Folie insta : février

Au cours des deux derniers mois, j’ai passé un trop grand nombre d’heures sur Instagram dû à ma convalescence. Vous pouvez d’ailleurs découvrir ce qui m’est arrivé dans les chroniques juste ICI. Mais c’est tout de même un mal pour un bien parce que ça m’a permis de m’évader de ma réalité de blessée et de vivre les aventures des autres par procuration. Voici donc les photos qui ont retenu mon attention dans les dernières semaines.

J’ai découvert Marie-Julie Gagnon en lisant son livre Histoires de filles en sac à dos et c’est vraiment une fille qui me donne envie de voyager dans les contrées les plus lointaines. Ses photos de Bali sont tout simplement magnifiques.

Je la connais sous le nom de Zazou et je dois dire que je craque totalement pour ses publications. Les filtres qu’elle utilise, les outfits qu’elle porte dans les rues de Paris et son sourire me donnent carrément envie de l’avoir comme amie.

Jessiann Gravel est une magnifique mannequin québécoise qui pose pour les plus grands photographes de ce monde. Elle forme d’ailleurs un couple avec Chico Lachowsky, lui aussi modèle de renommé international. Avec leurs deux garçons, ils forment une magnifique famille de nomades qui se promène de New York à Paris, en passant par le chaud soleil du Brésil.

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My everything 🙌🏻 @ricardogomesinst 📸

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Gros coup de cœur pour le compte Instagram de la comédienne et auteure Valérie Chevalier. Elle semble toujours visiter des endroits magnifiques et j’adore son petit côté « hop la vie ». J’ai automatiquement envie de devenir sa meilleure amie.

Connais-tu le compte qui porte le nom @dictionnaire_vedettes_quebec ? On y présente la photo d’un artiste accompagné d’une description loufoque pour le décrire. C’est absolument tordant et c’est un plaisir de lire chaque publication.

C’est un vrai plaisir pour les yeux que de suivre le compte Instagram de la compagnie La boîte à bonbons. Premièrement, je suis une grande bibitte à sucre et deuxièmement j’adore tous les concepts photo qu’ils font avec leurs bonbons. Je dois souvent me retenir pour ne pas aller dévaliser le comptoir de jujubes le plus près.

Mon plus récent coup de cœur parmi les blogueuses mode ? La belle Justine Brouillette qui présente toujours des looks qui m’attirent et des concepts photo originaux. J’adore regarder son compte qui présente toujours de belles photos aux couleurs douces.

Je t’en ai déjà parlé ICI, mais je voue un véritable culte à Alexandre Champagne qui publie TOUJOURS de magnifiques clichés sur son compte. Je suis tellement en admiration devant son talent que je le suivrais au bout du monde simplement pour apprendre à ses côtés.

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Quand Venice s'en va au lit.

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C’est tout récemment que j’ai pu découvrir le compte de Kevin Leroux, un entrepreneur d’ici qui publie de magnifiques photos de voyage. Cette photo de la tour Eiffel est tout simplement incroyable. Tu peux aussi regarder ses vidéos YouTube juste ICI.

Pour terminer, j’aime beaucoup les inspirations déco de Fanny Yockell. Ses trouvailles vintage et son goût pour les décors épurés cadrent bien avec mon style. J’aime la petite touche personnelle qu’on retrouve dans la plupart de ses photos.

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Moment favoris du matin 🧘🏻‍♀️

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Et toi, quelles sont tes inspirations sur Instagram ?

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la routine s’installe toujours malgré tout

Les chroniques d'une hyperactive : la routine

Pour lire les précédentes chroniques c’est ICI.

Quand je pense que depuis maintenant deux mois, mon quotidien s’est trouvé chamboulé et complètement désorganisé par ma fracture, je n’en reviens pas de constater tout ce qui s’est passé pendant cette période.

J’ai peut-être eu l’impression que les jours étaient interminables, mais je suis forcée de constater qu’une insidieuse routine s’est aussi installée malgré tout.

La fameuse routine…

Parfois si réconfortante, mais aussi capable de nous faire douter de nos choix, de notre quotidien et de notre avenir. C’est une arme à double tranchant redoutable, qui fait peur par sa rapidité à s’installer sans même qu’on s’en rende compte. Dire qu’il nous arrive de la créer nous-même en pensant que c’est ce dont nous avons besoin.

Mais Paulo Coelho avait bien raison : « Si vous croyez que l’aventure est dangereuse, essayez la routine. Elle est mortelle. »

Les chroniques d'une hyperactive : la routine

C’est donc après quelques semaines à la maison que j’ai réalisé que j’en avais aussi instauré une malgré moi, une routine dans mon nouveau quotidien d’hyperactive au repos forcé.

Je me lève tous les matins avec mon fils et mon conjoint qui partent respectivement pour l’école et le travail. Si, pendant quelques jours, j’en ai profité pour retourner au lit après leur départ afin de rattraper les heures de sommeil perdues à cause de la douleur, maintenant j’en profite pour simplement flâner au lit en regardant le soleil se lever.

Loin de moi l’idée de me plaindre de ne pas être à la course chaque matin. Je dois avouer que c’est vraiment un petit bonheur que j’ai appris à apprécier que de m’enrouler dans les couvertures pour regarder la télé ou mon téléphone de longues minutes et me réveiller en douceur.

Toute cette saga de cheville brisée n’aura pas eu que des mauvais côtés.

Je prends un déjeuner léger, moi qui en prends plutôt des copieux lorsque je travaille et que je dois faire le plein d’énergie pour la journée. Depuis deux mois, je me contente d’un smoothie et de fruits accompagnés de granolas. Je prépare le tout en écoutant de la musique, chose que je ne fais jamais habituellement alors qu’en fait j’adore en écouter depuis toujours.

J’ai reconnecté avec mes artistes préférés en plus d’en découvrir d’autres, c’est bien aussi je trouve.

Par la suite, je me plonge dans l’écriture ou dans Netflix pour regarder Gossip Girl, que je découvre 10 ans plus tard que tout le monde. Je profite de deux ou trois épisodes pour faire mes exercices de physiothérapie. Je me fais un dîner léger et je remarque que la journée s’écoule de plus en plus vite lorsque mon fils revient à la maison vers 15h.

