On a testé Tinder…en couple conclusion

Jen parle de son expérience sur Tinder

Eh oui, je n’en ai pas fini avec cette expérience Tinder que tu as pu lire ICI.

Mais comme je ne peux éternellement faire durer cette saga, voici donc la conclusion de notre aventure sur Tinder.

Benjamin m’a demandé que nous échangions maintenant à partir de Messenger plutôt que de continuer à le faire sur l’application. J’avoue que j’ai ressenti un moment de panique, même si je sais que pour aller plus loin, la suite logique des choses est que j’accepte. Mais je suis parfaitement consciente que si on s’ajoute mutuellement sur Messenger, il aura accès à mon profil Facebook et découvrira ma double identité en moins de deux secondes, surtout que ma page contient beaucoup d’informations sur ma vie privée et professionnelle. Sherlock Holmes n’aurait pas à creuser bien loin pour saisir quel genre de fille je suis et surtout connaître mon mode de vie.

J’ai donc décliné poliment son invitation en lui expliquant que je n’étais pas encore assez à l’aise pour aller aussi loin, puisqu’il était le premier gars avec qui j’engageais la conversation sur Tinder. Il a compris et n’a pas semblé remettre en doute ma raison.

C’est à ce moment-là que j’ai obtenu un 3e match.

Et c’est aussi à ce moment que le déclic s’est fait.

Je n’avais plus envie de jouer. Plus envie d’expérimenter Tinder, même une minute de plus.

J’ai à peine jeté un coup d’œil au 3e gars qui me signifiait son intérêt. C’est assez le niaisage ! J’en ai assez de faire semblant et de naviguer dans cette jungle de gars qui ne m’intéressent pas. Je suis heureuse avec celui qui partage ma vie.

Désolé si je te donne l’impression de t’avoir fait perdre ton temps à espérer un dénouement digne de Hollywood avec un gros punch à la fin.

Il ne s’est rien passé d’exceptionnel.

J’ai testé, j’ai swipé, j’ai analysé des profils, j’en ai apprécié, j’en ai jugé et condamné, j’ai conversé, j’ai vu mon estime un peu améliorée (bien que je préfère 1000 fois plus que ce soit mon chum qui me trouve belle), j’ai culpabilisé de leur faire perdre du temps, j’ai eu peur de me faire prendre.

Mais en fin de compte, je n’ai pas de grandes révélations à te faire à propos de Tinder.

Ça reste une application pour rencontrer des gens.

Mais cette expérience ne peut être complète sans aller jusqu’au bout. Avoir un intérêt pour une personne et vouloir aller plus loin en se donnant rendez-vous pour voir si ça peut fonctionner.

Nous ne l’avons pas fait. Ni l’un ni l’autre.

Parce que ça faisait partie des règles que nous avions établies.

Et je ne peux m’empêcher de me demander ce qui se serait passé si nous avions poursuivi l’aventure. Est-ce que c’est vraiment possible d’en arriver à former un couple avec quelqu’un rencontré là-dessus ?

Oui, parce que j’en connais à qui c’est arrivé.

Dans mon cas, il se serait passé quoi si j’avais continué en tant que fille célibataire ?

J’aurais jasé quelque temps avec Benjamin ou un autre. J’aurais peut-être attendu les messages avec plus d’impatience au fur et à mesure de l’évolution de la conversation. Ou bien je serais rapidement passé à un autre profil. Avec combien de gars à la fois aurais-je pu échanger des messages afin de ne pas placer tous mes œufs dans le même panier ?

Comment en serait-on venu à se fixer un rendez-vous ? Et où ? Dans un bar ? Un resto ? Chez lui ? Chez moi ?

Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas daté de gars que je ne me souviens plus comment faire. Est-ce que les recommandations sont les mêmes qu’à l’époque de mon célibat ? Est-il encore préférable d’opter pour un lieu public, de prévenir un certain nombre de personnes de nos plans afin qu’elles sachent où je me retrouve ? De toujours surveiller mon verre de peur qu’il y glisse un comprimé de la drogue du viol ? Est-ce que c’est prudent de coucher avec lui le premier soir si c’est clair entre nous que c’est tout ce qui nous intéresse ?

Elle est où la limite à franchir une fois qu’on est rendu au 3e ou 4e rendez-vous ?

Est-ce qu’on peut laisser tomber un peu ses barrières et ses appréhensions pour laisser la confiance s’installer tranquillement ?

C’est compliqué tout ça.

Dernièrement, j’ai lu la mésaventure sur Tinder de Laura-Gabriel, une ancienne participante d’Occupation Double (tu peux visionner son histoire ICI). Et j’ai réalisé qu’avec les réseaux sociaux, c’est tout aussi dangereux de dater aujourd’hui qu’à mon époque. Peut-être même plus.

Je sais que la peur ne doit pas guider ma vie non plus et que même un gentil garçon rencontré à l’épicerie peut s’avérer être aussi méchant ou malhonnête qu’un autre rencontré sur Tinder. Comme il est possible que mon 14e match soit l’homme de ma vie. Je crois sincèrement qu’il n’y a pas de mauvaise façon de rencontrer quelqu’un.

