Le jour où tu seras grand

le jour où tu seras grand

J’étais assise dans la salle d’attente chez le dentiste, j’écoutais la conversation d’un adolescent avec sa mère, assis à deux bancs de moi. Cela m’a soudainement plongé dans la réalité du jour où tu seras plus vieux.

Parce qu’un jour, ça me manquera que tu cours vers moi à la garderie, que tu me sautes au cou comme si cela faisait une semaine que tu ne m’avaiss pas vu. Que lorsque je te raconte une blague, tu es mon meilleur public et que tu cries « encore, juste une fois, encore ». De te voir t’émerveiller, parce que je saupoudre des paillettes en bonbons sur ta rôtie, lors d’un matin spécial. De t’entendre me dire à quel point tu me trouves belle quand je suis prête pour sortir.

Que lorsque je te borde au moment et où je quitte le seuil de la porte, une petite voix me réclame encore un bizou et une caresse. D’enrouler une couette de mes cheveux, entre tes petits doigts. De te foutre complètement d’être en public, comme si on était seuls au monde et chanter et raconter des histoires comme toi seul sais le faire. D’entendre des petits pas courir vers ma chambre pour venir me réveiller.

Parce qu’un jour, tu seras assez grand pour vouloir ton indépendance. Un jour, tu seras probablement gêné d’être à mes côtés, parce que selon toi tu seras assez vieux pour faire tes trucs toi-même. Tu voudras aller te coucher sans me donner de câlin ou de bizou. Tu me présenteras la personne qui fait battre ton cœur et qui moi, en voulant te protéger, la surveillera du coin de l’œil.

Tu me feras vivre des craintes et des tourbillons lorsque l’heure convenue du retour sera dépassée. Tu me cacheras la vérité et quelques sorties. Tu seras plus mielleux quand viendra le temps des demandes et moi je craquerai sûrement, puisque tu es un si bon garçon. Tu auras ton permis de conduire et une voiture, de mauvaises et bonnes influences. Le sentiment d’être invincible et penser que tu connais tout de la vie.

Tu seras timide de me présenter à tes amis, tu voudras ton intimité, tu vas vouloir faire tes choses comme un grand, tu vas me dire que tu es capable seul, que c’est en tombant qu’on apprend à se relever, tout comme pour tes premiers pas! Mais sache que je serai toujours là!

Mon fils, sache que ce processus est tout à fait normal, mais aussi difficile pour une maman. Parce que je veux seulement ta sécurité, je voudrais t’éviter de souffrir. En même temps, c’est comme ça que tu apprendras la vie. Mais mon rôle de maman est de te voir grandir tout en étant épanoui. Je ne veux que ton bonheur. Tu es ce que j’ai de plus précieux.

On s’est côtoyé intimement pendant 9 mois, je donnerai tout pour toi et même si tu grandis, tu resteras toujours mon petit Lohann! Ce n’est pas que je veux que tu restes petit, je ne veux juste pas que tu t’éloignes trop de mon coeur de mère. Malgré ton âge et ta grandeur, je resterai toujours ta maman.

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Vouloir fuir le quotidien

En tourbillonnant sur moi-même, entre deux brassées de lavage, je dois trouver du temps et ma concentration pour écrire ce texte. Ceci m’amène à parler des moments où on fuit notre quotidien ou ceux où on a envie de le fuir.

Que ce soit après une journée de travail où seul le silence vous réclame, mais qu’au lieu de ceci vous entendez cette petite voix vous criant qu’il meurt de faim. Parfois l’instant d’un bain, lorsque j’ai la chance de le prendre seule (rires), je rêvasse à des moments de solitude profonde ou à des endroits où je pourrais être seule avec mon homme, question d’être juste nous deux, pour retrouver le couple que l’on était avant, avant d’accueillir notre enfant tant désiré. C’est presque coupable que je m’imagine la vie sans lui.

