5 choses que j’ai apprises depuis que je suis devenue éducatrice

J’exerce la vocation d’éducatrice depuis 14 ans. Oui, oui, je n’ai pas peur d’affirmer que c’est réellement une vocation. Si je recevais 1 $ chaque fois que quelqu’un me dit : « Je ne sais pas comment tu fais, moi, je serais incapable de faire ta job » je ferais plus qu’un voyage par année et je pourrais prendre ma retraite au moins 5 ans plus tôt. S’occuper d’enfants qui ne sont pas les nôtres, ça prend de la patience, une bonne dose d’humour, mais surtout, un dévouement total. Au cours des dernières années, en plus de pratiquer mon métier en toute humilité, j’ai eu l’occasion d’apprendre une foule de choses.

J’ai appris qu’un enfant est un fin psychologue.

Il y a des jours où j’arrive au travail un peu moins motivé. Je me sens moche depuis que je suis sortie du lit, j’ai le regard fuyant et mon sourire tarde à remonter jusqu’à mes yeux. J’ai juste envie de retourner sous les couvertures et attendre que la journée passe. C’est souvent ces jours-là qu’un enfant arrive en me sautant au cou dès son arrivée à la garderie. Ou qu’une petite fille viendra me complimenter sur mes cheveux ou me dire qu’il est dont bien beau mon collier de princesse. Et juste avec ces quelques mots remplis de candeur, ces enfants réussiront à illuminer ma journée et à lui donner une tout autre perspective. Bon ok, ça arrive aussi que les journées où je me sens de même, il y ait un enfant qui décide de me faire une crise de bacon et qui me fait regretter de ne pas travailler dans un bureau, avec comme seul compagnon mon ordinateur et la photocopieuse. Mais en général, ce sont plutôt les câlins qui l’emportent… heureusement.

J’ai appris à reconnaître, au son seulement, une foule de choses inutiles.

Un verre de lait qui se renverse, une tête qui se cogne contre celle d’un autre, ou encore un début de chicane avant même que celle-ci n’ait véritablement éclaté. Des situations que seule une éducatrice saura reconnaître avant même d’avoir tourné la tête.

J’ai appris que les théories enseignées à l’école sont parfois utopiques.

C’est bien beau la gestion de crises, l’identification des besoins de l’enfant et la planification des activités. Mais ce n’est pas toujours dans un livre que tu apprends à gérer un gros chagrin à la suite de la séparation des parents. Ou bien, tu dois faire un retour sur l’activité que tu viens d’effectuer, mais tu ne veux plus jamais en entendre parler parce que tu as réalisé que de faire de la peinture sur la neige, ce n’est pas l’idée du siècle.

J’ai appris à reconnaître les différentes sortes de vomi.

Loin de moi l’idée de te donner mal au cœur, mais au cas où tu ne le saurais pas, il y a effectivement plusieurs types de vomi. Avoir une indigestion et avoir la gastro = deux choses complètement différentes. Je n’entrerai pas dans les détails, mais si jamais tu veux plus d’informations, fais-moi signe, je suis rendue experte.

J’ai appris que même l’éducatrice la plus dévouée peut se sentir dépassée par les enfants.

Des fois, j’ai juste envie de me mettre à hurler comme Arnold Schwarzenegger dans Un flic à la maternelle et leur dire de se la fermer. Des fois, j’ai envie de ne plus côtoyer d’enfants. À jamais. Parfois, je me sens dépassée par tous les caractères différents du mien et avec tout ce que les enfants exigent comme attention. Parfois, je me dis même que je me suis trompée sur toute la ligne dans mon choix de carrière.

Et, c’est à ce moment-là qu’un petit Loïc ou une petite Olivia viendra me dire : « Je t’aime, Jennifer ». Et, l’espace d’un instant, j’oublierai tout. Et je me dis que ce sont ces petits moments-là qui me rappellent que j’exerce un métier valorisant.

Une vocation…

Photo de signature pour Jennifer Martin.   

L’Halloween à même notre garde-robe

C’est l’automne. L’air est plus frais, les couleurs dans les arbres sont magnifiques, les thés chauds sont réconfortants, mais c’est surtout l’annonce de l’Halloween qui arrive. Je sais que ça ne fait pas l’unanimité par contre. J’ai pensé à vous, ces gens qui ne trippent pas trop à se déguiser ou qui sont tout simplement trop paresseux. Ou qui ne veulent pas trop dépenser d’argent dans un costume qui va servir qu’une seule fois. Je vous propose des idées inspirées du disneybounding, mais version pas Disney! Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, en gros, ça se résume à s’habiller avec son linge régulier, mais en allant chercher les couleurs et accessoires inspirés d’un personnage connu. J’ai opté pour des personnages que j’aime bien et qui ne sont quand même pas trop difficiles à reproduire en allant au Village des Valeurs ou en fouillant dans sa garde-robe!

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CATWOMAN
Je m’habille souvent en noir… et en cuirette! En plus, je suis une crazy cat lady (mais en couple) et je trippe sur le personnage de Catwoman dans Batman Returns – vive Tim Burton -, donc c’était sûr que j’allais commencer avec une proposition moulante et sexy!

