Si j’avais (les choses que j’aurais voulues faire)

Si j’avais...

Il y a tellement de choses que jaurais aimé faire ou que jaurais dû faire! Je me suis souvent remise en question concernant le grand SI JAVAIS. Est-ce que lannée de mes 30 ans ma fait plus repenser à mes choix de vies? Je réponds sans hésiter : sans aucun doute. Je pense à tellement de choses que jaurais aimé faire, telles que des voyages, l’école, les choix de voiture et jen passe.

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Otage de la route et de la construction, du temps perdu!

Jenny otage de la route

Lundi matin 7h30, en route vers le travail, je passe au-dessus de l’autoroute 30.  Chaque matin, je vois le nombre de voitures qui attendent pour aller à destination augmenter de mois en mois. Bien évidemment, les intempéries de la vie de tous les jours peut faire changer la longueur de la distance ainsi que du temps.

Je lève mon chapeau à ceux et celles qui passent des heures chaque semaine pour se rendre du point A jusqu’au point B. J’ai toujours fait le choix d’habiter proche de mon emploi pour ne pas avoir beaucoup de kilomètre dans le trafic. Je n’ai jamais aimé conduire de manière générale, de longues distances, peu importe la raison pour laquelle je devais me déplacer. Je m’arrange pour conduire le moins possible. J’organise mes rendez-vous ainsi que mes activités pour faire le moins de conduite automobile possible. Au fil des ans, j’ai pris conscience que le temps que je perds sur la route ne peut être repris.

Il y a des otages de trafic à cause du travail, par amour ou tout simplement pour avoir sa maison de rêve. Cependant, aujourd’hui il y a aussi les otages de la construction plusieurs mois par années. Je ne me rappelle pas d’avoir eu un été sans cône orange près du trottoir ou sur la route depuis plusieurs années. Nous sommes otages de la construction pour une longue période encore, avec la nouvelle configuration du secteur de l’autoroute 20, l’autoroute 15 et de la 720. Il y a le nouveau pont Champlain ainsi que la reconfiguration du pont-tunnel Louis-Hippolyte La Fontaine.  Sans oublier les rénovations dans les villes et les routes principales qui causent un trajet plus long aux utilisateurs de l’automobile.

Chaque décision municipale, provinciale ou même fédérale vient mettre en otage la vie des gens de plusieurs secondes, minutes, heures et même journées, par année. Les légers détours que nous devons faire restent minuscules en fin de semaine. En revanche, le 30 minutes de détour par semaine devient le 1500 minutes par année. Cela affecte directement le quotidien de tous, puisque cela enlève du temps avec la famille, les amis(es), le petit 30 minutes de temps supplémentaires et le petit café du matin au restaurant du coin.

Jenny otage de la route

Je n’ose même pas penser aux gens qui passent la grande majorité de leurs journées sur la route comme travail. Il est de plus en plus compliqué de planifier plusieurs rendez-vous avec des clients en une seule journée. De nos jours, il est primordial de mettre dans son agenda le temps de route pour ne pas arriver en retard. Suite à un incident a mon pied, j’ai dû prendre l’ambulance pour aller à l’hôpital. Il n’a qu’un seul chemin entre le bureau et l’hôpital le plus proche. Et avec les travaux de construction, l’ambulancier ne pouvait pas rouler à pleine vitesse. Par chance que ma situation n’était pas grave et n’avait pas besoin de soin en toute urgence, puisqu’il n’aurait pu aller plus vite.  Chaque situation provoque du positif et du négatif dans la vie de tous.

Un jour, j’ose croire que tout cela sera bien derrière nous.

Oktoberfest à la maison

Jenny parle de faire une soirée Oktoberfest

Mon conjoint et moi adorons faire et planifier des soirées thématiques. Que ce soit pour nos anniversaires, la soirée du Superbowl ou tout simplement l’Oktoberfest.  Que faut-il pour avoir une bonne et agréable soirée thématique Oktoberfest? Il faut de la bonne bière, un beau décor ainsi que de la bonne cuisine Bavaroise. Il faut espérer avoir une belle journée et soirée dehors, afin que cette thématique fonctionne encore mieux.