On se fait des bonnes bouffes, étant donné notre passion pour la nourriture. On essaie de bons restos pour vivre l’aventure et l’expérience culinaire, mais aussi pour être ensemble le temps d’une soirée en dehors de notre nid familial. On se paye 2-3 jours à Québec, parce que le temps d’un week-end on oublie tout et on fait juste vivre, on fait juste s’aimer, loin des comptes à payer et des responsabilités.

Pas besoin de s’éloigner si loin pour apprécier les petits trucs simples. Cela peut être quelques heures chez la coiffeuse où l’on se sent fraîche et belle à notre sortie. Ou encore une journée de magasinage, une journée au spa, une soirée accompagnée d’un verre de vin, vêtue de notre plus beau pyjama pour regarder son classique préféré. Je trouve que la routine nous donne un bon équilibre, mais parfois ça fait du bien d’être débalancé et perdre pied un peu.

Parfois, il m’arrive d’imaginer un plan B de vie, un métier différent où je pourrais avoir plus de temps pour moi. Ou imaginer avoir plus d’argent pour pouvoir disperser les tâches et organiser mon temps différemment. Parfois mes soirées sont interminables, je pense que je n’arriverai jamais à aller me coucher. Le moment de l’entraînement au gym est mon préféré : le méchant sort et la forme me redonne l’énergie dont j’ai tant besoin.

Au travers de tout cela, la charge mentale : le souper, le bain, les histoires avant le dodo, etc. Je me demande souvent ce qui me ferait plaisir même si celui-ci est petit. Parfois un bon David’s Tea, ça ramène un bon état d’esprit, (ben oui, de l’eau chaude pis des petites miettes de fruits avec du thé, ahah)! On ne se cachera pas qu’une bonne soirée « entre filles » replace souvent les petits tracas qui nous habitent.

Et vous, qu’est-ce qui vous fait sortir de votre routine?

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Le passage des gens

Le passage des gens dans nos vies

Avez-vous déjà eu un sentiment de déjà-vu ou l’impression de connaître la personne après quelques rencontres seulement? Avez-vous pensé que le destin avait placé une personne sur votre route?

Il y a certaines personnes qui marque notre vie : un voisin, une collègue, un professeur, un patient, une amie. Aller à l’épicerie et voir une personne qui nous fait penser à quelqu’un ou simplement se dire qu’étrangement on connaît cette personne, peut-être dans une autre vie. Rencontrer des gens pour la première fois et savoir que vous serez ensemble pour un bon bout de chemin. Avoir un lien fusionnel, que ce soit en amour ou en amitié.

Qu’à certains moments, on fasse la rencontre d’une personne qui changera nos pensées ou qui nous amènera à nous questionner ou réfléchir plus calmement sur une situation précise, nous apprendre des leçons de vies. Que l’écart d’âge dans une amitié apporte autant à l’une qu’à l’autre. De vieilles expériences mélangées à celles d’une jeunesse, cela fait un beau mélange. Des couleurs plus campagnardes dans un décor plus moderne.

Je crois que rien n’est signe de coïncidence. Les rencontres sont tracées à des moments précis de nos vies. Ce qui explique les personnes desquelles on s’éloigne et celles dont on se rapproche. Il y a celles qui restent à tout jamais précieuses. Les gens avec qui c’est facile, cela coule, pas de reproche sur l’écart du temps durant lequel on ne s’est vus. Celles qu’on reprend là où l’on s’est laissé la dernière fois. Il y a les souvenirs nostalgiques avec certaines. Sans le voir comme du passé, je préfère dire que ce sont de bons souvenirs.

Connaître quelqu’un visuellement depuis un moment, avoir une boule de feu à l’intérieur et sans savoir pourquoi se dire que c’est l’homme ou la femme de votre vie. Serrer la main d’une personne lors des présentations et ressentir l’importance de cette  personne, être impressionnée. Personnellement, dans le métier que j’exerce, j’ai connu des personnes âgées avec beaucoup de vécu et d’histoires qui m’ont beaucoup marqués. Des photos et des souvenirs révélés, des conseils remplis de chaleur et d’amour.