Je me lance dans la préparation du souper avec un peu plus d’enthousiasme que lorsque je travaille. Je n’aime pas nécessairement plus cuisiner, mais de ne pas me sentir bousculée par le temps aide beaucoup à y trouver un certain intérêt. Je n’arrive pas comme un cheveu sur la soupe à la maison à 16h45 pour retrouver la vaisselle du matin dans le lavabo et une maison dans le même état que je l’ai quitté. Je n’arrive pas à bout de souffle d’avoir travaillé toute la journée et le cerveau trop en compote pour avoir des idées de soupers équilibrés qui se font en moins de 15 minutes. J’ai le temps de penser à dégeler quelque chose en me levant le matin et de surfer sur le Net pour trouver des recettes. Je trouve même parfois la motivation de tenter quelque chose de nouveau, ce que je réserve plutôt aux repas de fin de semaine habituellement.

Je me couche le soir, sensiblement à la même heure que lorsque je travaille. Mon sommeil est revenu au beau fixe, la douleur ne venant plus troubler mes rêves. Je dors 8 heures consécutives, le cerveau beaucoup moins dérangé par le hamster qui s’agite dans mon esprit et qui normalement m’empêche de dormir paisiblement.

En me lisant tu dois trouver qu’il y a finalement pas mal de points positifs à être en convalescence à la maison. Oui mais…

Ça devient routinier quand même. Et redondant.

C’est quand même approximativement la même chose jour après jour. Sauf peut-être les fins de semaine, mais même encore, mon fils et mon chum eux la fin de semaine veulent se reposer. Alors que moi j’aimerais bien profiter de leur présence à la maison pour sortir et faire des trucs avec leur aide.

C’est ce que ça fait la routine. On se crée des repaires dans le temps, pour avoir une impression de contrôle.

Parce que c’est tellement facile de se glisser les pieds dans des pantoufles et de s’arranger pour qu’elles deviennent vites confortables.

Et de ne plus avoir envie de les quitter.

À suivre…

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Mon crush pour les humoristes

Mon crush pour les humoristes

Tu le sais, je suis en couple depuis 14 ans et très heureuse de l’être.

J’espère sincèrement ne jamais avoir à affronter la jungle du célibat, mais si je devais le faire, je crois bien qu’il y a un genre de garçon qui aurait certainement une longueur d’avance.

Ce ne sont pas les adeptes du fitness qui accumulent les entraînements et les shakes protéinés.

Ni les geeks qui passent des heures à jouer à des jeux vidéo.

Ou encore des hommes d’affaires qui passent plus de temps en réunion, en 5 à 7 de réseautage ou en conférences téléphoniques.

Crois-moi, je n’entretiens aucun préjugé. Je fais simplement un constat du genre d’homme qu’il y a dans mon entourage et dans ma vie en général, et je sais pertinemment que nous sommes aussi classées selon diverses catégories.

Pis non, je ne te dirai pas à quelle catégorie j’appartiens. De toute façon, il n’y a pas vraiment de consensus là-dessus.

Si jamais je dois me remettre sur le marché de la cruise, je sais très bien vers quel type d’homme je vais me diriger.

Je suis plus du type humoriste.

T’sais celui qui raconte des blagues, qui aime faire rire et qui a toujours un nombre incalculable d’histoires à raconter et surtout qui possède un sens de la répartie très aiguisée ?

C’est totalement mon genre.

J’ai même déjà eu des crushs totalement platoniques pour des humoristes établis, des gars avec qui je jase sur Facebook, dont j’ai déjà parlé dans mes articles sur Folie Urbaine ou dont je vante le dernier spectacle à mes amis.

Pis oui, mon chum est au courant que je peux facilement être charmée par le style d’un humoriste et qu’il m’arrive d’avoir une petite étincelle dans le regard pendant un show d’humour. Mais sois sans crainte, je ne laisserai pas l’homme de ma vie pour Jeremy Demay, Dave Gaudet, Daniel Tirado ou Alex Douville. Ni pour Louis-José ou Martin Matte.

Simon Gouache peut-être, mais c’est le seul.

Je blague, chéri. T’es le plus beau et le plus drôle d’entre tous. Et j’ai la chance d’être une des seules à profiter de ton humour.

Tout ça pour dire que, pour moi, il n’y a rien de plus stimulant intellectuellement qu’un humoriste. J’ai toujours eu un faible pour les garçons qui me font rire, et si, dans le temps de mon adolescence, ce n’était pas nécessairement le clown de la classe qui me tombait dans l’œil, j’ai toujours été un très bon public pour ceux qui essaient d’être drôles.

Mais attention, j’aime qu’un homme soit drôle, mais sans tomber dans les gags stupides ou les grosses anecdotes qui prennent 30 minutes avant d’aboutir. J’ai plutôt un faible pour l’humour plus subtil, les petites craques qu’on lâche au détour d’une conversation, un rire communicatif qui me fait rire à mon tour ou les blagues sur la vie quotidienne.

Tu vois le genre ?

Ça, je trouve ça sexy chez un gars et ça m’allume beaucoup plus que des pectoraux moulants dans un t-shirt qui semble sur le point d’éclater ou un gars en complet qui a peur de mouiller sa Rolex.

Quelqu’un qui s’exprime bien et fait rire, tout en faisant réfléchir les gens, ça me stimule et me donne envie d’en apprendre plus à son sujet.

Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Je sais que la politique, les jeux vidéo, la philosophie, les affaires ou l’entraînement peuvent être aphrodisiaques pour d’autres, mais il est également possible d’aborder ces sujets dans des numéros humoristiques. Alors pour moi, c’est le meilleur des deux mondes.

Et toi, pour quel genre de gars craques-tu ?

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Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la réadaptation

Les chroniques d'une hyperactive la réadaptation

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

C’est aujourd’hui que je peux officiellement débuter ma physiothérapie, enfin.

Je suis en train de devenir folle à rester à la maison, mon cerveau part dans toutes les directions et je commence à avoir l’impression que je serai cloîtrée chez moi jusqu’à la fin des temps. J’ai envie de marcher, de courir, de faire de la raquette dans la belle poudreuse qui ne cesse de s’empiler devant ma maison et surtout d’aller où bon me semble au volant de ma voiture.

