On a testé Tinder…en couple 4ème partie

Jen parle de son expérience sur Tinder

Pour les trois premières parties, c’est ICI.

Avoue que tu es maintenant accro à ma série sur Tinder.

J’aime lire tes commentaires sous mes articles et je suis vraiment contente de savoir que notre excursion sur Tinder t’intrigue.

Revenons au moment où j’ai eu mon premier match. Après moins de 10 minutes passées sur Tinder. Quand même, ça me fait un petit velours de l’écrire.

Benjamin, 37 ans. Beau bonhomme au premier coup d’œil, une tuque de hipster, une barbe, des yeux bleus sympathiques et un petit sourire en coin. J’aime bien ce que je vois. Mais comme je ne sais pas comment ça fonctionne par la suite, j’attends.

Jen parle de son expérience sur Tinder

Je ne veux pas être la première à lui parler. J’ai peur un peu, on dirait. J’ai peur de passer pour une fille pressée, pour une fille désespérée ou tout simplement peur de recevoir une photo de pénis tout de suite en partant (oui, oui, paraîtrait que ça arrive sur Tinder). Bref, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre alors je n’ose pas lui écrire.

Je laisse passer quelques minutes.

Je recommence à swiper, je tombe sur des profils intéressants, mais j’établis des critères assez rapidement.

Tout d’abord, s’il n’a pas de description, je passe. Moi, je me dis que si le gars ne prend pas la peine de se vendre en quelques mots pour me donner envie d’aller plus loin, je ne vois pas pourquoi je creuserais plus. Je suis peut-être dure, mais j’aime les mots et les gens qui s’expriment. J’aime qu’un gars soit capable d’aligner plus de trois phrases même dans une description Tinder. Alors je peux te dire que j’en swipe un paquet parce que je constate qu’il n’y a pas beaucoup de gars qui se sont forcés pour en dire plus sur eux. Je ne juge même pas les fautes d’orthographe (bon peut-être un peu s’il en fait 8 sur 10 mots), je veux juste voir ce qu’ils sont capable d’écrire pour se présenter et me donner le goût d’en apprendre plus.

Deuxièmement, les photos de profil en chest, je passe. Surtout si on ne lui voit même pas le visage. Et encore moins si on ne voit que le flash dans le miroir. Come on, les gars ! Vous pensez vraiment qu’on a envie de vous rencontrer en se basant uniquement sur une photo comme celle-là ? Même si je voulais juste baiser le temps d’une nuit (parce que oui, j’ai déjà été ce genre de fille), je m’arrangerais pour trouver un gars qui a plus de potentiel à offrir qu’un six packs qui se fait un selfie dans un miroir. Ça marche peut-être pour certaines, mais pas avec moi.

Ensuite, les gars qui offrent une photo de profil où ils portent des lunettes de soleil risquent aussi de se faire swiper à gauche assez rapidement. À moins qu’il y ait suffisamment de photos en cliquant sur leur profil où ils ne les portent pas. Et pour que je me rende là, il faut vraiment que sa photo soit attirante ou ait un petit quelque chose qui me donne envie de creuser plus loin. Moi, j’ai besoin de voir ses yeux, de voir ce que projette son regard. De voir s’il y a une étincelle coquine, invitante, sympathique ou si au contraire il présente un regard perçant, froid et dénué de la moindre sensibilité. Oui, c’est possible de détecter tout ça dans ses yeux. J’aimerais aussi savoir s’il a les yeux croches ou si c’est simplement parce que le soleil l’aveugle vraiment en prenant sa photo qu’il a décidé de les porter.

Contrairement à ce que tu pourrais penser, les photos où un gars pose en compagnie de son enfant ne me font pas swiper à gauche systématiquement. J’ai même plutôt tendance à les considérer un peu plus longtemps que les autres, à moins qu’ils n’enfreignent les premiers critères. Parce qu’un gars en chest devant son miroir tenant son bébé d’un bras et son cell de l’autre, ça serait vraiment drôle… et franchement pathétique. Non, j’ai plus de chance de considérer son profil parce que je me dis que s’il a des enfants, il n’en voudra pas d’autre, et comme j’ai également le mien et que je n’en veux pas non plus, c’est parfait. Parce qu’un gars qui n’en a pas, risque plus de me demander de lui en faire un, et ça, il n’en est pas question. Et comme je suis rendue à 36 ans et que les gars qui sont dans ma tranche d’âge risquent aussi de venir avec un passé et un certain bagage, les chances que je tombe sur un gars qui n’a pas d’enfants et n’en veut pas sont plutôt minces. Alors à moins qu’il traîne plus de 2 enfants dans sa minivan, il y a de l’espoir.

Ah tiens donc, un deuxième match.

Environ une heure après le premier qui ne m’a toujours pas écrit d’ailleurs.

Mathieu, 32 ans. Désolé je n’ai pas gardé la photo de celui-ci. Différent du premier, il n’a pas le profil d’un hipster, mais plutôt d’un gars qui s’entraîne au gym tout en travaillant dans la construction. Ne me juge pas d’utiliser ce cliché, la lecture de sa description me donne raison.

Contrairement à Benjamin, Mathieu vient rapidement me parler. Il me complimente en me disant qu’il est habituellement attiré par les filles aux cheveux foncés et aux yeux pâles comme moi et qu’il souhaite en apprendre plus.

Ouf, c’est stressant tout ça.

Qu’est-ce que je vais lui dire ? Je ne suis pas prête, on dirait.

Je me bloque déjà et je stresse avant même de lui répondre. Je me sens comme un imposteur.

JE NE SUIS PAS CÉLIBATAIRE POUR VRAI !

Ce n’est pas correct de lui faire perdre son temps. Il va savoir tout de suite que je ne suis pas sérieuse et que j’ai l’air pas branchée pantoute sur ce que je veux.

Je commence par ceci : Merci pour le compliment. Je m’excuse, je suis nouvellement sur Tinder après une relation de 14 ans. Je me sens comme un chien dans un jeu de quilles et je ne sais pas trop quoi dire.

Eh boy… toute une première impression que j’ai dû lui faire là.

On a jasé quelques minutes, de pas grand-chose, je l’avoue. Je n’ai même pas su d’où il venait, ce qu’il faisait dans la vie ni ce qu’il recherchait sur Tinder. On a coupé la conversation assez vite, il était rendu tard.

Je ne l’ai pas relancé par la suite. Lui non plus. Il a dû décrocher assez vite de la pauvre fille qui n’a plus aucune habileté de cruise et qui ne se force pas trop trop pour passer à une autre étape.

