Noël, qu’est-ce que ça veut dire aujourd’hui?

Mélanie parle de Noel

Quand j’étais petite, j’adorais cette période des Fêtes de Noël. Ma mère décorait toute la maison dès le début novembre, avec la musique, la bouffe des Fêtes, ma grand-mère et ses beignes si délicieux. Les marches le soir dans le domaine, quand il neige de gros flocons. J’ai la tête pleine de beaux souvenirs de ses Noël passés. Les tonnes de cadeaux pour les enfants, les jeux pour déballer les cadeaux (on travaillait fort), la musique et la danse jusqu’aux petites heures. C’était magique.

Puis j’ai grandi et soudain tout a changé pour moi .Cette période de l’année a perdu de sa magie, je ne sais pas pourquoi…. C’est étrange, je voyais beaucoup plus le côté commercial de la chose, où on doit toujours acheter plus de cadeaux, aller à plus de party. Puis un jour, j’ai eu mes enfants et les choses ont changé à nouveau. J’ai voulu recréer la magie de Noël pour eux, pour voir l’émerveillement dans leurs yeux.

Mon père a joué les Père Noël à plusieurs reprises pour mes enfants. Mon fils de trois ans s’est fait réveillé le soir vers 11h par le Père Noël qui lui a offert un cadeau. Et mon fils lui a dit : «maman a dit non». Il a finalement ouvert son cadeau, est venu me réveiller et ensemble, nous avons regardé le Père Noël s’en aller sous la neige dans la nuit. C’était vraiment magique, il en a parlé à tout le monde les jours suivants.

Chaque année au bureau de mon mari, il y avait un méga gros dépouillement d’arbre de Noël pour tous les enfants de la compagnie et mon père leur a offert de les dépanner pour être le Père Noël. Tout allait bien lorsque mon fils me dit : «C’est drôle maman, le Père Noël a les mêmes chaussures que papi!!!!»Oh my God! Je lui ai dit: «Chut!!! Ta soeur ne doit pas le remarquer!» J’imaginais le scénario où elle tire sur la barbe et surprise! Tous les enfants en pleurs.

Puis mes enfants aussi ont grandi. Le Père Noël a perdu sa magie, les cadeaux sont aussi transformés et ont augmenté de prix!!! Je ne savais plus quoi leur offrir. Ils me demandent surtout de l’argent pour acheter ce qui leur tente.Alors, on est rendu là, plus de cadeaux, plus d’excitation devant le sapin le 24 décembre au matin.

Aujourd’hui, je me dis : «Noël, c’est quoi maintenant?» Est-on vraiment obligés d’offrir quelque chose? N’est-ce pas plus important d’être ensemble avec les gens que l’on aime et partager de beaux moments à rire, s’amuser et créer de beaux souvenirs?

Cette année pourtant, j’aurais bien envie de passer une commande spéciale pour mon cadeau de Noël. Donc, voici ma demande pour toi cher Père Noël : Je souhaite que mes parents soient heureux dans leur nouvelle maison, que mon frère soit lui aussi heureux avec sa blonde,dans leur nouvelle maison, que ma soeur trouve la personne qui la rendra heureuse enfin, avec ses deux enfants. Je souhaite amour, bonheur et santé pour toute ma famille. Une belle année pour ma grande fille de 13 ans et une belle dernière année de secondaire à mon grand de 16 ans et enfin, une belle année pour mon mari d’amour qui partage ma vie depuis les vingt dernières années.

Je vous aime tous.

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Et si j’avais le courage

Mélanie parle de courage

À chaque fois que je regarde les nouvelles et vois un reportage sur une famille qui a tout quitté pour aller vivre une année sur la mer, pour voyager, faire l’école sur le bateau, découvrir toutes les expériences possibles, je me dis «wow, ce qu’ils sont chanceux de pouvoir se permettre cela». Décider de foncer dans la vie, de profiter de chaque instant, découvrir différentes cultures, la mer, le soleil, la plage, les paysages.

Un de mes films préférés est «Mange Prie Aime» avec Julia Roberts. Je trouve le personnage tellement courageux de tout quitter pour aller seule en Italie, ensuite aller prier en Inde et se retrouver à Bali. Le film est magnifique. J’adore tellement le message et surtout les paysages sont sublimes. Mais je suis vraiment trop peureuse pour visiter ces endroits. J’ai peur des maladies, de la nourritures pas fraîche et d’être malade. Je sais, c’est sûrement dans ma tête, mais on ne sait jamais.

