Le stress et mes cheveux!

le stress et mes cheveux

Lors de mon dernier rendez-vous avec Simon, je lui ai mentionné que je trouvais mon cuir chevelu un peu gras et que ça piquait beaucoup. Je croyais au départ que j’avais peut-être mal rincé mes cheveux, mais je l’ai fait plus d’une fois, alors ça devait autre chose. Lorsqu’il a regardé, il m’a mentionné que j’avais beaucoup de petits points rouges et il m’a demandé si j’étais stressée. OUI, beaucoup même ! J’avoue que je n’avais pas fait le lien. Depuis 2-3 semaines déjà, j’étais très stressée, je dormais mal, etc. C’était donc probablement relié à ça. Je ne me suis pas tant inquiétée puisque c’est le genre de chose qui m’arrive à l’occasion dans les grosses périodes au travail, mais là je sentais des petites gales et en me grattant, souvent je saignais. Pas très agréable, mettons. Depuis que je vais chez Le Villeray artistes coiffeurs, je suis plus à l’écoute de mes cheveux, je sais très bien que le stress a de grosses répercussions sur ceux-ci, puisque je perds également des cheveux. Mais ça, je vous en reparle dans un prochain article.

Simon m’a donc dit qu’on allait faire un traitement-choc avec des produits René Furterer pour aider mon cuir chevelu à se soigner, mais aussi pour apaiser l’effet de picotement qui m’invite à me gratter constamment.

Le COMPLEX 5 lavande et orange

C’est un produit qu’on applique uniquement sur le cuir chevelu à l’aide d’un petit embout. Celui-ci augmente l’efficacité des produits utilisés par la suite fois dix. Il est composé d’huiles essentielles d’orange et de lavande. Il aide à la micro circulation du cuir chevelu, c’est vraiment un produit à avoir à la maison. Après l’application au cuir chevelu seulement, on masse de 2 à 5 minutes pour sentir un effet de chaleur et picotements, ceci montre que le produit agit. C’est à ce moment que l’on fait nos deux shampooings selon le produit que l’on a besoin.

Il est important de toujours faire deux shampooings puisque le premier nettoie les impuretés et que le deuxième nettoiera et traitera en profondeur. D’ailleurs, pour le deuxième shampooing il n’est pas nécessaire de mettre une grande quantité.

CURBICIA

Il y a un shampooing quotidien pour cuir chevelu à tendance grasse et le shampooing-masque pour les cuirs chevelus très gras. Exactement mon problème ! Il nettoie en profondeur et élimine le sébum en trop bref, c’est l’extrait de Curbicia hydrolysé qui régule le tout. Celui-ci provient en fait de cucurbitacées : courge potiron, citrouille, etc. Puis, avec les huiles essentielles de thym, de romarin et de girofle qui assainissent le cuir chevelu et l’huile essentielle d’orange qui nettoie en profondeur, on a un produit qui normalise la problématique. L’argile que contient le produit aide à l’absorption de son poids en sébum et dégorge la glande sébacée.

ASTERA FRESH

Il y a le sensitive pour les personnes qui sont très sensibles et qui ne supportent rien sur leur cuir chevelu. Celui que j’utilise, c’est un shampooing apaisant fraîcheur pour cuir chevelu fragilisé qui lave en douceur, procure une sensation de bien-être et apaise le cuir chevelu. J’avoue que c’est un des shampooings que j’ai le plus aimés utilisés. Celui-ci est composé d’extraits d’astéracée qui est en fait une fleur et qui renforce les défenses immunitaires et protège le cuir chevelu. Il y a également de l’eau florale d’hamamélis pour adoucir et protéger le cuir chevelu et une base tensio-active douce pour que le lavage soit parfait. Ce shampooing est très cool à utiliser après l’entraînement puisqu’il offre un effet rafraîchissant !

C’est réellement deux produits créés spécifiquement pour les problèmes de cuir chevelu gras et irrité.

J’ai donc, pour chaque shampooing, débuté par le COMPLEX 5 et alterné entre le CURBICIA et le ASTERA pour un total de 2 à 3 shampooings par semaine. Cela fait maintenant 3 semaines que j’utilise ceux-ci et je sens vraiment la différence. J’aime particulièrement le ASTERA qui est froid et rafraîchit vraiment bien.

Ces produits sont principalement pour le cuir chevelu. Pour la longueur de mes cheveux, j’utilise soit le revitalisant TONUCIA ou OKARA pour cheveux colorés, puis j’effectue ma routine habituelle dont je vous parlerai également dans un prochain article. Après 4 semaines, je sens vraiment la différence, mon cuir chevelu n’est plus irrité, je me gratte beaucoup moins. C’est sûr que mon stress est encore là, les produits n’aident pas pour ceci, mais aident aux répercussions que cela engendre. C’est sûr qu’il faut être rigoureux, chaque produit a son utilité et un moment pour l’utiliser, mais le résultat en vaut véritablement la peine. Je me suis motivée à effectuer tout le rituel que Simon m’avait détaillé et j’ai été récompensé par mes efforts.

C’est important de s’écouter et surtout d’agir quand on est stressé. Quand vous trouvez que quelque chose cloche dans vos cheveux, téléphonez votre coiffeur.se ou rendez-vous sur place, ils sauront vous conseiller et vous aider pour régler la situation. Mais n’oubliez pas que parfois, quand ont subi trop de stress, on a besoin de plus qu’un shampooing, et que d’aller consulter son médecin peut aider énormément. Écoutez les signes que votre corps vous envoie et prenez soin de vous!