Le choix de bières est l’un des aspects les plus importants. Il faut absolument des bières en provenance de l’Allemagne, dans le meilleur des mondes. C’est toujours un plaisir de partager avec les amis(es) et la famille les sortes de bières achetées. De plus, il est toujours agréable de découvrir et de goûter à de différentes saveurs au courant de cette belle soirée.

L’organisation de cet événement a commencé 2 mois avant le jour J. J’ai fait l’acquisition, via un site internet, d’accessoires pour faire un photo booth. Je trouvais cela important que nos invités puissent prendre des photos comme souvenirs.  Certains d’entre eux ont publié sur les réseaux sociaux des photos de la soirée et même des vidéos. Dans chaque événement que nous organisons, j’essaie toujours de trouver un petit quelque chose pour que les gens puissent utiliser leurs réseaux sociaux. C’est de plus en plus difficile de nos jours de mettre les cellulaires et les tablettes électroniques de côté. C’est pour cette raison que je prends avantage des années 2000 pour nos soirées.

La nourriture est aussi importante que de la bonne bière. Nous avions acheté de bons fromages qui se mélangent bien avec les boissons alcoolisées ainsi qu’avec les autres plats.  En plus d’avoir une salade de patates au goût de l’Allemagne, nous avions des saucisses achetées au magasin ainsi que faites maison. Nous avons passé une soirée à faire nos mélanges de chair à saucisse jusqu’à la confection. Il y avait deux saveurs faites par nous. La première sorte que nous avons confectionné était épinard, feta et épices grecques. Lors de mon récent voyage à Calgary, j’ai visité un magasin de chasse et pêche qui était incroyable. Ils avaient plein de trucs inimaginables qui ne se retrouvent pas au Québec facilement. J’ai fait la découverte d’épices pour faire du charqui (nom francophone du Jerky) maison ainsi que pour faire des saucisses maisons. La saveur choisie fût Bratwurst, saucisse populaire en Allemagne, comme beaucoup d’autres dont le nom termine par «Wurst».

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J’ai adoré mon expérience du jour 1 jusqu’au grand jour J.  Recevoir des amis(es) ainsi que la famille lors de soirées thématiques, c’est tellement amusant. J’adore le processus de la recherche des idées, de la nourriture, du décor ainsi jusqu’aux petits cadeaux. J’essaie le plus possible de rendre l’expérience à son meilleur. Je suis toujours à la recherche de la prochaine idée de soirée. De plus, j’essaie toujours d’ajouter une petite nouveauté à chaque année, lorsqu’une thématique revient.

Et vous quelles sont vos soirées thématiques favorites?

    

Mon père: ce héros invisible

Jenny parle de son père

Ça m’a pris une bonne heure devant mon écran d’ordinateur pour mettre en mots ce que j’avais en tête. J’avais plein d’idées pour faire un beau petit texte, mais tout n’arrivait pas à sortir. J’aurais pu aller sur un moteur de recherche et j’aurais trouvé une belle chanson tout simplement. J’aurais même pu m’inspirer d’une émission pour m’aider à faire le texte. J’ai effacé les quelques mots écrits au hasard sur cette feuille blanche, l’idée d’écrire autre chose m’est passé à l’esprit à cause du manque de phares. À ce moment-là, je me suis mise à regarder des photos que j’avais prises à travers les années. Les images et les souvenirs m’ont permis de mettre sur papier ce qui fait de lui mon héros invisible.

