Prendre soin de ses cheveux : quelques conseils – partie 1

On se dit beaucoup de choses lorsque l’on s’échange des trucs, que ce soit pour notre peau, nos vêtements, la nourriture, mais aussi et très souvent pour nos cheveux. Pour ma part, c’est évident, je fais confiance à 110% aux produits René Furterer ainsi qu’à mon coiffeur Simon du Le Villeray artistes coiffeurs. Mais ce n’est pas tout, il y a tellement de choses que l’on peut faire pour bien prendre soin de ses cheveux, et il y a tellement de choses à éviter également. J’ai donc décidé de vous concocter un article qui regroupe des petits trucs pour une chevelure en santé incluant des choses à éviter! Je reçois beaucoup de questions via les réseaux sociaux et avec Simon, nous allons y répondre de manière régulière, sous forme d’articles, comme celui-ci.

  • La fréquence pour couper vos cheveux est autour de 3 à 4 mois pour la longueur et au moins à chaque mois pour la frange. Pourquoi? Parce qu’il y a beaucoup de vaisseaux sanguins et de muscles au niveau du front qui font en sorte qu’à cet endroit, les cheveux poussent plus vite. C’est la même chose au niveau de la nuque.
  • Le fer plat ne devrait pas être utilisé quotidiennement. Les jours suivant la première mise en plis, vous devriez utiliser le fer que pour la finition. De plus, assurez-vous d’avoir un bon fer plat et de l’utiliser avec un thermo protecteur. Par exemple, vous pourriez utiliser le thermo protecteur Lissea sur vos cheveux humides ainsi qu’un spray gloss sur vos cheveux secs juste avant de passer la plaque chauffante. Avec un bon séchoir et de bons produits protecteurs, la chevelure sera déjà belle même séchée à l’air ou avec les mains.
  • Lorsque vous utilisez le fer plat, passez une seule fois sur chacune des mèches, si vous repassez trop souvent, vous abîmez le cheveu, même si vous utilisez un bon produit thermo protecteur.
  • Lorsque vous attachez vos cheveux, utilisez les élastiques en spirale ou les chouchous, évitez les élastiques qui arrachent les cheveux. De plus, pour aider l’oxygénation des cheveux, passez la tige de votre peigne pour créer un lousse et de l’espace.
  • Évitez de dormir avec des cheveux humides ou au moins prendre le temps de sécher le cuir chevelu si vous manquez de temps. Idéalement, après avoir lavé vos cheveux, vous devriez toujours les sécher pour éviter que votre cuir chevelu reste humide et devienne gras. Le mélange d’humidité et de chaleur sur le cuir chevelu sur une longue période peut créer des bactéries qui causent les pellicules.
  • Lorsque vous séchez vos cheveux, ne pas brosser vos cheveux avant. Idéalement, attendez au mi-séchage pour les brosser puisque lorsqu’ils sont mouillés, ils sont plus élastiques et la brosse ou le peigne endommage et arrache les cheveux. La séquence parfaite serait de sécher de moitié, brosser, puis finir le séchage à l’aide d’une brosse ronde.
  • Pour donner un peu de volume à vos cheveux, séchez vos cheveux dans le sens contraire de leur tombée naturelle. Lorsqu’ils sont secs, mettez de la laque sur le bout de vos doigts et massez en faisant de petits ronds en crêpant, et terminez en lissant le dessus des cheveux doucement avec une brosse ronde!

Ceci n’est qu’une partie des conseils, restez à l’affût des stories Instagram sur mon compte personnel et de celui de Folie Urbaine pour avoir la chance de poser des questions qui seront répondues dans de futurs articles! D’ici là, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec Simon ou Roxane du Le Villeray artistes coiffeurs pour un entretien-conseil adapté au besoin de vos cheveux.

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Les temps modernes (ou comment arriver à trouver l’équilibre en famille)

Les temps modernes

Loin de moi l’idée ici d’enlever quoi que ce soit aux gens sans enfant. Ce texte ne parle que de ma réalité, soit celle de maman de deux enfants, qui semble tout de même partager des points communs avec plusieurs parents.

Un soir, tranquille, une fois les enfants couchés, je regardais le bilan de ma journée. J’étais un peu abasourdie par l’ouragan qui venait de passer. Pas une tornade dehors, mais bien cette tempête qui rythme ma vie. Ma vie de famille.

La course, toujours cette course effrénée. Les matins pressés où on doit pousser les enfants à arriver à l’heure à l’école : «Allez! Mange! Habille-toi! On s’en va dehors, mets ton habit de neige! Vite! Vite! Dépêche-toi!» Et ce, malgré un réveil plus tôt, afin d’être capable de se préparer dans les temps. Tout en préparant les collations et repas, qui doivent être nutritifs, mais aussi aimés des enfants, acceptés par l’école, diversifiés, sans trop d’emballage (ou aucun, c’est encore mieux). – D’ailleurs, je cherche toujours LA recette de barre granola maison que mes enfants mangeraient sans rechigner.

