Petite chose

petite chose

Bonsoir petite chose,

On se connaît pas encore mais ce soir, j’ai envie de te parler. Je sais même pas si tu es un garçon ou une fille. Ou autre chose, c’est toi qui vois. Parce que je te l’annonce tout de suite, tu auras le droit d’être ce que tu veux dans cette famille.

Je rêve de toi depuis longtemps. Depuis l’enfance, je crois. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu des enfants. Et pas juste un, hein? Au moins deux, tu sais. C’était pas toujours la joie avec mes frères et ma sœur, mais l’amour qu’on ressent les uns pour les autres aujourd’hui, maintenant adultes, est inexplicable. Je souhaite à tout le monde de ressentir ce genre d’amour et de connexion. Surtout à toi.

Ton petit frère est arrivé il y a 15 mois. Il s’appelle Loïc et il est vraiment génial, je suis certaine que tu vas l’aimer. Je me suis concentrée pas mal sur lui avant son arrivée, mais tu étais toujours là dans ma tête. Celui ou celle qui allait compléter ma famille, qui allait se chamailler avec Loïc, le consoler pendant les grandes peines et faire les 400 coups.

Sauf que tu vois, mon amour, on a beau planifier et prévoir, et ce, même depuis l’enfance, la vie, elle aime ça nous prendre de court. J’étais prête à l’accueillir, ton frère, par la grande porte, comme les autres, dans la douleur mais aussi dans l’amour et dans le calme. Sauf que c’est pas comme ça que ça s’est passé. Il y a eu de la douleur, oui, de l’amour aussi… mais aussi beaucoup de déroute, de la peur, de l’incompréhension, de l’inquiétude. Tu le sais pas encore, mais ce beau cocktail d’émotions troublantes-là, ça traumatise un petit peu. Ton petit frère, mon ange, est arrivé par l’autre porte. Celle qui s’ouvre avec un scalpel et qui empêche d’être fonctionnelle pendant un petit bout.

Alors tu vois, maman était pas mal déroutée par la maternité et la convalescence et, soudainement, elle était plus trop certaine que sa famille était pas encore finie. Les évènements difficiles, c’est pas toujours tentant de les revivre alors on évite autant qu’on peut. La peur, ça paralyse et je t’ai donc placé dans un petit recoin de mon esprit quelque temps. Pas pour toute la vie, ne t’inquiètes pas. Juste le temps que je recommence à fonctionner, à être moi-même. Le temps que les beaux moments passés avec Loïc effacent les mauvais souvenirs de son arrivée et que ça devienne la plus belle aventure qui soit. Le temps aussi que maman réalise comment ton papa est présent, rempli d’amour et parfait.

Les mois ont passé, ton frère marche presque maintenant. Il a 5 dents et il mange des carottes crues. Maman a trouvé un milieu entre être ta future maman, la maman de Loïc, l’amoureuse de papa et Marie-Michelle. Ta maman va bien, mon amour d’amour.

On est pas encore tout à fait prêt à ton arrivée, mon loup. Mais hier soir, quand maman a découvert à la salle de bain qu’on allait passer un autre mois sans ta présence dans le creux de son ventre, elle était un petit peu déçue… juste un petit peu.

On progresse, non?

À bientôt, petite chose.

 alix marcoux

Mon post-partum

mon post partum

Donner la vie, cette fierté qui nous envahit. Un petit être qui va te faire sourire et que tu vas aimer pour le reste de tes jours. Ton conjoint et toi le désiriez tant. Vous aviez tellement hâte de lui voir la bette. Vous l’avez imaginé de la tête aux orteils pendant des mois et des mois. Tu as cette joie qui t’envahit, puis soudainement, du jour au lendemain, tu sens une vilaine tristesse envahir ton corps et ta tête. Que se passe-t-il? Pourquoi avoir envie de pleurer quand tu viens de créer l’être le plus parfait du monde? Eh bien, c’est ce que nous appelons un post-partum…

