La fois où…j’ai revu ma conception de l’amitié

Jen parle d'amitié

J’ai toujours eu des relations complexes avec mes amis.

Jeune, j’étais la fille « beige ». Ni jolie ni laide. Ni extravertie ni trop gênée. Pas sportive, mais pas rat de bibliothèque non plus. Je ne me démarquais en rien, mes profs m’oubliaient dès le mois de juillet. Je ne me souviens que d’une relation d’amitié plus marquante que les autres avec une fille qui s’appelle Valérie.

À l’adolescence, même chose. La seule différence, c’est que c’est pas mal plus tough à gérer de se sentir à l’écart tout le temps et ça cause ben des dommages à l’estime de soi. Les séquelles nous suivent pas mal plus longtemps quand les faits marquants se sont produits à 15-16 ans. Ayant changé d’école 3 fois, aucune amitié n’a su résister d’un établissement à l’autre. L’éloignement était le seul résultat possible surtout à cette époque sans réseaux sociaux.

Par la suite, ça n’a pas été plus simple, et ce, malgré la présence de la même Julie dans ma vie tout au long de mes études collégiales et au début de ma vie d’adulte. Il y avait toujours un hic. C’était peut-être moi qui voulais trop calquer ma personnalité sur celle des autres pour me faire aimer. C’était peut-être mon choix d’amis qui n’était pas adéquat. C’est peut-être l’amitié qui se trouve à être aussi compliquée que l’amour finalement.

Je me suis longtemps posé la question.

Je me la pose encore parfois, même si, depuis peu, j’ai pris la décision de revoir ma conception de l’amitié.

De toute façon, qui a décrété que l’amitié avait une fonction universelle ? Pourquoi est-ce qu’il n’y aurait qu’une façon de voir les choses et une seule méthode pour les caractériser ?

« Tu veux être mon ami ? » Oui ou non.

Je t’explique comment je vois ça…

À l’enfance, c’est si simple, on n’a même pas besoin de se poser la question. Je te parle, je t’apprécie, je te prête mon ballon, t’es mon ami. FIN.

À l’adolescence, c’est un peu plus subtil au début pis ça se complique parfois par la suite. Je te rencontre, on échange, on tourne autour du pot, on s’échange les numéros de cell, je t’accepte sur Facebook, on commence à se planifier des trucs, tu me prêtes des vêtements, on fait du sport ensemble, je te console en cas de peine d’amour. On planifie ta vengeance pour lui faire regretter. Tu me jures une amitié éternelle. Je change d’école, on ne se parle pu. FIN.

Une fois adulte, on n’a pu vraiment le temps pour ça. Ceux qui sont restés dans nos vies et qui ont passé le test des années, bravo. Pour les autres, c’est plus rapide, on n’a pas de temps à perdre. On se rencontre au travail, on fait la même job, on a des intérêts communs, on se voit tous les jours, on se fait chier 40 heures par semaine à gagner notre vie, on s’aime ben. Ou encore, on s’est connu en faisant une activité pour soi, ça a cliqué, nos chums s’entendent bien, nos enfants aussi. C’est simple pis on se voit quand ça adonne. FIN.

Ok, j’exagère peut-être un peu. Ou tu te dis peut-être : « Elle peut ben trouver ça compliqué, l’amitié, si elle pense comme ça »

T’as peut-être raison. Je suis peut-être juste socialement inadaptée.

Je n’ai pas beaucoup d’amies, je n’ai pas toujours le goût d’entretenir des liens. Plus je vieillis, moins j’ai envie de me forcer. Je suis bien chez nous à ne me poser aucune question sur le pourquoi une telle ne m’aime pas, ou pourquoi un tel m’a répondu comme ça. À ne pas toujours me demander si ça va cliquer avec ceux que sont invités au même party, un soir où j’aurais miraculeusement eu envie de sortir.

J’ai été ben écorchée par l’amitié

Ça paraît-tu ?

         

 

Seule

seule

J’ai 30 ans.

Je suis passée par une dépression.

J’ai su que j’avais un trouble.

Je me suis séparée d’un homme que j’aime.

J’habite seule pour la première fois.

J’ai un bon travail.

Mais je me sens seule.

