Lectures jeunesse des Éditions de la Bagnole

des lectures des éditions de la bagnole

Supergroin contre les infâmes mitaines.

Carole Tremblay et Bach forment une équipe dynamique et talentueuse.

Troisième de la série de Supergroin, que je ne connaissais d’ailleurs pas du tout, je suis embarquée dans leur Univers dès la première page!

Pour mon coeur d’enfant qui a toujours adoré les bandes dessinées, telle qu’Archie, Boule & Bill ou Tintin, je me suis retrouvée au beau milieu d’une histoire rocambolesque, rafraîchissante et loufoque!

Les onomatopées m’ont charmé; elles ont donné un rythme particulier à l’histoire et surtout m’ont gardé sur le qui-vive du début à la fin.

Supergroin apparaît dans un casier et nous emmène dans un récit hilarant avec Toinette une jeune fille typiquement dramatique!

Sans vous en dire trop sur l’histoire, je vous dévoilerai seulement que l’image des mains gelées qui tombent est ma favorite…

Je suis restée sur ma faim, j’aurais aimé que la bd puisse continuer encore quelques pages de plus.

Je vais certainement aller chercher les deux autres livres de la série et les dévorer avec mon fils de 7 ans.

Parlant de lui, de mon Javier, il était tordu de rire et m’a dit qu’il avait adoré le personnage de Supergroin, le cochon super-héros.

Pour les petits et les grands amateurs de ce style de lecture, je vous invite à lire les aventures de ce personnage attachant!

Petit-Beurre et Grand-Gredin

Une belle histoire, de famille, d’amitié et d’amour.

J’ai bien apprécié les illustrations douces au travers du livre, même lorsque l’histoire parlait de faits plus sombres et grotesques.

Le récit est en soi simple, une famille d’adoption avec de bonnes valeurs qui se voit confrontée à un ignoble personnage qui vient chahuter l’essence du bonheur qui unit Petit-Beurre aux siens.

Mon fils de 7 ans, Javier, a bien aimé la ruse utilisée par Petit-Beurre; il l’a aussi trouvé courageux d’avoir affronté Grand-Gredin.

Quant à moi, j’y ai vu l’opportunité de parler avec lui de sujets plus profonds; comme l’influence des autres sur nous et sur ceux qui nous entourent, de l’intimidation et des conséquences qui en découlent, puis aussi de manière pacifique de régler des conflits, notamment en se joignant à un leader positif.

Je recommande ce type de lecture à tous les enseignants, éducateurs et parents qui veulent utiliser un média intéressant pour parler de valeurs et d’outils pour gérer des conflits intelligemment et surtout respectueusement.

Le courage de Bébé Lionne

Mon coup de cœur va à cet ouvrage magnifique… il m’a touché directement dans l’âme. C’est un bijou!

J’ai bien aimé que l’histoire soit à la fois en métaphore, d’une famille de lions et en parallèle, avec le vécu de l’auteure même, Mai Duong.

Tout en délicatesse, nous sommes transportés dans le milieu de la savane où vivent une famille adorable de lions.

Un nuage gris ténébreux, la maladie de la mère, vient assombrir la sérénité de ceux-ci et nous passons par une gamme d’émotions en même temps qu’eux…

Nous lisons, mon grand de 7 ans et moi, la fable ensemble, page par page, et je souhaite que la fin soit heureuse ou du moins empreinte d’espoir…

Mon fils Javier, hypersensible depuis sa naissance, me regarde à la fin avec ses yeux luisants et me demande; la leucémie c’est juste pour les animaux, hein Maman?

Nous avons eu une bonne discussion, pendant 30 bonnes minutes; il me posait des questions, je le sentais fragile et anxieux… puis rassuré.

Je remercie madame Duong de nous avoir laissés accéder à une période de sa vie où courage et résilience ont fait équipe pour survivre à ce genre  d’événement qui arrive telle une bombe, au cœur d’une famille.