Pendant 9 mois, tu as toute cette attention sur toi et ton beau bedon tout rond. Tous se précipitent pour le toucher et lui parler. On t’appelle à tous les jours pour savoir comment tu vas, prendre de tes nouvelles, on t’invite partout parce que tout ton entourage veulent voir comment ta bédaine a poussé depuis la dernière fois qu’ils t’ont vue. Tu peux dormir et faire ta sieste quand tu en sens le besoin. Tu sens bébé bouger dans ton ventre, ton chum te trouve belle et parle au bébé régulièrement. On t’organise même une petite fête pour souligner son arrivée. Tu files le parfait bonheur! Puis, 9 mois plus tard, tu donnes naissance. Lorsqu’on t’appelle, c’est pour savoir comment le bébé va. On arrive chez toi, sans t’embrasser, sans presque même te regarder, ni même un premier bonjour. On se garoche sur ton p’tit. Ils ont les yeux rivés sur lui et il n’y a soudainement que lui qui est important. Du moins, c’est comme ça que toi tu te sens en-dedans. Une vraie “merde” dans un gros tas de “merde”. Tu es celle qui a porté cet enfant plusieurs mois, qui l’a tenu au chaud. Tu as souffert 36 heures pour lui donner la vie, mais maintenant qu’il est sorti de ton corps et que tu as fait ta job, t’es plus si importante. Alors la nuit, tu te surprends à pleurer avec ton bébé. Tu l’aimes profondément ton bébé, ça tu le sais. Tu ne te verrais plus vivre sans lui. Mais tu souffres par en-dedans. La fatigue, le manque de force pour faire tes tâches ménagères parce que ta cicatrice te fait terriblement mal. On ne te dit plus à quel point la grossesse te fait bien ou que tu es belle parce que là t’es pognée avec une grosse bédaine molasse et un chignon pas peigné, pas de maquillage parce que t’as pas vraiment le temps pour ça et anyway avec tes cernes mauves, tu n’arriverais même pas à avoir l’air en forme même avec 3 pouces de make-up. Sans parler du fait que tu te vides de sang et que t’es pognée à porter des culottes de grand-mère avec tes longues et épaisses serviettes sanitaires… Tsé, tout pour aider à te sentir belle et en confiance avec ton corps… Pas besoin de dire que ta vie sexuelle est inexistante, hein? Bref! Le soir quand ton chum arrive du travail, tu vas t’enfermer quelques minutes dans les toilettes (parce que quelques minutes c’est tout ce que tu as) puis tu pleures encore, mais pas trop fort. Tu ne voudrais surtout pas te faire entendre, car il ne comprendrait pas. Tu en ressors les yeux rougis en prétextant que ce sont tes allergies (en hiver, bin oui) et on te croit. Quand on ose te demander comment tu vas, tu réponds par réflexe que tout va bien et que tu es dont épanouie de ta nouvelle vie de maman, mais ça c’est bien sûr quand on prend le temps de t’écouter vraiment. Au fond de toi, tu aimerais juste aller te mettre en petite boule dans un coin sombre puis pleurer. Pleurer et dormir. Mais non, tu ne peux pas te permettre ça, car tu as le p’tit à consoler, à bercer et à nourrir. Changer les couches. Vider la poubelle à couches. Tu as les biberons à laver et à stériliser. Le lait à préparer. La tonne de bavettes pleine de régurgit à laver pour le lendemain. Le bain à donner à ton bébé qui a passé sa journée à régurgiter. Tu as ta propre douche à prendre parce que tu sens juste le régurgit de bébé. Et avec tout ça, tu essaies de faire du mieux que tu peux pour pas que ta maison ait l’air d’un dépotoir. Je dis bien, tu essaies. Puis une fois que ton chéri dort et que bébé aussi, tu souhaites pouvoir avoir la chance de dormir un petit 3 ou 4 heures avant de recommencer.

Tu le sais que tu ne vas pas bien. Tu le sais, mais tu n’oses pas en parler par peur qu’on te juge. Par peur qu’on te dise que tu n’es pas une bonne mère pour ton enfant, par peur qu’on t’enlève ton bébé ou par peur qu’on te prescrive de la médication que tu ne veux pas, parce que tsé toi t’as pas besoin de ça voyons. Tu vas te relever seule parce que tu es dont forte… mais non, tu ne l’es pas. Tu penses que tu l’es et que tu vas t’en sortir seule et que tout ça va passer d’ici quelques jours. Puis les jours passent et tu ne vas toujours pas bien. Sauf que là, ça commence à paraître dans ton attitude et ton détachement. Quand on te demande maintenant comment tu vas, tu réponds toujours que ça va, mais tes yeux se couvrent de larmes avant de détourner le regard. Puis un beau soir, tu craques! Au moment où ton chum t’arrête en sortant des toilettes parce qu’il a remarqué tes yeux rouges et vitreux, qu’il te demande si ça va vraiment parce qu’en plus de tes yeux remplis d’eau, tu as passé la soirée à ne presque rien dire et au bord des larmes pour aucune raison. Paf! C’est le signal que tu attendais. Enfin, tu te libères et mon doux que ça fait du bien, t’as aucune idée comment. Ton chum qui te prend dans ses bras réconfortants, qui t’écoute te vider le cœur, sans même dire un mot, te regarde pleurer sans même te juger une seconde et qu’en plus il essuie tes larmes. Je crois qu’au fond de lui, il le ressentait depuis quelque temps mais qu’il n’avait jamais osé poser la question. Jusqu’à ce soir-là où nous sommes restés dans le silence quelque temps, puis j’ai été me coucher pour dormir. Il a pris les rênes le temps que je me relève de ma chute, puis déjà après quelques jours, j’ai commencé à me sentir beaucoup mieux. J’ai commencé à dire aux gens autour de moi que ça n’allait pas aussi bien que je le disais, mais que j’allais mieux maintenant. Après plus d’un an, je n’ai plus peur de dire que oui, j’ai vécu un post-partum et que je l’ai trouvé difficile, mais que je me suis bien relevée. Aujourd’hui, quand je croise de nouvelles mamans autour de moi, je leur demande comment elles vont VRAIMENT.

