Socialiser, c’est dont forçant des fois.

Jennifer parle de sa difficulté à socialiser

Ce n’est pas la première fois que j’en parle.

Je dirais même que c’est un sujet récurent pour moi. Je commence à penser que je suis socialement mésadaptée sur un moyen temps.

Comment une fille qui aime être dans le feu de l’action, qui aime parler, rencontrer des gens, assister à des événements, travailler avec des enfants et des parents tous les jours peut trouver ça aussi difficile, les relations humaines et tout ce qui vient avec ?

Pourtant, quand je sais que je vais quelque part et qu’il faudra que je parle aux gens, que je sois aimable, que je me fasse des contacts ou que je devrai m’intéresser aux autres, je suis souvent ben motivée avant d’arriver. Je m’interroge sur les personnes qui seront présentes, sur les sujets qui seront abordés, les opinions qui seront discutées. Je me prépare même des questions, des blagues, des réponses. Je suis excitée, j’ai hâte et je me dis que tout va bien aller.

Des fois, ça se passe super bien.

L’ambiance est chill, les gens sont simples, les conversations coulent bien, je maîtrise bien l’espace et les mots qui sortent de ma bouche. Je me sens à l’aise, je ris, j’ai des coups de cœur pour des personnes en particulier, je récolte des sourires et des compliments. Je peux même me faire des nouveaux amis Facebook. Mais pas vraiment des amis réels. Je n’ai pas le temps pour ça.

En fait, non, j’aurais sûrement du temps.

Mais je trouve ça forçant.

Des fois, c’est le contraire.

Je me sens mal à l’aise rapidement, je n’ai pas de points en commun avec les personnes présentes, je cherche des sujets de conversations, je cherche mes mots. Je me fais dévisager, juger, j’ai juste le goût de m’en aller. Je cherche des excuses pour partir sans que mon malaise paraisse parce que je me sens comme un chien dans un jeu de quilles. J’ai l’impression que dans mon front, il est écrit que je suis une invitée indésirable ou inappropriée pour les circonstances. Je fais une croix sur ces gens-là, je me jure de ne plus y retourner, et je me tape sur la tête de ne pas avoir suivi ma première idée qui était de rester à la maison. Je me rappelle que je n’ai pas besoin d’amis et que je suis très bien avec ma solitude et mes dizaines de connaissances qui font l’affaire.

Parce que oui, je trouve ça forçant d’être sociable.

Je ne suis pas sauvage.

Au contraire, je me considère plutôt comme une personne avenante qui s’intéresse sincèrement aux gens.

Mais je n’ai pas envie de me forcer pour plaire aux gens ou fitter dans les conversations.

Je suis consciente de mes défauts au niveau social.

Par exemple, j’ai souvent de la difficulté à ne pas interrompre les gens, à ne pas terminer leurs phrases. Je sais à quel point ça peut être gossant. J’essaie fort de ne plus le faire, ou à tout le moins de me contrôler, mais des fois, c’est plus fort que moi. Je suis impatiente avec les gens qui cherchent leurs mots, alors je prends les devants, même si des fois, je me trompe.

Je suis soucieuse des détails alors je n’aime pas les versions d’histoires qui ne sont pas conformes à l’originale. J’ai besoin de les raconter EXACTEMENT comme c’est arrivé. Alors ça se peut que je te coupe la parole pour rectifier tes propos.

Des fois, ça se peut que je joue au jeu de celui qui pisse le plus loin. Parce que je suis compétitive, parce que je manque parfois de confiance en moi. J’ai besoin de flasher mes qualités, plutôt que de laisser les autres souligner mes défauts. J’ai perdu des amis à cause de ça. Je me suis refermé dans une bulle où je me suis convaincue que l’amitié n’était pas quelque chose d’important.

Tu vois, je suis consciente de tout ça.

Et je sais qu’il y a certainement d’autres personnes comme ça.