J’ai toujours aimé la solitude, j’ai toujours eu besoin de mes moments de solitude. Autant quand j’étais jeune, quand j’étais en colocation et même quand j’habitais avec mon ex. J’avais besoin d’un moment juste à moi. Maintenant, ses moments sont permanents, nombreux. J’essaie de les savourer, mais je ne peux m’empêcher de réfléchir, réfléchir et réfléchir. Mon cerveau ne fait que rouler et je n’arrive plus à faire cesser les mots, les images. Je me suis rendue compte que j’avais changé plus que je ne le pensais. Je croyais que j’allais réussir à redevenir celle que j’étais avant, mais avec des outils qui me permettraient d’être heureuse, sans la souffrance qui m’accompagnait depuis si longtemps.

La souffrance est toujours là. Malgré tout ce que je fais pour prendre soin de moi, la solitude m’envahit comme jamais j’aurais cru que cela m’arriverait. J’ai toujours eu trop d’énergie, trop de projets, j’ai toujours eu besoin de m’accrocher à quelque chose pour vivre, pour survivre en fait. Maintenant, c’est vivre que j’aimerais faire, mais je me rends compte que pour réussir à le faire, je dois recommencer à zéro. Tout. Je ne peux plus être celle que j’étais avant, cette femme n’existe plus en fait. J’ai tellement tout fait pour la retrouver que j’ai oublié comment c’était de vivre, de respirer, de profiter, d’avancer.

Je me rends compte que les gens qui m’entourent ne sont plus les mêmes qu’avant non plus. J’ai changé, pour le mieux, pour moi. J’ai passé tellement de temps à focusser sur mon mal, que je n’ai pas remarqué que la vie continuait sans moi. Je me retrouve entourée de gens que je ne connais plus. De gens qui ont pris l’habitude de ne plus me voir également. Je pourrais avoir de la peine, j’en ai eu. Mais j’ai réalisé que c’est tout simplement le cours de la vie et que je devais moi aussi trouver mon chemin. Je ne sais plus qui je suis, je ne me reconnais pas, c’est presque comme si je devais me créer une nouvelle identité. J’ai observé tout autour de moi, j’ai vu que tout roulait, mais sans moi. Je ne peux être en colère, mais la déception, la peine, la douleur sont tout de même présentes. Je suis seule, contre tous, parce qu’au fond on l’est tous. J’ai perdu qui j’étais, je perds aussi ceux avec qui j’étais. Tout perdre d’un coup fait peur, mais je vais continuer à me battre, parce que ça vaut la peine de le faire.

J’ai trop pris pour acquis que j’étais encore la même et que j’étais encore entourée des mêmes personnes et que cela ne changerait pas. Mais tomber dans l’oubli, se faire prendre dans un tourbillon d’habitudes, devenir invisible du jour au lendemain, ce n’est pas un tableau facile à regarder. Je n’ai pas envie d’être ce tableau, malgré que les couleurs soient belles, qu’on l’a tellement aimé, il faut prendre son pinceau et ajouter de nouvelles couleurs et non pas refaire toujours le même dessin.

J’ai eu mal. J’ai encore mal. Mais j’ai arrêté de survivre. J’ai décidé que j’allais vivre et je construirai chaque morceau de chaque journée, seule.

 

Ces amitiés qui évoluent dans le temps

Quand vous vous êtes rencontrés pour la première fois, ça a cliqué facilement entre vous deux, il y a eu une chimie entre vous qui a créé une belle amitié. Du jour au lendemain, il y avait une nouvelle amitié fondée sur de bonnes intentions et vous étiez inséparables. Vous vous sentiez en confiance, vous partagiez plein de fous rires et vous étiez à l’aise de parler de vos hauts et de vos bas. Que dire des gens qui vous regardent et qui savent qu’il y a un lien sincère qui vous unit et qui semble incassable.

Ces amitiés qui évoluent dans le temps.

C’est quand vous vieillissez et que les chemins peuvent finir par prendre différentes directions. Vous cherchez à transformer vos rêves en réalité et vous vous assurez de mettre toute votre énergie pour y parvenir. Il est possible que vous valorisiez d’autres objectifs même si cela peut peut-être risquer votre amitié. C’est avec le temps que vous pouvez réaliser si vos choix et les sacrifices que vous avez fait en valaient la peine.

