Quand je suis tombée enceinte

Quand je suis tombée enceinte, ce fût pour moi la plus grande des surprises. J’étais plus que contente, ce n’était pas explicable comme sentiment. J’ai sauté sur le téléphone pour appeler le papa, qui lui aussi, était fou de joie. C’est ainsi que nous l’avons appris, assez rapidement, aux autres de notre entourage. Étant moi-même une personne de nature anxieuse, j’avais un peu comme un tourbillon de questions sans réponses dans ma tête. J’avais beau appeler ma mère toute les deux minutes pour lui poser une dernière question sur l’accouchement, j’avais vraiment besoin d’entendre l’histoire d’autres mères ayant passé par là. Pouet, pouet, pouet… Mais quelle idée. Vous savez, les fameuses questions : allaitement ou biberon, couches lavables ou couches jetables, cododo ou directement dans le lit, 5-10-15 ou bercer bébé, etc. Il n’y a pas de bonnes réponses, vraiment il suffit de s’écouter et de se respecter. Je me souviens m’être dit qu’il fallait que je sois saine d’esprit pour pouvoir être la meilleure maman pour ma fille.

En parlant avec mes amies mamans, je me suis rendue compte qu’on reçoit aussi vraiment des commentaires étranges avant de mettre au monde notre enfant, style : « Tu vas vraiment être fatiguée, profites-en avant qu’elle naisse », « t’auras plus d’intimité avec ton chum, tu vas voir ça change un couple », « ton corps va changer, ce sera plus jamais pareil », « l’accouchement c’est l’enfer comment ça fait mal, surtout si ça se complique ». Pourquoi, pourquoi mais pourquoi dire des choses comme ça.

On a tous notre vision de la maternité, mais maintenant que ma fille est née, je peux te dire que oui je suis fatiguée, mais jamais je ne manquerais une journée auprès d’elle à la voir se développer, oui ça a changé mon couple, on est devenus plus proches, on partage toutes nos observations sur notre petite qui grouille, oui l’intimité a changé, mais selon nous, elle est encore plus précieuse qu’avant et on en profite lorsqu’on a un moment. Mon corps a changé oui, pas tant que ça, mais oui j’ai les seins plus mous, oui j’ai du gras sur le ventre, oui mes cuisses sont molles, mais entre toi pi moi, qu’est-ce que ça change si ma fille est en santé et que j’ai toute la vie pour me raffermir si j’en ai envie, ce sont des marques qui ont donné la vie.

Oui pour certaines, c’est difficile à accepter et cela touche la confiance en soi, mais c’est le travail d’une vie s’accepter comme on est, alors dites-vous qu’on a encore le temps. Finalement, le jour J, l’accouchement. Je vais te dire, j’ai été vraiment chanceuse. J’ai accouché en vingt minutes. J’ai eu toute les scénarios possibles en tête pour cette journée, que j’allais perdre mes eaux comme une avalanche, tsé le vrai SPLASH et que j’allais devoir passer au bistouri. Finalement, j’ai poussé 4 fois et j’ai rien eu de majeur à recoudre.

Donc chère maman ou future maman, le seul conseil que je peux te donner, c’est que oui c’est difficile être maman, oui c’est de mettre ta vie sur pause et de mettre quelqu’un en priorité, tout le temps, même quand tu vas aux toilettes. Mais comme c’est beau aussi de voir un petit sourire t’attendre chaque matin, et de découvrir les facettes de la personnalité de ton bébé, alors courage et surtout, écoute ta petite voix, c’est la meilleure. Je dois retourner chanter une belle chanson à ma demoiselle. À bientôt.

«Ma mère chantait toujours la la la, une belle chanson d’amour, que je te chante à mon tour,
Ma fille tu grandiras, et puis tu t’en iras, mais un beau jour, tu la chanteras à ton tour, en souvenir de moi..».

