Les premiers pas

Les premiers pas

Débuter une relation est toujours inconfortable. On ne sait jamais trop sur quel pied danser. On peut même dire que nous sommes parfois un peu gauches dans les premiers milles quand on aimerait que l’histoire ne soit pas juste qu’un (autre) passage dans notre vie.

Pour moi, s’engager dans une nouvelle relation est synonyme d’un nouveau départ à tous les points de vue. C’est une nouvelle approche et une nouvelle façon de communiquer, parce que l’autre n’est pas notre ex et que les techniques de séduction ne vont pas nécessairement fonctionner comme c’était le cas dans la relation précédente. On doit donc s’ajuster, refaire nos devoirs et apprendre à faire face à l’adversité.

Cependant, je pense qu’avant d’appliquer cette notion d’ajustement, on doit d’abord et avant tout vouloir s’engager dans une relation pour les bonnes raisons et s’assurer d’une réciprocité de la part de notre partenaire. Sinon, même avec les meilleures intentions au monde, si notre contexte n’est pas favorable et que nous ne sommes pas convaincus que l’autre a le même désir d’engagement que nous, comment pouvons-nous bâtir notre relation sur une base solide et durable ?

Tout ça pour vous dire que les premiers pas demandent souvent une attention particulière. On craint souvent de ne pas être à la hauteur, d’être trop envahissants, de faire fuir l’autre ou d’avoir l’impression de ne pas en faire assez pour intéresser davantage notre nouveau partenaire pour qu’il ait envie de rester près de nous. Est-ce que je l’inonde de textos ? Est-ce que je l’appelle trop souvent ? Est-ce que je le dérange ?  Se poser ce genre de questions n’aide en rien à notre valorisation personnelle. L’estime de soi est fragilisée au centuple dans une telle situation. La peur de mal paraître et la crainte d’être imparfait aux yeux de l’autre ne font qu’envenimer nos angoisses les plus profondes.

Selon moi, la meilleure façon de rester zen avec tout ça, c’est de rester soi-même, de ne pas se restreindre dans notre comportement de peur de décevoir. Si notre partenaire est le bon, ce que nous faisons sera loin de mettre des bâtons dans les roues pour la suite des choses. Si on se sent paisible et que tout roule, c’est qu’il y a une bonne chimie déjà bien présente avec l’autre. À l’inverse, si on a l’impression de ne jamais savoir sur quel pied danser, est-ce parce qu’on tente de forcer un peu trop la note ? Parce que des fois, il est bon de s’avouer que ça ne fonctionnera pas pour tous types de raisons : le contexte familial de chacun, la distance, les horaires professionnels, etc.

À un certain point, on doit évaluer si l’ensemble des éléments qui façonnent notre vie et celle de notre partenaire peuvent être favorables à une belle relation ou, au contraire, s’ils peuvent compliquer davantage les choses. Prendre un certain recul est souvent nécessaire.

Ça nous force à se questionner sur les enjeux importants avant de se décider à faire le grand saut… ou pas.

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Un peu de patience s’il vous plait!

Un peu de patience

Quand on fait la rencontre d’une personne, on fait automatiquement une observation de ce qu’elle est, de ce qu’elle représente aux yeux des autres et à nos propres yeux. On enregistre ce qui nous plait et ce qui nous plait moins. Bref, on trace un portrait de cette personne basé sur ce que l’on voit et entend de sa part. Puis, avec le temps, ce portrait se précise selon les expériences que nous partageons en sa compagnie.

Connaître une personne ne se fait pas du jour au lendemain. Ça prend du temps, beaucoup de temps, et je trouve dommage que la majorité d’entre nous (et je m’inclus dans le lot) ne prend pas assez de ce temps pour se faire une idée plus précise de ce qu’est une personne avant de conclure un jugement à son égard.

Ce qui m’amène à vous parler de mon sujet, c’est-à-dire la connaissance d’autrui. Combien de temps ça prend pour connaître quelqu’un? Le savez-vous? J’ai lu quelque part que ça pouvait prendre environ 8 ans pour connaître réellement quelqu’un. Je ne sais pas si c’est vrai, mais je ne peux qu’être en accord avec cette théorie, parce qu’on ne peut pas connaître quelqu’un qu’avec des sourires occasionnels, des blagues, des 5 à 7 ou des contextes favorables aux plaisirs et à la bonne humeur. En revanche, on ne peut pas connaître une personne que dans des contextes difficiles et des épreuves qui mettent au défi le genre humain dans sa plus grande vulnérabilité. Ça prend un mélange des deux. Ça prend une multitude de hauts et de bas pour être en mesure de définir la nature, les qualités et les défauts de quelqu’un. En prenant tout ça en considération, je dois admettre que ça doit prendre effectivement plusieurs années.