Parler quand ça ne va pas, c’est libérateur. Ça aide à aller de l’avant et il ne faut pas avoir honte de dire comment on se sent. Il y a tellement de ressources de nos jours qui puissent nous venir en aide si on ne se sent pas à l’aise avec notre partenaire ou nos proches, comme les CLSC, par exemple. Ils sont là pour nous aider, pas pour nous nuire. Ils nous le disent quand ils viennent nous rencontrer quelques jours après la naissance de notre bébé. Ils peuvent nous référer. Mais dans mon cas, en parler à mon conjoint qui est également mon confident et mon meilleur ami a été ma source, ma bouée de sauvetage pour me relever et me sentir mieux afin de commencer mon cheminement vers le bonheur. Le vrai! Je ne lui dirai jamais assez merci de m’avoir regardée dans les yeux ce soir-là en me demandant comment j’allais. Nous vivons le parfait bonheur avec notre petit homme et nous sommes même en attente de notre deuxième petit trésor qui se pointera le nez d’ici quelques jours. Cette fois-ci, je serai mieux préparée à mon post-partum s’il revient frapper chez moi.

Catherine AL alix marcoux

Tu as besoin de parler avec quelqu’un, n’hésite pas à communiquer avec les ressources ICI ou auprès de votre CLSC.

Dans tes yeux

dans tes yeux

Dans tes yeux, je vois le désir de te battre. Je vois la bataille que tu as menée pour survivre dès les premiers instants de ta vie, mais aussi toutes celles que j’ai l’intention de porter sur mes épaules pour te protéger et pour repousser tous ceux qui croiseront ta route avec l’intention de te blesser. Je vois de la force, de la rédemption. Quand j’apercevrai la tristesse, je serai là aussi. Parce que pour être fort, il faut aussi admettre qu’on peut être faible et j’ai bien l’intention de t’enseigner ceci.

Dans tes grands yeux bleus, je vois la maison. Chez nous. Cet espace qui sent le sapin et le fleuve que j’ai l’intention de te faire découvrir comme si c’était la première fois que le voyais. À travers tes yeux, la plage, la forêt, la famille.

Dans tes yeux, je vois de l’amour. Celui que je te porte, celui qui nous unit ton père et moi. Celui dont on sera témoin quand mamy, papy ou mononcle viendront te chercher pour t’apporter faire dodo ailleurs. Je peux même sentir celui que tu ressens pour moi quand je te glisse dans le creux de mon épaule pour calmer une peine et que tu soupires de contentement, comme si le contact de ma peau était le remède à tous tes bobos. Quand tu attrapes mes joues avec tes petites mains collantes pour planquer un bisou sur mon visage avec ta petite bouche ouverte et dégoulinante. Dans ces moments, je t’entends presque déjà dire « Je t’aime ».

Dans tes yeux, je vois des premières fois. Les premiers pas, les premiers mots, les premières chutes. Ces moments que je croyais si loin et qui approchent mine de rien. Les premiers choux-fleurs, les premières grimaces, le premier jour d’école. J’arrête, ça fait trop peur. On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière.

Et dans tes yeux, je vois des naufrages. Des choses qui s’écroulent. Je vois mon réflexe de voir la mort comme une porte de sortie potentielle dans les moments difficiles disparaitre. Je ne peux pas partir, tu es là. Je vois les paresses et les dépressions saisonnières perdent de leur ampleur; je ne peux pas rester couchée, tu es là. Par ta seule existence, les levées de corps difficiles sont accompagnées d’une motivation à toute épreuve. Par la seule pensée de ton sourire heureux de me voir, rien ne peut m’abattre au point de m’empêcher d’être debout et fonctionnelle.

Dans tes yeux, je me vois. Je suis tournée vers moi-même et j’observe mes agissements et mes mots. Je m’observe et je prends conscience de la portée de mes gestes et je réalise que ce que tes petites billes voient forgeront la personne et l’homme que tu seras plus tard. Je réalise toutes les fois où j’ai intimidé sans le vouloir, où mes paroles ont dépassé ma pensée et je change. Je deviens une meilleure personne, un meilleur exemple.

Pour toi.

Dans tes yeux, je vois tout.

 alix marcoux

Terreur nocturne

terreur nocturne

Un réveil inattendu.
Ta poitrine au repos.
Mon cœur qui manque un battement.
Angoisse.
Je cherche ta respiration. La panique dans mes yeux.
1 seconde, 2 secondes, 3 secondes, je ne suis pas le compte.
Je cherche ton souffle chaud.
Angoisse.
Je te touche; tu bouges. Enfin!
La voilà repartie. Cette respiration tant attendue. Cette douce musique à mes oreilles.

Il faut savoir que mon bébé garçon dort dans sa bassinette, collée sur mon lit. Il me réveille toujours plusieurs fois la nuit, parce qu’il bouge ou parce qu’il pleure. J’ai le sommeil léger d’une maman de jeunes enfants. Le 25 février dernier, je me suis réveillée d’un coup, avant lui, ce qui n’arrive jamais. Comme à mes habitudes de mère freak, je regarde s’il respire.