En même temps, vous faites de nouvelles rencontres, que ce soit à court terme ou à long terme. Peu importe la qualité de ces rencontres, on en tire toujours une leçon de vie. Mais pour ces bonnes rencontres qui deviennent des personnes importantes, elles peuvent vous accompagner à être la personne qui sommeille en vous et qui n’attend que le signal du feu vert pour s’éveiller. Ces rencontres surprenantes, dont vous n’aviez aucune attente au départ. Bien sûr, le plus gros travail viendra de vous. Mais qui pourrait croire qu’un inconnu sera votre ami proche de demain?

Ces amitiés qui évoluent dans le temps

C’est quand durant votre cheminement de vie, votre amitié peut être mise de côté, les contacts téléphoniques peuvent diminuer, moins de rires et de plaisirs partagés. Vous pouvez vous l’accorder que parfois, vous êtes peut-être occupés ou vous avez la sensation d’être trop occupés. C’est possible d’avoir une perte de motivation, le besoin de prendre des distances, trop de responsabilités, trop de problèmes, manque d’argent ou des mots de trop. Ça se peut aussi que vous avez tellement évolué que maintenant vous ne vous reconnaissez plus. Peu importe la raison, cela reste à votre discrétion. Il y a une fissure qui peut s’instaurer dans votre amitié et c’est ce genre de fissure qui peut détruire les amitiés. Qui pourrait croire qu’une chimie peut se modifier et que l’ami d’autrefois devient l’inconnu de demain?

Ces amitiés qui évoluent dans le temps.

C’est quand tu peux commencer à définir le terme d’amitié et de la valeur qu’elle a à tes yeux. Il est possible que tu apprennes avec le temps à respecter et accepter les attentes de l’autre personne, de tes attentes, vos limites et vos forces. C’est quand tu peux constater que les meilleurs liens d’amitié sont maintenus lorsqu’on lui accorde du temps, une bonne communication et une bonne qualité. C’est quand tu peux te dire : « elle est mon ami.e mais je suis aussi son ami.e. » Vous pouvez réaliser la chance que vous avez de les avoir dans votre vie.

À mes amis.es, je vous remercie de faire partie de ma vie et de partager de plein de moments avec moi. Chaque bonne chose a une fin, mais je suis bien heureuse de vous avoir dans ma vie. Je vous remercie d’être ce que vous êtes, respectueux et uniques. Je suis très heureuse de vous avoir rencontrés. Je ne peux que vous souhaiter le meilleur dans vos vies.

Folie Cindy chevry logo auteur 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Hanacek

Faudrait ben faire de quoi…

Folie Faudrait ben faire de quoi

La vie va tellement vite. Elle file sournoisement sans qu’on puisse l’empêcher de nous laisser en profiter pleinement. Dans notre quotidien d’adulte établi ou d’adulte en devenir, on passe à travers nos vies à coup de journées, comme le dit si bien la chanson de Vilain Pingouin. Et même si on tente de vivre le plus possible à cent mille à l’heure, on passe à côté d’occasions de se retrouver entouré des gens qu’on aime.

Je le sais. Je le vis depuis quelques années.

Jamais le temps ou l’envie de prendre le temps de voir les personnes qui sont importantes pour moi, et à qui je n’ai jamais l’occasion de leur dire.

Je pense à ma famille, ma toute petite famille divisée par des chicanes trop profondes pour être réparée et qui s’éloigne un peu plus chaque année. Certains jours, le trou laissé dans mon cœur par cette absence me fait si mal que j’ai envie d’être celle qui recollera les morceaux un par un pour de ne pas finir mes jours dans les regrets et la peine. D’autres jours, j’ai plutôt envie de laisser cette tâche ingrate aux autres personnes qui partagent le même sang que moi, afin de ne pas m’écorcher le cœur plus qu’il ne l’est déjà. Mais la plupart du temps, je vis bien avec cet état de résignation à l’idée que les souvenirs heureux de mon enfance sont maintenant teintés d’amertume et de colère. Sans oublier ma belle-famille, que j’aime beaucoup, mais qui est aussi parfois divisée par les divergences d’opinions et les non-dits. Ça serait l’fun de trouver le temps de se voir plus souvent. Faudrait ben.