Je vais me coucher.

Plutôt déçue de mon attitude à la suite de ma première conversation Tinder.

Le lendemain matin, Benjamin, mon premier match, se décide à m’écrire. Je suis prête, motivée à faire meilleure impression que la veille.

À suivre… la semaine prochaine.

Photo de signature pour Jennifer Martin.      

On a testé Tinder…en couple 2ème partie

Jen a testé Tinder en couple

Pour lire la série complète, clique ICI.

J’aime penser que t’attendais impatiemment la suite de notre aventure de couple sur Tinder.

Parce qu’on se le cachera pas, c’est divertissant de partir à la chasse au prospect. Surtout quand tu ne l’as pas fait depuis 14 ans.

C’est bon pour l’estime de tester sa valeur à l’occasion. Même si l’on est follement amoureux, savoir qu’on peut attirer l’attention de quelqu’un d’autre, ça fait toujours un petit velours. Celui qui dit le contraire se cache la tête dans le sable selon moi.

Donc, reprenons où nous étions rendus.

Nouveau profil amélioré pour mon chum avec photo qui le met en valeur.

On a fait ça tard le soir, quelques minutes avant que mon chum aille se coucher.

Pas de réponse dans l’immédiat. Pas grave, chéri s’endort de toute façon. Je me couche quelques heures plus tard (je suis en vacances).

Lendemain matin, un texto me réveille à 8 h 15.

« J’ai 3 messages dans ma boîte Tinder. »

Je sens l’excitation dans ces 8 mots. Quand je dis que je le connais mon chum. Je sais que ça flatte son ego, qu’il est content de savoir qu’il peut encore attirer l’attention. Comme n’importe quel gars. Surtout qu’après 40 ans, on dirait qu’il a perdu confiance en son charme. Pis Dieu sait que moi, je le trouve encore plus hot aujourd’hui qu’il y a 14 ans, mais il me croit jamais quand je lui dis. Si une application peut le lui faire comprendre, ça sera toujours ça de gagné.

Je souris en lisant ces mots et je me rendors (ben quoi… il est 8 h 15 et je suis en vacances).

Il m’appelle 30 minutes plus tard. Le sourire dans la voix, je sens son petit cœur heureux, un peu émoustillé. Ça me fait rire.

Ok, j’arrête le cheesy et je te raconte le crunchy.

Il commence donc à me raconter la première mésaventure que nous fera vivre l’expérience Tinder.

T’es prêt(e)?

 

 

 

Chéri : T’sais mon amour, l’une des 3 filles qui m’a envoyé un message, c’est une de tes amies Facebook!

Moi : QUOI?!? QUI?!?

Chéri : Oui, une fille avec qui tu es allée au secondaire! Elle m’a reconnu et m’a envoyé un message pour me chicaner! Elle pensait que je te jouais dans le dos. Elle a reconnu ma photo et s’interrogeait sur ma présence sur Tinder.

Moi : Ben non… lol… Ça c’est vraiment très drôle! C’est qui?

Chéri : Elle s’appelle Jessica. Je trouve ça vraiment drôle… Me voilà démasqué après même pas 24 heures.

Moi : Pouaaahhhhhhh….!!!!!! Le monde est petit… même sur Tinder.

Chéri : J’ai pas regardé les autres messages encore, je te rappelle plus tard. Je t’aime.

Moi : Moi aussi je t’aime.

Je raccroche, je me précipite sur Facebook et j’écris à Jessica.

Moi : Hey, t’as trouvé mon chum sur Tinder?

Jessica : Euhhhhh oui….malaise!! Hahahaha!

Moi : Hahaha, j’étais sûre que ça allait arriver!

Jessica : J’ai vraiment juste swipé pour m’assurer que c’était pas un fou qui s’amuse à prendre les photos de quelqu’un d’autre pour se créer un faux profil. J’avais même pris des screenshots des photos. Je ne l’ai pas cruisé!

Moi : Je te crois haha, on fait une expérience anthropologique pour un article sur Folie Urbaine.

Jessica : Hahaha, ton article va être bon! Tu vas voir, c’est un bon passe-temps… très divertissant! Moi quand je me suis séparée, j’avais besoin de passer le temps et de voir si, après une rupture de famille, la vie continue.

Moi : Oui j’imagine! Mais on ne veut pas pousser l’expérience trop loin non plus, on ne veut pas finir par se chicaner et se laisser.

Jessica : Oui, ça vient chercher… Mais vous avez l’air d’un couple fort. Tant que les limites sont claires, ça devrait fonctionner. En tout cas, j’ai hâte de lire ça!

Moi : Merci à toi!

 

Je remercie Jessica pour son honnêteté et de m’avoir laissée transcrire ici le plus important de notre conversation.

Disons que ça partait fort notre première journée « officielle » sur Tinder.

Malheureusement, la suite est plutôt banale. Les matchs se sont faits rares, l’intérêt de mon chum a rapidement été à la baisse et il s’est vite désintéressé de Tinder. Je lui disais même qu’il swipait pas assez. J’allais presque jusqu’à lui donner le téléphone dans les mains pour qu’il s’y intéresse un peu plus pour les besoins de la cause.

Je le voyais se connecter de moins en moins et perdre envie de regarder d’autres filles. Mon petit cœur était quand même un peu soulagé, même si je n’avais pas vraiment peur qu’il aille plus loin.

Je pense qu’il n’a pas vraiment éprouvé de plaisir intense à zieuter d’autres filles sur une application de rencontre, surtout qu’il ne s’empêche déjà pas de le faire dans la vie quotidienne. Eh oui, mon chum regarde les autres filles, et non, ça ne me dérange pas. Ok ça m’agace parfois, surtout si la fille est vraiment magnifique, mais en général, je les spot même avant lui, sachant qu’elles finiront bientôt par croiser son regard.

Mais quand je lui ai demandé de tirer ses conclusions par rapport à son expérience il m’a spontanément répondu :

“J’aime ma femme, et j’en cherche pas d’autre! J’en ai pas trouvé une qui semblait mieux que toi alors pour moi Tinder c’est de la m*****.”

Excusez son franc parlé et sa conclusion plutôt simpliste mais ce fut vraiment sa réaction spontanée.

Donc, de son côté, à part d’être tombé sur une de mes amies, il n’y a pas d’autres anecdotes à raconter malheureusement. Peut-être parce qu’il a abandonné trop vite ou bien simplement parce qu’il ne voyait pas l’intérêt de pousser l’expérience plus loin.