Je. Ne. Trouve. Pas. Sa. Respiration.

Finalement, en le touchant, il s’étouffe avec sa salive et je le mets au sein comme à l’habitude. Et tout va bien, en apparence. Mais à partir de cette nuit-là, tout change. Cette horreur nocturne hante mes nuits. La peur de me réveiller et de le trouver inconscient m’angoisse. Je dors collée sur lui, son souffle chaud qui réchauffe mon visage et mon cœur.

Le lendemain de l’événement, j’appelle 811 qui me conseille d’aller voir au sans rendez-vous de sa clinique pour nous rassurer que tout est beau. Le médecin de garde n’est pas inquiet plus qu’il faut. Plusieurs enfants font des apnées du sommeil. Pour me rassurer, moi la mère qui dort d’un œil et d’une oreille, il fait une demande à Ste-Justine en pneumologie. Quelques semaines plus tard, après une première rencontre avec la pneumologue de mon garçon, elle décide de nous faire faire une oxymétrie nocturne à la maison afin de mesurer sa saturation lorsqu’il dort.

Quelques jours plus tard, une place se libère à la clinique du sommeil de Ste-Justine, mon bébé garçon est appelé à passer un polysommnographe à l’hôpital. En arrivant là-bas, j’apprends que son oxymétrie n’était pas très belle. Mon angoisse augmente. Je l’avoue, j’ai aussi pleuré, fidèle à mes habitudes.

Le test passé, nous retournons à la maison en pensant que le pire est derrière nous. Erreur. Deux jours plus tard, la pneumologue m’appelle pour me dire que mon petit garçon d’amour doit être hospitalisé pour passer différents tests parce que son polysomnographe a révélé qu’il fait des apnées centrales. Ce type d’apnée est neurologique. Ce qui veut dire que parfois son cerveau n’envoie pas le message de respirer. Ce qui veut dire qu’il y a peut-être une anomalie cérébrale. Ce qui veut dire que c’est vraiment angoissant.

Résultat : Crise de panique. Je vois noir. J’imagine le pire.

Après plusieurs jours à l’hôpital, les nombreux examens se sont révélés normaux. Les médecins penchent pour une immaturité du cerveau qui devrait, je le souhaite de tout mon cœur, se résorber avec le temps. Comme il désature toujours dans son sommeil et qu’il n’a pas un sommeil récupérateur depuis 7 mois, mon petit homme doit maintenant dormir avec de l’oxygène! C’est accaparant, bruyant et imposant, mais ô combien nécessaire!

Le pire est maintenant derrière nous, pour de vrai. Le meilleur reste à venir! Et à toi, mon beau petit garçon, j’ai envie de te dire que toute cette saga m’a permis de comprendre pourquoi ton sommeil était si fragile. De mieux comprendre d’où venait ton hypersensibilité. De mieux comprendre pourquoi tout semblait plus difficile pour nous. De mieux te comprendre toi. Cette fameuse nuit-là m’a permis d’enfin :

Faire la paix avec ma fatigue.
Faire la paix avec tes pleurs.
Faire la paix avec qui tu es.
De simplement t’accueillir, t’accepter en entier, tel que tu es.
De m’accorder avec toi.
De t’aimer. Encore et toujours plus.

Catherine Héroux alix marcoux

Quand je suis tombée enceinte

Quand je suis tombée enceinte, ce fût pour moi la plus grande des surprises. J’étais plus que contente, ce n’était pas explicable comme sentiment. J’ai sauté sur le téléphone pour appeler le papa, qui lui aussi, était fou de joie. C’est ainsi que nous l’avons appris, assez rapidement, aux autres de notre entourage. Étant moi-même une personne de nature anxieuse, j’avais un peu comme un tourbillon de questions sans réponses dans ma tête. J’avais beau appeler ma mère toute les deux minutes pour lui poser une dernière question sur l’accouchement, j’avais vraiment besoin d’entendre l’histoire d’autres mères ayant passé par là. Pouet, pouet, pouet… Mais quelle idée. Vous savez, les fameuses questions : allaitement ou biberon, couches lavables ou couches jetables, cododo ou directement dans le lit, 5-10-15 ou bercer bébé, etc. Il n’y a pas de bonnes réponses, vraiment il suffit de s’écouter et de se respecter. Je me souviens m’être dit qu’il fallait que je sois saine d’esprit pour pouvoir être la meilleure maman pour ma fille.

En parlant avec mes amies mamans, je me suis rendue compte qu’on reçoit aussi vraiment des commentaires étranges avant de mettre au monde notre enfant, style : « Tu vas vraiment être fatiguée, profites-en avant qu’elle naisse », « t’auras plus d’intimité avec ton chum, tu vas voir ça change un couple », « ton corps va changer, ce sera plus jamais pareil », « l’accouchement c’est l’enfer comment ça fait mal, surtout si ça se complique ». Pourquoi, pourquoi mais pourquoi dire des choses comme ça.

