Première Moisson : une bûche signature pour l’Accueil Bonneau

Le 4 décembre dernier, Première Moisson nous a invités à son événement annuel des Fêtes. Cette année, la bûche signature se nomme L’audacieuse. Pour chaque bûche vendue, un montant de 20 $ sera remis à l’Accueil Bonneau qui est un organisme qui vient en aide aux personnes itinérantes, ainsi qu’aux gens à risque de le devenir. L’objectif de la boulangerie est de 20 000 $. C’est Josée Fiset, cofondatrice de Première Moisson, et le pâtissier Patrick Montreuil qui sont derrière la création de cette bûche. Celle-ci est décrite ainsi :

« Véritable prouesse de goût, ce dessert associe un biscuit Joconde et un dacquois aux pistaches, mariés à une onctueuse mousse au chocolat noir Manjari 64 % de Valrhona, fabriquée sans ajout de crème ni d’autres produits laitiers, et à un coulis de griottes. Le tout est rehaussé d’un glaçage à la griotte décoré de chocolat noir.».

Le format de la bûche a été pensé pour évoquer un canapé douillet, ce qui est un clin d’œil à une des missions de l’organisme qui offre des lits aux personnes itinérantes. La bûche est vendue au coût de 59,95 $ pour 12 à 15 personnes ou à 48,95 $ pour 8 à 10 personnes et même en format individuel pour 5,95 $. Lors de l’événement médiatique, nous avons eu la chance de mettre notre grain de sel à la vague de générosité que Première Moisson avait organisée pour l’Accueil Bonneau. Ce sont 300 sachets de biscuits que tous ensemble, nous avons emballés. Il y avait 3 stations : le remplissage de sachets de biscuits, la création des étiquettes avec de petits messages et l’attache du ruban avec les étiquettes. C’est remplis de fierté que nous avons tous terminé en applaudissant chaleureusement . C’était tellement le fun de voir tout le monde mettre la main à la pâte, s’encourager et travailler ensemble, pour la cause. Accompagné de vin chaud et de verres de bulles, l’énergie était vraiment positive. C’était vraiment beau de voir la générosité collective qui régnait sur place, le simple fait de donner au suivant, c’était immense comme sentiment. Première Moisson a vraiment le cœur sur la main et c’est contagieux.

 

On a souvent l’habitude, en tant que blogueuse, de recevoir plein de cadeaux lors de ce type d’événements, mais c’était vraiment beau de revenir à la source et prendre conscience que de petits gestes peuvent vraiment faire la différence dans la vie de beaucoup de gens qui sont dans le besoin.

Pourquoi 300 sacs de biscuits? Parce que Première Moisson, en plus de vouloir remettre 20 000 $ ou plus suite à la vente de la bûche signature, a décidé d’offrir 300 repas qui ont été servis le 5 décembre dernier à l’Accueil Bonneau. Un geste généreux et tellement réconfortant. De plus, dans l’invitation médias, on nous demandait d’apporter un jeans pour homme pour en faire don à l’organisme. En vue de l’hiver qui s’installe, ce petit geste change des vies. C’était vraiment une soirée sous le signe du partage.

Après le travail, nous avons mangé et discuté entre nous. Charcuterie, fromages, salades, pains variés, tout était délicieux. D’ailleurs, nous avons pu déguster le carré brioché aux fruits et amandes, délicieux! Celui-ci est fait d’une pâte viennoise, crème d’amande et fruits macérés dans le rhum. À essayer!

Si vous aussi, vous voulez donner au suivant, on vous invite à vous procurer la bûche Signature l’Audacieuse qui est disponible dès maintenant dans tous les Première Moisson. C’est une belle manière de mélanger générosité et plaisir. Pour l’avoir goûtée, celle-ci est absolument décadente!

 alix marcoux

La fois où… je me suis mise au défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois.

La fois où je me suis mise au défi

Je sais, je sais.

C’est peut-être un défi futile aux yeux de certains.

Mais pas pour moi.

J’A-D0-RE magasiner des vêtements, j’adore la mode et l’un de mes rêves serait de ne pas reporter deux fois le même ensemble dans une même année.

Je suis totalement accro aux vêtements. Je dois avoir vu trop souvent Clueless, ce film culte de mon adolescence où Cher possède une garde-robe interactive connecté à son ordinateur à qui elle demande de lui choisir ses tenues pour aller en classe. Le rêve !