Marie-Pier Carle alix marcoux

Être à l’aise sur les réseaux sociaux

Être à l'aise sur les réseaux sociaux

Depuis quelque temps, j’entends et lis beaucoup de témoignages de gens qui parlent du bien-être sur les réseaux sociaux. Que ce soit des gens qui décident de quitter Instagram parce que ça leur procure du mal-être ou des blogueur.ses/youtubeur.ses qui font des messages d’intérêts pour sensibiliser leurs abonnés, une chose est sûre, je ne réalisais pas à quel point les réseaux sociaux pouvaient avoir de l’impact dans la vie des gens. Certaines personnes sont tellement spectateurs de la vie des autres qu’ils deviennent jaloux au point d’avoir du mal à fonctionner et à décrocher. C’est grave tout ça ! C’est certain qu’Instagram, Facebook et tous les autres réseaux sociaux finissent souvent par devenir addictifs pour certaines personnes. D’ailleurs, beaucoup vivent de cela. Mais je ne pensais pas que beaucoup de gens souffraient d’être là-dessus et que de suivre telle ou telle personne devenait maladif.

J’ai toujours eu le réflexe d’arrêter de suivre les personnes qui me rendaient mal à l’aise ou que je n’aimais tout simplement pas suivre. Il m’est arrivé de me rendre compte que telle ou telle personne ne m’apportait rien de positif et que je n’avais pas d’intérêt à continuer de les suivre. Est-ce que j’ai déjà ressenti de la jalousie ou du mal-être en suivant quelqu’un sur Instagram ? Je ne sais pas. Je vois principalement cela comme un divertissement et une source d’apprentissage. J’apprends beaucoup de choses et le soir, j’aime regarder les stories jusqu’à ce que je m’endorme. Cependant, jamais je ne me suis mise à pleurer en regardant une blogueuse recevoir 1000 cadeaux que j’aurais aimé recevoir. Mais, contrairement à moi, je sais que beaucoup en souffre.

Je suis capable de faire la part des choses, car moi-même j’adore partager des trucs sur les réseaux sociaux. J’ai appris à le faire pour moi et pas pour les likes. J’aime alimenter mon Instagram de belles photos qui me rendent fière et j’aime parler. Je parle tout le temps. Alors, faire des stories où je montre ce que je fais de ma journée m’amuse tout simplement. Je mentirais si je disais que d’avoir du feedback ne me fait pas plaisir; on aime toujours se faire dire qu’on est belle, que son outfit est trop beau, que sa déco est magnifique… Mais à la base, je le fais pour moi et j’apprécie chaque commentaire sans avoir couru après. Oui, des fois il m’arrive d’être déçue qu’une photo ou qu’une story passe inaperçue, je ne suis pas infaillible, mais je sais où sont mes limites. J’ai appris à ne pas me comparer aux autres, à faire les choses pour moi et à apprécier ce que je fais. Je travaille très fort pour mon blogue et je mets tellement d’énergie là-dessus que j’accueille chaque petit succès avec une tendresse qui me fait vite oublier les petits échecs, parce que oui, rien n’est parfait ! Et oui, des échecs, j’en vie.

Je me suis dit qu’il était important de parler de ça. Si tu n’es pas bien sur les réseaux sociaux, tu dois quitter et penser à ton bien-être. Ce n’est pas parce qu’être sur les réseaux et être actif est populaire que tu dois nécessairement le faire. Tu dois principalement faire ce qui te fait du bien. Suivre une personne qui te rend mal à l’aise, te complexe ou autre ne t’apporte rien de bon. Apprends à suivre des gens qui te font du bien et non du mal. Je sais que ce n’est pas toujours évident de voir à quel point telle ou telle personne a tant de chance de voyager partout dans le monde sans avoir à débourser un sou. Oui, je le sais. Je sais aussi que la majorité de ce qu’on voit sur Instagram, eh bien, c’est soit embelli ou faux. Je ne généralise pas, parce qu’au Québec, on a la chance d’avoir beaucoup de blogueur.ses/youtubeur.ses authentiques qui sont honnêtes avec leurs followers et qui sensibilisent les gens.

J’aime beaucoup la phrase suivante : Soyez acteurs, actrices de vos vies et non spectateurs, spectatrices de celles des autres.

Prenez conscience que les réseaux sociaux ce n’est pas la vraie vie, que vous devez suivre des gens qui vous inspirent et non qui vous font souffrir.

Vous devez penser à vous avant de vouloir suivre la vague que tout le monde prend.

Prenez soin de vous en vous assurant d’être bien dans ce que vous faites et choisissez de faire.

Le métier de blogueur et de youtuber, n’est pas fait pour tout le monde. Ne croyez pas pouvoir devenir BIG du jour au lendemain, vous devez travailler fort et même encore plus. Assurez-vous que vos motivations ne soient pas axées uniquement sur le succès, mais avant tout sur le plaisir. Assurez-vous d’avoir des objectifs réalistes qui ne vous feront pas souffrir.