Quand on a un travail, une famille, des adolescents, on a des responsabilités. On ne peut pas tout quitter comme ça et partir. Il y a des gens qui comptent sur moi et mes enfants sont à l’école secondaire. Beaucoup de devoirs et de choses à apprendre, et aussi le bal de finissant.

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Cette année, j’aurai quarante ans et mes enfants vieillissent. Je vois que d’ici quelques années, nous serons plus libre de partir et voyager, découvrir de nouveaux paysages. Le soleil de Californie, mon plus grand rêve. J’espère vraiment le réaliser dès que possible.

Connaissez-vous Lydiane autour du monde? C’est vraiment fou la vie qu’elle a… les voyages, les endroits exotiques, uniques et magiques, wow! Elle se promène partout, elle fait des sports extrêmes et n’a peur de rien. Depuis sa participation à Occupation Double, c’est fou de voir où cela l’a menée. J’adore la suivre sur les réseaux sociaux, elle est toujours souriante et de bonne humeur.

Et si j’avais le courage de tout quitter?

Et si j’avais le courage de vivre mes rêves?

Et si j’avais le courage de me réinventer?

Mais pourquoi? J’aime ma vie, mon mari, mes enfants, mon emploi, ma famille. J’ai une maison et tout ce qu’il me faut, mais on veut toujours plus… plus de quoi? Pourquoi?

La vie est une suite de choix.

Et si j’avais le courage de l’accepter et de l’aimer tout simplement?

Et toi que changerais-tu si tu avais le courage? Dis-moi!

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Ma mère, cette femme courageuse

Mélanie parle de sa mère

Ce mois-ci, j’ai envie de vous parler de ma mère, cette femme si forte et courageuse. Tout d’abord, elle a décidé de me garder malgré son jeune âge. Elle a dû vite devenir une adulte. Ma mère est une femme pleine de ressources. Elle a tellement eu d’emplois divers que son CV doit être si long. Elle a quand-même eu l’aide de mes grands-parents qui ont toujours été vraiment importants pour moi.

Quand j’avais trois ans, elle m’a trouvé le meilleur des papas au monde, nous sommes si chanceux de l’avoir. Ensuite, j’ai eu la chance d’avoir un frère et une soeur que j’aime tellement. J’étais déjà super responsable pour mon âge pour m’occuper d’eux. Ma mère est toujours restée à la maison après la naissance de ma soeur et mon frère. Elle est retournée au travail quand ils ont commencé l’école. Chez-nous, il y avait toujours de la nourriture faite par maman ou par mémère (ma grand-mère). Ça sentait bon dans la maison.

Nous avons vécu plusieurs années à Rawdon. J’ai vraiment aimé ce temps passé dans le domaine Kildare où tout le monde se connaît et s’entraide. Mais surtout de vivre près de mes grand-parents, de partager tous ces moments avec eux m’ont donné tant de souvenirs heureux et je bénis chaque jour vécu en leur présence. Ma mémère nous a quittés, mais mon pépère est toujours là et je profite de chaque moment avec lui et ma mère chaque semaine. Il me partage sa sagesse et je sais bien que dans pas si longtemps, ces moments, je les passerai avec ma mère et mon père.

Comme je l’ai dit, notre monde a basculé quand ma grand-mère est décédée, donc mon grand-père est venu rester chez ma mère. Moi, je suis partie en appartement avec mon chum. Mes parents ont quitté Rawdon pour Mascouche et mon frère et ma soeur ont vécu toute une adolescence! Ils ont su passer au travers, mais ce fut vraiment une période déchirante pour mes parents. Par contre, ma mère n’a pas baissé les bras pour eux. Elle a continué de les aider et aujourd’hui, je pense qu’ils lui en sont reconnaissants.

À 50 ans, ma mère a fait un infarctus. J’aurais vraiment pu la perdre et sérieusement, j’essaie de ne pas y penser car je ne peux imaginer ma vie sans elle. Ma mère qui a fait plusieurs emplois, s’est finalement trouvée. Elle est devenue réflexologue et depuis, elle est vraiment heureuse de pouvoir aider les gens à se sentir mieux, mais surtouts qu’ils puissent comprendre ce qui les a rendu malades. Les gens l’apprécient vraiment beaucoup. C’est une femme qui rayonne et qui rend les gens heureux. Quelques années après son infarctus, elle a été opérée encore une fois. J’aurais pu la perdre encore une fois. Aussi, il y a plus d’un an, mon frère et mes parents ont passé au feu et ils ont tout perdu. Depuis ce temps, mes parents vivent chez mon oncle et ma tante qui les ont accueillis sans se poser de question. Malgré tout, depuis ce temps leur vie est comme sur pause. Je la trouve tellement bonne d’avoir pu traverser cet événement avec tant de résilience. Heureusement, leur maison sera bientôt prête, une question d’un maximum un mois. Je l’espère tant pour elle.