Nous, peuple que nous sommes devenus au fil des siècles, avons tout mis en place pour nous empêcher d’en arriver là. Quoi? Attendre si longtemps pour connaître une personne? Je n’ai pas le temps pour ça! Ouais. Je la vois souvent cette phrase dite par les célibataires d’aujourd’hui. Je n’ai pas envie de perdre mon temps. Je sais ce que je veux et surtout ce que je ne veux plus… D’accord. Si je me réfère à ce que ça implique de connaître une personne, puis-je me permettre de conclure que la majorité des gens qui écrivent cette fameuse phrase n’ont simplement plus envie de prendre le temps qu’il faut pour connaître leur partenaire? Qu’en réalité, ils souhaitent que tout se règle dès les premiers jours, voire les premières semaines de fréquentation? Je suis désolé de vous l’apprendre, mais ça ne fonctionne pas de cette façon. Pas en amour en tout cas.

Je ne suis pas surpris de voir tant de gens avoir autant de difficulté à s’engager sérieusement avec quelqu’un.

Je me rappelle d’avoir challengé une femme à ce propos il y a de cela plusieurs années. Voici à quoi avait ressemblé la conversation :

Moi: Bonjour, je me suis intéressé à ton profil, mais j’ai quelques questionnements sur ce que tu as écrit dans ta description. Tu dis que tu n’as plus de temps à perdre, que tu sais ce que tu veux mais surtout ce que tu ne veux plus. Peux-tu m’éclairer un peu plus sur le fond de ta pensée à ce niveau?

Elle: (cinq jours plus tard) Salut! Ben en fait, j’ai juste pus envie de me faire niaiser par des gens malhonnêtes et manipulateurs. Des hommes qui mentent comme ils respirent et qui nous traitent souvent comme de la merde!

Moi: Ah, d’accord. Je comprends un peu mieux ton raisonnement. Mais dis-moi, comment peux-tu mettre un terme à ce problème de façon concrète?

Elle: Ben si tu lis ma fiche comme il faut, je demande à ce que les trous du cul me fichent la paix une bonne fois pour toute!

Moi: Ouais… C’est vrai, c’est bel et bien écrit et ça ne peut pas être plus clair! Mais si je reviens à ma question, comment peux-tu mettre un terme à ce problème de façon concrète?

Elle: Qu’est-ce que tu veux dire?

Moi: Ben si tu ne prends pas le temps qu’il faut pour connaître quelqu’un, comment peux-tu déceler une personne qui est un trou du cul d’une personne qui ne l’est pas? Penses-tu vraiment qu’en lisant ton profil, un trou du cul se dira «eh merde, moi qui croyait avoir une chance avec elle… Je vais devoir m’abstenir…»? Inversement, comment peux-tu déceler un bon gars parmi les trous du cul de ce monde si tu ne prends pas la peine de le connaître? Dans le fond, ce que je veux savoir est comment espères-tu connaître une relation où tout fonctionne par magie si tu n’as pas la patience de faire ce qu’il faut pour en arriver là?

Elle: Ouan, je te dis que tu les as les questions, toi?

Moi: J’attendrai ta réponse si un jour tu en as une. 😉

C’était sans surprise que je n’avais jamais eu de retour de sa part. J’étais un peu déçu, mais cette discussion avait prouvé mon point. Il est impossible de toujours connaître la nature de quelqu’un en un court laps de temps. Il est là le vrai problème. On se dit que notre vie est assez courte qu’on n’a pas de temps à perdre avec quelqu’un qui ne nous convient pas. Ouais… Ok… C’est comme se dire : j’aimerais connaître immédiatement les effets que procure l’alcool mais sans en consommer. Tant que tu ne l’essaies pas, tu ne peux pas en connaître le résultat.

Ainsi va la vie.

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Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Établie à Terrebonne depuis 8 ans, je connais la ville depuis de nombreuses années et je partage ma vie avec quelqu’un qui a passé toute son enfance ici. De plus, mon lieu de travail étant situé à Mascouche depuis plus de 13 ans, je crois que je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que je connais bien la région.

J’ai eu envie de répertorier toutes mes bonnes adresses dans la région, afin de t’aider dans ta planification si jamais tu passes dans le coin ou si tu viens t’établir dans cette partie de la Rive-Nord.

Où manger ?

Déjeuner

Il y a ÉNORMÉMENT de restaurants où déjeuner dans la région. Les villes de Mascouche et Terrebonne offrent pratiquement toutes les chaînes de déjeuner possibles, tels Tutti Frutti, Ben et Florentine, Eggsquis et surtout, un nombre incalculable d’endroits qui proposent des jeux de mots avec le mot œuf.

Mon coup de cœur va au restaurant L’Œufrier qui offre une très grande variété au niveau du menu. Situé à Terrebonne et bientôt à La Plaine, c’est une valeur sûre pour agrémenter ses matins. Que ce soit pour le classique combo œufs/bacon ou des crêpes et gaufres aux saveurs variées, tu craqueras pour les noms humoristiques attribués aux différents plats. Que tu commandes l’assiette « Lucille part en camping » ou « L’incroyable Hulk », tu es certain d’en avoir pour ton argent et de sourire en dictant ta commande. Je te conseille vivement la poutine déjeuner, un must pour les amoureux de notre mets national.

Pour le menu aussi rigolo que diversifié, c’est ICI.