À mes yeux, les réseaux sociaux c’est supposé embellir les journées, pas les ternir. C’est à toi de mettre tes limites, de suivre ce que tu ressens et de prendre les décisions dans ton intérêt.

Soyez à l’écoute de vous-mêmes !

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. Valérie_réviseure

Après la tempête, il y a le beau temps

après la tempête il y a le beau temps

Vous avez lu ma série de textes sur la dépression, l’histoire de ma vie. Il y aura une suite en automne. Mais aujourd’hui, j’avais envie de parler de nouveaux défis dans ma vie. Oui, beaucoup de choses ont changé. Je suis séparée, j’habite seule et j’ai maintenant un nouveau travail. Disons que les derniers mois m’ont beaucoup appris sur la vie. On peut être au plus bas, au plus mal, mais on finit toujours par trouver la force pour se remonter. J’aime espérer que c’est le cas pour tout le monde. Pour ma part, je vis actuellement une belle remontée. Après la période creuse, je vis une renaissance et je compte bien emmagasiner le plus de parcelles de bonheur possible. Garder en tête qu’il y a du bon après le mauvais. De toujours garder l’espoir que du beau ça existe encore, même quand on a l’impression que notre vie entière s’écroule.

J’ai maintenant un nouveau travail ; une nouvelle routine qui prend place. Ce fut un long processus pour arriver à être choisie pour ce poste. Je ne peux m’empêcher de ressentir de la fierté pour moi-même. Je sais que c’est drôlement dit, mais je n’en reviens pas, je suis vraiment heureuse d’être enfin arrivée au poste que je convoitais depuis un long moment déjà. C’est une belle promotion, 10 ans plus tard.

Ayant été habituée à une certaine routine, aujourd’hui je dois m’adapter à une autre réalité. Premièrement, mon nouvel emploi est en plein centre-ville. Fini le confort de ma voiture et l’air climatisé! Dorénavant, je me rends au travail en transport en commun : ouf! Il fait assez chaud et le déplacement est complètement différent. J’ai un sac à dos et de bonnes chaussures, maintenant que je sais que le matin on est tassés comme des sardines dans les wagons du métro. J’avoue ne pas être encore super à l’aise d’être à proximité d’autant d’inconnus. J’ai besoin de ma bulle, mais les matins à l’heure de pointe, c’est impossible d’avoir de l’espace. Le but? Faire entrer le plus d’humains dans un petit espace. J’ai ajouté un jeu de sudoku dans mon cellulaire et c’est mon nouveau truc pour éviter une crise de panique quand je sens des mains, des corps, des sacs frôler mon corps sans le vouloir.

J’ai toujours eu une certaine liberté dans le choix de mes vêtements, mais maintenant, je dois m’habituer à porter autre chose. J’ai dû aller faire une virée shopping qui m’a demandé beaucoup de discipline. J’étais tentée par des vêtements qui me donnaient des étoiles dans les yeux, mais je voulais réussir à trouver des vêtements adaptés pour mon nouveau poste. J’ai eu de la chance et j’ai quand même trouvé de belles choses, mais cela m’a demandé et me demande toujours un peu d’adaptation.

Je suis super heureuse de ce nouvel emploi qui est un tout nouveau défi pour moi. Disons que lorsque je regarde la dernière année, je ne suis pas très surprise de voir à quel point j’ai évolué et de voir que beaucoup de choses ont changé dans ma vie. Oui, il y a du négatif, mais tellement de positif aussi. J’aime faire la comparaison qu’après la pluie, il y a le beau temps. Eh bien! C’est vrai dans la vie aussi. On a beau avoir un immense nuage noir au-dessus de notre tête pendant longtemps, des fois même durant des années, mais en s’accrochant et en faisant ce qu’il faut pour garder le cap, le beau temps finit par revenir. Je n’aurais pas cru qu’il m’arriverait autant de belles choses aujourd’hui si on me l’avait dit il y a un an. Maintenant, je sais que la vie a de la valeur, qu’il faut en prendre soin et ne jamais baisser les bras. C’est souvent dans l’épreuve qu’on ressort plus fort. Je vais continuer à profiter de chaque journée, de traverser les tempêtes, parce que oui, il y en encore, la vie n’est pas faite uniquement d’arcs-en-ciel et de tornades, non, il y a des montagnes russes et c’est ce qui fait qu’on bâtit des fondations solides dans nos vies.