Je pense même que nos enfants nous ont été destinés, choisis pour nous. Ils sont là pour que nous apprenions à travailler sur nous-mêmes. Ils nous ressemblent physiquement et côté caractère, ce qui nous force à travailler continuellement sur l’effet miroir que cela reflète.

Sans trop savoir pourquoi se confier à une connaissance en qui nous avons une confiance aveugle. Se lier d’amitié avec des collègues, parce qu’elles deviennent vos meilleures alliées. Jour après jour, ces personnes apprennent à vous connaître, connaissent vos forces et vos faiblesses. Elles deviennent de bonnes juges pour vous, puisqu’elles savent qui vous êtes véritablement. Pourtant au départ de votre métier, elles n’étaient que de pures étrangères.

Je crois qu’il faut avoir confiance en la vie. Elle met des gens sur notre chemin pour créer des souvenirs, vivre du bonheur, réfléchir, comprendre, pardonner, aimer, être plus méfiant sur certaines situations. Je crois au destin et j’analyse beaucoup ce que chaque personne m’apporte. Merci la vie!

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Le poids mental qui reste

Veronique parle de la gestion de son poids

Nous avons tous un poids idéal ou appelons-le; le poids santé. Celui qui est supposé nous rendre confortable et en santé. Mais qu’en est-il de celui de surplus qui n’y est plus, mais qui reste encré en nous? Je m’explique…

Dans le passé, j’ai eu des expériences malsaines avec le réconfort que me procurait la nourriture. J’ai pesé jusque 225 livres. Je n’avais que 19 ans. Avec le temps, la gestion de moi-même, la volonté, la maturité et mon mode de vie, je n’ai acquis que du positif. Les bonnes habitudes d’entraînement, la nourriture saine et la constance ont fait disparaître ce que je n’arrivais plus à voir dans une glace. Mais voilà que 8 ans plus tard, je n’arrive pas à oublier la fille que j’étais.

Pourtant devenue celle que je voulais être, je n’arrive pas à effacer l’ancienne moi. Je réalise les efforts et les exploits qui m’ont mené à aujourd’hui mais l’autre ne me quitte pas l’esprit. Lorsque je me regarde dans le miroir, je n’arrive pas à me voir telle que je suis. Comme toutes les filles ou presque, j’ai des complexes, mais en ayant eu un excès de poids, je trouve difficile de faire la part des choses.

Il s’agit de prendre un peu de poids pour que la peur de grossir me ronge. Courir au gym pour surpasser celle que j’ai déjà été, une sorte de challenge personnel pour vaincre le passé. Suer le plus possible pour éliminer les traces psychologiques qui hantent mon cerveau, voilà comment je me sens. Beaucoup de gens sont épatés et fiers de la personne que je suis devenue, mais ils ne se doutent pas du bagage que je traîne.

Je ne me plains pas du tout, je suis fière de mes accomplissements, mais j’aimerais ne plus craindre de redevenir cette fille-là; sédentaire, malheureuse et pas bien dans sa peau. Je voudrais seulement apprécier celle qui est réellement là, arrêter d’observer ce qui pourrait être mieux, ce qui n’est pas assez ferme, ce qui n’est pas avantageux dans certains vêtements. Je ne suis pas un automobile que l’on peut modifier sur Photoshop, je suis une humaine qui peut améliorer sa silhouette mais le but premier se doit d’être sain et pour les bonnes raisons. D’être physiquement parfaite devient obsessionnel. Je veux être bien, belle et moi! Je veux surtout être belle mentalement car c’est l’une des beautés les plus uniques et sincères dans ce monde. Apprendre à s’accepter tel que l’on est ne s’acquiert pas avec une machine du conditionnement physique, tout part de notre machine à nous qui se nomme le cerveau.

Je veux juste ressentir le bien être de l’entraînement et réaliser les bienfaits que cela m’apporte. Réaliser que je travaille tellement fort que je ne peux retourner où j’ai déjà été enfoncée. Avoir l’esprit tranquille lorsque quelqu’un me fait un compliment, et être capable de l’accepter. C’est difficile d’accepter certains compliments puisque je ne vois pas la personne que l’autre voit. La vie qui avance, les projets qui évoluent, l’entourage qui est d’un bon soutien sont toutes des bonnes conditions pour arriver à voir que je ne suis plus la fille du passé!