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BEETLEJUICE
J’ai regardé à nouveau ce film culte et j’ai autant adoré que dans mes souvenirs; les acteurs sont hot et la musique est catchy à souhait! Si vous possédez des rayures, vous êtes en business. J’y ai glissé un foulard vert pour le rappel des cheveux pas très ragoûtants de Betelgeuse!

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POISON IVY
Je suis fan de Batman et de son univers, mais je ne voulais pas tomber dans le cliché d’Harley Quinn qui sera assurément très présente cette année, donc voici l’indémodable séductrice aux cheveux de feu! Dans certaines BDs, elle a même une veste rouge, donc ça peut être une autre option.

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PETIT CHAPERON ROUGE
Il n’y a pas d’âge pour se costumer, alors n’hésitez pas à recréer vos classiques d’enfance.

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MORTICIA ADDAMS
Lugubre, de carrure imposante, elle se démarque par sa robe noire ajustée, ses ongles et son rouge à lèvres rouges vifs.

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JESSICA JONES
C’est la plus récente de ma sélection, mais je ne pouvais pas passer à côté. Puisqu’elle n’a pas de déguisement comme tel, c’est très facile à reproduire. Ajoutez-y un air sévère et un appareil photo et vous serez en affaire!

Montages faits sur Polyvore par Ariane Martineau

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Pourquoi je ne vais JAMAIS m’inscrire à Un souper presque parfait

Bon, je vous explique. Lors d’un souper avec des amies le soir d’un certain lancement (hum hum Folie Urbaine le 15 septembre dernier) on est allé se bourrer la face de pâtes et de pizza au Da Lillo sur la rue Jarry. Je ne sais pas comment nous sommes arrivés sur le sujet, mais deux amies (dont Ariane) m’ont lancé :

  • Karine, tu devrais vraiment t’inscrire à Un souper presque parfait.

Et moi de répondre avec ma face de « WTF »

  • Heu, pourquoi ?
  • Tu serais tellement drôle ! Mais tsé, il y a aussi le fait que tu cuisines bien, mais tu donnerais tout un show. T’es drôle pis tellement maladroite et tout le Québec te connaîtrait !

Et moi de répliquer :

  • Heu, je ne veux pas que tout le Québec me voie me planter ou me brûler.

Et eux d’enchaîner avec des : « mais t’es un personnage », « t’as un humour sarcastique », « tu fais toujours rire tout le monde », bla, bla, bla. Donc, dans le fond, ma gang d’amies était toute d’accord sur le fait qu’elles tripperaient de me voir à cette émission parce que, selon elles, j’ai la personnalité idéale pour ce show. Elles seraient fières de pointer l’écran et dire « hey, c’est mon amie ! ». Mais bon, chers lecteurs, à moins que quelqu’un m’inscrive à mon insu (si tu fais ça, je me venge et tu vas t’en souvenir toute ta vie tellement que tes fesses vont avoir eu mal) ou que les producteurs m’appellent personnellement pour me faire une offre que je ne peux refuser, JAMAIS JE NE PARTICIPERAI À UN SOUPER PRESQUE PARFAIT. Pourquoi ? Premièrement, c’est simple, je n’en ai aucune envie. Mais pour être plus drôle et parce que mon texte n’est pas assez long, voici d’autres raisons :

– Me regarder manger à la télé n’est pas la chose que j’aimerais le plus voir, ce n’est pas super sexy.

– Mon double menton n’est pas prêt pour la célébrité.

– Ma cuisine n’a pas de comptoir et n’a pas assez d’espace pour accueillir une équipe de tournage qui me regarderait me ridiculiser et baverait devant nos assiettes. By the way, pauvre équipe qui doit mourir de faim et doit fixer cinq personnes qui bouffent comme des affamés ! #pascool Ma cuisine n’est pas faite pour devenir un plateau de tournage.

– Je n’ai aucun talent artistique pour mettre une table. Je n’ai pas de belle nappe ou de beaux napperons, je n’ai pas l’œil pour ces trucs-là.

– Je sais que d’anciens participants ont été pires que ce que je pourrais être. Mais pourquoi cette émission aurait besoin d’une personne comme moi ? La fille qui peut péter sa coche et se lancer sur un monologue comique pour exprimer ses frustrations ! Really?

– Si le tournage a lieu pendant mon SPM, ce sera l’apocalypse.

– Je ne peux cuisiner sans me couper, me brûler ou briser quelque chose. Ce serait pénible à gérer ET coûteux en présence ambulancière ! On parle quand même de la fille qui s’est tordu la cheville en prenant une brocheuse sur son bureau. (Oui, ce n’est pas une blague.)

– Je suis la pire personne dans les moments de stress. Quand je panique, j’ai le fuck you facile. Pas sûr que mes majeurs légendaires seraient ce que le Québec a envie de voir durant son 5@7 familial à V.