Mélanie parle de sa mère

Je t’aime maman! Lâche pas, ça s’en vient!!!!!

 

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Le retour à la routine

le retour à la routine

Déjà…il me semble que l’année scolaire vient de terminer. Mais non, les vacances sont finies alors c’est le retour des dépenses scolaires. Matériel, vêtements et cours, parce qu’on se le dise, non, l’école n’est pas gratuite du tout et avec deux enfants au secondaire…ouf! Ça s’appelle : crache le cash.

Ma fille commence le secondaire. C’est toute une étape pour elle : les professeurs différents dans chaque cours, des classes différentes, le stress d’être en retard les premiers jours… Les nouveaux visages et les anciens qui suivent aussi parfois. Ce n’est pas facile de changer d’environnement d’un coup et de laisser un endroit où elle connaissait tous les recoins. De plus, elle devra porter l’uniforme car oui, c’est obligatoire pour les secondaires 1 et 2. Mais la beauté de la chose, c’est que tout le monde sera habillé pareil.

Je m’inquiète pour elle car je sais qu’elle est sensible et qu’elle a besoin d’avoir une personne qui la guide, qui est là pour l’aider et la soutenir. Mais au secondaire, ce n’est pas évident. J’espère que tout se passera bien pour elle. Qu’elle se fera des tas de nouvelles amies et qu’elle aimera ses cours en arts et médias. La photographie la passionne ainsi que le montage vidéo et elle est déjà très douée.

En même temps que je vis ce changement pas si facile à vivre, mon fils lui, se prépare à vivre sa dernière année de secondaire. Ce qui signifie, vous avez deviné, le bal de finissants et toutes les dépenses connexes. L’habit, la voiture parce que oui, monsieur voudrait faire son frais dans un char de luxe. Mais on est tous pareils, à cet âge, moi aussi j’aurais voulu la limousine et tout le kit. J’espère que d’ici là, il aura trouver une fille pour l’accompagner, parce qu’aller au bal de finissants seul, c’est poche et oui, je parle par expérience!

Cet été, il a eu son premier emploi de plongeur dans un restaurant, il commence bientôt les cours de conduite. Oh que la maman est stressée! Mais je sais qu’il sera prudent. C’est vraiment une grosse année pour lui, mais pour la maman que je suis aussi. On vivra avec lui sa dernière année de hockey, sa dernière année de secondaire, le bal et le début de sa vie…

Il y a des jours où je retournerais quand il était bébé et que j’étais son monde, sa référence, sa sécurité. Mais d’un autre côté, je le regarde devenir un homme et je suis fière de lui. Ma grande fille aussi va m’étonner, j’en suis sûre.

Le retour à l’école veut aussi dire retour à la routine, les devoirs, le hockey pour mon fils, les cours de conduite, le baseball pour ma fille et les lunchs. Se coucher plus tôt parce que si vous avez un ado, vous savez très bien que ça ne se couche plus durant les vacances. 3 h 00 du matin il n’y a rien là! Donc retourner à la routine scolaire, c’est tellement pénible.

C’est la vie, j’aime tellement l’été pour ne pas avoir de fichu routine, mais toute bonne chose a une fin.

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Les vacances qui arrivent

les vacances qui arrivent

Oh yes, enfin! C’est mon tour! Depuis quelques semaines, je vois les gens parler de vacances et mettre des photos de leur voyage dans le sud ou au chalet, sur leur bateau ou en avion. Il y a toujours cette période dans l’année où je suis vraiment fatiguée. Mon corps m’envoie plein de petits signes : des maux de têtes récurrents, le réveil plus que pénible à chaque matin. Alors oui, je suis due pour des vacances et elles sont bien méritées. J’adore mon travail, mais il est demandant pareil.

