L’étoile de mes nuits

Chaudement emmitouflé dans mes doux draps, l’image de ton visage envahit mes pensées et me garde éveillé toutes les nuits. Ta souffrance de femme esseulée rongée par son angoissante séparation me déchire, et mon cœur paternel, devant l’image de mes trois petits, est troué de pénibles remords. Comme je voudrais qu’ensemble, nous séchions les chaudes larmes de nos cœurs meurtris, tels deux consolateurs assoiffés de réconfort, en ces nuits n’en finissant plus de finir.                                                                                                                                                                                                                    Chère et unique étoile de mes nuits parfois agitées.

Au grand plaisir de voir ton visage souriant dont la bienfaisante sérénité m’est un baume. Ta beauté a toute ma faveur avec ses merveilleuses couleurs porteuses de si grandes bénédictions. Moi, tout indigne d’une neuve amitié bienfaisante dont je perçois à l’horizon l’aube d’un joyeux printemps.

J’attends tes clartés avec gourmandise, dépose-les sur mon cœur, qui battra à l’unisson de toutes les vibrations de ton jeune cœur et de ton esprit si alerte. Tous les deux étant affamés de bonheur qui nous ferait revivre nos si bels âges tendres du tiers de nos vies, que la saleté ne saurait en rien effleurer. Tu restes pour moi la merveille de mon jeune âge, souriant en mon cœur en fleur, tel un nouveau printemps, me redonnant goût de neuve vie. Je sens en moi des ondes se transmettre entre nous deux. Mon cœur s’est remis à fleurir, me permettant de te révéler ton miracle de la surrection effectuée en moi, grâce à toi rajeunit de vingt ans.

Je remercie le ciel de nous avoir mis sur nos chemins maintenant entrecroisés, pour notre plus incroyable et indicible bonheur encore insoupçonnable. Grâce en soit rendue au Père créateur de toutes les beautés et bontés d’un monde toujours à découvrir. C’est en train de se vivre merveilleusement. Grand merci, mon étoile de nuit, perdue dans mes nuits d’insomnie, celle qui devient de plus en plus chère à mon jeune cœur de trentenaire, et qui éprouve une vraie fête à ses contacts nocturnes bénis.

Folie Jean samuel logo auteur marieve duchaine reviseure

Beauté sans limites

Beauté infinie de mon trône exilé! Je te porte au creux de mes souvenirs perdus au carrefour de ma destinée. J’inscris ton nom en lettres de diamant sur le drap brodé de verdure, comme sur les nattes de ma solitude.

En ce moment de peau de chagrin où mes larmes amères pleuvent sur les toits de ton auberge inaccessible, les feuilles de mon jardin secret s’ouvrent à toi, comme la clarté lunaire se blottit dans les bras de l’océan.

Sur la table de l’atelier, entouré de mes bougies qui me servent de phare, je suis ému de lire entre les lignes hermétiques de tes épisodes, les pages bleutées de ton écriture qui m’ont déshabillé les paupières sous l’emprise de ta foi divine.

Fasciné par la manière élégante et prophétique dont tu as insinué tes mots d’évangile au creuset de nos correspondances païennes, j’allais jusqu’à clamer : « Ô reine de mon temple! Ô femme de mon aurore! Je tiendrai les ailes de ton ombre mystérieuse pour explorer ton globe de feu ».

J’affirme que la croisée de ce chemin d’amour qui mène à Dieu est celle qui me conduira à ton purgatoire. Je me suis baigné davantage dans la rivière de ton encrier, tel le messie venant de recevoir son baptême de bénédiction.

Folie Jean samuel logo auteur marieve duchaine reviseure

Femme noire

Sur la peau d’ébène d’un homme enchaîné,

je porte tes empreintes.

Sur les rives mornes de ton passé d’esclave,

je traîne mes souvenirs.

Sur tes seins veloutés en forme de pomme d’api,

je m’endors éperdu.

Sur tes lèvres fraîches aux couleurs de raisins et de cerises,

je savoure mon met.

Sur le sable mouvant d’océan en démence,

j’imprime ton nom.

Sur les feuilles mortes d’une saison de sécheresse,

je décris ton univers.

Sur le funeste clavier d’un cœur endolori,

je chante ma muse.

Sur les pages mouillées de mes yeux de mort,

je retrace ta vie.