– Je mange tellement mal. Même avec une fourchette et une riquiqui bouchée, je suis moins class qu’Omer Simpson qui engloutit une boîte de beigne. Je suis sérieuse ! Pas moyen que mon chandail reste propre et pas moyen de n’avoir rien sur le bord de la bouche. Moi ou un bébé qui apprend à manger avec une cuillère, c’est pareil ! Un hamburger ? C’est avoir des condiments jusqu’aux coudes. Ok, j’exagère un peu, mais manger comme un humain normal, dans mon cas, ce n’est pas réalisable.

– Je cuisine bien, je l’avoue. Mais je serais incapable de choisir mon menu et encore moins de préparer le tout devant une caméra qui me fixe. La pire chose pour une personne maladroite, c’est d’avoir une équipe de tournage dans sa face pour être sûr de la distraire. Come on ? C’est comme un rêve prémonitoire. Une équipe de tournage qui me fixe, moi qui fait exploser le mélangeur ou qui brûle le plat que j’ai choisi de cuisiner.

Bon, je vous entends me dire : « Tu devrais avoir confiance en toi ». Justement, j’ai assez confiance en moi pour dire que ce n’est pas du tout le genre d’expérience que j’aimerais cocher dans ma wish list. Bref, je suis la pire des amies du monde entier, parce que même si mes amies me supplient à genoux, JAMAIS JE NE VAIS M’INSCRIRE À L’ÉMISSION UN SOUPER PRESQUE PARFAIT. Sur ce, le dossier est clos.

Crédit photo: Facebook Un souper presque parfait

Karine signature

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Du lainage et des jupes

La seule chose que j’aime de l’automne, ce sont les couleurs et les vêtements. C’est le retour des lainages, des gros foulards, des bottillons et des couleurs foncées. J’adore ressortir mon manteau de cuir pour le combiner à tous mes looks ou étrenner mes longues vestes de laine. Comme je me tanne vite de mes vêtements, je n’aime pas investir de grosses sommes d’argent pour ceux-ci. Je préfère avoir plusieurs options même si, j’en conviens, certaines bases requièrent un plus grand investissement. Je privilégie toujours les articles en soldes de mes magasins fétiches et j’adore fouiner dans les friperies ou au Village des Valeurs pour faire des trouvailles mode à petits prix.

Pour ce premier look, j’ai décidé d’oser la jupe et les collants. Comme j’ai longtemps fréquenté le collège privé, j’ai délaissé les jupes pendant un certain temps avant de leur trouver une place de choix dans ma garde-robe. Même si la petite jupe d’été en jeans est ma préférée, j’ai eu un coup de cœur pour celle-ci et j’ai décidé de l’intégrer à mes looks d’automne. Que ce soit avec une blouse et mon perfecto de cuir ou avec un gros chandail de laine, j’ai plusieurs idées de combinaisons pour qu’elle soit un élément clé de ma garde-robe d’automne.

Jupe : Sirens
Chemisier : Ardène
Manteau : Dynamite
Bottes : Ardène
Chandail de laine : Suzy Shier

J’adore le denim sous toutes ses formes. Jupes, jeans, blouse, accessoires… je ne pourrais vivre sans le denim. Ici, j’ai eu envie de combiner ma jupe kaki (couleur tendance encore cet automne) à une blouse en jeans très simple. Combinée à des lunettes de soleil et des collants noirs tout aussi simples, c’est un look que je peux adopter en tout temps dans mon quotidien.

Jupe : Ardène
Chemisier : Dynamite
Collants : Aubainerie
Lunettes : Urban Planet

Pour ce dernier look, j’ai eu encore envie de simplicité. Une longue veste confortable, un jeans pâle et une camisole en lainage. Je ne suis pas très extravagante côté mode, je préfère les coupes classiques. J’aime oser les accessoires ou les couleurs plus punchées. Il m’arrive à l’occasion de vouloir sortir de ma zone de confort, mais en général, ce look reflète bien ma personnalité.

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Jeans : Hollister, acheté au Village des Valeurs
Veste : Volcom
Camisole : Olivia Moon
Chaussures : Spring

Crédit photos: Karine Caron-Benoit

Photo de signature pour Jennifer Martin.     

1 :54, un film nécessaire et un tapis rouge rempli de folie

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Crédit:  Karine Caron-Benoit

Lors de l’avant-première du film, c’était la vraie folie sur le tapis rouge! Les fans étaient nombreux.ses et beaucoup de vedettes s’étaient déplacées pour notre plus grand plaisir. Lorsque nous avons la chance de rencontrer nos stars québécoises, nous en profitons pour leur poser une même question commune :

 « Quelle est ta plus grande folie? »

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Crédit : Karine Caron-Benoit

Antoine Olivier Pilon, qui incarne Tim, le personnage principal du film,  a attendu 10 secondes après lui avoir posé la question et, avec le plus grand sérieux du monde, m’a répondu : « Faire ce qu’on me dit de ne pas faire ».

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Crédit: Karine Caron-Benoit

Lou-Pascal Tremblay qui incarne Jeff, un des personnages principaux a, sans hésitation dit : « Je saute toujours en parachute, ça doit être assez fou j’imagine! » .