On a tous notre vision de la maternité, mais maintenant que ma fille est née, je peux te dire que oui je suis fatiguée, mais jamais je ne manquerais une journée auprès d’elle à la voir se développer, oui ça a changé mon couple, on est devenus plus proches, on partage toutes nos observations sur notre petite qui grouille, oui l’intimité a changé, mais selon nous, elle est encore plus précieuse qu’avant et on en profite lorsqu’on a un moment. Mon corps a changé oui, pas tant que ça, mais oui j’ai les seins plus mous, oui j’ai du gras sur le ventre, oui mes cuisses sont molles, mais entre toi pi moi, qu’est-ce que ça change si ma fille est en santé et que j’ai toute la vie pour me raffermir si j’en ai envie, ce sont des marques qui ont donné la vie.

Oui pour certaines, c’est difficile à accepter et cela touche la confiance en soi, mais c’est le travail d’une vie s’accepter comme on est, alors dites-vous qu’on a encore le temps. Finalement, le jour J, l’accouchement. Je vais te dire, j’ai été vraiment chanceuse. J’ai accouché en vingt minutes. J’ai eu toute les scénarios possibles en tête pour cette journée, que j’allais perdre mes eaux comme une avalanche, tsé le vrai SPLASH et que j’allais devoir passer au bistouri. Finalement, j’ai poussé 4 fois et j’ai rien eu de majeur à recoudre.

Donc chère maman ou future maman, le seul conseil que je peux te donner, c’est que oui c’est difficile être maman, oui c’est de mettre ta vie sur pause et de mettre quelqu’un en priorité, tout le temps, même quand tu vas aux toilettes. Mais comme c’est beau aussi de voir un petit sourire t’attendre chaque matin, et de découvrir les facettes de la personnalité de ton bébé, alors courage et surtout, écoute ta petite voix, c’est la meilleure. Je dois retourner chanter une belle chanson à ma demoiselle. À bientôt.

«Ma mère chantait toujours la la la, une belle chanson d’amour, que je te chante à mon tour,
Ma fille tu grandiras, et puis tu t’en iras, mais un beau jour, tu la chanteras à ton tour, en souvenir de moi..».

Marie-Pier Carle alix marcoux

Comment l’écharpe Boba Wrap m’a aidée dans mon nouveau rôle de maman

boba wrap

Il y a 6 mois, j’étais, pour la première fois, enceinte jusqu’aux oreilles. Je passais mes journées à me faire bondir la bédaine sur un ballon exerciseur, dans l’espoir que ma peanut trouve le chemin vers la sortie plus rapidement. J’étais impatiente de la voir, de la cajoler, de découvrir sa petite personnalité, mais j’étais aussi impatiente de reprendre mes activités normales ainsi qu’un sommeil plus confortable. Ma fille a bien su trouver le chemin, mais mes lunettes roses ont rapidement pris le bord… J’avais un nouveau-né qui avait mieux à faire que dormir dans son moïse. Elle se réveillait aussitôt que je la déposais et si j’étais chanceuse, elle dormait tout au plus 5 minutes, me laissant à peine le temps d’aller faire pipi. En bonne maman que je suis (grosse tape dans le dos), je me suis mise en mode survie et, durant ses 2 premières semaines de vie, j’ai à peine fermé l’œil, pour permettre à ma si-petite-chérie, de faire dodo dans mes bras. Ce qui signifiait aussi que j’étais confinée à mon sofa, les bras chargés de mon petit paquet d’amour.

Jusqu’au jour où j’ai reçu l’écharpe de portage Boba Wrap. Libéréééée-délivréééée!! J’ai enfin pu recommencer à utiliser mes 2 bras et mes 2 jambes! J’ai donc appris quelques variantes de nœuds à l’aide de vidéos démonstratives (disponibles ici) et après quelques coups de pratique, j’étais prête à reprendre mes activités quotidiennes, tout en portant ma fille. Je pouvais ainsi manger, faire mon ménage, préparer une bonne partie des repas, plier la tonne de vêtements, me brosser les dents. Bref, je pouvais presque tout faire!

Il n’y a pas que moi qui adorais ma nouvelle écharpe Boba Wrap; ma fille, qui à l’époque souffrait d’importants reflux internes, était elle aussi énormément soulagée! Le fait d’être placée en position verticale, de se faire bercer comme lorsqu’elle était dans mon ventre et de demeurer collée sur sa maman ou son papa, a grandement aidé à améliorer son sommeil et notre qualité de vie.

L’écharpe de portage Boba Wrap est constituée d’une très longue bande de tissu doux et flexible, me permettant de demeurer collée-collée sur mon bébé, tout en étant libre de pratiquement tous mes mouvements! Le portage est fortement recommandé chez les nouveau-nés, puisqu’il favorise le lien d’attachement, le sommeil, la digestion, le développement cognitif, en plus de rassurer bébé. Que veux-tu de plus?!

Il existe plusieurs modèles de tissus différents qui sont tous très jolis, pour avoir une écharpe de portage à votre image. L’élasticité du tissu de l’écharpe répartit le poids du bébé sur les épaules de façon uniforme, ce qui rend l’expérience de portage des plus confortables. La bande est suffisamment longue pour être portée par les papas et les mamans puisqu’elle s’installe facilement et s’ajuste avec quelques tours et nœuds autour de la taille.

