Mon coup de foudre avec l’ami de ma date

En 1999, mon histoire d’amour a commencé, par le biais d’Internet! Eh oui!

J’avais alors 19 ans, je n’avais pas une vie des plus palpitantes dans ma campagne creuse et, après mon secondaire, je suis restée dans le coin pour y travailler. Je ne savais pas encore ce qui me plairait comme carrière et il se passait plusieurs choses dans ma vie à cette époque qui me décourageaient du côté de ma vie sociale et affective. Je trouvais dont chanceuse ma meilleure amie, car elle avait un emploi à son goût, ainsi qu’un amoureux, contrairement à moi.

Un jour, elle m’est arrivée en me disant : “ Bon, m’a te trouver ça, moi, un chum! “ Je suis partie à rire, en pensant qu’elle me niaisait, puis, un jour, elle m’appelle et me dit avoir trouvé un gars pour moi. Malgré le fait que j’ai eu un peu peur sur le coup, je me suis dit “ pourquoi pas “! J’ai donc entamé une conversation avec lui, Patrick, que je trouvais gentil et qui me provoquait bien des fous rires! Puis, il m’a proposé que l’on se rencontre pour aller les voir les feux d’artifices à Montréal.

Pour vaincre ma peur de me rendre seule à Montréal pour rencontrer un garçon, j’ai demandé à mon amie de m’accompagner.

J’étais hyper nerveuse, car c’était la première fois de ma vie que j’avais ce genre de rencontre, alors j’étais heureuse de ne pas être seule. Nous étions chez ma tante en attendant Patrick et son ami. Ça sonne. Je stresse. J’ouvre la porte et j’ai le coeur qui bat, qui palpite. Je me demande ce qui m’arrive. Une petite voix dans ma tête me dit que ce n’est pas Patrick que j’ai devant moi, mais bien son ami! J’étais confuse, car c’était un coup de foudre qui venait de me frapper! Au premier regard, sans même échanger un seul mot.

Je me suis répété intérieurement de respirer, de profiter de ma soirée. Tout le long de notre sortie, je me demandais comment dire à mon amie comment je me sentais : on regarde les feux sur le pont, on va ensuite manger une crème glacée et, tout le long, j’avais le coeur à l’envers. Je n’ai eu aucun moment seule avec mon amie pour lui expliquer ce qui m’arrivait.

La soirée se termine et mon amie cherche une place où être hébergée pour la nuit : Sylvain lui propose de dormir chez lui, dans son sous-sol. Moi, en panique, je me dis “ Oh mon Dieu, s’il fallait qu’elle soit intéressée par lui? “. Le lendemain, je réussie tant bien que mal à obtenir le numéro de téléphone de mon coup de foudre et je lui demande pour faire quelque chose ce soir, seule avec lui. Nous sommes donc allés marcher dans le Vieux-Port, durant des heures et des heures. Je voulais que le temps s’arrête et que cette soirée dure éternellement.

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes maintenant mariés, nous avons deux beaux enfants et je l’aime toujours autant, depuis cette journée en 1999.

Merci à mon amour pour cette belle vie à tes côtés. Merci à ma meilleure amie Mélanie, sans qui tout ceci ne serait jamais arrivé. Merci à ma tante Lynda, je t’aime fort et c’est grâce à toi que j’ai pu recontacter Sylvain. Merci à mon amie qui m’a accompagnée durant cette soirée. Et, dernièrement, un gros merci à Patrick de ne pas m’en avoir voulu d’être tombée amoureuse de son ami. Si vous vous demandez, nous sommes toujours amis, il est présentement en couple et a une magnifique petite fille!

Réécriture par Ariane Martineau

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Mon père, cet homme au grand coeur

Pour ce mois-ci, j’avais envie de vous parler de mon père, cet homme au grand coeur. Tous ceux qui le connaissent seront bien d’accord avec moi. J’aurais tellement d’anecdotes à vous raconter que les choisir serait vraiment difficile. Ce que je peux vous dire, c’est qu’il a toujours été là pour moi enfant et lorsque j’ai été malade à mes 18 ans, on en a passé du temps ensemble à l’hôpital. Il arrivait à me faire rire malgré la douleur et tout le monde là-bas l’adorait.

Mon père, c’est un costaud. Il est grand et fort, mais tellement sensible en même temps. Il ne supporte pas de voir les gens démunis ou malheureux : il donnerait sa chemise pour aider les autres. Depuis toujours, mon père donne au suivant et m’a toujours dit que lorsqu’on en a le temps et les moyens pour aider les autres, il faut le faire, parce que l’on ne sait jamais quand ce sera notre tour. Et que tous les gestes posés par pure bonté sont toujours ceux qui nous rendent le plus heureux.

