Des bûches de Noël décadentes!

les givrées

Le temps des Fêtes est clairement mon moment de l’année favori. Depuis le début novembre, on a l’immense chance de découvrir plein de choses et c’est vraiment le fun, disons qu’on ne s’ennuie pas. Le 5 décembre dernier, nous avons été invitées par Les Givrés pour découvrir les bûches de Noël. Je connais la compagnie puisque j’y vais régulièrement l’été pour mon traditionnel cornet moitié pistache et moitié matcha! Mais je n’avais jamais encore essayé les bûches. Sur le plateau, nous avions 5 saveurs :

  • L’iglu : crèmes glacées érable et vanille parsemées de macarons chocolatés, génoise vanille et sauce caramel, blocs de guimauves montés pièce sur pièce.
  • Juste du sorbet : sorbets mangue, framboise et citron, génoise vanille et gelée de groseille, miroir framboise.
  • La pistache-fraise : sorbet fraise, crèmes glacées pistache maison et vanille, génoise pain d’épices et compotée de rhubarbe, miroir chocolat au lait.
  • Végane : sorbet framboise, glaces véganes caramel O’cacao et chocolat, génoise sans gluten et gelée de framboise.
  • Convoi de macarons : crèmes glacées vanille et chocolat, gelée de griotte, génoise chocolat et sauce chocolat, pulvérisée de chocolat et accompagnée de macarons glacés chocolat-framboise et vanille-griotte.

Je ne peux pas vous cacher que mon coup de coeur est la Juste du Sorbet. Malgré le fait que j’ai vraiment la dent sucrée et que je tripe sur le chocolat, cette bûche m’a littéralement jetée par terre. Les gelées de fruits sont fait maison à base de vrais fruits et la texture est parfaite. Le mélange de citron avec la mangue et la framboise, je n’ai pas de mots pour décrire la chorégraphie de saveurs qui se faisait dans ma bouche. La végane m’a beaucoup plu également, en plus d’être sans gluten, elle est goûteuse et le mélange de chocolat et framboise est vraiment réussi. En plus des saveurs, le fait que tout est cuisiné maison, qu’elles sont magnifiques, les bûches sont de portions parfaites pour toutes les occasions et pas de gaspillage puisqu’étant  faites à base de crème glacée et de sorbet, tout se conserve au congélateur!

Vous pouvez, dès maintenant, réserver votre bûche de Noël, soit en ligne ou en magasin. De plus, vous pouvez, jusqu’au 24 décembre vous rendre en boutique pour récupérer votre bûche réservée ou simplement succomber à une d’entre elles encore disponible dans les frigos.

Pour connaître les points de ventes, c’est ICI.

Pour consulter la boutique en ligne, c’est ICI.

 

 ariane reviseure

La fois où… je me suis mise au défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois.

La fois où je me suis mise au défi

Je sais, je sais.

C’est peut-être un défi futile aux yeux de certains.

Mais pas pour moi.

J’A-D0-RE magasiner des vêtements, j’adore la mode et l’un de mes rêves serait de ne pas reporter deux fois le même ensemble dans une même année.

Je suis totalement accro aux vêtements. Je dois avoir vu trop souvent Clueless, ce film culte de mon adolescence où Cher possède une garde-robe interactive connecté à son ordinateur à qui elle demande de lui choisir ses tenues pour aller en classe. Le rêve !

Pour ma défense, je dois dire que j’achète la plupart de mes vêtements dans les friperies comme le Village des Valeurs où je fais toujours des trouvailles extraordinaires pour une fraction du prix et lorsque je vais en boutiques, je me contente du rayon des soldes. J’essaie d’acheter intelligemment, même si je dois avouer que ma garde-robe déborde (mon chum a dû s’acheter sa propre commode) et que je proclame un peu trop souvent que je n’ai rien à me mettre.

La meilleure journée de l’année pour moi, après Noël évidemment ? Le Black Friday, ce vendredi de novembre où les soldes atteignent des sommets inégalés et où je m’offre une virée magasinage digne de la plus grande accro du shopping.

Cette année encore, j’allais profiter d’une journée de congé pour prendre d’assaut le centre commercial pour effectuer mes achats des Fêtes et me gâter. Par contre, cette année, j’ai eu envie de me lancer un défi avant de le faire.

Étant de plus en plus consciente que l’industrie du vêtement est la deuxième plus grande source de pollution au monde, j’ai voulu me pencher un peu plus sur la question cette année.

Je me suis donc lancé le défi de ne pas m’acheter de vêtements pendant 3 mois. Aucun vêtement, pas même des sous-vêtements.