Aujourd’hui, Éléonore a grandi, mais nous utilisons toujours l’écharpe Boba Wrap. Le tissu extensible rend l’expérience toujours aussi confortable, malgré son poids un peu plus important. Comme elle est un peu plus grande, je peux faire des nœuds différents et la placer dans mon dos ou sur ma hanche. Nous pouvons ainsi faire toutes nos activités ensemble et ma fille, qui est aussi très curieuse, peut facilement être stimulée, rassurée et est toujours en sécurité!

Cliquez ici pour visiter leur boutique en ligne!

Psst, si vous préférez les modèles de portages préformés, ils en font aussi de très jolis pour un prix tout aussi abordable!

 

Matante Melon

Mélanie Fortier alix marcoux

Dis-moi maman

Quand ton enfant te demande comment on fait les bébés

Dis maman, comment le papa « donne la graine à la maman » ?

6 ans

L’âge des premiers pas vers la préadolescence (Eh c’est quoi cette joke! Moi, ma préadolescence a débuté à 10 ans!!! Comment ça se fait que ce soit biiiien plus tôt maintenant?… On se fait un peu arnaquer, hein! :'( )

6 ans

L’âge de la question fatidique et tant redoutée :

« Maman, comment on fait les bébés ? ».

Je dois dire que je m’étais un peu préparée à répondre à cette question ☺ et c’est donc avec assurance et sans trébucher sur un seul mot, que ma réponse toute prête s’en est suivie : « Eh bien, le papa donne une graine magique à la maman qui la met dans son ventre et HOP, 9 mois plus tard, un bébé s’en vient. »

Silence…. Grand silence dans mon auditoire (= mon fils).

Je pensais m’en être sortie comme il fallait, comme une personne adulte et responsable que je suis! Comme une bonne maman ☺

Oui, mais…. Car OUI, il y a un MAIS!

Quelques jours plus tard, le voilà de nouveau avec ses interrogations sur la fabrication des bébés.

« Mais maman, je ne comprends pas quelque chose : comment le papa il donne la graine à la maman ? Et comment la maman elle la met dans son ventre ? »

Ok ok donc là, on passe à l’étape 2 de l’explication… sauf que je n’ai absolument pas travaillé cette étape! Quoi ? Mais pourquoi ça ne lui suffit pas l’histoire de la graine donnée par le papa à la maman ? Bon bah, je n’ai pas le choix; j’improvise totalement la deuxième partie de la réponse.

Allez, c’est parti : « Eh bien, il doit y avoir beaucoup beaucoup d’amour entre le papa et la maman. Ils se font de gros bisous et le papa dépose la graine avec son sexe, dans le sexe de la maman. »

Voilà, c’est dit… J’ai essayé d’être claire, sans l’être trop.

Mais pourquoi ?? Pourquoi ai-je réagi comme ça ? Pourquoi je ne m’étais pas tout de suite préparée à lui raconter l’histoire clairement, avec des mots simples et réels ?

Non mais c’est fou cette histoire de « fabrication des bébés ». On le sait quand même que la question va arriver un jour ou l’autre! Nous aussi, on a dû la poser cette question à l’un de nos parents…

Eh bien non, moi qui pensais m’être préparée… Eh bien je peux dire que je pourrais essayer de faire mieux pour le numéro 2 (j’ai encore 3 ans pour me préparer!!).

En tout cas, ma réponse n’était peut-être pas très claire, mais il a réussi à récolter toutes les informations qu’il voulait dans un livre de la bibliothèque de l’école. Car il est rentré un soir et m’a dit : « En fait, le papa met son pénis dans la vulve de la maman pour y déposer sa graine, et la maman fait grandir le bébé dans son ventre avant de le faire sortir! »

Et bah voilà, ce n’était pas si compliqué à expliquer!

Bon, pour le deuxième, je prévois m’aider de quelques livres sur le sujet 😉

Ça ne sera pas si pire, ça ne sera pas si pire!!

 

Céline Guérin alix marcoux

Les produits Baby Leaves Science, nouvelle gamme de la compagnie Attitude

Depuis l’arrivée de Charlie, je suis complètement gaga avec les produits pour bébé. J’essaie de les découvrir tous et de trouver le kit parfait pour ma petite loup. L’équipe de Folie Urbaine m’a donné comme mission de tester la nouvelle gamme de la compagnie Attitude, Baby Leaves Science. J’étais super excitée de découvrir ces produits pour bébé puisqu’en toute honnêteté, je ne les connaissais pas. Avant de les tester avec Charlie, j’ai donc fait quelques recherches afin d’en apprendre davantage sur cette gamme.

J’essaie de faire le plus attention aux choix que je fais en lien avec l’environnement, car j’ai vraiment envie que mes enfants puissent vivre en toute santé sur une planète qui l’est tout autant. Les produits Attitude sont certifiés écologo, ils évitent également la présence de contaminants à chaque étape, de l’approvisionnement en matières premières à la production des emballages. De plus, Charlie et moi allons souvent nous promener à l’extérieur et j’ai trouvé intéressant de savoir que les produits baby leaves science contiennent des propriétés antipollution et antioxydantes qui limitent l’adhésion des contaminants à la peau.

