) Les vêtements

Marie nous propose de commencer par une section qui est plus « facile émotionnellement » pour apprendre à se faire confiance. Après tout, du linge, ça se rachète. Et il s’agit bien souvent d’une catégorie d’objets où l’on a tendance à trop accumuler. 

2) Les livres

Probablement la section la plus controversée en ce moment — particulièrement dans une ère où un certain président se vante de ne pas avoir lu de livres depuis 20 ans…

À noter : le livre de Marie détaille la raison pour laquelle elle croit qu’il est important de faire le tri de ses livres, mais… de façon concrète, si les livres vous apportent de la joie (comme ils m’en apportent) vous avez le droit de garder ceux que vous voulez.

3) La paperasse

Probablement la section qui m’effraie personnellement le plus. Assurances, impôts, factures, etc.  En tant que travailleur autonome et gestionnaire d’entreprise, la paperasse a toujours été mon point faible et j’ai des années de retard. Un retard qui, d’ailleurs, me coûte cher et m’empêche de grandir. Est-ce que la méthode « Konmari » serait la solution à mon grand problème?

4) Les « Komonos » ou « objets divers »

C’est-à-dire la vaisselle (avons-nous besoin de toutes ces tasses dépareillées?), les produits cosmétiques, de sports et autres trucs qui encombrent nos placards. La section « non émotionnelle » où, selon moi, on doit surtout se questionner en fonction de « en ai-je vraiment de besoin? »

5) Les objets sentimentaux

La dernière étape, la plus intense, est celle qui consiste un peu à purger son passé. L’objectif de la leçon ici est surtout de réaliser que nos souvenirs ne tiennent pas à des objets encombrants… et qu’il faut aussi parfois « laisser aller » le passé pour aller vers un avenir plus serein et plus joyeux!

Pour chaque section, la méthode est la même. Rassembler l’ensemble de nos possessions de la catégorie en une seule grande montagne. Constater la quantité impressionnante d’objets accumulés dans la même catégorie. Prendre, un par un, les objets et se poser la question suivante : « Est-ce que ça m’apporte de la joie? ».  Jeter/recycler/donner ou garder en fonction de la réponse.

Personnellement, je n’ai jamais complètement maîtrisé la méthode. Sans surprise, je me suis toujours heurtée à un grand blocage à la section paperasse. Je peux toutefois affirmer avec conviction qu’il y a effectivement eu des changements de comportements à long terme de mon côté au niveau des vêtements et des livres suite à mon premier essai de la méthode. Prendre davantage soin de ce qu’on a, revisiter des livres (choses que je ne faisais jamais), être capable de laisser aller ce qui ne nous sert plus au lieu de l’accumuler, etc.

L’émission m’a donné envie de me replonger dans tout ça. En relisant le livre, surtout, qui va beaucoup plus en profondeur que l’émission, je prends conscience de toutes les autres sphères de ma vie dans lesquelles j’ai envie d’appliquer la méthode. De vieilles relations interpersonnelles auxquelles je m’accroche, mais qui ne m’apportent plus aucune joie, à des choix de carrières que je veux faire, animée par le désir d’avoir une vie remplie de joie plutôt qu’une vie menée par l’angoisse de vivre dans le manque.

Au-delà du ménage, Marie Kondo promet de nous apprendre à nous écouter et à avoir confiance en notre capacité de choisir notre bonheur.

Faire un travail que j’aime

faire un travail que j'aime

Je suis une personne passionnée, qui court les projets. C’est impossible pour moi de ne pas avoir quelque chose en tête, une idée ou quoi que ce soit. J’ai un besoin constant de m’accomplir et ce n’est pas récent. J’ai toujours été comme ça. Au primaire, j’avais même créé un personnage qui s’appelait Coco ma boule. Je le dessinais partout et j’inventais des aventures le mettant en vedette. Il était un peu comme un superhéros et je le dessinais toujours avec une cape. Je me souviens d’une journée où mon professeur m’a permis d’organiser un concours de dessins à la fin duquel un prix serait remis au gagnant. La mission : dessiner mon personnage dans une aventure. J’avais vraiment beaucoup d’imagination, et surtout, j’aimais organiser des choses. Au secondaire, ça n’a pas cessé. J’ai écrit des minis-livres, j’imprimais des copies et je les offrais à mes amies. Tout le monde me trouvait intense; ce n’est pas pour rien que je restais seule la plupart du temps. Mon agenda était un roman à lui seul. Je les possède encore tous dans une boîte chez mes parents. Tous les jours, j’écrivais ce qui s’était passé au cours de ma journée, mais autour du carré où mes devoirs étaient inscrits et toujours avec une ligne théâtrale. J’ai créé des vêtements, organisé des défilés, construit une mini glissade d’eau dans la cour d’une amie avec de vieilles planches (j’ai d’ailleurs une cicatrice me rappelant ma descente!), et plus encore. J’étais née pour créer et organiser.