J’avoue que ça m’a soulagé. Il peut bien continuer à regarde les filles dans la rue, ça me fait moins peur que Tinder.

Alors maintenant, il ne restait plus qu’à passer à la prochaine étape.

La création de mon profil.

C’est à mon tour de me lancer dans la jungle virtuelle de la chasse à l’homme.

Tu sauras tout…la semaine prochaine.

Photo de signature pour Jennifer Martin.alix marcoux

 

 

 

On a testé Tinder… en couple – 1ère partie

Jen parle de Tinder, 1ère partie

Mon chum et moi, on est en couple depuis bientôt 14 ans.

Ouais. Ce n’est pas pire, je trouve.

On considère qu’on est un couple solide, puisqu’on a traversé plusieurs tempêtes et moments difficiles et on a survécu pour en parler.

Ça nous a rendus plus fort et, même si notre couple est loin d’être parfait, on s’aime vraiment beaucoup pis on a confiance en notre relation.

On possède notre maison depuis près de 7 ans et nous sommes les parents d’un garçon de 12 ans. J’ai 36 ans et lui, 43 ans.

Ça, c’était la petite intro pour te mettre en contexte.

Parlons maintenant de notre idée. Plutôt la mienne, je tiens à préciser. Parce qu’une auteure tente toujours de trouver de nouvelles thématiques d’articles et que j’aime bien en trouver qui sont originales.

J’ai donc proposé à mon chum de tenter l’expérience Tinder… en couple.

Je vous explique.

Il y a 14 ans, quand nous nous sommes rencontrés, Tinder n’existait pas. Il y avait bien le site Do You Look Good et le défunt MSN, mais nous n’avons jamais tenté l’expérience ni l’un ni l’autre. À l’ère des réseaux sociaux, nous avons eu envie de savoir comment se déroule la chasse au candidat potentiel dans la jungle du célibat. Est-ce que c’est plus facile ou plus difficile de cruiser aujourd’hui qu’à l’époque? Comment se passent les relations à l’ère d’Internet et de ses multiples applications pour trouver l’âme sœur ou son prochain one night? Est-ce dangereux de tenter l’expérience ou simplement une idée originale à explorer?

Je t’avoue qu’au début, quand je lui ai parlé de mon idée, sans la développer et lui donner d’explications, la première réaction de mon chum a été de dire non.

Catégoriquement, sans même y réfléchir.

Il ne voyait pas l’intérêt de risquer de mettre notre couple en péril juste pour un article. Sur le coup, je me suis demandé : c’est en moi qu’il n’a pas confiance ou c’est en lui? Il a peur que je sois trop sollicitée ou tentée d’aller réellement voir ailleurs ou il a peur d’être tenté lui-même d’aller voir si le gazon est plus vert chez la voisine? Il ne pense pas que nous sommes un couple assez solide pour passer au travers d’une expérience comme celle-ci sans que ça se termine en lancés de casseroles et en valises sur le bord de la porte?

J’ai quand même pris le temps de lui expliquer exactement comment je voyais les choses. On allait tout faire ensemble. Créer nos profils, choisir nos photos et décider de nos descriptions, swiper à gauche ou à droite et vraiment tout se dire. Au fur et à mesure que les matchs ou les messages allaient entrer dans la boîte de réception, on allait vraiment tout vivre ensemble et ne rien se cacher. Interdiction d’aller sur l’application sans la présence de l’autre sauf en cas d’exception (comme genre, je le laisse deux minutes seul pendant qu’on swipe le temps d’aller aux toilettes!). Je voulais vraiment qu’on mette des limites claires et précises afin d’éviter tout malentendu ou situation potentiellement conflictuelle.

Il a quand même refusé ma proposition.

Je dois avouer que j’ai ressenti un certain soulagement sur le coup.

J’étais fière de mon idée, mais je n’étais pas si certaine d’avoir envie de la développer. J’avais confiance en moi et en lui, mais j’avais quand même peur que notre relation devienne un terrain glissant sur lequel on pourrait déraper. Pas nécessairement en allant voir ailleurs. Juste parce que, parfois, à jouer avec le feu, en se pensant immunisé contre les brûlures, ça peut nous jouer de vilains tours.

C’est revenu à quelques reprises dans nos conversations au cours des semaines qui ont suivi. Parfois, je sentais que l’idée le titillait quand même un peu. Il semblait réfléchir et peser le pour et le contre. Je faisais pareil de mon côté. Je le rassurais en lui disant que je l’aimais et que je n’avais pas proposé cette idée en ayant un plan derrière la tête et que je voulais vraiment juste le faire pour avoir un bon sujet d’article pour les lecteurs du blogue. Il a même pensé que la popularité de mon blogue était plus importante que la solidité de notre couple! Je l’ai rassuré en lui disant que jamais je ne choisirais ma carrière au détriment de notre couple et notre famille.

Alors que je croyais le sujet clos, il m’a annoncé un jour vouloir tenter le coup.

Pour le plaisir, pour vivre une expérience ensemble et peut-être aussi parce que la curiosité l’a emporté.

Mon chum, fidèle à lui-même, a transgressé dès le départ la première règle : il a créé son profil et choisi ses photos sans moi. Est-ce que j’ai été fâchée? Non, je m’y attendais même un peu. Je le connais mon chum quand même. Quand il décide quelque chose, c’est maintenant. Pas plus tard. Un jour où je n’étais pas à la maison et qu’il s’ennuyait (de moi, j’espère…), il a décidé de tenter le coup. Télécharger l’application sur son téléphone et suivre les indications. Mon chum n’étant pas très techno côté réseaux sociaux, il a encore du mal à transférer ou télécharger des photos, a alors éprouvé un peu de difficulté avec cette étape. Il a choisi une photo un peu floue où il porte des lunettes de soleil et il a ajouté une photo ou deux prises de son profil Facebook. Rien de bien accrocheur. Sa description était plutôt simple : intéressant et intéressé, j’aime les bonnes choses de la vie. Sens de l’humour très développé. Ça ne dévoile pas grand-chose (il voulait se la jouer mystérieux) et c’est plutôt simple. Il a publié sa fiche et a attendu les propositions. Nous avons mutuellement décidé qu’il serait le premier à tenter l’expérience quelques jours et, qu’ensuite, ce serait à mon tour de jouer le jeu.

Au début, ça a été plutôt tranquille.