Depuis plusieurs années mon père s’entoure de gens comme lui pour ramasser des sous afin d’offrir un Noël magique à six familles dans le besoin de Terrebonne. Ils leurs offrent la nourriture et des cadeaux pour les enfants. Ils font les paniers et vont ensuite les distribuer aux gens. Voir le sourire des enfants et des parents, c’est la plus belle des récompenses en ce temps des Fêtes. Je l’admire tellement pour son grand coeur.

Je me souviens, je devais avoir quinze ans peut-être. Nous restions à Rawdon. C’était l’hiver et nous revenions de l’épicerie. Mon père a vu une famille en panne. Il faisait tellement froid! Il leur a dit : “Restez dans la voiture, je conduis ma fille, je vide la voiture et je reviens vous chercher rapidement.” Les gens lui on dit d’accord en croyant qu’il ne reviendrait pas. Mais mon père a tenu parole et est allé les reconduire jusqu’à leur maison. Les gens n’en revenaient pas et ils ont voulu le payer pour son essence et son temps. Mais il a refusé.

Mon père est un homme qui a toujours travaillé beaucoup dans sa vie. Nous n’avons jamais manqué de rien. J’ai même pu vivre mon premier voyage en avion en République Dominicaine en 2005 avec ma mère, car il ne pouvait pas partir. Il a même payé pour changer le billet de nom. En 2010 nous sommes allés en croisière avec mon mari et mon grand-père. Ce fut un voyage super. Nous avons tant de beaux souvenirs ensemble avec les enfants, les petits-enfants et la famille, ainsi que les amis.

Cher papa sache que je suis très fière d’être ta fille, je suis heureuse de t’avoir dans ma vie. J’espère que tu sais à quel point je t’aime. Tu es un homme en or, un papa unique et un papi extra.

– Ta fille minnie qui t’aime à la folie baudit 🙂

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Je m’ennuie de mes Noël d’enfance

Je me souviens de tous ces Noël, quand j’étais petite avec ma famille. J’ai été longtemps enfant unique, donc j’étais vraiment gâtée par toute ma famille. Mon père adorait cette période et il me donnait un petit quelque chose presque chaque matin : souvent des vêtement pour ma poupée Bout’chou (ceux qui en ont eu doivent avoir une idée de mon âge maintenant) ou des accessoires de Barbie, j’en avais pour tout le quartier. Je me souviens aussi de la montagne de cadeaux sous le sapin. Ma cousine Annick et moi avions souvent les mêmes cadeaux pour ne pas faire de chicane. Quand ma sœur est arrivée le 4 janvier 1989, c’était vraiment le plus beau cadeau que je pouvais recevoir. Je la voulais tellement ma petite sœur (grosse, parce qu’elle était tellement potelée avait tellement de cheveux qu’no aurait dit une perruque). C’était fou! Je pense que c’est à ce moment que j’ai compris que Noël et ses douzaines de cadeaux ne faisaient pas le poids face à la présence de la famille. C’était vraiment ça, Noël.

Les party de famille à Chicoutimi, avec les oncles et les tantes, c’était fou! Il y avait tellement de monde avec des enfants qui courent partout que l’on louait parfois une salle. Il y avait un DJ, alors on dansait jusqu’à tomber de fatigue. C’était vraiment le bon temps, car en vieillissant, je me rends compte que Noël perd vraiment de sa magie. Mes enfants grandissent et sont maintenant des ados et le père Noël n’existe plus, les lutins non plus. Alors, on dirait que je perds l’envie de décorer, de fêter et je pense vraiment à mon grand-père qui a 81 ans. Pour lui, ça fait longtemps que la magie des Fêtes est partie, ses petits-enfants ont bien grandis et ses arrières petits-enfants aussi.

La magie, en devenant adulte, laisse place à la nostalgie. Je ne peux pas croire qu’à 38 ans, je me sens triste à l’approche des Fêtes. J’aimerais tellement retrouver l’excitation de quand j’étais enfant, de se retrouver tout le monde ensemble pour voir les plus jeunes ouvrir leurs cadeaux et voir les petits yeux brillants. Je pense vraiment que ma grand-mère était le ciment de cette magie. Depuis qu’elle est partie, cela fait bientôt 18 ans, tout a changé.