Dîner

Le Vieux-Terrebonne offre une grande sélection de bistros et restaurants pour tous les goûts et les budgets, mais j’ai un faible pour la cuisine et l’ambiance que l’on retrouve au Snobinard. Offrant un menu complet pour le déjeuner, le dîner et le souper, il est doté d’une des plus belles terrasses donnant sur l’Île-des-Moulins. Que ce soit pour déguster un panini, des fromages fins, des pâtes ou l’une de leurs salades accompagnées de leur vinaigrette maison aux poires et romarin, il y en a pour tous les goûts. Et que dire de leurs frites maison servies avec leur fameuse mayonnaise aux tomates séchées ?

Tu peux en apprendre plus ICI.

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Crédit photo : page Facebook Le Snobinard

Souper

Le restaurant Les Fous-Braques, situé à Mascouche, est un bistro offrant des produits du terroir soigneusement choisis auprès des artisans de la région. C’est dans une ambiance des plus conviviale qu’on peut venir y déguster un excellent tartare ou encore une bavette de bœuf ou un Mac & Cheese. On aime le fait que les enfants y sont les bienvenues et le côté chaleureux des lieux.

Pour consulter leur menu, c’est ICI.

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Crédit photo : page Facebook Les fous-braques

Le restaurant Bella Stella, situé à L’Assomption, est l’endroit parfait pour vivre une expérience originale. En effet, cet endroit est réputé pour son célèbre « souper cartomancienne » qui a lieu tous les soirs du mardi au samedi. Au cours du repas, chaque convive est invité dans une petite pièce à l’écart pour se faire tirer les cartes et prédire son avenir par la propriétaire des lieux, Andrée Tessier, une cartomancienne aguerrie. Pour les adeptes du genre, c’est vraiment une expérience à tenter. Personnellement, j’apprécie toujours les moments passés en sa compagnie et si j’accorde un tant soit peu de crédibilité à toutes ses prédictions, force est d’admettre qu’elles peuvent s’avérer surprenantes. Son menu, dépeint sous la thématique créative italienne californienne, est varié et savoureux.

Pour en apprendre plus sur le concept, c’est ICI.

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Crédit photo : Google

Où dormir ?

Cherches-tu une expérience de villégiature qui sort de l’ordinaire ? Le concept Kabania, situé à Notre-Dame-de-la-Merci, est pour toi. Offrant la possibilité de dormir dans une cabane sur pilotis ou dans les arbres, la location de l’un de ces espaces originaux est une expérience à tenter au moins une fois dans la vie. Pour y avoir séjourné il y a quelques années, c’est toujours un plaisir de parler de cet endroit à ceux qui cherchent une activité originale. Bordée par la rivière, la cabane sur pilotis est l’endroit idéal pour se reposer et faire le plein d’énergie lors d’une bonne nuit de sommeil en pleine nature. Pour une escapade en couple directement dans les arbres à environ cinq mètres de hauteur, ce sont les petites cabanitas pour 2 personnes qui vous accueilleront. Des aires communes, avec tout le matériel nécessaire, sont à ta disposition pour préparer les repas ou faire connaissance avec les autres voyageurs. Plusieurs activités sont également offertes à proximité. Ouvert toute l’année, les différentes saisons du Québec offrent une expérience différente à chaque visite.

Pour découvrir Kabania, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière
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Crédit photos : Jennifer Martin

Où bouger ?

L’entrepôt du baseball est un centre d’entraînement regroupant tout ce qu’il y a de mieux pour les amateurs de ce sport. En plus des cages de frappeurs où pratiquer ses élans, on peut y vivre une expérience incroyable à deux ou en groupe avec l’unique Simulateur Hittrax qui permet d’évoluer dans plusieurs stades du baseball majeur. On y offre des ateliers, des entraînements personnalisés, des cours privés ou semi-privés et même une académie de développement pour les joueurs qui veulent se perfectionner pendant la saison hivernale. On retrouve également sur place un espace boutique, où l’on retrouve une très grande sélection d’articles pour les joueurs.

Pour tout savoir sur l’entrepôt du baseball, c’est ICI.

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Crédit photo : Page Facebook de l’Entrepôt du baseball

Le studio Idolem de Mascouche est l’endroit idéal pour les amateurs de yoga. Pratiqué dans une pièce chauffée à la température du corps, soit 37 degrés Celsius, on y retrouve une grande variété de cours et surtout une ambiance des plus zen pour s’entraîner. J’ai d’ailleurs eu la chance de tester le yoga avec barre et tu peux lire le compte-rendu de mon expérience juste ICI.

Pour en apprendre plus sur le studio, c’est ICI.

Folie Urbaine Yoga chaud 3

Crédit photo : Jennifer Martin

Où se faire coiffer ?

Si mon coiffeur préféré est à Montréal, je fais quand même le plein de produits au salon de coiffure Les Filles situé à Mascouche. Celui-ci offre une très grande variété de produits coiffants et c’est l’un des seuls endroits que je connais qui me permet d’acheter ma teinture sans avoir à prendre rendez-vous avec mon coiffeur pour me teindre les repousses. D’après les commentaires des clients que je connais, les coiffeurs et coiffeuses y sont excellents.