Si le premier mois a été facile, puisque je venais de faire le plein de vêtements d’automne grâce à mon mandat d’ambassadrice des boutiques Pentagone, les choses se sont corsées à partir du deuxième mois. Étant abonnée à toutes les infolettres de mes boutiques préférées, j’ai dû effacer les courriels rapidement tous les jours pour ne pas me laisser tenter. Et, c’est souvent en période de restriction, qu’on réalise à quel point certaines chaînes de magasins peuvent être excessifs ou disons-le, carrément agressantes dans leur approche marketing. Ardene remporte la palme avec ses courriels quasi quotidiens.

Instagram est aussi devenu une source de tentation puisque la plupart des personnes que je suis sur le célèbre réseau social sont des blogueuses mode qui m’inspirent avec leurs outfits. Rien pour aider ma cause, je l’avoue.

Je tiens bon pendant le 2e mois et je n’achète rien. Je ne dépense qu’à la pharmacie pour du maquillage et chez Ardene (tiens dont !) pour des boucles d’oreilles (mais je considère que ça ne compte pas comme des vêtements, alors mon défi est intact).

Au début novembre, je commence à trouver le temps vraiment long. Mes amies s’achètent de nouveaux vêtements, elles. Les infolettres reviennent en force avec leurs soldes avant le Black Friday, je suis certaine que c’est une conspiration pour me faire craquer.

Une soirée au Shwap Club, le 6 novembre, m’aide à tenir le coup. Si tu ne sais pas encore ce que c’est, je te conseille de lire CECI. C’est le meilleur moyen pour m’aider à tenir le coup jusqu’à la fin de mon défi qui est prévu pour le 23 novembre.

Le moment le plus difficile survient quelques jours plus tard lorsque Geneviève, une collègue de travail, m’envoie la photo d’un coton ouaté de la compagnie locale Boutique au carré. Gros coup de cœur mutuel pour sa couleur vert forêt et son inscription minimaliste qui dit coffee and Christmas music. En plein notre style à toutes les deux.

S’ensuit un véritable débat dans ma tête.

Ou plutôt une seule question : Je l’achète-tu ?

Est-ce que je me laisse tenter par un achat qui encourage au moins le commerce local et je perds mon défi ? Est-ce que je me raccroche au fait que le chandail est quand même cher pour mon budget et que je ne bois même pas de café alors l’inscription sur le chandail ne s’applique même pas à moi ?

Mon cœur et ma raison ont débattu furieusement.

J’ai failli flancher en me disant : « Ah pis tant pis, je travaille fort, je le mérite, je me gâte et c’est un défi qui n’implique que moi alors je serai la seule déçue de ne pas le réussir. »

Je me suis ressaisi en me disant : « Le chandail ne va pas disparaître, je pourrai toujours l’acheter à la fin de mon défi, t’es pas le genre de fille à renoncer à un défi, t’as juste à ne plus y penser. »

Geneviève a finalement acheté le chandail, seule. Et j’aurai certainement un pincement au cœur chaque fois qu’elle le portera au travail.

Le 19 novembre au matin, j’entame ma semaine comme d’habitude. À 4 jours du Black Friday, je suis prête à affronter ma dernière semaine de défi, avant de me lancer dans mon marathon de magasinage.

La vie en a décidé autrement. Il m’est arrivé CECI.

Mais l’important, c’est que j’ai réussi mon défi.

Et que je me suis quand même acheté des vêtements au Black Friday.

Et tu sais quoi ?

Je compte bien relever le défi à nouveau.

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Les chroniques d’une hyperactive au repos forcé : la chute

Chroniques d'une hyperactive

C’était un lundi matin comme les autres.

Banal, routinier, sans surprises. Rien de suspect au réveil ou dans les minutes suivantes pour me faire comprendre que ça pouvait être une journée de marde.

Tout se passe dans les temps, je pars à l’heure, je suis un peu ralentie par cette neige qui ne cesse de nous surprendre avec son arrivée hâtive pour un mois de novembre.

Gagnée par cette effervescence que représente l’approche de l’hiver et de Noël, je syntonise même ma playlist de classiques du temps des Fêtes sur mon téléphone pour m’accompagner sur la route.

Bing Crosby sera le dernier à chanter It’s beginning to look a lot like Christmas avant que j’arrive au travail et que tout dérape, au propre comme au figuré.

Il est 6 h 59. C’est l’heure qui s’affiche sur mon téléphone, redevenu silencieux. Il y a déjà deux voitures dans le stationnement. Celle de ma collègue qui ouvre la garderie et qui arrive toujours avant moi, et celle d’un parent qui est déjà en train de marcher vers la porte avec son enfant. Je ne suis pas en retard. Il est 6 h 59. On ouvre à 7 h.