Je me souviens, quand j’étais plus jeune et que l’école finissait, on était en vacances et c’était vraiment long deux mois. On en faisait des choses : pique-nique, piscine, cinéma, sortie au zoo, à La Ronde, on allait à Chicoutimi dans la famille de mon père et on était super gâtés, on avait notre super épluchette avec 100 personnes et plus. C’était trop la belle vie et en vieillissant, le temps passe bien trop vite. Déjà on parle du retour à l’école… NON! Je refuse. Je ne veux pas que les lunchs recommencent, pas plus que les devoirs. Je veux rester en mode vacances encore.

J’ai visité plusieurs endroits durant nos premières vacances : Marineland, Canada Wonderland, Québec, etc. Des fois, juste une fin de semaine à l’hôtel change la routine et c’est amusant. Les enfants adorent ça! Mais il faut la piscine, c’est très important!

Dans ma vie, depuis que je suis mariée, j’ai vécu plusieurs vacances différentes : celles au chalet avec la belle-famille, celles au chalet de mamie et papi, celles en camping avec les enfants… Et il y a eu celles à Disney, qui j’espère, se renouvelleront bientôt, car je rêve de visiter Pandora (moi qui suis une grande fan d’Avatar), ainsi que Toy story Land!!! Mais le top des vacances, celles de mes rêves, mais ne seront pas pour bientôt je le sais bien, seront celles où j’irai à Los Angeles voir le panneau HOLLYWOOD et le Walk of Fame. Pour moi, ce serait vraiment le rêve d’une vie à réaliser.

Mais bien sûr, la beauté des vacances, c’est de mettre la « switch à off » pour deux semaines…Pas de réveil-matin, youppi! Se lever quand tu veux, manger quand tu as faim, profiter de la piscine jusqu’à être ratatinée et ne rien faire. RELAXER avec un gros R… Lire un bon roman dans la balançoire ou faire une petite sieste d’après-midi, mmmm… Oh oui! Ça recharge les batteries pour un bon bout.

Cette année, j’ai une semaine à la maison à profiter de ma piscine avec les enfants et une semaine en camping avec la piscine à vagues. C’est super, mais maintenant que j’ai des ados, c’est plus difficile de les faire suivre. Mon fils commence sa première job. Je devrais trouver une amie pour ma fille, sinon les vacances seront longues, car une ado seule, ça a besoin d’être occupée.

Dans le fond, c’est pas compliqué les vacances. C’est le moment pour prendre le temps de vivre sans stress et profiter de chaque moment avec les enfants, en amoureux, avec des amis, la famille.

Cette année, j’ai comme un goût amer, car la plus grande de mon groupe quitte la garderie et je l’ai depuis qu’elle a 5 mois et demi. Je suis donc triste de son départ. Mais j’aurai les vacances pour me remettre et recommencer avec mon nouveau petit coco.

Pour tous ceux qui ont terminé leurs vacances, bon retour au travail. Et pour les autres, on lâche pas! Plus que quelques jours avant de pouvoir RELAXER et profiter de la vie, sans le stress de la routine. Je sais pas pour vous, mais moi la routine, ça me stresse encore plus…

BON ÉTÉ À TOUS!!!!

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Le départ à la maternelle

départ à la maternelle

Je ne suis pas ta maman mais…

Tu fais partie de ma vie depuis que tu as 5 mois et demie…

J’ai assisté à plusieurs moments tellement importants dans ta vie.

Les moments où ta maman venait te donner le sein au début car tu étais trop petite.

Le premier biberon…

La première nourriture solide…

Le premier repas, manger seule avec les mains… avec la cuillère…

Les premiers pas…

Les premiers mots…

La première fois que tu as monté les marches…

La première fois sur le pot…

Les premiers bricolages…

Les moments où tu étais malade et colleuse…

Le nombre de fois que je t’ai bercée dans mes bras…

Tous les fous rires…

Les milliers d’histoires qu’on a partagées…

Les chansons que je t’ai apprises…

Les journées spéciales de tes anniversaires…

Les pique-niques et les journées de soleil.

Les films, le popcorn et les journées de pluie…

Les premières crises de colère…

Les crises de pleurs…

Plus tu grandissais, plus tu faisais de l’attitude comme une ado parfois…

Pas toujours facile avec les consignes…

Mais malgré tout, je t’aime fort.

Chaque matin où tu arrivais avec tes histoires ou tes rêves de la veille.

Lorsque tu t’ennuyais de grand-maman Carole et de grand dad.