Les mots qui résument bien mon père sont le courage, la détermination et son petit côté comique à ses heures. Il a eu son lot d’obstacles comme beaucoup de gens, mais il n’a jamais perdu espoir. Dans un précédant texte, j’avais parlé de ma mère qui fût aidante naturelle pour ma grand-maman. Cette épreuve m’a fait comprendre et réaliser beaucoup de choses autour de moi. Durant les mois où nous avons pris soin de ma grand-maman, j’ai découvert un père complètement différent de celui que je connaissais. Bien évidemment, âgée de 30 ans, j’ai vécu certaines expériences qui m’ont fait voir la vie d’un autre côté. Il y a des événements qui sont un peu plus révélateurs que d’autres. Mon père a fait preuve de patience et d’une grande compréhension, cela lui a permis d’accepter de vivre cette expérience pendant plusieurs mois. Ce ne fût pas toujours facile puisqu’il y a des bons et des mauvais jours comme dans n’importe quelle cohabitation. Il démontrait un grand don de soi puisqu’il a ouvert sa maison et son cœur pour permettre à ma mère d’être disponible à 150 % pour la sienne dans son rôle d’aidante naturelle.

Le 10e mois de l’année est celui de son anniversaire. Un jour au courant du mois d’octobre, il y a quelques années déjà, j’ai voulu prendre le temps pour lui dire merci d’être présent pour moi. Il est mon héro pour tout plein de raisons qui sont inscrites dans ce texte et pour d’autres qui ne le sont pas. Il fait parti des superhéros qui sont invisibles aux yeux des gens. Il porte sûrement sa cape avec l’option d’invisibilité pour que les gens autour de lui ne l’apprennent pas. Il n’est pas comme les superhéros de nos bandes dessinées. J’ai toujours aimé faire la comparaison entre les superhéros de notre réalité versus ceux des émissions de fiction. Je trouve qu’utiliser le terme superhéros ajoute un peu de magie dans mon cœur d’enfant. De plus, mon père n’est pas plus spécial qu’un autre papa sur cette terre cependant je suis fière de dire que c’est le mien.

Joyeux Anniversaire!

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Travail au bureau VS Télé-travail : Mon expérience

Jenny parl de son expérience de télé-travail

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de travailler à la maison durant ma convalescence pour mon pied. Je souhaite donc vous faire part de mon expérience et comparer le télé-travail et le travail au bureau.

 

J’ai apprécié avoir l’opportunité de travailler de chez-moi durant les semaines où je n’étais pas en mesure de marcher suite à mon incident au pied, en début juin.  L’avantage des entreprises en 2018, est que les bases de données informatiques utilisent Internet pour se connecter. Cela facilite la vie de plusieurs personnes qui travaillent sur la route ou à distance. Est-ce que c’est un avantage ou un désavantage de travailler à la maison? Est-ce le même questionnement pour le travail au bureau? Je répondrais tout simplement par un peu des deux.

 

En effet, le travail à la maison n’est pas fait pour tous. J’ai appris bien malgré moi que ce genre de travail n’est pas fait pour moi à 100 %. Je suis une personne qui aime être en contact avec les gens, j’ai donc trouvé ces 2 mois et demi très difficiles sur le plan émotionnel et social. J’avais l’impression de ne pas connecter avec mon équipe. En revanche, mes amies au bureau m’ont aidé à traverser cette période grâce aux messages texte et aux messages de groupe via le Hangout de l’entreprise pour laquelle je travaille. Bien évidemment, j’ai sauvé sur ma consommation d’essence et j’ai pu profiter de manger des repas un peu plus élaborés de ce que je suis habituée de me faire en lunch.

 

Il y a des avantages à travailler directement au bureau, puisque tu peux aller voir les gens avec qui tu travailles directement au lieu d’attendre qu’ils ne te répondent. Il y a un esprit de communauté ou bien d’appartenance lorsque nous sommes au bureau. Lorsqu’il a des nouvelles informations importantes ou même de nouveaux employés, nous l’apprenons en même temps que tous. Cependant, il y a des inconvénients au travail à 100 % au bureau. Tels que les jours de rendez-vous médicaux, problèmes de voiture ou autres, c’est plus compliqué d’entrer au travail. Les paies sont alors plus petites. Les jours de mauvais temps dus aux conditions routières ainsi que les grippes saisonnières, moins d’employés entrent travailler.