Je prends mes sacs, je ferme les portes de ma voiture et je me dirige vers l’entrée, prête à commencer une nouvelle semaine d’éducatrice, comme je le fais depuis maintenant 16 ans.

Le reste est imprimé dans ma mémoire pour longtemps. Peut-être même pour toujours.

Je ne fais que 3 ou 4 pas et je me sens brièvement partir sur le côté.

Et c’est la chute.

Une chute rapide, lourde, un peu n’importe comment.

Digne des sketches de la défunte émission Drôle de vidéos pour les plus vieux, digne des ratés de la semaine de l’émission Vlog pour les plus jeunes.

Sur le coup, juste un gros mot.

Un CAL*?%* bien fort et bien senti.

Mais ensuite, la douleur.

D’abord à peine perceptible, celle qui te donne confiance que ce n’est qu’une chute comme toutes les autres. Une chute banale comme on en fait souvent et qu’on classe rapidement dans les petits moments poches d’une journée.

Mais ensuite la vraie douleur.

Celle qui irradie dans ton corps au complet, qui te fait apparaître une petite sueur dans le cou et qui te fait comprendre que cette fois-ci, tu ne t’es pas manqué. Celle qui fait monter la panique dans ta gorge et aussi les petites larmes dans tes yeux.

Tu veux faire ta forte et croire que ce ne sera que passager. Qu’étant donné la vitesse à laquelle ça s’est passé, il est normal que tu prennes le temps de reprendre ton souffle et qu’en te concentrant sur les signaux de ton corps, tu arriveras à prendre le dessus !

La face à moitié dans la neige, je me suis mordu l’intérieur de la joue. Je tentais de me concentrer pour savoir si le craquement que j’avais entendu en tombant était le bruit de mes sacs qui s’affaissent sur le sol ou le bruit d’un os. J’ai prié fort pour que la bonne réponse soit A. Pendant 2 minutes, je suis restée là, à me demander ce que j’allais faire. La maman était déjà à l’intérieur, je lui ai épargné le spectacle de ma chute.

Cela restera une chute sans témoins.

Juste moi, une petite neige folle, une belle plaque de glace et les planètes de la malchance alignées au-dessus de ma tête, et qui feelaient pour faire un mauvais coup un matin de novembre.

Une voiture arrive dans le stationnement. Je dois avoir l’air bizarre étendue sur le sol, mes affaires éparpillées autour de moi, les yeux remplis d’eau, de mascara et de douleur. Un gentil papa s’approche pour constater les dégâts. Pendant quelques minutes, son enfant restera dans la voiture et ne sera pas sa priorité. Je lui en suis reconnaissante. Ne sachant pas trop quoi faire sur le coup, je ne peux lui en vouloir. Lui non plus ne s’attendait pas à ça ce matin quand son réveille-matin a sonné.

Il m’offre de m’aider à me relever afin de me mettre au chaud à l’intérieur et constater mon état. Je prends appui sur lui et réussit à faire quelques pas. Douloureusement, mais quand même. J’arrive à mettre du poids sur mon pied, ce que je qualifie de bon signe étant donné les circonstances. Qui ne s’est pas déjà fait dire que si tu peux marcher dessus, c’est parce que ce n’est pas cassé ? On s’improvise tous un peu docteur dans des situations comme ça.

Mais une fois à l’intérieur, j’ai compris.

Je ne pouvais pas marcher dessus. Je n’aurais pas dû marcher dessus, mais je l’apprendrai seulement quelques heures plus tard.

Par la suite, tout est allé vite. Ma collègue est apparue par magie à côté de moi le temps de me dire qu’elle allait chercher de la glace. La maman qui était déjà à l’intérieur a ramassé mes sacs, une autre est arrivée avec ses deux garçons et m’a demandé de lui montrer ma cheville.

Elle est infirmière.

C’est bon ça, une infirmière, ça me rassure un peu. Mais ce soulagement ne dure qu’une fraction de seconde. Je le vois dans ses yeux qu’elle veut rassurants, mais qui parlent malgré tout. La glace ne sera pas suffisante. Un petit temps de repos non plus.

Je ne pourrai entamer ma journée comme je l’avais prévu.

La vie a d’autres plans pour moi ce matin.

Une autre maman arrive (décidément, c’est un lundi achalandé comme il y en a parfois) et m’offre d’appeler ma patronne pour l’avertir que je ne pourrai rester. Je me rends à la cuisine, où nous accueillons les enfants et je me retrouve assise à côté de ceux qui déjeunent. Je peux dire qu’ils se désintéressent vite de leur toast et de leur bol de céréales en me voyant essayer de ne pas m’effondrer en larmes devant eux. J’ai mal, mais je ne veux pas les traumatiser, les pauvres cocos. Une éducatrice les réconforte avec le sourire lors de leurs propres chutes, je dois les laisser faire la même chose avec moi.