C’est un réel joyau de pouvoir avoir ce livre pour expliquer l’inexplicable.

Pour aborder un sujet délicat et malaisant avec ceux qui nous entourent.

Pour les plus petits et même pour les plus grands, je souhaite que son œuvre soit partagée le plus possible dans les foyers et partout où elle pourra soit redonner espoir ou simplement aider à mieux comprendre ce qu’est la maladie.

Je me suis aussi rappelée mon père, décédé d’un cancer, il y a 3 ans…

Cela m’a fait un petit baume sur le coeur.

Les illustrations d’Amélie Dubois sont d’ailleurs réconfortantes et donnent dans une simplicité fragile. C’est un beau mariage entre l’histoire et les images.

Révision par Jennifer Martin.

Hommage aux 2Frères

Charline fait un hommage aux 2Frères

Le 40ième Gala de l’Adisq sera présenté le 28 octobre prochain.

Pour moi, qui aura 40 ans l’an prochain, je peux presque dire que j’ai grandi avec la musique québécoise. Bien sûr, mes parents écoutaient souvent de la musique latine, surtout les fins de semaine, parcontre la télévision et la radio étaient  aussi sur des postes francophones car ceux-ci aimaient bien suivre l’actualité, les émissions et la culture d’ici.

Sans rien enlever à Harmonium, à qui on rendra d’ailleurs un hommage bien mérité cette année, j’aimerais rendre le mien à un groupe que j’ai malheureusement découvert, un peu sur le tard, les 2Frères.

La majorité du temps, en voiture comme à la maison, j’écoute les chansons sur les playlists de mon cellulaire, soit ; du dance des années 1990, des vieux de la vieille comme Jean-Jacques Lafon ou Francis Cabrel, des indémodables comme Ginette Reno ou Éric Lapointe, bref, je n’aime pas vraiment me faire interrompre quand je suis dans ma bulle auditive, alors je syntonise rarement la radio.

Par une journée que j’avais justement oublié mon cellulaire, je suis tombée sur une chanson qui dès les premières paroles, m’a fait voyagé dans un Univers qui m’était inconnu; celui des frères Caouette;

Derrière le comptoir d’un vieux magasin de disques 
Quequ’part à deux pas du Mile End
Tu vendais des vieux vinyles usés dans une boutique
T’avais 17 ans pis la vie c’tait loin d’être Disneyland” …
(extrait de la chanson 33 tours)

Je me suis faufilée dans le personnage momentanément. Ce fût si facile, tel une seconde nature. Cette chanson m’a parlée, elle m’a prise dans les bras et m’a fait naviguer.

En effectuant une brève recherche sur ce groupe, je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup leurs manières de raconter, de chanter, de s’exprimer.

Leurs textes sont francs, ils sont vrais, ils sont empreints de simplicité désarmante. J’adore!

Cela me rappelle légèrement les Linda Lemay, Vilain Pingouin et La Chicane de ce monde.

Pour moi, qui suit une poète dans l’âme, une romantique assidue ainsi qu’une nostalgique assumée, les 2Frères sont une bouffée d’air frais, une vague remplie de douces paroles d’Amour et de Vie.

Même eux, semblent être de bons vivants, ayant le coeur à la bonne place et la joie de vivre au corps.

Avec leur chanson “M’aimerais-tu pareil?” ils ont réussit à se tailler une place dans ma fameuse playlist et je zieute leur site internet pour être à l’affut des dernières nouvelles qui les concerne. Plusieurs dates de concert sont justement affichées, dont une tout à fait   pourrai pas y aller, mais je crois que je vais regarder pour une autre date, car j’aimerais bien les voir live un jour!

Depuis cet été, je les écoute régulièrement et chaque fois je me laisse prendre au jeu, et je m’évade sur leurs mélodies séductrices. Il faut croire que je ne suis pas la seule puisque les 2Frères ont 4 nominations au gala de l’Adisq, cette année!