Pour ma défense, je dois dire que j’achète la plupart de mes vêtements dans les friperies comme le Village des Valeurs où je fais toujours des trouvailles extraordinaires pour une fraction du prix et lorsque je vais en boutiques, je me contente du rayon des soldes. J’essaie d’acheter intelligemment, même si je dois avouer que ma garde-robe déborde (mon chum a dû s’acheter sa propre commode) et que je proclame un peu trop souvent que je n’ai rien à me mettre.

La meilleure journée de l’année pour moi, après Noël évidemment ? Le Black Friday, ce vendredi de novembre où les soldes atteignent des sommets inégalés et où je m’offre une virée magasinage digne de la plus grande accro du shopping.

Cette année encore, j’allais profiter d’une journée de congé pour prendre d’assaut le centre commercial pour effectuer mes achats des Fêtes et me gâter. Par contre, cette année, j’ai eu envie de me lancer un défi avant de le faire.

Étant de plus en plus consciente que l’industrie du vêtement est la deuxième plus grande source de pollution au monde, j’ai voulu me pencher un peu plus sur la question cette année.

Je me suis donc lancé le défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois. Aucun vêtement, pas même des sous-vêtements.

Si le premier mois a été facile, puisque je venais de faire le plein de vêtements d’automne grâce à mon mandat d’ambassadrice des boutiques Pentagone, les choses se sont corsées à partir du deuxième mois. Étant abonnée à toutes les infolettres de mes boutiques préférées, j’ai dû effacer les courriels rapidement tous les jours pour ne pas me laisser tenter. Et, c’est souvent en période de restriction, qu’on réalise à quel point certaines chaînes de magasins peuvent être excessifs ou disons-le, carrément agressantes dans leur approche marketing. Ardene remporte la palme avec ses courriels quasi quotidiens.

Instagram est aussi devenu une source de tentation puisque la plupart des personnes que je suis sur le célèbre réseau social sont des blogueuses mode qui m’inspirent avec leurs outfits. Rien pour aider ma cause, je l’avoue.

Je tiens bon pendant le 2e mois et je n’achète rien. Je ne dépense qu’à la pharmacie pour du maquillage et chez Ardene (tiens dont !) pour des boucles d’oreilles (mais je considère que ça ne compte pas comme des vêtements, alors mon défi est intact).

Au début novembre, je commence à trouver le temps vraiment long. Mes amies s’achètent de nouveaux vêtements, elles. Les infolettres reviennent en force avec leurs soldes avant le Black Friday, je suis certaine que c’est une conspiration pour me faire craquer.

Une soirée au Shwap Club, le 6 novembre, m’aide à tenir le coup. Si tu ne sais pas encore ce que c’est, je te conseille de lire CECI. C’est le meilleur moyen pour m’aider à tenir le coup jusqu’à la fin de mon défi qui est prévu pour le 23 novembre.

Le moment le plus difficile survient quelques jours plus tard lorsque Geneviève, une collègue de travail, m’envoie la photo d’un coton ouaté de la compagnie locale Boutique au carré. Gros coup de cœur mutuel pour sa couleur vert forêt et son inscription minimaliste qui dit coffee and Christmas music. En plein notre style à toutes les deux.

S’ensuit un véritable débat dans ma tête.

Ou plutôt une seule question : Je l’achète-tu ?

Est-ce que je me laisse tenter par un achat qui encourage au moins le commerce local et je perds mon défi ? Est-ce que je me raccroche au fait que le chandail est quand même cher pour mon budget et que je ne bois même pas de café alors l’inscription sur le chandail ne s’applique même pas à moi ?

Mon cœur et ma raison ont débattu furieusement.

J’ai failli flancher en me disant : « Ah pis tant pis, je travaille fort, je le mérite, je me gâte et c’est un défi qui n’implique que moi alors je serai la seule déçue de ne pas le réussir. »

Je me suis ressaisi en me disant : « Le chandail ne va pas disparaître, je pourrai toujours l’acheter à la fin de mon défi, t’es pas le genre de fille à renoncer à un défi, t’as juste à ne plus y penser. »

Geneviève a finalement acheté le chandail, seule. Et j’aurai certainement un pincement au cœur chaque fois qu’elle le portera au travail.