1:54 film Yan England Folie Urbaine

Crédit: Karine Caron-Benoit

Sophie Nélisse, qui incarne Jennifer, un des personnages principaux : « Ah c’est dur comme question! Une folie… je suis sûre que j’en ai plein! Je dirais que je suis folle de la poutine. J’suis pas capable d’en manger ailleurs qu’au Québec, c’est la meilleure. Et si tu veux me rendre heureuse quand je suis fatiguée, tu me donnes ça et je suis comblée! » . Miam… je suis bien d’accord!

1:54 film Yan England Folie Urbaine

Crédit: Karine Caron-Benoit

Yan England (le réalisateur du film) m’a confié : « Une des grandes folies que j’ai faite serait d’avoir décidé comme ça, sur le fly, que je partais pendant un mois de temps en Italie. Je m’en allais dans ma famille qui ne parlait pas un mot anglais et/ou français. Je suis arrivé là-bas, je ne connaissais rien du tout et le but c’était d’apprendre la langue. Ça s’est bien passé! » . Ça donne le goût de voyager!

1:54 film Yan England Folie Urbaine
Crédit: Karine Caron-Benoit

Sarah-Jeanne Labrosse (elle ne joue pas dans le film, mais elle est  notre coup de cœur du tapis rouge). Avec son superbe look, sa réponse ne m’a pas étonnée du tout : « Une de mes plus grandes folies, que je porte ce soir, serait d’avoir acheté un gilet 100% cashmere beaucoup trop cher… en me disant que j’allais être capable de le porter toute ma vie! Je ne sais pas si je vais être capable, mais le but serait ça pour le rentabiliser. »

On a également eu la chance de croiser quelques artistes tel que Pascal Morissette, Julie Ringuette, Émily Bégin et Guillaume Lemay-Thivierge.

Crédit photo : Karine Caron-Benoit

La journée de la sortie du film, on s’est empressées d’aller le visionner, puisque tout ce qu’on entendait sur le tapis rouge nous accrochait. C’est donc hier, le 13 octobre, que nous l’avons vu.

1:54 film Yan England Folie Urbaine
Crédit

Le film est nécessaire. Ce sont les mots qui me viennent en tête après avoir vu le film. Yan England a su capter exactement les émotions qu’il fallait évoquer dans une situation d’intimidation, parce que, oui, c’est principalement un film sur l’intimidation. Les longs silences, les gros plans, la musique, les textes, tout est calculé et c’est ce qui fait de ce film, un message. Le message qu’il faut se battre, continuer de foncer et, surtout, dénoncer. Le parallèle entre la course et l’intimidation est bien amené et, ce, sans que ça devienne un « film d’ados », même si l’histoire se déroule dans une école secondaire.

On ne peut passer sous silence le jeu exemplaire des acteurs Antoine Olivier Pilon et Lou-Pascal Tremblay, entre autres. On y croit et c’est saisissant à quel point c’est d’un réaliste. Est-ce que le message passe? Je crois que oui. Ce n’est pas un film à aller voir si vous voulez vous divertir, c’est plutôt un film obligatoire pour éduquer et sensibiliser. Les mots employés, les gestes posés, l’utilisation des réseaux sociaux; on voit toutes les étapes et les dégâts que cause l’intimidation. On le vit à travers l’écran. La douleur, les conséquences, le malaise; on les ressent jusqu’au dernier mot du générique.

C’est un film qui parle d’intimidation, de suicide, d’homosexualité et, tout cela, dans l’univers du secondaire. C’est lourd comme sujet, mais ça ne va pas disparaître, il est nécessaire d’en parler. D’ailleurs, lors de la tournée de promotion, dont dimanche dernier à Tout le monde en parle, les deux acteurs principaux, ainsi que le réalisateur, Yan England, se sont fait un devoir d’aborder le sujet.

1:54 est sorti en salle depuis le 13 octobre et c’est un film qu’il FAUT voir.

Crédit photo couverture : Page Facebook de Yan England

Le Spa Balnéa, un oasis de détente et de beauté de la nature…

Partir son propre blogue, ça demande beaucoup d’investissement en terme d’idées, de temps et de réalisations. Au cours des derniers mois, nous avons travaillé fort pour concrétiser notre projet commun : Folie Urbaine. Stressées, euphoriques, un peu dépassées par les 1001 trucs à penser, nous sommes passées par toute la gamme des émotions. Lorsque le Spa Balnéa, situé à Bromont, nous a invité à tester ses installations et son parcours méditatif, non seulement nous étions très heureuses de cette opportunité, mais nous y avons surtout vu une occasion de décrocher et de passer du temps entre nous. Parce qu’avant Folie Urbaine, nous étions avant tout des amies et nous avions besoin de nous retrouver simplement toutes les 4. Question de vous donner envie de faire la même chose avec vos amis ou votre douce moitié, on t’offre un petit bilan de notre expérience.