Au point où on s’est demandé si ça fonctionnait vraiment ou s’il fallait prendre la version payante pour que ça donne des résultats. Mon chum, ayant un historique assez développé côté conquêtes avant de me rencontrer, c’était un peu dur sur l’orgueil. Les filles qui attiraient son attention étaient toutes au début de la vingtaine (ça, c’était un peu dur sur le mien) et personne ne semblait faire de matchs avec lui. Au point où, après 2 jours, il était prêt à supprimer son profil et laisser tomber le projet.

Après une semaine à le laisser apprivoiser l’application, swiper compulsivement à différents moments de la journée (je n’étais pas toujours avec lui finalement, je lui faisais confiance et on ne se voit pas beaucoup dans une journée) et regarder ce que le marché du célibat a à offrir, j’ai décidé de mettre mon grain de sel dans son profil. Choix de la plus belle photo (je le trouve tellement hot sur celle que j’ai choisie), je corrige les fautes dans sa description et j’ajoute une photo de lui avec notre fils (c’est quand même sexy un papa avec son fils, même si ça peut décourager certaines filles). Il approuve les changements et s’anime d’un petit espoir de voir sa boîte à message exploser. Il ne me le dit pas, mais encore là, je connais mon chum!

On publie sa nouvelle fiche et on est tous les deux prêts à faire face à cette nouvelle offensive sur Tinder.

Pour connaître la suite, ne manque pas mon prochain article qui sortira la semaine prochaine.

Ben oui. Plate de même.

Pas le choix de revenir me lire la semaine prochaine… les détails les plus crunchy s’en viennent! 😉

Photo de signature pour Jennifer Martin.     

À toi qui pense que l’amour t’a lâché

Cindy parle d'amour

Salut à toi,

Tu es peut-être la personne qui pense battre son propre record de célibat. Tu es peut-être la personne qui a vécu une rupture, un divorce ou une perte douloureuse. Tu es peut-être la personne qui vit une relation qui avance à deux pas en avant pour reculer de trois pas en arrière. Dans le fond, tu vis une relation compliquée. Tu peux peut-être être la personne qui a peur des relations sérieuses. En gros. Tu es devenu.e célibataire. Tu es à la recherche d’un.e partenaire idéal.e. Tu veux partager une vie à deux. Vivre des moments de tendresse. Vivre des hauts et des bas à deux. Toutefois, à un moment donné, tu as peut-être eu la pensée que c’était impossible pour toi de trouver l’amour.

Penser que lamour a peut-être passé à côté de toi.

C’est quand les jours deviennent des semaines. Des semaines deviennent des mois. Des mois deviennent des années. Ça se peut que tu arrêtes de compter le nombre de jours de ton célibat ou bien tu fais le contraire. Tu te mets à compter le nombre de jours que tu es célibataire depuis la perte d’une personne qui comptait pour toi. Pour certaines personnes, ce n’est pas parce que c’est la fin du couple qu’il n’y a pas encore des sentiments. Peu importe le temps de ton célibat. Tu peux peut-être te mettre à te questionner sur cette chère déesse de l’amour. T’aurait-elle oublié lors de son passage?

Tu peux penser que lamour ta lâché.

Lorsque tu fais des rencontres qui ne possèdent pas d’affinités, différentes perceptions de la vie, des personnes qui ne sont pas ton genre, etc. Peu importe la ou les raisons qui font en sorte que ça ne fonctionne pas, la motivation peut ne plus être au rendez-vous. Certaines personnes peuvent le vivre comme une succession d’échecs. Est-ce que ça veut dire que tu es difficile avec l’autre personne qui est en face de toi?
Pas nécessairement. Es-tu réellement prêt.e à une relation sérieuse? C’est à toi de le voir. Tandis que pour d’autres personnes, ils gardent la motivation, car ils. elles veulent augmenter les chances de vivre une nouvelle relation. Cela demande des efforts. Je ne sais pas pour certaines personnes, mais on dirait que c’est plus facile de faire un appel pour une soirée sans lendemain que pour établir une relation sérieuse. Parce qu’il n’y a pas de stress, ni d’attente, ni de responsabilité envers l’autre. C’est peut-être même amusant pour certaines personnes. Je le dis sans jugement. Et encore là, ce n’est qu’un point de vue.

Tu peux penser que lamour ta lâché.

Lorsque ton cœur peut se mettre à encore saigner des quelques blessures laissées par ton passé. Des murs cadenassés peuvent s’instaurer autour de ton cœur. La douleur serait-elle trop grande pour passer à autre chose? As-tu fait la paix avec ton passé et toi-même? As-tu guéri tes problèmes? Peu importe les raisons, la guérison peut te demander un certain temps. Pour certaines personnes, le célibat peut leurs permettre de prendre soin d’eux. De se retrouver. De vivre dans une tranquillité qui peut être à la fois bienfaisante ou non. Pourquoi je dis ça? Parce qu’une fois que tu connais les bienfaits de la solitude, d’avoir tes propres règles, peut-être te sentiras-tu envahi par certaines personnalités. Mais encore là, ce n’est pas le cas pour tous. Chaque personne le vit différemment.

Par ailleurs, tu peux être le.la célibataire qui est heureux.se. Être célibataire ne veut pas dire être triste. Tu peux être une personne aimée par le monde qui t’entoure. Tout comme toi, tu aimes ou aimes bien les gens qui t’entourent. Tu peux être la personne qui est en train d’accomplir ses rêves et ses objectifs. Tu vis ta vie au maximum. Tu aimes le goût de la liberté. Est-ce que ça se peut que quand tu rencontres certains potentiels, tu hésites pour ne pas rencontrer une personne qui va t’accaparer ton espace?

Peu importe les raisons qui font en sorte que tu es célibataire. J’aimerais que tu prennes le temps de lire ces quelques mots qui ont été apprécié par plusieurs internautes :

«Peu importe ce que tu vis.

N’oublies pas de te voir comme une personne magnifique» (traduction libres des mots de Missy Elliot).

Folie Cindy chevry logo auteur         

Crevettes Molles, je veux du TEMPURA bon!

Certaines d’entre vous se reconnaitront peut-être et sinon bien, vous serez averties… Une femme avertie en vaut deux, n’est-ce pas?

Je veux vous parler ici des problèmes érectiles des hommes. Et je ne fais pas référence aux hommes plus âgés qui auront recours à la médication, mais bien à nos hommes fringants qui se retrouvent mous au moment de la pénétration.