Le 19 novembre au matin, j’entame ma semaine comme d’habitude. À 4 jours du Black Friday, je suis prête à affronter ma dernière semaine de défi, avant de me lancer dans mon marathon de magasinage.

La vie en a décidé autrement. Il m’est arrivé CECI.

Mais l’important, c’est que j’ai réussi mon défi.

Et que je me suis quand même acheté des vêtements au Black Friday.

Et tu sais quoi ?

Je compte bien relever le défi à nouveau.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Maman en quête de temps

maman en quête de temps

Salut!

Moi, c’est Catherine. Je suis maman à la maison depuis presque 4 ans pis des fois je trouve le temps long. Très long. Pourtant, je n’ai pas à me plaindre; ce ne sont ni les tâches, ni les corvées, ni même les besoins de mes enfants qui manquent pour remplir mes journées. Malgré tout, la plupart du temps, j’ai l’impression que mes journées passent à la vitesse tortue. Pourtant, mes enfants grandissent beaucoup trop vite. Belle ironie!

En fait, de quoi je me plains? De manquer de temps. De temps pour moi. Entre le lavage, le pliage, les repas, le nettoyage de la maison, les siestes (mes enfants ne sont pas du tout des champions du dodo), encore et toujours des repas, j’ai le sentiment d’être débordée mais de n’avoir rien fait. Rien fait pour moi. Je sais que, pour certains, être à la maison c’est facile, simple et fluide. Les enfants coopèrent, jouent seuls par moment ou s’endorment et dorment sans interruption (mon rêve!!). Chez moi, ce n’est pas comme ça. 85 % du temps, j’ai mon plus petit dans les bras (sachez que j’ai commencé avec un 100 % bras alors c’est une belle diminution!), je dois toujours l’avoir à l’œil parce qu’il est plus rapide que son ombre et que c’est un vrai aventurier dans l’âme, alors que ma grande apprend doucement à jouer seule et boude les siestes. Ces temps-ci, je rêve d’avoir 1 h seule l’après-midi. Un petit 60 minutes où ma fille dort (ou se repose) et où je ne suis pas obligée d’être couchée avec mon garçon pour ne pas qu’il se réveille au moindre de mes mouvements. Un petit 60 minutes à faire quelque chose qui m’allume. Pas de la vaisselle ou du ménage. Juste quelque chose pour moi.

L’automne me donne toujours le goût de me plonger tête première dans un projet. De me réinventer. J’ai songé travailler à temps partiel, seulement pour m’occuper, mais ça ne cadrait pas avec mes besoins et désirs du moment. Je me suis donc inscrite à une majeure. J’étais très excitée par mon nouveau projet de m’accomplir autrement qu’au travers de mes enfants. Finalement, après avoir payé les frais de scolarité avec mon « non salaire » de maman à la maison pis d’avoir reçu mes livres, l’angoisse s’est installée dans le creux de mon ventre, accompagné d’un immense poids sur mes épaules. Pendant plusieurs jours, je me questionnée à savoir si j’avais vraiment envie de me replonger dans des études. Peut-être un jour, mais après introspection, j’ai compris que ce n’était pas ce besoin que je cherchais à combler.

Finalement, avec ma trentaine , j’ai envie de me laisser envahir par mon côté créatif. J’ai donc choisi de m’inscrire à des cours de danse avec ma maman (oui, oui ma maman!), je vais dessiner davantage, lire, lire et lire. Mais surtout, je vais me permettre de sortir de la maison davantage quand je vais en ressentir le besoin. D’aller écrire dans des cafés ou simplement flâner à ma bibliothèque que j’adore. Juste prendre du temps pour moi. Sans pression. Sans besoin de performance.

Catherine Héroux Audrey photo de signature

Une deuxième succursale pour la Pâtisserie Petit Lapin

petit lapin

Connaissez-vous Pâtisserie Petit Lapin? Il s’agit de la seconde boutique de la propriétaire Viviane Nguyen. Après le succès de la pâtisserie située au l’Avenue Victoria à Westmount, qui a ouvert ses portes en 2014, elle a décidé de répéter l’expérience, mais sur l’Avenue Bernard cette fois-ci. Ce qui démarque Pâtisserie Petit Lapin, c’est que les produits offerts sur place sont véganes, sans gluten et exempts des 10 principaux allergènes, ce qui permet à une clientèle plus vaste de se gâter avec de délicieuses douceurs.