 

– Album de l’année (adulte contemporain)

– Album de l’année (meilleur vendeur)

– Groupe / duo de l’année

– Chanson de l’année (Comme avant)

 

Mon vote pour chanson de l’année a déjà été envoyé, et je leur souhaite encore plus de reconnaissance, pour tout le travail et le temps que cela a dû leur prendre pour se rendre là.

Continuez de nous faire vivre des histoires d’Amour et de Vie qui nous ressemble, dans un français qui nous réflète et qui donne une couleur unique aux chansons et aux paroles.

D’une fan de musique, de poésie et de chansons.

Merci.

Crédit photo de couverture : Google Image (magazine socan.ca)

      

 

 

 

 

 

Être empathe

être empathe

Je ne suis ni devineresse, ni diseuse de bonne aventure.

Je suis empathe.

Cela signifie que je suis une éponge humaine des énergies et des vibrations qui m’entourent.

Au quotidien, cela veut dire que lorsque je suis entourée de gens, je passe par une gamme très diverses d’émotions. Tantôt triste, tantôt souffrante, je me sens souvent comme si je tenais le Monde sur mes épaules.

Mes amis aiment bien se confier à moi, les vieillards me sourient, les bébés m’adorent.

À vrai dire, c’est quand même ardu à expliquer… sans paraître trop bizarre ou très différente, aux yeux des autres.

Imaginez, par exemple, être dans votre milieu de travail et ressentir physiquement ce que vos collègues vivent intérieurement; mal de dos, stress, peine, fatigue, etc.

Il m’est déjà arrivé d’éprouver une tristesse momentanée, une incompréhensible envie de pleurer à m’en fendre l’âme. Puis me rendre compte, qu’une collègue vit justement une situation qui explique mon récent malaise.

Cela surprend. Cela fait réfléchir, surtout.

Aujourd’hui, je suis plus en maîtrise de ce don, ou de cette malédiction, pour certains.

J’ai appris à vivre avec ce bagage supplémentaire qui m’arrive dessus comme une tonne de briques. Sans que je ne le demande. Sans que je puisse vraiment l’éviter.

Cela peut sembler lourd à vivre, certes, par contre je crois que je suis tout de même apte à gérer le tout. Je dois parfois me retirer et être seule, pour être en mesure de me ressourcer, de remplir mon énergie à nouveau.

Je suis comme une décharge à émotions, plus souvent qu’autrement négatives, mais quelquefois positives heureusement.

Comme vous le savez déjà, je suis éducatrice en petite enfance et plus particulièrement avec les 2 ans. Eux, ils en vivent des émotions, à grandes pelletées, je vous dirais; de fierté, de peine, de peur ou d’euphorie. Je vis des montagnes russes à chaque jour et autant que je puise dans leurs énergies débordantes, autant qu’ils viennent gruger dans la mienne; dans mon assurance, ma confiance en moi, mon énergie zen ou ma tendresse.

Ma réserve de ressources peut facilement se décharger avec ces mignons petits êtres attachants.

Mais, je ne le répèterai jamais assez «j’adore mon métier, ma passion», parce qu’en bout de ligne, détenir une porte ouverte sur leurs états affectifs me donne, en vérité, un net avantage pour les aider à s’épanouir mieux et à les réconforter. Mes petits lapins aiment se retrouver dans mes bras.

Je suis en mesure de me mettre à leur place, d’éprouver leur sentiment du moment et de faciliter ainsi mon approche avec eux.

Avec les parents aussi, je deviens empathique à leur affliction de devoir aller travailler et de laisser leur bien le plus précieux, qui a les larmes aux yeux ou qui réclame un 32ème câlin.

Sans me décrire ou me prétendre comme une magicienne, quelquefois je me sens comme une ingénieure de son, qui peut atténuer la tristesse que vivent les enfants, quand ils doivent voir partir leurs parents le matin. Ou même, qui augmente leur sérénité au moment de la sieste, pour leur permettre de retrouver leur calme et de se laisser emporter plus aisément dans les bras de Morphée.

