À toi, mon amie devenue toxique

À toi mon amie toxique

Ces jours-ci, j’ai une question qui me revient sans cesse en tête…

À quel moment s’est produit le changement ?

Qu’est-ce qui s’est passé pour que l’amie que j’ai connue soit remplacée par une inconnue ?

J’ai beau chercher, je n’arrive pas à mettre le doigt sur le moment précis où ta personnalité a commencé à être de moins en moins compatible avec la mienne.

Je le sais qu’on se transforme, qu’on évolue, qu’on change de style, de cercle d’amis, et qu’on peut ne plus être la même personne après quelques années ! Je le sais, je suis passée par ce processus.

Je ne suis pas la même personne à 36 ans que j’étais à 26 ans.

J’ai changé.

Mais je crois sincèrement que je reste une personne saine, qui aime briller sans nuire à la lumière des autres. Je n’ai pas besoin de souligner tous mes bons coups pour être fière de moi. Je suis généreuse sans rien espérer en retour. Je suis capable de dire bravo à quelqu’un, sans souligner quelque chose qui me vaudrait un bravo à mon tour.

Mais pas toi.

Tu as changé.

Et la nouvelle toi ne correspond plus vraiment à ce que je recherche. Le vernis avec lequel tu te couvres et qui fait en sorte que tu brilles est toxique pour moi.

Et ça m’attriste. Parce que je ne t’ai pas connu comme ça.

Celle que j’ai connue n’avait pas besoin de s’exposer continuellement, au détriment de ses amies, pour obtenir l’approbation des autres. Elle était capable de s’excuser et d’assumer ses erreurs. Elle était capable de générosité sans se proclamer généreuse. Elle aimait briller à côté des gens, sans les pousser du coude pour obtenir la meilleure lumière.

Elle était capable de s’inquiéter réellement pour les autres. Ne pas faire semblant de s’informer de leur état pour ensuite changer de sujet.

Elle était capable de rire sans donner l’impression que les blagues sont moins bonnes que celles des autres personnes qui gravitent autour d’elle.

Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, cette amie-là, mais elle me manque.

Parce que ça devient de plus en plus lourd, de plus en plus difficile pour moi de faire abstraction de l’odeur de vernis qui commence à m’intoxiquer. Il m’étouffe.

Je devrais peut-être t’en parler directement, mais je ne sais pas comment.

Je ne sais pas par où commencer.

Parce que je sais que c’est difficile d’expliquer aux gens nos changements, surtout si on a l’impression d’être restée la même. Tu répliqueras sûrement, tu trouveras des excuses, tu confronteras mes points, tu réussiras peut-être même à mettre en doute mes propres certitudes. Tu diras que je ne te comprends pas, que je suis méchante alors que tu ne m’as rien fait directement.

Ce qui sera vrai. Tu ne m’as rien fait personnellement. C’est ta façon d’être qui est devenue problématique pour moi. Et ça, d’une certaine façon, c’est mon problème.

Je le sais.

C’est pourquoi je continue de me taire, en espérant que tu redeviendras celle que tu étais avant.

Celle que j’ai choisie comme amie.

Sans vernis, parce que je la trouvais déjà magnifique, mon amie.

 

Photo de signature pour Jennifer Martin.

 

Et si j’avais le courage

Mélanie parle de courage

À chaque fois que je regarde les nouvelles et vois un reportage sur une famille qui a tout quitté pour aller vivre une année sur la mer, pour voyager, faire l’école sur le bateau, découvrir toutes les expériences possibles, je me dis «wow, ce qu’ils sont chanceux de pouvoir se permettre cela». Décider de foncer dans la vie, de profiter de chaque instant, découvrir différentes cultures, la mer, le soleil, la plage, les paysages.

Un de mes films préférés est «Mange Prie Aime» avec Julia Roberts. Je trouve le personnage tellement courageux de tout quitter pour aller seule en Italie, ensuite aller prier en Inde et se retrouver à Bali. Le film est magnifique. J’adore tellement le message et surtout les paysages sont sublimes. Mais je suis vraiment trop peureuse pour visiter ces endroits. J’ai peur des maladies, de la nourritures pas fraîche et d’être malade. Je sais, c’est sûrement dans ma tête, mais on ne sait jamais.