Lorsque j’arrive à la clinique, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre à part bouger ma cheville pour faire en sorte qu’elle puisse retrouver sa mobilité et pour permettre à mon pied de revenir en parfait état.

Je suis donc plutôt impatiente de savoir ce que je devrai faire au cours des prochaines semaines pour y arriver et je peux te le dire, très confiante d’y parvenir de manière rapide.

Je n’ai pas l’intention de traîner en longueur la dernière étape de ma guérison. Je suis jeune, active, en santé et je ne vois pas pourquoi ma cheville ne voudrait pas me donner tout ce mérite d’avoir presque toujours pris soin de mon corps et coopérer avec ma volonté.

Dès mon arrivée devant Marie-Hélène, la physiothérapeute en charge d’établir mon programme de réhabilitation, je suis en confiance qu’elle pourra m’aider à atteindre mon objectif.

On sympathise tout de suite et on entre rapidement dans le vif du sujet : « Ouf, tu ne t’es pas manquée » qu’elle s’empresse de constater.

Merci, mais ça je le sais déjà.

« On va travailler fort, mais je considère que tu devrais pouvoir retrouver toutes tes capacités d’ici 4 ou 5 mois ».

QUOI?!? COMBIEN?!?

J’ai sûrement mal compris.

Il ne suffira pas de quelques séances par semaine pendant un ou deux mois maximum pour que je sois rétablie?

« Mais ne t’inquiète pas, on va y arriver! »

Le seul mot que j’arrive à prononcer c’est « ok ».

Avec un petit soupire, mais un air déterminé.

Elle commence par étudier ma cheville sous tous les angles. Elle tâte mes cicatrices, qui selon elle guérissent très bien, manipule ma cheville à gauche et à droite en plus de mesurer mon taux de flexibilité. Tout ceci n’est pas douloureux, simplement un peu inconfortable. Elle se contente d’examiner les dégâts et le travail qu’il y a à faire pour réparer le tout. Elle m’annonce que je devrai venir la voir 3 fois par semaine, au moins jusqu’à mon prochain rendez-vous chez l’orthopédiste, prévu le 15 février.

Elle me dicte les exercices à faire à la maison, trois fois par jour, à tous les jours. Me conseille d’étirer la peau autour de mes cicatrices pour détendre celle-ci qui est complètement tendue depuis l’accident. Je dois aussi prendre des bains de pieds où je dois alterner l’eau glacée et l’eau chaude. Elle promet de m’envoyer mon programme d’exercices par courriel et on me donne mes deux prochains rendez-vous avant de me dire au revoir.

Pas plus compliqué que ça, je retourne chez moi avec l’envie de travailler fort et la motivation dans le tapis.

Les deux séances suivantes durent à peine une demi-heure. Marie-Hélène manipule ma cheville comme de la pâte à modeler, fait des exercices d’assouplissement en la tâtant d’un bord pis de l’autre.  J’ai un gros travail à faire sur moi pendant qu’elle manipule ma cheville, puisqu’habituellement je ne supporte pas de me faire masser.

Ouais, je suis bizarre de même.

Je déteste me faire tripoter et quiconque m’offre un massage ne tombe pas du tout dans mes goûts. Je suis très bonne pour en faire aux autres, mais pas question de me laisser faire à mon tour. Je me sens inconfortable après 10 minutes à peine et mon cerveau n’arrive pas à se détendre pour profiter du moment qui m’est offert. Alors inutile d’insister, ce n’est pas pour moi. Je dois donc doublement me concentrer pour accepter les mains de Marie-Hélène qui s’acharnent dans chaque recoin de mon pied.

Je travaille fort à la maison, je sens que l’enflure diminue peu à peu et j’ai même la chance de voir un certain progrès lors du 3ème rendez-vous de la semaine, moment où elle constate que j’ai gagné en flexibilité après deux jours seulement.

Ça me donne espoir que je pourrai déjouer son pronostic et retrouver mes facultés dans un plus court laps de temps.

4 ou 5 mois? Pfff…je vise 3 mois maximum. J’aime ça me fixer des buts et des objectifs et essayer de les atteindre rapidement.

C’est un peu ça qui arrive quand t’es hyperactive.

Mais la réalité te rattrape souvent alors que tu croyais que ce serait facile.

Lors de mon jour de repos après 3 jours consécutifs à travailler avec Marie-Hélène, je me lève le matin avec la cheville très enflée, douloureuse et très sensible. Je peux à peine y toucher pour masser mes cicatrices et j’ai l’impression qu’elle est aussi sensible que lorsque je suis tombée. On m’avait pourtant bien avertie que ce ne serait pas facile et que tout ceci était normal. Je m’en doutais, mais évidemment je croyais secrètement que ça ne serait pas le cas et qu’une fois commencé le processus d’exercices et de traitement, j’allais faire ça les deux doigts dans le nez.

Non.

Mon corps me dit clairement : « calme-toi la grande, c’est moi qui décide. »

Alors voilà où j’en suis pour l’instant. Toujours confinée à la maison, à travailler fort pour que ça progresse enfin vers la fin de la guérison.

À suivre…

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Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Établie à Terrebonne depuis 8 ans, je connais la ville depuis de nombreuses années et je partage ma vie avec quelqu’un qui a passé toute son enfance ici. De plus, mon lieu de travail étant situé à Mascouche depuis plus de 13 ans, je crois que je peux affirmer sans l’ombre d’un doute que je connais bien la région.

J’ai eu envie de répertorier toutes mes bonnes adresses dans la région, afin de t’aider dans ta planification si jamais tu passes dans le coin ou si tu viens t’établir dans cette partie de la Rive-Nord.

Où manger ?

Déjeuner

Il y a ÉNORMÉMENT de restaurants où déjeuner dans la région. Les villes de Mascouche et Terrebonne offrent pratiquement toutes les chaînes de déjeuner possibles, tels Tutti Frutti, Ben et Florentine, Eggsquis et surtout, un nombre incalculable d’endroits qui proposent des jeux de mots avec le mot œuf.