petit lapin

petit lapin

petit lapin

Le nouveau local est plus espacé que la première succursale, créant ainsi un design épuré et pouvant accueillir une plus grande clientèle. Une vingtaine de places, avec une longue banquette couvrant la totalité d’un mur, permet d’y déguster un bon thé tout en mangeant ou en décorant une pâtisserie. Petits et grands y trouveront leur plaisir à coup sûr. Le forfait de décoration comprend 6 cupcakes ou un gâteau de 5 pouces et vous pouvez choisir un choix de glaçage, des boules de fondant et bonbons décoratifs. Par la suite, des emporte-pièces et outils sont mis à votre disposition pour créer le gâteau selon vos goûts. Il est même possible de réserver cette activité créative pour un anniversaire sans avoir aucun soucis au niveau des allergies!

En plus des gâteaux et pâtisseries, Petit Lapin offre un menu lunch et un service de thé, toujours dans l’optique où tout est végane et sans allergènes. Le menu est constitué de soupe et salade du jour, d’un plat chaud de la semaine, sandwiches classiques, ainsi qu’un grilled cheese. Pour les enfants, un croque-licorne beaucoup trop cute, fait avec du fromage à la crème végétalien, du colorant naturel et des confettis, saura leur plaire sans doute. Pour le service de thé, qui sera offert prochainement de 14h à 16h, vous attendra un plateau de 3 étages garni de scones, sandwiches fins et de thé végétalien. J’ai déjà hâte d’essayer!

Je ne connaissais pas Pâtisserie Petit Lapin avant cette soirée et j’ai été agréablement surprise. En plus d’offrir une variété de pâtisseries pour tous et toutes, il y a plusieurs ateliers disponibles. Pour le temps des Fêtes, tout est magnifique et assurément délicieux! Le local en soi, coloré, pastel, tout en douceur, agrémenté par le  judicieux choix de décorations, attire l’oeil et ne peut que vous mettre le sourire aux lèvres. J’ai particulièrement apprécié que l’on puisse décorer notre propre bûche, c’est le genre d’activité qu’on fait rarement. Le temps des Fêtes, c’est souvent une période où on court de gauche à droite, mais le fait de s’arrêter un instant, s’asseoir, déguster un bon thé et décorer une bûche, un gâteau, des cupcakes pour ses partys, c’est juste plaisant et ça crée de beaux moments. En plus de la bûche que j’ai très hâte de goûter lors de notre brunch de Noël prochainement (on va clairement vous en reparler), j’ai a-d-o-r-é le petit biscuit au pain d’épices! Je n’ai pu m’empêcher de m’acheter des macarons. J’adore cette petite sucrerie, j’ai donc opté pour toutes les saveurs disponibles : matcha, fraise, vanille et lime. MIAM! Un vrai délice!

D’ailleurs, c’est le moment de passer vos commandes pour la collection des Fêtes et il y a du choix pour tout le monde. Les saveurs de bûches disponibles sont vanille, chocolat et framboise qui sont des gâteaux pour 8 à 10 personnes au coût de 64.95$. Il est également possible de venir en boutique pour décorer sa propre bûche de Noël comme nous avons eu la chance de faire. En plus des gâteaux, Petit Lapin offre des biscuits en pain d’épice et des biscuits Colore-Moi, des cupcakes aux saveurs festives et une boîte de douceurs variées. Bonnes douceurs!

Pour en savoir plus, rendez-vous ICI.

Crédit photos : Ariane Martineau

 ariane reviseure

Féminisme 101

On parle de féminisme

Qu’on mette les choses au clair tout de suite…le féminisme ne veut pas dire détester les hommes, ni vouloir leur nuire, voir les rabaisser pour dominer le monde, comme le croient quelques antiféministes. Mais comme ça ne semble pas évident à comprendre pour certain(e)s, je vais éclaircir le tout pour vous!

Qu’est-ce que le féminisme?

C’est vouloir l’égalité entre les hommes et les femmes, et ce, à tous les niveaux. C’est vouloir redonner du pouvoir aux femmes, leur donner la place qu’elles méritent au même niveau que les hommes.

Oui, parfois, on peut être « frustrées », comme certain(e)s diront. Et avec raison quand on y pense! C’est fâchant que les femmes représentent environ la moitié de la population, mais sont considérées comme inférieures aux hommes, comme le sexe faible… Parce que oui, bien qu’il y ait des changements depuis les dernières années et que les lois affirment l’égalité hommes-femmes, il y a encore plus de chemin à faire qu’on pourrait le croire.