Si je devenais célibataire, est-ce que je laisserais une chance à Tinder en tentant d’aller au bout des avantages de l’application ? Sûrement.

Mais je souhaite sincèrement ne pas avoir à le faire.

Et je souhaite bonne chance à tous ceux qui tentent d’y trouver leur bonheur ou qui désirent y passer un bon moment.

Cette aventure m’a permis de réaliser à quel point je suis bien avec mon homme, dans notre quotidien, dans notre famille.

Et que Tinder n’est pas dans nos projets.

 

Photo de signature pour Jennifer Martin.   

On a testé Tinder… en couple 5ème partie

Jen parle de Tinder

Pour suivre toute notre saga sur Tinder, c’est ICI. Ça vaut la peine de cliquer sur chaque article, je te le promets.

Me revoilà, le lendemain matin, à regarder ma boîte de réception pour y lire le message de Benjamin, mon premier match qui s’est finalement décidé à m’écrire. Voici ce qu’il m’écrit :

« Salut Jennifer, je te trouve vraiment jolie ! Que cherches-tu exactement sur Tinder ? Moi, je suis également à la recherche de quelque chose de simple. J’ai envie de trouver une compagne, une amie, quelqu’un avec qui passer de bons moments et peut-être vivre une belle relation. »

Presque pas de fautes, un point pour lui. Son message est clair et direct, mais sympathique. J’aime bien, un autre point pour lui.

Mais…

Je me sens toujours comme un imposteur. Je crois même que je feel encore plus croche vu que son message est gentil et qu’il semble être un bon gars. Je ne veux pas lui faire de peine ou le niaiser.

Relaxe Jen, c’est juste un message.

Tu ne vas pas lui briser le cœur quand même. Il fait le premier contact (que tu as été trop chicken pour faire) et il tend la perche pour te connaître. Pas besoin d’anticiper tout de suite, tu sais que si ça ne te plaît pas, t’as juste à ne plus lui répondre et le ghoster (expression pas de mon temps pantoute, c’est fou de penser que ça porte un nom maintenant, alors que lorsque j’étais jeune, on se contentait de dire qu’on n’en entendait juste plus jamais parler).

Je prends quelques secondes pour réfléchir à ma réponse. J’ai envie d’être trop honnête encore une fois. C’est plus dur que je ne le croyais, jouer à faire semblant. J’ai beau être une bonne menteuse dans certaines situations, j’ai de la misère à ne pas jouer franc jeu dans ce cas-ci, mais je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que j’ai l’impression de trahir un peu mon chum en faisant cette expérience, même s’il est au courant et que j’ai son approbation.

Je lui réponds alors ceci :

« Merci, c’est gentil, je te trouve pas mal cute, moi aussi ! Oui, c’est un peu ça que je recherche aussi, mais comme je sors d’une longue relation, il ne faut pas me brusquer. Surtout que c’est ma première fois sur Tinder et que j’en suis vraiment à l’étape d’apprivoiser cette application et tout ce qui vient avec elle. Désolé si je te semble un peu hésitante, je ne sais pas à quel point je peux accorder ma confiance pour l’instant. Est-ce que tu es sur Tinder depuis longtemps ? »

Traduction : T’es cute, mais ça ne veut pas dire que je voudrais coucher avec toi, mon conte de fées m’a éclaté en pleine face, je ne connais rien aux applications de rencontres pis je ne sais pas comment agir, mais j’aimerais surtout savoir si je suis ton 2876e match.

Là, je constate à quel point c’est difficile de communiquer.

Comment est-ce que je peux savoir s’il a lu les sous-textes de mon paragraphe ou s’il ne s’est arrêté qu’aux mots que j’ai employés ? On s’entend que nous, les filles, on est plutôt championnes quand vient le temps d’analyser les points, les virgules, les émojis, le ton qui semble être employé. On a tellement peur de parler des vraies affaires qu’on s’imagine que c’est plus simple ou moins gênant de le faire derrière un écran, mais on l’a tellement pas, l’affaire. Je ne partirai pas sur ce débat (peut-être dans un futur texte), mais c’est dont immensément dur de comprendre ce que les gens veulent RÉELLEMENT dire en 2018 ! Et je pense que c’est peut-être pour ça que les statistiques concernant les couples qui durent sont en chute libre depuis l’arrivée des réseaux sociaux (bon, une autre idée de texte à développer).

Revenons à notre conversation. Sa réponse ne se fait pas attendre :

« Je comprends, je suis célibataire depuis 2 ans, et je viens sur Tinder de manière on and off parce que je me tanne souvent des filles qui ne savent pas ce qu’elles veulent ou qui ne sont pas capables d’être cohérentes dans leurs paroles et leurs gestes. »

Ouch… touchée en plein cœur.

C’est sûr que ce n’est pas avec moi qu’il va améliorer son expérience client sur Tinder. Je ne suis pas à la recherche d’un chum, je risque de ne pas être trop cohérente dans mes mots et mes intentions et surtout… je ne suis pas célibataire.