Heureusement, j’ai eu cette année pour me préparer à ton départ à la maternelle, te voir arriver le premier matin en autobus avec ton sac d’école plus gros que toi.

Lorsque tu me racontais ton avant-midi avec tes amis de la petite école.

Oui, je suis éducatrice depuis longtemps mais je n’ai jamais eu à dire au revoir pour un départ à l’école. Je me sens vraiment triste de te voir partir. C’est comme si tu étais ma fille. Je me souviens de la fierté que j’ai ressentie lorsque ma fille a commencé l’école.

Il nous reste quelques semaines ensemble et j’ai bien hâte de faire ta petite fête de finissante avec ta toge de grande. Tout ce que j’espère pour toi ma belle cocotte c’est que tu sois heureuse dans la vie et j’espère vraiment que tu garderas toujours une place dans ton coeur pour moi. Viens me visiter quand tu voudras me parler de la vraie grande école.

J’avais envie de remercier tes parents de m’avoir choisie pour prendre soin de toi et de ton frère. Je vais toujours me rappeler notre première rencontre : on a connecté ensemble. Tu étais tellement calme et souriante que mon coeur a fondu. Tu m’as tout de suite conquise.

Je suis fière de chaque moment passé avec toi. Tu m’as autant appris que moi je t’ai appris.

Notre lien est unique et tu vas me manquer ma grande. Amuse-toi bien à la maternelle et viens me visiter. Ma porte vous est toujours ouverte.

Bonne chance ma belle!!!

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En route vers la quarantaine

en route vers la quarantaine

Hey oui! J’ai maintenant 39 ans depuis quelques jours et je me rends compte que je n’ai pas changée. En fait, je pense que j’ai encore 18 ans dans mon coeur. Je me rends compte que j’adore regarder des émissions comme Le Chalet, Jérémie, ce genre-là! J’aurais bien aimé avoir des émissions comme ça dans ma jeunesse. D’accord, il y avait bien Watatatow et ZAP. Ouf! Je les écoutais religieusement. J’ai toujours trouvé les émissions d’adolescent.es trippantes ; est-ce que c’est parce que je refuse de grandir de vieillir? Hum… je sais pas trop. Peut-être, qui sait?

Je me rends compte que, plus les années passent, plus elle raccourcissent. Je me souviens très bien, lorsque j’avais 16 ans en secondaire 4, je trouvais chaque semaine plus longue et plus pénible que l’autre d’avant. Tandis que lorsque les vacances d’été arrivaient, elles, elles étaient tellement courtes. Deux mois? Ça ne me semblait pas assez long de mon point de vue d’adolescente, pourtant, avec du recul, c’est quand même long comme vacances!

Aujourd’hui, c’est vraiment pire, le temps file à vitesse grand V et je ne peux malheureusement rien faire pour l’arrêter. J’ai vraiment l’impression que mon corps avance comme un automate, comme un robot, et que moi je suis à côté, avec ma vie trop chargée et remplie d’une tonne d’obligations. J’imagine que je ne suis pas seule ; vous devez être quelqu’un.es dans la même situation!

Constamment, je cherche comme vivre ma vie pleinement et sainement, j’essaie de profiter de chaque moment à fond avec ceux et celles que j’aime. Je voudrais mettre mon petit hamster sur pause, mettre mon cerveau à off. Je souhaiterais pouvoir me lever chaque matin et regarder le soleil qui se lève, entendre les oiseaux chanter. Décider de quoi aura l’air ma journée au jour le jour, sans pression. Mais je sais bien que je fabule, car la retraite est loin d’être proche. J’ai encore tant d’étapes à franchir d’ici ce moment tant attendu.

Avez-vous un truc pour profiter pleinement de votre vie? Ne vous sentez-vous pas dépassé.e chaque jour de plus en plus? Se lever, s’habiller, déjeuner quand on le temps, réveiller les ados… Finalement, ils se lèvent, vont à l’école, ensuite vient le travail à la maison. Imaginez! Après, on continue, ce n’est pas fini. Le travail est fini, mais il y a le souper, le baseball, les rendez-vous… Et la fin de semaine, les activités, le ménage, la bouffe, l’épicerie, un peu de dodo et c’est déjà lundi! On recommence! Heureusement, parfois, on prend le temps, mais le temps pour quoi? Est-ce que c’est ça la quarantaine? Prendre conscience de toutes ces petites choses que je fais depuis des années par obligation, par automatisme, par nécessité, pour faire plaisir les autres, pour qu’ils soient heureux et comblés?