Pour plus d’informations, c’est ICI.

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Crédit photo : Page Facebook salon de coiffure Les filles

Pour les hommes, le nouveau salon de barbier B-Shop à Mascouche est l’endroit idéal pour se faire couper les cheveux et entretenir la barbe. Dans une ambiance festive et très cool, hommes et enfants peuvent passer sous les ciseaux de l’un des nombreux barbiers disponibles. Mon fils de 12 ans ne jure que par le talent de son coiffeur Hugo qui l’a aidé à faire la transition du look enfant vers le look adolescent.

Pour en savoir plus, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photo : page Facebook de B-Shop

Et voilà pour mes petites adresses coup de cœur ! J’espère qu’elles vous seront utiles lors de votre prochain passage dans la région.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Au suivant!

Au suivant

“Tu n’étais qu’une histoire sans lendemain. Nous avons eu du plaisir ensemble mais ce sera tout pour moi. Je suis désolée. Bonne chance pour la suite.” Ces mots, on me les a déjà écrits sur un bout de papier laissé sur le coin de ma table de chevet, à l’époque où les relations n’avaient pas encore les mêmes priorités qu’aujourd’hui.

Ça vous rappelle des souvenirs? Une situation particulière? Ou peut-être avez-vous rêvé de dire ça à quelqu’un pour qui, au bout du compte, n’en valait pas le coup? Oui, je sais… C’est navrant. Très navrant même. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras pour autant, car cette relation n’était rien de plus qu’un lot de circonstances. Autrement dit, je pourrais interpréter ça comme un mauvais timing, rien de plus.

Le plus difficile dans toute cette affaire est d’accepter ce qui vient de se passer. Qu’on soit la personne qui largue ou l’inverse, il y a un goût amer qui nous reste dans la bouche parce qu’on a toujours l’impression que c’est une relation brouillonne dans laquelle on ne veut jamais se retrouver. C’est comme si on perdait encore une fois notre temps. Il y a des relations sur lesquelles on passe vite l’éponge, mais qu’arrive-t-il lorsqu’un amour sincère et puissant s’installe chez l’un et reste inexistant chez l’autre?

C’est comme si on tenait à chercher le mot “enfin!” écrit sur le coeur de la personne avec qui on venait de partager notre lit, juste parce qu’on n’a plus le désir de fouiller, encore, dans la fameuse botte de foin pour trouver la foutue aiguille perdue en cours de chemin! C’est amusant de jouer au jeu des serpents et des échelles, mais ça énerve de pogner le serpent à la case n°97 et retomber à la case n°6…

Je pense que c’est dans ce genre de relation que naissent les plus grandes frustrations. Les différences sentimentales peuvent être si grandes qu’elles peuvent aussi créer à elles seules le goût de ne plus vouloir aimer quelqu’un par la suite. Je trouve ça dommage, car je ne crois pas que nous devrions nous priver d’aimer à nouveau après une expérience du genre. Si j’avais eu ce réflexe dès le début de mes relations maladroites et inexpérimentées, j’aurais évité toutes autres fréquentations dès l’âge de 18 ans!

Je crois plutôt qu’il faut se donner le droit de vivre de nouvelles aventures sentimentales parce que c’est à travers elles qu’on en apprend plus sur soi et sur l’influence qu’on peut exercer chez les autres. Couper les ponts dans cette sphère de notre vie revient en quelque sorte à tuer une partie de nous. Il est plus facile d’abdiquer suite à un échec que de se retrousser les manches et reprendre là où nous étions rendus. Je sais, cette façon de lancer la serviette survient généralement sur le tard et non dans les premiers milles de notre vie d’adulte. Il reste que de refermer la porte et la verrouiller par la suite est, selon moi, la meilleure façon de passer à côté de belles opportunités d’apprentissage. À ceux et celles qui croient avoir tout vu dans leurs relations passées, je me permets de dire que vous avez complètement tort. À moins que vous ayez fréquenté tout le monde sur la planète avant de tirer une si grande conclusion.

Ce dont je doute, évidemment…

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Dans l’intimité d’un roux

Dans l'intimité d'un roux

Ne sachant trop quoi choisir comme nouveau sujet pour mon article, je me suis tournée vers l’homme que je fréquente, afin qu’il me déniche l’idée du siècle. Il m’a alors dit, « Écris un article sur les roux.» J’ai ri! «Ha! Ha! Reviens-en de ta couleur de cheveux mon Rouchou!» Quelques jours plus tard, je me suis mise à faire des recherches, tout  simplement pas curiosité. Et ben! À ma grande surprise, il y a du contenu. Ben oui toi! Des articles sur les roux. J’ai même découvert que le 12 janvier était la Journée internationale «Kiss A Ginger Day». Donc pour celles qui n’ont pas de roux dans leur entourage… embrassez une canette de Ginger ale. Voilà! Toute les raisons sont bonnes pour fêter. Cheers!