À la fin de la journée, aller chercher les enfants à l’école, revenir à la maison, préparer le souper, manger le repas, accompagner la marmaille dans les devoirs, donner le bain, choisir les vêtements du lendemain et tout le reste de la routine pré-dodo. Avec un peu de chance, on aura eu le temps de s’amuser un peu ensemble.

Et le tout qui recommence cinq fois par semaine. En essayant de rester zen, mais ferme quand-même, question de s’assurer que tout se passe comme il faut, encore une fois, dans les temps.

Tout ça en restant créatifs pour renouveler le choix des repas, organisés pour savoir quoi préparer tous les soirs, en étant présents avec chaque enfant, question de garder ce lien solide qui nous unit. Passer du temps de qualité ensemble. Mon conjoint, les enfants et moi.

Ensuite, avoir deux journées seulement pour se reposer, prendre soin de soi, faire des activités en famille, faire du ménage (sans oublier les éternelles brassées de linge), préparer les repas de la semaine, faire l’épicerie, avoir du temps seule, en couple, avec les enfants, essayer de voir des ami.es, la famille élargie, pratiquer des hobbies. Et ça, c’est quand tout le monde est en forme et que ça roule!

C’est quand même un peu étrange comme cirque. Cette roue qui tourne et qui recommence sans cesse. À espérer enfin avoir un peu de temps pour prendre des vacances. Mais juste deux semaines par année, puisque tu viens d’arriver dans ton nouveau boulot…

Ça sonne un peu défaitiste tout ça. C’est parce que je suis en (ré)adaptation à ce mode de vie. Dans les dernières années, grâce à un emploi qui offrait énormément de flexibilité au niveau des horaires de travail, ainsi qu’un moins grand nombre d’heures travaillées par semaine, mon conjoint et moi pouvions nous assurer une très grande présence à la maison pour les enfants. Ça comportait de nombreux avantages : faire l’épicerie en pleine semaine alors que c’est vide, créer des recettes au jour le jour, accompagner les classes lors des sorties et plus de temps, point.

De nouvelles circonstances ont fait en sorte que je me suis trouvé un nouveau boulot, avec un horaire non-flexible, à temps plein. Je me retrouve donc dans ce modèle que j’avais fui il y a quelques années. Mais ça ne fera qu’un temps. Je n’arriverai pas à tenir cette cadence. Pas que je ne suis pas capable, mais surtout parce que je ne le veux pas. Je ne suis pas bien là-dedans. Je trouve impensable que notre société puisse penser que soit capables de vivre ce rythme-là longtemps, sans en vivre les conséquences. Le corps se fatigue, on devient anxieux, dépressifs. On se détache de l’essentiel, des petites choses, de la beauté, de notre essence. Je n’ai pas fait des enfants pour ne pas les voir ou encore pour les pousser à toujours se presser.

Je souhaite que ma famille et moi arrivions à prendre le temps. Prendre le temps de regarder le vent qui fait bouger les arbres, collectionner les cailloux, suivre les traces des animaux dans la neige, partir marcher en forêt, faire des recettes de gâteaux aux bananes et chocolat, s’écraser en pyjama devant un film, jouer à Uno pendant des heures, courir partout dans la maison pour partir une attaque de chatouilles… On a qu’une vie. Il ne faut pas la gaspiller à courir après le temps. Je nous souhaite de la douceur, de beaux moments, de la complicité, des fous rires, le temps de vous regarder grandir.

Et je vous en souhaite tout autant, si c’est ce dont vous rêvez aussi.

Catherine Duguay

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : retrouver la liberté une étape à la fois

Retrouver la liberté

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

Après un accident où le corps est soumis à plusieurs épreuves qui le ralentissent, chaque petite victoire est significative.

Lors de la chute qui m’a brisé la cheville, mon corps au complet a subi des dommages parce qu’il a dû compenser pour ma jambe qui était soudainement devenue inutilisable.

Au début, juste arriver à prendre ma douche était un défi particulièrement difficile à relever. J’avais besoin d’aide en tout temps pour ne pas tomber, et je ne devais laver ma jambe droite qu’avec une débarbouillette pour ne pas mouiller mon plâtre. Quel bonheur lorsque j’ai pu enlever celui-ci et tremper dans un bon bain chaud !

Lorsque j’ai commencé la physiothérapie, j’étais plus qu’impatiente et motivée à célébrer les prochaines victoires. Ce fut donc un grand moment de bonheur lorsque j’ai enfin pu dire adieu à mes béquilles et ma botte orthopédique pour recommencer à marcher.

Les pieds un peu croches, le poids réparti majoritairement sur le talon, la jambe raide comme une barre et la démarche digne d’une dame de 97 ans.