Karine est ambassadrice René Furterer chez Le Villeray Artistes Coiffeurs. Pour prendre un rendez-vous avec Simon ou Roxanne : 514-903-7221.

Passer Noël en famille après un an et demi sans se voir

Passer Noel en famille

Il y a un an et quatre mois exactement, on quittait notre pays, la France, pour venir s’installer en famille à Montréal.

Une expérience familiale qui nous a soudé tous les quatre, mais qui nous a également rappelé à quel point la famille est importante.

Pour la première fois depuis notre arrivée ici, nous sommes rentrés passer les Fêtes auprès de notre famille.

À vrai dire, que l’on vive à l’étranger, ou tout simplement dans le même pays, mais loin de notre famille, il est parfois difficile de passer les Fêtes auprès de ses proches.

Après Noël dernier passé loin de la France, nous avons décidé cette année de nous y rendre pour 10 jours afin de nous ressourcer auprès des nôtres.

Certaines personnes de notre famille étaient venues nous rendre visite dans notre pays d’adoption. Mais il y en a certaines que nous n’avions pas vues depuis plus d’un an, et d’autres que nous rencontrions pour la première fois!

Et wouah! que ça fait du bien! Honnêtement, je ne pensais pas que ça me reboosterais autant de les revoir.

Les voir, les toucher, les sentir… Oui, ça peut paraître très « animal », mais c’est vraiment ce dont j’avais besoin.

Comme une bouffée d’oxygène que tu savoures à chaque instant.

En quittant notre pays, je savais que la famille me manquerait au quotidien. Mais ces 10 jours passés auprès d’elle m’ont rappelé que même loin des siens, on peut rester soudés.

Le soir de Noël, je suis allée sur Facebook et un de mes contacts avait laissé ce message sur son mur : « Ce soir, c’est Noël. Si tu es sur Facebook, c’est que tu as cinq minutes de ton temps à donner à quelqu’un qui en a besoin. Alors, pense à une personne de tes contacts que tu sais seule en cette soirée. Prends ces cinq minutes de ton temps pour t’isoler et appelle-la pour discuter avec elle. »

Ce soir de Noël, je ne l’ai pas fait, car j’étais entourée de mes proches, et je profitais à 100 %.

Mais chose certaine, c’est que désormais, que ce soit Noël ou non, si j’ai cinq minutes de mon temps à passer sur Facebook et que je pense à quelqu’un qui me manque, je prendrai au moins ces cinq minutes pour l’appeler et discuter.

Alors c’est vrai, être auprès des membres de sa famille, c’est ressourçant, c’est partager leur quotidien, c’est ne rien louper.

Mais être loin, c’est SAVOURER chaque instant passé avec eux. C’est rendre un Noël encore plus magique que ceux passés sans eux.

On ne fêtera surement pas Noël ensemble tous les ans, mais une chose est sûre : c’est que chaque Noël passé à leurs côtés sera magique et unique.

Vous m’avez manqué!

xoxo

Céline Guérin

En veux-tu des nouvelles recettes?

en veux-tu des recettes

EJ’ai toujours aimé cuisiner et découvrir de nouveaux plats, des ingrédients et de nouvelles recettes. Mais, dans la dernière année, j’ai vraiment mis la cuisine de côté. Là, 2019 est une nouvelle année et j’ai l’objectif de mieux manger. Fini les cannes de thon, les soupes en canne, le Kraft diner et les bols de céréales ! De plus, en 2018, j’ai diminué ma consommation de viandes ; je peux même dire que je n’en mange plus du tout. Il me reste encore un peu d’adaptation à faire, mais je suis contente d’y arriver. C’est un choix personnel, je ne me catégorise pas comme étant végétarienne, mais la viande ne fait plus partie de mon régime alimentaire. Par contre, je mange encore du poisson et des fruits de mer ainsi que quelques produits laitiers. Comme je dis, c’est un choix personnel et je l’adapte à ma façon.

J’ai donc eu envie de vous partager les blogues et les sites Internet locaux que j’aime consulter et qui m’inspirent beaucoup en ce moment. J’aime beaucoup Trois par jour, mais j’avais envie de vous proposer autre chose, alors les voici :

Cinq Fourchettes

J’adore Nancy ! Pour l’avoir croisée lors d’événements, avoir eu de belles conversations, je la trouve inspirante. C’est une grande femme qui a une passion pour la cuisine. J’adore la suivre sur les réseaux sociaux : elle est authentique, nous partage des bouts de vie à elle et à ses trois enfants adolescents. Elle m’a inspirée beaucoup de recettes que j’ai soigneusement retranscrites dans mon carnet. Ce que j’aime aussi c’est qu’elle nous partage ses essais et elle est honnête quand ça ne fonctionne pas. J’ai toujours l’eau à la bouche quand je regarde ses recettes sur son site Internet, ses photos sur Instagram ou quand je stalke ses stories. Je rêve secrètement d’aller souper chez elle un bon soir et juste me délecter à chaque bouchée. Bref, je vous suggère d’aller faire un tour sur son site Internet et de vous laisser inspirer par les nombreuses recettes qui sauront égailler vos lunchs et vos soupers !

Coup de cœur : ICI

Plan bouffe

Un site Internet vraiment beau visuellement et facile à consulter. La variété des recettes est géniale et les photos sont époustouflantes. En plus des recettes, Alexandra offre plein de trucs et astuces pour aider au quotidien dans l’élaboration des repas, et ça, c’est très cool ! C’est vraiment un blogue à découvrir.