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Crédit photo: Dominique Babin

Dès notre arrivée à Bromont, magnifique en cette saison, nous avons été conquises par la beauté des lieux. Situé complètement dans la nature, le Spa Balnéa borde un magnifique lac privé et offre 22 kilomètres de sentier à découvrir. Bains turcs, saunas panoramiques, bains à remous à l’extérieur, salon marocain, solarium et chute thermale ne sont que quelques exemples de ce que le Spa Balnéa a à vous offrir. Nous n’avons pas eu la chance de tester les différents soins sur place, mais ils offrent une gamme complète qui va des massages traditionnels aux soins de beauté et même aux rituels mythiques.

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Crédit photo: Dominique Babin

Après avoir testé les bains chauds et grillé quelques guimauves dans une des aires de détente, Karine et moi avons testé les différents saunas alors que Dominique et Ariane se sont laissé séduire par le tout récent parcours méditatif, une nouveauté offerte cet automne. Munies d’écouteurs submersibles, elles ont vécu l’expérience d’une durée de 45 minutes, qui leur a permis de découvrir le site sous de nouvelles perspectives. Elles ont pu se laisser envahir par les bruits et les odeurs de l’environnement, ainsi que leurs propres sensations.

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Crédit photo: Karine Caron-Benoit

Pour terminer la journée, nous avons visité le restaurant LUMAMI, où le chef Jay Gladue offre des plats santé tous plus succulents les uns que les autres. Les produits de la région y sont mis de l’avant et nous quittons l’endroit rassasiées, mais sans ressentir la lourdeur d’avoir trop mangé. Bref, le Spa Balnéa est vraiment l’endroit idéal pour décrocher et se ressourcer dans la nature. Personnellement, c’est l’un des plus beaux spas que j’ai eu l’occasion de voir, même si j’ai un petit parti pris pour la ville, puisque j’y ai passé la plupart des étés de ma jeunesse. Par contre, ce résumé ne serait pas complet sans les impressions de mes amies sur cette journée parfaite.

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Crédit photo: Dominique Babin


Karine

« J’ai bien aimé mon expérience, surtout le paysage magnifique. C’était reposant d’être dans un bain chaud et de pouvoir s’évader dans ses pensées en regardant la vue sublime que l’automne nous offre. L’endroit est bien situé à travers les montagnes et le silence est vraiment ressourçant. Le calme du spa nous permet vraiment de relâcher la pression. Le quai sur le lac ajoute un plus à mon expérience, sortir de la ville et se ressourcer dans un décor de campagne est vraiment ce qui a rehaussé ma visite. »

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Crédit photo: Dominique Babin

Ariane
« Ce fût un moment de détente très diversifié; sauna, bains chauds, bains froids, lac, étangs, bain turc, parcours méditatif, repas santé, grands espaces pour se coucher. Les façons d’atteindre notre calme intérieur ne manquaient pas ! J’ai essayé le parcours guidé à l’aide d’écouteurs sans fil et je n’ai pas vu le temps passer. J’ai eu un faible pour le sweat lodge et la vue panoramique sur le lac. Aussi, les plats du restaurant LUMAMI sont tout simplement délicieux et tellement rafraîchissants ! »

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Crédit photo: Karine Caron-Benoit

Dominique
« C’est vraiment un endroit reposant. Le paysage est magnifique et nous donne l’impression qu’on est loin du reste de la civilisation. La touche automnale rajoute au paysage et on oublie, pendant un instant, nos tracas du quotidien et nos responsabilités. Pour ceux qui, comme moi, ont de la difficulté à faire le vide dans leur tête, il y a la méditation dirigée qui nous permet de nous détendre à l’aide de petits écouteurs dans lesquels une voix masculine nous fait effectuer le parcours, tout en prenant conscience de notre corps et de notre respiration; très reposant. C’était vraiment une belle journée pour se faire plaisir et prendre soin de son corps et de son esprit. »

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Crédit photo: Dominique Babin

Nous tenons à remercier le Spa Balnéa pour cette merveilleuse invitation.

Pour plus d’informations sur le Spa Balnéa, c’est ICI.

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L’Halloween chez soi

Voici trois catégories de déco d’Halloween pour rendre ta maison accueillante (pas épeurante) et qui te donnera le goût de la garder plus longtemps que seulement la veille et le lendemain du party le soir même.

LES CITROUILLES

Pour ma décoration personnelle, je dirais que je suis moins traditionnelle! À la base, je n’affectionne pas particulièrement la couleur orange, donc, quand il est question de citrouilles, j’opte pour des couleurs plus sobre (ou brillantes!): du blanc, du noir, du argenté ou même du doré! Je spraypaint une mince couche et le tour est joué! Pour faire un deux-tons, apposez du tape à peinture doucement sur la première couleur bien sèche.

Une fois peinturées, vos citrouilles peuvent être saupoudrées de brillants (allez voir au Dollarama), ou laissées nues pour rester dans la tendance du minimalisme.