MAIS JE POUVAIS MARCHER !

C’est tout ce qui comptait pour moi à ce moment-là.

Plus besoin de calculer mes déplacements pour éviter de me fatiguer inutilement, plus besoin de m’empêtrer dans mes béquilles ni de peser sur les boutons réservés aux personnes présentant un handicap pour ouvrir les portes. J’avançais à pas de tortue, mais j’avançais toute seule. On sous-estime tellement ce que ça représente d’avoir un corps en santé et fonctionnel.

Je retrouvais ma liberté après des jours interminables à être à la merci des autres.

J’ai pu retrouver le plaisir de conduire ma voiture le lendemain de mes premiers pas sans aide. J’avais le droit de faire de petites distances, tant que je restais prudente.  

Me retrouver à nouveau derrière le volant avec de la musique et le sourire pour aller à mon rendez-vous de physiothérapie le jour suivant fut tout simplement magique. C’est à peine à 7 minutes de la maison, mais le trajet a duré plus longtemps parce que je savourais le moment.

Lorsque j’ai fait ma première sortie « officielle » quelques jours plus tard, tu n’as jamais vu une fille aussi heureuse d’aller faire son épicerie toute seule. Ça m’a pris le double du temps habituel, j’attirais les regards parce que ma façon de marcher semblait bizarre, mais je m’en foutais.

J’étais libre.

Ok, j’exagère peut-être un peu. Je n’étais pas en prison depuis 2 mois ni dans le coma.

Mais j’appréciais ce que j’avais et mon regard brillait à l’idée de reprendre une vie normale. Habituellement, je déteste faire l’épicerie, mais ce jour-là, ça m’a semblé une activité des plus agréable et surtout, j’étais fière de mes progrès.

Ma convalescence est loin d’être terminée.

J’ai mis deux jours à me remettre de mes exercices et de mes sorties. Ma cheville devenait enflée le soir et le sac magique était mon meilleur ami. Par contre, j’étais loin d’éprouver la même douleur que les semaines précédentes.

Le vrai test sera de reprendre le travail et ma routine quotidienne complète.

Je sais cependant que je suis sur le bon chemin et que chaque victoire mérite d’être soulignée.

Dans un avenir rapproché, je pourrai enfin clore ce chapitre de ma vie.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Je m’éloigne de toi, de nous

Je m'éloigne de toi, de nous

Je m’éloigne de toi, de nous. J’en suis consciente, même si, au fond de moi, j’espère encore retrouver cette petite flamme qui faisait en sorte que je ne pouvais pas me passer de toi. Mais c’est arrivé. Ce n’est pas ta faute. Ni la mienne d’ailleurs. C’est le temps tout simplement qui a fait qu’une distance s’est installée. Une séparation involontaire, mais peut-être utile. Le destin? Peut-être. Je crois aux amitiés qui durent toute une vie, mais je crois aussi que ça arrive, parfois, que deux personnes prennent des chemins différents, sans nécessairement cesser de s’aimer.

Toute ma vie j’ai vécu des friends break up. Pas toujours facile. Des fois, c’était mieux ainsi. D’autres fois, je n’ai jamais su pourquoi c’était arrivé. Je pense que, dans la vie, il y a des gens qui sont de passage et d’autres qui sont là pour rester. 

Dans la dernière année, j’ai appris à mieux me comprendre, je découvre qui je suis et j’apprécie l’humaine que je deviens. Je me suis rendu compte que jamais je ne pourrais être celle que les autres désirent que je sois. En fait, on ne peut pas demander aux autres de changer, de se forcer, de cesser d’évoluer. Non. J’ai trop souvent fait des efforts pour ne pas perdre des amitiés auxquelles je tenais. La vérité c’est qu’on change. Je change. Mes expériences, mes apprentissages, mes passions, mes pensées et même mes valeurs aussi. En évoluant, c’est évident qu’on finit par perdre certaines connexions et des affinités avec d’autres. Mais l’amour reste. Sauf que la relation change. On se voit moins, on s’écrit moins, les confidences diminuent et les invitations aussi. Mais, je le répète, l’amour reste. On n’est plus inséparable. Malgré cela, on reste des ami.es, mais pas de la même manière.

Je n’ai pas envie de cesser d’explorer le monde et la vie en général. Je veux continuer de changer au travers du temps. Je veux rester fidèle à moi-même, même si cela veut dire que je m’éloigne ou m’éloignerai de toi. Je crois que tout le monde doit se choisir au fond. Personne ne devrait choisir une relation au détriment de soi. Bref, c’est ce que, moi, j’ai compris. On restera toujours des ami.es; on a trop de souvenirs ensemble, mais nous serons plus inséparables. On rencontrera d’autres personnes, on fera de nouvelles expériences; chacun.e de notre côté. Je t’aime. Je nous aime. Mais on ne peut pas forcer ce que la vie a décidé pour nous. Il faut l’accepter, s’adapter et ne jamais s’oublier.