Saviez-vous que…

Naître homme, c’est commencer sa vie avec des privilèges. C’est naître moins vulnérable aux violences, notamment aux violences sexuelles, puisque 82% des victimes d’agressions sexuelles sont des femmes (Statistiques du Regroupement Québécois des CALACS). C’est avoir plus de chances en emploi. Natasha Quadlin, professeure à l’Université de l’État de l’Ohio a publié une étude en avril dernier dans American Sociological Review démontrant que les femmes les plus brillantes à l’école ont moins de chances d’être convoquées en entrevue que les hommes les plus médiocres. C’est aussi mieux gagner sa vie. Au Canada, en moyenne, une femme gagne 74¢ pour chaque dollar gagné par un homme (Statistique de la Fondation canadienne des femmes). C’est être moins jugé si on a des relations sexuelles avec beaucoup de femmes, car on ne lui apposera pas l’étiquette de « gars facile » contrairement aux femmes. C’est pouvoir exprimer sa colère sans qu’on dise qu’il est hystérique et/ou dans ses syndromes prémenstruels. C’est, en général, vivre moins de pression sur son apparence physique et face aux standards de beauté. C’est avoir moins peur de se promener seul le soir et pouvoir s’habiller comme bon lui semble sans qu’on le juge ou le responsabilise d’être agressé sexuellement.

 

« Bruits de bisous, klaxons et sifflements, demandes de faveurs sexuelles, propos vulgaires, attouchements non désirés dans un métro bondé… Près de 90 % des femmes sondées par le Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CEAF) estiment que le harcèlement de rue est un problème bien réel dans la métropole. » (Jessica Nadeau, Le Devoir)

 

C’est être représenté davantage dans les publicités, les médias, et pas mal partout, comme étant un être de pouvoir auquel les femmes plus souvent hypersexualisées doivent se soumettre pour le plaisir de ce dernier. C’est être plus facilement respecté dans son choix entre une vie familiale et une vie professionnelle, voir même admiré s’il s’occupe de ses enfants, alors que c’est tout simplement normal.  Et plus encore! Bien entendu, ces privilèges appartiennent davantage aux hommes blancs, hétérosexuels et de classe moyenne. D’autres systèmes d’oppression entrent en ligne de compte pour certains hommes, mais malgré tout, les hommes en général, sont privilégiés et en situation de pouvoir vis-à-vis des femmes. De plus, les autres systèmes d’oppression désavantagent tout autant les femmes. Par exemple, le taux de meurtre est 6 fois plus élevé chez les femmes autochtones que chez les femmes allochtones (Fondation canadienne des femmes).

Bref, le féminisme est de donner la voix aux femmes, de défendre leurs droits, de croire en l’égalité des sexes, de se tenir debout contre les inégalités et de dire ce que l’on pense. Surtout…c’est de s’entraider entres femmes!

Il n’est pas question de culpabiliser les hommes, mais plutôt de les encourager à prendre conscience de leurs privilèges et à dénoncer le système social qui engendre les inégalités de pouvoir. Ainsi, nous avons besoin d’hommes alliés à la cause, c’est-à-dire des hommes féministes eux aussi. N’ayons pas peur de se déclarer haut et fort comme féministes. Ensemble, nous sommes plus forts!

Texte par Marie-Pier Quessy

Crédit photo de couverture : Laura Baker

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Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la chute

Chroniques d'une hyperactive

C’était un lundi matin comme les autres.

Banal, routinier, sans surprises. Rien de suspect au réveil ou dans les minutes suivantes pour me faire comprendre que ça pouvait être une journée de marde.

Tout se passe dans les temps, je pars à l’heure, je suis un peu ralentie par cette neige qui ne cesse de nous surprendre avec son arrivée hâtive pour un mois de novembre.

Gagnée par cette effervescence que représente l’approche de l’hiver et de Noël, je syntonise même ma playlist de classiques du temps des Fêtes sur mon téléphone pour m’accompagner sur la route.

Bing Crosby sera le dernier à chanter It’s beginning to look a lot like Christmas avant que j’arrive au travail et que tout dérape, au propre comme au figuré.