Je n’ai jamais aimé cuisiner et particulièrement durant les Fêtes, parce qu’on devait faire des tourtières en quantités industrielles afin de tenir durant les Fêtes. Des beignes qu’on devait regarder de loin parce que ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est pour Noël et la visite. Et mon père, qui lui veut faire ses petits pâtés au porc et sa méga grosse tourtière du Lac (moi je n’aime tellement pas ça, mais faut croire que lui oui, parce que depuis que je suis plus vieille je ne suis plus obligée d’en manger.).

J’ai eu plusieurs Noël différents : ceux chez mon pépère et ma mémère dans leur logement, ensuite chez mes parents, toute la famille à Rawdon où l’on faisait de la motoneige et de longues marches sous la neige, ce sont vraiment mes meilleurs souvenir d’adolescence.

Puis j’ai eu mes enfants, donc les Noël chez mes beaux-parents à St-Alphonse, où papi Roger faisait une patinoire pour son Jérémi qui adore le hockey et sa petite Arielle qui commençait à patiner. Il entretenait la patinoire et c’était vraiment un travail demandant, mais il le faisait avec plaisir pour ses petits-enfants. Mais cette année, Noël a un sens tellement différent. Mes parents et mon frère ont passé au feu et n’ont plus de maison, mes beaux-parents ont vendu la leur et sont maintenant en condo. Alors pour nous, tout est chamboulé. Mais je crois vraiment que le plus important, ce n’est pas l’endroit où on fête Noël, mais plutôt d’avoir notre famille présente et en santé avec nous et nos enfants. J’ai vraiment le sentiment que d’avoir un toit au-dessus de nos têtes, un bon repas et tout ceux qu’on aime, c’est vraiment ça, la magie de Noël.

Et vous comment se passe vos Fêtes de Noël?

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Spectacle Avalanche

À l’approche du temps des Fêtes, j’ai eu envie de vous partager mon expérience avec le chœur Avalanche. J’ai commencé les pratiques les dimanches midi avec beaucoup de doutes et de stress de pouvoir apprendre toute les chansons à temps ainsi que les chorégraphies, ouf! Ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, comme on dit, mais à force de pratique on y arrive et c’est vraiment une expérience unique. Nous avons aussi la chance d’être dirigés par un chef super doué, Benoit Archambault. La première fois, j’étais vraiment impressionnée. Un peu comme une groupie, j’aime vraiment beaucoup Mes Aïeux et j’ai appris à le connaitre. C’est un musicien très doué. Il m’a vite mise en confiance, car en étant nouvelle, j’avais vraiment beaucoup de matériel à apprendre. Souvent, il nous demandait : «Ça va les nouveaux/nouvelles, avez-vous des questions?». Je me suis vite sentie en confiance et lorsque je partageais mes inquiétudes avec les autres, rapidement, elles me rassuraient.

Il y a aussi les deux chorégraphes Valérie et Caroline. Wow! Vraiment! Elles sont super bonnes et elle sont toujours souriantes. C’est vraiment un bonheur d’apprendre avec elles, même si elles doivent être découragées par ma performance en danse, ouf! Mais je travaille fort pour être à la hauteur.

Cette année, je suis d’autant plus excitée, parce que nous avons en plus des invités spéciaux pour les 10 ans du spectacle. J’aurai la chance de partager la scène avec Mélissa Bédard, Alain Dumas et Claudette Dion. Nous ferons donc trois spectacles différents, puisque le samedi les deux représentations seront avec Mélissa Bédard. Donc, le dimanche après-midi avec Alain Dumas et le soir avec Claudette Dion. Cela fait énormément de choses à retenir. Je commence vraiment à être fébrile de pouvoir vivre tous ses beaux moments avec cette magnifique famille.

J’avais aussi envie de vous parler de celle qui porte ce spectacle sur ses épaules, Marie-Thérèse Brousseau. Elle travaille tellement fort pour que tout roule sur des roulettes, que tout le monde soit heureux et que le spectacle soit SUR LA COCHE, comme elle le dit souvent. Elle est vraiment une force de la nature, elle m’impressionne vraiment. C’est une femme avec plusieurs talents et si vous n’avez pas vu la pièce, vous manquez quelque chose.

Mais quelle est l’histoire d’Avalanche? Prenez les membres d’une famille qui ont accumulé les différends au fil des années, regroupez-les à contrecœur pour le réveillon de Noël et demandez à Dame nature de leur jouer un vilain tour en les emprisonnant pour une semaine sous un épais drap blanc. Il n’en faut pas plus pour permettre à cette famille de renouer avec les traditions en amour et en chansons!