Karelle gauthier

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la routine s’installe toujours malgré tout

Les chroniques d'une hyperactive : la routine

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Quand je pense que depuis maintenant deux mois, mon quotidien s’est trouvé chamboulé et complètement désorganisé par ma fracture, je n’en reviens pas de constater tout ce qui s’est passé pendant cette période.

J’ai peut-être eu l’impression que les jours étaient interminables, mais je suis forcée de constater qu’une insidieuse routine s’est aussi installée malgré tout.

La fameuse routine…

Parfois si réconfortante, mais aussi capable de nous faire douter de nos choix, de notre quotidien et de notre avenir. C’est une arme à double tranchant redoutable, qui fait peur par sa rapidité à s’installer sans même qu’on s’en rende compte. Dire qu’il nous arrive de la créer nous-même en pensant que c’est ce dont nous avons besoin.

Mais Paulo Coelho avait bien raison : « Si vous croyez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine. Elle est mortelle. »

Les chroniques d'une hyperactive : la routine

C’est donc après quelques semaines à la maison que j’ai réalisé que j’en avais aussi instauré une malgré moi, une routine dans mon nouveau quotidien d’hyperactive au repos forcé.

Je me lève tous les matins avec mon fils et mon conjoint qui partent respectivement pour l’école et le travail. Si, pendant quelques jours, j’en ai profité pour retourner au lit après leur départ afin de rattraper les heures de sommeil perdues à cause de la douleur, maintenant j’en profite pour simplement flâner au lit en regardant le soleil se lever.

Loin de moi l’idée de me plaindre de ne pas être à la course chaque matin. Je dois avouer que c’est vraiment un petit bonheur que j’ai appris à apprécier que de m’enrouler dans les couvertures pour regarder la télé ou mon téléphone de longues minutes et me réveiller en douceur.

Toute cette saga de cheville brisée n’aura pas eu que des mauvais côtés.

Je prends un déjeuner léger, moi qui en prends plutôt des copieux lorsque je travaille et que je dois faire le plein d’énergie pour la journée. Depuis deux mois, je me contente d’un smoothie et de fruits accompagnés de granolas. Je prépare le tout en écoutant de la musique, chose que je ne fais jamais habituellement alors qu’en fait j’adore en écouter depuis toujours.

J’ai reconnecté avec mes artistes préférés en plus d’en découvrir d’autres, c’est bien aussi je trouve.

Par la suite, je me plonge dans l’écriture ou dans Netflix pour regarder Gossip Girl, que je découvre 10 ans plus tard que tout le monde. Je profite de deux ou trois épisodes pour faire mes exercices de physiothérapie. Je me fais un dîner léger et je remarque que la journée s’écoule de plus en plus vite lorsque mon fils revient à la maison vers 15h.

Je me lance dans la préparation du souper avec un peu plus d’enthousiasme que lorsque je travaille. Je n’aime pas nécessairement plus cuisiner, mais de ne pas me sentir bousculée par le temps aide beaucoup à y trouver un certain intérêt. Je n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe à la maison à 16h45 pour retrouver la vaisselle du matin dans le lavabo et une maison dans le même état que je l’ai quitté. Je n’arrive pas à bout de souffle d’avoir travaillé toute la journée et le cerveau trop en compote pour avoir des idées de soupers équilibrés qui se font en moins de 15 minutes. J’ai le temps de penser à dégeler quelque chose en me levant le matin et de surfer sur le Net pour trouver des recettes. Je trouve même parfois la motivation de tenter quelque chose de nouveau, ce que je réserve plutôt aux repas de fin de semaine habituellement.

Je me couche le soir, sensiblement à la même heure que lorsque je travaille. Mon sommeil est revenu au beau fixe, la douleur ne venant plus troubler mes rêves. Je dors 8 heures consécutives, le cerveau beaucoup moins dérangé par le hamster qui s’agite dans mon esprit et qui normalement m’empêche de dormir paisiblement.

En me lisant tu dois trouver qu’il y a finalement pas mal de points positifs à être en convalescence à la maison. Oui mais…

Ça devient routinier quand même. Et redondant.

C’est quand même approximativement la même chose jour après jour. Sauf peut-être les fins de semaine, mais même encore, mon fils et mon chum eux la fin de semaine veulent se reposer. Alors que moi j’aimerais bien profiter de leur présence à la maison pour sortir et faire des trucs avec leur aide.

C’est ce que ça fait la routine. On se crée des repaires dans le temps, pour avoir une impression de contrôle.

Parce que c’est tellement facile de se glisser les pieds dans des pantoufles et de s’arranger pour qu’elles deviennent vites confortables.

Et de ne plus avoir envie de les quitter.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.
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J’suis grosse

J'suis grosse!