Voici quelques raisons qui peuvent vous faire craquer pour un roux. Et je parle en connaissance de cause.

  1. Sa peau : Oh god! Je capote sur la peau des gens roux. Elle est si douce. Vraiment trop douce pour que ce soit réel. Une vraie peau de bébé. Cette peau n’a aucune imperfection. Ils ont beaucoup moins d’acné que le restant de la population.
  2. Les taches de rousseur: C’est tellement craquant. Une peau empreinte de milliers d’étoiles sur un fond de teint de porcelaine. Wow! Je pourrais passer des heures à faire parcourir mes mains sur cette voie lactée.
  3. Leur sens de l’humour: La grande majorité de ces hommes possèdent un sens de l’humour très développé. Depuis leur tendre enfance, ils sont victimes de moqueries des gens qui les entourent. N’essaie pas de leur sortir une blague de roux à l’âge adulte, ils les connaissent toutes, ils ont une très bonne répartie et sont capables d’autodérision.
  4. L’unicité : Seulement 4% de la population sont des vrais de vrais roux. La couleur rousse est due à une mutation génétique provenant d’un gène récessif. Donc c’est bien intéressant d’avoir un X-MEN à son bras et dans son cœur.
  5. Sexappeal : Je trouve tellement que les hommes roux vieillissent bien. D’ailleurs, il est dit qu’ils ont moins de rides, car ils sont habitués de protéger leur peau de porcelaine avec de la crème solaire et ils ont aussi moins de cheveux blancs que les autres. C’est si beau, un homme fin trentaine début quarantaine avec une petite barbe de quelques jours, leurs petites pattes d’oies et leurs cheveux de feux ébouriffés. You gonna hear me roar!
  6. Leurs yeux : Quoi dire de leurs yeux. Wow! Gris, verts, bleus. Un regard enivrant dans lequel on aimerait s’y perdre à jamais. Si charmeurs et envouteurs.
  7. Mauvais menteur : Quand le non-verbal parle de lui-même. Il est facile de savoir si votre mec ment ou est sur le point d’exploser, il va rougir. Avec leur teint de lait, ils ne peuvent cacher leur malaise.
  8. Bête de sexe : Pour ma part, j’ai seulement eu un roux dans mon lit à ce jour, mais je vous dirais que je n’ai pas été déçue. Il se cache bien un lion en dessous de cette crinière et si je me fis à d’autres articles, je ne suis pas la seule à avoir vécu d’excellentes expériences sexuelles. Petit fait intéressant,  une étude a été menée par l’Institut de recherche d’Hambourg auprès des femmes rousses, brunes et blondes et voici ce le chercheur Werner Mabermehl en a résulté :

 « La vie sexuelle des femmes rousses est clairement plus active que celle des autres, elles ont plus de partenaires, et ont plus de rapports que les autres ».

Moi qui croyais que c’était un mythe! Cochonnes! Hihi!

  • Un phare : Avec une telle couleur de cheveux, vous êtes certaines de ne pas le perdre à des kilomètres à la ronde. Peu importe la foule, pas besoin d’un GPS pour retrouver chéri.

Ces personnes portant la chevelure orangée ont longtemps été jugées comme des suppôts de Satan. Leurs magnifiques éphélides étaient la preuve qu’ils avaient eu des relations sexuelles avec le diable. Maintenant grâce à Ed Sheran, il a été prouvé que les préjugés et les blagues sur les roux ont grandement diminué. Cette recherche a été effectuée auprès de 1000 femmes et 150 hommes âgés entre 25 et 34 ans. Elle a aussi démontré qu’un homme roux sur cinq a vu ses relations sexuelles augmenter depuis l’arrivée d’Ed sur les planches. On appelle ce phénomène l’«effet Ed»!

Voilà ce qui conclut ma petite recherche personnelle sur les hommes roux de ce monde.

P.S. Pour celles qui lisaient cet article seulement pour découvrir la couleur des poils pubiens des hommes roux… Bien oui, c’est roux! Hihi!

Je vous souhaite un excellente «Kiss A Ginger Day»!

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La bouffée d’air frais qui frappe à votre porte

La bouffée d'air frais

Qui dit nouvelle année dit aussi transition psychologique. Inconsciemment, on reformule nos plans de carrières, familiaux et sentimentaux. Il y a comme un processus interne qui se met en branle sans qu’on le sache vraiment mais qui existe malgré tout. Comme si l’arrivée de la nouvelle année est ce vent d’air frais qui fait du bien, parce qu’on peut se dire la dernière année est enfin derrière moi!

Pourtant la roue, elle, continue de tourner. Les problèmes ne s’effacent pas d’eux-mêmes si on ne prend pas la peine de les régler, les factures continuent de s’empiler, les taux d’intérêts aussi, les maladies ne s’estompent pas par magie, l’hiver continue son cycle, etc.