être empathe

Je vous dirais que j’ai compris que j’étais empathe le jour où je suis allée dans un salon funéraire voir une connaissance décédée tragiquement, un ami de mon conjoint, et qu’en mettant les pieds dans la salle, j’ai dû prendre une grande respiration, bruyante de surcroît, parce que j’ai manqué d’air, tellement il y avait de peine, d’incompréhension et de rage parmi ceux présents. J’avais à peine 19 ans.

Je suis sortie à reculons et mon chum m’a immédiatement dit de rester dehors et de reprendre mon souffle. Ce jour-là, marqué au fer rouge dans ma mémoire, j’ai su, consciemment que je vivais, une situation disproportionnée.

Un trop plein d’émotions pures qui m’a presque jetée par terre par sa force sur moi.

Sur mon âme qui m’a blessée, qui a explosé dans mon être si sensible à cette détresse.

Plus récemment, j’ai rencontré un nouvel ami lors d’une sortie et cette personne m’a immédiatement confiée des bouts de son Existence qu’il a subit, qui l’ont meurtri au plus profond de ses abîmes.

Là, pour ceux qui me connaissent, j’aime donner des massages, c’est un moyen de communication (!) très commun chez moi. Une sorte de manière d’échanger, de comprendre l’autre. On pourrait même dire de thérapie…

De cette manière, je vais au noeud du problème et je peux canaliser mon énergie pour aider.

Donc, tout en continuant de parler, au milieu de la foule, je le massais et puis j’ai immédiatement ressenti une douleur vive sur mon flanc droit. Je lui demande s’il a mal dans cette région et il me dit: «OK, tu es weird, toi!»

Je l’ai bien ri!

Il m’a par la suite dit qu’il avait quelques côtes de fêlées, d’un incident qui lui était arrivé!

J’en suis moi-même restée bouche-bée.

Cela fait peur, je peux vous l’assurer.

Par ailleurs, je me suis toujours fiée à mes instincts, à mon intuition, d’aussi loin que je me souvienne. Sans détenir la science infuse, je vous avouerais que je marche dans la Vie, en ayant les yeux fermés, métaphoriquement parlant, bien sûr!

Je ne jure que par mon feeling, ma petite voix intérieure qui me guide constamment, qui choisi pour moi lorsque je me sens subitement à une croisée des chemins.

Et par chance, elle ne m’a jamais faillie, pour le moment.

Grâce à elle, je devine et je perçois les intentions d’autrui.

Quelquefois, je découvre des aspects inattendus ou inavoués des gens. Néanmoins, il m’arrive aussi de discerner du bien chez d’autres qui me surprennent alors.

Quelques-uns disent qu’il faut faire attention autour de moi, car je lis dans les pensées, mais je vous rassure que même s’il m’est arrivé quelquefois de savoir des faits sans que la personne ne le dise tout haut, je ne l’ai jamais fait intentionnellement et encore moins, pour en tirer un bénéfice quelconque…

En ce moment, je «ressens» que vous avez adoré mon article et vous le partagerez à profusion! (ha! Ha! ha!)

Plus sérieusement, je vous laisse des liens qui font référence aux personnes empathes, et peut-être certains ou certaines d’entre vous se seront reconnus dans mon expérience, alors vous pourrez en apprendre un peu plus sur cet aspect de la Vie, qu’est d’être empathe.

Liens internet:

Les 11 types d’empathes. Lequel êtes-vous?

Les 30 traits de caractères d’un empathe.

 

Séance photo, Retour en classe par Airoldi

Photographier mes enfants est une de mes passions dans la vie.

Avant eux, je faisais faire des photoshoots saisonniers à notre magnifique chatte, Chantale!