Maudits régimes, maudite bouffe qui goûte juste trop bon!

Vivre avec un surplus de poids, s’pas facile, j’mentirais si j’disais que je mange « bien » et que c’est un trouble de glandes ou que j’ai des gros os! Mais comme l’alcoolique ou le drogué, moi, mon vice,  c’est la nourriture! Contrairement au drogué, j’dois manger 3 fois par jour pour vivre, je ne peux pas juste « arrêter » de manger ! J’veux bien manger, pas trop manger, réduire ma consommation de sucre et de gras, mais j’aime trop ça!

J’tripe pas sur mon reflet dans le miroir,  mes vêtements sont encore plus cruels que le chiffre sur la balance parce qu’eux, eh bien, quand j’essaie de les enfiler et qu’ils ne s’attachent plus,  ça me revient directement en pleine face que j’ai ENCORE pris du poids!!!

Que j’pèse 180 livres ou 250 livres, dans ma tête, je ne me sens pas grosse et je pense de la même façon!

C’est le regard des autres, les commentaires, les tailles de vêtements et le souffle qui me coupe quand j’essaie d’attacher mes chaussures qui me rappellent que dans ma tête,  j’suis la même, mais que dans mon corps, j’suis différente !

J’ai plein de bonne volonté, je me le suis prouvée souvent, mais chaque fois, comme une droguée, je « retombe » dans l’enfer de la malbouffe!!! J’mange mes émotions, les positives comme les négatives! J’n’arrive pas à compenser par autre chose!

J’devrais commencer à faire du sport, mais bouger avec tout ce poids que je traîne sur mes épaules et sur mes pieds, s’pas facile!!! Entre suer ma vie en faisant 30 minutes de marche ou regarder une émission avec un p’tit bol de crème glacée, le choix est facile pour moi! Après tout, ce n’est qu’un p’tit bol!!!

Je lis des publications sur les réseaux sociaux de gens qui ont réussi, j’écoute des émissions où on y voit des personnes fondre à vue d’œil chaque semaine.  Avec leurs témoignages, j’me dis que MOI aussi, j’serais bien capable, mais j’fais rien…. Je reporte chaque fois le bon moment pour commencer, je me trouve des excuses ou bien,  je le fais une ou deux journées et je lâche encore.  Donc, j’m’en veux et  j’mange toute ma culpabilité!!!!

Mais j’ai le droit de me sentir belle, de m’amuser, d’aller au resto ou encore de porter un maillot, même si je suis grosse!!!

Perdre du poids, j’veux le faire, j’vais le faire parce que MOI, j’vais l’avoir décidé! J’aimerais ça être capable d’aller à la Ronde et que la barre de sécurité du siège du manège ferme sans que le p’tit gars doive se reprendre trois fois parce que j’suis trop grosse! J’aimerais magasiner dans toutes les boutiques où je vois des vêtements qui me plaisent et non seulement dans les trois mêmes boutiques tailles plus qui existent!

J’aimerais ça que la nourriture ne soit pas toujours présente dans mon esprit!

J’veux juste être bien dans ma peau mais en attendant, j’aimerais ça que les autres ne me regardent plus seulement comme une grosse…  J’le sais que j’suis grosse, mais je ne suis pas que ça!!!

Sophia réviseure signature

J’ai peur d’avoir toujours peur

j'ai peur d'avoir toujours peur

On m’a violée. On m’a battue. On est entré dans mon intimité. On m’a brisée. 

C’est difficile de passer par-dessus un événement pareil. Aujourd’hui, plusieurs années plus tard, je vis cette soirée sans cesse dans ma tête, dans mon corps, dans mes tripes, dans mon âme. Il n’y a jamais eu de dénonciation, jamais eu de procès, jamais eu d’arrestations ; rien. J’ai gardé le silence. J’avais peur. Je ne peux pas regarder la vie sans faire référence à ce bout de mon passé. 

J’habite seule pour la première fois, et il m’arrive souvent d’avoir peur. Chaque bruit, chaque craquement, chaque ombre me glacent le sang. Je suis en thérapie depuis 2017, j’en parle, j’essaie de vivre avec. Mais mes démons… ce démon est encore là, peu importe ce que je fais. Aucun médicament, aucune parole, aucune thérapie, aucun mot ne peut me libérer entièrement. Je suffoque quand on est trop près de moi, j’ai besoin de ma bulle. Quand on frôle mon corps, je me crispe et je réagis. J’ai horreur d’avoir quelqu’un dans mon dos, mes poings se serrent. Souvent, on me dévisage en me traitant de folle. 