Quand on a un travail, une famille, des adolescents, on a des responsabilités. On ne peut pas tout quitter comme ça et partir. Il y a des gens qui comptent sur moi et mes enfants sont à l’école secondaire. Beaucoup de devoirs et de choses à apprendre, et aussi le bal de finissant.

affiliation focus les guides ulysse

Cette année, j’aurai quarante ans et mes enfants vieillissent. Je vois que d’ici quelques années, nous serons plus libre de partir et voyager, découvrir de nouveaux paysages. Le soleil de Californie, mon plus grand rêve. J’espère vraiment le réaliser dès que possible.

Connaissez-vous Lydiane autour du monde? C’est vraiment fou la vie qu’elle a… les voyages, les endroits exotiques, uniques et magiques, wow! Elle se promène partout, elle fait des sports extrêmes et n’a peur de rien. Depuis sa participation à Occupation Double, c’est fou de voir où cela l’a menée. J’adore la suivre sur les réseaux sociaux, elle est toujours souriante et de bonne humeur.

Et si j’avais le courage de tout quitter?

Et si j’avais le courage de vivre mes rêves?

Et si j’avais le courage de me réinventer?

Mais pourquoi? J’aime ma vie, mon mari, mes enfants, mon emploi, ma famille. J’ai une maison et tout ce qu’il me faut, mais on veut toujours plus… plus de quoi? Pourquoi?

La vie est une suite de choix.

Et si j’avais le courage de l’accepter et de l’aimer tout simplement?

Et toi que changerais-tu si tu avais le courage? Dis-moi!

Folie Melanie logo auteur

 

Un petit changement à la fois

Cindy parle de changements écologiques

Salut à toi,

Je me souviens que durant mon enfance, 30 degrés Celsius était une belle journée durant laquelle je pouvais jouer longtemps dehors. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. L’humidité. Les canicules. Il y en a de plus en plus. C’est in-su-ppor-ta-ble!

Je me souviens que des personnes me disaient qu’elles avaient pour plaisir de s’étaler de l’huile sur le corps. De s’endormir au soleil. Aujourd’hui, faire ça, ouf! J’ai déjà mal pour cette personne.

J’ai déjà entendu par les médias qu’il neigeait en plein désert. Neige. Désert. Je ne sais pas si tu as remarqué. Mais l’hiver devient de plus en plus désorganisé dans son horaire. Quand Noël approche à grands pas, je vois bien qu’il se présente presque qu’à la dernière minute. J’ai l’impression qu’un jour, il sera en retard. Peut-être même qu’il ne sera plus plus là.

Que dire de l’été? Sa chaleur. Une grande force. Mais qui peut être dévastatrice. Les feux de forêt. Des gens morts. Il faisait trop chaud. Ils sont morts de chaleur. C’est intense. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve que ça devient de plus en plus dur de dormir et de travailler sans air conditionné.

Plus le temps avance, plus je comprends la situation. J’étais déjà sensibilisée, mais je le suis encore plus, aujourd’hui.

Il n’y a pas eu d’alerte urgente auprès des citoyens pour dire aux gens d’arrêter de vivre comme on le vit. Pourtant, les moyens que nous utilisons pour vivre dans le but de faciliter notre quotidien ont un impact direct sur notre Terre. Un impact néfaste. Sa destruction. Des petites choses dans notre quotidien qui favorisent la surconsommation, le gaspillage et la pollution. C’est sûr, il y a de l’amélioration. Des magasins en vrac. Des magasins écologiques. Des entreprises qui favorisent l’utilisation de nos propres plats plastiques pour les aliments. J’en suis heureuse et soulagée. Des projets écologiques (bixi, covoiturage, compostage, etc.). Bravo!

Il y a des petites choses qui peuvent être remplacées. Des petites choses comme les sacs plastiques pour emballer les légumes et les fruits à l’épicerie et de les remplacer par des sacs réutilisables, spécialement pour légumes et fruits. Des petites choses comme d’apporter ton propre verre réutilisable pour ton café au lieu de mettre ton café dans un verre en carton. Ça paraît comme un rien, mais ça réduit l’impact d’une personne sur l’environnement.