Je prends mon cellulaire pour appeler mon chum. Évidemment, je ne pourrai me rendre seule à l’hôpital, ça me prend du renfort. Brève conversation, l’essentiel est dit, il comprend vite la panique dans ma voix, promets de venir me rejoindre le plus rapidement possible.

Changement de plan en quelques secondes à peine, une autre maman entend ma conversation et m’offre, tel un ange tombé du ciel, de me reconduire elle-même à son lieu de travail, l’hôpital Pierre Le Gardeur. Celui où j’ai accouché, où mon fils a été admis en pédiatrie, celui où mon chum s’est fait soigner sa pancréatite, l’hôpital où mon fils s’est fait enlever l’appendice.

Le seul endroit où je me dois d’aller en ce moment.

J’accepte avec reconnaissance, le chum m’y rejoindra. Accolade de courage par ma collègue, câlins des petits cocos présents, je clopine jusqu’à la porte, ne sachant pas quand je vais revenir.

À suivre…

Photo de signature pour Jennifer Martin.

Dépression : ma relation avec la mort

ma relation avec la mort

Introduction : Cette série est mon histoire, chaque texte est personnel. En parler est important et j’ai décidé de le faire. Chaque semaine, un texte sortira en rapport avec une thématique. Pour lire la série en entier, rendez-vous ICI.

 

En écrivant ces lignes, je viens d’apprendre qu’une connaissance, une personne que j’adorais côtoyer est décédée. Subitement. J’ai le cœur gros et j’ai la tête remplie de questionnements. Je trouve que la vie est parfois mal faite. D’ailleurs, ma relation avec la mort est particulière. Autant je l’ai sollicitée durant plusieurs années afin de me libérer de mon mal (je l’ai frôlée en tentant de m’enlever la vie), autant je désire aujourd’hui la vivre à cent milles à l’heure. Lorsque la mort s’attaque à des personnes que je connais, je ne peux m’empêcher de partir très loin dans ma tête et d’entrer dans un mood qui dure plusieurs jours. Ce genre de sensation qui fait réaliser que la vie ne tient qu’à un fil et aussi comme la mort est tout sauf cohérente. Personnellement, je la côtoie depuis toujours par le biais de mon père qui est malade depuis mon plus jeune âge. Chaque année, il y a des périodes où je crois que le moment fatidique est arrivé, qu’il va partir pour de bon. En d’autres mots, j’ai passé mon existence à attendre que mon père meure. Oui, c’est absolument horrible. J’ai profité de chaque moment avec lui, juste au cas où. En fait, chaque chose était juste au cas où, cette fois-ci, ça serait vraiment la fin. Avec les années, c’est devenu de plus en plus lourd. Depuis un an, cette pression que j’avais constamment sur mes épaules est disparue. Au lieu d’appréhender ce qui arrivera, j’ai décidé de vivre le présent et de gérer le futur que lorsqu’il se pointera, parce que j’ai réalisé que rien de tout ça ne presse. Je n’ai pas besoin de me préparer à un événement sur lequel je n’ai contrôle. Chaque instant, chaque conversation avec mon père est devenu un cadeau de la vie. Depuis que je suis toute petite, j’ai été habituée aux funérailles. Encore aujourd’hui, c’est l’étape du deuil qui me fait le plus mal. Il y a beaucoup de gens de ma famille qui sont décédés, presque chaque année depuis que j’ai huit ans et ce, jusqu’à mes quatorze ans. Par la suite, ce sont des amis que j’ai perdus. Des gens de mon âge et même plus jeunes que moi. Des morts qu’on ne peut expliquer. Plus récemment, il y a quelques mois seulement, deux personnes que j’ai côtoyées sont parties subitement.

Je n’aime pas la mort. Je n’aime pas concevoir que les personnes disparaissent du jour au lendemain. Qu’un jour, on ne puisse plus leur parler, les serrer dans nos bras, les croiser par hasard quelque part. C’est terminé. Il ne reste que le souvenir d’une vie qui a été interrompue à une date. Est-ce que j’ai peur de mourir? Je ne sais plus. J’ai tellement longtemps voulu mourir qu’aujourd’hui, je veux vivre, respirer, profiter, avancer. Je sais qu’un jour ce sera mon tour, j’en ai conscience. Est-ce que cela me terrifie? Pas vraiment, car c’est la logique des choses. La seule chose qui me fait peur, c’est les gens autour de moi qui vont potentiellement en souffrir. C’est en fait ce qui me blesse le plus, le fait de faire souffrir quelqu’un. Je sais que nous n’avons aucun contrôle là-dessus, mais la souffrance causée par un décès est une des pires jamais ressentie. Cette douleur qui, malgré le temps, reste toujours un peu présente en dedans.