Je pense à mes amies du primaire, du secondaire et du cégep. Valérie, Jeneviève, Émilie, Rachel, Audrey, Julie… Celles avec qui j’échangeais les lettres pliées en 12, les potins en chuchotant entre 2 casiers, les drinks et les vêtements entre 2 sorties dans les bars, celles avec qui j’ai ri et pleuré et dont les anecdotes parviennent encore à me faire sourire malgré les longues années passées. Je dis souvent merci à Facebook de m’avoir permis d’en retrouver quelques-unes et de suivre de loin le feu roulant de leur vie à elles aussi. On ne peut pas toujours dire que les réseaux sociaux sont négatifs, faut quand même leur donner ça. Pour une personne nostalgique comme moi, ça fait du bien de garder le contact avec quelques personnes associées au passé.

Je pense à Sandra, Isabelle et Myriam, des anciennes collègues de travail avec qui j’ai aussi vécu plusieurs beaux moments. Ces filles que je côtoyais 40 heures par semaine et avec qui je passais plus de temps qu’avec mon propre chum. Celles à qui je pense souvent et à qui je dis trop rarement : « Faudrait ben se voir ». Celles pour qui je me contente de liker et commenter leurs photos sur ces mêmes réseaux sociaux et leur envoyer un simple et triste bonne fête le jour de leur anniversaire. Non. Je dois avouer que pour elles, je me force à écrire quelque chose de plus personnel. En souvenir de ce que nous avons vécu, et de la place qu’elles ont occupée dans ma vie. Je ne vous oublie pas les filles.

Je pense à mes amies proches de moi malgré la distance qui nous sépare parfois. Les anciennes comme Chantal, Émilie, Sophie, Pascale ou les nouvelles comme Karine, Ariane, Dominique, Marie-Élaine, Sylvie, Érika ou Élise. Je les nomme parce que je trouve que c’est bien la moindre des choses étant donné le peu de temps que je leur consacre, parfois malgré moi et parfois volontairement. Les filles, je vous aime. Sincèrement.

Mais je me choisis de plus en plus chaque jour. Et je ne veux pas me sentir coupable de le faire. Je veux être libre de choisir ma réponse quand on me demande de faire de quoi.

La vie va si vite. Je sais que je vais regretter certains oui ou certains non. Que des fois, je vais me forcer ou y aller à reculons, même si je sais que je vais tout de même apprécier le moment. Que des fois, je vais préférer dire oui pour éviter les déceptions. Que des fois, je vais être super émue et contente d’être là, d’être avec elles.

Mais une chose est certaine.

Faudrait ben faire de quoi un moment donné.

Quand tu réalises que ton cercle d’amis est restreint

Lorsque le moment fatidique de mon anniversaire de 30 ans est arrivé, j’ai eu une réalisation. Un moment d’évidence, un moment « ampoule qui s’allume au-dessus de la tête », un moment « Euréka ». Mais pas de type joyeux, plutôt… mâchoire par terre,

comment-ça-se-fait-que-j’ai-pas-réalisé-ça-avant!

Pour mes 30 ans, j’ai eu le goût d’organiser une grosse fête. Une belle célébration bien arrosée et entourée d’amis. Et c’est là que j’ai réalisé que, si j’invitais mes amis, on serait un gros groupe de…5. Si tout le monde vient. Et ça inclut mon mari.

J’ai l’impression que cela m’a pris du temps à réaliser cette grosse évidence… L’internet est fantastique pour vous faire croire que vous avez une tonne d’amis! Si je me fie à ma page Facebook, j’en ai plus d’une centaine! Alors comment se fait-il que je me sente désemparée à l’idée de devoir inviter des gens à ma fête?

La réflexion est restée avec moi vraiment longtemps. Elle est toujours avec moi plus d’un an et demi plus tard. J’ai toujours été une fille plutôt solitaire. Enfant unique, j’ai grandi en apprenant à me divertir par moi-même. J’ai vite découvert l’univers fantastique de la lecture qui permet de s’évader et de faire des rencontres fictives plus intéressantes les unes que les autres. En vieillissant, à l’adolescence, j’ai développé un bon groupe d’amies, mais je n’ai jamais été une personne immensément sociable. Et honnêtement, ça ne m’a jamais vraiment paru un problème. Jusqu’à ce que j’atteigne ma trentaine et réalise que, finalement, ça aurait été vraiment nice que je me fasse plus d’amies plus tôt, afin que je puisse avoir plus d’options aujourd’hui si je veux aller voir un film ou prendre un café!