Il y a 12 ans, je me souviens avoir vu cet homme sortir de son sac un bol en plastique afin que le cuisiner de la restauration lui mette sa nourriture dans son bol. Je l’ai observé. Quelle bonne idée! Il avait compris son impact sur la Terre. J’ai commencé à le faire. Apporter mon bol pour mettre mon bagel acheté dans mon café préféré. Je suis contente qu’ils y respectent mon nouveau mode de vie. Je les remercie pour leur ouverture. À l’épicerie, je ressens quelques regards, car j’apporte des sacs réutilisables pour mes légumes et fruits, ou encore mon bac. Une petite précision. Je ne parle pas du sac réutilisable qu’on met tous les aliments au lieu de payer le sac plastique 0.10$, mais bel et bien du sac plastique transparent pour mettre les légumes. Ça ne me dérange pas. Je comprends. Un jour peut-être qu’une personne sera influencée à changer des petites choses dans sa vie comme moi et d’autres personnes qui le font déjà.

Je veux réduire mon impact. Je veux arrêter de me dire : «mais qu’est-ce qu’on a laissé aux enfants du futur sans avoir fait l’effort d’améliorer la situation?» Je n’ai pas envie qu’ils vivent les conséquences de nos actes. Je peux faire de mon mieux et dans les limites de ce que je suis capable de faire. Changer quelques petites habitudes par d’autres moyens plus sains. Je peux le faire.

Je vous laisse regarder une vidéo qui partage l’expérience du zéro déchet. L’animateur est très intéressant. Il a été une source de motivation à le faire.

Bon visionnement!

La décroissance à échelle individuelle

[Décroissance – Expérimentation] Pendant un mois, Olivier de l'équipe Rad a tenté de réduire par lui-même son empreinte environnementale. Défi!

Posted by Radio-Canada Information on Friday, August 17, 2018

 

Folie Cindy chevry logo auteur    

 

Seule

seule

J’ai 30 ans.

Je suis passée par une dépression.

J’ai su que j’avais un trouble.

Je me suis séparée d’un homme que j’aime.

J’habite seule pour la première fois.

J’ai un bon travail.

Mais je me sens seule.

J’ai toujours aimé la solitude, j’ai toujours eu besoin de mes moments de solitude. Autant quand j’étais jeune, quand j’étais en colocation et même quand j’habitais avec mon ex. J’avais besoin d’un moment juste à moi. Maintenant, ses moments sont permanents, nombreux. J’essaie de les savourer, mais je ne peux m’empêcher de réfléchir, réfléchir et réfléchir. Mon cerveau ne fait que rouler et je n’arrive plus à faire cesser les mots, les images. Je me suis rendue compte que j’avais changé plus que je ne le pensais. Je croyais que j’allais réussir à redevenir celle que j’étais avant, mais avec des outils qui me permettraient d’être heureuse, sans la souffrance qui m’accompagnait depuis si longtemps.

La souffrance est toujours là. Malgré tout ce que je fais pour prendre soin de moi, la solitude m’envahit comme jamais j’aurais cru que cela m’arriverait. J’ai toujours eu trop d’énergie, trop de projets, j’ai toujours eu besoin de m’accrocher à quelque chose pour vivre, pour survivre en fait. Maintenant, c’est vivre que j’aimerais faire, mais je me rends compte que pour réussir à le faire, je dois recommencer à zéro. Tout. Je ne peux plus être celle que j’étais avant, cette femme n’existe plus en fait. J’ai tellement tout fait pour la retrouver que j’ai oublié comment c’était de vivre, de respirer, de profiter, d’avancer.

Je me rends compte que les gens qui m’entourent ne sont plus les mêmes qu’avant non plus. J’ai changé, pour le mieux, pour moi. J’ai passé tellement de temps à focusser sur mon mal, que je n’ai pas remarqué que la vie continuait sans moi. Je me retrouve entourée de gens que je ne connais plus. De gens qui ont pris l’habitude de ne plus me voir également. Je pourrais avoir de la peine, j’en ai eu. Mais j’ai réalisé que c’est tout simplement le cours de la vie et que je devais moi aussi trouver mon chemin. Je ne sais plus qui je suis, je ne me reconnais pas, c’est presque comme si je devais me créer une nouvelle identité. J’ai observé tout autour de moi, j’ai vu que tout roulait, mais sans moi. Je ne peux être en colère, mais la déception, la peine, la douleur sont tout de même présentes. Je suis seule, contre tous, parce qu’au fond on l’est tous. J’ai perdu qui j’étais, je perds aussi ceux avec qui j’étais. Tout perdre d’un coup fait peur, mais je vais continuer à me battre, parce que ça vaut la peine de le faire.