ISSSSHHHH, j’avoue que cette dernière année de célibat m’a apportée multiples remises en questions sur ma personne et sur les hommes en général. J’ai eu droit à 5 biscuits durs de monsieur qui sont devenus mous au moment venu. (Le fameux phénomène des biscuits durs qui deviennent mous dans le garde-manger vs ceux mous qui deviennent durs). Je sais ce que vous vous dites ici, elle doit être moche…et bien sachez que non. Je suis loin d’être une « Pichou ». Donc, on ne peut pas dire que les problèmes d’érection de mes messieurs sont dus à mon apparence.

Pour être franche, j’ai vraiment fait une introspection à savoir s’ils ne me trouvaient pas attirantes, que mes performances n’étaient pas à la hauteur, que je puais du lama (Petite parenthèse : J’appelle le sexe féminin Lama. C’est poilu, ça pue et ça crache. Ne me faites pas croire que votre sexe est imberbe, tout rose et qui sent le parfum d’éden. Je ne vous crois pas. Fin de la parenthèse.). J’ai donc contacté mes crevettes dans les journées suivantes afin de clarifier ces éléments et FIOUUUUU! Ce n’était pas moi, ni mon lama le problème.

Chaque homme avait sa propre explication. Un homme disait que c’était la première fois que ça lui arrivait, qu’il me trouvait intimidante et qu’il avait peur de ne pas performer. Le deuxième et le troisième avaient le cœur ailleurs, ils avaient des situations particulières avec d’autres femmes. Le 4e vivait toujours des problèmes d’érection en début d’une nouvelle relation et ça pouvait prendre des semaines avant que la pression tombe… ou dois-je dire, ne monte. Hihi! Et le dernier n’avait pas l’habitude de venir avec sa copine, de peur qu’elle ne tombe enceinte, même si elle prenait une contraception hormonale. Il n’allait donc pratiquement jamais au bout d’une relation. Je sais, c’est triste. Il aurait au moins pu lui faire des crêpes sur la bedaine.

J’ai donc effectué quelques recherches de mon côté avec mon BFF Google et j’ai été soulagée de constater que je n’étais pas la seule à vivre ce phénomène. De plus en plus d’hommes vont vivre des problèmes d’érection avant l’âge de 40 ans. La raison principale est l’anxiété, la maladie du siècle. « Maudite sois-tu Anxiété » je dis en levant mon poing dans les airs. L’anxiété de performance, la peur de ne pas avoir une érection suffisante, les problèmes personnels, les problèmes financiers, le stress relié au travail, la dépression, la consommation de drogue et/ou d’alcool sont les raisons les plus évoquées. Ensuite, vient la peur qu’ils vivent une panne à nouveau et le jugement de la partenaire. C’est un énorme cercle vicieux.

Donc mesdames, n’oubliez pas que ce n’est pas de votre faute et que les hommes sont des petites bêtes sensibles. Faites attention à ne pas tenir des propos dévalorisants, abaissants ou faire des reproches à votre partenaire. Cela ne fera qu’empirer la situation en ajoutant une couche de culpabilité et de stress à votre homme. Soyez respectueuses, aimantes et patientes et une crevette tempura vous sera servie.

 

Les mythes sur la sexualité

Depuis mon adolescence, j’ai entendu plusieurs mythes qui existaient sur différents sujets incluant la sexualité. De nature curieuse, je me suis amusée à chercher les réponses par de nombreuses études qui ont su démystifier ces nombreux mythes. C’est un plaisir pour moi de vous en présenter quelques-uns.

 Plus tu as la danse dans la peau, mieux tu vaux au lit

L’avez-vous déjà entendu cette expression? Serait-il possible qu’une personne qui sait danser et dont elle a appris à suivre le rythme de la musique soit capable de suivre le rythme de son partenaire sexuel avec facilité? Un mystère pour lequel plusieurs personnes se sont peut-être interrogées. Mais la performance sexuelle se développe par l’expérience. Lors des ébats sexuels, on apprend à connaître ce qu’on aime de ce qu’on préférerait éviter, tout comme on apprend à connaître les plaisirs de l’autre et ses limites. Une bonne performance est dans la capacité de deux partenaires de trouver leur rythme et de se partager du plaisir. Et ce, dans le respect.

Un maximum de plaisir par la taille de ton pénis

Il n’y a pas que les femmes qui ressentent la pression par rapport à leur apparence physique. Les hommes aussi. Pourtant, il n’y a que 1% des femmes qui trouvent que la taille du pénis est une considération importante auprès de leurs partenaires (Francken et al. (2002) Urologue européen). Peut-être que vous avez déjà entendu des personnes mentionner leurs préférences par rapport à la taille du pénis. Il y a des personnes qui peuvent peut-être préférer quand la taille est petite. D’autres peuvent peut-être préférer quand c’est plus gros, tandis que d’autres, ça les importe peu. C’est possible. Pour ces quelques discours, il y a la possibilité que la cause soit reliée à la taille vaginale. Malgré la capacité du vagin d’être extensible lors de la pénétration, certaines femmes peuvent éprouver du plaisir et/ou de la douleur et/ou ne rien ressentir en fonction d’une taille. Bien sûr, il peut exister d’autres raisons. Par ailleurs, est-ce qu’il y a une possibilité que ce soit simplement une préférence, tout comme des personnes qui préfèrent des fesses plus grosses ou plus petites? Peu importe la raison, il y en a tant. Le plus important est de savoir qu’il existe différentes pratiques sexuelles qui peuvent mener au plaisir, sans pour autant prendre en considération la taille du pénis. De plus, il y a plein d’autres critères, autant physiques que dans la personnalité d’un individu qui peuvent la rendre attirante.

 La vérité sur ta virginité se dévoilera par les draps blancs

Il y a plusieurs années, des ancêtres de différentes cultures utilisaient les draps afin de déterminer la virginité d’une femme. Ne vous méprenez pas, je respecte la pratique culturelle. Je ne suis pas là pour juger. Mais je tiens à sensibiliser qu’il y a existence d’un mythe qui s’est instauré dans l’attente de voir quelques gouttes de sang sur les draps après la première relation sexuelle chez le couple. En fait, il suffit d’une seule fois à faire du sport comme l’équitation ou du vélo afin que ces quelques gouttes de sang apparaissent sur les sous-vêtements d’une fille/femme. Ce n’est pas parce qu’une fille/femme est vierge qu’elle va saigner sur les draps blancs.