Il est 6 h 59. C’est l’heure qui s’affiche sur mon téléphone, redevenu silencieux. Il y a déjà deux voitures dans le stationnement. Celle de ma collègue qui ouvre la garderie et qui arrive toujours avant moi, et celle d’un parent qui est déjà en train de marcher vers la porte avec son enfant. Je ne suis pas en retard. Il est 6 h 59. On ouvre à 7 h.

Je prends mes sacs, je ferme les portes de ma voiture et je me dirige vers l’entrée, prête à commencer une nouvelle semaine d’éducatrice, comme je le fais depuis maintenant 16 ans.

Le reste est imprimé dans ma mémoire pour longtemps. Peut-être même pour toujours.

Je ne fais que 3 ou 4 pas et je me sens brièvement partir sur le côté.

Et c’est la chute.

Une chute rapide, lourde, un peu n’importe comment.

Digne des sketches de la défunte émission Drôle de vidéos pour les plus vieux, digne des ratés de la semaine de l’émission Vlog pour les plus jeunes.

Sur le coup, juste un gros mot.

Un CAL*?%* bien fort et bien senti.

Mais ensuite, la douleur.

D’abord à peine perceptible, celle qui te donne confiance que ce n’est qu’une chute comme toutes les autres. Une chute banale comme on en fait souvent et qu’on classe rapidement dans les petits moments poches d’une journée.

Mais ensuite la vraie douleur.

Celle qui irradie dans ton corps au complet, qui te fait apparaître une petite sueur dans le cou et qui te fait comprendre que cette fois-ci, tu ne t’es pas manqué. Celle qui fait monter la panique dans ta gorge et aussi les petites larmes dans tes yeux.

Tu veux faire ta forte et croire que ce ne sera que passager. Qu’étant donné la vitesse à laquelle ça s’est passé, il est normal que tu prennes le temps de reprendre ton souffle et qu’en te concentrant sur les signaux de ton corps, tu arriveras à prendre le dessus !

La face à moitié dans la neige, je me suis mordu l’intérieur de la joue. Je tentais de me concentrer pour savoir si le craquement que j’avais entendu en tombant était le bruit de mes sacs qui s’affaissent sur le sol ou le bruit d’un os. J’ai prié fort pour que la bonne réponse soit A. Pendant 2 minutes, je suis restée là, à me demander ce que j’allais faire. La maman était déjà à l’intérieur, je lui ai épargné le spectacle de ma chute.

Cela restera une chute sans témoins.

Juste moi, une petite neige folle, une belle plaque de glace et les planètes de la malchance alignées au-dessus de ma tête, et qui feelaient pour faire un mauvais coup un matin de novembre.

Une voiture arrive dans le stationnement. Je dois avoir l’air bizarre étendue sur le sol, mes affaires éparpillées autour de moi, les yeux remplis d’eau, de mascara et de douleur. Un gentil papa s’approche pour constater les dégâts. Pendant quelques minutes, son enfant restera dans la voiture et ne sera pas sa priorité. Je lui en suis reconnaissante. Ne sachant pas trop quoi faire sur le coup, je ne peux lui en vouloir. Lui non plus ne s’attendait pas à ça ce matin quand son réveille-matin a sonné.

Il m’offre de m’aider à me relever afin de me mettre au chaud à l’intérieur et constater mon état. Je prends appui sur lui et réussit à faire quelques pas. Douloureusement, mais quand même. J’arrive à mettre du poids sur mon pied, ce que je qualifie de bon signe étant donné les circonstances. Qui ne s’est pas déjà fait dire que si tu peux marcher dessus, c’est parce que ce n’est pas cassé ? On s’improvise tous un peu docteur dans des situations comme ça.

Mais une fois à l’intérieur, j’ai compris.

Je ne pouvais pas marcher dessus. Je n’aurais pas dû marcher dessus, mais je l’apprendrai seulement quelques heures plus tard.

Par la suite, tout est allé vite. Ma collègue est apparue par magie à côté de moi le temps de me dire qu’elle allait chercher de la glace. La maman qui était déjà à l’intérieur a ramassé mes sacs, une autre est arrivée avec ses deux garçons et m’a demandé de lui montrer ma cheville.

Elle est infirmière.

C’est bon ça, une infirmière, ça me rassure un peu. Mais ce soulagement ne dure qu’une fraction de seconde. Je le vois dans ses yeux qu’elle veut rassurants, mais qui parlent malgré tout. La glace ne sera pas suffisante. Un petit temps de repos non plus.