 Audrey photo de signature

 

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Dépression : redécouvrir qui on est

Introduction : Cette série est mon histoire, chaque texte est personnel. En parler est important et j’ai décidé de le faire. Chaque semaine, un texte sortira en rapport avec une thématique. Pour lire la série en entier, rendez-vous ICI.

 

Une dépression, ça nous change. On devient différent.e en restant tout de même la même personne. Après avoir eu mon diagnostic reliant dépression, anxiété et trouble de personnalité limite, j’étais perdue. Vraiment perdue. Je ne savais plus qui j’étais. Chaque chose de ma vie, soit ma personnalité, mes passions, mes relations, mes choix de vie, mon emploi; je remettais tout en doute en me demandant si c’était vraiment moi ou si c’était les répercussions de la maladie. C’est comme si je me retrouvais devant une page blanche et que je devais redessiner qui j’étais en tant que personne. J’avais peur. Chaque jour, je me demandais si j’allais finir par m’en sortir et voir finalement le bout du tunnel. L’histoire, c’est que je me suis écroulée en mai 2017, mais le mal était dans mon corps depuis tellement plus longtemps que ça. J’ai tardé à chercher de l’aide. J’avais essayé d’en chercher avant, mais c’était tellement dur que je finissais souvent par abandonner et me dire que tout ça finirait par passer.

Quand j’ai été hospitalisée, j’étais dans le néant. La douleur était devenue tellement insupportable que j’avais tenté de la faire disparaître. De me faire disparaître. Je n’ai jamais voulu mourir, mais c’était la seule solution dans ma tête. Entre les mains des médecins, j’ai enfin vécu la libération des démons qui tentaient de me tuer. La thérapie, ainsi que la médication sont somme toute les deux choses qui m’ont sauvée la vie. J’ai enfin arrêté de me sentir honteuse d’avoir vécu une agression sexuelle et le début d’une nouvelle vie m’a ouvert grand ses bras. Par contre, la dépression ne disparaît jamais totalement. Elle reste toujours dans un petit coin, quelque part, à me fragiliser un peu, de temps à autre. Je garde encore cette impression que je pourrais craquer facilement, mais aujourd’hui, j’ai les outils qu’il faut pour me battre chaque fois que j’aurai une tempête à traverser.

Malgré toute l’aide que j’ai reçue, je cherche encore aujourd’hui qui je suis. Je me bats toujours contre mes peurs. Beaucoup de changements en début d’année m’ont permis de commencer à me reconstruire petit à petit pour découvrir la personne que je suis un peu plus chaque jour. Je suis célibataire, j’habite seule et j’ai un nouveau travail. Ce sont toutes des choses qui m’aident à me recentrer sur moi-même et à trouver un équilibre. Oui, je ne suis plus en arrêt de travail et je suis fonctionnelle, mais je demeure fragile et j’ai des moins bonnes passes, comme tout le monde. Je connais maintenant les outils qui m’aident à avancer chaque jour, profiter de la vie, faire des projets et me surpasser. Avant, j’avais du mal à être fière de moi, mais dorénavant c’est une petite victoire chaque fois que c’est le cas.

Je me redécouvre tranquillement et, en bout de ligne, c’est un périple qui m’a permis de faire la paix avec mon passé, de vivre amplement mon présent et d’être ravie pour l’avenir.

signature Karine Audrey photo de signature

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Dépression : les souvenirs du passé

souvenirs du passé

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Depuis ma dépression, j’ai l’impression que je ne réfléchis plus de la même manière. J’ai tendance à retourner très loin dans le passé. Je crois que c’est le fait de parler et de mettre des mots sur ce que je ressens. Au début, parler me faisait faire plus de cauchemars qu’avant. Maintenant, j’en fais encore, mais moins. J’ai des périodes plus difficiles que d’autres et des éléments déclencheurs qui font en sorte que je retourne plusieurs années en arrière, et souvent dans des souvenirs que j’aurais préféré enterrer pour toujours.

Mes souvenirs sont moins flous. J’y accorde plus d’importance, j’essaie de guérir certaines blessures encore ouvertes. Je tente d’aller réconforter ma petite moi de 12 ans, celle de 16 ans, celle de 19 ans et plus encore. J’ai l’impression que la force qui grandit en moi aurait été tant bénéfique dans certains moments de ma vie. Je tente de laisser le passé derrière moi, mais il fait partie de mon présent et fera toujours partie de mon avenir. Mais aujourd’hui, j’ai cessé de me reprocher ces événements. J’ai cessé de me faire du mal avec les souvenirs noirs. Ce n’est pas ma faute. C’est arrivé et c’est tout.