Le dysfonctionnement provient principalement chez les hommes

Les dysfonctionnements sexuels peuvent se passer chez les différents sexes. Lors d’un sondage, il a été relevé auprès des personnes volontaires que le dysfonctionnement est de 40-50% chez les femmes et de 20-30% chez les hommes (Lewis et al. (2010) Journal of Sexual Medecine). Qu’est-ce qui expliqueraient ces dysfonctionnements? Des problèmes de santés physiques, de santé mentale, etc. Malgré le dysfonctionnement, plusieurs personnes font dans le mieux pour trouver des solutions pour s’épanouir dans leur vie sexuelle. N’hésitez pas à en parler à des professionnels.

On le sait bien, les jeunes le font que pour le plaisir

Chez les adolescents de 16-17 ans, 39% affirmeraient qu’ils ont un rapport sexuel par amour et 21% le font juste pour l’envie d’expérimenter. Chez les adolescentes, 60% confirment que les motifs pour leurs rapports sexuels sont par amour et 14% affirment qu’elles l’ont fait par curiosité (Étude adaptée par Boyce et al. (2006)). Ce sont donc les sentiments qui l’emportent.

En bref, malgré que les mythes soient intéressants, ils peuvent apporter quelques confusions auprès des gens. C’est un soulagement de savoir que des chercheurs prennent le temps de démystifier les mythes pour nous permettre de connaître la vérité. J’espère que pour vous, ce fut un plaisir de lire ces quelques démystifications.

Signé : L’escarpin Rouge

 

Ma fille et Fanny, quand la réalité rejoint la fiction

Témoignage sur la série Fugueuse

Bien que la série fugueuse ait pris fin après 10 épisodes qui nous ont tenus en haleine, le sujet est loin de tomber dans l’oubli. Les réseaux de prostitutions, l’univers des proxénètes et le triste sort réservé aux jeunes filles sont encore très présents dans les médias. Bien que les gens soient plus sensibilisés au phénomène, il est faux de croire que ça n’arrive qu’aux autres. Nous sommes très sensibles au sujet et c’est vraiment important pour nous de montrer à quel point c’est important d’abattre les tabous qui persistent au sujet des filles qui tombent entre les mains de ces manipulateurs qui volent une partie importante de leur vie.

Il y a quelques jours, nous avons reçu ce témoignage d’une mère qui vit la même chose que les parents de Fanny et elle nous a offert de partager avec nous ce qu’elle vit depuis que sa fille aînée est tombée sous l’emprise d’un homme identique à celui dépeint dans la série.

 

L’histoire de Fanny, c’est aussi celle de ma fille, ma fille à moi…

La jeune femme que je voyais dans mon écran chaque lundi soir en train de se faire manipuler, agresser, violenter physiquement et psychologiquement.

Ma fille, la chair de ma chair, l’a aussi vécu.

Ça m’a pris du temps à me rendre compte de tout ça… Je pensais qu’elle traversait une autre mauvaise passe, qu’elle défiait les règles comme elle l’a déjà fait par le passé, mais maintenant rendu à 19 ans, que pouvais-je faire ? Je pensais que ça ne faisait que recommencer et que ça allait passer.

Jusqu’au jour où j’ai vu une vidéo sur les réseaux sociaux d’elle au centre-ville de Toronto. Que j’ai trouvé un billet de train identifié à son nom qui prouvait qu’elle était bien sur place !

Au même moment dans nos télévisions, un personnage dans la série District 31 allait aussi à Toronto pour y faire son travail d’escorte. 1 +1, ça fait 2.

Je me suis dit : « Non… pas la mienne… pas ma fille à moi ! »

Lors du temps des Fêtes, elle n’était pas parmi nous puisqu’elle effectuait un séjour de 3 semaines dans la ville Reine. Je ne faisais que m’interroger avec l’angoisse au ventre : Est-ce que plein d’hommes sont en train d’utiliser son corps pour assouvir leurs plaisirs ? Comment a-t-elle pu en arriver là ? Ces hommes-là, avec ma fille à moi.

Après cette période vint des menaces de mort d’un gang de rue, par la suite une arrestation pour voie de fait, séquestration et menace sur un jeune homme. Ma fille, mon bébé, arrêté et mis en prison pour des gestes posés sous menace de 2 jeunes hommes ainsi que de son proxénète.

J’ai ensuite eu droit à une avalanche de confidences qui furent extrêmement douloureuses à entendre, mais qui me confirmait que ma fille, ma fille à moi est, elle aussi, une Fanny. Je nageais en plein cauchemar, je ne m’étais rendu compte de rien. Je n’avais que quelques doutes et des soupçons, mais je n’arrivais pas à comprendre comment ça avait pu nous arriver à nous. Nous étions la petite famille typique avec la maison, les enfants, le chien. C’était inconcevable.  

Ça me fait si mal en tant que maman d’entendre tout ça de la bouche de ma fille, mais c’est surtout un million de fois plus terribles pour elle d’avoir vécu toutes ces atrocités !

Savez-vous le pire dans tout ça ?

Ma fille, ma fille à moi, elle aime son Damien.

Exactement comme Fanny.

 

Il y a des milliers de cas comme Fanny, de jeunes filles qui souffrent sous l’emprise d’un homme qui les exploite en leur faisant croire qu’elles vivent une belle histoire d’amour. Si celles qui sont mineures peuvent être prises en charge par les centres jeunesse et la DPJ, celles qui ont atteint la majorité peinent à trouver les ressources qui leur permettraient de s’en sortir ou se laissent difficilement convaincre d’y avoir recours. Nous sommes de tout cœur avec les jeunes femmes qui tentent de s’en sortir et nous souhaitons du courage aux familles aux prises avec cette situation.

À la suite de ce témoignage, nous désirons mettre en lumière les organismes qui peuvent prêter main-forte aux filles qui cherchent de l’aide et espérer les aider à y avoir recours.

Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle   

« Mise sur pied en 2005, elle regroupe 50 groupes membres, plus de 150 membres individuels et de nombreux et nombreuses sympathisants.es qui croient qu’un monde sans prostitution est possible. Le travail de la CLES se décline en trois principaux volets soient les services aux femmes, la sensibilisation et la formation de même que l’action politique. »

Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale.