La pauvre féline s’est fait voler la vedette dès que j’ai posé mon regard sur les plus beaux petits êtres que j’ai eu la chance de voir.

La chair de ma chair : mon fils et ma fille.

Par choix personnel et sans jugements envers ceux et celles dont l’opinion diffère, j’expose régulièrement des photos de mes enfants sur les réseaux sociaux et ils sont donc habitués à passer devant l’objectif d’un appareil photo.

La fin de semaine dernière, j’ai pu vivre une expérience vraiment unique et je dois dire que j’ai adoré la séance, du début à la fin.

Soléa, ma fille de 4 ans, a pu se divertir et surtout découvrir la toute nouvelle collection de Jean Airoldi, « Retour en classe », sortie le 9 août dernier dans toutes les boutiques Aubainerie du Québec.

Le tout a pu être immortalisé sous les clichés amusants et créatifs de la belle Karine, une des fondatrices de Folie Urbaine.

Le photoshoot lui-même a été intéressant, voire magique. Ma fille était à l’aise et en confiance, allant jusqu’à proposer des poses et avoir le choix des endroits où elle voulait se faire photographier.

Quant aux vêtements fournis pour la séance, Soléa avait le sourire aux lèvres en les apercevant et ne tenait plus en place, tellement elle avait hâte de les enfiler.

Le mélange de noir et de couleurs pastel, l’ajout à la fois délicat et distingué de la cuirette ainsi que le look chic urbain m’ont tout simplement envoûtée!

Notre coup de cœur fût, à toutes les deux, le haut turquoise avec l’effet de la petite sacoche imprimée et de la fermeture-éclair cousue sur le chandail.

L’illusion était parfaite et lui donnait l’air d’une mini-moi en devenir.

Je suis aussi allée jeter un coup d’œil à la collection garçon pour trouver une combinaison gagnante pour la rentrée de mon fils de 7 ans.

Les couleurs vibrantes alliées aux écrits de style graffiti sur les hauts donnent du mouvement et une dynamique attrayante à l’ensemble des vêtements.

La collection est offerte dans les tailles de 3 à 8 ans… et, à mon grand malheur, puisque j’aurais certes aimé pouvoir porter les mêmes fringues que ma fille chérie!

Je la regardais, à quelques mètres de moi à peine, jouer au mannequin, charmer l’appareil photo devant l’école et dans la cour.

Puis, j’ai sentie une nostalgie soudaine venir m’envelopper.

Un an encore et cela sera réellement la rentrée scolaire, pour ma plus jeune!

Ouf! Le cœur de Maman était fébrile mais aussi remplie de fierté.

Tant d’acquis et de connaissances l’attendent au tournant.

Mais, comme cette journée-là, que je soit placée derrière, de la caméra, ou à ses côtés, main dans la main, je serai toujours présente pour elle.

À l’aider et à l’encourager, à foncer tête première dans les projets qui croiseront sa route.

Bonne rentrée à tous vos petits trésors!

Collection de la rentrée de Jean Airoldi

 

Crédit photos : Karine Caron-Benoit

Merci à Nidem Communications et à Jean Airoldi pour les magnifiques vêtements!

 alix marcoux

Cours de mixologie 101

cours de mixologie 101

Vendredi soir dernier, je suis sortie de ma zone de confort ; j’ai plongé tête première dans une nouvelle expérience, juste pour le plaisir de faire différent, de changer mon quotidien et de m’obliger à quitter les 4 murs si douillets de ma maison.

Une bonne amie à moi, Phanie, a gagné 10 passes pour participer à un cours de mixologie privé lors du Festival « Un goût des Caraïbes », qui se tenait du 12 au 15 juillet 2018, au quai de l’Horloge, à Montréal.

La jeune en moi a tout de suite voulu profiter de cette opportunité pour mieux connaître la base en matière d’alcool et de  mélanges de drinks… question de dépoussiérer mes vieilles recettes de mojito ou de rhum & coke!