Mes souvenirs sont clairs, j’arrive aujourd’hui à m’y replonger et à mettre le doigt sur certaines situations où je crois clairement que j’étais en crise ou que j’aurais dû aller chercher de l’aide. J’ai même déjà eu la réflexion que j’étais chanceuse d’être encore en vie après autant de souffrance. J’ai tellement voulu mourir toute ma vie, que maintenant que ce monstre est sorti de ma tête, j’apprivoise le bonheur et le fait que la vie est simplement ce qu’elle est et ce qu’elle doit être. Le gigantesque mur que je voyais constamment, chaque jour de ma vie, n’est plus là. Il revient quelques fois me hanter, mais j’ai les outils nécessaires pour qu’ils partent rapidement en fumée.

Je suis fière de regarder le passé avec une certaine distance, ne pas entrer dans les remords et juste prendre le recul nécessaire pour apprendre de tout cela. Personne ne devrait vivre ce genre de choses, mais quand on le vit on peut s’en sortir. On doit réaliser que notre vie nous appartient et que seulement nous avons le pouvoir de guérir, de traverser les épreuves et de trouver le bonheur. Je vis avec la maladie mentale, j’apprends à apprivoiser chaque jour ce trouble qui m’habite, il fait partie de la personne que je suis. Mes souvenirs, mon passé, ce sont des éléments que je ne peux glisser sous le tapis. Je leur fais face et les cicatrices deviennent moins douloureuses avec le temps. Je ne dis pas que tout est devenu rose, mais disons juste que j’apprécie les couleurs après avoir vu du noir pendant tellement longtemps.

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. alix marcoux

 

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Dépression : La théorie des cuillères

la théorie des cuillères

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Une des choses les plus difficiles quand on vie avec une maladie mentale, c’est la compréhension des autres. En plus de ne pas se comprendre soi-même, on doit expliquer comment on se sent. J’ai une mauvaise manie de vouloir garder à distance mes états d’âme par peur de gosser mes proches. Mais la réalité finit toujours par me rattraper. Je réagis quelques fois à des conversations et je finis par exploser tellement j’ai l’impression qu’on ne me comprend pas, à quel point je me sens seule dans ce que je ressens. J’avoue même avoir quelques fois pensé que mes amies seraient mieux sans moi, tellement que je suis complexe à comprendre parfois. Ce n’est pas évident de devoir se mettre à nu et expliquer que telle ou telle situation pour moi, ne me rendent pas bien. Qu’un mot, une phrase, un geste peuvent me déclencher une crise de panique ou me faire faire de l’anxiété. Je n’ai pas le contrôle et de devoir l’expliquer, c’est de faire face à de gros points d’interrogation dans le visage des gens.

Avec mes amies et collègues Ariane et Jennifer, on se parle chaque jour. Autant pour le blogue que de tout et de rien. On a une conversation à trois et on s’écrit via Messenger. Il est arrivé quelques fois que je réagisse intensément et que les filles ne comprennent pas pourquoi et me bombardent de questions qui augmentent l’anxiété. Travailler en équipe m’angoisse et encore plus lorsque les conversations ont lieu virtuellement. Ariane m’a parlé d’un texte qu’elle avait lu et trouvait que c’était une théorie qui pourrait m’aider à communiquer avec elles, mais aussi avec tous les gens proches de moi qui ne me comprennent pas toujours. J’ai lu le texte. J’ai pleuré. Je l’ai relu et j’ai respiré.

Je vous partage donc ce texte qui est pour moi un outil parfait pour toutes les personnes souffrant de quoi que ce soit, que ce soit une maladie mentale ou physique ou qui est tout simplement différente et qui a de la difficulté à exprimer ce qu’elles ressentent. Il s’agit de la théorie des cuillères. Une manière imagée d’expliquer son quotidien qui n’est pas nécessairement celui des gens qu’on côtoie. L’auteure est atteinte d’une maladie dégénérative et a des limites physiques qui l’empêchent de faire beaucoup de choses. Son amie l’a questionné sur ce que c’est de vivre avec cette maladie. Mais avec des mots, elle voit que son amie ne comprend pas. C’est un peu comme moi lorsque je tente d’expliquer pourquoi telle journée je suis tellement fatiguée et que je finis par dormir toute la journée. Je trouve que la théorie se transpose parfaitement pour les maladies mentales. L’auteure finit par expliquer son quotidien à l’aide de cuillère, un nombre en particulier. Sous forme de jeu elle pose des questions à son amie tout en lui exposant sa réalité à elle. Pour lire le texte, c’est ICI. Je suis certaine que vous comprendrez un peu mieux pourquoi je fais un texte sur cette théorie.