Coup de cœur : ICI

La Fraîche le blogue

Je vous ai parlé d’Eve-Lyne Auger, celle derrière le livre de recettes La Fraîche, Mon récit culinaire en plus de 50 recettes. Son livre est arrivé à point dans ma vie puisque je débutais ma diminution de viandes. J’ai adoré son livre et je l’utilise de plus en plus, maintenant que j’ai retrouvé ma passion du fourneau. Les recettes sont simples et délicieuses. Elle a également un blogue où une multitude de recettes s’y trouvent en plus de plusieurs trucs très intéressants. Vous devez la découvrir absolument !

Coup de cœur : ICI

Dinette magazine

Il s’agit d’un couple qui a une passion pour la bouffe comme la photographie. Le site Internet est juste à couper le souffle, mais le magazine papier : WOW ! Je les ai presque tous à la maison. En plus d’y contenir des recettes incroyables, les photos sont magnifiques et il regorge d’articles divers. C’est de plus un ajout très Pinterest à ma décoration !

Coup de cœur : ICI

Toutes dans mes fesses

Et un extra, parce que cette personne est juste incroyable et que, des fois, ça ne nous tente pas de cuisiner. Toutes dans mes fesses est le projet de Jessica Prudencio ; elle nous fait découvrir plusieurs restaurants de Montréal et les alentours. Elle offre aussi quelques recettes sur son site, mais je vous conseille de suivre son compte Instagram qui est ma foi MAGNIFIQUE. Celle qui a visité plus d’une centaine de restaurants en 2018 et qui est un vrai fan de brunch saura vous faire saliver.

Alors voilà ! J’espère que cela vous aura inspiré autant que moi !

Bon appétit !

Karelle gauthier

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : le grand jour… ou presque

le grand jour ou presque

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

Déjà 52 jours que je suis tombée.

52 longues journées où le temps est suspendu et que ma vie quotidienne est sur hold.

Si le pire est passé, la guérison totale, elle, se laisse désirer. Et teste ma patience à son maximum.

Mais aujourd’hui, c’est le grand jour !

Après les 5 semaines prévues à ma convalescence, où j’ai dû porter une botte orthopédique qui me donne l’air d’un robot et entrave la plupart de mes mouvements, je vais voir l’orthopédiste pour savoir où en est le progrès de ma cheville amochée.

J’étais plutôt fébrile ce jour-là. Je me suis levée tôt, j’étais heureuse d’avoir une trop rare occasion de sortir de la maison même si c’est pour aller dans un hôpital.

Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais le jour où je suis tombée, il neigeait, le jour où on a retiré mon plâtre aussi et il tombait également quelques flocons ce matin-là. Est-ce qu’il y avait quelque chose à comprendre ?

Bof, parfois je ne m’interroge pas trop longtemps sur les hasards de la vie.

Bref, ce jour-là, je suis vraiment impatiente de savoir ce qui m’attend et j’ai vraiment l’impression que ça y est. Je vais enfin pouvoir marcher, retrouver ma liberté et reprendre ma vie où je l’ai laissée, il y a 52 jours.

Longue attente en radiologie, la glace est beaucoup plus destructrice en ce début janvier qu’en novembre, moment où j’ai eu affaire à elle. Les patients avec des attelles, des plâtres, des béquilles et des fauteuils roulants s’entassent dans la salle d’attente et se succèdent les uns après les autres sous les rayons X.

J’ai le temps de sympathiser avec une dame qui a l’épaule brisée et un homme au fémur fracturé, résultat de chutes sur la glace pour eux aussi. On déplore la température, les contraintes face à nos blessures et les faiblesses du système de santé québécois, bien que dans mon cas les planètes aient été alignées pour que je sois prise en charge rapidement, il n’en est rien pour la gentille dame qui a dû attendre 22 heures à l’urgence avant de voir un médecin. 

Après mon passage sous les rayons, c’est avec confiance que j’entre dans le bureau de mon orthopédiste pour entendre son verdict à la suite de l’évaluation de mes radiographies.

« Tu sais que ce n’est pas une fracture standard que tu as là. »

Évidemment.

Quand je me casse quelque chose, ça ne peut pas être de façon normale. Il fallait que je trouve le moyen de me fracturer la cheville de façon non conforme.

« Alors ta réadaptation sera plus longue et plus complexe que pour une fracture habituelle. »

Bien sûr.

Ce serait trop facile de simplement enlever ma botte, et que tout soit beau.

Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’elle me dise : « lève-toi et marche ». Mais j’espérais quand même qu’elle me dise qu’après juste un peu de travail en physiothérapie, je serais en mesure de reprendre ma vie comme avant.

Eh bien non, je dois porter ma botte encore deux semaines avant de pouvoir mettre du poids sur mon pied et au moins une semaine supplémentaire avec celle-ci pour m’aider à marcher.

L’image où je prends ma voiture dans quelques jours pour retrouver une partie de ma liberté s’estompe une fois de plus. Je dois la mettre de côté pour encore 3 semaines au moins.

Sur le coup, le découragement pointe de nouveau à l’horizon, mais je le mets vite de côté quand elle m’apprend que je pourrai quand même commencer la physiothérapie dès le lendemain.

Enfin, des sorties hors de la maison pour aller me délier les jambes et me permettre de faire quelques pas (allô le jeu de mots) vers la guérison.