On jase un peu, encore une fois, surtout de tout et de rien. Je ne sais pas ce qu’il fait dans la vie, ni où il habite (je ne pose pas de questions, lui non plus). On parle surtout de Tinder. Encore une fois, je ne me sens pas vraiment à l’aise.

Je sais, c’est redondant, mon affaire.

On termine la conversation en se souhaitant mutuellement une bonne fin de journée.

Pas de promesse, pas de rendez-vous. Pas même une heure fixée pour se reparler.

Je continue de swiper, à gauche la plupart du temps.

BOUM ! Ce qui devait arriver arriva.

Je tombe sur quelqu’un que je connais. Un ancien papa d’un garçon que j’ai déjà eu dans mon groupe à la garderie (oui, je suis éducatrice) ! OMG ! Je le savais célibataire, mais je ne pensais pas tomber sur lui sur Tinder. Surtout qu’on est aussi des amis Facebook.

Mais je suis devenue si rapide sur la gâchette pour swiper à gauche que je passe trop vite sur son profil et que je ne regarde même pas s’il correspond au moins aux critères que je me suis fixés.

Oups, faudrait peut-être que je me calme les doigts un peu, je pourrais passer à côté de profils intéressants, ou même d’autres personnes que je connais.

Bref, je trouve ça drôle d’être tombé sur quelqu’un que je connais.

Je retourne à ma vie réelle, auprès de mon fils et mon chum.

Le lendemain, je prends les devants et salue Benjamin avec quelques émojis de fille contente d’avoir osé et qui se dit qu’elle est vraiment nulle pour faire une expérience journalistique sur Tinder.

Il me répond quelques heures plus tard, me disant qu’il ne reçoit pas les notifications sur son téléphone et qu’il n’a vu mon message qu’en se connectant à l’application. Bizarre, pourtant je reçois bien les notifications des siens. Si j’étais célibataire, je me questionnerais peut-être sur la vérité de cette annonce, mais comme ça m’importe peu, je lui donne le bénéfice du doute.

Il me propose alors qu’on s’ajoute sur Messenger, afin de communiquer plus facilement.

Si tu veux connaître ma réponse, reviens la semaine prochaine pour mon dernier texte et la conclusion de notre expérience Tinder.

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

 

On a testé Tinder…en couple 4ème partie

Jen parle de son expérience sur Tinder

Pour les trois premières parties, c’est ICI.

Avoue que tu es maintenant accro à ma série sur Tinder.

J’aime lire tes commentaires sous mes articles et je suis vraiment contente de savoir que notre excursion sur Tinder t’intrigue.

Revenons au moment où j’ai eu mon premier match. Après moins de 10 minutes passées sur Tinder. Quand même, ça me fait un petit velours de l’écrire.

Benjamin, 37 ans. Beau bonhomme au premier coup d’œil, une tuque de hipster, une barbe, des yeux bleus sympathiques et un petit sourire en coin. J’aime bien ce que je vois. Mais comme je ne sais pas comment ça fonctionne par la suite, j’attends.

Jen parle de son expérience sur Tinder

Je ne veux pas être la première à lui parler. J’ai peur un peu, on dirait. J’ai peur de passer pour une fille pressée, pour une fille désespérée ou tout simplement peur de recevoir une photo de pénis tout de suite en partant (oui, oui, paraîtrait que ça arrive sur Tinder). Bref, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre alors je n’ose pas lui écrire.

Je laisse passer quelques minutes.

Je recommence à swiper, je tombe sur des profils intéressants, mais j’établis des critères assez rapidement.

Tout d’abord, s’il n’a pas de description, je passe. Moi, je me dis que si le gars ne prend pas la peine de se vendre en quelques mots pour me donner envie d’aller plus loin, je ne vois pas pourquoi je creuserais plus. Je suis peut-être dure, mais j’aime les mots et les gens qui s’expriment. J’aime qu’un gars soit capable d’aligner plus de trois phrases même dans une description Tinder. Alors je peux te dire que j’en swipe un paquet parce que je constate qu’il n’y a pas beaucoup de gars qui se sont forcés pour en dire plus sur eux. Je ne juge même pas les fautes d’orthographe (bon peut-être un peu s’il en fait 8 sur 10 mots), je veux juste voir ce qu’ils sont capable d’écrire pour se présenter et me donner le goût d’en apprendre plus.

Deuxièmement, les photos de profil en chest, je passe. Surtout si on ne lui voit même pas le visage. Et encore moins si on ne voit que le flash dans le miroir. Come on, les gars ! Vous pensez vraiment qu’on a envie de vous rencontrer en se basant uniquement sur une photo comme celle-là ? Même si je voulais juste baiser le temps d’une nuit (parce que oui, j’ai déjà été ce genre de fille), je m’arrangerais pour trouver un gars qui a plus de potentiel à offrir qu’un six packs qui se fait un selfie dans un miroir. Ça marche peut-être pour certaines, mais pas avec moi.