Après avoir lu et partagé ce texte, j’ai commencé à utiliser la théorie des cuillères avec Ariane et Jennifer. Mentionner que tel soir, je n’ai plus de cuiller pour répondre aux messages. C’est difficile de trouver un outil de communication qui ne devient pas une ”excuse”. Je ne sais pas comment bien dire les choses, mais moi qui tente de mettre mon trouble le plus loin de mes relations, je passe mon temps à me justifier. Avec la théorie des cuillères, j’ai comme l’impression d’avoir trouvé un moyen de m’exprimer sans devoir le faire.

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. 

 

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

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Dépression : Un an plus tard

Introduction : Cette série est mon histoire, chaque texte est personnel. En parler est important et j’ai décidé de le faire. Chaque semaine, un texte sortira en rapport avec une thématique. Pour lire la série en entier, rendez-vous ICI.

 

Je suis de retour pour la suite de la série dépression. Pour être honnête, je ne croyais pas y faire une suite, mais vos messages m’ont tellement touchés que je me suis dit qu’il fallait continuer d’en parler. Depuis mon dernier texte, j’ai reçu des témoignages de plusieurs personnes et beaucoup m’ont remercié de la transparence avec laquelle j’aborde le sujet. Ça m’a beaucoup touché. J’ai hésité à continuer, c’est pourquoi j’ai pris une longue pause pour l’été : j’avais besoin de réfléchir et de brainstormer sur la suite de cette série. Cet été, j’ai été à beaucoup d’événements pour le blogue et à ma grande surprise, il y a plusieurs personnes qui m’ont répondu après que je me sois présentée : ‘«Ah, c’est toi qui écris une série de textes sur la dépression?». J’ai donc compris que mes textes avaient leurs places. Que oui, j’avais le droit de les écrire pour me faire du bien, mais que les textes faisaient du bien à d’autres. Alors oui, la série continuera, chaque lundi, un texte où mes tripes seront mises sur la table.

J’ai à cœur la cause des maladies mentales et je ne suis pas la seule. Il y a beaucoup de gens qui en parlent dans les médias, sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup de personnalités publiques aussi, des blogueur.ses, influenceur.ses, youtubeur.ses., etc. Est-ce qu’un moment donné il faut arrêter d’en parler parce que déjà trop de gens en parlent? Non. Je crois que chaque mention, chaque texte, chaque mot a sa place, parce que c’est tous ensemble qu’on pourra changer les choses. Je suis fière de lire et entendre des témoignages de gens qui se confient. Je suis fière de voir des projets se concrétiser en lien avec les maladies mentales, je suis fière de voir de l’aide se développer. C’est tous ensemble, main dans la main, qu’on aidera notre société à aller mieux. En parler, c’est montrer à ceux qui souffrent en silence qu’ils ne sont pas seuls. C’est aussi de montrer à ceux et celles qui vivent au quotidien avec une maladie mentale que le beau existe, que de l’aide est disponible, pas encore assez, mais il en existe. C’est aussi de sensibiliser les gens qui ne vont pas bien d’aller chercher de l’aide, qu’il y ait un diagnostic ou pas, tout le monde a le droit d’aller bien, d’aller mieux.

La dépression, c’est un petit pourcentage des maladies mentales qui existent au Québec. C’est un sujet qui touche tellement de gens. Je vais parler en mon nom, raconter mon histoire, mes expériences, avec beaucoup de transparence, d’honnêteté et d’amour. Ce n’est pas rose tous les jours, c’est souvent plus noir que blanc, mais il y a toujours le retour du blanc, ça, c’est le beau côté et c’est celui sur lequel il faut s’accrocher.

En mai dernier, cela a fait un an que j’ai reçu mon diagnostic. J’apprends encore beaucoup sur la maladie et je tente d’apprivoiser le quotidien, les crises, les angoisses, l’anxiété, la médication, mes relations, les changements, le quotidien. Je vais vous en parler. En toute simplicité, comme si vous étiez devant moi, tasse de café à la main et qu’on jasait en se regardant dans le blanc des yeux. Mais sachez que c’est ma vie à moi. Je ne suis pas une professionnelle, mais j’écris ce que je connais et ce que je ressens. Utilisez les ressources existantes si vous avez l’impression que vous en avez besoin. Même si finalement ce n’était qu’une petite passe, au moins vous le saurez. N’oubliez jamais que votre vie a de l’importance, peu importe les moments difficiles. Quand je tombe dans le noir, j’essaie de me rappeler à quel point c’est beau quand ça finit par aller mieux.