« Notre mission est de travailler en solidarité à tisser une société égalitaire en éradiquant la traite humaine. »

Les survivantes

« Le projet Les Survivantes consiste à offrir des séances d’information aux différents professionnels œuvrant auprès des victimes d’exploitation sexuelle. Il vise également à sensibiliser ces dernières et à les informer sur les diverses ressources susceptibles de les aider à sortir de ce milieu. »

Le centre d’aide aux victimes d’actes criminels

« Les centres d’aide aux victimes d’actes criminels, les CAVAC, sont là pour vous aider à en surmonter les conséquences psychiques, psychologiques et sociales. N’hésitez pas à les contacter, leurs services professionnels sont gratuits et confidentiels. »

       

La fertilité, un passage plus que difficile et non prévu

Texte anonyme sur la fertilité

Après plus de 5 ans de relation, nous avons acheté une maison en fonction de notre désir de fonder une famille (une maison avec 4 chambres pour être certain d’avoir assez de place pour nos futurs enfants) et un petit chien. Notre complicité, notre amour, nos buts communs, on ne pouvait demander plus comme relation amoureuse. On était faits pour être ensemble, on s’était trouvés alors que nous étions à peine majeurs. Tu sais quand tu te dis que tu as trouvé l’amour de ta vie alors que tu as à peine 18 ans ! Il y en a qui cherche cette personne durant toute une vie, nous, on s’était déjà trouvés.

Le conte de fée a viré au cauchemar lorsqu’on a décidé d’avoir un premier bébé. On vit dans une société qui fait semblant qu’un bébé arrive rapidement et sans problèmes… Qui cri haut et fort qu’il a de la difficulté à procréer ? PERSONNE ! Après plus de 6 mois à essayer et ne voir aucun résultat, j’ai paniqué. Après l’arrêt de la pilule, j’ai eu mes menstruations qu’une ou deux fois. Il y avait un problème, je le sentais… Mon chum trouvait que j’étais un peu vite en affaires. Beaucoup moins stressé comparé à moi, il était de nature plus patiente aussi alors que moi je ne le suis pas du tout. Ma gynécologue me trouvait intense, elle me disait que ça pouvait prendre 2 ans avant de tomber enceinte. Soit patiente, tu es jeune, qu’elle me dît. Elle m’a fait douter, mais je savais qu’il y avait un problème. Ayant la chance d’être suivi par un médecin pour un autre problème de santé, celui-ci n’a pas hésité à me recommander à un spécialiste en fertilité.

Quand tu te rends dans une salle d’attente pour cette raison, tu as honte, tu es gêné… Tu penses que ce n’est pas normal d’avoir de la misère à tomber enceinte. Tu te rends vite compte que c’est un problème tellement fréquent et répandu, mais encore tellement tabou ! Pourquoi on ne nous a jamais dit qu’il se pouvait qu’on puisse avoir de la misère à tomber enceinte ? C’est un miracle que de porter la vie, mais on n’en est pas conscient lorsque cela arrive facilement et rapidement.

Après plusieurs tests (pas très plaisant et glamour), nous avons eu les résultats…

Je vais toujours me souvenir de cette annonce et de l’état dans lequel on se sentait. J’avais l’impression qu’on me disait que j’allais mourir d’ici quelques mois. Le médecin parlait, mais je n’entendais plus rien, c’était un écho de sa voix qui se rendait à moi. « Vous ne tomberez jamais enceinte (10 % de chance) à moins d’avoir recours à un don d’ovules (d’une sœur, d’une amie ou de façon anonyme) » Nous étions démolis à la suite de cette annonce. J’avais l’impression que ma vie me filait entre les mains. Porter la vie, avoir le bedon arrondi, porter notre enfant, le fruit de notre amour, c’était un rêve de jeune fille !

J’étais tellement contre l’idée de devoir avoir recours au don d’ovules, il n’était pas question que je me tourne vers cette option. Je suis allée en clinique privée pour obtenir l’avis d’un nouveau médecin. Il nous a conseillé d’essayer la fécondation in vitro (FIV) après 2 inséminations artificielles. Nous étions prêts à essayer ces options et aller au bout de ce projet. La fin de la gratuité pour les traitements de fertilité venait de tomber et nous devions payer plus de 10 000 $ pour tenter notre chance. Nous avons décidé de faire les sacrifices nécessaires pour peut-être avoir la chance d’avoir un bébé. Nous ne voulions avoir aucun regret plus tard, malgré le pari risqué puisque nous n’avions aucune certitude d’avoir un bébé après l’investissement d’un tel montant.

Nous avions un horaire très serré de médicaments et d’injections matin et soir (les piqûres devaient être faites toujours à la même heure). Difficile de continuer à vivre normalement pendant ce processus. Il n’y a que ça qui existe, sans compter les nombreux rendez-vous. Notre vie, c’est maintenant les traitements de fertilité. Le stress de se retrouver dans ce processus, la nouveauté, l’agenda plus que rempli avec tous les rendez-vous et la gestion de la médication.

Finalement, aucun bébé n’est venu égayer notre quotidien à la suite à ce traitement…

À suivre…

Texte anonyme

Maître de mes rêves

Poème érotique de Élodie Louve

Hier soir, dans le fin fond de ma Nuit, l’Inconnu a perpétré un crime exquis. Un vol sublime.

Tel un renard rôdant entre la Vie et la Mort, entre le Soleil et la Lune, le Clandestin a aisément pénétré l’Univers de mes Songes…

À simple coup de caresses et de dextérité, il a foulé les chemins menant à mon Extase, faisant ainsi perler mon corps de Désir et aussi fait suer ma peau d’une moiteur délectable.

J’ai bien tenté de l’en dissuader, mais pendant que mes bras le repoussaient obstinément, mes jambes s’entrouvraient sagement à Lui, à son magnétisme puissant et à son doigté liquéfiant.

Pire, pendant que ma Raison le sommait de quitter mes Rêves, question de ne pas déraisonner,
ma Démence le suppliait de rester jusqu’aux aurores question de délirer.

Donc, à bout de souffle, et surtout en manque de volonté, je l’ai laissé prendre possession de Moi…

Je suis alors devenue son élève soumise et me suis imprégnée du Savoir qu’il a bien voulu me transmettre.

Au matin, il avait évidemment quitté les lieux, pourtant son Passage furtif me laissa l’Espoir d’un retour possible dans ses bras qui le temps d’une Nuit m’avait fait connaître l’équivalent de ce que j’avais connu au cours de ma Vie.

Après en avoir rêvée éveillée maintes fois, et l’avoir rêvé pour une première fois hier soir, aurais-je un jour l’expérience de vivre une rencontre du 3e sexe avec Lui ?