J’étais évidemment nerveuse, car je ne connaissais que Phanie, mais au final nous nous sommes tous bien entendus et surtout bien amusés!

Les organisateurs étaient bien préparés à nous accueillir et ils nous ont vraiment fait vivre une soirée VIP.

Quel superbe concours!

Sur la longue table, nous avions tous les accessoires nécessaires à la création de cocktails sortant de l’ordinaire ; de la planche à découper, en passant par la passoire et le mortier. Nous étions équipés comme des pros!

Et que dire de l’alcool et des fruits frais mis à notre disposition? Magnifique!

Nous étions tous anxieux de commencer notre cours de mixologie 101.

Avant même de commencer à préparer nos deux drinks de la soirée, nous avons appris à nous servir adéquatement des accessoires de mixologie et des méthodes utilisées pour réaliser avec classe un cocktail.

Question d’impressionner sur toute la ligne.

Après quelques essais, nous étions tous en mesure de shaker nos mélanges avec entrain et distinction. Et même de manière lascive!

Pour le premier drink, nous avons confectionnés, le classique du classique : le punch! De ce que notre hôte Gabrielle nous as dit, le mot anglais punch, qui est en fait un mot persan : panj, signifie cinq, car le punch est une boisson composée de cinq ingrédients.

Ma découverte pour ce mélange a été une petite bouteille : l’Angostura, une liqueur apéritive fabriquée à partir de l’infusion de plantes amères.

Sa saveur d’épices, m’a rappelée un peu l’odeur du thé chaï, que j’adore.

Donc l’Angostura, à mon avis, est l’ingrédient qui a donné toutes ses notes savoureuses au punch. C’était délicieux!

Ensuite, nous avons préparés, un cocktail qui tirait ses accents sur le fameux piña colada! Un autre de mes cocktails préférés!

Le goût de l’orange fraîchement pressée et l’onctuosité de la crème de noix de coco, ainsi que le soupçon de muscade râpée m’ont littéralement envoûtée…

C’est vraiment la meilleure boisson qu’il m’a été donnée de boire.

Et ce n’était pas tout!

Après notre atelier, nous avons été conviés à nous asseoir dans une section privée, accessible que pour nous et sur la table, au milieu des sofas confortables, il y avait d’autres boissons alcoolisés et des jus de fruits pour que l’on puisse continuer de se concocter des drinks.

J’y ai d’ailleurs goûté les petits derniers de Trū Lüv, la nouvelle boisson signée Poppers. Celle à la framboise, hibiscus et grenade fut ma favorite.

Quoi demander de plus?

Nous étions dans une ambiance de fête, avec en trame de fond, de la musique entraînante des différents pays des Caraïbes et d’effluves toutes plus alléchantes les unes que les autres.

Je me suis laissée tenter par une divine poutine épicée de bananes plantains et je l’ai dévorée!

Somme toute, je suis fière de moi, d’avoir saisi l’occasion de vivre non seulement une formation que je n’aurais jamais prise si cela n’avait été de ce concours, mais aussi d’être allée hors des sentiers battus en ce qui a trait à ma timidité.

Si vous recherchez une activité à faire en couple, entre amis, famille ou entre collègues, je vous la conseille fortement ; c’est original et cela change des soirées karaoké ou de jeux de cartes.

 

Crédit photos : Charline

 

Rencontrer sa mentore

Ce matin-là, en poussant les portes de l’immeuble et en l’apercevant instantanément au milieu de cette foule, je me suis retrouvée subitement à 13 ans, dans sa classe, dans mon passé.

Manon Leblanc.

Synonyme de rêve, de bonheur.

Son existence dans la mienne a eu une incidence importante dans mon parcours de vie, dans la définition même de qui je suis devenue.

C’est elle qui a semé le bourgeon de ma plus grande passion; l’écriture.