J’ai trop pris pour acquis que j’étais encore la même et que j’étais encore entourée des mêmes personnes et que cela ne changerait pas. Mais tomber dans l’oubli, se faire prendre dans un tourbillon d’habitudes, devenir invisible du jour au lendemain, ce n’est pas un tableau facile à regarder. Je n’ai pas envie d’être ce tableau, malgré que les couleurs soient belles, qu’on l’a tellement aimé, il faut prendre son pinceau et ajouter de nouvelles couleurs et non pas refaire toujours le même dessin.

J’ai eu mal. J’ai encore mal. Mais j’ai arrêté de survivre. J’ai décidé que j’allais vivre et je construirai chaque morceau de chaque journée, seule.

 

Vouloir fuir le quotidien

En tourbillonnant sur moi-même, entre deux brassées de lavage, je dois trouver du temps et ma concentration pour écrire ce texte. Ceci m’amène à parler des moments où on fuit notre quotidien ou ceux où on a envie de le fuir.

Que ce soit après une journée de travail où seul le silence vous réclame, mais qu’au lieu de ceci vous entendez cette petite voix vous criant qu’il meurt de faim. Parfois l’instant d’un bain, lorsque j’ai la chance de le prendre seule (rires), je rêvasse à des moments de solitude profonde ou à des endroits où je pourrais être seule avec mon homme, question d’être juste nous deux, pour retrouver le couple que l’on était avant, avant d’accueillir notre enfant tant désiré. C’est presque coupable que je m’imagine la vie sans lui.

On se fait des bonnes bouffes, étant donné notre passion pour la nourriture. On essaie de bons restos pour vivre l’aventure et l’expérience culinaire, mais aussi pour être ensemble le temps d’une soirée en dehors de notre nid familial. On se paye 2-3 jours à Québec, parce que le temps d’un week-end on oublie tout et on fait juste vivre, on fait juste s’aimer, loin des comptes à payer et des responsabilités.

Pas besoin de s’éloigner si loin pour apprécier les petits trucs simples. Cela peut être quelques heures chez la coiffeuse où l’on se sent fraîche et belle à notre sortie. Ou encore une journée de magasinage, une journée au spa, une soirée accompagnée d’un verre de vin, vêtue de notre plus beau pyjama pour regarder son classique préféré. Je trouve que la routine nous donne un bon équilibre, mais parfois ça fait du bien d’être débalancé et perdre pied un peu.

Parfois, il m’arrive d’imaginer un plan B de vie, un métier différent où je pourrais avoir plus de temps pour moi. Ou imaginer avoir plus d’argent pour pouvoir disperser les tâches et organiser mon temps différemment. Parfois mes soirées sont interminables, je pense que je n’arriverai jamais à aller me coucher. Le moment de l’entraînement au gym est mon préféré : le méchant sort et la forme me redonne l’énergie dont j’ai tant besoin.

Au travers de tout cela, la charge mentale : le souper, le bain, les histoires avant le dodo, etc. Je me demande souvent ce qui me ferait plaisir même si celui-ci est petit. Parfois un bon David’s Tea, ça ramène un bon état d’esprit, (ben oui, de l’eau chaude pis des petites miettes de fruits avec du thé, ahah)! On ne se cachera pas qu’une bonne soirée « entre filles » replace souvent les petits tracas qui nous habitent.

Et vous, qu’est-ce qui vous fait sortir de votre routine?

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Mes nombreux changements capillaires

Depuis l’adolescence, je me colore les cheveux. C’est certain qu’à cette époque je n’allais pas dans un salon. C’est entres amies que l’on s’improvisait coiffeuse. J’ai eu des horreurs comme de superbes colorations. J’ai essayé plusieurs couleurs, j’étais vraiment YOLO. Durant le cégep, je me suis assagi un peu sur les couleurs flash et j’ai opté pour des couleurs plus naturelles. Ma couleur naturelle, je ne l’ai jamais aimée. Je regarde de vieilles photos et c’est définitif.