Mon coup de cœur va au restaurant L’Œufrier qui offre une très grande variété au niveau du menu. Situé à Terrebonne et bientôt à La Plaine, c’est une valeur sûre pour agrémenter ses matins. Que ce soit pour le classique combo œufs/bacon ou des crêpes et gaufres aux saveurs variées, tu craqueras pour les noms humoristiques attribués aux différents plats. Que tu commandes l’assiette « Lucille part en camping » ou « L’incroyable Hulk », tu es certain d’en avoir pour ton argent et de sourire en dictant ta commande. Je te conseille vivement la poutine déjeuner, un must pour les amoureux de notre mets national.

Pour le menu aussi rigolo que diversifié, c’est ICI.

Dîner

Le Vieux-Terrebonne offre une grande sélection de bistros et restaurants pour tous les goûts et les budgets, mais j’ai un faible pour la cuisine et l’ambiance que l’on retrouve au Snobinard. Offrant un menu complet pour le déjeuner, le dîner et le souper, il est doté d’une des plus belles terrasses donnant sur l’Île-des-Moulins. Que ce soit pour déguster un panini, des fromages fins, des pâtes ou l’une de leurs salades accompagnées de leur vinaigrette maison aux poires et romarin, il y en a pour tous les goûts. Et que dire de leurs frites maison servies avec leur fameuse mayonnaise aux tomates séchées ?

Tu peux en apprendre plus ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photo : page Facebook Le Snobinard

Souper

Le restaurant Les Fous-Braques, situé à Mascouche, est un bistro offrant des produits du terroir soigneusement choisis auprès des artisans de la région. C’est dans une ambiance des plus conviviale qu’on peut venir y déguster un excellent tartare ou encore une bavette de bœuf ou un Mac & Cheese. On aime le fait que les enfants y sont les bienvenues et le côté chaleureux des lieux.

Pour consulter leur menu, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photo : page Facebook Les fous-braques

Le restaurant Bella Stella, situé à L’Assomption, est l’endroit parfait pour vivre une expérience originale. En effet, cet endroit est réputé pour son célèbre « souper cartomancienne » qui a lieu tous les soirs du mardi au samedi. Au cours du repas, chaque convive est invité dans une petite pièce à l’écart pour se faire tirer les cartes et prédire son avenir par la propriétaire des lieux, Andrée Tessier, une cartomancienne aguerrie. Pour les adeptes du genre, c’est vraiment une expérience à tenter. Personnellement, j’apprécie toujours les moments passés en sa compagnie et si j’accorde un tant soit peu de crédibilité à toutes ses prédictions, force est d’admettre qu’elles peuvent s’avérer surprenantes. Son menu, dépeint sous la thématique créative italienne californienne, est varié et savoureux.

Pour en apprendre plus sur le concept, c’est ICI.

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Crédit photo : Google

Où dormir ?

Cherches-tu une expérience de villégiature qui sort de l’ordinaire ? Le concept Kabania, situé à Notre-Dame-de-la-Merci, est pour toi. Offrant la possibilité de dormir dans une cabane sur pilotis ou dans les arbres, la location de l’un de ces espaces originaux est une expérience à tenter au moins une fois dans la vie. Pour y avoir séjourné il y a quelques années, c’est toujours un plaisir de parler de cet endroit à ceux qui cherchent une activité originale. Bordée par la rivière, la cabane sur pilotis est l’endroit idéal pour se reposer et faire le plein d’énergie lors d’une bonne nuit de sommeil en pleine nature. Pour une escapade en couple directement dans les arbres à environ cinq mètres de hauteur, ce sont les petites cabanitas pour 2 personnes qui vous accueilleront. Des aires communes, avec tout le matériel nécessaire, sont à ta disposition pour préparer les repas ou faire connaissance avec les autres voyageurs. Plusieurs activités sont également offertes à proximité. Ouvert toute l’année, les différentes saisons du Québec offrent une expérience différente à chaque visite.

Pour découvrir Kabania, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière
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Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photos : Jennifer Martin

Où bouger ?

L’entrepôt du baseball est un centre d’entraînement regroupant tout ce qu’il y a de mieux pour les amateurs de ce sport. En plus des cages de frappeurs où pratiquer ses élans, on peut y vivre une expérience incroyable à deux ou en groupe avec l’unique Simulateur Hittrax qui permet d’évoluer dans plusieurs stades du baseball majeur. On y offre des ateliers, des entraînements personnalisés, des cours privés ou semi-privés et même une académie de développement pour les joueurs qui veulent se perfectionner pendant la saison hivernale. On retrouve également sur place un espace boutique, où l’on retrouve une très grande sélection d’articles pour les joueurs.

Pour tout savoir sur l’entrepôt du baseball, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photo : Page Facebook de l’Entrepôt du baseball

Le studio Idolem de Mascouche est l’endroit idéal pour les amateurs de yoga. Pratiqué dans une pièce chauffée à la température du corps, soit 37 degrés Celsius, on y retrouve une grande variété de cours et surtout une ambiance des plus zen pour s’entraîner. J’ai d’ailleurs eu la chance de tester le yoga avec barre et tu peux lire le compte-rendu de mon expérience juste ICI.

Pour en apprendre plus sur le studio, c’est ICI.

Folie Urbaine Yoga chaud 3

Crédit photo : Jennifer Martin

Où se faire coiffer ?

Si mon coiffeur préféré est à Montréal, je fais quand même le plein de produits au salon de coiffure Les Filles situé à Mascouche. Celui-ci offre une très grande variété de produits coiffants et c’est l’un des seuls endroits que je connais qui me permet d’acheter ma teinture sans avoir à prendre rendez-vous avec mon coiffeur pour me teindre les repousses. D’après les commentaires des clients que je connais, les coiffeurs et coiffeuses y sont excellents.

Pour plus d’informations, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photo : Page Facebook salon de coiffure Les filles

Pour les hommes, le nouveau salon de barbier B-Shop à Mascouche est l’endroit idéal pour se faire couper les cheveux et entretenir la barbe. Dans une ambiance festive et très cool, hommes et enfants peuvent passer sous les ciseaux de l’un des nombreux barbiers disponibles. Mon fils de 12 ans ne jure que par le talent de son coiffeur Hugo qui l’a aidé à faire la transition du look enfant vers le look adolescent.