Heureusement, j’ai appris à ne pas dépendre des autres pour faire ce dont j’ai envie. Magasiner seule, m’entraîner en solo, me plonger dans un livre avec ma solitude bien enveloppée dans une couverture, les choses que j’aime le plus faire se font souvent avec moi-même. J’ai un chum et un fils qui comprennent bien ce sentiment puisqu’ils sont semblables à moi. J’ai la chance de les avoir près de moi, en tout temps, pour me confirmer que je n’ai pas besoin des autres.

Parce que je trouve ça forçant de socialiser.

Mais des fois, je trouve ça l’fun quand même.

Pis j’ai le goût de persévérer et de me forcer.

Parce que je finis par rencontrer des gens comme moi, qui font les mêmes efforts.

À toi, mon amie devenue toxique

À toi mon amie toxique

Ces jours-ci, j’ai une question qui me revient sans cesse en tête…

À quel moment s’est produit le changement ?

Qu’est-ce qui s’est passé pour que l’amie que j’ai connue soit remplacée par une inconnue ?

J’ai beau chercher, je n’arrive pas à mettre le doigt sur le moment précis où ta personnalité a commencé à être de moins en moins compatible avec la mienne.

Je le sais qu’on se transforme, qu’on évolue, qu’on change de style, de cercle d’amis, et qu’on peut ne plus être la même personne après quelques années ! Je le sais, je suis passée par ce processus.

Je ne suis pas la même personne à 36 ans que j’étais à 26 ans.

J’ai changé.

Mais je crois sincèrement que je reste une personne saine, qui aime briller sans nuire à la lumière des autres. Je n’ai pas besoin de souligner tous mes bons coups pour être fière de moi. Je suis généreuse sans rien espérer en retour. Je suis capable de dire bravo à quelqu’un, sans souligner quelque chose qui me vaudrait un bravo à mon tour.

Mais pas toi.

Tu as changé.

Et la nouvelle toi ne correspond plus vraiment à ce que je recherche. Le vernis avec lequel tu te couvres et qui fait en sorte que tu brilles est toxique pour moi.

Et ça m’attriste. Parce que je ne t’ai pas connu comme ça.

Celle que j’ai connue n’avait pas besoin de s’exposer continuellement, au détriment de ses amies, pour obtenir l’approbation des autres. Elle était capable de s’excuser et d’assumer ses erreurs. Elle était capable de générosité sans se proclamer généreuse. Elle aimait briller à côté des gens, sans les pousser du coude pour obtenir la meilleure lumière.

Elle était capable de s’inquiéter réellement pour les autres. Ne pas faire semblant de s’informer de leur état pour ensuite changer de sujet.

Elle était capable de rire sans donner l’impression que les blagues sont moins bonnes que celles des autres personnes qui gravitent autour d’elle.

Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, cette amie-là, mais elle me manque.

Parce que ça devient de plus en plus lourd, de plus en plus difficile pour moi de faire abstraction de l’odeur de vernis qui commence à m’intoxiquer. Il m’étouffe.

Je devrais peut-être t’en parler directement, mais je ne sais pas comment.

Je ne sais pas par où commencer.

Parce que je sais que c’est difficile d’expliquer aux gens nos changements, surtout si on a l’impression d’être restée la même. Tu répliqueras sûrement, tu trouveras des excuses, tu confronteras mes points, tu réussiras peut-être même à mettre en doute mes propres certitudes. Tu diras que je ne te comprends pas, que je suis méchante alors que tu ne m’as rien fait directement.

Ce qui sera vrai. Tu ne m’as rien fait personnellement. C’est ta façon d’être qui est devenue problématique pour moi. Et ça, d’une certaine façon, c’est mon problème.

Je le sais.

C’est pourquoi je continue de me taire, en espérant que tu redeviendras celle que tu étais avant.

Celle que j’ai choisie comme amie.

Sans vernis, parce que je la trouvais déjà magnifique, mon amie.

 

Photo de signature pour Jennifer Martin.

 

Lettre à Rachel

Véronique s'adresse à Rachel

Il y a un an de cela, j’ai compris que l’expression karma était réelle.