Ensuite, les gars qui offrent une photo de profil où ils portent des lunettes de soleil risquent aussi de se faire swiper à gauche assez rapidement. À moins qu’il y ait suffisamment de photos en cliquant sur leur profil où ils ne les portent pas. Et pour que je me rende là, il faut vraiment que sa photo soit attirante ou ait un petit quelque chose qui me donne envie de creuser plus loin. Moi, j’ai besoin de voir ses yeux, de voir ce que projette son regard. De voir s’il y a une étincelle coquine, invitante, sympathique ou si au contraire il présente un regard perçant, froid et dénué de la moindre sensibilité. Oui, c’est possible de détecter tout ça dans ses yeux. J’aimerais aussi savoir s’il a les yeux croches ou si c’est simplement parce que le soleil l’aveugle vraiment en prenant sa photo qu’il a décidé de les porter.

Contrairement à ce que tu pourrais penser, les photos où un gars pose en compagnie de son enfant ne me font pas swiper à gauche systématiquement. J’ai même plutôt tendance à les considérer un peu plus longtemps que les autres, à moins qu’ils n’enfreignent les premiers critères. Parce qu’un gars en chest devant son miroir tenant son bébé d’un bras et son cell de l’autre, ça serait vraiment drôle… et franchement pathétique. Non, j’ai plus de chance de considérer son profil parce que je me dis que s’il a des enfants, il n’en voudra pas d’autre, et comme j’ai également le mien et que je n’en veux pas non plus, c’est parfait. Parce qu’un gars qui n’en a pas, risque plus de me demander de lui en faire un, et ça, il n’en est pas question. Et comme je suis rendue à 36 ans et que les gars qui sont dans ma tranche d’âge risquent aussi de venir avec un passé et un certain bagage, les chances que je tombe sur un gars qui n’a pas d’enfants et n’en veut pas sont plutôt minces. Alors à moins qu’il traîne plus de 2 enfants dans sa minivan, il y a de l’espoir.

Ah tiens donc, un deuxième match.

Environ une heure après le premier qui ne m’a toujours pas écrit d’ailleurs.

Mathieu, 32 ans. Désolé je n’ai pas gardé la photo de celui-ci. Différent du premier, il n’a pas le profil d’un hipster, mais plutôt d’un gars qui s’entraîne au gym tout en travaillant dans la construction. Ne me juge pas d’utiliser ce cliché, la lecture de sa description me donne raison.

Contrairement à Benjamin, Mathieu vient rapidement me parler. Il me complimente en me disant qu’il est habituellement attiré par les filles aux cheveux foncés et aux yeux pâles comme moi et qu’il souhaite en apprendre plus.

Ouf, c’est stressant tout ça.

Qu’est-ce que je vais lui dire ? Je ne suis pas prête, on dirait.

Je me bloque déjà et je stresse avant même de lui répondre. Je me sens comme un imposteur.

JE NE SUIS PAS CÉLIBATAIRE POUR VRAI !

Ce n’est pas correct de lui faire perdre son temps. Il va savoir tout de suite que je ne suis pas sérieuse et que j’ai l’air pas branchée pantoute sur ce que je veux.

Je commence par ceci : Merci pour le compliment. Je m’excuse, je suis nouvellement sur Tinder après une relation de 14 ans. Je me sens comme un chien dans un jeu de quilles et je ne sais pas trop quoi dire.

Eh boy… toute une première impression que j’ai dû lui faire là.

On a jasé quelques minutes, de pas grand-chose, je l’avoue. Je n’ai même pas su d’où il venait, ce qu’il faisait dans la vie ni ce qu’il recherchait sur Tinder. On a coupé la conversation assez vite, il était rendu tard.

Je ne l’ai pas relancé par la suite. Lui non plus. Il a dû décrocher assez vite de la pauvre fille qui n’a plus aucune habileté de cruise et qui ne se force pas trop trop pour passer à une autre étape.

Je vais me coucher.

Plutôt déçue de mon attitude à la suite de ma première conversation Tinder.

Le lendemain matin, Benjamin, mon premier match, se décide à m’écrire. Je suis prête, motivée à faire meilleure impression que la veille.

À suivre… la semaine prochaine.

Photo de signature pour Jennifer Martin.      

On a testé Tinder… en couple 3ème partie

Jen a testé Tinder en couple

Pour lire les deux premières parties, c’est ICI.

Bon, passons maintenant à l’étape qui me fait le plus peur depuis que nous avons commencé notre aventure sur Tinder. Le moment où JE dois créer mon profil personnel.

Pas parce que je ne me fais pas confiance, mais bien parce que j’ai peur de ce que je peux trouver comme candidat, de ce que mon profil peut provoquer comme réaction (positive ou négative), j’ai peur à mon tour que quelqu’un que je connais et qui connaît mon chum tombe sur mon profil et s’imagine que je suis maintenant célibataire ou que je cherche à tromper mon homme. On ne sait jamais… maintenant qu’on a la preuve que le monde est petit même sur Tinder.