 

De plus, mon toupet c’est pas touche! On a déjà essayé de le faire pousser ou de me faire une frange. Il n’y a rien à faire, j’ai besoin de mon toupet, c’est vital. J’ai peut-être le front pudique, je ne sais pas, mais sans toupet, je ne suis pas à l’aise.

Au cégep, j’ai changé quelques fois de couleurs, mais sans plus. Passant du roux cuivré au brun et même au auburn. J’ai tout de même coupé mes cheveux courts après les avoir eu un peu plus longs!

Mais c’est vraiment vers mes 25 ans que j’ai fait de gros changements. Principalement le roux. Dès que ma coiffeuse de l’époque m’a teinte en rousse, un roux vraiment magnifique, j’ai su que c’était MA couleur parfaite. Ce qui veut dire que je l’ai gardée pendant vraiment trop longtemps. Comme vous pouvez voir sur mes photos, j’ai tout fait avec cette couleur, même rajouter du blond au travers, je les ai eu très longs.

Puis, aujourd’hui, mon coiffeur Simon (du Le Villeray artistes coiffeurs) m’a littéralement sortie de ma zone de confort pour me créer des colorations complètement sublimes. J’étais tellement habituée de toujours être rousse, que je ne regardais jamais les autres couleurs. On a commencé doucement avez une coloration pêche, où ma pigmentation rousse ressortait encore. Mais depuis décembre, c’est le mauve et le rose qui habitent ma chevelure et j’adore ça! J’ai déjà hâte au prochain changement que nous ferons : lavande, gris? Qui sait ? Je lui fais totalement confiance.

J’avoue avoir aimé le roux et que j’aimerai toujours cette couleur sur moi. Ne l’étant pas naturellement, je ne peux me nommer en tant que vraie rousse. Mais si je devais choisir une seule couleur, si on me restreint à une couleur pour le reste de ma vie, je choisirais le roux sans hésitation.

Et vous, est-ce que vous avez essayé beaucoup de colorations dans votre vie ?

 

 

Partie 2 Changement de vie : Ma santé, ma priorité

jenny sante folie urbaine

Juillet 2016 fut l’une des dernières étapes de ce changement de vie. Comme mentionné dans le texte précédant, tout a commencé par un changement de travail. L’année passée, j’ai fait la rencontre d’une personne qui m’a parlé de l’endroit où elle va pour son alimentation et sa perte de poids. À ce moment-là, je n’avais rien à perdre, alors j’ai pris un rendez-vous avec un consultant chez FD Fitness. Je commençais à reprendre ma santé en main et je ne regrette rien jusqu’à présent.

Quelque temps avant la prise du rendez-vous avec cette firme de consultants, j’étais plutôt découragée par les différents types de régimes et de solutions de perte de poids. Donc, j’avais décidé de laisser une dernière chance et de voir ce que cela allait donner comme résultat. En effet, tout le monde est capable de faire des régimes et de perdre du poids, mais le problème est de maintenir ce poids, de savoir quoi manger et d’apprendre comment garder de bonnes habitudes après la perte de poids.

Par le passé, j’ai souvent entrepris des régimes qui se sont tous avérés non concluants. Je crois que la différence entre cette fois et les autres fois où j’ai entrepris ce processus est la manière de penser. À l’époque, je voyais cela comme un régime. Cette fois, je le vois plutôt comme un défi de réapprendre à bien manger au quotidien. Il est certain que le suivi que m’offre cette entreprise m’aide beaucoup. Pour ma part, je suis suivie à cet endroit pour mon plan alimentaire. Chaque visite, ma consultante sort la pince et fait le calcul de mon gras à 12 endroits stratégiques sur mon corps. Par exemple, les épaules, le ventre, le dos, les genoux, etc.