Avalanche, c’est la seule comédie musicale de Noël pour toute la famille au Québec. 11 comédiens/chanteurs, un chœur de 30 choristes et danseurs! Comédie et chansons de Noël, les grands classiques de même que celles du folklore québécois, en passant par la revue en musique de nos grands disparus et des succès de l’heure! Vous allez rire, chanter, danser, taper du pied, vous ne pourrez pas y résister! Le temps des Fêtes retrouvera enfin sa place dans notre cœur! Plus de 14 000 personnes ont vu cette méga production lanaudoise en 9 ans. Avalanche, le rendez-vous incontournable du temps des Fêtes! En plus cette année j’ai le bonheur de me joindre à cette fabuleuse famille, car oui il s’agit d’une famille vraiment unique et tissée serrée.

Si vous avez le goût d’aller voir les informations, voici le site internet : www.spectacleavalanche.com

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Ma fille et son caractère, la différence entre mes deux enfants

Avoir des enfants, c’est ma plus belle fierté dans la vie. Quand j’ai eu mon fils, j’étais tellement heureuse. C’était un bon bébé qui pleurait très peu et qui écoutait vraiment bien quand je lui parlais. Il était comme moi, un enfant tranquille, qui était toujours souriant. Quand j’ai eu ma fille, j’étais plus qu’heureuse. J’allais avoir les deux : un fils et une fille.

Quand ma fille est née, c’était vraiment un bon bébé. Elle dormait bien et elle était souriante. Mais j’étais vraiment débordée. Un fils de trois ans et un bébé, ouf! Deux, c’est du sport. Chapeau aux mamans de jumeaux et triplés! Ma petite princesse Arielle a eu deux ans et on a vécu un méga terrible two. C’était crise après crise. Quand ton premier enfant est calme et sage, tu te sens vraiment perdue quand ton enfant souffre comme ça. Elle pleurait, hurlait et se roulait par terre. Je ne comprenais pas ce qui se passait avec elle. Je me souviens d’une fois où elle était vraiment en crise et quand elle s’est calmée, elle m’a dit : «Maman, je ne comprends pas ce qui m’arrive, j’ai l’impression que ce n’est pas moi.» Je me souviens avoir tellement pleuré ce soir là. Quand ta petite fille que tu aimes plus que tout se fâche et devient comme possédée, tu te sens démunie et nulle comme parent. Je me demandais pourquoi elle était comme ça, ce que je pouvais faire pour l’aider, puisque je ne savais plus.

Puis elle a commencé l’école, ouf! Ça a été vraiment difficile, car dès la maternelle, les gens la comparaient toujours à son frère qui lui était tellement calme et discret en classe. Alors qu’Arielle, on l’entend, elle dit ce qu’elle pense et ce qui lui plait ou pas. Donc, plusieurs rencontre de professeurs. Puis en quatrième année, on a été la faire évaluer, à bout de ressources. Le diagnostic était TDA avec trouble d’opposition plus anxiété. On a donc débuté la médication. Ce n’est pas facile de trouver le bon médicament, celui qui va fonctionner sans trop d’effets secondaires. On l’a trouvé après quelques mois d’essais. À l’école, tout allait bien. Elle avait un professeur compréhensif puisqu’elle aussi a un TDAH. Elle comprenait Arielle vraiment bien. J’ai passé une très belle année pour la première fois depuis le début de l’école. Arielle est une jeune fille qui veut souvent tout contrôler et décider. Ceci engendre bien des conflits avec les amis et c’est sûrement la raison pour laquelle elle n’a presque juste des amis garçons.

Avec l’âge, le comportement semble mieux se contrôler, même si je sais que cela ne sera jamais facile pour elle. Je sais qu’elle va réussir tout ce qu’elle va entreprendre dans la vie. Souvent elle me répète : « Pourquoi c’est moi qui suis comme ça? Pourquoi je ne peux pas être normale?» Et je n’ai pas de réponse pour elle, sinon qu’il n’y a rien de mal à être différente, que cela la rend unique pour moi. Et il y a aussi toute la puberté qui joue dans les émotions et la transformation physique et psychologique. Ce n’est pas évident d’essayer de comprendre ce qui se passe : puberté, TDA ou manipulation pour avoir ce qu’elle veut? J’aurais vraiment aimé être mieux outillée pour l’aider, mais comme elle, je fais ce que je peux, je l’aime du plus profond de mon coeur de mère et je serai toujours là pour l’aider. Et je sais que peu importe les choix qu’elle devra faire, elle va réussir car c’est une battante.