 

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Crédit Photo

 

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LES GUIRLANDES

DES FANIONS! J’adore! Tellement faciles à faire, versatiles et aussi ce n’est pas difficile à ranger après l’Halloween. Découpez des triangles pour y inscrire les lettres, prenez le temps de découper chaque lettre séparemment ou encore, allez-y du traditionnel rectangle (fanion ou pas), sans vous casser la tête. À l’aide d’un Sharpie, de peinture ou de peinture aérosol, l’effet peut être impeccable ou, au contraire, un peu délabré. Ça reste dans la thématique!

Une corde de jute, un peu de Washi tape et le tour est joué!

 

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LES POTIONS

L’idée est d’utiliser ses vieux pots. Que ce soit des vieilles bouteilles d’alcool, des pots Mason ou autres, ça fera l’effet escompté avec quelques touches de peinture, des étiquettes ou des toiles d’araignées. Vous pouvez aussi les remplir de jus, alcool ou eau colorée pour un résultat plus complet. Identifiez ce qui s’y trouve par contre, pour faciliter la tâche aux invités.

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Pour des décorations rapides, rajoutez des ballons noirs, des toiles d’araignées et une bonne trame sonore pour recevoir vos invités!

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Lolë, plus que des vêtements de sport

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Selon Jennifer :
En tant qu’instructrice de Zumba et de Piyo, il est important pour moi de ne pas avoir à me soucier de mes vêtements pendant que j’enseigne. Si je dois replacer ma camisole après chaque position du guerrier ou remonter mes pantalons à toutes les chansons où je dois me déhancher à la Shakira, j’ai ben de la difficulté à garder le focus sur mon rôle.

Récemment, j’ai pris la décision de vouloir investir un peu plus dans les vêtements de sport de qualité, notamment grâce à ma visite, le 3 octobre dernier, chez Lolë (pour les festivités du 1er anniversaire de la succursale, située au 954 Ste-Catherine Ouest). Au cours de cette soirée, je suis non seulement tombée en amour avec les camisoles et les soutiens-gorge au maintien incomparable, mais aussi avec les vêtements un peu moins sport que l’on peut porter au quotidien. De plus, j’ai eu un coup de cœur pour le manteau Barbara et le pantalon Jelsa que je porte sur cette photo, l’esthétisme de la boutique et la possibilité de suivre des cours de yoga sur place.

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Selon Ariane :
On ne se le cachera pas; je ne suis pas sportive. À un tel point que j’ai récemment recommencé à m’entraîner chez moi et que mon corps me CRIE de me calmer, parce que mes abdos me font mal juste à essayer de me sortir du lit… Vous voyez le genre ! Bref, je ne me suis jamais vraiment intéressée aux vêtements de sports, MAIS la boutique Lolë est très attrayante pour les gens de mon espère; de beaux basics faits avec des matières de qualité, qui me suivront pendant des années. En plus, ils ont des modèles de Second Yoga Jeans, ma marque de pantalons favorite. Ils sont confortables et restent en parfait état durant des ANNÉES.

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Sur la photo, je porte justement un Yoga Jeans, en noir, avec un chandail gris Lolë qui a un beau détail au dos (allez voir en magasin) !

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Crédit Photos: Ariane Martineau

 

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Faire son propre kombucha

Pour ceux qui ne connaissent toujours pas le breuvage de l’heure, le Kombucha est une boisson à base de thé fermenté. La marque la plus connue est probablement le Kombucha RISE qu’on peut retrouver dans la plupart des épiceries.

Le Kombucha est un breuvage qui est utilisé depuis longtemps dans plusieurs pays, et on dit qu’il procure de nombreuses propriétés bénéfiques. Il aiderait ton système digestif, augmenterait ton énergie, détoxifierait ton corps, aiderait à la perte de poids, renforcerait ton système immunitaire, etc.

Donc si tu ne connaissais pas, arrête de lire maintenant, prends ton char, ton vélo ou ton longboard et va t’en acheter un afin de pouvoir lire la suite.

Pour ceux qui connaissaient le produit ou pour ceux qui sont revenus de l’épicerie, qui ont goûté et aimé, et qui seraient intéressés à en boire régulièrement à moindre coût; il est possible d’en faire chez soi, très facilement. Quand on le google, on retrouve beaucoup d’instructions pour le faire à la maison. Personnellement, quand j’ai commencé à en faire moi-même, j’avais un petit stress car il y avait beaucoup d’informations, et étant donné que c’est un produit obtenu grâce à une culture symbiotique de bactéries, c’est-à-dire un champignon, j’avais peur des répercussions si jamais je manquais mon coup.

En réalité, après la première tentative, on se rend compte que c’est plutôt simple. Question de t’initier facilement, je vais vraiment te simplifier la procédure. Tu as besoin d’un contenant en verre, de coton à fromage, d’eau distillée, de sucre, de thé, d’une maman Kombucha ou d’un breuvage Kombucha et de fruits.

Contenant de verre
Plus ton contenant est gros, plus ton champignon prendra de l’expansion (et plus tu auras de boissons, évidemment). On préconise le verre car le Kombucha est sensible au métal, qui à son contact, le tue.