J’ai été dans l’action de changer ce que je n’arrivais plus à accepter, j’ai évolué en tant que personne. Mon estime personnel et ma confiance ont bondi en flèche mais je voudrais juste voir ce qui en est et arrêter de vouloir fuir l’ancienne moi. Le poids d’une personne est un chiffre, mais aimer ce que l’on voit est un bien être qui ne se compte pas. La balance doit disparaître et la sérénité et l’accomplissement doivent se ressentir.

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Monsieur le ministre de la santé

ministre de la santé

À vous, monsieur le Ministre de la santé, possédant de gros pouvoirs, je vous écris ceci en espérant sincèrement que cela se rende à vous.

Nous avons reçu l’horaire des deuxièmes bains, une décision qui vient de vous. Probablement que votre but premier était de satisfaire et plaire aux résidents, mais j’ai quelque chose à vous mentionner à ce sujet. Avec vos années d’expérience et de pratique, je vous pose cette question : comment peut-on augmenter la charge de travail, et ce sans y ajouter de personnel? Je fais ce métier depuis 11 ans, il me reste 25 ans de service. À ce rythme-là, je dois l’avouer, c’est fort décourageant. Je sens qu’on abuse de notre gentillesse et de notre grand cœur. Nous devons penser que derrière le mot vocation, il y a un humain.

À force d’ajouter des tâches, mais pas le personnel qui vient avec, on ne se cachera pas qu’il y aura des impacts. Mes collègues sont épuisés, mais remplis d’espoir et de volonté. Je mise sur le fait qu’un employé heureux donne un bon rendement auprès de ses patients. Nous devons être considérés, nous avons le premier rôle envers les résidents. Plus il y aura de tâches sans aucune heure en surplus, plus le personnel sera affaibli. C’est une réalité, le peuple vieillit. Nous sommes présents pour eux, pour l’instant. Mais avec cette cadence, j’ai peur pour mes collègues et moi.

Il y a une raison compréhensible dans le fait que les nouveaux employés ne restent pas. Sur papier et sur le terrain, c’est deux choses. Ce n’est pas encourageant de s’engager dans un métier aussi démuni que le secteur de la santé. Nous continuons parce que la passion y est encore, mais sachez que les conditions sont inacceptables.

Pour le moment, vous êtes au pouvoir, mais un jour vous allez vieillir comme tout le monde et subir les décisions que vous avez prises. Vous verrez à quel point il est important que les gens qui prennent soin de vous doivent eux-mêmes être souriants et en santé pour vous offrir des soins de qualité. Je ne comprends pas pourquoi on mise sur la performance plutôt que sur la qualité. Nos résidents méritent le meilleur, mais nous, employés de la santé, ne devons pas être oubliés! Je regarde cela de l’extérieur avec mes yeux de pab[i] et je trouve que c’est d’une tristesse inconsolable. J’aimerais avoir du temps et des moments de calme auprès de ma clientèle.

J’éprouve un grand sentiment de tristesse pour nos personnes âgées, qui ont travaillées toute leur vie pour arriver à un tel résultat. Le cas est alarmant. Je vous rappelle qu’on parle ici d’humains, qui doivent mériter des soins qui vont avec leur rythme personnel. Je défie quiconque de venir passer une journée dans nos souliers de course, qui bientôt seront remplacés par des patins! N’essayez pas de faire de nous des robots, car ce qu’il y a de plus beau et fort dans ce domaine, c’est qu’il est exercé par des gens qui ont le cœur gros comme le monde. À l’âge qu’ils sont rendus, nous nous devons de respecter les personnes âgées et d’appliquer ce que vous avez nommé le milieu de vie.