Bien évidemment, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de reprendre sa vie en main. Dans mon cas, cette firme a été d’une aide et d’un soutien exceptionnel lorsque j’en avais besoin. La motivation est l’un des meilleurs alliers durant ce changement. Est-ce que j’ai atteint mes objectifs depuis la dernière année ? J’aurais tendance à vous répondre par un : « pas vraiment ». Je ne suis pas encore rendue au poids où j’aimerais être, mais j’ai acquis quelque chose pour le reste de ma vie : j’ai appris à bien manger et à varier mes recettes pour ne pas me décourager au fil du temps. J’ai repris confiance en moi et j’ose davantage côté vestimentaire. J’ose porter des shorts pour la première fois de ma vie sans me sentir mal dans ma peau.

Avec un peu de recul, je trouve toujours difficile d’en parler avec des gens ou même d’écrire un texte concernant la nourriture et la perte de poids. J’ai compris que de parler de ma santé et de ce processus vient encore me chercher émotionnellement. Ce fut une évolution et une progression quotidienne sur une période de plusieurs années.

Aujourd’hui, je prends goût à me faire de bons repas équilibrés ainsi qu’à faire un peu de sport pour avoir de meilleurs résultats.

 

 

Changement de vie : Le deuil d’une passion ! (partie 1)

jenny changement partie 1 folie urbaine

Chaque changement débute avec la décision d’aller de l’avant. Pour ma part, le tout a commencé en mars 2011. Ce changement a été imposé à la suite de problèmes de santé, à 3 ans de complication et de récidive de péricardites. Ce processus n’a pas été facile puisque je me suis remise en question pendant plusieurs semaines. L’avantage et les désavantages m’ont causé plusieurs nuits blanches et maux de tête. J’ai décidé de quitter le monde de la restauration au début de l’année 2014.

L’un des avantages de travailler en restauration est l’horaire qui varie de jour, de soir et de la presque nuit. J’avais un horaire non conventionnel qui me permettait de faire beaucoup de choses pendant la journée comme prendre des rendez-vous sans devoir prendre congé comme les emplois de 9 à 5.

Comme dans toute bonne chose, il y a un aspect négatif. Avec mon départ de la restauration, je quittais le monde des pourboires et du service à la clientèle directe.

Il n’y avait pas de moment idéal pour faire ce changement. Cette étape de vie m’a forcé à me remettre en question non seulement sur le travail, mais aussi sur l’école, la famille et les amis. Les 10 années passées en restauration m’ont apporté de bonnes choses qui aujourd’hui me manquent encore. Je ne pense pas retrouvé un jour le sentiment que cela m’apportait au quotidien. Je ne peux décrire ce sentiment parce que chaque personne qui travaille dans ce domaine y est pour des raisons différentes : un travail étudiant, un travail pendant un temps, un travail qui rapporte beaucoup de pourboire ainsi qu’un travail qui est une passion.

Durant mes années en restauration, j’avais l’impression que je n’allais jamais au travail.

Avoir le sentiment de ne pas travailler est très agréable. Au fil des années, ces collègues sont devenus comme une deuxième famille. Je les voyais plus souvent que ma propre famille.

Encore aujourd’hui, ce travail me manque énormément. Il n’y a pas une journée où je n’y pense pas, cependant j’ai appris à vivre avec ma décision. J’ai travaillé fort pour que le cheminement soit le plus agréable possible. Il y a eu des hauts et des bas, mais malgré tout, je suis plus heureuse aujourd’hui.

Avec le recul, les 10 années en restauration et les problèmes de santé que j’ai eus, j’ai parfois mis de côté des gens qui étaient importants. Parce que je n’avais pas l’énergie pour faire quoi que ce soit ou tout simplement parce que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait à ce moment.

Je me permets d’ajouter un avantage d’avoir quitté ce travail : les congés. Aujourd’hui, j’ai congé aux jours fériés ce qui est tout de même agréable. Ainsi qu’une vie plus stable qui me permet d’aller à l’école à temps partiel, de voir ma famille, d’avoir une vie sociale tout en travaillant dans un emploi que j’aime 40 heures par semaine.

Malgré que j’aie dû faire le deuil d’un travail qui est devenu l’une de mes passions au fil du temps, aujourd’hui je ne regrette aucunement ce choix. Puisque le changement n’a pas été qu’un changement de carrière, mais un changement de vie.