J’ai un nouvel emploi, j’habite seule, j’ai de nombreux projets personnels, j’apprends à m’aimer, je suis toujours ma thérapie, je lis beaucoup et j’essaie d’aider les gens comme je peux à traverser, tout comme moi, des tempêtes.

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. Valérie_réviseure

Le bonheur c’tu vraiment dans les petites choses ?

Jen parle du bonheur

Larousse

Bonheur : n.m, événement heureux, circonstance favorable.

Jennifer

Bonheur : n.m, état moral qu’on passe une vie à chercher et que l’on ressent parfois de façon inattendue, aléatoire ou planifiée.

Tu réponds quoi, toi, quand on te demande si tu es heureux.se ?

Moi, j’ai ben de la misère à répondre seulement oui ou non. C’est pourtant une question fermée qui ne nécessiterait pas une réponse à développement. T’sais comme lorsque je travaillais au service à la clientèle d’un magasin et qu’on me disait de ne jamais demander à un client : « Est-ce que je peux vous aider ? » Parce qu’il y a de bonnes chances qu’il te réponde par la négative. On m’encourageait plutôt à lui poser une question ouverte ne lui permettant pas de répondre seulement par oui ou non.

Et bien le bonheur, je considère que c’est la même chose. C’est un sujet qui mérite qu’on s’y attarde plus que le temps d’un oui ou d’un non.

Depuis toujours, je m’efforce d’identifier les petits bonheurs.

Toute jeune, j’anticipais les fêtes et les occasions spéciales avec la naïveté propre aux enfants. Des souvenirs sont encore très présents dans ma tête. Des instants de joies imprégnés dans mon cœur.

Le jus de pêche en fontaine que ma mère m’achetait le jeudi et que je buvais pendant qu’elle faisait l’épicerie.

Les feux d’artifice qui me permettaient de me coucher plus tard les soirs de Saint-Jean.

Les baignades en sous-vêtements dans la piscine les soirs de canicule, juste avant d’aller faire du camping dans le sous-sol pour profiter de sa fraîcheur parce qu’on n’avait pas d’air conditionné. Des moments où j’étais déjà capable de m’extasier de bonheur devant un événement attendu ou une surprise imprévue.

J’ai tenté de conserver cette capacité d’émerveillement à l’adolescence, même si c’était une période tough.

J’étais heureuse quand j’avais des papillons dans le ventre pour un gars.

Quand je réussissais un examen que je croyais avoir échoué.

J’avais le sourire béat d’une enfant de 5 ans quand je suis allée à Walt Disney à l’âge de 16 ans.

Le bonheur ressenti quand j’ai été acceptée au cégep. Que j’ai acheté ma première voiture !

Une fois adulte, je continue à courir après le bonheur même si je trouve ça dur de voir le temps qui passe trop vite, la routine qui me gruge, devoir payer les factures, vivre des creux de vague affectifs et professionnels. De constater que la notion de bonheur est beaucoup plus complexe qu’avant et que je dois maintenant m’arrêter pour trouver du temps pour les remarquer.

C’est juste moins évident.

J’admire les levers de soleil, fascinée par la multitude de couleurs qu’ils nous offrent. Que ce soit à la plage pendant les trop rares vacances ou sur le chemin familier du travail chaque matin, ils réussissent à suspendre le temps pendant que je les contemple.

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Je respire l’odeur de mon fils et je profite de son pouvoir d’apaiser momentanément toutes mes angoisses.

J’apprécie la plénitude que je ressens quand je suis installée au soleil avec un bon livre et un sac de jujubes et que j’ai l’illusion d’avoir du temps à l’infini alors que je n’ai qu’une petite heure.

Je regarde mon chum encore avec des étoiles dans les yeux, même si c’est plus souvent à la fréquence d’une étoile filante. Bref et furtif, mais bel et bien là.

Mais est-ce que tout ça est suffisant pour affirmer que je suis heureuse ?

Oui, non, peut-être… ce sera sans doute une question à développement sur laquelle je passerai ma vie à essayer de répondre.