Pour en savoir plus, c’est ICI.

Mes bonnes adresses dans Lanaudière

Crédit photo : page Facebook de B-Shop

Et voilà pour mes petites adresses coup de cœur ! J’espère qu’elles vous seront utiles lors de votre prochain passage dans la région.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Critique du mois : le rodage du deuxième one man show de Simon Gouache

Simon Gouache critique janvier

Si tu te tiens au courant de l’actualité dans le domaine de l’humour et que tu as regardé le dernier gala des Olivier, tu sais sûrement que l’humoriste Simon Gouache a remporté la statuette du numéro d’humour de l’année.

Cet humoriste, encore trop peu connu selon moi, a remporté cet honneur pour son sketch qui s’intitule le CrossFit, que tu peux d’ailleurs visionner ICI.

Ayant longtemps fait la première partie du spectacle de Louis-José Houde, c’est maintenant en promenant aux quatre coins du Québec son premier one man show intitulé Gouache que Simon tente de conquérir les foules à travers la province. J’ai d’ailleurs déjà donné mes impressions sur celui-ci dans l’article ICI. Il a aussi remporté un billet d’or pour les 50 000 billets vendus de son premier spectacle. L’année 2018 a donc été très profitable à Simon.

Bref, je suis sa carrière de près et je suis toujours à l’affût de ce qui s’en vient pour lui. J’ai d’ailleurs eu le grand plaisir de le voir tester de nouvelles blagues sur la scène du Bordel Comédie Club l’été dernier. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas le concept de cet endroit populaire où l’on peut entendre les nouvelles blagues d’humoristes établis ou de la relève, tu peux aller zieuter sur leur site Internet juste ICI. C’est d’ailleurs une belle idée de sortie abordable à faire en ville, en couple ou entre amis.

Je m’égare un peu, mais suite à l’écoute de ses nouvelles blagues, toujours aussi hilarantes d’ailleurs, j’étais plus qu’impatiente de découvrir le nouveau matériel de Simon. C’est pourquoi j’ai été ravie, et aussi un peu étonnée, quand j’ai vu passer sur sa page Facebook qu’il préparait déjà son deuxième one man show, alors que plusieurs dates pour le premier figurent encore à son agenda.

C’est donc avec empressement que j’ai acheté mes billets pour l’événement appelé Simon Gouache travaille secrètement sur un nouveau spectacle qui avait lieu le 16 janvier dernier au Cabaret Lion d’Or. Si mon chum est aussi un grand fan de Simon, il a tout de même laissé sa place à sa maman en guise de cadeau de fête pour m’accompagner… et parce qu’il sait très bien que nous irons à la version finale de son deuxième one man show lorsqu’il aura terminé sa période de rodage.

C’est donc le cœur à moitié conquis d’avance que nous avons assisté à cette représentation, puisque ma belle-mère a aussi eu la chance d’assister à son premier spectacle à deux reprises et qu’elle aime aussi beaucoup l’humour de Simon.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis complètement sous le charme de l’humour de Simon et que la barre était très haute en ce qui me concerne, mais je suis un peu restée sur ma faim lors des 15 premières minutes. Alors qu’habituellement les spectacles de Simon démarrent en lion et nous font éclater de rire dès les premiers instants, je me suis plutôt contentée de sourire lors des premières blagues. Sachant toutefois qu’un rodage permet de tester ce qui fonctionne bien ou non auprès du public afin d’y faire des modifications, je me permets de dire qu’il y a certaines blagues que je laisserais peut-être de côté. Mais par la suite, j’ai retrouvé avec bonheur ce qui me fait craquer chez l’humoriste : une facilité incroyable à raconter des histoires, des expressions faciales qui ajoutent du mordant et des effets comiques, et surtout, une façon de s’exprimer tout en franchise et en spontanéité.

Gros coup de cœur pour les blagues concernant ses ex et sa nouvelle fréquentation, la production d’une sextape et sa relation avec sa mère. Je n’en dis pas plus, mais Simon a des gags solides, un spectacle qui se tient et qui sera certainement un incontournable une fois rodé et remanié un petit peu.

Bref, c’est une fois de plus mission accomplie pour Simon, qui n’a pas à avoir trop peur des comparaisons avec son premier spectacle. Celui-là est aussi drôle, Simon contrôle de plus en plus son espace et son public, et je suis certaine que sa carrière finira par atteindre les plus hauts sommets.

Pour tout savoir sur ses dates de spectacles, c’est ICI.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

L’équipe te parle de ses habitudes écologiques

On te parle de nos habitudes écologiques

On le sait depuis déjà de nombreuses années, notre planète crie à l’aide et ne cesse de se détériorer. L’environnement est un sujet qui nous tient à cœur et c’est pourquoi nous avons demandé à notre équipe de quelles manières elle allait contribuer en 2019, afin de maintenir ou adopter de bonnes habitudes écologiques.

Voici ce qu’elle avait à dire :

« J’adopte déjà le plus possible des comportements écologiques : compostage, récupération, électricité, utilisation des transports en commun et diminution de l’utilisation d’essuie-tout ou de cotons démaquillants. Cette année, je souhaite changer mes habitudes au niveau de l’alimentation : utiliser des plats réutilisables pour acheter mes fruits et légumes, diminuer mon utilisation de pellicule plastique, acheter davantage en vrac, et plus encore. » – Karelle, réviseure

« Depuis déjà quelques années, ma famille et moi posons différents petits gestes pour l’environnement : couches lavables, plats, sacs et pailles réutilisables, compostage, recyclage, utilisation de cotons démaquillants et de balles de séchage. Nous élaborons également notre menu chaque semaine pour acheter ce dont nous avons besoin uniquement et nous cuisinons nos repas à 98%. Il nous arrive aussi de ramasser les déchets que l’on croise sur notre route pour les jeter au bon endroit. Pour 2019, j’aimerais davantage avoir le réflexe d’emprunter ou de me tourner vers les biens matériels usagés. Je compte transformer les serviettes de bain de mes enfants en essuie-tout et  donner une deuxième vie aux objets que j’ai à la maison et qui ne me sont plus utiles. Aussi, j’aimerais faire l’acquisition d’un pot de soie dentaire réutilisable. » – Catherine H, auteure