 

Dans un monde idéal, je crois que tout le monde qui a la possibilité de faire du télé-travail devrait le faire à un certain par période. Partager le travail au bureau et faire aussi du télé-travail chaque semaine serait très bénéfique à tous et chacun. Prenons l’exemple d’un employé qui a le rhume ou la grippe, il pourrait travailler de la maison. Il serait plus productif, puisqu’il n’aurait pas besoin de se préparer, de conduire jusqu’au bureau et ainsi risquer de donner ces microbes aux autres. En effet, il y a quelques fois par année où les journées sont plus difficiles. L’option du travail à la maison aiderait l’employé à mieux performer malgré qu’il soit plus fatigué que d’habitude.

Il n’y a certainement pas de recette miracle. Cependant, les deux possibilités peuvent aider les employés et leur employeur à plusieurs niveaux et garder une performance adéquate.

 

       

Le spectacle d’humour Gordon 2018

Jenny nous parle du show d'humour Gordon

Depuis plusieurs années, l’entreprise pour laquelle je travail organise des soirées corporatives d’humour. Trois humoristes de la relève ou déjà établis sont invités à faire 30-45 minutes de blagues, qu’elles soient issues de leurs spectacles actuels ou de nouveaux matériels. Le 25 août 2018, nous avons eu la chance de voir Stéphane Poirier, Mathieu Cyr ainsi que P-A Méthot lors de cette soirée corporative annuelle.

 

Je connaissais déjà Mathieu Cyr ainsi que P-A Méthot. Cependant, Stéphane Poirier fut mon Wow de la soirée.  J’aime bien les soirées d’humour qui me permettent de découvrir de nouveaux talents de la scène québécoise.  Nous sommes chanceux d’avoir autant de talents ainsi que de variétés par chez nous.

Stéphane Poirier : Il ne fait pas parti de la liste des humoristes de la relève. Il figure dans quelques émissions à la télévision au Québec. Cet humoriste est mon Wow de la soirée puisque je ne le connaissais pas. J’ai aimé sa performance du début jusqu’à la fin. Je serai partante pour aller le voir en show n’importe quand dans le futur. Il n’a pas besoin d’avoir un nom hors du commun pour qu’on se rappelle de lui facilement. Sa présence sur scène et son humour suffisent à ce que je me rappelle de lui.

Mathieu Cyr : J’ai déjà eu la chance de le voir dans des spectacles en collaboration avec d’autres humoristes. Chaque fois que je l’ai vu, c’était un rire garanti! Il n’y a pas seulement sa prestation sur scène, mais aussi le temps qu’il prend pour son public. Je le suis sur certaines plateformes sur internet et je le trouve aussi drôle qu’en spectacle.

P-A Méthot : Je n’ai pas eu la chance de le voir en spectacle depuis qu’il a commencé dans l’industrie. En revanche, je m’arrange toujours pour écouter ses entrevues radiophoniques ou regarder ses entrevues télévisuelles. Je vais être franche avec vous concernant sa prestation sur scène, je ne l’ai pas trop aimé. Je pense que je m’attendais à quelque chose d’un peu trop extraordinaire.  Il y a certains sujets auxquels je n’ai pas accroché. Bien que la majorité de la salle ait bien aimé son humour, ça n’a pas été la même chose pour moi.

De manière générale, la soirée était incroyable. Ce n’est pas seulement les humoristes qui ont fait de cette soirée une réussite, mais un ensemble de beaucoup de choses telles que la présence de notre président sur la scène comme présentateur. Vivre une soirée avec ses amis(es) et collègues à l’extérieur des murs du bureau fait en sorte que l’ambiance est plus relaxe puisqu’il n’y a pas de contrainte avec nos tâches quotidiennes au travail. Au total, il y a déjà eu 11 éditions, j’ai la chance d’avoir été présente aux 4 dernières et c’est toujours un plaisir d’y être.

Bien hâte de voir l’édition numéro 12 au courant de l’année 2020.

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L’écriture : Ma thérapie, Ma psychologue

l'écriture, ma thérapie, ma psychologue

Depuis que je suis toute jeune, j’ai une fascination pour l’écriture. Bien que je ne sois pas très bonne dans la portion grammaire, j’ai toujours eu de très belles notes à l’école pour la portion histoire. J’ose espérer que ma facilité à écrire des histoires vient de mon intérêt pour le cinéma et la musique. Encore aujourd’hui, je ne suis pas capable de répondre à cette question. Du plus loin que je me souvienne, j’adorais écrire. J’en ai passé des soirées et des nuits à écrire dans un petit journal : des mots, des rêves, des idées et même de petites histoires.