Elle m’explique aussi qu’étant donné que je ne fais pas un travail de bureau (je suis éducatrice) et que je bouge et me déplace beaucoup dans le cadre de mes fonctions, je ne peux retourner au travail sans être rétablie à 100 %.

Elle me donne donc mon prochain rendez-vous… dans 6 semaines. 

37 jours précisément.

Plus que la moitié des journées que je viens de passer.

« Mais ça guérit bien »

C’est ce qu’elle me dit avant de quitter son bureau.

Ben coudonc, m’a me contenter de ça pour l’instant.

Ma « fracture non standard » guérit bien.

Dès le lendemain, je me lève, gonflée à bloc, prête à appeler dès l’ouverture le bureau de la CNESST pour leur faire mon rapport et surtout, appeler la clinique de physiothérapie la plus proche de la maison pour obtenir mon premier rendez-vous.

J’ai décidé de voir le côté positif : le pire est derrière moi.

Je vais suivre les recommandations à la lettre, me reposer… et enfin réaliser que je devrais profiter du temps que j’ai à la maison. Et faire des choses que je me plains de ne pas avoir le temps de faire en général.

Comme cuisiner, binge-watcher des séries sur Netflix, écrire encore et toujours plus de textes et surtout dormir le matin. Maintenant que la douleur n’écourte plus mes nuits, je vais rattraper les heures de sommeil qui étaient manquantes avant même mon accident.

Et me dire que la vie fait parfois bien les choses même dans le chaos.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Les ruptures

Les ruptures

Une rupture, c’est probablement une des choses les plus difficiles à vivre. Tu te réveilles du jour au lendemain pis y a pu personne à tes côtés. Tu te réveilles seul dans ton grand lit, avec tes draps pas défaits et t’as même pas quelqu’un à qui souhaiter bon matin.

Tu passes ton temps à te demander ce que cette personne fait en ce moment, si elle pense à toi ou si elle t’a déjà complètement oublié. Tu vas voir son Facebook un million de fois pour t’assurer que rien n’a changé, à moins que tu te sois tanné et que tu l’aies déjà bloqué.

Puis tu sors, tu vois des amis, tu rencontres du nouveau monde en te disant que tout va pour le mieux avec ton gros sourire fake.

Mais quand t’arrives le soir, ça recommence. Tu te retrouves seul à nouveau dans ton grand lit. Tu prends le moins de place possible comme si y’allait vraiment avoir quelqu’un d’autre avec toi. Tu t’endors sans bisou de bonne nuit, sans faire la cuillère. Tu t’endors et tu te demandes pourquoi t’as autant froid. Tu serres les couvertes un peu plus fort alentour de toi.

La vie reprend son cours. Le lendemain encore où t’essaies de te dire que tu es fort mais que malgré tout, tout te fait penser à cette personne… une chanson, un endroit, une image ou simplement un geste. Tu vois rien que des trucs de couple sur Facebook, comme si tous les gens autour de toi s’étaient ligués pour te faire sentir comme une merde.

Tu vas peut être faire comme moi et essayer au plus sacrant de retrouver quelqu’un d’autre, pour te sentir proche de quelqu’un à nouveau. Tu vas te garocher dans n’importe quelle situation, juste pour que quelqu’un te prenne dans ses bras à nouveau et te dise des mots doux.

Pis tu vas te réveiller et te dire wtf? Pourquoi j’ai fait ça? Tu vas le regretter pis tu vas être de retour à la case départ, à te sentir à nouveau seul et avoir froid le soir à te demander : quand le soleil reviendra réchauffer ta vie ? Quand tu trouveras la personne avec qui tu comprendras pourquoi avec les autres ça n’a pas marché?

La personne avec qui tu vas construire ta vie et repartir sur le bon chemin. La personne qui va te comprendre et qui va te respecter pour ce que tu es. Celle avec qui tu vas rire comme un enfant et qui va te redonner goût à la vie.

Les gens sont de moins en moins sérieux et croient de moins en moins en l’amour. Et toi t’es là avec ton cœur en millions de petits morceaux, à espérer qu’il y ait quelqu’un quelque part qui pense encore comme toi.

Tu espères… mais plus tu regardes les gens aller, plus tu désespères de trouver quelqu’un comme toi qui veut encore de quoi de sérieux et vrai.

Quelqu’un qui est prêt à partir en voyage en haute mer avec toi. 😉



La fois où… je me suis fait insulter par des trolls sur Internet

La fois où...je me suis fait insulter

C’est bien connu, donner son opinion sur Internet en 2019 est un sport dangereux.

Derrière leurs écrans, même les plus faibles se sentent supérieurs aux plus grands dirigeants de ce monde. On peut tout dire à tout le monde sans nécessairement faire face aux conséquences.

Cachés derrière des pseudonymes et des photos anonymes, les trolls écrivent des phrases cruelles sans aucune considération envers les gens à qui elles s’adressent. Avec des majuscules, des emojis, des gifs, des photos ou encore des montages, on peut répondre de multiples façons à tout et tout le monde sur Internet.

Ceux qui ont le malheur de ne pas avoir les mêmes valeurs ou les mêmes façons de voir les choses que nous sont prompts à sortir des phrases blessantes, des commentaires méchants complètement gratuits dans le but de faire réagir ou de carrément faire du mal.