Une ambiance normale et saine serait de mise pour améliorer nos conditions de travail. Diminuer le stress qui se trame lors de nos journées sans fin. Je n’ai rien contre le fait de donner un deuxième bain, mais donnez-nous les heures et le personnel de plus pour pouvoir y arriver! Si votre profession mise sur la santé, vous devez être équitable autant envers la clientèle vieillissante que ceux qui en prennent soin : nous, personnel de la santé. Mon travail, j’aimerais l’accomplir dans une cadence normale et non un marathon.

Bien à vous…

Véronique Desrochers préposée aux bénéficiaires depuis 11 ans.

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[i] Pab : préposé.e au bénéficiaire

21 pouces de bonheur

Après 8 longues semaines, à stresser, à penser au pire, à caresser mon ventre, j’ai entendu ton petit cœur. Le bruit d’un grand cheval fort au galop. Dès ce moment, j’ai su que tu t’étais accroché à moi et que nous allions continuer ton évolution, ensemble. L’angoisse était désormais un mot du passé. Déjà si petit mais si rassurant.

À cinq mois, ton père et moi étions tout excités à l’idée d’apprendre quel sexe se cachait là-dedans. Quand on a su que tu étais un petit garçon en santé, nous étions les parents les plus chanceux et reconnaissants du monde. Fille ou garçon n’avait aucune importance, mais enfin nous étions fixés pour te trouver un prénom. Je pouvais également commencer à acheter du bleu et des camions.

Nous ne voulions pas que ton nom soit commun, nous avons décidé de t’appeler Lohann. Cela sonnait doux et fort à la fois dans nos oreilles. Nous savions que tu serais un petit gars très spécial. Nous progressions toi et moi et les mois avançaient peu à peu. Je t’ai imaginé, je t’ai fait écouter de la musique, j’ai  pris des marches en te parlant, ton chien se couchait la tête sur mon ventre le soir et sursautait lorsque tu bougeais. Déjà, sans s’être vus, nous étions complices et partagions beaucoup de bonheurs ensemble, juste toi et moi.

Je t’ai tant attendu mon petit homme, un soir très tard tu m’as fait ressentir que c’était le grand jour, celui où enfin j’allais être maman. Un coup arrivés à l’hôpital on a encore marché, en compagnie de ton père, qui de son air blagueur essayait à tout prix de me faire rire lors de mes contractions. Mes émotions étaient partagées entre la souffrance physique et l’excitation énorme de ta venue.

Après la péridurale, le grand moment de notre rencontre, après neuf longs mois, était enfin arrivé. Des heures interminables à t’attendre, les efforts afin que tu puisses enfin voir la lumière et connaître enfin mon visage, moi celle qui te parlais depuis tout ce temps.

C’est alors que 21 pouces de pur bonheur ont fini par se pointer le bout du nez. Tu étais si beau, si calme, si parfait. Le peau-à-peau me permettait déjà de ressentir l’immense bonheur de te sentir contre moi, mon rôle de mère prenait tout son sens à ce moment précis. Ta petite tête blottie dans mon cou, tes petits pleurs qui me réclamaient déjà, tes petites mains glissantes sur ma poitrine gorgée de lait prête à te nourrir. Tes yeux qui me fixaient comme si j’étais la plus belle merveille du monde. Mon cœur battait la chamade rien que de t’avoir contre moi. Tu es un souhait devenu réalité, mon plus bel accomplissement. Tu es la réussite d’une formule amoureuse soudée.

J’ai compté tes doigts, tes orteils, j’ai observé ta petite tache de naissance, tes longs cils, tes cheveux foncés, je respirais ta peau qui sentait la pureté et l’innocence. Je te regardais comme on observe un tableau d’art. J’étais la créatrice de ce pur chef-d’œuvre. Plus on observe une toile, plus on y découvre les couleurs, les points forts et nos propres opinons artistiques. C’est un peu comme cela que je me suis sentie face à toi.

Cette journée-là, où ton regard a croisé le mien, j’ai su ce que voulais dire l’amour inconditionnel. J’ai réalisé ce que ton père et moi avions créé : le meilleur de nous deux. Nous formons un trio parfait, tu embellis notre vie, tu es un magnifique être humain, c’est une chance immense que de pouvoir entendre le mot maman sortir de ta bouche.