C’est vraiment étrange quand on y pense. Comment deux personnes peuvent avoir deux enfants tellement différents qui pourtant ont les mêmes gênes et la même façon d’être élevé! Chaque personne est unique, voilà! Donc je les accepte comme ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, car eux aussi m’acceptent comme je suis. Et mon rôle dans la vie, c’est de les aimer et les guider du mieux que je peux.

Mes amours, je vous aime! Maman xxx

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Se choisir et prendre sa vie en main

Il y a maintenant un an que j’ai débuté ma remise en forme, bien que je ne l’avais jamais été plus jeune. J’ai toujours eu un surplus de poids. Déjà au primaire, je me suis fait intimider tellement souvent que je faisais comme si de rien n’était, jusqu’au secondaire où un jour un gars m’a fait une remarque que je n’ai vraiment pas apprécié. Je l’ai giflé. Je ne m’attendais tellement pas à ça, que je suis restée aussi surprise que lui.

C’était en août passé. Je me suis inscrite au gym avec plein de belles intentions et de rigueur. J’y étais 3 fois par semaine. Puis j’ai découvert la solution pour moi. Puisque je suis responsable en service de garde, pendant que les enfants font la sieste, au lieu de manger mes émotions, parce que je ne sais pas quoi faire durant ce temps, maintenant j’en profite pour m’entraîner. En plus, ça me donne de l’énergie pour finir la journée. L’entraînement à la maison, c’est trop génial. Tu peux le faire n’importe quand, en pyjama le matin de bonne heure ou le soir avant de te coucher.

melanie vie en main folie urbaine

Quand ma coach m’a expliqué ce que ça impliquait, j’ai eu beaucoup d’hésitation et de questions. Et c’est normal je pense, car dépenser de l’argent pour moi, ce n’est pas évident. Il y a toujours quelque chose de plus important. Mais j’ai décidé d’essayer. Au fond, je n’avais rien à perdre (sauf du poids), hihihi! J’ai donc commencé par le programme 21 day fix et le plan alimentaire. J’ai vraiment perdu du poids, surtout après avoir fait les trois semaines d’entraînement au complet sans sauter de jours. J’étais tellement fière de moi, de ma persévérance et de ma volonté de réussir. J’ai essayé plusieurs autres programmes, mais celui qui m’a donné le plus de résultats physiques, c’est vraiment le 21 day fix.

Ce qui m’aide beaucoup aussi, c’est de prendre du shakeology. Ça me donne tellement d’énergie, que lorsque je ne le prends pas, il me manque quelque chose dans ma journée. Il faut l’essayer pour l’adopter, car chocolat vegan et fraise tropicale vegan, ce sont les meilleurs choix pour moi avec mon intolérance au lactose.

Aujourd’hui, j’essaie de partager mon expérience avec le plus de gens possible afin de les aider à adopter un rythme de vie en santé et à bouger plus. Quand je ne m’entraîne pas durant un ou deux jours, je le ressens vraiment dans mon moral, c’est fou. Après mon exercice, je me sens vraiment bien et heureuse. Tu n’es pas obligée de vouloir perdre du poids pour t’entraîner, juste pour bouger. C’est important, car on a juste une santé et ce n’est pas une fois malade qu’il faut le réaliser, mais avant.

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Prendre le temps de partager mon cheminement me rends encore plus fière. Oui je n’ai pas encore atteint mon objectif final, mais j’y travaille chaque jour. J’en suis maintenant à 59 lbs et je suis tellement bien. Pensez à vous. Prenez du temps pour vous, cela fait vraiment du bien.

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Le camping avec des adolescents

Melanie camping

Les vacances, ce moment tant attendu, cette période de l’année où l’on peut décrocher, mettre la « switch » à off. Il y a trois ans, nous avons acheté une roulotte de 17 pieds et c’est à ce moment que nous avons commencé l’expérience du camping. J’adore me promener, quoique c’est tout un sport installer la roulotte et après deux jours, avoir à tout ramasser et repartir. Mais en vacances, on s’installe pour une semaine et j’aime vraiment cela, ne pas stresser, juste la plage, le feu, des guimauves.

Je regarde tous les parents avec les jeunes enfants et les trouve vraiment courageux d’apporter tout ce qu’il faut aux enfants pour la plage. Je les vois super-équipés et je me dis « mon Dieu que je n’aurais jamais fait cela moi! ». Puisque les miens ont 11 ans et 15 ans, je me disais que ça n’allait pas être compliqué avec toutes les activités du camping, puisqu’ils sont autonomes. Et bien non, détrompez-vous. Je pense que c’est pire car au camping il n’y a pas d’ordinateur, de PS4 et ça, c’est vraiment poche.