Avec le recul, chaque mot, chaque rêve, chaque inspiration étaient une forme de thérapie pour moi. Une façon de rendre mon quotidien meilleur et ajouter un peu de beau sur la réalité. J’ai eu une jeunesse et une adolescence super, cependant ce n’était pas parfait. Comme beaucoup de jeunes, j’ai vécu l’intimidation, le manque de confiance en soi, ainsi que j’avais l’impression ne pas faire partie d’aucun groupe. Je me cachais derrière mon petit livre et je m’évadais dans un monde imaginaire. Je suppose que les heures que j’ai passé à écrire les hauts et les bas de ma vie de jeune a fait sauver beaucoup d’argent à mes parents en honoraires de psychologue.

Je pense que la petite fille que j’étais n’est jamais bien loin de moi, puisqu’encore aujourd’hui, je me cache derrière ma tablette ou mon cellulaire pour écrire quand je ne vais pas bien. Je ne passe pas mes soirées à mettre un peu de beau dans ma réalité de femme de 30 ans. Cependant, j’écris sur des opinions, des évènements que j’ai vécus ou ce que j’aimerais être. Je ne crois pas que j’aurais eu une plus grande ouverture d’esprit pour en parler à une personne comme un psychologue. L’écriture m’a permis de rêver plus grand que nature tout en gardant les deux pieds sur terre. L’intérêt que j’ai pour l’écriture d’histoires s’est estompé au fil des mois suivant l’annonce de la maladie de mon grand-père. L’étoile qui brillait dans moi s’est éteinte le jour où il nous a quittés. Au courant des dernières semaines, une petite étincelle s’est ré-allumée. Bien que j’aie plein d’idées dans ma tête, je n’ai pas encore écrit autre que pour le blogue. Lorsque ma grand-mère nous a quittés durant mon voyage, le goût d’écrire des belles petites histoires est revenu. L’émotion qui m’habite suite à son départ ma permis de me reconnecter avec mes idées, mes projets et mon envie d’écrire davantage.

J’ai toujours aimé écrire en forme de lettre et les faire brûler pour que cette émotion quitte mon corps au même moment que chaque particule de papier brûle vers l’univers. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise méthode pour passer autre travers une émotion heureuse ou triste.

Pour ma part, mettre en mots ces sentiments sur un papier blanc m’aide énormément à tout simplement tourner la page et débuter un nouveau chapitre.

 

Les Vacances 2018 : Un Voyage à Calgary

nos vacances à calgary

Depuis que nous avons sélectionné nos semaines de vacances en début mai, nous avions un point en commun : faire du camping. Nous avons finalement opté pour aller dans l’ouest du pays. À la suite de mon accident de pied, nous avons planifié les vacances un peu plus autour de mon accident. Mon copain et moi avons pris l’avion le 8 août 2018 en direction de Calgary et un retour prévu le 16 août 2018.

Partie 1 : Nous avons décidé d’aller faire du camping dans les Rocheuses, plus précisément Jasper, pour les premiers jours des vacances. Tout au long du trajet qui dure aux alentours de 5 heures, nous conduisions dans les roches, montagnes ainsi que les lacs. Les paysages étaient à couper le souffle. Quelle joie de pouvoir faire la route dans ces immenses rochers! Chaque montagne a son histoire et sa beauté. Il y a celles avec ses sapins, d’autres avec de la neige, celles avec de l’érosion, avec de l’eau claire qui coule et du vert incroyable. La raison que cette eau est aussi claire est qu’il n’y a pas de pollution dedans. Au courant de mon séjour à Jasper, nous avons fait une croisière sur le lac Maligne (photo 1). Je n’en reviens pas encore d’avoir appris autant sur l’histoire de notre pays grâce à cette partie des Rocheuses. L’histoire des feux de forêt, qui elles prennent des années à reprendre des forces pour que le paysage soit tout naturel et non mort. De voir les résultats naturels des avantages d’été et d’hiver sur des kilomètres d’arbres et de sentier. Il y a une certaine paix lorsque nous sommes dans ces routes-là.