Mais ça, le 31 au soir, on s’en fout! On met notre vie ordinaire de côté, dans l’espoir de vivre un moment extraordinaire, ne serait-ce que pour quelques instants. Et qui nous offre un brin de bonheur, entouré des gens qu’on aime. C’est un des rares moments de l’année où on prend le temps de prendre le temps. Où on se dit à quel point il est important d’apprécier ce que nous avons dans l’espoir de l’améliorer dans la prochaine année.

La magie du nouvel an est rarement ordinaire. Peu importe si c’est pour les bonnes ou les mauvaises raisons, reste qu’elle ne changera pas de sitôt.

Alors, en cette dernière journée de 2018, j’aimerais prendre les quelques lignes restantes qui me sont allouées pour vous souhaiter, à tous et à toutes, une bonne et belle année 2019. Je souhaite de tout coeur que vous puissiez remplir votre coeur d’amour et de souvenirs impérissables tout au long de ces prochains 365 jours qui sont déjà tracés devant vous et qui n’attendent que vos ambitions.

Laissez derrière vous les échecs et préparez votre prochaine victoire. Abandonnez les boulets et volez de vos propres ailes. Réalisez-vous!

Pour toutes ses raisons, j’aimerais donc vous souhaiter une seule et unique chose, c’est-à-dire la sérénité. Celle qui permet de respirer à plein poumon une nouvelle bouffée d’air frais qui frappe à votre porte, qui donne à votre coeur la capacité de s’épanouir convenablement, à votre tête de prendre des décisions parfois déchirantes mais réfléchies et rationnelles. Je vous souhaite une sérénité qui vous transportera au-delà des petites angoisses quotidiennes et qui vous donnera le droit de sourire, parce que vous le méritez bien. La sérénité est gratuite et se trouve partout, alors pourquoi ne pas en profiter?

En 2019, cessez de garder près de vous des poisons, des gens malhonnêtes qui vous font miroiter mers et mondes jour après jour sans résultat. Détachez-vous des problèmes auxquels vous n’avez aucun contrôle et faites confiance aux gens qui vous entourent sans les envahir.

Écoutez votre petite voix intérieure, suivez votre instinct et non les autres, prenez le contrôle de votre vie, car vous êtes la meilleure personne pour le faire. Aimez l’autre pour ce qu’il est et ce qu’il vous apporte, et non pour ce que vous aimeriez qu’il soit ou qu’il fasse. Acceptez vos imperfections et votre droit à l’erreur. Communiquez, validez vos craintes auprès des personnes que vous aimez avant de sauter trop rapidement aux conclusions souvent erronées.

La sérénité, c’est être capable de garer la tête froide malgré la tempête. C’est être assez sage pour prendre un recul nécessaire afin d’analyser une vue d’ensemble et être en mesure de s’ajuster sans faire vaciller tout le reste.

Voilà! C’est tout ce que j’aimerais vous souhaiter du fond du cœur. Merci à vous d’être là et à l’année prochaine! 🙂

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Les Fêtes sans les enfants

Fred parle des Fêtes sans les enfants

Ah, le temps des Fêtes… Le plaisir de se retrouver en famille avec les personnes qu’on aime et qu’on ne voit pas assez souvent pendant l’année, à rire aux moindres souvenirs loufoques, à jouer à des jeux, à se dire je t’aime, etc. Le temps des Fêtes sert justement à célébrer les derniers milles d’une année bien remplie et en voie de disparaître, en vue de la prochaine qui aura son lot de défis à relever.

Forcé d’admettre qu’au fil des dernières années, le contexte familial de jadis a bien changé pour une grande majorité d’entre vous (moi inclus!). Les réunions familiales sont devenues plus complexes à cause de la réalité des familles nucléaires et de leur lot de gestion de temps de garde de la part des deux parents. Cela veut donc dire que cinquante pour cent d’entre nous ne pourrons pas célébrer Noël en compagnie de nos enfants, parce qu’ils seront chez l’autre, chez l’ex. Nous verrons donc notre moment festif s’ombrager par l’ennui qui nous grugera peut-être l’esprit et le cœur en leur absence.

On peut surmonter une séparation, mais le temps des Fêtes a le tour de nous ramener cette réalité plate qui nous rappelle à quel point il peut être difficile de s’y adapter. À vous, qui avez de jeunes enfants et qui ne pourrez pas célébrer Noël en leur compagnie, sachez que vous n’êtes pas seuls. La meilleure façon de passer au travers cette dure épreuve est d’éviter de rester entre quatre murs, à vous morfondre sur votre sort et à maudire la vie d’avoir été si cruelle avec vous. Sortez! Allez chez les membres de votre famille ou chez des amis qui vous accueilleront à bras ouverts pour que vous puissiez, vous aussi, passer du bon temps et vous changer les idées. Même si vous n’êtes pas avec les amours de votre vie, vous avez quand-même le droit de célébrer, de penser à vous et relâcher tout le stress accumulé au cours de l’année. Les enfants auront sûrement de belles histoires à vous raconter à leur retour, alors pourquoi ne pas prendre ce temps qui vous sera alloué pour créer vos propres histoires à leurs raconter?