À suivre…

 

Changer de chemin en cours de route

J'ai dû, à un moment dans ma vie, prendre un nouveau départ et m'accrocher à des choses qui s'offraient à moi et me rendaient heureuse. Trouver des choses qui me permettent de me lever le matin et de vivre ma journée. Je suis devenue passionnée et ce, de la tête aux pieds. Simplement parce que sans passion j'étais vide. Ma passion guide mes actions aie-je commencé à inclure dans mes dialogues. Mais vient un temps où on se rend compte de la différence pas trop éloignée entre passion et obligation. Vu de même c'est moins rose, hein? En fait j'ai un exemple pour exprimer ce sentiment qui m'envahie depuis quelques temps. La photo. Cette passion, je l'ai dans mes tripes depuis l'appareil jetable et les bobines 35mm 400 iso de ma pharmacie Brunet. J'ai toujours été la fille harcelante qui prenait un million de photos pour avoir des souvenirs. Avec les années, cette manie est devenue une passion qui est entrée dans ma vie là où j'en avais le plus besoin! Cette passion a meublé mes temps libres, ouvert mes horizons, offert des expériences inoubliables et a mis plein de gens merveilleux sur ma route. Mais cette passion est, depuis quelques temps, devenue une obligation que je commence à détester. Quand je ne peux plus simplement faire cette chose que j'adore juste pour le plaisir, quand devoir comprendre le charabia est obligatoire, quand rentrer dans le moule semble la seule option, quand absolument TOUTE sauf juste prendre des photos. C'est là que le boute moins le fun gâche le party et c'est là que je suis rendue. L'envie de lâcher avant d'abandonner ou pire, détester. Je suis rendue à garder une relation à temps partiel, sans attache, pour que ça fasse moins mal quand on se quitte pour un temps indéterminé. Mais surtout garder ça à l'écart, loin du gros public pour ne plus ressentir la pression de plaire ou la déception d'être mauvaise!

J’ai parlé récemment qu’habiter seule était une expérience qui avait été enrichissante pour moi. Un apprentissage qui à découler d’une séparation. Plusieurs expériences ont également été les (belles) conséquences de cette décision, entres autres, Folie Urbaine.

Parfois dans la vie, tu prends des décisions à reculons. Tu as peur de regretter, de te tromper ou de prendre de mauvais choix qui te mèneront vers ton bonheur. Pour ton couple ou pour n’importe quoi d’autre dans la vie; une job, un déménagement ou une opportunité quelconque. Moi, la chose qui me terrifiait le plus est devenue la chose qui a déclenché un paquet de possibilités et d’ouvertures à un monde dont je me doutais à peine…

On retourne deux ans en arrière; j’écrivais à peine. Ça avait toujours été une passion pour moi, cachée sous quelques blogs créés qui n’ont pas fait long feu. Une fois déménagée, je me suis mise à écrire davantage, à guetter les annonces de blogs qui recherchaient des textes et j’ai créé le mien, avec la ferme intention de ne plus jamais le lâcher cette fois. J’ai ensuite obtenu une place au sein d’un blog pour écrire hebdomadairement et, 8 mois plus tard est né Folie Urbaine. Les opportunités et les belles expériences ne cessent de se multiplier depuis. C’est sans oublier les amitiés que je me suis faites en chemin, grâce à la blogosphère et grâce à Tinder (s’faire des amis avec Tinder: pas quelque chose qui arrive en couple). Ce sont ces rencontres qui m’ont mené à poursuivre l’écriture et qui m’ont remplis la tête de souvenir dont je me rappellerai toute ma vie.

Merci d’ailleurs, à toutes ces personnes qui m’ont fait grandir depuis 2 ans et que je suis contente d’avoir croiser sur mon chemin.

C’est vrai que c’est à la base un texte sur ma propre expérience, oui. Mais tout ça, c’est pour dire qu’en prenant des risques et en osant prendre certains chemins, des fois on se ramasse dans des sentiers qu’on ne croyait même pas exister, auxquelles on n’avait même pas pensé. Il y a deux ans, je ne pensais pas être rendue où je suis aujourd’hui. Des fois, les opportunités se présentent sans qu’on l’ait même souhaité et tout ça parce qu’un jour, on ose changer de route en plein trajet.

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