Coton à fromage
Le Kombucha a besoin de respirer, il ne faut donc pas fermer le contenant dans lequel il repose. Puisque c’est principalement du thé sucré, il faut protéger l’ouverture afin qu’on ne se ramasse pas avec des mouches à fruits ou des fourmis dans notre liquide. J’utilise du coton à fromage parce qu’il y a des petits trous qui le rendent aéré. Il est aussi possible d’utiliser une guenille, tant que ça respire bien.

Eau distillée
Au début, j’achetais de l’eau en bouteille. Le Kombucha est très sensible à son environnement et n’aime pas particulièrement les composantes de notre eau de robinet. Donc, la version simple est d’acheter de l’eau en bouteille. La version plus économique, c’est de faire bouillir son eau un bon 10 minutes, ce qui devrait éliminer les produits désagréables de notre eau de robinet et ainsi permettre à notre Kombucha de faire son travail sans y mourir.

Sucre
Le Kombucha se nourrit de deux choses; le sucre et le thé. On te conseillera souvent le sucre de canne mais le sucre blanc fait très bien le travail ainsi que le jus de raisin. Bref, il faut de quoi de sucré.

Thé
Le thé est la base du breuvage. On se sert de thé vert ou de thé noir. Personnellement, je mets du thé vert ainsi que du thé plus fruité, style tisane ou autre.

Maman Kombucha ou breuvage Kombucha déjà préparé
La compagnie RISE te propose de commencer ta propre culture en prenant une de leurs bouteilles de Kombucha comme base. Le concentré de Kombucha contient tout ce qu’il faut pour t’aider à te créer un champignon et pouvoir continuer pendant longtemps à en faire. Tu auras donc besoin seulement une fois d’une de leurs bouteilles. L’autre version, c’est d’avoir un shaman ami qui fait déjà sa propre culture et qui peut te donner un champignon pour débuter ta fabrication. C’est de cette façon que j’ai commencé la mienne.

Les fruits
Encore là, je te partage beaucoup plus ma façon de faire, sachant qu’il y a quelques variantes. Une fois que le thé ait fermenté quelques jours, je rajoute des fruits dans le liquide pour y donner la saveur dont j’ai envie. Mes meilleurs à date; la boisson à la mangue et celle aux bleuets. Mais les possibilités sont illimitées.

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Crédit Photo: Dominique Babin

La fabrication

Je ne te compliquerai pas la tâche avec des quantités, parce que je t’avoue, j’y vais toujours un peu à l’œil. Je te dirais que le plus important c’est la méthode et le temps de repos.

  1. Fais bouillir ton eau (la quantité que peut contenir ton pot de verre). N’oublie pas que si c’est de l’eau du robinet, il faut la chauffer assez longtemps.
  2. Rajoute ton sachet ou tes feuilles de thé à l’eau bouillie, ainsi que le sucre une fois infusé. Ce sera ton thé sucré pour la fabrication.
  3. Dans ton contenant de verre, il faut qu’il y aie le contenu de ton breuvage RISE ou la moitié de ta concoction précédente. Donc, dans ton contenant, il y aura toujours 1⁄4 de ton ancienne mixture ou de ta bouteille achetée et le reste sera ton thé sucré.
  4. Verse le thé sucré (devenu froid ou tiède) dans ton contenant de verre, assure-toi de laisser une marge de manœuvre sur le dessus, donc de ne pas le remplir à ras bord.
  5. Si tu as déjà fait du Kombucha auparavant, dépose un de tes champignons dans le contenant (Sinon, le breuvage acheté va en créer un, que tu pourras réutiliser par la suite)
  6. Couvre ton contenant avec ton coton à fromage et attache le coton avec une corde autour du contenant.
  7. Dépose ton contenant dans un endroit sec et sombre, comme une armoire ou un garde-robe. Et oublie-le pendant 8 à 10 jours.
  8. Après ce temps, ressort ton contenant. À ce moment-là, si c’est ta première fois à base d’une boisson achetée, il se sera formée une couche sur le dessus; ce sera ton champignon pour la prochaine fois. Si tu en as déjà fait à base d’un champignon, tu auras alors deux champignons, le premier aura un peu coulé dans le fond, et tu auras une autre couche qui se sera formée sur le dessus. Tu as maintenant 2 champignons. Tu peux alors faire deux fois plus de Kombucha, en donner un à ton ami ou bien, le jeter. Pour chaque champignon que tu mets dans ton breuvage, il en ressortira toujours deux.
  9. Retire tes champignons et mets le liquide dans des petits pots de verres (masson ou autre), tout en n’oubliant pas de garder un peu du liquide pour ta nouvelle concoction .
  10. Dans chacun de tes petits pots, tu peux mettre des fruits (congelés ou autre). Ferme-les hermétiquement.
  11. Entrepose tes contenants avec des fruits dans un endroit sombre pendant 3 à 5 jours.
  12. Avec les champignons que tu as récolté, démarre immédiatement une nouvelle batch ou entrepose-les au frigo dans un peu de son liquide dans un pot fermé où ils pourront survivre quelques temps.
  13. Une fois le temps de jus avec fruits terminé, filtre ton liquide et mets-le au frigo, il sera à ce moment prêt à boire.

    kombucha folie urbaine
    Crédit Photo: Ariane Martineau

À éviter

  1. Aucun contact entre le champignon et du métal
  2. Aucune source de chaleur, assure-toi que ton thé sucré ne soit pas bouillant et que ton endroit d’entreposage pas trop chaud.
  3. Assure-toi de respecter les temps d’entreposage recommandés, si ton thé fermente trop longtemps, il ne sera pas bon et il sera peut-être trop concentré pour la consommation.