    

C’est dans les petites choses

Il y a quelques temps, j’ai rencontré quelqu’un. Après le passage obligé de la célibataire du 21e siècle sur les apps et sites de rencontre, j’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un de formidable. Et ça n’a pas pris grand temps que nous étions pratiquement toujours ensemble, du moins, autant que possible! Et quand je dis pratiquement toujours ensemble, je veux dire qu’on habite déjà ensemble. En tout cas, il y en a un de nous deux qui paye un logement très peu utilisé. Et y’a des brosses à dent, vêtements, accessoires de toilette et même ustensiles de cuisine qui ont migré. Je ne crois pas me tromper en disant que c’est en général un signe de cohabitation!

Oui, on a peut-être fait ça vite. Ça a surpris les gens près de moi, surtout après avoir dit sur tous les toits à quel point ce serait long avant que je partage de nouveau mon espace. Mais comme on dit, y’a juste les fous qui changent pas d’idée! Mon entourage m’a questionné, de façon plus ou moins subtile, ou exprimé leur surprise. Moi, je suis parfaitement bien là-dedans!

On aurait pu continuer pendant des mois à se voir une ou deux fois par semaine, pour des dates. Aller au cinéma, au resto, faire des activités sportives ou des sorties culturelles. Apprendre à se connaître au-dessus d’un verre ou au milieu d’un sentier pédestre. Je pense tout de même que c’est en habitant avec quelqu’un et en côtoyant la personne au quotidien qu’on arrive à se connaître le mieux, et surtout, plus au naturel.

Parce que si on se voit seulement le temps de quelques heures, pour une sortie en soirée, je vais être à mon meilleur. Je vais avoir eu le temps de me maquiller, de me mettre belle. Et le contexte en soi d’une date nous porte à être plus charmeur. Ce n’est pas nécessairement la même fille que celle qui fait son ménage et sort ses poubelles en sweat pants le dimanche matin, pas peignée ni arrangée. En fait, ce n’est vraiment pas la même fille.

Mon vrai moi, tu pourras le voir quand je rentre après une longue journée de travail qui a mal été. Quand je pogne les nerfs après le saran wrap. Quand je me lève le matin et que je bougonne. Quand je suis malade et que je veux qu’on prenne soin de moi. Quand je chiale sans cesse que je veux une journée à rien faire, et qu’après une heure ou deux je me plains que je m’ennuie.

On en apprend beaucoup plus sur quelqu’un en le voyant essayer de plier un drap contour qu’en allant souper au restaurant. Les réactions dans le trafic, les habitudes de vie, la façon de se détendre après une journée de travail, tout ça est pour moi bien plus important et révélateur que n’importe quelle date. C’est dans le trafic que la vraie personnalité ressort. Pour bien connaître quelqu’un, il faut lui faire descendre Décarie un vendredi à 18h ou l’amener au Dix30 le samedi à 17h.

Bien sûr, je vais apprécier les sorties romantiques et les activités en duo, qui nous sortent de notre quotidien banal. Je vais aimer voir si tu es galant et me tiens la porte et tes choix en matière de films. Si tu te mettras beau toi aussi pour une sortie. Mais je veux aussi savoir de quoi tu as l’air à tous les jours. Le but (en tout cas pour moi!) est de passer ma vie avec l’homme qui m’accompagne. Et malheureusement, la vie est composée d’avantage de sorties à l’épicerie que de soirées-spectacles.

Il faut pourvoir être bien ensemble pendant un voyage en auto. Il faut être capable d’avoir du plaisir à faire les tâches les plus ordinaires comme la vaisselle ou le lavage. Il faut être en mesure de s’entendre sur les choix de souper. Il faut être capable d’être bien ensemble dans toutes les choses qui composent notre vie, incluant les silences. S’asseoir en silence à côté de quelqu’un pendant plusieurs minutes, chacun dans sa bulle et être bien, c’est bon signe.

Être heureux dans les petites choses, les petits moments. Avoir des fous rires à tous moments. Avoir envie de se coller peu importe l’endroit. Une caresse vite fait, un bec en passant, se tenir la main en marchant. Se réveiller et avoir envie de sourire en regardant son partenaire dormir. C’est dans les petites choses que l’amour est le plus grand.

Folie Marianne logo auteur 

Pourquoi je collectionne les tasses? 