Ma fille de 11 ans, elle, ce n’est pas un problème. Elle se fait des amis facilement et durant trois jours elle a presque disparu avec ses amis, ne venant me faire un coucou que de temps en temps. Pour l’ado de 15 ans, c’est plus difficile d’aller aborder les autres. Mais c’est vrai qu’il est timide, je me reconnais beaucoup en lui. Donc, peu importe ce que l’on propose, rien ne fait jamais l’affaire. Et là-bas, nous n’avions qu’un accès wi-fi limité, donc pas facile de gérer ça.

Nous sommes allés passer sept jours au camping Choisy à Rigaud. J’aime vraiment ce camping. Pour moi, c’est un des plus beaux. Il y a tellement de choses : tennis, mini-putt, piscine, parc, trampoline, piscine pour les adultes avec un spa, sentier dans le bois, petit train, table de pool et hockey sur air. Et malgré tout cela, mon adolescent n’a voulu participer qu’à une journée piscine, mini-putt et tennis.

Je me pose la question : peut-être aurais-je dû acheter la roulotte plus tôt, lorsqu’il était plus jeune? Plus d’organisation, mais les enfants s’amusent d’un rien : une pelle, une chaudière, du sable, la plage et on est parti pour la journée. Sinon, un parc, une balançoire, un ballon de soccer, des guimauves et un feu.

Peut-être que si on devenait saisonniers à un endroit, ils finiraient par se faire des amis à voir chaque fin de semaine puisque ce serait toujours les mêmes personnes aux activités? Encore là, ce n’est pas facile, il y a tellement de campings au Québec. Je me questionne pour l’été prochain. Où trouver le camping qui pourrait le rendre heureux? Car peu importe les activités, rien ne semble le satisfaire. Je ne sais pas si un camping technologique existe. Peut-être faudrait-il inventer cela : une grande salle pleine d’ordinateurs et d’adolescents qui jouent en réseau à CS GO ou à Minecraft. Ce serait le lieu de rencontre pour ados timides.

 

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Éclipse le groupe vocal

Par où commencer pour vous parler d’éclipse le groupe vocal, je commencerais par vous dire que je suis tombée en amour avec cette super belle gang en 2014 lorsque je suis allée voir leur spectacle avec un concept tout à fait particulier. Trois personnes dans la salle pigeaient dans une boîte et c’est ce qui déterminit l’ordre du spectacle. C’était génial mais en même temps très challengeant pour les choristes de ne pas connaître l’ordre des chansons. Ce soir-là j’ai voulu être sur scène avec elles. J’ai donc pris mon courage à deux mains et appeler Hugo pour lui dire que je voulais embarquer dans sa chorale. Sans réfléchir et en suivant mon coeur j’ai voulu essayer. Car détrompez-vous, je ne chante pas bien du tout, je me débrouille sans plus. Mais je suis travaillante. Je me suis alors présentée à l’audition. Je pensais perdre connaissance, mais tout s’est bien passé.

Faire partie de cette chorale m’a permis de développer ma confiance en moi et de me faire connaître une super gang de gens dévoués pour la chorale. Quand tout ce que tu as à faire c’est apprendre tes chansons et répéter avec les filles et Vincent, le seul homme de notre chorale. Il existe dans cette organisation un CA qui est vraiment unique. Des personnes qui donnent de leur temps sans compter pour tout organiser afin que cela se déroule sans problème lors des événements et du spectacle annuel. C’est vraiment rassurant.

eclipse groupe vocal folie urbaine melanie

J’étais depuis peu dans la chorale quand Hugo nous est arrivé avec un projet de fou : une expérience que je n’avais jamais même cru pouvoir réaliser dans ma vie. Éclipse le groupe vocal allait enregistrer un album! Ce qui a évidemment demandé un travail colossal aux membres du CA pour la campagne de socio-financement afin de ramasser l’argent nécessaire à la réalisation de ce projet. Nous avons alors été nous retirer dans un chalet pour écrire une chanson paroles et musique. Chacune de nous a mis son coeur dans cette fin de semaine. Hugo savait que nous étions capables d’y arriver mais moi vraiment pas. Nous avons donc écrit Nous sommes des milliers, une chanson sur le courage. Chaque fois que nous la chantons, j’ai le coeur rempli de fierté.

Nous avons aussi enregistré l’album au studio SPV où nous étions vraiment entre bonnes mains avec Jimmy. Cette fin de semaine pour moi fût mémorable et est gravée à jamais dans ma tête et mon coeur. Plein de regards complices, de moments de complicité, d’émotions, de pleurs, de rire, mais tellement reconnaissante d’avoir pu y participer. Je me souviens encore du moment où j’ai tenu notre album dans mes mains : je n’en croyais pas mes yeux.