Mon chum attend d’ailleurs ce moment avec quelques appréhensions lui aussi. Ce n’est pas plus facile pour un homme que pour une femme de voir quelqu’un tourner autour de son amoureux.se.

Je décide de procéder de la même manière que lui, je télécharge l’application à un moment où je suis seule.

Ayant une grande quantité de photos de moi dans mon cellulaire (comme toute blogueuse évidemment), la sélection de la meilleure photo n’est pas plus facile. Trop de possibilités, c’est comme pas assez. Est-ce que je publie un selfie où je suis à mon meilleur, maquillée et coiffée comme je le suis quand je fais des shootings photos ou je privilégie une photo plus naturelle où seule la lumière du jour fait ressortir le vert de mes yeux ? L’orgueil faisant quand même son œuvre, j’ai choisi la première option pour la photo de profil. C’est quand même celle qui décidera si mes candidats potentiels swiperont à droite ou à gauche. Mais j’inclus quand même des photos plus naturelles, une photo de plain-pied parce que toutes les filles savent que si je ne publie pas une photo de ma silhouette, la plupart des garçons risquent de me demander si mon poids est proportionnel à ma grandeur dans les quelques minutes suivant une potentielle conversation. S’il y a bien une chose dont je me souviens sur MSN, c’est que ça se passait généralement comme ça. Tant mieux si tu me dis que les temps ont changé, mais je ne prends pas de risque et je mets tout ce qu’il faut comme photo pour lui permettre de se faire une idée. J’inclus même une photo avec mon fils. Pas de photos en bikinis par contre. Je ne tiens pas à recevoir des propositions indécentes ou recevoir le titre de MILF (Mother I like to fuck) dès le début de mon aventure sur Tinder.

Maintenant, la description.

Pour une fille qui écrit des textes toutes les semaines, je crois que ce sera facile de passer à travers cette étape. J’ai confiance de choisir les bons mots, juste assez accrocheurs, qui en disent juste assez pour piquer la curiosité et attirer de bonnes personnes.

Dans les faits, ça s’est avéré un peu plus compliqué que je pensais.

Incapable d’être mystérieuse comme mon chum, je ne voulais pas être un grand livre ouvert non plus. Je voulais une touche d’humour, montrer que je ne suis pas une habituée de Tinder, mais que je sais où je m’en vais avec ça quand même. Je voulais démontrer que je suis une fille simple et pas compliquée, mais sans laisser sous-entendre que je suis à la recherche d’une baise d’un soir seulement.

Tu vois le genre ? Plus facile à dire qu’à faire.

Alors voici ce que j’ai finalement écrit après avoir cherché mes mots pendant de longues minutes.

Nouvellement célibataire après avoir été en couple pendant 13 ans, mes techniques de cruise ont besoin d’être dépoussiérées un peu. Maman monoparentale, je ne cherche pas un père pour mon fils, il en a déjà un excellent. Je cherche quelque chose de simple parce que c’est le genre de fille que je suis.

Je veux que les candidats potentiels comprennent que j’ai de bonnes relations avec mon ex (!) et que mon passé est réglé. La phrase sur mes techniques de cruise vise à les faire sourire, mais aussi à leur faire comprendre que je ne serai peut-être pas la plus habile lorsque viendra le temps d’engager la conversation, mais que je suis pleine de bonne volonté. C’est clairement moins mystérieux que mon chum et pas nécessairement sexy et accrocheur, mais ça a le mérite d’être honnête, je pense.

Avec le recul et en me relisant, je trouve que je sonne plus comme une fille qui a peur de s’aventurer dans cette jungle ou carrément comme une matante qui n’est plus dans la vingtaine depuis très longtemps.

Mais bon, c’est ce que je suis dans le fond alors je clique sur publier et j’attends de voir ce qui se passe.

Je commence à swiper.

Tranquillement au début, en prenant plusieurs secondes pour regarder les photos.

Contrairement à mon chum, je ne regarde pas les gars qui ont moins de 30 ans. J’ai même sélectionné de 35 à 45 ans dans mes critères de sélection. Pas envie de rencontrer un gars qui est encore à l’université (sauf si c’est pour se perfectionner), veut des enfants ou sort encore au Beach Club. J’ai beau savoir qu’on peut garder son cœur d’enfant ou son côté bad boy longtemps, j’ai quand même envie de quelqu’un de mature qui sait où il s’en va. Tant qu’à chercher un candidat, j’en veux un qui ressemble sensiblement à ce que j’ai présentement, surtout que ce n’est que pour une expérience et non pour vrai. Mais je crois quand même que si je devais tenter le coup RÉELLEMENT, je procéderais de la même manière. Je ne veux pas changer 4 trente sous pour 1 piastre, mais je ne veux pas baisser mes standards non plus. Sans avoir un genre de gars précis, j’ai quand même une idée de ce que j’aime et de ce que je n’aime pas et ce n’est pas à 36 ans que je vais soudainement vouloir revoir tous mes principes amoureux.

Surprise totale !