Vos enfants vous aimeront pareil, même en votre absence et vice et versa. Là n’est pas la question. Eux aussi penseront à vous de leur côté et vos retrouvailles n’en seront que plus précieuses le temps venu. Mais, d’ici-là, amusez-vous! Pensez à vous et faites-vous plaisir comme vous le faisiez avant leur naissance. Car le bonheur appartient à tout le monde, même à vous dans les périodes plus difficiles.

En conclusion, j’aimerais prendre les quelques lignes restantes pour vous souhaiter de tout cœur, à tous et à toutes, un très joyeux temps des Fêtes. Que ces moments de réjouissance soient aussi les vôtres,ponctués à la fois de folies et d’amour dont nous avons tous grand besoin avant l’arrivée du nouvel an. N’oubliez pas que la modération a bien meilleure goût!!

Cheers!

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Lookbook des boutiques Pentagone : pour des idées de tenues festives

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Encore une fois cette année, j’ai le bonheur d’être l’une des deux ambassadrices des boutiques Pentagone au Québec. Et c’est avec fierté que je porte les vêtements de cette compagnie québécoise qui sont confortables, abordables et conviennent à plusieurs styles.

Lorsque j’ai vu la collection des fêtes, j’ai eu un véritable coup de cœur et je ne pouvais passer à côté l’occasion de vous présenter les pièces clés qui la composent.

Que ce soit un blazer en velours, un chandail à grosses mailles ou une blouse au tissu léger, on peut retrouver tous les styles de tissus en magasin et c’est ce qui fait la grande force de Pentagone puisqu’on retrouve aussi en boutique de nombreuses marques telles que Vero Moda, Guess, Levi’s, Dex et plusieurs autres.

Qui dit temps des Fêtes, dit aussi garde-robe festive et unique. C’est l’occasion ou jamais de sortir les robes chics, les jupes, les chemises, les paillettes et tout ce qui permet de créer un look festif qui nous représente.

Les boutiques Pentagone ne font pas exception et présente plusieurs modèles de robes toutes plus jolies les unes que les autres.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Coup de cœur également pour ce jumpsuit noir classique avec les manches en dentelle. Le outfit idéal pour le party de bureau ou les réveillons enfamille.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

J’ai également craqué pour ce pantalon noir à jambe large noué à la taille. Agencé à une camisole ou une blouse, c’est une très belle alternative pour celles qui préfèrent ne pas porter de robe et se sentir plus confortables.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Les hommes ne sont pas en reste avec une grande sélection de chandails et de chemises, sans oublier ce superbe veston que l’on peut agencer autant à des jeans qu’à un pantalon plus chic.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone
Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Côté accessoires, les boutiques Pentagone peuvent se vanter d’offrir une grande sélection d’articles tels que foulards, mitaines, tuques, bijoux, sacs à main, ceintures et montres. De quoi garnir les bas de Noël de tous les membres de la famille.

Sans oublier les pyjamas, hyper confortables et des plus tendance. Une belle idée de présents à mettre sur sa liste pour le père Noël.

Lookbook de Noel des boutiques Pentagone

Pour connaître la boutique la plus proche de chez toi, c’est ICI.

Toutes les photos sont de Natalia Faustina Fernández-Ruiz

Photo de signature pour Jennifer Martin.
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L’entêtement qui a un prix

Fred parle de l'entêtement

Je me retrouve devant ta porte, à me demander si ça vaut la peine de cogner dans l’espoir que tu me répondes. Je ne sais pas si c’est la bonne chose à faire, parce que pas plus tard qu’hier, tu m’annonçais que tout était fini entre nous.

Je n’avais même pas eu le temps de te prendre dans mes bras une dernière fois avant de partir. Ta décision était prise depuis longtemps, alors que moi je me retrouvais devant le fait accompli. Je t’avoue que j’ai trouvé ça difficile. Tes mots m’avaient coupé le souffle et encore aujourd’hui, j’essaie de me sortir la tête de l’eau avant de m’étouffer pour de bon…

Je me rappelle qu’à notre première rencontre, tu m’avais prévenu que tu n’étais pas facile à vivre. Que tu aurais de la difficulté à t’adapter si nous décidions d’être ensemble, au point de me demander pardon avant même qu’on se soit échangé un premier baiser. Il y avait dans tes yeux la crainte de faire place à quelqu’un d’autre dans ta vie. Et moi, j’avais juste envie de te rassurer. Que tout irait bien si tu te donnais la chance de me laisser une petite place auprès de ton coeur.

Lorsque nos regards s’étaient croisés pour la première fois, j’avais ressenti la même chose que toi. De la gêne, de l’inquiétude et de l’inconfort. Mais on a réussi à tout laisser derrière nous. À apprendre à aimer l’autre, à ne pas s’oublier même en couple, à connaître une belle vie amoureuse comme on le souhaitait tant. Je pensais que tes craintes s’étaient envolées. Je croyais que j’avais eu assez d’arguments pour te convaincre que finalement, tu avais pris la meilleure décision en me laissant entrer dans ta vie.