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J’ai vécu tellement de bons moments avec la chorale. Notre spectacle de Noël avec l’orchestre à vent de Terrebonne, nos spectacles annuels, nos spectacles en plein air à l’île des moulins, l’enregistrement de l’album en studio, notre vidéoclip pour notre chanson et cette année, notre spectacle piano-voix (guitare) était tellement spéciale.

Dans une chorale, pour ceux qui ne connaissent pas trop comment cela fonctionne, il y a des sections Soprano, Mezzo, Ténor et Altos. Je voulais vous montrer mon petit gang que j’aime beaucoup. Elles sont super gentilles et m’ont vraiment bien accueilli dans leur groupe.

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Si jamais vous avez envie de chanter dans une chorale à Terrebonne, je vous suggère Éclipse. C’est une gang super avec des humains qui ont vraiment plein d’idées. Ils nous permettent de se réaliser en tant que personne et nous amènent à relever tellement de défis. Si vous ne savez pas trop si vous allez aimer ça, allez voir Hugo aux auditions et vous avez trois semaines pour voir si vous aimez cela.

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Crédits photos : Martin Métivier

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Mon expérience au Relais pour la vie de Terrebonne

relais pour la vie mélanie folie urbaine

Depuis plusieurs années, je me suis impliquée dans le Relais pour la vie dans l’espoir de pouvoir aider avec le peu de moyens que j’ai.

Mon conjoint est bénévole à TVRM depuis quelques temps déjà et ils ont monté une petite équipe. Chaque personne donnait un montant et on marchait toute la nuit chacun son tour. Malheureusement, je n’ai jamais réussi à rester toute la nuit jusqu’au matin. Le froid, la fatigue et la pluie sont des éléments difficiles à surmonter.

Et puis il y a deux ans, j’ai eu la chance de pouvoir m’impliquer autrement en allant chanter pour les survivants et leurs familles. J’ai vraiment adoré l’expérience. C’est tellement touchant de voir les malades accompagnés de leur famille ouvrir la marche sur la chanson officielle du Relais pour la vie. Car c’est vraiment dans l’espoir de voir tout ces gens réussir à s’en sortir. C’est une magnifique chanson remplie d’amour et d’espoir pour accompagner tous ces gens dans leur combat contre cette maladie.

Cette année j’ai eu la chance de pouvoir y chanter trois chansons avec la belle Vicky Marchand et le magnifique choeur Avalanche. Nous avons interprété deux fois la chanson du Relais, la chanson Croire de Mario Pelchat et Ma chambre de Stéphanie St-Jean. Nous avons été chanceux car il a fait soleil et j’ai pu me cacher derrière mes lunettes donc mes larmes n’ont pas paru.

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Crédit photo : Mélanie Dunn

Comme plusieurs d’entre nous, j’ai perdu des personnes que j’aimais beaucoup de cette maladie. Je pense à ma grand-mère que j’aimais comme une mère : elle a toujours fait partie de ma vie et elle nous a quittés beaucoup trop tôt. Je suis heureuse de savoir qu’elle a connu mon mari. Mais elle ne verra jamais mes enfants et ceux de ma soeur. Je pensais vraiment beaucoup à elle en cette soirée de Relais pour la vie.

Cette année, j’ai appris que ma tante Lynda avait un cancer et cela m’a tellement bouleversée que j’ai voulu être là et chanter pour elle avec tout mon coeur et mon espoir. Pour qu’elle puisse passer au travers, profiter de ses enfants et de ses petits-enfants encore longtemps. Elle est tellement courageuse. Elle ne s’est pas laissée abattre. Elle a relevé ses manches et toute sa famille l’entoure et est présente pour elle. Elle a pu voyager en Grèce et passer une semaine en République Dominicaine avec sa famille. Elle affronte chacun de ses traitements avec force et confiance et toujours avec le sourire.

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Crédit photo : Mélanie Dunn

Cet événement prend tout son sens pour ceux et celles qui côtoie de près où de loin cette maladie, mais il y a tellement de bénévoles présents sur le site pour faire de cette soirée un moment unique et magique. Le Relais pour la vie de Terrebonne Mascouche est celui qui ramasse le plus de sous chaque année et cette année Simon Paquin a reçu un très bel hommage pour son super dévouement à cette cause durant les dernières années. Mais ne vous inquiétez pas, il aura de nouvelles responsabilités plus grandes et nous lui souhaitons bonne chance.