Après à peine 10 minutes, je reçois une notification qui m’annonce que déjà plus de 99 personnes aiment mon profil !

Wow, je suis flattée. Ça boost mon égo quand même pas mal.

C’est presque mieux que des likes sur Instagram. Presque. Parce que, contrairement au réseau social, je ne peux pas voir qui a aimé ma photo et ça, je trouve ça plate un peu.

Mais bon, je sais aussi, en toute humilité, que je suis quand même jolie et que j’exerce sûrement un attrait de nouveauté auprès de ceux qui swipe quotidiennement. Alors ça ne m’enfle pas la tête, mais ça fait du bien à mon estime.

Après 10 autres minutes, ça y est !

J’ai un match…

Que se passera-t-il ensuite ?

Sauras-tu attendre jusqu’à la semaine prochaine pour le découvrir ?

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

On a testé Tinder…en couple 2ème partie

Jen a testé Tinder en couple

Pour lire la série complète, clique ICI.

J’aime penser que t’attendais impatiemment la suite de notre aventure de couple sur Tinder.

Parce qu’on se le cachera pas, c’est divertissant de partir à la chasse au prospect. Surtout quand tu ne l’as pas fait depuis 14 ans.

C’est bon pour l’estime de tester sa valeur à l’occasion. Même si l’on est follement amoureux, savoir qu’on peut attirer l’attention de quelqu’un d’autre, ça fait toujours un petit velours. Celui qui dit le contraire se cache la tête dans le sable selon moi.

Donc, reprenons où nous étions rendus.

Nouveau profil amélioré pour mon chum avec photo qui le met en valeur.

On a fait ça tard le soir, quelques minutes avant que mon chum aille se coucher.

Pas de réponse dans l’immédiat. Pas grave, chéri s’endort de toute façon. Je me couche quelques heures plus tard (je suis en vacances).

Lendemain matin, un texto me réveille à 8 h 15.

« J’ai 3 messages dans ma boîte Tinder. »

Je sens l’excitation dans ces 8 mots. Quand je dis que je le connais mon chum. Je sais que ça flatte son ego, qu’il est content de savoir qu’il peut encore attirer l’attention. Comme n’importe quel gars. Surtout qu’après 40 ans, on dirait qu’il a perdu confiance en son charme. Pis Dieu sait que moi, je le trouve encore plus hot aujourd’hui qu’il y a 14 ans, mais il me croit jamais quand je lui dis. Si une application peut le lui faire comprendre, ça sera toujours ça de gagné.

Je souris en lisant ces mots et je me rendors (ben quoi… il est 8 h 15 et je suis en vacances).

Il m’appelle 30 minutes plus tard. Le sourire dans la voix, je sens son petit cœur heureux, un peu émoustillé. Ça me fait rire.

Ok, j’arrête le cheesy et je te raconte le crunchy.

Il commence donc à me raconter la première mésaventure que nous fera vivre l’expérience Tinder.

T’es prêt(e)?

 

 

 

Chéri : T’sais mon amour, l’une des 3 filles qui m’a envoyé un message, c’est une de tes amies Facebook!

Moi : QUOI?!? QUI?!?

Chéri : Oui, une fille avec qui tu es allée au secondaire! Elle m’a reconnu et m’a envoyé un message pour me chicaner! Elle pensait que je te jouais dans le dos. Elle a reconnu ma photo et s’interrogeait sur ma présence sur Tinder.

Moi : Ben non… lol… Ça c’est vraiment très drôle! C’est qui?

Chéri : Elle s’appelle Jessica. Je trouve ça vraiment drôle… Me voilà démasqué après même pas 24 heures.

Moi : Pouaaahhhhhhh….!!!!!! Le monde est petit… même sur Tinder.

Chéri : J’ai pas regardé les autres messages encore, je te rappelle plus tard. Je t’aime.

Moi : Moi aussi je t’aime.

Je raccroche, je me précipite sur Facebook et j’écris à Jessica.

Moi : Hey, t’as trouvé mon chum sur Tinder?

Jessica : Euhhhhh oui….malaise!! Hahahaha!

Moi : Hahaha, j’étais sûre que ça allait arriver!

Jessica : J’ai vraiment juste swipé pour m’assurer que c’était pas un fou qui s’amuse à prendre les photos de quelqu’un d’autre pour se créer un faux profil. J’avais même pris des screenshots des photos. Je ne l’ai pas cruisé!

Moi : Je te crois haha, on fait une expérience anthropologique pour un article sur Folie Urbaine.

Jessica : Hahaha, ton article va être bon! Tu vas voir, c’est un bon passe-temps… très divertissant! Moi quand je me suis séparée, j’avais besoin de passer le temps et de voir si, après une rupture de famille, la vie continue.

Moi : Oui j’imagine! Mais on ne veut pas pousser l’expérience trop loin non plus, on ne veut pas finir par se chicaner et se laisser.

Jessica : Oui, ça vient chercher… Mais vous avez l’air d’un couple fort. Tant que les limites sont claires, ça devrait fonctionner. En tout cas, j’ai hâte de lire ça!