Suis-je normale de vouloir plus de temps pour moi? Pour m’occuper de mes propres choses pour une fois, de mon propre nombril, comme le ferait une ado?

Est-ce que je deviens égoïste de penser comme ça? Suis-je la seule qui angoisse ainsi? On sait bien que la quarantaine vient avec une crise, tout comme celle de l’adolescence. Mais comme moi j’étais très sage, je n’ai pas vécu ce moment pénible, est-ce que ça veut dire que la balance doit se rétablir avec ma quarantaine? J’ai un peu peur, je l’avoue.

Quels sont les signes de cette fameuse crise? Demandons à notre ami Google. Pour les hommes, on parle du démon du midi, de la nouvelle poulette, de la voiture sport. Du côté de la femme, on parle surtout de l’angoisse de se retrouver seule avec le conjoint, sans enfants. C’est pourquoi je vous conseille, dès aujourd’hui, mesdames, de prendre du temps pour vous, de faire des choses qui vous rendent heureuses, mais aussi de trouver une activité commune avec votre partenaire de vie (si c’est le cas) et une entente pour que vous soyez heureux les deux. Mais le but étant que vous soyez heureux ensemble entre amoureux, mais aussi chacun de votre côté.

En espérant que cette étape se passe bien, je retourne à mes tâches de la semaine en attendant ma retraite!

 

Réécriture par Ariane Martineau
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Critique du livre : tout est plus que parfait

critique du livre tout est plus que parfait de sylvie boucher

Aujourd’hui je dois vous faire une critique sur un roman, mais je trouve le terme critique un peu lourd car ce n’est pas du tout mon métier et je trouverais cela vraiment mal venu de ma part. Je préfère me dire que je partage ma vision de ce livre, car chacun d’entre nous peut aimer ou ne pas aimer un livre, cela dépend de chacun.

Avant de commencer, je crois que ce serait bien de présenter un peu l’auteure Sylvie Boucher. Sûrement que plusieurs d’entre vous la connaissez déjà mais voici pour les autres : Sylvie est une comédienne bien connue. Elle a joué dans Taxi-22, Le monde de Charlotte, Toute la vérité et elle joue dans les pièces Ladies night, Demain matin, Montréal m’attend.et plusieurs autres ,ainsi que des films québécois dont Cruising bar, Détour, Cadavres, De père en flic et plus encore. Elle a vraiment une belle carrière de comédienne et une impressionnante feuille de route.

J’ai fait cette lecture à un moment où je me remettais en question face à mes désirs, sur ce que je voulais vraiment dans ma vie. J’ai trouvé beaucoup de réponses et de trucs pour m’aider avec toute ses questions. Elle nous fait part de plusieurs anecdotes sur sa vie.

J’adore cette citation qui est au début de son livre et je vous invite à bien réfléchir, vous verrez toute la sagesse dans ses propos : « Chaque obstacle qui se dresse sur notre parcours renferme toujours un cadeau splendide. J`ai appris que quand la Source créatrice veut me faire un présent, elle l’enveloppe souvent dans un problème! Le problème c’est mon attitude devant l’obstacle.» Wow ! Et je me suis mise à y réfléchir et je trouve qu’elle a tellement raison.

Elle nous parle de sa vie avec sincérité et vérité et elle nous glisse aussi des citations de gens connus. Je vous en partage une que j’aime particulièrement : « Si vous trouvez votre ici et maintenant intolérable et qu’il vous rend malheureux, trois possibilités s’offrent à vous : vous retirer de la situation, la changer ou l’accepter totalement.» Eckhart Tolle

Elle nous explique plein de façons de voir nos problèmes et surtout de les règles pour sortir de nos mauvais plis, ne pas avoir peur de se donner les moyens pour réussir. Je vous partage un exemple : supposons que vous êtes malade et pensez Je suis malade, ce qu’il faut penser c’est plutôt Je veux me sentir bien. Soyez positif et vous recevrez le positif.