Parce que ce que j’ai réalisé également en me penchant sur la question, c’est que les amis que l’on a à l’âge adulte, souvent proviennent de notre enfance/adolescence/années d’études. On dirait qu’une fois passées ces étapes de vie, les nouvelles amitiés sont beaucoup plus rares. Il y a les amis du travail qui peuvent devenir de bons amis! Mais tout de même, rarement des amis qui vont te connaître aussi bien que ceux qui t’ont vu te faire rejeter par ton premier kick.

Il y a aussi les amis du conjoint(e), qui avec les années deviennent tes amis. Mais encore là, rares sont ceux qui vont entrer dans le cercle privilégié des « amis proches ». Ce sera toujours les amis du partenaire avant tout.

Donc, ces dernières années, j’ai essayé de faire des efforts et de me « socialiser ». Mais lorsqu’on est une personne de nature timide, le défi est multiple. Premièrement, où rencontrer des amis à l’âge adulte? La réponse la plus populaire est : en faisant des activités. Parfait, me suis-je dit… Mais quelle activité? N’étant pas sportive, les groupes ou clubs de sports ont été mis de côté. Je n’ai pas d’enfant, donc les groupes de mères sont à exclure également. Je ne suis pas célibataire, donc les groupes de filles qui sortent et discutent de leurs rencontres sont également hors de portée… Je n’ai pas réussi à trouver beaucoup d’autres options!

Je me suis aussi demandée ce que j’attendais d’un(e) ami(e)… Suis-je trop difficile? Même dans les situations sociales, les fêtes où se trouvent des dizaines de personnes, j’ai toujours l’impression que je ne fit pas avec les gens… Pas les mêmes intérêts ou pas le même style de vie ou le même sens de l’humour… Mais quand on y pense bien, est-ce que c’est vraiment essentiel d’être deux âmes sœurs pour être amis?

Ça m’a aussi amené à réfléchir à la qualité d’une amitié. Est-ce que toutes les amitiés se doivent d’atteindre le niveau je-connais-tes-secrets-les-plus-intimes? Est-ce que ce peut être suffisant de s’arrêter quelque part entre je-sais-ce-que-tu-mets-dans-ton-café et j’ai-tenu-tes-cheveux-pendant-que-tu-vomissais-après-une-brosse (signe ultime d’amitié entre filles)? Est-ce que le degré d’intimité entre deux amis reflète nécessairement la qualité de l’amitié?

J’en suis venue à la conclusion que ma réponse à cette dernière question est non. Ce qui fait la beauté d’un cercle d’amis, c’est sa diversité de personnalités et les différents degrés d’amitié présents dans ce cercle. L’amitié est basée sur certains points communs, mais les différentes personnalités et l’unicité de chaque lien permettent de se mettre au défi et de s’ouvrir l’esprit à d’autres idées.

Je crois qu’à travers les années, j’ai malheureusement entretenu uniquement le cercle interne, celui le plus près de moi et j’ai laissé les autres cercles plus éloignés tomber en jachère. Je me suis donnée pour mission de tenter de cultiver à nouveau ces cercles d’amis. Je ne sais pas encore trop comment et ça me prendra des efforts, mais pour mes 35 ans, peut-être qu’on sera une dizaine à ma fête, qui sait!!!

 

Folie Marianne logo auteur 

 

Une personne que tu admires

On parle d'une personne qu'on admire

On a tous quelqu’un qui, à un moment ou un autre, nous a inspirés dans le passé ou nous inspire encore au quotidien. Cette semaine, toute l’équipe a eu envie de leur rendre hommage et surtout de vous les présenter.

 

Folie Urbaine Personne qu'on admireSans aucun doute ma maman. Parce que je lui ai fait la vie dure durant mon adolescence, qu’elle a été une mère à la maison et qu’elle a fait une pas pire job, je crois ! 😉 Elle a eu 10 000 obstacles et a su les surmonter sans avoir toute l’aide qu’elle méritait. Son ouverture d’esprit, sa patience et son positivisme font d’elle une femme extraordinaire !
Ariane

 

Folie Urbaine Personne qu'on admireC’est tellement difficile de ne nommer qu’un seul individu, puisque j’admire plusieurs personnes dans différentes sphères de ma vie. Mais je vais vous parler de deux d’entre eux ! Mes parents, surtout pour leur force dans les obstacles et pour tout ce qu’ils m’ont transmis. Puis, Freddie Mercury pour son histoire, sa musique et son énergie. Je crois qu’admirer des personnes comme eux, c’est s’armer de bonnes valeurs. The Show must go on comme ils m’ont tous si bien appris.
– Karine