affiliation focus les guides ulysse

 

Au chemin du retour, j’ai été visiter le lac Louise ainsi que l’attrait touristique Banff. L’image que j’ai en tête du Lac Louise n’est pas facile à décrire, puisque cet endroit m’a rendue émotive. Cet endroit fût l’une des plus belles places que mes grands-parents ont vu lors de leur traversée du Canada. J’aurais tendance à comparer le centre-ville de Jasper et de Banff au nôtre. Il y a des restaurants, des cafés, des boutiques ainsi que des boutiques à souvenirs.

mon voyage à calgary

Partie 2 : Cette partie du voyage a été de visiter certains attraits qui rendent cette province populaire. Nous avons été visiter le West Edmonton Mall qui est l’un des centres d’achats les plus gros en Amérique du Nord. J’étais heureuse de pouvoir finalement le voir et d’y marcher pendant des heures pour voir chaque boutique et attraction. De plus, j’ai eu la chance d’aller voir un musée sur les dinosaures. Ce genre de musée n’est pas commun par chez-nous. Je trouve que cet endroit est très original et instructif comme activité.

Il est bien évident que ce voyage va être gravé dans ma mémoire pour toujours. Cependant, la seule chose que j’ai trouvé plus difficile est l’atmosphère à la suite des feux de forêt en Colombie-Britannique. Les derniers jours furent plus compliqués coté visibilité ainsi que respiration.

Je n’arrive pas à croire que ce voyage est déjà terminé. Est-ce que 9 jours furent assez pour explorer cette province? Aucunement! Un voyage de cette durée ce n’est pas assez pour voir tous les endroits et la beauté des Rocheuses.

 

Crédit photos Jenny Ouellette-Lévesque

 

Mon expérience suite à l’accident à mon pied : Le quotidien

comment on se sent lorsqu'on a un accident et qu'on est blessé à un pied

Le 6 juin 2018, en revenant du travail, lorsque j’étais sur le bord d’entrer à la maison, j’ai marché sur un morceau de métal qui était sur le gazon. À cet instant, je ne me doutais pas que les semaines suivantes seraient un très beau «challenge» pour mon entourage et moi.

Je ne me doutais pas que 2 béquilles causeraient autant de défis dans ma vie, au jour le jour. Cette expérience est divisée en trois sujets pour moi : la maison, le travail et les commerces.

À la maison : Je n’étais aucunement adaptée pour ce genre de situation. La salle d’eau est dans le sous-sol, alors durant les 2 derniers mois, je ne pouvais pas descendre. Mon copain s’occupait de faire les brassées de lavage. Pour ma part, je pouvais plier les vêtements bien assise sur le lit. Je n’étais pas en mesure de faire des repas très compliqués puisque je ne pouvais rester debout trop longtemps. Je ne pouvais pas sortir si j’avais plusieurs sacs ou autres à transporter. Au fil des jours, je me suis adapté et j’ai trouvé des solutions pour rendre mon temps à la maison plus facile.

Au travail : Les premiers jours n’ont pas été super faciles, parce que je ne pouvais pas transporter mon café, ma boîte à lunch, etc. L’utilisation des béquilles me demandait tellement d’énergie que je ne pouvais plus rien transporter d’autre qu’un sac à dos. Bien que nous ayons des places réservées pour les personnes à mobilité réduite ainsi qu’un ascenseur, nous ne sommes pas à l’abri des alarmes de feux ou des pratiques. Advenant, une situation comme celle-là, j’aurais dû descendre les escaliers avec mes béquilles. Par chance, quelques jours après mon accident, j’ai eu un laptop pour travailler de la maison.