Par une journée toute simple, je devais aller à la pharmacie pour aller chercher les médicaments de mon garçon. Au comptoir de prescription une dénommée Rachel, selon son étiquette inscrite sur son sarrau, me sert. Son visage me dit quelque chose et le lien se fait assez rapidement. En un temps éclair, mille et une chose se sont passées dans ma tête, j’ai eu 15 minutes à attendre dans la salle d’attente pour me remémorer ce que j’avais fait il y a de cela dix-huit ans.

Je t’ai reconnue Rachel, la fille aux bonnes notes et au bon comportement à l’école secondaire. Une fille studieuse qui ne déplaçait pas d’air. Étant dans une gang cool à l’époque, je me suis sentie comme un loser là, maintenant en 2017. Je me suis mise à essayer de comprendre pourquoi je riais de toi, ou pourquoi je passais des commentaires à voix haute, sur toi. Ce jour-là à la pharmacie quand je t’ai reconnue, j’ai eu de la difficulté à garder le contact visuel, parce que j’ai eu des remords de conscience.

Parce que rendue à 31 ans, maintenant maman, j’ai peur qu’une moi-même s’acharne sur mon enfant, que quelqu’un lui fasse vivre de la peine gratuitement sans raison précise. J’ai beaucoup évolué en tant que personne, je ne pense pas comme je pensais à 12-13 ans, mais je tiens à ce que tu saches que j’ai mal agis, sans raison précise tu as subi des remarques que tu n’avais pas à entendre ou à vivre.

Avec le recul, je me demande si cela a eu des répercussions sur ta vie d’adulte, si tu as passé par-dessus, parce que parfois la peine et la méchanceté des autres laissent des cicatrices toujours un peu vives. Dans nos têtes de jeunes adolescents hormonés, on ignore ce que les autres peuvent ressentir face à nos commentaires ou nos gestes commis. On ignore aussi ce qu’il se passe au retour de l’école, dans les foyers, l’ambiance à la maison, cela peut être difficile quand s’ajoute l’intimidation à l’école.

En tant que société, je crois que cela est très important d’expliquer et de jaser avec nos enfants et ce, en bas âge. Nous devons éduquer nos enfants à être gentils et polis. Nous devons leur apprendre à se défendre, pour qu’ils ne vivent pas l’intimidation. Cela laisse des marques, l’ayant aussi vécu dans une nouvelle ville à 9 ans. J’en ai vécu un traumatisme. Cela ne m’a pas empêché de le reproduire des années plus tard. Mais j’en parlerai à mon enfant, pour qu’il ne devienne ni une victime ni un intimidateur. Nous devons être conscients que cela existe encore et nous devons continuer à en parler.

À toi Rachel, je tiens à te dire sincèrement que je m’excuse.

 

Folie veronique logo auteur       

À toi mon amie qui n’a pas encore d’enfant

À toi mon amie qui n’a pas encore d’enfant, je veux que tu saches que ma vie n’est plus la même depuis que je suis devenue maman. Je n’ai plus autant de temps à t’accorder c’est vrai, mais un jour tu comprendras à ton tour ce que c’est d’avoir deux petits bonhommes qui ne dépendent que de toi pour vivre. Ces petits êtres joyeux et parfois grognons qui décident de tes journées. C’est difficile de planifier quelque chose à l’avance, merci de rester patiente. Parfois, je me sens trop fatiguée pour sortir. Ne m’en veux pas si je te choke parce que j’ai une occasion de dormir ou d’avoir un moment d’intimité avec mon chum, parce que tu sauras que ce sont deux choses auxquelles tu n’as pas beaucoup accès dans les premiers temps. Ne m’en veux pas non plus si j’arrive cernée et mal coiffée à nos rendez-vous de filles, car le peu d’énergie que j’ai, je le dépense pour mes enfants que je dois faire boire et nourrir, que je dois endormir, divertir mais surtout aimer.