Je vous conseille vraiment de lire ce livre, car il vous fera prendre conscience de bien des choses. Il y a beaucoup d’outils pour vous aider à prendre les décisions pour vous. Notre attitude est vraiment déterminante dans notre vie. J’ai vraiment aimé son chapitre Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux? Une autre belle citation : « Changez vos attentes en gratitude et votre monde changera instantanément. » Tony Robbins. Quand avez-vous dit : «Je vais être heureux quand…» Pourquoi regarder ce que nous n’avons pas plutot que de penser «je suis heureux parce que j’ai la santé, j’ai un mari que j’aime…» le reste viendra en temps et en heure. Profitez de ce que vous avez. Le plus souvent, on cherche le bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez (André Maurois). J’ai vraiment adoré son livre. Elle termine sur un guide pratique pour changer nos pensées.

Un livre de chevet à lire souvent pour nous remettre sur le droit chemin lorsque l’on retourne à nos vieille habitudes de pensées négatives. Je vous le conseille vivement. Bonne lecture à vous.

Merci à l’agence Sonia Gagnon pour la copie du roman.

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Mon grand-père, cet homme si important dans ma vie

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Dans la vie, il y a des personnes sur notre route qui font la différence. Mon grand-père est un de ceux-là. Sans entrer dans les détails, mon père n’était pas présent dans ma vie. Ma mère n’avait seulement que 19 ans lorsque je suis née. Alors, mon grand-père représentait ce qu’est censé être un père présent, malgré sa propre vie assez difficile et le manque d’amour reçu lorsqu’il était enfant. Il n’a jamais eu de problème à me montrer son amour par des cadeaux, des surprises, en me servant de taxi. J’ai aussi plein de souvenirs heureux avec lui, depuis ma plus tendre enfance.

Mon grand-père est né en 1936, dans une famille très nombreuse. Son père alcoolique et pas présent pour eux, il ne l’a vraiment pas eu facile. Sa mère, voyant qu’elle ne pouvait prendre soin de ses enfants et de les nourrir convenablement, a dû être hospitalisée à Saint-Jean-de-Dieu. Donc, les autorités ont placés les filles chez les Sœurs au couvent et les garçons chez les Frères. Mais mon grand-père est un homme très fort et courageux : il ne s’est jamais apitoyé sur son sort, a toujours travaillé dur et a aidé ses frères et sœurs.

Quand il a eu 18 ans, les frères l’ont mis dehors du pensionnat pour qu’il fasse sa vie. Donc, il est allé chez sa sœur qui l’a hébergé, le temps de trouver du travail. Mon grand-père était monteur d’acier. Il a toujours eu beaucoup de talent en chant et il aurait pu faire carrière, mais il a rencontré ma grand-mère et a décidé de se marier et de fonder une famille. Il a eu une belle vie remplie. Il n’a jamais manqué de rien une fois adulte. Mais il a toujours été là pour sa famille.

Quand j’étais petite, j’ai vécu chez eux avec ma mère. Il me gâtait toujours beaucoup. Chaque vendredi, c’était une barre de chocolat et quand arrivait Pâques, je tombais malade. Quand j’ai eu 12 ans, nous sommes déménagées derrière chez lui à Rawdon. Quand ma mère faisait le souper et que je n’aimais pas ce qu’elle avait préparé, je lui téléphonais et lui demandais ce que lui mangeait pour souper. Je traversais chez lui et ma grand-mère me faisait ce que j’aimais. Et même que des fois, elle traversait chez moi pour souper et moi je soupais avec lui.

grand-pere famille

Quand ma grand-mère a été malade du cancer je l’ai aidé avec ma mère, lors des traitements de chimio. Et quand moi j’ai été malade, il était là pour moi. Il m’a même laissé dormir dans son lit avec ma grand-mère et lui dormait sur une chaise longue de patio. Il est resté à l’hôpital avec moi, il me faisait couler un bain, même la nuit quand j’avais mal.

Aujourd’hui, il est dans un immeuble pour les gens autonomes, même s’il ne l’est plus totalement. Alors, tout le monde se met ensemble pour ne pas le laisser seul. Il y a quelqu’un avec lui presque chaque jour. Moi et ma mère lui donnons son bain et chaque fois qu’il me remercie de tout ce que l’on fait pour lui, je lui rappelle tout ce que lui a fait pour moi. Il aura 82 ans le 8 avril prochain. On va se retrouver toute la famille à ses côtés pour lui montrer combien on l’aime et qu’il est tout pour moi. Je sais qu’il nous quittera un jour… peut-être pas si lointain. Mais je profite de chaque instant à ses côtés.

Je t’aime pépère.