Je ne pourrai entamer ma journée comme je l’avais prévu.

La vie a d’autres plans pour moi ce matin.

Une autre maman arrive (décidément, c’est un lundi achalandé comme il y en a parfois) et m’offre d’appeler ma patronne pour l’avertir que je ne pourrai rester. Je me rends à la cuisine, où nous accueillons les enfants et je me retrouve assise à côté de ceux qui déjeunent. Je peux dire qu’ils se désintéressent vite de leur toast et de leur bol de céréales en me voyant essayer de ne pas m’effondrer en larmes devant eux. J’ai mal, mais je ne veux pas les traumatiser, les pauvres cocos. Une éducatrice les réconforte avec le sourire lors de leurs propres chutes, je dois les laisser faire la même chose avec moi.

Je prends mon cellulaire pour appeler mon chum. Évidemment, je ne pourrai me rendre seule à l’hôpital, ça me prend du renfort. Brève conversation, l’essentiel est dit, il comprend vite la panique dans ma voix, promets de venir me rejoindre le plus rapidement possible.

Changement de plan en quelques secondes à peine, une autre maman entend ma conversation et m’offre, tel un ange tombé du ciel, de me reconduire elle-même à son lieu de travail, l’hôpital Pierre Le Gardeur. Celui où j’ai accouché, où mon fils a été admis en pédiatrie, celui où mon chum s’est fait soigner sa pancréatite, l’hôpital où mon fils s’est fait enlever l’appendice.

Le seul endroit où je me dois d’aller en ce moment.

J’accepte avec reconnaissance, le chum m’y rejoindra. Accolade de courage par ma collègue, câlins des petits cocos présents, je clopine jusqu’à la porte, ne sachant pas quand je vais revenir.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

L’entêtement qui a un prix

Fred parle de l'entêtement

Je me retrouve devant ta porte, à me demander si ça vaut la peine de cogner dans l’espoir que tu me répondes. Je ne sais pas si c’est la bonne chose à faire, parce que pas plus tard qu’hier, tu m’annonçais que tout était fini entre nous.

Je n’avais même pas eu le temps de te prendre dans mes bras une dernière fois avant de partir. Ta décision était prise depuis longtemps, alors que moi je me retrouvais devant le fait accompli. Je t’avoue que j’ai trouvé ça difficile. Tes mots m’avaient coupé le souffle et encore aujourd’hui, j’essaie de me sortir la tête de l’eau avant de m’étouffer pour de bon…

Je me rappelle qu’à notre première rencontre, tu m’avais prévenu que tu n’étais pas facile à vivre. Que tu aurais de la difficulté à t’adapter si nous décidions d’être ensemble, au point de me demander pardon avant même qu’on se soit échangé un premier baiser. Il y avait dans tes yeux la crainte de faire place à quelqu’un d’autre dans ta vie. Et moi, j’avais juste envie de te rassurer. Que tout irait bien si tu te donnais la chance de me laisser une petite place auprès de ton coeur.

Lorsque nos regards s’étaient croisés pour la première fois, j’avais ressenti la même chose que toi. De la gêne, de l’inquiétude et de l’inconfort. Mais on a réussi à tout laisser derrière nous. À apprendre à aimer l’autre, à ne pas s’oublier même en couple, à connaître une belle vie amoureuse comme on le souhaitait tant. Je pensais que tes craintes s’étaient envolées. Je croyais que j’avais eu assez d’arguments pour te convaincre que finalement, tu avais pris la meilleure décision en me laissant entrer dans ta vie.

Je n’ai pas vu ton refoulement émotionnel. Je n’ai pas vu l’inconfort qui te rongeait peu à peu chaque jour que notre vie se soudait de plus en plus. Je n’ai pas vu qu’à l’intérieur de toi, il y avait un poignard qui t’ouvrait le coeur chaque fois que tu m’entendais te dire «je t’aime». Je n’ai pas vu l’appel à l’aide qui se cachait dans tes yeux chaque fois que mon regard cherchait à croiser le tient. Pourtant, tu étais tout sourire. Tu me semblais heureuse et épanouie, au point de me demander si je t’avais enfin libéré des monstres qui te rongeaient de l’intérieur. Ces monstres qui s’acharnaient sur ton estime de soi, ta confiance et l’image de la femme que tu idéalisais d’être.