C’est en sachant tout ça pourtant que je me suis quand même risqué à émettre mon opinion sur une page s’adressant aux fans des Canadiens de Montréal. Si j’ai une grande connaissance de notre sport national, je ne peux quand même pas prétendre à un poste d’entraîneur ou de directrice générale. J’aurais manifestement dû me souvenir de ce fait avant d’y aller de mon petit commentaire à propos de la blessure controversée de leur joueur vedette.

J’émets parfois mon opinion sous des articles qui traitent de sujets qui me tiennent vraiment à cœur ou que je juge complètement inappropriés et ceux-ci sont toujours bien reçus. Je m’efforce d’être objective, de connaître le sujet et de m’exprimer dans un langage approprié avec un français très respectable. Pour ma part, j’accorde toujours plus d’attention aux personnes qui procèdent de la même façon dans leurs commentaires. Je sais que la facilité à s’exprimer et à écrire correctement la langue française n’est pas donnée à tout le monde, mais je crois que si tu prends le temps de bien rédiger ton opinion, de manière réfléchie et non spontanée, il y a plus de chance que ton message passe mieux.

Mais ça, c’est mon opinion sur le sujet.

C’est lorsque j’ai commencé à récolter des commentaires haineux sous la publication de la page en question que j’ai réalisé que certains sujets sont des terrains plus glissants où s’aventurer.

La politique, l’argent, notre système de santé, la sexualité et même la maternité sont des sujets que j’évite habituellement sur Internet. Je lis les articles, les commentaires, mais je m’abstiens de répondre à la plupart, parce que je sais à quel point il est facile de perdre le contrôle dans une conversation qui se déroule derrière des écrans et que ces sujets sont les plus susceptibles de déraper.

Mais après mon expérience et surtout après avoir pris connaissance de la controverse entourant Maxime Comtois, le capitaine de l’équipe canadienne de hockey junior, je peux désormais classer le sport dans cette catégorie. En effet, lors du championnat mondial de hockey junior, le joueur de 19 ans a fait face à de virulents commentaires sur les réseaux sociaux à cause de son tir de pénalité raté lors de la période de prolongation. L’équipe a par la suite perdu la partie et s’est vue éliminée par l’équipe finlandaise. Maxime a reçu des dizaines de messages, les pires lui suggérant de mettre fin à ses jours après cet échec. Je suis encore sous le choc de la violence des mots utilisés à l’endroit d’un garçon d’à peine 19 ans. Je t’invite d’ailleurs à lire ICI, le message qu’il a adressé à ceux-ci sur son compte Twitter quelques jours plus tard.

À la suite de cet étalage de la bêtise humaine, j’aurais dû une fois de plus penser à m’abstenir de passer un commentaire sur la page consacrée en grande majorité au tricolore. Comme quoi, il faut parfois se brûler une première fois pour apprendre de ses erreurs.

Tout ça pour dire que, quelque jours après cet événement qui a fait la une des journaux, j’ai reçu, pour la première fois, des insultes de la part de trolls qui n’ont trouvé rien de mieux à faire que d’utiliser un langage ordurier pour me remettre à ma place et me faire regretter d’avoir osé exprimer mon opinion.

Certains m’ont dit que je devrais me contenter d’être belle et de me la fermer, une autre m’a dit que je devrais me taire parce que je ne disais rien d’intelligent et le plus cinglant de tous m’a même accusé d’être « mal baisée ». Des propos qu’on lit avec stupeur, mais aussi avec une certaine fascination. Hypnotisée par ces commentaires méchants, je n’ai pu m’empêcher de cliquer sur leurs profils pour essayer de comprendre d’où pouvait provenir leur aversion envers moi après quelques mots affichés dans les commentaires.

J’ai vite décidé de passer à autre chose et de prendre encore plus conscience des propos que je peux émettre sur la Toile.

Si quelques personnes ont semblé accorder de la crédibilité à mes propos, c’est ceux qui m’ont insulté qui ont occupé mon esprit et m’ont montré à quel point la haine sur Internet n’est pas un sujet qui s’essouffle en ce début de l’année 2019.

Même après avoir fait l’objet de nombreux documentaires ou de plusieurs séries-chocs, les trolls sont plus actifs que jamais et ne semblent pas vouloir arrêter leur travail de démolition.

Et ceux qui pensent qu’ils n’entrent pas dans la catégorie des trolls en commentant de manière négative la coiffure d’une vedette, détrompez-vous. Même chose si vous insultez l’auteur de votre téléroman préféré parce que vous n’êtes pas satisfaits de sa manière de boucler les intrigues.

Les trolls prennent forme de plusieurs manières et à différents niveaux. Ne tombez pas dans le piège.

Internet peut être une incroyable plateforme et peut même sauver des vies.

Tout comme elle peut en détruire.

Et c’est ce qui est le plus inquiétant.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Être, se battre, mais aussi se reposer

Être, sa battre, mais aussi se reposer

Je suis frustrée. 

Frustrée de devoir me battre.

Frustrée parce qu’être, c’est une bataille.

Être une femme.

Être une femme de la communauté LBGTQIA+. 

C’est là qu’être devient un exploit.

Être devient s’affirmer. 

Être devient se positionner.

Être devient politique. 

Et ça, pour moi, c’est beau et frustrant. 

Beau, parce que je trouve admirable de voir des femmes fortes. 

Émouvant, parce que je suis fière de qui je suis. 

Merveilleux, parce qu’on se réunit, parce qu’on ressent, parce qu’on partage.

Mais quand être devient politique, c’est aussi frustrant.