Ah les tasses! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours aimé ça. Mais depuis quelques années, j’en achète des nouvelles plus régulièrement. Pourquoi? Parce que j’aime ça boire mon café ou mon thé dans du beau. En plus de toujours faire des selfies, parce que je les adore. Bon, cela ne fait pas plaisir à mon chum, puisque c’est lui qui fait la vaisselle à la maison et que certaines de mes tasses ne peuvent pas aller au lave-vaisselle : pauvre amour! Puis, il trouve que j’en ai trop et que ça prend trop de place. Là-dessus il n’a rien à dire, j’ai une étagère juste à moi, j’ai le droit de faire et mettre ce que je veux, bon! Il m’a même dit à Noël, après m’avoir offert une tasse que je voulais tellement : Il y a une tasse qui entre, il y en a une qui sort! Il est drôle mon chum, hein?

J’ai donc plusieurs tasses à la maison, mais aussi au travail. J’y passe tout de même 35 heures par semaine! Je ne peux pas boire mon café ou mon thé dans une tasse ordinaire : je refuse! Je ne pourrais dire la raison qui fait en sorte que j’en achète souvent, de plusieurs formats et designs. Dès que je vois une tasse dans mon feed Facebook ou Instagram, j’ai le souffle coupé. Une chance qu’elles sont quelques fois trop chères, sinon je dépenserais un peu trop.

Mes tasses favorites sont celles qui se distinguent des autres. Ariane a d’ailleurs rédigé un article sur les plus belles tasses et elle m’a créé plusieurs besoins! Mais je l’aime quand même. Les cafés indépendants ont maintenant souvent des tasses personnalisées. J’en achète très souvent, si c’est un endroit que j’aime. Sinon, des artisans québécois, c’est mon must! De plus, dès que j’entre dans un magasin où des tasses sont vendues, c’est IMPOSSIBLE pour moi de ne pas aller jeter un coup d’œil, un peu comme au HomeSens ou quand je fais mon épicerie au Maxi. Je me retiens à deux mains pour ne pas en acheter à chaque fois, mais je vous confirme que je tombe toujours sous le charme d’une tasse qui sort du lot : TORTURE.

Des tasses, c’est beau et utile en même temps, c’est le meilleur des deux mondes. Mon étagère est tellement belle avec toutes mes belles tasses mises de l’avant, ça donne un côté Pinterest à ma cuisine et sérieusement, je tripe vraiment beaucoup. D’ailleurs, le matin quand je prépare mon café, je prends quelques secondes pour choisir la tasse qui me tente, je n’en prends jamais une au hasard.

 

Je ne suis pas née envieuse

L’envie, on naît avec ou cela se développe avec les épreuves de la vie? Quand je regarde un étranger avec une belle voiture, je la trouve belle, mais je ne l’envie pas. Lorsque j’aperçois un quartier avec des maisons à faire rêver, elles sont magnifiques, mais je n’ai pas envie d’y habiter. Si je vois une belle fille avec un beau physique, je vais lui rendre un sourire, mais sans plus.

Cela m’amène à me poser la question : pourquoi je n’envie pas les autres? La réponse que j’ai trouvé est la suivante : je suis épanouie dans ma vie!

Quand je rentre chez moi, je me sens bien. J’ai choisi d’être en condo pour ne pas m’occuper de rien et profiter de la vie le plus possible. Je m’y suis rendue à bord de ma petite voiture bien économe, qui me rend du point à au point b, qui me coûte un prix ridicule pour l’essence et qui me permet d’être autonome.

Je me demande pourquoi on envie les autres, pourquoi on n’arrive juste pas à être heureux ou rêveur plutôt que ce mot illuminant de jalousie. Parce qu’être envieux, c’est de vouloir obtenir ce qu’a le voisin, le frère ou l’ami. Pourquoi on ne baisse pas les yeux sur notre petit nombril et qu’on ne contemple pas le bonheur de réaliser tout ce qu’on a.

Matériel, sentimental, physique, personnalité, ce sont des mots qui nous sont propres à chacun. Le voisin ne pourra jamais être nous et vive-versa. Je crois que d’être heureux pour la communauté apporte beaucoup de paix dans nos âmes. Pourquoi ne pas le dire à la personne quand on trouve qu’il a une belle voiture?

Quelle belle façon d’aborder une inconnue pour lui dire que sa robe, ses cheveux ou sa bourse sont magnifiques? Imaginez dans quel monde plus serein on serait si on se complimentait au lieu de se dénigrer les uns envers les autres.