Élodie Louve

 

Ça mange quoi en hiver?

ca mange quoi en hiver

Avec le mouvement #metoo, les medias ont explosé sur la culture du viol. Pourtant, cette culture était présente bien avant le mouvement. Si tu n’avais pas bien compris ce à quoi ça fait référence, la culture du viol c’est quand la violence sexuelle, les agressions sexuelles, le viol sont normalisées et perçues comme inévitable en plus d’être banalisées par les autorités, les médias, les produits culturels et la société en général. Ainsi, les croyances et les représentations peuvent être assimilées de façon inconsciente entre autre par le biais de consommation de produits populaires (cinéma, musique, publicité…)

Les signes distinctifs pour reconnaître le problème:

-Le harcèlement sexuel/l’intimidation;

-Banaliser un comportement problématique en le qualifiant de «plaisenterie»;

-Nier l’ampleur du problème;

-Diminuer/Banaliser/Ridiculiser le traumatisme lié au viol/agression sexuelle ainsi que toute la violence;

– Mettre la faute sur la victime et/ou l’accuser de mentir;

-L’objectification sexuelle des femmes;

-Laisser les hommes se vanter d’agressions sexuelles;

-Faire l’équation entre masculinité et domination sexuelle;

Revenge porn;

-Ignorer les crimes sexuels de personnalités connues;

-Diminuer les dénonciations faites plus tard;

-L’attente culturelle qu’un homme doit forcer la relation sexuelle avec une femme et que c’est ce qu’elle désire (être forcée)

-La socialisation des jeunes filles qu’elles ont le devoir de remplir les demandes sexuelles des hommes

Slut-Shaming;

-Croire que de discuter de la relation sexuelle et obtenir le consentement n’est pas attirant/sexy;

-Croire que ça arrive tellement que ça ne peut pas changer;

-La peur des répercussions négatives sur soi lors de la dénonciation d’un viol;

-Croire que le viol n’est que du sexe «hard»;

«Boys will be boys»;

-Utiliser un langage qui diminue l’ampleur des agressions sexuelles/du viol;

-Faire des jokes sur le viol;

-Penser que les femmes recherchent les agressions sexuelles de par leur attitude et leur habillement;

– Dire que les femmes doivent se défendre en cas d’agression;

– Penser que le viol est impossible dans une relation amoureuse;

Croire que seuls les hommes mal intentionnés violent et que seules les mauvaises femmes se font violer.

La Culture du viol, ça existe et on te croit.
Mais ça a l’air de quoi? Ça se transmet tu dans l’air?

Je peux t’imager ça avec des affaires que tu vas reconnaître, des images que tu as vues des millions de fois et des références populaires, non obscures afin de te permettre une meilleure accessibilité. Ben oui, je te facilite la vie dans l’espoir que ça puisse faciliter la mienne et celle de bien d’autres personnes. Garde à l’esprit qu’il y a des personnes dans ta vie à qui tu ne souhaiterais pas ça.

Empire Strikes Back-Star Wars: Han Solo qui à la suite des refus répétés de Leia décide tout de même de l’embrasser et ce, dans un coin du vaisseau alors qu’il n’y a aucune issue possible et qu’elle est donc contrainte. Le non est perçu comme un oui et décrit comme tel par son abandon à l’acte.

Blurred Lines-Robin Thicke : Les paroles banalise la violence sexuelle et le consentement (blurred lines définit les signaux mixtes envoyer par la femme quant à son attraction sexuelle donc consentement non clair) en plus d’objectifier la femme avec un désir de la domestiquer – «[I] tried to domesticate you/ But you’re an animal, baby it’s in your nature».

La Senza: Magasin de lingerie féminine dont la publicité s’adresse principalement aux hommes avec des images de femmes aguichantes et peu habillées dans le but d’attirer les hommes afin d’acheter les produits pour réaliser un certain idéal/fantasme présenté par la publicité donc le corps des femmes comme pouvoir d’achat-objectification.

Concrètement, ça s’attaque pas à ta possibilité de coucher avec une fille sur Tinder que tu as swipe il y a 2h.

Concrètement, ça t’empêche pas de dater et de faire savoir tes envies.

Concrètement, ça ne demande que le consentement de l’autre partie pis de voir qu’il y a une problématique.

Concrètement, c’est juste un petit effort pour changer.

Les munitions contre la culture du viol?

Déconstruire la masculinité toxique/hypermasculinité en encourageant tous les représentants «masculins» à exprimer les émotions.

Donner des cours d’éducation sexuelle et de consentement présentant le concept de consentement aux enfants dès un bas âge ainsi que l’appropriation de leur propre corps en lien avec leurs limites.

Statuer que les femmes ne sont pas des objets sexuels en changeant entre autre les codes vestimentaires des écoles pour permettre un code plus égalitaire et moins défini par des limites sexualisantes.

Interpeller les spectateurs pour leur signifier que quelque chose est entrain de se produire. Les gens ignorent trop souvent lorsque quelque chose de mauvais arrive et qu’ils en sont témoins, en les rendant actifs, on force l’action.

Ah pis j’aimerais ça avant de terminer de défaire cet argument selon lequel «elle était habillée comme une slut»: prends le temps d’aller voir la vidéo de l’exposition «Tu étais habillée comment?» qui mélange le témoignage et l’habillement de diverses victimes de viol. Tu vas voir qu’il y en a qui était juste en grosse laine, tu vas voir qu’il y en a qui était en habit de Ski-Doo parce que ouais, le viol ça n’arrive pas qu’en été. Pis on va se le dire, l’hiver on est pas les mieux attrimés. Voilà. Les victimes ne sont pas ces personnes évidentes à qui on collerait «automatiquement» cette étiquette: ce n’est pas Vanessa en mini-jupe, ce n’est pas Audrey qui est maquillée, ce n’est pas Tamara avec ce corps à «faire rêver». Malheureusement les personnes les plus touchées sont les vulnérables, les personnes handicapées, les minorités; ce sont les personnes dont tu te dirais: «Ah ben non c’est pas possible!» Justement par ce manque de crédibilité.

Les féministes peuvent être tes pires ennemies, juste si tu leur donnes des raisons de l’être. Non les hommes ne sont pas tous des agresseurs, mais il y a la possibilité et ça, ça suffit pour alimenter la peur. (Oui, les hommes peuvent aussi être victimes de viol et c’est important de les croire… Ce n’est pas de la chance! Sauf qu’il faut savoir distinguer le viol et la culture du viol, qui elle, est dirigée spécifiquement envers les femmes)