Tu comptes toujours autant pour moi, je te rassure, mais c’est terminé le temps où on pouvait se texter toute la journée, sortir prendre un verre jusqu’à minuit passé, aller magasiner et dépenser sans trop compter. Je n’ai plus le budget pour nos sorties ni même de temps pour ça non plus. Ou du moins, quand j’en ai, je te traîne dans les boutiques d’articles de bébés. Parce que oui, quand on est maman, on finit par s’oublier et on pense juste à eux. Parce que pour toi, l’important c’est qu’ils ne manquent de rien. Mais un jour, tu comprendras à ton tour.

Tu dois aussi me trouver chiante de parler de mes bébés à journée longue. J’en suis fière tu sais. Ils sont si impressionnants ces petits bout’choux là, tu verras. Un moment, ils te mettent à boutte et la seconde suivante, ils trouvent le moyen de se faire pardonner en te faisant rire aux éclats par leurs petits gestes anodins.

Un beau jour, qui sait, ce sera toi qui me parleras des exploits de ta progéniture, et c’est moi qui t’écouterai attentivement et avec intérêt car j’aurai passé par là moi aussi. Tu dois me trouver encore plus insupportable depuis que j’ai accouché de mon petit dernier. Bin oui, je vais avoir encore moins de temps à t’accorder. Bin oui, je suis encore plus épuisée, j’ai encore moins le goût de sortir. Pendant ma grossesse, je devais dealer avec mes vilaines nausées du matin, mon gros ventre encombrant, les canicules qui n’en finissaient plus de finir, les sautes d’humeur imprévisibles, les hormones déréglées, mon p’tit d’un an et demi qui me chialait après si je ne lui donnais pas assez d’attention et sans parler de mes nombreuses pertes de mémoire. Ouf! Je sais, je n’ai pas été évidente à gérer depuis la dernière année, mais un jour tu comprendras.

Avoir des enfants c’est merveilleux, mais très demandant physiquement et mentalement, alors ne sois pas fâchée si j’oublie de répondre à ton texto d’après-midi, ou si je passe une et parfois même deux semaines sans t’écrire ou te tagguer sur un article ou si j’oublie même d’aimer une de tes publications ou ta photo de cueillette de pommes avec ton chum sur Facebook. Il se peut fortement que je ne vois pas toute ta vie défiler dans mon fil d’actualité au peu de temps que j’ai à y naviguer.

Pardonnes-moi. Mais tu sais ma chère amie, malgré tout ce chambardement dans ma vie, je t’aime encore autant et saches que tu auras toujours ta place dans ma vie. Puis un beau jour peut-être, ce sera à ton tour de t’excuser de ton manque de temps, car tu auras toi aussi un ou deux et même trois p’tits loups à faire vivre et je te répondrai:

“Je comprends mon amie”.

 

Catherine AL alix marcoux

Tomber sous le charme d’une allégorie

Ce texte va clairement vous influencer à lire ce livre. Oui, oui! Il s’agit du premier roman de l’auteure Marie-Christine Chartier et je souhaite de tout cœur qu’elle récidivera à plusieurs reprises. C’est rare que je dis cela, mais c’était un réel bijou à lire. L’histoire est touchante, voire enivrante et le style d’écriture est parfait. J’ai été captivée dès la première page et j’ai eu un gros pincement au cœur lorsque j’ai tourné la dernière.

C’est la maison d’édition Hurtubise qui a pris cette auteure sous leurs ailes. Comme on peut le lire sur sa biographie sur leur site internet, Marie-Christine est présentement au doctorat en psychopédagogie à l’Université de Laval. J’ai lu beaucoup d’entrevues qu’elle a offerte à différents médias et je la trouve absolument captivante.

L’Allégorie des truites arc-en-ciel c’est quoi? À tour de rôle, on se retrouve dans l’univers de Cam et Max. Il s’agit de deux humains qu’on apprend à connaître au fil de l’histoire tout en voyant les deux côtés de leur relation pas très claire. Est-ce qu’ils sont amis? Veulent-ils plus? Ce qui est beau dans cette histoire c’est l’amour, dans toutes ses formes. L’histoire décortique à la perfection les émotions des deux personnages à travers le bagage de vie de chacun d’eux, leurs évolutions, leur passé, leur présent, leurs personnalités, leurs habitudes, etc.