Je t’aime mon garçon.

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Je ne suis pas née envieuse

L’envie, on naît avec ou cela se développe avec les épreuves de la vie? Quand je regarde un étranger avec une belle voiture, je la trouve belle, mais je ne l’envie pas. Lorsque j’aperçois un quartier avec des maisons à faire rêver, elles sont magnifiques, mais je n’ai pas envie d’y habiter. Si je vois une belle fille avec un beau physique, je vais lui rendre un sourire, mais sans plus.

Cela m’amène à me poser la question : pourquoi je n’envie pas les autres? La réponse que j’ai trouvé est la suivante : je suis épanouie dans ma vie!

Quand je rentre chez moi, je me sens bien. J’ai choisi d’être en condo pour ne pas m’occuper de rien et profiter de la vie le plus possible. Je m’y suis rendue à bord de ma petite voiture bien économe, qui me rend du point à au point b, qui me coûte un prix ridicule pour l’essence et qui me permet d’être autonome.

Je me demande pourquoi on envie les autres, pourquoi on n’arrive juste pas à être heureux ou rêveur plutôt que ce mot illuminant de jalousie. Parce qu’être envieux, c’est de vouloir obtenir ce qu’a le voisin, le frère ou l’ami. Pourquoi on ne baisse pas les yeux sur notre petit nombril et qu’on ne contemple pas le bonheur de réaliser tout ce qu’on a.

Matériel, sentimental, physique, personnalité, ce sont des mots qui nous sont propres à chacun. Le voisin ne pourra jamais être nous et vive-versa. Je crois que d’être heureux pour la communauté apporte beaucoup de paix dans nos âmes. Pourquoi ne pas le dire à la personne quand on trouve qu’il a une belle voiture?

Quelle belle façon d’aborder une inconnue pour lui dire que sa robe, ses cheveux ou sa bourse sont magnifiques? Imaginez dans quel monde plus serein on serait si on se complimentait au lieu de se dénigrer les uns envers les autres.

Moi je suis heureuse pour ceux qui le sont et je n’envie qu’une personne, moi! Je me surpasse pour découvrir la quête de mon bonheur et laissez ma trace dans ce monde pour être heureuse et non envieuse envers les gens. 🙂

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Mes résolutions pour 2018

Chaque année, le décompte se fait : 5-4-3-2-1, BONNE ANNÉE!! On choisit une résolution, on y croit vraiment et au bout de quelques mois la persévérance n’est pas toujours au rendez-vous.

Certains choisiront la forme physique, d’autres seront axés sur des défis plus personnels comme : être plus direct et d’autres veulent l’être moins, etc.

Avec la naissance de mon enfant, je dois reconnaître que le fait d’être enfant lui apporte quelque chose que j’aimerais faire en tant qu’adulte : vivre le moment présent. Le petit hamster qui roule 20 heures sur 24, c’est fatigant. Faire une activité, sans cellulaire, sans se soucier des brassées qui m’attendent, de la routine du bain ou du dodo etc. Juste être là, présente dans l’activité que je fais ou juste prendre un bain, sans penser au lendemain, les lunchs ou le travail. Les rendez-vous du pédiatre ou du dentiste. Tout ça, ça brûle mon énergie.

Faire quelque chose et ne faire que ça. Ce sera ma résolution cette année. Je veux être plus détendue, savourer le temps, celui qui ne fait qu’avancer, celui après lequel je cours, celui après lequel j’attends, celui qui ne fait que me devancer et qui me fait toujours sentir qu’une bombe va sauter si je ne finis pas la liste mentale que je me suis exigé le matin, pendant que je courais encore. Au moins essayer, respirer dans la course folle de la routine de la vie.

Je veux faire les choses doucement, dans le plus grand calme et juste “enjoy ” le moment. Étant donné que je ne peux te capturer, je vais apprendre à t’apprivoiser, toi le temps. Vivre le moment présent, c’est ce que je me souhaite pour 2018. Non seulement ce sera bénéfique pour moi-même, mais pour ceux qui vivent avec moi ou qui partagent une activité à mes côtés. Parce qu’être là c’est une chose, mais être là à 100%, à part entière, c’est encore mieux.