J’ai eu beaucoup de plaisirs à essayer 4 produits de la gamme..

LE BAIN MOUSSANT NETTOYANT BONNE NUIT AU LAIT D’AMANDE ET HYPOALLERGÉNIQUE

Charlie adore jouer dehors, ce qui veut aussi dire mettre de la boue sur ses bras, mettre du sable dans ses pantalons ou encore avoir les genoux verts à cause du gazon. Lorsqu’il est le temps du bain, c’est un autre moment de jeux où il est important pour moi d’enlever les saletés tout en douceur, parce que ma petite croquette a vraiment la peau fragile. Ce bain moussant nettoyant est concocté avec la feuille de bleuet, ce qui est super apaisant pour ma petite loup. D’ailleurs, lorsque j’ai commencé à la laver, elle a levé les sourcils en voulant dire c’est le fun maman hihi! Évidemment, Charlie adore les bulles, ce bain moussant l’a fait rire aux éclats, tout en étant sans produits chimiques. J’étais plus à l’aise de la laisser jouer plus longtemps dans le bain. Je vais me répéter sur cet aspect, mais ça sent divinement bon.

LE 2 EN 1 SHAMPOING ET GEL NETTOYANT AU NECTAR DE POIRE OU CELUI À L’ORANGE ET GRENADE

Lorsqu’un produit sent trop fort, Charlie plisse le nez et pousse ma main. Je trouvais les shampoings difficiles à trouver, car certains sentaient bon, mais faisaient de la peau sèche au cuir chevelu de ma fille. J’en avais trouvé un, satisfaisant, mais qui ne sentait rien du tout. Lorsque j’ai essayé celui à l’orange et à la grenade un soir, Charlie avait le sourire fendue jusqu’aux oreilles. Elle ne voulait pas lâcher la bouteille, pendant que je la savonnais, elle donnait des câlins au koala sur la bouteille. Ma fille adore les animaux, si elle savait que les produits Attitude sont végans et qu’ils ne contiennent aucun ingrédient d’origine animale, elle serait vraiment contente. Le gel pénètre bien dans la peau et lorsque je la sèche, elle n’est pas toute collante, elle est plutôt douce, mais comme, vraiment douce. J’ai essayé celui au nectar de poire la journée suivante, je suis pas mal accro, les deux produits sentent vraiment le fruit et ce n’est pas un parfum agressant, c’est vraiment doux et l’odeur reste sur la peau de notre bébé. Personnellement, je devais avoir l’air un peu folle à renifler ma fille, mais je ne pouvais pas m’en empêcher!

LOTION NATURELLE POUR LE CORPS, NECTAR DE POIRE HYPOALLERGÉNIQUE

Dans notre routine du sommeil, suite au bain, nous faisons un petit massage à Charlie avec de la crème. Ce que j’aime le plus de la crème, c’est qu’elle pénètre vite. Parfois, ma petite coquine, je lui mettais sa crème et elle se mettait debout, puis glissait. Celle-ci, elle pénètre et ne laisse pas une surface huileuse. Je me répète sur ce point, mais ça sent vraiment vraiment vraiment bon. Mon copain et moi on s’en est mis également, comme je voudrais lui voler, mais bon, je lui laisse! La crème est testée sous contrôle dermatologique, donc elle est vraiment parfaite pour la petite peau fragile de bébé. Charlie adore la crème et lorsque je m’en mets également, elle se colle et se niche le nez sur mon avant-bras.

PURIFICATEUR D’AIR NATUREL, NECTAR DE POIRE

J’ai d’abord installé le purificateur d’air dans la chambre de Charlie, parce que c’est fou parfois les odeurs qu’un bébé peut produire, on va se le dire. Cependant, ce purificateur absorbe également les polluants et élimine les odeurs. Mon autre bébé, mon chien, entre et sort de la maison. Parfois, la maison finit par sentir comme trop d’odeurs à la fois. J’ai donc décidé d’installer le purificateur dans la cuisine. Le purificateur est à base de charbon activé et ça ne sent vraiment pas trop fort, ni le chimique. Je trouve que ça donne un soupçon d’odeur fraiche à la maison. C’est fait d’ingrédients 100 % naturels, dérivés de plantes et de minéraux seulement.

Pour vous procurer l’un de ces produits, il suffit d’aller sur le site internet ICI. Le site propose vraiment une variété de produits pour toute la famille ainsi que des produits pour entretenir la maison. Il y a même une section maternité pour les femmes enceintes, afin de donner des produits les plus naturels possible.

J’ai été agréablement surprise de découvrir ces produits et c’est garanti qu’ils feront partie de notre quotidien, je les recommande dans mon entourage. J’ai un produit Attitude dans chaque pièce de ma maison. Je suis vraiment accro à leur odeur naturelle de fruits. Si vous avez vous aussi testé ses produits, laissez-moi savoir lequel est votre préféré. Au plaisir de lire vos commentaires, à bientôt.