C’est un roman où l’on apprend à connaître deux personnes qui s’aiment, mais sans savoir comment.

C’est un roman qui m’a donné le sourire le temps des 256 pages.

C’est un roman qui conservera une place de choix dans ma bibliothèque et que je risque de refuser de prêter par peur qu’il s’abîme.

C’est un roman qui donne un vent de fraîcheur aux histoires d’amour.

C’est un roman qui m’a donné le goût de rencontrer mon Max.

Le livre étant tellement populaire sur les réseaux sociaux, à un tel point que des photos de la couverture se retrouvaient constamment dans mon feed instagram. Jennifer l’a également lu, bien confortable dans son hamac cet été. Je ne pouvais faire autrement que de lui demander une petite critique du livre :

” L’allégorie des truites arc-en-ciel est sûrement mon roman coup de cœur de l’année 2018. J’ai complètement plongé dans l’histoire et je me suis beaucoup identifiée au style d’écriture de Marie-Christine Chartier. C’est fluide, accrocheur, remplis de nuances et surtout, c’est vrai. Si véridique comme récit qu’on ne peut qu’y croire et faire des rapprochements avec nos propres aventures de vie ou nos relations passées. J’ai été émue par le ton, le choix des mots et surtout le dénouement de cette belle histoire qui met en scène deux personnages à qui l’on s’attache après quelques pages seulement. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir suivre la narration de Camille tout comme celle de Maxime. C’est franchement divertissant d’avoir les deux points de vue. Bref, je n’ai que de bons mots pour le premier livre de cette auteure dont je me ferai un plaisir de suivre la carrière littéraire. ”

Vous pouvez commander le livre directement sur le site internet de Hurtubise juste ICI ou vous le procurer dans une librairie!

Bonne lecture!

 Audrey photo de signature

Pour toi mon amie Stéphanie

pour toi mon amie stéphanie

J’ai longtemps jonglé avec l’idée de publier ou non cette lettre pour toi.

Deux choix s’offraient à moi :

  • Me lancer et partager cet écrit intime au grand jour
  • Simplement écrire la lettre et la ranger dans un tiroir

Après réflexion, la première option me semblait la plus juste pour te dire et faire savoir au plus grand nombre de gens possible que, depuis ton départ, tu n’as pas quitté mon cœur. Malgré le rythme effréné du quotidien, de petites choses viennent raviver ton souvenir et ton beau sourire apparaît aussitôt dans mon esprit.

Il y a un peu plus de 3 ans que tu nous as quittés. Une onde de choc nous a tous traversés. En fait, je devrais dire une bombe nucléaire est tombée sur tout ton entourage cette journée. Impossible d’imaginer et de mettre des mots sur le raz de marée que ton amoureux, ta fille et les membres de ta famille ont dû traverser.

Ce qui devait, à l’origine, être un événement réjouissant s’est transformé en réel cauchemar. Ton accouchement a mal tourné, très mal tourné et tu nous as quittés. Quelques jours plus tard, c’était au tour de votre bébé d’aller te rejoindre en haut des nuages.

Quoi faire quand l’incompréhensible frappe?

On se sent tellement petit, tellement impuissant face à un tel drame et on cherche des réponses. Il paraît que ça arrive, même maintenant avec les avancées de la médecine. Une chance sur 10 000 et il fallait que ça tombe sur toi! Donner naissance comporte des risques en effet, mais de là à perdre la vie?

Avec les mois qui passent et ensuite les années, les multiples questions ont laissé place aux souvenirs, une chanson, un oiseau, un tricot! Ton souvenir est d’autant plus présent, ces derniers temps, avec mes 6 mois de grossesse.