Aujourd’hui, je sais que ta porte ne s’ouvrira jamais plus pour moi. C’est pour cette raison que je dépose devant elle tous les souvenirs que nous avons vécus ensemble et que tu voulais tant que je garde jusqu’à une prochaine fois, comme si tu voulais amoindrir un malaise en finissant cette histoire de cette façon et que tu n’avais pas envie de me faire de la peine.

Oui, après toutes ces années je te pardonne.

Car c’est ma naïveté qui m’aura finalement mené jusqu’ici.

Fred signature

Bohemian Rhapsody : tout simplement magique!

Les gens qui me connaissent personnellement savent à quel point Freddie Mercury a une place plus qu’importante dans ma vie. Oui. C’est mon idole et plus que ça même. J’adore Queen, la musique, mais aussi toute l’histoire qui entoure ce groupe mythique. Je savais depuis quelques années qu’un film sur la vie de mon idole allait sortir, mais c’était long. Chaque article me décourageait un peu plus chaque fois. Mais c’est le 2 novembre dernier que le film est enfin sorti au cinéma. Malgré le fait que je m’étais dit que je me garocherais au cinéma le soir-même de la sortie, j’y suis allée seulement le 17 novembre dernier. Ben oui toi! Questions de temps, c’est tout. Le fait d’y être allée deux semaines après la sortie m’a permis d’entendre beaucoup de critiques. D’un côté les médias qui ont majoritairement critiqué négativement le film et de l’autre, les fans, qui ont adoré. J’avais juste hâte de le voir et je savais déjà que j’aimerais, j’avais le sentiment que ça viendrait me chercher.

Mon ex m’a texté après avoir été le voir au cinéma et il m’a dit «J’ai pleuré à la fin du film. C’était bon. Prépare-toi à faire les moves». Il sait à quel point Queen est important dans ma vie. Venant de lui, je savais que c’était vrai. Donc, le 17 novembre j’ai acheté mon billet. Avec mon sac de popcorn et un thé glacé, je me suis enfouie dans le siège et j’ai écouté le film.

Est-ce que j’ai aimé le film? OUI. Est-ce que j’ai pleuré? OUI. Est-ce que j’ai eu des frissons? OUI. Ayant lu beaucoup sur l’histoire du groupe et de Freddie Mercury (mettons que j’ai une dizaine de livres biographiques), rien ne m’a vraiment surpris, je savais déjà tout. Mais de voir en images l’histoire de cet homme remplie d’e rebondissements m’a rendu extrêmement émotive. Le film aurait pu durer 6 heures que je n’aurais rien eu de négatif à dire. Je peux comprendre les mauvaises critiques concernant les choix cinématographiques et certaines scènes, etc. Mais je ne suis pas une critique de cinéma, je suis une grande admiratrice de Queen qui a été divertie à 100% par ce film. D’ailleurs, je retourne le voir assurément avant qu’il ne soit plus en salle.

Ce que j’ai aimé du film, c’est la grande place des chansons. C’était le fun de voir en images l’histoire de certaines chansons que l’on connait et qui ont marqués les années 80 prendre forme. Que ce soit la chanson Bohemian Rhapsody, Love of my life ou We will rock you, on voit tout le côté créatif derrière le groupe et j’ai trouvé ça tellement l’fun! Je suis encore sur un nuage d’avoir vu le film. Enfin, mon idole au grand écran, sa vie, celle de Queen, une partie de ce qu’ils ont vécu. Un hommage à leurs œuvres et à ce grand homme qu’était Freddie Mercury. On voit la déchéance de celui-ci, ses tempêtes intérieures, mais on voit aussi l’ampleur du talent unique qu’il avait et cette excentricité qui a changé le monde musical. Le fait que le film se termine par Live Aid est vraiment venu me chercher, c’était une finale parfaite. En plus d’être significative dans l’histoire de Queen, pour moi ce l’était aussi puisque c’est en visionnant cette cassette que j’ai découvert cet homme unique, mystérieux que j’avais envie de connaître sous toutes ses coutures. Rami Malek est une réel découverte pour moi. Je crois sincèrement qu’il a rendu justice à Freddie Mercury, mon légendaire idole.

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Bref. Je vous invite à aller voir le film. Pour être diverti, être nostalgique et juste apprécier cette parcelle d’histoire d’un groupe unique et légendaire!

 

Crédit photo de couverture : Page Facebook du film Bohemian Rhapsody