Folie intime·Tous les articles·Veronique Desrochers

J’ai hâte d’avoir 18 ans

Au début tout nouveau tout beau, on se sent comme un lion lâché lousse. Oui, il y a des avantages, c’est certain. Posséder son petit nid, c’est vraiment un sentiment inexplicable, ne pas avoir à demander la permission pour rentrer à l’heure que l’on veut, ouvrir le réfrigérateur à n’importe quel moment. Manger de la pizza pour déjeuner un lendemain de veille.

Veronique Desrochers

Reconnaissance envers les sens de la vie

Assise sur un rocher près de l’eau, j’écoute le son des canards et des oiseaux. Je peux regarder mon garçon courir et caresser tout doucement les petites vagues en mouvement. J’observe les magnifiques couleurs des feuilles, le ciel est d’un bleu pastel époustouflant, et que dire au soleil. Je le sens sur mon visage et ma peau, il est puissant, mais agréable. Le paysage qui m’entoure est gratuit et m’apaise profondément.

Veronique Desrochers

L’humaine chanceuse

Cette personne qu’on a tous dans notre entourage. La fille qui semble avoir un monde parfait. La fille qui a un physique athlétique et qui se fait régulièrement dire qu’elle est donc chanceuse d’être comme ça. La fille qui a une belle maison et qui est bonne en décoration. Celle qui a un bon gars entre les mains et qui est toujours aussi amoureuse depuis tant d’années!

Veronique Desrochers

Poussière d’ange

Tout a commencé en septembre, les couleurs extraordinaires du paysage automnal, la senteur des feuilles mouillées au sol et le soleil qui réchauffe : le décor était parfait. Un soir, lors de mes soins du visage, j’ouvris l’armoire et y aperçus une lettre! Chéri me demandait d’arrêter la pilule contraceptive. J’étais sans mot et surtout, folle de joie. L’offre était acceptée, évidemment.

Veronique Desrochers

Technologie, je t’aime comme je te hais

Je me lève le matin, pis tu es la première chose que je prends dans mes mains. Tu es celui qui me réveille, parce que tu es mon cadran. Par la suite, j’ouvre Facebook, Instagram, pis je lis mes textos que j’ai pas lus parce que j’étais déjà endormie. Parfois lorsque j’attends un petit deux minutes à la pharmacie ou en ligne pour un café. Je suis rivée sur les réseaux sociaux. Quand je m’assois pour observer la situation, ça m’attriste. Je me rends compte que je passe beaucoup de temps à regarder la vie des étrangers, versus de passer du temps avec les miens. Je m’informe des soirées des autres, des soupers partagés, mais je ne profite pas réellement du mien.