Jamais je n’aurais pensé me lancer à nouveau dans cette aventure après ce qui t’est arrivé, mais le temps fait son œuvre et le désir l’emporte bien souvent sur la raison.

J’ai peur, Stéphanie. Pas toujours évidemment, mais ça vient par vagues depuis les premières semaines de grossesse. Je tente de me raisonner en me disant que j’ai déjà deux enfants et que tout a bien été pour les mettre au monde. Des fois, ça fonctionne et d’autres fois, pleurer est la seule issue. Le problème, c’est que je m’autorise très rarement ces moments d’émotion. Je tente plutôt de me changer les idées en refoulant mes angoisses et en espérant qu’elles se taisent.

Je crois qu’écrire ce texte agira comme un baume. Une petite voix intérieure qui me dit que de mettre des mots sur ce que je vis et surtout de me donner le droit de dire que j’ai peur sera libérateur. Tu es prête pour entendre mes peurs en rafale?

J’ai peur de mourir, peur de ne pas être là pour mes enfants et mon chum, peur de perdre le contrôle, peur de manquer les beaux moments, peur de me sentir dépassée par les événements, peur de ne pas faire les bons choix et, surtout, que ça tourne mal.

J’aurai beau tenter de me raisonner, rien ne saura remplacer les bienfaits d’exprimer mes peurs, de les nommer et surtout de les accepter, sans me juger!

Depuis ton départ, j’ai banni une phrase de mon vocabulaire. Une phrase qui peut sembler banale mais qui peut devenir lourde de sens quand les choses tournent mal. Depuis ton départ, je n’ai plus jamais osé dire à quelqu’un que tout ira bien et de ne pas s’inquiéter!

Qui suis-je pour savoir que tout ira bien? La vérité, c’est que je n’en ai vraiment aucune idée! Je ne peux qu’espérer que tout ira bien et tenter de lâcher prise en sachant très bien que mes belles paroles n’influenceront en rien la finalité des événements. Si tu savais comment j’ai regretté de t’avoir dit cette phrase…

Ce texte est libérateur, ma belle Stéphanie. Il me permet de mettre sur papier ce qui occupait mes pensées depuis un trop long moment. Voilà, c’est dit! Mon sac est déballé et ça fait du bien!

Je veux également te dire que tu as été une personne marquante dans ma vie. Ta générosité plus grande que nature et ta joie de vivre sont pour moi des héritages précieux.

Ce texte m’aura permis de me sentir plus près de toi et surtout, où que tu sois, de te dire que je pense à toi et que tu occuperas toujours une place de choix dans mon cœur.

Je t’aime

Fanny xxx

Fanny Poisson alix marcoux

2 années de passion et d’amitié

Karine passion et amitié

Deux ans. C’est deux fois 365 jours. C’est 730 jours. Près de 17 520 heures. C’est une relation de travail bâtie sur une passion commune. Mais c’est avant tout une magnifique amitié qui nous lie les unes aux autres. On est complètement différentes, autant dans nos personnalités que nos réalités de vie. Mais nos différences nous rassemblent et font en sorte que Folie Urbaine est ce que c’est aujourd’hui.

On aime dire que nous sommes différentes mais complémentaires et que c’est ce qui fait notre force en tant qu’équipe. On s’entend qu’il faut s’aimer très fort pour gérer un projet comme notre blogue. C’est de nombreuses heures par semaines, on se parle presque chaque jour et on se voit plusieurs fois par mois. Que ce soit pour des réunions ou des invitations médias. On est sans cesse en communication. Oui on gère notre blogue, notre ligne éditoriale, nos projets et notre merveilleuse équipe, et on a chacune nos tâches respectives pour que tout roule sans pépin. Mais on a du fun! On se confie une à l’autre, on se demande conseil. On s’envoie des selfies, on se donne de l’amour et on s’appuie dans les moments moins beaux. C’est la beauté de notre équipe et c’est ce qui fait que notre team est solide, on peut compter sur chacune.

amitié des trois fondatrices de Folie urbaine

amitié des trois fondatrices de Folie urbaine

Notre amitié à Ariane, Jennifer et moi a débuté lors d’un roadtrip à Québec : un trajet chaotique autant à l’aller qu’au retour, mais ça c’est une longue histoire. Ce qu’il faut en tirer c’est qu’on se parlait tellement, que la radio était inutile et qu’on oubliait très vite de regarder le chemin pour ne pas se perdre ou de vérifier si l’on allait manquer d’essence! Notre amitié, c’est souvent d’être dans notre petite bulle à nous trois et de vivre le moment présent, pour le capter, l’apprécier et le partager.