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    Crédit Photo: Ariane Martineau

Voilà. Tu sais maintenant faire ton propre Kombucha. Je me doute bien que même si j’ai essayé de simplifier la fabrication, ça reste beaucoup d’informations. Mais je t’assure qu’il suffit de le faire une fois, pour l’apprivoiser.

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Je ne survivrais pas dans la jungle du célibat

Jen parle du célibat

Je suis en couple depuis 12 ans. C’est un exploit dont je suis fière, surtout que j’ai l’impression que le monde du célibat est tellement compliqué. Je pense avoir oublié ce qu’est la cruise. Pis je ne te parle pas de faire des beaux yeux, de battre les cils 3-4 fois ou de faire un petit sourire en coin à quelqu’un qui te remarque quand tu passes près de lui. Ça, c’est facile, même pour une débutante. Et ça peut être à la limite inoffensif, même si tu es en couple, à condition que ça n’aille pas plus loin.

Moi, je te parle de partir à la chasse. Avec un grand C.

Cet été, je suis sortie dans un chic bar (j’insiste sur le mot chic) pour la première fois depuis au moins 2 ans. Avec une amie nouvellement célibataire, justement. Je me mets cute, une petite jupe en jeans, une camisole estivale qui me fait bien, des beach waves dans les cheveux. Tout va bien. Je quitte la maison heureuse à l’idée de la revoir, surtout que, dans mon jeune temps, c’était ma partenaire de débauche dans le célibat. À peine arrivée dans le stationnement du bar (je dis bien dans le STATIONNEMENT du bar), je me sens comme un chien dans un jeu de quilles. Y a de la chicks au pied carré, les filles portent toutes des robes de designer, des souliers à talons hauts Michael Kors et arborent des mises en plis à 100 $. On est loin de la petite brasserie où je passais mes jeudis, ou même du défunt Fuzzy de Laval où les outfits étaient quand même plus accessibles pour les portefeuilles. J’ai passé la soirée à jaser avec mon amie (ça faisait quand même plus de 10 ans qu’on ne s’était pas vues), mais aussi à observer les hommes et les femmes qui s’y trouvaient. Je regardais les sourires racoleurs, les échanges de regards, les 2 becs qui se donnent sur le coin de la bouche plutôt que sur les joues, mais aussi les conversations qui semblent interminables pour certaines personnes, les approches maladroites, les regards scrutateurs de haut en bas pas toujours agréables à subir et même les tentatives d’évasion discrètes vers des gens plus intéressants.

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Ça m’a rendue nostalgique de mon célibat pendant une nanoseconde. Pas plus.

J’ai surtout eu le vertige de penser que ça pourrait m’arriver un jour. Devoir repartir à zéro et trouver un autre homme. Essayer de trouver le bon. Ou plutôt, le prochain que je crois être le bon, puisque la première fois je me serais trompée. Recommencer le processus des rencontres arrangées ou non après avoir méprisé Tinder et les autres applications du genre. Je ne peux pas croire que je devrais y avoir recours! Devoir utiliser la maudite expression : « On ne sort pas ensemble, on se fréquente », juste pour ne pas s’afficher trop vite avant l’autre. Remettre des pyjamas qui matchent afin d’être belle dès le lever du soleil. Revoir ses positions du Kama Sutra parce que le livre accumulait la poussière, depuis quelques années. Devoir peut-être dealer 1 semaine sur 2 avec les enfants qu’il a eus avec une autre avant toi. Dealer aussi avec cette autre.   Devoir expliquer à tout le monde qu’on forme une famille recomposée et que oui, on a le droit au bonheur quand même. Ou encore, devoir lui donner les enfants dont il rêve depuis toujours, alors que tu croyais en avoir terminé avec la maternité.

J’ai eu le vertige parce que je sais que ça peut arriver à tout le monde. À moi autant qu’à une autre. J’espère ne jamais vivre ça. Et je ne juge pas les couples qui décident de se séparer. L’amour, ce n’est pas blanc ou noir. Ça vient avec tellement de zones grises que je n’ai pas le droit de juger dans laquelle tu décides de placer ton couple.

J’espère juste que la zone que j’ai choisie est assez confortable pour y passer mes jours.

Que la famille que l’on a bâtie est assez solide.

Que l’homme que j’ai choisi est le bon.

J’espère que le Tarzan que j’ai déniché dans la jungle du célibat, c’est bien le mien.

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Photo de signature pour Jennifer Martin.