Quand je vais me coucher le soir, je m’assure que les rideaux sont tous bien fermés. Je vais vérifier que mes deux portes sont bien barrées. J’ouvre mon rideau de douche pour être certaine de voir ma baignoire. J’ouvre mes portes de garde-robes, je regarde et les referme. Quand je me couche dans mon lit, je vérifie que le couteau que j’ai caché est encore là. J’ai peur. Je crois que j’aurai toujours peur. Je n’ai jamais habité seule, je me suis sentie en sécurité longtemps parce que j’avais une présence, je pouvais, du moins, essayer de ne pas avoir peur.

J’essaie de ne pas écouter les nouvelles, de ne pas trop suivre l’actualité. Mais même si je tente d’éviter le laid, il y en a partout, on est entouré, envahi. Il y a eu la vague #metoo ; les nombreuses dénonciations, des procès, des personnalités qui se sont suicidées, des catastrophes naturelles, des tueries dans des écoles, des attentats, la guerre, Trump et encore plus. Au cinéma, dans nos séries et nos émissions québécoises, on parle de la réalité du monde dans lequel on vit, on parle de viol, de prostitution juvénile, de trafic humain, de suicide, de gens qui décident de tirer avec un fusil dans une foule, de faire exploser des bombes, de gouverner et de faire n’importe quoi. Avec tout ça, je n’arrive pas à ne pas avoir peur. 

J’ai écouté Grey’s Anatomie, 13 reasons why, Fugueuse, Unité 9, Victor Lessard, Blue Moon, American Horror Story, dans tous il y a du beau et du laid et c’est impossible de ne pas réagir, de ne pas ressentir des émotions qui font mal, qui ont un lien avec notre vécu, nos blessures. On ne peut pas éviter de faire des références avec notre propre vie, notre passé, notre présent. Chaque chose, que l’on voit ou que l’on vit, fait toujours revenir les souvenirs, bons ou mauvais.

Je l’avoue, j’ai peur. J’ai peur de toujours avoir peur, de ne jamais être capable de vivre complètement avec cette peur, avec des souvenirs qui font mal, encore aujourd’hui. On m’a déjà dit qu’on devient ce qu’on a été, que notre passé crée ce qu’on sera. C’est vrai. On n’oublie jamais vraiment, mais on apprend, on grandit et on évolue.

J’ai confiance qu’un jour, je saurai comment mettre ma peur de côté, d’apprendre à l’apprivoiser et peut-être même, un jour, la transformer en quelque chose de beau.

Karelle gauthier

N’oubliez pas qu’autrefois, vous étiez amis.es

N'oublie pas qu'autrefois vous étiez amis

Salut à toi,

Je voulais prendre un petit moment pour te parler de cette amitié qui a pris fin pour des raisons qui vous concernent. Tu as peut-être présentement l’image d’un.e ami.e qui défile dans ton esprit. Je ne sais pas quelle est l’émotion que tu es en train de ressentir en ton for intérieur. Peut-être de la nostalgie, de la souffrance, des remords ou de la haine. Peut-être même de l’indifférence. En gros, tu n’as plus envie de faire des efforts pour maintenir votre lien. Tu es peut-être le type de personne qui,  lorsqu’une décision est prise, le choix est définitif. Est-ce que j’ai envie de te juger? Non, pas du tout. Mais il faut quand même que je prenne le temps de te dire quelque chose d’important par rapport à cette relation. Rappelles-toi qu’autrefois, vous étiez des amis.es.

Attention, je ne suis pas en train de te faire la morale concernant ta prise de décision. Tu es libre de faire ce dont tu as envie. Après tout, tu as tes raisons. D’ailleurs, mettre un terme à une amitié ne se passe pas nécessairement en chicane. Certaines relations amicales peuvent être affectées pour diverses raisons. Mais une chose que j’ai apprise, c’est que nous n’avons pas tous la même définition de l’amitié et des attentes par rapport aux amis.es.

Je pense qu’il existe différents types d’amitiés. Mais selon moi, les meilleures réussites amicales sont celles que le temps n’affecte pas. Ce sont celles où vous éprouvez toujours le plaisir d’être ensemble et/ou de discuter. Vous vous sentez confortables sans pour autant envahir  vos vies. Il y a de belles conversations et une bonne communication. Vous comprenez, respectez et acceptez vos différences. Vivre et laisser vivre, une de ces philosophies les plus saines que j’apprécie.

Toutefois,  quand un goût amer se fait ressentir lorsqu’on pense à une personne en particulier, je tiens à te rappeler que vous étiez des amis.es à un moment donné. Qu’il y a eu une époque où vous partagiez des moments heureux et des projets similaires. Que cette personne s’est introduite dans ta vie avec de bonnes intentions. Qu’elle a pensé à toi et qu’elle t’a porté une attention particulière. Elle t’a invité à des activités et  t’a offert sa générosité. Peut-être même qu’elle t’a épaulé du mieux qu’elle a pu dans tes hauts et tes bas. Je te souhaite de t’en rappeler, car la reconnaissance peut facilement être oubliée avec tous les tracas du quotidien.