« Depuis l’an passé, j’achète presque juste des vêtements de seconde main excepté les sous-vêtements et les pantalons puisque que j’ai inventé la mode du pantalon cheville à la naissance. J’ai une friperie virtuelle et je relooke des meubles aussi. J’aimerais également essayer de vider mon garde-manger et mon congélateur. J’ai tendance à trop acheter et accumuler. » –Joannie, auteure

« Je me mets au défi d’essayer de créer ma crème hydratante maison. Un objectif pour cette année. L’année dernière, je faisais déjà le programme zéro déchet le mieux possible et je le maintiens. » – Cindy, auteure

« Je ne suis pas la plus impliquée au niveau de la cause environnementale, mais j’ai adopté le compostage l’année dernière. Je suis plus disciplinée pour apporter mes sacs réutilisables à l’épicerie et je tente de réduire les déchets dans la boîte à lunch de mon fils. Mon bac à récupération est toujours plein et en 2019, je compte fréquenter beaucoup plus souvent les friperies pour me procurer des vêtements. » – Jennifer, fondatrice

« Limiter mes achats (surtout au niveau des vêtements) et favoriser l’achat local. Côté nourriture, continuer d’être végétarienne et acheter des fruits et légumes de saison produits localement, dans la mesure du possible. Finalement, prendre la résolution de traîner une tasse réutilisable avec moi comme je bois trop de café “pour emporter“. – Catherine D., auteure

« Je fais de la revitalisation de meubles depuis l’an dernier. J’ai refait tous ceux chez moi et quand j’en achète, ce ne sont que des meubles de seconde main déjà revitalisés ou que je modifie moi-même. J’achète aussi plus de vêtements ou d’objets usagés sur des sites de vente plutôt que neufs. » – Julie, auteure

« J’ai la mauvaise habitude d’oublier mes sacs réutilisables lorsque je vais faire des commissions, donc pour 2019, c’est mon objectif écologique! » – Phoenix, auteure

« En 2019, je rachète les émissions de carbone de mon auto. Je continue de faire mon yogourt maison car je ne suis plus capable des pots de yogourt en plastique. » – Fanny, auteure

« Chez nous, nous faisons du compost (de la ville et pour notre potager). Les savons et shampoings sont en barres et le plus naturels possibles.  Aussi, j’ai changé mon antisudorifique pour un déodorant naturel. On nettoie avec du vinaigre, on réduit les déchets à la source, on recycle, on réutilise, etc. J’essaie d’acheter nos vêtements usagés et je donne ce qui ne fait plus. La plupart de nos meubles sont aussi de seconde main. En 2019, j’aimerais vraiment réduire ma consommation de viande. Je veux réduire nos possessions aussi, pour apprendre à vraiment apprécier ce que nous avons. J’aimerais être capable de le transmettre à mes enfants, parce que parfois, j’ai l’impression qu’elles croulent sous les jouets et ne savent plus quoi en faire. J’aimerais aussi apprendre un peu d’herboristerie, pour être capable le plus possible d’être autonome au niveau de la santé, en faisant pousser les plantes dans la cour. » – Catherine, réviseure et auteure

« Cette année, je projette de faire du savon artisanal. » – Fred, auteur

Et toi, quelles sont les habitudes écologiques que tu comptes adopter ou maintenir pour l’année 2019?

Photo de signature pour Jennifer Martin.
Sophia réviseure signature

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : le grand jour… ou presque

le grand jour ou presque

Pour lire les précédentes chroniques, c’est ICI.

Déjà 52 jours que je suis tombée.

52 longues journées où le temps est suspendu et que ma vie quotidienne est sur hold.

Si le pire est passé, la guérison totale, elle, se laisse désirer. Et teste ma patience à son maximum.

Mais aujourd’hui, c’est le grand jour !

Après les 5 semaines prévues à ma convalescence, où j’ai dû porter une botte orthopédique qui me donne l’air d’un robot et entrave la plupart de mes mouvements, je vais voir l’orthopédiste pour savoir où en est le progrès de ma cheville amochée.

J’étais plutôt fébrile ce jour-là. Je me suis levée tôt, j’étais heureuse d’avoir une trop rare occasion de sortir de la maison même si c’est pour aller dans un hôpital.

Je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais le jour où je suis tombée, il neigeait, le jour où on a retiré mon plâtre aussi et il tombait également quelques flocons ce matin-là. Est-ce qu’il y avait quelque chose à comprendre ?

Bof, parfois je ne m’interroge pas trop longtemps sur les hasards de la vie.

Bref, ce jour-là, je suis vraiment impatiente de savoir ce qui m’attend et j’ai vraiment l’impression que ça y est. Je vais enfin pouvoir marcher, retrouver ma liberté et reprendre ma vie où je l’ai laissée, il y a 52 jours.

Longue attente en radiologie, la glace est beaucoup plus destructrice en ce début janvier qu’en novembre, moment où j’ai eu affaire à elle. Les patients avec des attelles, des plâtres, des béquilles et des fauteuils roulants s’entassent dans la salle d’attente et se succèdent les uns après les autres sous les rayons X.

J’ai le temps de sympathiser avec une dame qui a l’épaule brisée et un homme au fémur fracturé, résultat de chutes sur la glace pour eux aussi. On déplore la température, les contraintes face à nos blessures et les faiblesses du système de santé québécois, bien que dans mon cas les planètes aient été alignées pour que je sois prise en charge rapidement, il n’en est rien pour la gentille dame qui a dû attendre 22 heures à l’urgence avant de voir un médecin. 

Après mon passage sous les rayons, c’est avec confiance que j’entre dans le bureau de mon orthopédiste pour entendre son verdict à la suite de l’évaluation de mes radiographies.

« Tu sais que ce n’est pas une fracture standard que tu as là. »

Évidemment.

Quand je me casse quelque chose, ça ne peut pas être de façon normale. Il fallait que je trouve le moyen de me fracturer la cheville de façon non conforme.

« Alors ta réadaptation sera plus longue et plus complexe que pour une fracture habituelle. »

Bien sûr.