Ta petite fille Minnie xxxx

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La peur de vieillir

la peur de vieillir

Si je recule à quand j’étais adolescente, je n’étais pas comme les autres adolescents de mon âge. Eux qui ont soif de liberté, d’avoir 18 ans, de faire ce qu’ils veulent sans avoir de compte à rendre, avoir le permis de conduire, sa voiture. Moi, toutes ses choses me faisaient tellement peur. J’étais bien chez nous, dans mon cocon avec ma famille, bien entourée, toujours plein de visite. Nous étions vraiment tissés serrés.

Quand j’ai dû choisir ce que je voulais faire de ma vie, j’ai vraiment eu peur de ne pas faire le bon choix. Je ne pensais pas que si ça ne fonctionnait pas, si je n’étais heureuse, que je pourrais changer d’emploi. Je n’arrivais pas à décider. Je me disais qu’à 18 ans, je devrais quitter ma famille, ce qui me faisait vraiment trop de peine et j’avais trop peur de vivre seule. Comment je ferais? Je ne voulais pas vieillir, je ne voulais pas de ses responsabilités d’adulte. Je ne me sentais pas à la hauteur, d’autant plus que j’ai pris une année sabbatique après mon secondaire 5. Et je stressais tellement, seule dans ma chambre, sans amie, sans but, à tourner cette seule pensée dans ma tête : « je ne veux pas vieillir ». Résultat : je suis tombée malade deux jours avant mes 18 ans, deux mois à l’hôpital à chercher ce qui se passait avec moi. Après une biopsie et deux mois de douleur insupportable, j’ai compris que ce qui m’arrivait était la pire chose que tu veux traverser à 18 ans. Le cancer. Et oui, cette chose affreuse m’arrivait à moi, mais pourquoi? Pourquoi? J’ai vite compris que la pensée est créatrice. C’était moi, oui moi, qui avais peur de tout et de rien, mais qui ne voulais surtout pas vieillir. Voulais-je mourir… bien sûr que non! Je veux vivre, rencontrer l’amour, me marier, avoir des enfants, une maison, devenir une grand-mère! Oui, je veux vieillir! Oui, je suis capable de passer au travers de tout ce qui me fait peur. J’ai donc relevé mes manches, suivi les traitements, revu mon objectif et je me suis guérie avec beaucoup de support de ma famille et de ma chum qui m’a fait rire en masse.

La vie est un cadeau dont il faut chérir chaque instant, chaque moment, profiter du moment présent et non toujours penser à ce qui va arriver demain et la semaine prochaine. Quand j’étais petite, l’année scolaire me semblait interminable. J’avais tellement hâte à l’été de congé qui malheureusement passait comme l’éclair. Quand ma mère me disait « profite de ton temps à l’école, tu es bien et tu ne le sais pas », oh mon dieu que je détestais ça! Et je me fâchais toujours. L’école à mes yeux, c’était poche et les profs étaient plates, etc… Mais aujourd’hui, c’est devenu mon discours pour mes enfants, hihihi!

Quand mes enfants étaient petits, elle me disait : « profites-en, cela passe beaucoup trop vite. » Quand l’enfant marche à quatre pattes, on veut qu’il se lève pour marcher debout, on a hâte qu’il soit propre, plus de couche et ce qu’on réalise c’est que oups!!! Mon fils est en secondaire 5 et ma fille commence le secondaire 1! Il me semble que je retournerais au moment où je les berçais pour les endormir. Celui où ils venaient me voir pour les consoler, leur chanter des chansons pour rire.

La semaine dernière, une personne que j’aimais beaucoup nous a quittés vraiment trop tôt et le lendemain matin, un petit garçon est né. C’est ainsi le cycle de la vie. Une personne meurt et une autre vient au monde. C’est une roue qui tourne : on naît, on vieillit et on ne peut rien y faire, sinon de profiter de la chance de vivre chaque instant de notre vie.

Aujourd’hui, je n’ai plus peur de vieillir, car même si je vais avoir bientôt 39 ans, je me sens encore comme si j’avais 18 ans. Je connais beaucoup de gens qui sont partis trop tôt qui auraient voulu vieillir, partager plus de moments avec ceux qu’ils aimaient. Alors toi qui es en santé, profite de chaque moment! Que ce soit le matin où tu bois ton café ou le beau coucher de soleil à regarder, assister à la naissance d’un bébé ou le départ d’une personne aimée. C’est ça la vie et je vais la vivre pour tous ceux qui n’ont plus cette chance.

Et vous, avez-vous peur de vieillir?

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