C’est prendre conscience qu’il y a bataille.

Prendre conscience qu’il y a encore des inégalités et des oppressions.

Frustrant, mais épuisant aussi.

Épuisant, parce que prendre conscience de cela, c’est révoltant.

C’est vouloir agir.

C’est aussi se sentir impuissante.

Impuissante, parce qu’on ne peut pas tout changer et, encore moins, le faire rapidement.

Parce que le changement, ça prend du temps, ça prend des personnes extraordinaires, ça prend des actions, et tant d’autres choses.

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I am a frustrated feminist and my feelings are real and valid. • Je suis une féministe frustrée. Frustrée du sexisme latent présent dans notre quotidien. Frustrée par la société patriarcale qui brime les personnes marginalisées. Frustrée par cette culture du viol horrible qui place les victimes d’agressions sexuelles comme coupables et responsables de tout. Frustrée par la psychophobie crasse qui est une nuisance pour la survie des personnes touchées par les maladies mentales. Frustrée de toutes ces fois innombrables où des personnes transgenres sont victimes de crimes haineux, sont mégenrées et sont opprimées pour leurs vies et leurs identités. Frustrée par le système capacitiste qui n’est pas adapté pour les personnes touchées par des handicaps, par des troubles de développement, par des troubles du langage et/ou de la parole. Frustrée par cette grossophobie intensive qui place les personnes grosses et hors-normes comme étant lâches, sales et laides, alors qu’elles sont valables, importantes, belles et qu’elles méritent le respect. Frustrée de toutes ces personnes qui font la promotion de normes ridicules et oppressantes, qui se placent au dessus des autres en leurs crachant des poignées de préjugés sur la tête. Frustrée que la pilule du lendemain et l’accès à l’avortement soient restreints pour les personnes pesant plus de 180 lbs. Frustrée par ce manque de diversité flagrant, par ces cultes de la beauté exclusifs, établis selon les normes sociétales genrés, hétéronormatives, transphobes, racistes et sexistes. Frustrée par le manque d’accès aux soins en santé mentale gratuits et adaptés. Frustrée par toutes ces personnes sexistes, racistes, misogynes, grossophobes, transphobes, capacitistes, psychophobes, islamophobes, homophobes et intersexophobes qui pourrissent la vie des personnes marginalisées, qui demeurent contemplatives et qui baignent dans le confort de leurs privilèges sans même daigner écouter les personnes concernées lorsqu'elles tentent en vain d'exprimer ce qu'elles vivent quotidiennement. Les choses doivent changer pour le bien-être et la survie de tous.tes. Nous sommes frustré.e.s, pis avec des maudites bonnes raisons.

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Crédit : Les folies passagères. Pour voir la publication et la suite du texte, c’est ICI.

C’est frustrant, parce que, parfois quand je donne mon avis sur des enjeux qui concernent les femmes ou la communauté LGBTQIA+, c’est perçu comme étant représentatif de ce dit groupe. Et ce n’est tellement pas le cas. Être ne devrait pas signifier représenter à tout moment.

Frustrant, parce que faire partie ne veut pas dire représenter.

S’identifier à ne veut pas dire représenter.

Et à l’inverse, ce n’est pas parce que je m’identifie à femme féministe de la communauté LGBTQIA+ que j’endosse tout ce que ces mouvements et personnes, qui en font partie, disent et font.

Je ne suis pas que ces identités et ces mots.

Frustrant aussi parce qu’il faut parfois expliquer, s’expliquer.

Parce que lorsqu’on est issu d’une minorité, les autres s’attendent parfois à ce qu’on se définisse, à ce qu’on définisse multiples termes, qu’on explique notre réalité.

Être devient parfois éduquer.

Ces mots, étiquettes, identités, me permettent de me définir, de moi à moi. Et oui, parfois, de moi aux autres. Quand je le décide. Parce qu’il est parfois important pour moi d’expliquer à d’autres qui je suis, comment je perçois mon identité. Mais il est important que les étiquettes soient posées par les personnes elles-mêmes et non pas par d’autres, d’un regard extérieur.

Extérieur, limitatif et oppressant.

Ces étiquettes peuvent être, pour certains, rassurantes, libératrices.

Pour d’autres, réductrices et suffocantes.

Chacun ses choix, ses sentiments, sa validité.

Alors, à nous, femmes, personnes issues d’une minorité, à nous qui devons-nous expliquer, à nous qui sommes parfois invisibilisées : crions! Crions pour s’assurer d’être entendues et reconnues. Mais rappelons-nous aussi que c’est parfaitement correct de prendre des journées off, où nous ne faisons qu’être, sans tout le reste. Parce qu’on a le droit d’être fatiguées, d’être frustrées et de juste passer au travers de la journée.  

auteure jessi carenzi


Dans l’intimité d’un roux

Dans l'intimité d'un roux

Ne sachant trop quoi choisir comme nouveau sujet pour mon article, je me suis tournée vers l’homme que je fréquente, afin qu’il me déniche l’idée du siècle. Il m’a alors dit, « Écris un article sur les roux.» J’ai ri! «Ha! Ha! Reviens-en de ta couleur de cheveux mon Rouchou!» Quelques jours plus tard, je me suis mise à faire des recherches, tout  simplement pas curiosité. Et ben! À ma grande surprise, il y a du contenu. Ben oui toi! Des articles sur les roux. J’ai même découvert que le 12 janvier était la Journée internationale «Kiss A Ginger Day». Donc pour celles qui n’ont pas de roux dans leur entourage… embrassez une canette de Ginger ale. Voilà! Toute les raisons sont bonnes pour fêter. Cheers!