Nous trois, c’est plus qu’un blogue. C’est un trio choc qui en a long à raconter. On a une relation unique et privilégiée que plusieurs ne pourront jamais comprendre. On est dans notre monde, dans celui de Folie Urbaine. On vit des choses que l’on ne vit avec aucun.e autre ami.e. Même si l’on voulait l’expliquer, personne ne peut mieux comprendre que nous trois. On a cette chance d’avoir une relation exclusive qui nous rapproche au fil du temps.

amitié des trois fondatrices de Folie urbaine

Notre amitié est un projet commun, un respect mutuel, beaucoup d’amour et l’accomplissement d’ô combien de rêves et de passions.

Folie Urbaine, c’est trois femmes avec chacune une histoire qui depuis 2 ans, en tricote une en commun et maudit que l’intrigue est parfaite!

 

Pour lire l’article sur nos looks, c’est ICI.

Pour lire l’article sur la talentueuse photographe derrière les photos, c’est ICI.

* À ne jamais oublier qu’au départ, Folie Urbaine c’était quatre femmes, avec Dominique, une personne incroyablement talentueuse avec qui on a eue la chance de travailler.

Merci à Reitmans & Rubino pour le prêt de vêtements et chaussures qui nous ont permis de capter de doux moments! Et merci à la fabuleuse Léane, une photographe exemplaire.

Crédit photo : Léane Aubin

 Folie Sofia logo reviseure

Léane Aubin, une photographe coup de cœur

Portrait de Leane, photographe

Il y a des gens qu’on rencontre dans la vie et avec qui ça clique instantanément. Des personnes avec qui le contact est facile, et avec qui on se sent tout de suite à l’aise. C’est ce qui s’est produit la première fois que j’ai rencontré Léane.

Son arrivée dans ma vie est le fruit du hasard. Nous étions toutes les deux sur le même groupe Facebook (Modèles et photographes Canada) et j’ai vu une annonce dans laquelle elle cherchait des cobayes pour perfectionner ses techniques de photographie. Je lui ai écrit et après quelques problèmes d’horaire, nous avons enfin pu fixer une première séance ensemble.

Dans le cadre de mon mandat d’ambassadrice des boutiques Pentagone, je dois promouvoir les vêtements qu’ils me donnent et j’avoue que de faire affaire avec de vrais photographes donne toujours un meilleur résultat qu’avec un cellulaire. J’ai donc eu envie de me faire tirer le portrait avec elle dans le but de l’aider à parfaire ses habiletés et surtout pour avoir des photos de qualité à publier sur mes réseaux sociaux.

Dès notre première rencontre, ce fut un coup de cœur professionnel. Elle m’a mise à l’aise immédiatement, je me suis sentie en confiance sous sa lentille et c’était le début d’une belle amitié et d’une longue collaboration entre nous.

Elle est devenue ma photographe chouchou et je crois bien qu’elle aime ma façon de poser et de jouer les modèles. Nous avons eu la chance de refaire des séances à plusieurs occasions. Sous le chaud soleil d’automne, dans le froid, sous la neige, sur un pont où le vent froid de mars malmenait mes cheveux et tout récemment avec mes belles amies et partenaires de Folie Urbaine pour notre photoshoot d’automne.