 

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J’ai décidé de me choisir

Depuis que je suis jeune, on m’a appris à prendre soin des autres. Le souci d’autrui est une valeur très ancrée en moi. J’avais 10 ans lorsque ma mère est tombée enceinte de ma sœur. Oh Mon Dieu que je l’ai pu la désirer cette petite! C’était comme ma fille. Je lui donnais son bain, lui changeais la couche, la berçais pour l’endormir, etc. J’ai ensuite obtenu d’autres responsabilités dans la maison : la balayeuse, la vaisselle et le lavage.  J’aidais mes parents du mieux que je le pouvais. Puis, l’année de mes 12 ans, j’ai reçu la nouvelle que mon petit frère serait bientôt là.  Ouf, j’étais tellement contente. En même temps, ça voulait dire un frère et une sœur, avec des responsabilités qui augmenteraient, tout ça pendant mon adolescence.

Je ne veux pas me plaindre de cette situation, bien au contraire. Je souhaite seulement montrer ma grande fierté d’avoir été capable de prendre soin de ceux que j’aime. Nous avons toujours été une famille tissée serrée. Mon Pépère et ma Mémère, qui vivaient derrière chez nous, étaient tout pour moi. Ma grand-mère me cuisinait mon plat préféré pour le souper, quand je n’aimais pas celui que ma mère avait préparé.  Mon grand-père, lui, me servait de chauffeur pour tous mes rendez-vous médicaux, ou simplement pour aller me reconduire ou me chercher chez mes amis.

Puis,  le temps a filé et j’ai rencontré mon mari.  Entre nous, tout s’est déroulé assez rapidement, car je savais clairement  ce que je voulais dans la vie : me marier, avoir des enfants et acheter une maison. Pas très originale, je sais, mais c’était le bonheur que mes parents et mes grands-parents avaient vécu, et c’était l’idéal que je souhaitais reproduire pour être heureuse. Une fois mariée et partageant un appartement, j’ai commencé à prendre soin de mon mari pour qu’il soit bien. Est rapidement arrivé par la suite notre fils Jérémi : mon petit trésor, cher petit ange, tellement calme et souriant.

À partir de ce moment-là, je devais en priorité prendre soin de mon fils, puis accorder du temps à mon mari, et entretenir la maison, tout en travaillant à de lourdes tâches. C’était difficile, oui, mais je n’étais pas la seule à vivre avec ce genre de quotidien. Alors, je me suis relevée les manches et j’ai foncé. Trois ans plus tard, s’est jointe à nous Arielle : ma princesse, ma petite tornade volcanique. J’étais comblée par ma famille, mon mari et notre maison, située tout près de mon travail. J’avais maintenant dans ma vie ma fille, mon fils, mon mari, le travail, la routine, le ménage et la maison. Le train-train quotidien de la plupart des gens; rien de bien glorieux, quoi! Reste que c’était ce dont j’avais toujours rêvé et je voulais que ça fonctionne à merveille.

Les années ont passé, les enfants ont grandi, les activités sportives ont commencé : hockey, baseball, danse, nage synchronisée, gymnastique, baseball. Leur choix de sport ne m’importait peu, pourvu qu’ils étaient heureux. C’était tout ce qui comptait à mes yeux.

Puis, un jour,  j’ai eu une révélation : Moi, qui s’occupe de moi? Bien sûr, mon mari a toujours été là pour me supporter, mais je me suis rendu compte que je ne faisais rien pour mon propre plaisir. En août 2016, j’ai donc pris la décision que j’allais ME choisir pour mon bonheur personnel, ma santé et pour montrer à mes enfants que, même si je les aime eux et leur père, il ne faut pas que j’oublie de penser à moi.

Je crois que j’avais arrêté de m’aimer, tellement j’étais occupée à les aimer, eux.

Quelquefois, j’entends cette petite voix intérieure me dire : « Tu pars encore? Tu ne restes pas pour la pratique de hockey ou de baseball? Tu devrais être là.» Mais, je me dis que d’aller m’entraîner au gym va me donner la santé, la fierté et, je l’espère, plusieurs années encore avec mon mari et mes enfants. Je les aime tellement fort.  Ils sont mes rayons de soleil, ma force et ma joie de vivre. Je sais que je dois aussi m’aimer pour pouvoir être la maman et la conjointe qu’ils méritent.

Je ne pense pas que ce soit égoïste de ma part de me choisir, de prendre soin de ma santé et de m’accorder du temps pour moi, parce qu’après tout, avant d’être une femme et une mère,  j’étais simplement MOI.

Par Mélanie Dunn

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