Je vous donne rendez-vous lundi prochain, comme à chaque semaine. Si vous avez des questions ou des commentaires, que vous n’avez pas envie de les écrire publiquement, n’hésitez pas à m’écrire en privé, je lis chacun des messages qu’on m’envoie.

Parce que même si vous en avez l’impression parfois, vous n’êtes pas seul.e!

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. 

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

Centre de prévention du suicide 1-866-277-3553

Centres de crises : Santé Montréal

 

La fois où…j’ai réalisé que je n’aurais pas le temps de tout faire

Jennifer parle de la fois où elle avait peur de manquer de temps

Quand j’étais petite, j’avais hâte de grandir.

J’avais hâte à plus tard.

À ce qui s’en venait, à ce que je projetais.

J’avais une imagination débordante, un univers infini à conquérir et des projets à accomplir.

Après chaque étape, j’étais convaincue que la prochaine serait meilleure. Plus excitante et moins éprouvante.

Le temps me semblait long quand je m’ennuyais et inévitablement trop court quand je rayonnais de bonheur.

J’écrivais mes aspirations, mes bonnes et moins bonnes journées dans un journal. J’écrivais des poèmes à double sens pour exprimer des choses dont je ne voulais parler à quiconque, mais que j’avais besoin d’extérioriser, d’en laisser une trace quelque part.

Je voulais devenir celle-ci, ensuite celle-là. J’ai changé maintes fois d’idée sur la personne que je voulais être. Et je m’interroge encore aujourd’hui sur celle que je suis présentement et celle que je serai éventuellement.

Pourtant, quand j’ai vu pour la première fois à 14 ans le film Les grandes espérances, Gwyneth Paltrow affirmait ceci : « On est comme on est, il ne faut pas croire que les gens changent. » Ça m’avait marqué parce que je voulais tellement croire qu’avec le temps on pouvait devenir meilleur.e ou tout simplement devenir quelqu’un d’autre. Être la somme de toutes ses bonnes ou mauvaises expériences. J’en veux un peu à Gwyneth d’avoir pété ma bulle. Même si je sais qu’elle n’a pas nécessairement raison. Je crois sincèrement qu’on peut arriver à changer, d’une façon ou d’une autre.

J’ai toujours oscillé dangereusement entre le bonheur et le découragement. Je n’oserais pas dire malheur, parce que j’ai compris avec les années que le malheur n’est pas d’échouer à un examen, de vivre une peine d’amour, de prendre 15 livres ou d’avoir l’impression d’être une mauvaise mère. Non. Le malheur, c’est la maladie, la mort, la guerre, les attentats, un accident grave, la perte d’un enfant et toute autre chose qui laisse littéralement un trou en plein cœur.

Non, ma vie est loin d’être un malheur et si j’ai pu me proclamer malheureuse, c’est parce que je n’avais pas encore assez vécu et regardé réellement ce qui se passe autour de moi pour comprendre.

Mon découragement actuel est ceci : je n’aurai pas le temps de tout faire. Je serai même un peu mélodramatique en affirmant que c’est probablement la chose qui me gruge le plus le cœur en ce moment. Je suis effrayée à l’idée de mourir avec l’impression que je n’ai pas accompli plus de choses sur ma ligne de vie.

J’ai 36 ans, et j’ai peur.

De manquer de temps.

De manquer d’énergie.

De manquer de guts.

De manquer d’ambition.

De manquer des moments importants.

Je commence à me dire que mon métier m’ennuie et que je devrais peut-être envisager un changement de carrière. Mais j’ai peur… à cause de tout ce que je viens d’énumérer.

J’ai peur de ne jamais aller en Californie, parce que c’est mon voyage de rêve et certaines raisons m’empêchent pour l’instant d’y aller en famille, comme je le désire. Je vais peut-être finir par m’y rendre, mais je ne sais pas quand. Et ça me fait peur…

J’ai peur de manquer de patience ou d’imagination pour enfin écrire le roman dont je rêve. Je vois mes auteures préférées enchaîner les livres, les salons et j’espère un jour me faire une petite place dans leur monde. Avant qu’il ne soit trop tard.

Je regarde ma vie défiler année après année et une boule d’angoisse se forme insidieusement dans mon ventre. Je la ressens comme un poids de plus en plus lourd. Elle ne m’empêche pas de fonctionner, mais elle est là.

Me rappelant tous les jours que le temps passe et que ma vie n’est plus ce qui s’en vient, mais bien ce qui se passe maintenant.

Et que j’ai intérêt à me dépêcher.

Me dépêcher de vivre et de réaliser les choses qui m’importent le plus.

Photo de signature pour Jennifer Martin.