Moi je suis heureuse pour ceux qui le sont et je n’envie qu’une personne, moi! Je me surpasse pour découvrir la quête de mon bonheur et laissez ma trace dans ce monde pour être heureuse et non envieuse envers les gens. 🙂

Folie veronique logo auteur 

Au revoir 2017 !

L’année 2017 a été difficile pour moi. Malgré les nombreux beaux souvenirs que j’ai, les mauvais prennent un peu trop de place. Dès janvier et même en 2016, je n’allais pas très bien. En mai, je suis partie d’urgence à l’hôpital et j’ai été en arrêt de travail jusqu’en octobre dernier. J’ai donc passé le printemps et l’été à la maison sans trop faire de sortie. Je vous ai d’ailleurs partagé quelques moments de mon arrêt de travail sur mon compte personnel et sur mon Instagram (@KCB.passion). Je vais mieux, mais je sais que je dois travailler très fort pour ne plus m’effondrer et continuer de prendre des forces pour être à mon plein potentiel dans tout ce que je fais. Je vois l’année 2017 partir petit à petit et je ne peux m’empêcher d’être heureuse. Malgré le fait que j’ai vécu plein de magnifiques choses, il me tarde de traverser cette nouvelle année en laissant 2017 derrière moi. Ce n’est pas que 2017 que je laisse derrière moi, c’est plusieurs années de souffrance, d’incompréhension et de tristesse. J’ai l’impression que 2018 m’amènera force, détermination et bonheur, simplement parce que maintenant je sais quoi faire pour ne plus souffrir. Je ne dis pas que je ne souffrirai plus jamais, mais je saurai maintenant quoi faire pour ne plus me rendre jusqu’au fond d’un gouffre.

J’ai décidé que j’avais amplement le droit de me mettre en priorité dans ma vie. J’ai lâché prise sur plein de choses, ce qui me libère d’un gros poids. J’ai également appris à me confier, parler de ce qui ne va pas et surtout de m’écouter moi-même. J’ai vraiment l’impression d’avoir tous les outils pour réussir à prendre ma vie en main et focaliser sur les belles choses. Je sais maintenant que je peux créer du beau.

2017, tu as été une année de connaissance et d’apprentissage. Tu m’as donné une chance, une chance unique de vivre.

C’est toujours spécial de voir le nombre de gens qui font un doigt d’honneur à l’année qui termine. Je l’ai souvent fait en croyant très fort que le meilleur arriverait avec la nouvelle année. Mais cette fois-ci, je suis plus optimiste que les dernières années parce que j’ai appris que j’étais la seule responsable de mon bonheur.

C’est donc avec fébrilité et enthousiasme que je tourne la page et que je débute l’année 2018 avec beaucoup de détermination.

Valérie_réviseure

Mon chez-moi

Les propriétaires parmi vous vont me comprendre : avoir sa maison, c’est bien du plaisir, mais aussi bien du travail. J’habite présentement ma première maison. La première, à moi, à nous, pas à quelqu’un d’autre. C’est un objet inanimé, je sais, mais je suis responsable de ses états d’âmes et de son bien-être pareil. C’est une relation. Et au nombre de fois où l’on utilise l’expression « à la maison » dans une journée, je vous dirais que c’est une relation importante pour la plupart d’entre nous.

J’avais toujours espéré qu’un jour j’aurais ce fameux sentiment de « chez-soi », celui où quand tu ouvres la porte d’entrée, le sourire te monte aux lèvres et les pieds te gigotent de bonheur. J’ai effectivement trouvé ce sentiment, mais un peu comme toutes les lunes de miel, les petits défauts de ma chère maison ont fini par apparaître, tranquillement, pas vite…

Premièrement, elle qui paraissait si jolie et parfaite, devient un peu moins pimpante. Les rides apparaissent à différents endroits. Ça craquèle, le teint est terne… C’est à ce moment que tu suggères de procéder à un lifting mineur. Une couche de peinture, une nouvelle toiture, un peu de paysagement à l’avant. Heureusement, elle est très collaborative et se laisse faire en douceur.

Puis, vient le moment où tu réalises qu’elle n’est pas uniquement à toi, ta maison. La belle-famille vient y mettre son grain de sel, et t’empêcher de construire une remise, ou encore te dire que ton lampadaire en avant, ben y fait dur. Les mots sont toujours polis, mais le ton est froid. Et alors, vu que tu es un bon citoyen, tu procèdes aux modifications voulues par la belle-famille municipale et tu t’adaptes.