Ce serait trop facile de simplement enlever ma botte, et que tout soit beau.

Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’elle me dise : « lève-toi et marche ». Mais j’espérais quand même qu’elle me dise qu’après juste un peu de travail en physiothérapie, je serais en mesure de reprendre ma vie comme avant.

Eh bien non, je dois porter ma botte encore deux semaines avant de pouvoir mettre du poids sur mon pied et au moins une semaine supplémentaire avec celle-ci pour m’aider à marcher.

L’image où je prends ma voiture dans quelques jours pour retrouver une partie de ma liberté s’estompe une fois de plus. Je dois la mettre de côté pour encore 3 semaines au moins.

Sur le coup, le découragement pointe de nouveau à l’horizon, mais je le mets vite de côté quand elle m’apprend que je pourrai quand même commencer la physiothérapie dès le lendemain.

Enfin, des sorties hors de la maison pour aller me délier les jambes et me permettre de faire quelques pas (allô le jeu de mots) vers la guérison.

Elle m’explique aussi qu’étant donné que je ne fais pas un travail de bureau (je suis éducatrice) et que je bouge et me déplace beaucoup dans le cadre de mes fonctions, je ne peux retourner au travail sans être rétablie à 100 %.

Elle me donne donc mon prochain rendez-vous… dans 6 semaines. 

37 jours précisément.

Plus que la moitié des journées que je viens de passer.

« Mais ça guérit bien »

C’est ce qu’elle me dit avant de quitter son bureau.

Ben coudonc, m’a me contenter de ça pour l’instant.

Ma « fracture non standard » guérit bien.

Dès le lendemain, je me lève, gonflée à bloc, prête à appeler dès l’ouverture le bureau de la CNESST pour leur faire mon rapport et surtout, appeler la clinique de physiothérapie la plus proche de la maison pour obtenir mon premier rendez-vous.

J’ai décidé de voir le côté positif : le pire est derrière moi.

Je vais suivre les recommandations à la lettre, me reposer… et enfin réaliser que je devrais profiter du temps que j’ai à la maison. Et faire des choses que je me plains de ne pas avoir le temps de faire en général.

Comme cuisiner, binge-watcher des séries sur Netflix, écrire encore et toujours plus de textes et surtout dormir le matin. Maintenant que la douleur n’écourte plus mes nuits, je vais rattraper les heures de sommeil qui étaient manquantes avant même mon accident.

Et me dire que la vie fait parfois bien les choses même dans le chaos.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

La fois où… je me suis fait insulter par des trolls sur Internet

La fois où...je me suis fait insulter

C’est bien connu, donner son opinion sur Internet en 2019 est un sport dangereux.

Derrière leurs écrans, même les plus faibles se sentent supérieurs aux plus grands dirigeants de ce monde. On peut tout dire à tout le monde sans nécessairement faire face aux conséquences.

Cachés derrière des pseudonymes et des photos anonymes, les trolls écrivent des phrases cruelles sans aucune considération envers les gens à qui elles s’adressent. Avec des majuscules, des emojis, des gifs, des photos ou encore des montages, on peut répondre de multiples façons à tout et tout le monde sur Internet.

Ceux qui ont le malheur de ne pas avoir les mêmes valeurs ou les mêmes façons de voir les choses que nous sont prompts à sortir des phrases blessantes, des commentaires méchants complètement gratuits dans le but de faire réagir ou de carrément faire du mal.

C’est en sachant tout ça pourtant que je me suis quand même risqué à émettre mon opinion sur une page s’adressant aux fans des Canadiens de Montréal. Si j’ai une grande connaissance de notre sport national, je ne peux quand même pas prétendre à un poste d’entraîneur ou de directrice générale. J’aurais manifestement dû me souvenir de ce fait avant d’y aller de mon petit commentaire à propos de la blessure controversée de leur joueur vedette.

J’émets parfois mon opinion sous des articles qui traitent de sujets qui me tiennent vraiment à cœur ou que je juge complètement inappropriés et ceux-ci sont toujours bien reçus. Je m’efforce d’être objective, de connaître le sujet et de m’exprimer dans un langage approprié avec un français très respectable. Pour ma part, j’accorde toujours plus d’attention aux personnes qui procèdent de la même façon dans leurs commentaires. Je sais que la facilité à s’exprimer et à écrire correctement la langue française n’est pas donnée à tout le monde, mais je crois que si tu prends le temps de bien rédiger ton opinion, de manière réfléchie et non spontanée, il y a plus de chance que ton message passe mieux.

Mais ça, c’est mon opinion sur le sujet.

C’est lorsque j’ai commencé à récolter des commentaires haineux sous la publication de la page en question que j’ai réalisé que certains sujets sont des terrains plus glissants où s’aventurer.

La politique, l’argent, notre système de santé, la sexualité et même la maternité sont des sujets que j’évite habituellement sur Internet. Je lis les articles, les commentaires, mais je m’abstiens de répondre à la plupart, parce que je sais à quel point il est facile de perdre le contrôle dans une conversation qui se déroule derrière des écrans et que ces sujets sont les plus susceptibles de déraper.

Mais après mon expérience et surtout après avoir pris connaissance de la controverse entourant Maxime Comtois, le capitaine de l’équipe canadienne de hockey junior, je peux désormais classer le sport dans cette catégorie. En effet, lors du championnat mondial de hockey junior, le joueur de 19 ans a fait face à de virulents commentaires sur les réseaux sociaux à cause de son tir de pénalité raté lors de la période de prolongation. L’équipe a par la suite perdu la partie et s’est vue éliminée par l’équipe finlandaise. Maxime a reçu des dizaines de messages, les pires lui suggérant de mettre fin à ses jours après cet échec. Je suis encore sous le choc de la violence des mots utilisés à l’endroit d’un garçon d’à peine 19 ans. Je t’invite d’ailleurs à lire ICI, le message qu’il a adressé à ceux-ci sur son compte Twitter quelques jours plus tard.

À la suite de cet étalage de la bêtise humaine, j’aurais dû une fois de plus penser à m’abstenir de passer un commentaire sur la page consacrée en grande majorité au tricolore. Comme quoi, il faut parfois se brûler une première fois pour apprendre de ses erreurs.