Une résolution, c’est synonyme d’amélioration, d’efforts et d’évolution pour notre personne. C’est vouloir accomplir et chercher des forces nouvelles en nous-même, c’est pousser nos limites pour cheminer vers le meilleur. Vous, que voulez-vous pour 2018?

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J’ai hâte d’avoir 18 ans

Adolescente, j’avais tellement hâte d’avoir dix-huit ans!

Je mentionnais souvent à mes parents que ce matin-là, je quitterais la maison. La liberté de faire tout ce que j’aurais envie de faire et les règlements ne me concerneraient plus.

Le jour venu, j’étais excitée à l’idée de partir voler de mes propres ailes. Mon chez-moi, mon décor, ma nourriture, alouette. Hahaha! bien vite la réalité me frappa en pleine face.

Ça donne quoi de plus d’être majeur finalement? Des responsabilités, des comptes qui entrent plus vite que la paye. Des tonnes de règles de plus. Des engagements, le travail, le souper, les commissions, les tâches ménagères.

Au début tout nouveau tout beau, on se sent comme un lion lâché lousse. Oui, il y a des avantages, c’est certain. Posséder son petit nid, c’est vraiment un sentiment inexplicable, ne pas avoir à demander la permission pour rentrer à l’heure que l’on veut, ouvrir le réfrigérateur à n’importe quel moment. Manger de la pizza pour déjeuner un lendemain de veille.

Avoir 18 ans, c’est super, mais il faut savoir profiter des bons moments en famille, à suivre les règles de papa et maman, un coup parti de la finalement, j’y retourne plus souvent que lorsque j’y habitais. La vie d’adulte, c’est bien normal en fin de compte. Ce qui fait que l’on a hâte lorsqu’on est jeune, c’est qu’on ignore complètement tout ce qu’être un adulte comporte. La liberté est très restreinte étant donné les responsabilités énormes et complexes que nous devons exécuter. Nous devons seulement apprendre à vivre selon notre âge et savourer ce que la vie nous offre à chaque étape. Elle est ainsi faite pour bien évoluer au fil du temps.

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Ta coiffeuse doit être la top queen !

J’ai toujours eu une relation un peu démesurée en ce qui concerne ma chevelure. Je suis le genre de cliente que tu ne veux pas voir débarquer dans ton salon. Mon non verbal est frappant et mon insécurité est vraiment intolérable.

Quand je texte ma coiffeuse parce qu’une bulle vient de me passer au cerveau, je lui dis que je suis prête pour la frange. Elle me dit qu’on en reparle à mon rendez-vous. À mon arrivée, je choke et je fais mon balayage comme à l’habitude. Je coupe la pointe, mais pas trop.

Une autre fois, je me sens plus game.  « Là, je veux comme sur la photo » que je dis! Elle me regarde d’un air incertain et me répond : « on va y aller graduellement ok ? » Moi, je l’écoute parce que rendu à 2-3 pouces de coupés, je n’en peux plus!

Viendra la suite ou je veux un beau fini cendré et qu’elle me replace vite les idées en m’expliquant que la couleur à laquelle je pense, c’est pas celle qu’elle est véritablement.

Je suis une hystérique du changement capillaire. J’ai trouvé la perle rare qui m’écoute, qui me freine dans mes idées folles et qui a une patience remarquable. Tu te dois de trouver la queen du brushing parce qu’elle fera de l’art dans tes cheveux.

Ta coiffeuse doit t’écouter, te consulter et te conseiller. À mon avis, une référence est souvent de mise pour pouvoir te lancer dans les changements avec une nouvelle coiffeuse! Prends le temps de bien choisir une personne qui saura avantager ton visage. Des cheveux, c’est pas rien !

Moi, je n’ai plus de problème, car j’ai trouvé la mienne. Par contre, c’est peut-être elle qui en a un maintenant, puisqu’elle m’a comme cliente. Hihihi.

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