Voici quelques raisons qui peuvent vous faire craquer pour un roux. Et je parle en connaissance de cause.

  1. Sa peau : Oh god! Je capote sur la peau des gens roux. Elle est si douce. Vraiment trop douce pour que ce soit réel. Une vraie peau de bébé. Cette peau n’a aucune imperfection. Ils ont beaucoup moins d’acné que le restant de la population.
  2. Les taches de rousseur: C’est tellement craquant. Une peau empreinte de milliers d’étoiles sur un fond de teint de porcelaine. Wow! Je pourrais passer des heures à faire parcourir mes mains sur cette voie lactée.
  3. Leur sens de l’humour: La grande majorité de ces hommes possèdent un sens de l’humour très développé. Depuis leur tendre enfance, ils sont victimes de moqueries des gens qui les entourent. N’essaie pas de leur sortir une blague de roux à l’âge adulte, ils les connaissent toutes, ils ont une très bonne répartie et sont capables d’autodérision.
  4. L’unicité : Seulement 4% de la population sont des vrais de vrais roux. La couleur rousse est due à une mutation génétique provenant d’un gène récessif. Donc c’est bien intéressant d’avoir un X-MEN à son bras et dans son cœur.
  5. Sexappeal : Je trouve tellement que les hommes roux vieillissent bien. D’ailleurs, il est dit qu’ils ont moins de rides, car ils sont habitués de protéger leur peau de porcelaine avec de la crème solaire et ils ont aussi moins de cheveux blancs que les autres. C’est si beau, un homme fin trentaine début quarantaine avec une petite barbe de quelques jours, leurs petites pattes d’oies et leurs cheveux de feux ébouriffés. You gonna hear me roar!
  6. Leurs yeux : Quoi dire de leurs yeux. Wow! Gris, verts, bleus. Un regard enivrant dans lequel on aimerait s’y perdre à jamais. Si charmeurs et envouteurs.
  7. Mauvais menteur : Quand le non-verbal parle de lui-même. Il est facile de savoir si votre mec ment ou est sur le point d’exploser, il va rougir. Avec leur teint de lait, ils ne peuvent cacher leur malaise.
  8. Bête de sexe : Pour ma part, j’ai seulement eu un roux dans mon lit à ce jour, mais je vous dirais que je n’ai pas été déçue. Il se cache bien un lion en dessous de cette crinière et si je me fis à d’autres articles, je ne suis pas la seule à avoir vécu d’excellentes expériences sexuelles. Petit fait intéressant,  une étude a été menée par l’Institut de recherche d’Hambourg auprès des femmes rousses, brunes et blondes et voici ce le chercheur Werner Mabermehl en a résulté :

 « La vie sexuelle des femmes rousses est clairement plus active que celle des autres, elles ont plus de partenaires, et ont plus de rapports que les autres ».

Moi qui croyais que c’était un mythe! Cochonnes! Hihi!

  • Un phare : Avec une telle couleur de cheveux, vous êtes certaines de ne pas le perdre à des kilomètres à la ronde. Peu importe la foule, pas besoin d’un GPS pour retrouver chéri.

Ces personnes portant la chevelure orangée ont longtemps été jugées comme des suppôts de Satan. Leurs magnifiques éphélides étaient la preuve qu’ils avaient eu des relations sexuelles avec le diable. Maintenant grâce à Ed Sheran, il a été prouvé que les préjugés et les blagues sur les roux ont grandement diminué. Cette recherche a été effectuée auprès de 1000 femmes et 150 hommes âgés entre 25 et 34 ans. Elle a aussi démontré qu’un homme roux sur cinq a vu ses relations sexuelles augmenter depuis l’arrivée d’Ed sur les planches. On appelle ce phénomène l’«effet Ed»!

Voilà ce qui conclut ma petite recherche personnelle sur les hommes roux de ce monde.

P.S. Pour celles qui lisaient cet article seulement pour découvrir la couleur des poils pubiens des hommes roux… Bien oui, c’est roux! Hihi!

Je vous souhaite un excellente «Kiss A Ginger Day»!

joannie rodrigue photo de signature

Son premier Noël

son premier noël

Je dois avouer ne pas être une grande fan de Noël. Cependant, quand j’étais petite, je me souviens que j’attendais ce jour avec impatience. Ma mère nous faisait préparer le lait avec les biscuits avant de dormir et nous nous couchions, moi et ma sœur, en espérant que le soleil apparaisse rapidement.  Lorsque nous nous réveillions le matin, il y avait des cadeaux jusqu’au pied de la porte du salon. Nous avions les yeux remplis d’étoiles. J’avais envie d’offrir ce genre de Noël à Charlie; ce n’était pas nécessairement des gros cadeaux, mais bien plusieurs petits emballés séparément. À son premier Noël, Charlie avait 3 mois. Elle n’était pas très consciente de ce qui l’entourait. Cette année, elle a 15 mois. Elle fût d’abord enchantée par toutes les lumières ainsi que toutes les décorations. Le père Noël était pour elle un peu impressionnant! Elle l’aimait de loin, car de proche, elle en avait plutôt peur.