Moi : Merci à toi!

 

Je remercie Jessica pour son honnêteté et de m’avoir laissée transcrire ici le plus important de notre conversation.

Disons que ça partait fort notre première journée « officielle » sur Tinder.

Malheureusement, la suite est plutôt banale. Les matchs se sont faits rares, l’intérêt de mon chum a rapidement été à la baisse et il s’est vite désintéressé de Tinder. Je lui disais même qu’il swipait pas assez. J’allais presque jusqu’à lui donner le téléphone dans les mains pour qu’il s’y intéresse un peu plus pour les besoins de la cause.

Je le voyais se connecter de moins en moins et perdre envie de regarder d’autres filles. Mon petit cœur était quand même un peu soulagé, même si je n’avais pas vraiment peur qu’il aille plus loin.

Je pense qu’il n’a pas vraiment éprouvé de plaisir intense à zieuter d’autres filles sur une application de rencontre, surtout qu’il ne s’empêche déjà pas de le faire dans la vie quotidienne. Eh oui, mon chum regarde les autres filles, et non, ça ne me dérange pas. Ok ça m’agace parfois, surtout si la fille est vraiment magnifique, mais en général, je les spot même avant lui, sachant qu’elles finiront bientôt par croiser son regard.

Mais quand je lui ai demandé de tirer ses conclusions par rapport à son expérience il m’a spontanément répondu :

“J’aime ma femme, et j’en cherche pas d’autre! J’en ai pas trouvé une qui semblait mieux que toi alors pour moi Tinder c’est de la m*****.”

Excusez son franc parlé et sa conclusion plutôt simpliste mais ce fut vraiment sa réaction spontanée.

Donc, de son côté, à part d’être tombé sur une de mes amies, il n’y a pas d’autres anecdotes à raconter malheureusement. Peut-être parce qu’il a abandonné trop vite ou bien simplement parce qu’il ne voyait pas l’intérêt de pousser l’expérience plus loin.

J’avoue que ça m’a soulagé. Il peut bien continuer à regarde les filles dans la rue, ça me fait moins peur que Tinder.

Alors maintenant, il ne restait plus qu’à passer à la prochaine étape.

La création de mon profil.

C’est à mon tour de me lancer dans la jungle virtuelle de la chasse à l’homme.

Tu sauras tout…la semaine prochaine.

Photo de signature pour Jennifer Martin.alix marcoux

 

 

 

On a testé Tinder… en couple – 1ère partie

Jen parle de Tinder, 1ère partie

Mon chum et moi, on est en couple depuis bientôt 14 ans.

Ouais. Ce n’est pas pire, je trouve.

On considère qu’on est un couple solide, puisqu’on a traversé plusieurs tempêtes et moments difficiles et on a survécu pour en parler.

Ça nous a rendus plus fort et, même si notre couple est loin d’être parfait, on s’aime vraiment beaucoup pis on a confiance en notre relation.

On possède notre maison depuis près de 7 ans et nous sommes les parents d’un garçon de 12 ans. J’ai 36 ans et lui, 43 ans.

Ça, c’était la petite intro pour te mettre en contexte.

Parlons maintenant de notre idée. Plutôt la mienne, je tiens à préciser. Parce qu’une auteure tente toujours de trouver de nouvelles thématiques d’articles et que j’aime bien en trouver qui sont originales.

J’ai donc proposé à mon chum de tenter l’expérience Tinder… en couple.

Je vous explique.

Il y a 14 ans, quand nous nous sommes rencontrés, Tinder n’existait pas. Il y avait bien le site Do You Look Good et le défunt MSN, mais nous n’avons jamais tenté l’expérience ni l’un ni l’autre. À l’ère des réseaux sociaux, nous avons eu envie de savoir comment se déroule la chasse au candidat potentiel dans la jungle du célibat. Est-ce que c’est plus facile ou plus difficile de cruiser aujourd’hui qu’à l’époque? Comment se passent les relations à l’ère d’Internet et de ses multiples applications pour trouver l’âme sœur ou son prochain one night? Est-ce dangereux de tenter l’expérience ou simplement une idée originale à explorer?

Je t’avoue qu’au début, quand je lui ai parlé de mon idée, sans la développer et lui donner d’explications, la première réaction de mon chum a été de dire non.

Catégoriquement, sans même y réfléchir.

Il ne voyait pas l’intérêt de risquer de mettre notre couple en péril juste pour un article. Sur le coup, je me suis demandé : c’est en moi qu’il n’a pas confiance ou c’est en lui? Il a peur que je sois trop sollicitée ou tentée d’aller réellement voir ailleurs ou il a peur d’être tenté lui-même d’aller voir si le gazon est plus vert chez la voisine? Il ne pense pas que nous sommes un couple assez solide pour passer au travers d’une expérience comme celle-ci sans que ça se termine en lancés de casseroles et en valises sur le bord de la porte?