J’ai toujours considéré que le pardon est un choix personnel. La personne a le droit de pardonner, ou pas. Selon moi, un esprit est peut-être mieux quand il y a un lâcher-prise et le pardon permet d’être serein. Mais bien sûr, chaque personne est différente. Il existe peut-être des gens qui ne pardonnent pas et qui se sentent bien avec cela. C’est correct. Je fais partie de ces gens qui pensent que pardonner ne veut pas dire réintégrer la personne dans notre vie. Mais plutôt tourner la page et suivre chacun son propre chemin avec un esprit en paix, sans le goût amer de la rancune, de la haine, de la vengeance, etc. C’est sûr, c’est parfois plus facile à dire qu’à faire. Cependant, pour certaines situations, avec les années qui passent, c’est parfois possible de pardonner. Mais bon, le plus important c’est qu’un jour, tu te rappelles qu’autrefois, vous étiez des amis.es.

 Qu’en penses-tu?

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Un peu de patience s’il vous plait!

Un peu de patience

Quand on fait la rencontre d’une personne, on fait automatiquement une observation de ce qu’elle est, de ce qu’elle représente aux yeux des autres et à nos propres yeux. On enregistre ce qui nous plait et ce qui nous plait moins. Bref, on trace un portrait de cette personne basé sur ce que l’on voit et entend de sa part. Puis, avec le temps, ce portrait se précise selon les expériences que nous partageons en sa compagnie.

Connaître une personne ne se fait pas du jour au lendemain. Ça prend du temps, beaucoup de temps, et je trouve dommage que la majorité d’entre nous (et je m’inclus dans le lot) ne prend pas assez de ce temps pour se faire une idée plus précise de ce qu’est une personne avant de conclure un jugement à son égard.

Ce qui m’amène à vous parler de mon sujet, c’est-à-dire la connaissance d’autrui. Combien de temps ça prend pour connaître quelqu’un? Le savez-vous? J’ai lu quelque part que ça pouvait prendre environ 8 ans pour connaître réellement quelqu’un. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je ne peux qu’être en accord avec cette théorie, parce qu’on ne peut pas connaître quelqu’un qu’avec des sourires occasionnels, des blagues, des 5 à 7 ou des contextes favorables aux plaisirs et à la bonne humeur. En revanche, on ne peut pas connaître une personne que dans des contextes difficiles et des épreuves qui mettent au défi le genre humain dans sa plus grande vulnérabilité. Ça prend un mélange des deux. Ça prend une multitude de hauts et de bas pour être en mesure de définir la nature, les qualités et les défauts de quelqu’un. En prenant tout ça en considération, je dois admettre que ça doit prendre effectivement plusieurs années.

Nous, peuple que nous sommes devenus au fil des siècles, avons tout mis en place pour nous empêcher d’en arriver là. Quoi? Attendre si longtemps pour connaître une personne? Je n’ai pas le temps pour ça! Ouais. Je la vois souvent cette phrase dite par les célibataires d’aujourd’hui. Je n’ai pas envie de perdre mon temps. Je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus… D’accord. Si je me réfère à ce que ça implique de connaître une personne, puis-je me permettre de conclure que la majorité des gens qui écrivent cette fameuse phrase n’ont simplement plus envie de prendre le temps qu’il faut pour connaître leur partenaire? Qu’en réalité, ils souhaitent que tout se règle dès les premiers jours, voire les premières semaines de fréquentation? Je suis désolé de vous l’apprendre, mais ça ne fonctionne pas de cette façon. Pas en amour en tout cas.

Je ne suis pas surpris de voir tant de gens avoir autant de difficulté à s’engager sérieusement avec quelqu’un.

Je me rappelle d’avoir challengé une femme à ce propos il y a de cela plusieurs années. Voici à quoi avait ressemblé la conversation :

Moi: Bonjour, je me suis intéressé à ton profil, mais j’ai quelques questionnements sur ce que tu as écrit dans ta description. Tu dis que tu n’as plus de temps à perdre, que tu sais ce que tu veux mais surtout ce que tu ne veux plus. Peux-tu m’éclairer un peu plus sur le fond de ta pensée à ce niveau?

Elle: (cinq jours plus tard) Salut! Ben en fait, j’ai juste pus envie de me faire niaiser par des gens malhonnêtes et manipulateurs. Des hommes qui mentent comme ils respirent et qui nous traitent souvent comme de la merde!

Moi: Ah, d’accord. Je comprends un peu mieux ton raisonnement. Mais dis-moi, comment peux-tu mettre un terme à ce problème de façon concrète?

Elle: Ben si tu lis ma fiche comme il faut, je demande à ce que les trous du cul me fichent la paix une bonne fois pour toute!

Moi: Ouais… C’est vrai, c’est bel et bien écrit et ça ne peut pas être plus clair! Mais si je reviens à ma question, comment peux-tu mettre un terme à ce problème de façon concrète?