 

jen_admireMon père restera toujours mon héros. Ayant perdu son père à l’adolescence, je sais qu’il a traversé plusieurs épreuves dans sa vie. Il est la personne la plus travaillante que je connaisse et j’admire sa rigueur et son dévouement. Il n’a pu réaliser son rêve de devenir joueur de baseball professionnel, mais il a su laisser sa marque dans son sport. Notre relation père-fille a mis un peu de temps à se développer, mais je suis vraiment heureuse de celle que nous avons maintenant, elle est très précieuse pour moi. Bien que je sois consciente qu’il quittera ce monde un jour, j’espère que ce sera le plus tard possible, car il est vraiment un point d’ancrage pour moi.
– Jennifer

 

dom-admireIl serait difficile pour moi de ne choisir qu’une personne à admirer. Je n’admire personne spécifiquement, mais différents aspects de plusieurs personnes. J’ai des amies exceptionnelles, des girlboss intelligentes et magnifiques qui m’inspirent au quotidien, des gens avec qui j’échange intellectuellement et qui m’aident à m’améliorer en tant que personne.
– Dominique

 

 

 

Quel serait ton road trip idéal ?

roadtrip folie urbaine

C’est bien connu, le long week-end de l’Action de grâce est souvent propice à partir en road trip. On n’est pas encore enseveli sous la neige, les routes sont belles et les arbres gorgés de couleurs offrent un spectacle magnifique. Comme toutes les filles de la team aiment les voyages, on a eu envie de partager avec toi l’idée qu’on se fait d’un road trip de rêve.

 

roadtrip folie urbaine karine

Mon road trip de rêve pour un week-end de 3 jours… C’est simple, une longue route vers le bois et la campagne où la nature m’aidera à me ressourcer. Une route de 2 h où c’est moi qui conduis avec la musique dans le tapis, un gros café et les fenêtres ouvertes si la température le permet. Faire cette route avec mon amoureux ou avec mes superbes amies avec qui toutes les discussions finissent par des fous rires et de drôles d’anecdotes. Pour moi, il n’y a rien de mieux que de conduire et voir de beaux paysages. Pas besoin de sortir du Québec pour que mon road trip de rêve, soit mémorable, simplement être en bonne compagnie et sortir de la grande ville. – Karine

 

roadtrip folie urbaine jenniferMon road trip de rêve serait un voyage de baseball à Boston pour aller voir les Red Sox avec mon chum et mon fils. Comme nous sommes trois grands partisans de ce sport, et que le Fenway Park est un stade mythique, ce serait un rêve pour moi de faire ce petit voyage. Boston est une ville que je n’ai jamais visitée, je serais également enchantée de la découvrir au cours de cette petite escapade. Depuis que nous avons fait un séjour à Toronto, il y a quelques années, pour voir l’équipe des Blue Jays, nous caressons le rêve de faire la tournée de tous les grands stades de baseball, de hockey et de football des États-Unis afin d’assister au plus grand nombre de parties possible. – Jennifer

 

roadtrip ariane folie urbaineJe viens de cocher New York dans ma liste de mini road trip ! Je sais, y’était temps ! Alors maintenant, je dirais que j’aimerais découvrir plus les alentours. Pas besoin d’aller bien loin ! Qu’on dépasse Québec (ma ville natale) ou qu’on reste autour de Montréal, je crois qu’il y a tellement d’options possibles avant d’avoir à faire 10 h de route ! Par exemple, je ne suis pas encore allée à Ottawa. Ou, dans un autre ordre d’idées, un chalet me plaît toujours. Une tranquillité qui crée un beau contraste avec la ville !
– Ariane

 

Dominique roadtrip folie urbaineC’est difficile à dire, je crois que je longerais le fleuve et j’me rendrais le plus loin possible, pour aller manger dans les p’tits villages tranquilles, relaxer su’l bord de l’eau pis lire et écrire en paix, avec mon téléphone fermé le plus possible, juste pour faire le vide pis me relaxer. Bien que j’aime l’idée d’être seule et d’être tranquille, j’avoue que faire beaucoup de route toute seule, je trouverais ça long et j’ai beaucoup de difficulté à conduire pour une longue période. Alors j’irais sûrement avec un couple d’amis ou une amie, car ça aussi, c’est agréable. – Dominique