J’ai quand même pris le temps de lui expliquer exactement comment je voyais les choses. On allait tout faire ensemble. Créer nos profils, choisir nos photos et décider de nos descriptions, swiper à gauche ou à droite et vraiment tout se dire. Au fur et à mesure que les matchs ou les messages allaient entrer dans la boîte de réception, on allait vraiment tout vivre ensemble et ne rien se cacher. Interdiction d’aller sur l’application sans la présence de l’autre sauf en cas d’exception (comme genre, je le laisse deux minutes seul pendant qu’on swipe le temps d’aller aux toilettes!). Je voulais vraiment qu’on mette des limites claires et précises afin d’éviter tout malentendu ou situation potentiellement conflictuelle.

Il a quand même refusé ma proposition.

Je dois avouer que j’ai ressenti un certain soulagement sur le coup.

J’étais fière de mon idée, mais je n’étais pas si certaine d’avoir envie de la développer. J’avais confiance en moi et en lui, mais j’avais quand même peur que notre relation devienne un terrain glissant sur lequel on pourrait déraper. Pas nécessairement en allant voir ailleurs. Juste parce que, parfois, à jouer avec le feu, en se pensant immunisé contre les brûlures, ça peut nous jouer de vilains tours.

C’est revenu à quelques reprises dans nos conversations au cours des semaines qui ont suivi. Parfois, je sentais que l’idée le titillait quand même un peu. Il semblait réfléchir et peser le pour et le contre. Je faisais pareil de mon côté. Je le rassurais en lui disant que je l’aimais et que je n’avais pas proposé cette idée en ayant un plan derrière la tête et que je voulais vraiment juste le faire pour avoir un bon sujet d’article pour les lecteurs du blogue. Il a même pensé que la popularité de mon blogue était plus importante que la solidité de notre couple! Je l’ai rassuré en lui disant que jamais je ne choisirais ma carrière au détriment de notre couple et notre famille.

Alors que je croyais le sujet clos, il m’a annoncé un jour vouloir tenter le coup.

Pour le plaisir, pour vivre une expérience ensemble et peut-être aussi parce que la curiosité l’a emporté.

Mon chum, fidèle à lui-même, a transgressé dès le départ la première règle : il a créé son profil et choisi ses photos sans moi. Est-ce que j’ai été fâchée? Non, je m’y attendais même un peu. Je le connais mon chum quand même. Quand il décide quelque chose, c’est maintenant. Pas plus tard. Un jour où je n’étais pas à la maison et qu’il s’ennuyait (de moi, j’espère…), il a décidé de tenter le coup. Télécharger l’application sur son téléphone et suivre les indications. Mon chum n’étant pas très techno côté réseaux sociaux, il a encore du mal à transférer ou télécharger des photos, a alors éprouvé un peu de difficulté avec cette étape. Il a choisi une photo un peu floue où il porte des lunettes de soleil et il a ajouté une photo ou deux prises de son profil Facebook. Rien de bien accrocheur. Sa description était plutôt simple : intéressant et intéressé, j’aime les bonnes choses de la vie. Sens de l’humour très développé. Ça ne dévoile pas grand-chose (il voulait se la jouer mystérieux) et c’est plutôt simple. Il a publié sa fiche et a attendu les propositions. Nous avons mutuellement décidé qu’il serait le premier à tenter l’expérience quelques jours et, qu’ensuite, ce serait à mon tour de jouer le jeu.

Au début, ça a été plutôt tranquille.

Au point où on s’est demandé si ça fonctionnait vraiment ou s’il fallait prendre la version payante pour que ça donne des résultats. Mon chum, ayant un historique assez développé côté conquêtes avant de me rencontrer, c’était un peu dur sur l’orgueil. Les filles qui attiraient son attention étaient toutes au début de la vingtaine (ça, c’était un peu dur sur le mien) et personne ne semblait faire de matchs avec lui. Au point où, après 2 jours, il était prêt à supprimer son profil et laisser tomber le projet.

Après une semaine à le laisser apprivoiser l’application, swiper compulsivement à différents moments de la journée (je n’étais pas toujours avec lui finalement, je lui faisais confiance et on ne se voit pas beaucoup dans une journée) et regarder ce que le marché du célibat a à offrir, j’ai décidé de mettre mon grain de sel dans son profil. Choix de la plus belle photo (je le trouve tellement hot sur celle que j’ai choisie), je corrige les fautes dans sa description et j’ajoute une photo de lui avec notre fils (c’est quand même sexy un papa avec son fils, même si ça peut décourager certaines filles). Il approuve les changements et s’anime d’un petit espoir de voir sa boîte à message exploser. Il ne me le dit pas, mais encore là, je connais mon chum!

On publie sa nouvelle fiche et on est tous les deux prêts à faire face à cette nouvelle offensive sur Tinder.

Pour connaître la suite, ne manque pas mon prochain article qui sortira la semaine prochaine.

Ben oui. Plate de même.

Pas le choix de revenir me lire la semaine prochaine… les détails les plus crunchy s’en viennent! 😉

Photo de signature pour Jennifer Martin.