Portrait de Leane, photographe

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

Si j’étais déjà sous le charme de son talent, Karine et Ariane ont rapidement constaté à quel point il était plaisant de poser pour elle. Léane n’hésite pas à se coucher par terre, à s’accroupir dans les herbes hautes ou carrément dans la neige pour obtenir une belle photo. Ce qui donne parfois des situations cocasses et des photos prises sur le vif qui s’avèrent magnifiques.

Portrait de Leane, photographe

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

Elle ne fait pas ce métier à temps plein, mais elle possède un bon équipement. Son travail est très bon, mais je crois que ce qui la rend unique est sa grande gentillesse et sa facilité à mettre ses clients à l’aise. On sent qu’elle aime ce qu’elle fait et qu’elle tient à ce que les gens soient satisfaits de leurs photos.

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

 

Portrait de Leane, photographe

Que ce soit pour une séance entre amis, en famille, en amoureux, pour une grossesse ou un mariage, Léane est à l’aise de photographier n’importe qui.

Portrait de Leane, photographe

Elle a d’ailleurs participé à la dernière édition de l’événement Une pose pour le rose où elle a croqué le portrait de près de 50 femmes en moins de 48 heures.

C’est vraiment un grand bonheur de la compter parmi mes amies et j’espère qu’elle continuera à bien vouloir me prendre en photo longtemps. Nous sommes d’ailleurs très heureuses du résultat de notre séance avec elle et nous n’avons reçu que des compliments pour les photos.

Portrait de Leane, photographe

Pour voir le travail de Léane, c’est ICI.

Pour l’article complet sur nos looks d’automne, c’est ICI.

Photo de signature pour Jennifer Martin.    

Les contraires s’attirent…même en amitié

Les contraires s'attirent...même en amitié

Ado Rebelle avec un vrai gros R, je détestais toute forme d’autorité, je ne voulais rien savoir de faire comme les autres. J’en ai fait des niaiseries et j’en ai essayé des affaires, des affaires de toutes sortes ! Le noir était la seule couleur de ma palette et la trame sonore de mon existence Smell like teen spirit ! Lâcher l’école à 16 ans, partir de chez mes parents, j’avais besoin d’air, besoin qu’on me foute la paix !

Un jour, sur ma route, s’est trouvé cette ado qui était tout ce que je n’étais pas ! Coton ouaté avec un p’tit minou dessus, poster de Mario Pelchat, chambre pastel, son samedi idéal était bol de popcorn devant un film au salon avec sa maman ! Une bonne fille qui ne parlait pas fort et d’une gentillesse infinie !

Notre 1re rencontre fut tout ce qu’il a de plus improbable. Ma mère est une collègue de travail de son père, ils étaient devenus des amis. Un jour, alors que j’étais allée magasiner avec elle, elle m’a proposé d’aller prendre un café chez ce collègue/ami… ouin, ok ! La face que ma future meilleure amie a faite quand elle m’a vue dans sa maison ! Pauvre elle, ma réputation avait fait son œuvre et elle avait presque peur de moi, mais avec ma grande facilité verbale, elle a vite compris que la fille n’était pas ce que sa réputation laissait croire !

Tout nous séparait, elle tripait sur Kevin des Backstreet Boys et moi sur Kurt Cobain de Nirvana, elle aimait les ensembles en coton ouaté et moi les jeans troués, elle se coiffait de lulu, moi les cheveux noirs devant les yeux, elle était calme et docile alors que moi j’étais articulée et je défiais l’autorité !

Elle a mis un peu de sagesse dans ma vie, j’avais du fun à passer mon samedi soir à regarder un film de filles, dans son pyjama à pattes, en compagnie de sa maman. Et moi, j’ai mis un peu de rébellion dans son adolescence en lui faisant foxer l’école !

Nous sommes à l’aube de nos 25 ans d’amitié ! Qui l’aurait cru ! Jamais de chicanes, quelques désaccords sans plus ! La vie m’a un peu assagie et la vie l’a rendue plus sûre d’elle ! Nous sommes encore des contraires, mais surtout, nous sommes encore et toujours de grandes amies, les meilleures amies !

 

Je t’aime Minnie xxx

Texte par Mé.