Le matin du jour de fête, Charlie s’est réveillée particulièrement tôt, comme si elle savait que c’était un matin important. Elle ne voulait même pas boire son lait, elle était pressée d’aller voir sous le sapin. Dans l’escalier, elle faisait des heiinn super fort. Elle pointait vers le sol. Une fois en bas, elle ne savait plus quel cadeau prendre en premier. Elle était souriante et super excitée. Charlie adore les livres, elle s’est d’ailleurs assise pour en lire quelques uns.  De plus, elle a reçu un ensemble de musique. Elle adore jouer de ceux-ci et nous faire rire en dansant au son de la musique qu’elle joue.


Noël fut cette année un moment de famille pour nous trois, c’était la première fois qu’elle déballait ses cadeaux avec nous et cela m’a beaucoup touché. Je nous trouvais beau, moi et son papa, nous nous sommes collés et nous avons regardé notre petite fille, toute souriante. Ce n’était même pas à cause des cadeaux que c’était beau, c’était juste vraiment un beau moment de famille qui restera gravé dans mon cœur.


Noël est loin d’être juste une fête commerciale, nous oublions parfois l’important, et je crois que c’est ce qui faisait que j’aimais moins cette fête. Ce matin, en regardant ma fille, je me suis souvenue que l’important c’est de se réunir, de se dire qu’on s’aime et de ne pas perdre de vue les petits détails, les petits moments qui seront un jour souvenir.

Crédit photo couverture : Audrey Carle

Marie-Pier Carle
Audrey photo de signature

Avoir envie de tout casser

Avoir envie de tout casser

Je ne suis pas quelqu’un de colérique.

En général.

Je veux dire que je peux me fâcher, mais habituellement, il n’y a aucun témoin de mes colères. Même les plus légendaires. Elles se passent généralement dans ma tête, ou seule dans une pièce où je parle à haute voix et crache mon venin dans un tourbillon de grandes phrases qui me semblent dont ben logiques et appropriées, et qui me permettent de dédramatiser une bonne partie de la situation sans embêter personne avec ça.

Devant les gens, je suis plutôt une championne du monde de la baboune.

T’sais les lèvres serrées, les petits yeux qui plissent, la lueur obstinée qui s’allume et qui refuse de laisser place à autre chose.

Le rictus vers le bas, le regard fuyant et l’esprit qui bouillonne ?

C’est moi, ça.

Je boude jusqu’à ce que ça passe et que je décolère par moi-même… ou que j’obtienne ce que je veux.

Je ne fais pas de grands éclats, même s’il m’arrive de hausser le ton ou de dire parfois quelques mots blessants. Je me considère plutôt comme une grande peureuse qui évite les conflits et qui préfère ventiler seule plutôt que d’exprimer ses frustrations directement.

Ça peut me faire passer pour quelqu’un d’hypocrite (parce que je vais dire à d’autres personnes plutôt qu’à la personne concernée à quel point je suis fâchée) ou pour quelqu’un qui n’est pas authentique.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Je sais où sont mes fichus défauts et je sais à peu près ce que je dois faire pour m’améliorer.

Aujourd’hui, je te parle de plus que ça.

Je te parle d’avoir envie de tout casser.

Pas juste en claquant une porte ou en donnant un coup de poing plus ou moins senti sur la table.

LITTÉRALEMENT TOUT CASSER.

Avoir envie de lancer des assiettes ou tous autres objets qui risquent de se casser en milliers de morceaux comme des fragments de colère qu’on étale un peu partout parce qu’on veut que les gens les voient et les sentent se briser sur le sol.

Avoir envie de prendre un couteau et l’enfoncer profondément dans le cœur de la personne qui t’a fait souffrir à un point tel où tu croyais ne jamais t’en remettre.

Avoir envie de prendre un bâton et de frapper. Frapper sur une cible, frapper quelque chose ou quelqu’un. Frapper de toutes ses forces jusqu’à ne plus voir ce qu’on frappe. Frapper au point d’avoir mal partout et ressentir autant de douleur dans son corps que les coups martelés.

Avoir envie de prendre sa voiture et foncer dans tout ce qui se trouve sur notre chemin en hurlant, les mains bien serrées sur le volant et le feu dans les yeux, écraser les obstacles comme dans un jeu vidéo et récolter des points pour le plus grand nombre de manœuvres destructrices.

Dis-moi que je ne suis pas la seule…

Que ça t’arrive aussi d’avoir des pensées aussi sombres et d’imaginer les mettre à exécution sans te soucier de ce qui pourrait arriver.

J’ose croire que c’est normal, que l’esprit humain se laisse entraîner dans un tourbillon de pensées négatives et qu’il nous prend parfois l’envie de tout détruire sur notre passage pour évacuer la colère, le stress, les frustrations et les tensions accumulées.

Que les idées noires qui pourrissent notre tête et empoisonnent notre existence peuvent prendre momentanément toute la place et nous donner envie de tout détruire ce qui constitue notre quotidien.

Je sais bien que de transformer sa colère en violence n’est pas une bonne méthode, mais dans un monde où l’on peut de plus en plus avoir l’impression de perdre pied, détruire les objets qui font notre quotidien fait office de catharsis. Ça peut être un moyen de reprendre les rênes, d’avoir enfin un sentiment de maîtrise sur ce qui nous entoure.

De ne plus subir pendant quelques instants.

Mais heureusement, j’ai toujours laissé la vaisselle en place, les couteaux dans leurs tiroirs, les bâtons à leur place et ma voiture dans le droit chemin.

Mais parfois, ça fait du bien de se laisser aller.

Photo de signature pour Jennifer Martin.