Aujourd’hui, je peux enfin dire que je fais ce que j’ai toujours voulu faire, deux choses pour lesquelles j’étais douée. J’écris, sans cesse, pour Folie Urbaine, mais aussi ailleurs, ainsi que pour moi. Je rêve encore du jour où paraîtra mon premier roman; j’y travaille toujours. Puis, j’organise des événements pour une charmante organisation municipale. Après 10 années dans un arrondissement à toucher un peu à tout, j’ai enfin réussi à obtenir un poste qui me convient, qui me ressemble, et grâce auquel j’apprends énormément. J’ai toujours eu besoin de me sentir bien pour évoluer, et surtout performer, et c’est ce que je retrouve grâce à mon emploi actuel et à Folie Urbaine en parallèle. Je crée et j’organise, c’est ce que je suis et c’est ce que j’aime faire. Ç’a été quand même long avant que je trouve un équilibre et la bonne vocation, mais aujourd’hui, je suis tellement fière d’avoir enfin réussi. Je sais que je n’ai pas fini d’évoluer. La vie est remplie de changements et de surprises, mais j’ai la certitude d’avoir trouvé ma voie, mon chemin et je m’épanouis chaque jour en faisant ce que j’aime, et ce, à temps plein.

Dans la dernière année, j’ai vécu beaucoup de changements qui m’ont permis d’en apprendre davantage sur moi, mais j’ai également appris à m’écouter et à suivre mon instinct et mes envies. C’est faux de croire que l’on ne peut pas vivre de notre passion. Quand on trouve ce qu’on aime et ce pour quoi on a du talent, il est possible d’en faire son travail, sa carrière, sa vie. Dans le fond, il suffit de s’écouter et de croire en soi.

Au suivant!

Au suivant

“Tu n’étais qu’une histoire sans lendemain. Nous avons eu du plaisir ensemble mais ce sera tout pour moi. Je suis désolée. Bonne chance pour la suite.” Ces mots, on me les a déjà écrits sur un bout de papier laissé sur le coin de ma table de chevet, à l’époque où les relations n’avaient pas encore les mêmes priorités qu’aujourd’hui.

Ça vous rappelle des souvenirs? Une situation particulière? Ou peut-être avez-vous rêvé de dire ça à quelqu’un pour qui, au bout du compte, n’en valait pas le coup? Oui, je sais… C’est navrant. Très navrant même. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras pour autant, car cette relation n’était rien de plus qu’un lot de circonstances. Autrement dit, je pourrais interpréter ça comme un mauvais timing, rien de plus.

Le plus difficile dans toute cette affaire est d’accepter ce qui vient de se passer. Qu’on soit la personne qui largue ou l’inverse, il y a un goût amer qui nous reste dans la bouche parce qu’on a toujours l’impression que c’est une relation brouillonne dans laquelle on ne veut jamais se retrouver. C’est comme si on perdait encore une fois notre temps. Il y a des relations sur lesquelles on passe vite l’éponge, mais qu’arrive-t-il lorsqu’un amour sincère et puissant s’installe chez l’un et reste inexistant chez l’autre?

C’est comme si on tenait à chercher le mot “enfin!” écrit sur le coeur de la personne avec qui on venait de partager notre lit, juste parce qu’on n’a plus le désir de fouiller, encore, dans la fameuse botte de foin pour trouver la foutue aiguille perdue en cours de chemin! C’est amusant de jouer au jeu des serpents et des échelles, mais ça énerve de pogner le serpent à la case n°97 et retomber à la case n°6…

Je pense que c’est dans ce genre de relation que naissent les plus grandes frustrations. Les différences sentimentales peuvent être si grandes qu’elles peuvent aussi créer à elles seules le goût de ne plus vouloir aimer quelqu’un par la suite. Je trouve ça dommage, car je ne crois pas que nous devrions nous priver d’aimer à nouveau après une expérience du genre. Si j’avais eu ce réflexe dès le début de mes relations maladroites et inexpérimentées, j’aurais évité toutes autres fréquentations dès l’âge de 18 ans!

Je crois plutôt qu’il faut se donner le droit de vivre de nouvelles aventures sentimentales parce que c’est à travers elles qu’on en apprend plus sur soi et sur l’influence qu’on peut exercer chez les autres. Couper les ponts dans cette sphère de notre vie revient en quelque sorte à tuer une partie de nous. Il est plus facile d’abdiquer suite à un échec que de se retrousser les manches et reprendre là où nous étions rendus. Je sais, cette façon de lancer la serviette survient généralement sur le tard et non dans les premiers milles de notre vie d’adulte. Il reste que de refermer la porte et la verrouiller par la suite est, selon moi, la meilleure façon de passer à côté de belles opportunités d’apprentissage. À ceux et celles qui croient avoir tout vu dans leurs relations passées, je me permets de dire que vous avez complètement tort. À moins que vous ayez fréquenté tout le monde sur la planète avant de tirer une si grande conclusion.

Ce dont je doute, évidemment…

Fred signature
Sophia réviseure signature