Dans les commerces : Ce n’est pas toutes les épiceries ou les magasins à grandes surfaces qui ont des chaises roulantes ou chaises électriques. Puisque ma condition est temporaire, je n’ai pas de vignette pour une personne à mobilité réduite, alors je ne trouvais pas de place proche de la porte d’entrée. Il devrait y avoir des places réservées pour les gens à mobilité réduite temporaire. J’aurais bien aimé pouvoir faire mon épicerie durant ces semaines. De plus, je me suis adapté rapidement au service au volant des restaurants ou même de la banque.

Je me suis adapté facilement à cette situation grâce à l’aide de mon copain et de mes parents. Je n’ai que de bons mots pour les gens qui doivent vivre avec cela au quotidien. Il y a encore beaucoup d’endroits où les gens à mobilité réduite ne sont pas acceptées à 100 %. Mon but n’est pas d’être négative, mais je crois qu’encore aujourd’hui nous devons travailler et adapter les commerces ou encore les lieux de divertissement afin qu’ils soient accessibles aux gens qui ne peuvent pas se déplacer avec leurs deux jambes. Pour ma part, je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider les gens à mobilité réduite. Parfois, il ne suffit que d’un petit coup de main et cela va mettre un peu plus de soleil dans la vie d’une personne.

 

11 Août 2004 : Une journée gravée dans ma mémoire

11 août 2004 – vers 13h45 : Un train routier (b-train) est tombé sur notre voiture.

Cette journée restera gravée dans ma mémoire à tout jamais. J’étais en route avec ma mère pour aller amener mon animal de compagnie chez mes grands-parents. Nous ne sommes jamais arrivées à Rawdon, mais plutôt à l’hôpital.

Je n’aurais jamais pensé être capable d’écrire un texte concernant cette journée et les années qui ont suivis cet évènement. Il y a beaucoup d’aspects de ma vie qui ont changés dû à cet accident.  Il y a eu la peur de conduire, la peur des camions sur la route, ma perception de l’environnement autour de moi ainsi que mes objectifs de vie.

En effet, durant les semaines et même les mois qui ont suivis l’accident, j’avais peur de conduire. J’étais en train de suivre mes cours de conduite et d’obtenir mon permis probatoire. Je ne voulais pas continuer dans mon cheminement des cours et même reprendre le volant. Suivant le conseil de mon père, j’ai été voir un psychologue spécialisé dans les traumatismes. Après quelques séances de consultation, j’ai eu le goût de reconduire. Quelques années plus tard, avec du recul sur la situation de mon accident, j’ai compris que le chemin parcouru et le temps m’ont donnés la confiance dont j’avais besoin pour reprendre le volant.

Bien que la peur des camions qui sont près de moi lorsque je conduis ou que je suis copilote est toujours présente, j’ai vaincu ma peur des camions avec les années. Je travaille même pour une entreprise qui fait la livraison de produits alimentaires via des petits camions jusqu’au b-train. Lorsque je suis au volant, je m’arrange pour me tenir le plus loin possible des camions et même faire le moins de dépassement possible. En revanche, lorsque je suis la passagère, je dois fermer mes yeux pour ne pas voir les camions près de la voiture. Je fais encore des petits sauts dans la voiture par peur que le camion tombe. Mes réactions sont de mieux en mieux. Je suis en mesure de contrôler mes émotions un peu plus chaque jour. Malgré que l’accident a eu lieu il y a 14 ans, la peur va toujours rester en moi peu importe les circonstances de la vie.

Je ne vais pas cacher que mes valeurs et mon attitude envers la vie aient changés. Ma dernière année du secondaire a pris un tournant complètement différent. J’ai changé envers ma gang d’amis, ma famille et mon employeur suite à cet événement. Toutes les stupidités de la vie me dérangeaient. De plus, je me suis éloignée de beaucoup de gens puisque j’avais associé cette période de ma vie (incluant cet accident) à certaines personnes. Bien sûr que les gens n’avaient rien à voir avec cette épreuve, mais j’avais besoin de faire le vide pour reprendre ma vie en main.

J’aurais pu mettre comme photo de couverture ou inclure comme photos à l’intérieur du texte, des vraies photos de l’accident, mais j’ai décidé de garder ces photos dans un coffre.

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