Elle: Qu’est-ce que tu veux dire?

Moi: Ben si tu ne prends pas le temps qu’il faut pour connaître quelqu’un, comment peux-tu déceler une personne qui est un trou du cul d’une personne qui ne l’est pas? Penses-tu vraiment qu’en lisant ton profil, un trou du cul se dira «eh merde, moi qui croyait avoir une chance avec elle… Je vais devoir m’abstenir…»? Inversement, comment peux-tu déceler un bon gars parmi les trous du cul de ce monde si tu ne prends pas la peine de le connaître? Dans le fond, ce que je veux savoir est comment espères-tu connaître une relation où tout fonctionne par magie si tu n’as pas la patience de faire ce qu’il faut pour en arriver là?

Elle: Ouan, je te dis que tu les as les questions, toi?

Moi: J’attendrai ta réponse si un jour tu en as une. 😉

C’était sans surprise que je n’avais jamais eu de retour de sa part. J’étais un peu déçu, mais cette discussion avait prouvé mon point. Il est impossible de toujours connaître la nature de quelqu’un en un court laps de temps. Il est là le vrai problème. On se dit que notre vie est assez courte qu’on n’a pas de temps à perdre avec quelqu’un qui ne nous convient pas. Ouais… Ok… C’est comme se dire : j’aimerais connaître immédiatement les effets que procure l’alcool mais sans en consommer. Tant que tu ne l’essaies pas, tu ne peux pas en connaître le résultat.

Ainsi va la vie.

Fred signature

Si retourner dans le passé fonctionnait (comme dans Plan B)

Et si retourner dans le passé

J’ai été complètement charmée par le concept de l’émission Plan B, comme beaucoup de Québécois et Québécoises. Les deux saisons sont différentes, mais incroyablement bien faites. Nous avons eu quelques émissions et films au sujet du retour dans le passé et pour aller dans le futur.  La phrase typique de ce genre de scénario : il ne faut rien changer dans le passé pour ne pas déranger le futur et le présent.

Après que j’aie regardé la saison deux en une fin de semaine, je me suis questionnée sur ce genre de retour dans le passé. Est-ce ce que j’utiliserais ce genre de système ? Est-ce que je voudrais changer quelque chose dans ma vie ? Est-ce qu’un événement de mon enfance ou de adolescence que je voudrais supprimer ?

Je suis bien consciente que j’ai eu mes moments de complication et mes moments de purs bonheurs. Je me suis mise à repenser à mes périodes plus sombres.  En toute franchise avec vous… j’aurais peut-être pris les services de la compagnie PLAN B. Par contre, pas à tout prix.

Il y a trois événements de ma vie que j’aurais bien laissés à une autre personne, puisque j’étais jeune. À ce moment dans ma vie, je n’étais pas prête et je n’avais pas l’expérience de vie d’aujourd’hui pour comprendre et pardonner. Le processus du après fut bouleversant durant plusieurs années. 

J’ai laissé partir et tomber plusieurs personnes de mon entourage, puisque je ne savais pas comment expliquer ce que je vivais. Malgré que la famille fut présente à 100%, ma vie sociale a pris une méchante débarque.

En effet, la jeune fille que j’étais aurait aimé être assez forte pour parler et s’exprimer. Au lieu de terminer la fin de l’histoire de certaines amitiés. La femme que je suis devenue s’ennuie de ces personnes. Est-ce une erreur que j’ai faite ? Ou tout simplement un apprentissage d’une expérience de vie ? Il y a des soirs où j’imagine que ces gens font toujours partie de ma liste de contacts.

Disons que pour changer ces trois moments bouleversants de ma vie, j’aurais bien fait appel à ce service Plan B. Il y a de fortes chances que j’aurais fait en sorte de garder ces gens dans ma vie. Je n’aurais probablement pas la même expérience de vie à mes 31 ans. J’aurais pu ne jamais appliquer à cette entreprise de distribution alimentaire. Ainsi, ne jamais rencontrer mon conjoint actuel. Il y a beaucoup de choses que je n’aurais pas en ce moment suite à des prises de décisions différentes. Je serais peut-être toujours serveuse ou j’aurais peut-être terminé mon université. Bref, il y a plein de possibilités de choses et actions que j’aurais pu faire ou non.

Après avoir mis les bons et les mauvais côtés de ce service, la réponse à ma question est : NON. Je suis devenue forte au fil des ans, grâce à ces décisions et ces situations. J’ai le vertige juste à l’idée de penser que j’aurais pu ne jamais rencontrer mon conjoint, suite à des changements d’événement de mon passé. J’aurais le sentiment qu’il me manque quelque chose. Toute ma vie. J’aurais eu le sentiment qu’il me manque quelque chose dans mon quotidien.

Ce sentiment de manquement ne vit plus dans moi depuis presque deux ans.