Vous savez tout ce qui se passe aussi dans une relation à long terme, et souvent à un moment inopportun : la première chicane. Oh, et quand elle se fâche ta maison, elle se fâche. Pas à peu près. Ça y va à grand coup d’eau sur 3 étages, de planchers en plafonds. C’est un peu hypocrite, c’est caché à travers tous ces murs, mais en même temps, tu ne peux pas le manquer! Tu ravales tes sacres (ok, des fois tu les laisses sortir) et tu te mets à l’ouvrage pour réparer ta relation. Un peu de temps et d’amour, un peu d’attention et en général on est remis sur pieds.

Comme toutes les relations, il suffit d’arriver à avoir une balance du positif et du négatif. On ne veut pas n’y voir que du travail, il faut qu’il y ait une bonne balance de plaisir.

Parce que les bons moments, à travers tout ça, il y en a des tonnes : le premier temps des Fêtes ensemble, la première Halloween, les premiers anniversaires, les nouvelles additions à la famille. Toutes ces occasions où on met nos plus beaux atours et où on est entourés d’amour et de bonheur. Elle, notre partenaire silencieuse, elle assiste à tout cela, contemple, participe à sa façon, nous enveloppe de son étreinte et nous tient au chaud. Ce n’est pas la première qu’on remarque dans le groupe, elle n’est pas la plus extravertie. Mais quand on repense à tous ces souvenirs, elle fait toujours partie de l’histoire, à tout coup on ne l’oublie pas. « Te souviens-tu, on était chez Untel…? »

Folie Marianne logo auteur 

Du café, mon bonheur

cafe bonheur karine folie urbaine

J’adore avoir entre mes mains une grande tasse bien chaude d’un succulent café avec un peu de lait et un peu de sucre. Prendre ma première gorgée chaque matin est un réconfort immédiat. Je suis en extase à chaque tasse et chaque sorte de café que je m’empresse de goûter et de découvrir. En gros, j’adore le café, c’est rendu plus qu’une simple gourmandise ou un besoin matinal pour passer au travers une journée. C’est devenu une passion. J’aime découvrir les sortes de cafés, les type de grains et de torréfactions. Que ce soit froid, en latté, un espresso, cappuccino ou simplement 2 laits et un sucre, je suis sous le charme à chaque fois.

J’ai beau adorer le café, mais je ne suis pas fan des cafés percolateurs du type qu’on retrouve dans les dépanneurs servis dans de super verres de styromousse. Ou encore pire, les cafés instants, vous savez le genre que vous ajoutez à de l’eau bouillante directement, brassez et buvez? Mes parents buvaient leurs cafés comme ça jusqu’à tout récemment, c’était affreux. C’est probablement pour ça que j’avais en horreur le café, même l’odeur, avant d’entrer au cégep.

Je ne suis pas très parfum, comme ceux à la vanille ou noisette. Je préfère prendre une gorgée et avoir tous les goûts qui se percutent dans ma bouche. Avoir l’impression de croquer directement dans un grain de café. Je suis chanceuse, j’habite dans le quartier Villeray et j’ai la chance d’avoir plusieurs cafés autour de moi et chacun offre des types différents et pour tous les goûts. Cela fait en sorte que je sais où aller selon le genre de café que j’ai envie de boire. C’est la même chose pour un peu partout, j’ai ma liste d’incontournables, mais vu la popularité des bons cafés, celle-ci augmente de plus en plus.

Je suis une amoureuse du café, tellement que j’ai demandé une machine à espresso pour mon anniversaire de 30 ans, une machine qui me permettra de moudre mes grains directement le matin et de mousser mon propre lait. J’ai hâte de me lever durant mes vacances et les week-ends pour déguster un bon breuvage fait par moi-même avec une torréfaction différente à chaque fois, parce que je vais clairement aller m’acheter des poches de grains à la tonne pour les découvrir, les essayer et les aimer!

Bref. Tout cela pour dire que le café, même si ça jaunit les dents et que ça donne une haleine pas trop flatteuse, ce n’est pas juste un breuvage chaud qui aide à se reveiller et être allumé.e (j’y crois pas vraiment), c’est pour moi un art en soi. J’aime les saveurs et le café me procure des moments réconfortants et son art me passionne de plus en plus! Peut-être, qu’un jour, j’aurai mon propre petit café, qui sait?
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