Sur le cahier noir de ton azur endormi,

j’apprends ton alphabet.

Sur le diadème des reines de la nuit,

Je contemple ta beauté.

Sur les cheveux épars des arbres ensommeillés,

je découvre ton énigme.

Sur la blancheur du plumage des colombes,

je lis ta tendresse.

Folie Jean samuel logo auteur 

Qui es-tu?

Toi qui me fais perdre ma raison d’être

Toi qui me fais rêver dans mes nuits

Et toi qui hantes souvent mon esprit

Es-tu un ange du ciel ou un spectre?

Toi qui me prives de mon grand bonheur

Toi qui m’incites à pleurer le soir

Et toi qui me dis des mots illusoires

Mais ton amour n’est-il donc pas un leurre?

Toi qui me rends pensif, aveugle, fou

Toi qui taris la source de ma vie

Et toi qui enfermes mon cœur dans l’oubli

N’es-tu pas une déesse en courroux?

Toi qui es comme un oiseau solitaire entonnant d’une voix douce les mélodies d’amour

Et toi qui es mon souffle, mon secours

Pourrais-tu me tirer de cet océan de misère?

Déesse, au nom du grand Rédempteur

Je te livre mon amour et ma vie

Guéris donc la douleur, la folie qui me font languir à toute heure.

 

Folie Jean samuel logo auteurmarieve duchaine reviseure

Pourquoi eux?

Ils sont nés heureux,

Mais la vie les rend malheureux.

Conçus de parents unis,

Que la vie a désunis.

C’est un mauvais tour

Qui n’a aucun détour.

Tel un bateau à la dérive,

Ils traversent la vie en quête de rives.

Des regards timides et corsés

Aux sourires mélangés et forcés.

Ils rient à l’extérieur,

Ils pleurent à l’intérieur.

Mais comme un miroir sans tain,

Le reflet trahit leur chagrin.

Ils sont quand même courageux.

Mon Dieu, aie pitié d’eux!

 

Écrit pour mes enfants

Folie Jean samuel logo auteur 

J’ai fait un rêve

J’ai fait un rêve.

Dans mon rêve,

Tout était noir, sans espoir.

Les rêves ne se réalisaient pas.

La vie ne souriait à personne.

Elle s’éteignait tranquillement.

J’ai fait un rêve.

Dans ce rêve,

des enfants pleuraient, hurlaient,

cherchant maman, cherchant papa,

trop jeunes pour comprendre la vie,

trop jeunes pour accepter le destin.

J’ai fait un rêve.

Un rêve dans lequel

plus rien ne nourrissait l’espoir,

un monde obscur,

où les histoires d’amour ne rimaient à rien,

où union et bonheur étaient incompatibles,

« ils vécurent heureux » n’existait plus.

J’ai fait un rêve.

Dans celui-là, le mal était partout,

et la vie était trop triste.

Alors j’ai pleuré,

j’ai crié : « réveillez-moi quelqu’un!

À l’aide! C’est trop dur!

Je ne veux plus rêver »! Mais hélas!

Ce n’étaient pas des rêves…

Folie Jean samuel logo auteur 

Ma mère dans ma vie

Folie Urbaine ephemere poeme maman

Ma mère dans ma vie,

C’est quelqu’un de grand.

Ma mère dans ma vie,

C’est quelqu’un d’important.

 

Quand il s’agit de sentiments,

Devant elle, je suis encore enfant.

Pourtant, en ce jour de fête,

J’ose lui dire : Merci maman.

 

Pour le don de la vie,

Pour une maison où rester.

Pour trois repas par jour,

Mon enfance durant.

 

Merci aussi pour les vêtements et les souliers,

Pour l’éducation et ta sollicitude.

Pour tes soucis et tes sacrifices,

Pour tout ce qui fut mon enfance.

 

Merci maman pour une compréhension éternelle,

Pour une patience incommensurable.

Pour une tendresse continuelle,

Pour une perpétuelle bonté.

 

Pardon si parfois j’ai agi avec étourderie,

Si je n’ai pas toujours compris.

Si je n’ai pas su apprécier,

L’amour qui m’était donné.

 

En ce jour de fête, je tiens à te redire…

 

Ma mère dans ma vie,

C’est quelqu’un de grand.

Ma mère dans ma vie,

C’est quelqu’un d’important.

 

Poème par Jean Samuel Jean