 

Crédits photos : Ariane Martineau sauf les deux dernières, Marie-Pier Carle.

Marie-Pier Carle alix marcoux

21 pouces de bonheur

Après 8 longues semaines, à stresser, à penser au pire, à caresser mon ventre, j’ai entendu ton petit cœur. Le bruit d’un grand cheval fort au galop. Dès ce moment, j’ai su que tu t’étais accroché à moi et que nous allions continuer ton évolution, ensemble. L’angoisse était désormais un mot du passé. Déjà si petit mais si rassurant.

À cinq mois, ton père et moi étions tout excités à l’idée d’apprendre quel sexe se cachait là-dedans. Quand on a su que tu étais un petit garçon en santé, nous étions les parents les plus chanceux et reconnaissants du monde. Fille ou garçon n’avait aucune importance, mais enfin nous étions fixés pour te trouver un prénom. Je pouvais également commencer à acheter du bleu et des camions.

Nous ne voulions pas que ton nom soit commun, nous avons décidé de t’appeler Lohann. Cela sonnait doux et fort à la fois dans nos oreilles. Nous savions que tu serais un petit gars très spécial. Nous progressions toi et moi et les mois avançaient peu à peu. Je t’ai imaginé, je t’ai fait écouter de la musique, j’ai  pris des marches en te parlant, ton chien se couchait la tête sur mon ventre le soir et sursautait lorsque tu bougeais. Déjà, sans s’être vus, nous étions complices et partagions beaucoup de bonheurs ensemble, juste toi et moi.

Je t’ai tant attendu mon petit homme, un soir très tard tu m’as fait ressentir que c’était le grand jour, celui où enfin j’allais être maman. Un coup arrivés à l’hôpital on a encore marché, en compagnie de ton père, qui de son air blagueur essayait à tout prix de me faire rire lors de mes contractions. Mes émotions étaient partagées entre la souffrance physique et l’excitation énorme de ta venue.

Après la péridurale, le grand moment de notre rencontre, après neuf longs mois, était enfin arrivé. Des heures interminables à t’attendre, les efforts afin que tu puisses enfin voir la lumière et connaître enfin mon visage, moi celle qui te parlais depuis tout ce temps.

C’est alors que 21 pouces de pur bonheur ont fini par se pointer le bout du nez. Tu étais si beau, si calme, si parfait. Le peau-à-peau me permettait déjà de ressentir l’immense bonheur de te sentir contre moi, mon rôle de mère prenait tout son sens à ce moment précis. Ta petite tête blottie dans mon cou, tes petits pleurs qui me réclamaient déjà, tes petites mains glissantes sur ma poitrine gorgée de lait prête à te nourrir. Tes yeux qui me fixaient comme si j’étais la plus belle merveille du monde. Mon cœur battait la chamade rien que de t’avoir contre moi. Tu es un souhait devenu réalité, mon plus bel accomplissement. Tu es la réussite d’une formule amoureuse soudée.

J’ai compté tes doigts, tes orteils, j’ai observé ta petite tache de naissance, tes longs cils, tes cheveux foncés, je respirais ta peau qui sentait la pureté et l’innocence. Je te regardais comme on observe un tableau d’art. J’étais la créatrice de ce pur chef-d’œuvre. Plus on observe une toile, plus on y découvre les couleurs, les points forts et nos propres opinons artistiques. C’est un peu comme cela que je me suis sentie face à toi.

Cette journée-là, où ton regard a croisé le mien, j’ai su ce que voulais dire l’amour inconditionnel. J’ai réalisé ce que ton père et moi avions créé : le meilleur de nous deux. Nous formons un trio parfait, tu embellis notre vie, tu es un magnifique être humain, c’est une chance immense que de pouvoir entendre le mot maman sortir de ta bouche.

Je t’aime mon garçon.

Folie veronique logo auteur 

Bébé ange

Folie ephemere bebe ange

Ce sont ces grandes ailes d’ange

Qui te portent, mon bébé ange

Ils ont la douceur de mes bras

Pour te bercer dans l’au-delà

 

Un silence à fendre l’âme

En mon corps qui porte le blâme

Je m’ennuie de toi, mon enfant

Qui n’aura jamais prononcé maman

 

Comme tous les autres petits

Tu m’aurais causé bien des soucis

Mais aussi des joies intenses

Simplement de par ton existence

 

C’est un vide qui ne peut être comblé

Même après de longues années

Il subsiste en permanence

Dans chacun de mes silences

 

Nul souvenir de ton passage

Qui fut trop bref pour un bagage

Le souffle d’une vie

Parti sans aucun bruit

 

Tu n’es sûrement jamais très loin

J’y crois tout au moins

Avec ces êtres merveilleusement bénis

Qui ont fait partie de ma vie

 

Un jour j’aurai moi aussi

Ces ailes d’anges du paradis

Et à mon tour te bercerai

Pour des moments d’éternité

 

Texte par Michele Gélinas