Tout ça pour dire que, quelque jours après cet événement qui a fait la une des journaux, j’ai reçu, pour la première fois, des insultes de la part de trolls qui n’ont trouvé rien de mieux à faire que d’utiliser un langage ordurier pour me remettre à ma place et me faire regretter d’avoir osé exprimer mon opinion.

Certains m’ont dit que je devrais me contenter d’être belle et de me la fermer, une autre m’a dit que je devrais me taire parce que je ne disais rien d’intelligent et le plus cinglant de tous m’a même accusé d’être « mal baisée ». Des propos qu’on lit avec stupeur, mais aussi avec une certaine fascination. Hypnotisée par ces commentaires méchants, je n’ai pu m’empêcher de cliquer sur leurs profils pour essayer de comprendre d’où pouvait provenir leur aversion envers moi après quelques mots affichés dans les commentaires.

J’ai vite décidé de passer à autre chose et de prendre encore plus conscience des propos que je peux émettre sur la Toile.

Si quelques personnes ont semblé accorder de la crédibilité à mes propos, c’est ceux qui m’ont insulté qui ont occupé mon esprit et m’ont montré à quel point la haine sur Internet n’est pas un sujet qui s’essouffle en ce début de l’année 2019.

Même après avoir fait l’objet de nombreux documentaires ou de plusieurs séries-chocs, les trolls sont plus actifs que jamais et ne semblent pas vouloir arrêter leur travail de démolition.

Et ceux qui pensent qu’ils n’entrent pas dans la catégorie des trolls en commentant de manière négative la coiffure d’une vedette, détrompez-vous. Même chose si vous insultez l’auteur de votre téléroman préféré parce que vous n’êtes pas satisfaits de sa manière de boucler les intrigues.

Les trolls prennent forme de plusieurs manières et à différents niveaux. Ne tombez pas dans le piège.

Internet peut être une incroyable plateforme et peut même sauver des vies.

Tout comme elle peut en détruire.

Et c’est ce qui est le plus inquiétant.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Avoir envie de tout casser

Avoir envie de tout casser

Je ne suis pas quelqu’un de colérique.

En général.

Je veux dire que je peux me fâcher, mais habituellement, il n’y a aucun témoin de mes colères. Même les plus légendaires. Elles se passent généralement dans ma tête, ou seule dans une pièce où je parle à haute voix et crache mon venin dans un tourbillon de grandes phrases qui me semblent dont ben logiques et appropriées, et qui me permettent de dédramatiser une bonne partie de la situation sans embêter personne avec ça.

Devant les gens, je suis plutôt une championne du monde de la baboune.

T’sais les lèvres serrées, les petits yeux qui plissent, la lueur obstinée qui s’allume et qui refuse de laisser place à autre chose.

Le rictus vers le bas, le regard fuyant et l’esprit qui bouillonne ?

C’est moi, ça.

Je boude jusqu’à ce que ça passe et que je décolère par moi-même… ou que j’obtienne ce que je veux.

Je ne fais pas de grands éclats, même s’il m’arrive de hausser le ton ou de dire parfois quelques mots blessants. Je me considère plutôt comme une grande peureuse qui évite les conflits et qui préfère ventiler seule plutôt que d’exprimer ses frustrations directement.

Ça peut me faire passer pour quelqu’un d’hypocrite (parce que je vais dire à d’autres personnes plutôt qu’à la personne concernée à quel point je suis fâchée) ou pour quelqu’un qui n’est pas authentique.

Mais ça, c’est une autre histoire.

Je sais où sont mes fichus défauts et je sais à peu près ce que je dois faire pour m’améliorer.

Aujourd’hui, je te parle de plus que ça.

Je te parle d’avoir envie de tout casser.

Pas juste en claquant une porte ou en donnant un coup de poing plus ou moins senti sur la table.

LITTÉRALEMENT TOUT CASSER.

Avoir envie de lancer des assiettes ou tous autres objets qui risquent de se casser en milliers de morceaux comme des fragments de colère qu’on étale un peu partout parce qu’on veut que les gens les voient et les sentent se briser sur le sol.

Avoir envie de prendre un couteau et l’enfoncer profondément dans le cœur de la personne qui t’a fait souffrir à un point tel où tu croyais ne jamais t’en remettre.

Avoir envie de prendre un bâton et de frapper. Frapper sur une cible, frapper quelque chose ou quelqu’un. Frapper de toutes ses forces jusqu’à ne plus voir ce qu’on frappe. Frapper au point d’avoir mal partout et ressentir autant de douleur dans son corps que les coups martelés.

Avoir envie de prendre sa voiture et foncer dans tout ce qui se trouve sur notre chemin en hurlant, les mains bien serrées sur le volant et le feu dans les yeux, écraser les obstacles comme dans un jeu vidéo et récolter des points pour le plus grand nombre de manœuvres destructrices.

Dis-moi que je ne suis pas la seule…

Que ça t’arrive aussi d’avoir des pensées aussi sombres et d’imaginer les mettre à exécution sans te soucier de ce qui pourrait arriver.

J’ose croire que c’est normal, que l’esprit humain se laisse entraîner dans un tourbillon de pensées négatives et qu’il nous prend parfois l’envie de tout détruire sur notre passage pour évacuer la colère, le stress, les frustrations et les tensions accumulées.

Que les idées noires qui pourrissent notre tête et empoisonnent notre existence peuvent prendre momentanément toute la place et nous donner envie de tout détruire ce qui constitue notre quotidien.

Je sais bien que de transformer sa colère en violence n’est pas une bonne méthode, mais dans un monde où l’on peut de plus en plus avoir l’impression de perdre pied, détruire les objets qui font notre quotidien fait office de catharsis. Ça peut être un moyen de reprendre les rênes, d’avoir enfin un sentiment de maîtrise sur ce qui nous entoure.

De ne plus subir pendant quelques instants.

Mais heureusement, j’ai toujours laissé la vaisselle en place, les couteaux dans leurs tiroirs, les bâtons à leur place et ma voiture dans le droit chemin.

Mais parfois, ça fait du bien de se laisser aller.

Photo de signature pour Jennifer Martin.