Je n’ai pas vu ton refoulement émotionnel. Je n’ai pas vu l’inconfort qui te rongeait peu à peu chaque jour que notre vie se soudait de plus en plus. Je n’ai pas vu qu’à l’intérieur de toi, il y avait un poignard qui t’ouvrait le coeur chaque fois que tu m’entendais te dire «je t’aime». Je n’ai pas vu l’appel à l’aide qui se cachait dans tes yeux chaque fois que mon regard cherchait à croiser le tient. Pourtant, tu étais tout sourire. Tu me semblais heureuse et épanouie, au point de me demander si je t’avais enfin libéré des monstres qui te rongeaient de l’intérieur. Ces monstres qui s’acharnaient sur ton estime de soi, ta confiance et l’image de la femme que tu idéalisais d’être.

Aujourd’hui, je sais que ta porte ne s’ouvrira jamais plus pour moi. C’est pour cette raison que je dépose devant elle tous les souvenirs que nous avons vécus ensemble et que tu voulais tant que je garde jusqu’à une prochaine fois, comme si tu voulais amoindrir un malaise en finissant cette histoire de cette façon et que tu n’avais pas envie de me faire de la peine.

Oui, après toutes ces années je te pardonne.

Car c’est ma naïveté qui m’aura finalement mené jusqu’ici.

Fred signature

Je suis un homme, mais humain avant tout

Fred parle de sa réalité de papa monoparental

On parle souvent des mères qui se séparent et qui doivent assumer l’éducation de leurs jeunes enfants, mais on parle peu des pères qui doivent composer avec l’absence dans la vie de leurs plus grandes fiertés.

Ma pire journée de ma vie fut lorsque je foulai la porte de ma maison, alors que tout le monde venait de partir. Je n’étais pas là lors de leur déménagement. Je travaillais. Je tenais à travailler, parce que j’aurais pleuré sans arrêt, le coeur déchiqueté au vif de voir mes petits cocos partir sans que je puisse faire quoi que ce soit. J’avais fait les démarches à la cour pour garder mes enfants. Après tout, la mère déménageait à 75 km de la maison. Mais il aurait fallu que je dépense plus d’une dizaine de milliers de dollars pour me faire entendre sans garantie de jugement en ma faveur. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais tout simplement pas…

Alors, j’avais choisi mon combat. J’aimais mieux que mes enfants reçoivent cet argent avec une pension salée au lieu d’engraisser le milieu judiciaire déjà bien nanti dans les causes d’enjeux familiaux. Car après tout, le bien-être de mes enfants était ma priorité, pas celui des avocats.

Par la suite, c’était la routine post-judiciaire qui entrait en jeu. J’avais mes enfants deux fins de semaines sur trois et je devais composer avec les “au revoir” qui chaviraient mon coeur chaque fois que je prenais mes enfants dans mes bras avant de les voir partir dans l’autre auto. Je m’arrangeais toujours pour être le dernier à partir de notre point de rencontre, parce que j’avais les yeux tellement vitreux qu’il m’était incapable de voir clairement devant moi. J’avais le coeur dans la gorge. J’avais envie de maudire la vie de m’arracher mes enfants chaque fois que le changement de garde arrivait.

Puis, un jour, ma fille avait le blues avant même de quitter la maison. Elle me faisait des gros câlins et ne voulait plus se détacher de moi. Pour la première fois, elle me dit papa, je ne veux pas partir…Pis moi j’étais là, à lui rendre ses câlins mille fois plus fort et en me disant que l’impuissance était la pire sensation qui existait.

Tout au long du chemin, je la voyais sur la banquette arrière, le regard perdu par la fenêtre, tout comme son frère qui n’aimait pas plus la situation. J’avais avec moi mes deux plus belles richesses et je devais m’en séparer, tantôt pour une semaine, tantôt pour deux.

Chaque fois que mes enfants me quittaient, une partie de ma vie partait avec eux et ne revenait plus. Je devais me dire à répétition qu’ils devaient faire une grande partie de leur vie sans moi, en espérant qu’ils soient en mesure de bien réussir leur jeune vie. Je devais aussi composer avec le fait qu’un autre homme les voyaient plus souvent que moi…

Un jour, alors que je m’excusais de ne pas pouvoir être plus présents avec eux, mon fils a eu la brillance de me dire la plus belle phrase que j’avais besoin d’entendre: tu sais papa, le plus important n’est pas que tu sois toujours avec nous, mais que tu nous aimes malgré tout. Juste à y penser encore, ça me donne la chair de poule. Ces mots m’avaient enlevé une tonne de pression et de culpabilité sur mes épaules. Je comprenais qu’ils avaient tout simplement besoin d’être aimés par leur papa et que le reste était tout simplement secondaire.

Aujourd’hui, je ne m’en fais plus. Ils savent que je suis là pour eux et que je ne les oublierai jamais. Heureusement, le web facilite la communication avec mes enfants, mais rien n’égale le plaisir de les sentir tout près de moi, à les câliner et les embrasser comme un papa sait si bien le faire quand ça compte.

 

Fred signature