J’étais en secondaire 1, essayant de me tailler une place dans ce nouvel environnement hostile qu’est l’adolescence. Avec mes éternels questionnements et l’impression de n’être qu’un simple pion de plus dans le jeu de la vie, cette jeune enseignante m’a ouvert les yeux sur le monde de la création et de l’espoir d’exister, de laisser sa trace.

J’étais une simple fille, aimante de la vie, qui avait besoin d’un modèle, d’une oreille attentive, et en elle, j’ai trouvé tout cela.

Je la regardais, devant la classe, armée de confiance en soi et d’optimiste et je ne pouvais qu’espérer devenir aussi épanouie qu’elle.

Ma belle Manon, souriante, attachante, inspirante.

Encore aujourd’hui, lorsque j’écris, j’entends les conseils qu’elle me donnait; utiliser des synonymes, éviter le mot «chose», être authentique.

Grâce à elle, je suis devenue éditorialiste pour le journal étudiant. Elle a cru en moi, plus que je croyais en moi-même.

J’ai adoré l’expérience, rassembler les textes, façonner le journal, varier les sujets, écrire. J’étais enfin dans mon élément, dans un paysage qui me fascinait, qui me grandissait.

La poésie et les textes personnels sont devenus mes meilleurs amis, mes confidents. Durant ces années-là, j’ai écrit à chaque semaine, mes états d’âme, mes peurs, mes aspirations. Mon amour pour tout, mais surtout mon amour de l’amour.

L’amour m’a toujours enflammé.

Un bel héritage qu’est l’écriture. Une empreinte émotionnelle inscrite à jamais sur une page, des pages.

Indélébile comme le fantôme qui m’a suivi durant toutes ces années où j’ai perdu de vue ma mentore, partie enseigner dans un autre établissement scolaire.

Le choc de son départ m’avait ébranlé, déraciné… mais le bien était déjà fait…

Elle m’a suivi malgré tout, en pensée, en souvenir, en rêve. C’était mon alliée secrète et à chaque fois que je créais un texte, je l’écrivais en l’ayant en tête, en me disant qu’elle serait fière de me lire.

Puis, Facebook a fait son apparition et je l’ai retrouvé! Nous avons reconnecté au travers de nos publications, de nos photos. Le temps n’était nullement passé pour notre relation. Elle était restée intacte, à l’abri des intempéries des silences qui avaient existé sans qu’on se parle.

Donc, indéniablement, lorsque j’ai vu que le printemps du livre de Mascouche accueillait des auteurs Lanaudois, et que ma Manon Leblanc en faisait partie, je ne pouvais passer à côté de cette opportunité pour retrouver celle que j’ai chéri et adulé presque toute mon existence.

Alors, j’y étais. Et elle y était. Entourée de son aura éblouissante, au milieu de tous ces gens rassemblés. Lumineuse comme dans mon souvenir. Et surtout inconsciente du fait que je viendrais la voir…

Son visage, son expression lorsque nos yeux se sont croisés, la seconde où nos âmes se sont reconnues. La Terre qui a arrêté de tourner. Nous étions seules, à nouveau.

Enfin, presque, car j’avais mes deux enfants avec moi. Mes deux passions, mes deux amours.

J’en ai profité pour acheter un bout d’elle, un autre de ses livres; Dans le rouge du ciel. Je le lirai, par petits jets, pour étaler mon plaisir, la chance de la redécouvrir au travers de ses écritures.

La fin de l’année scolaire vient de s’achever pour mon fils. Je lui souhaite un jour de croiser un professeur ou une professeure qui saura l’inspirer de la sorte.

 Folie Sofia logo reviseure

L’Amour, la Tendresse, la Passion et NOUS.

l'amour

Si la Vie était un feu de foyer, l’Amour serait certainement les bûches, la Tendresse serait le bois d’allumage, la Passion serait les papiers journaux froissés en boule et NOUS serions le feu pour nous réchauffer et admirer cette merveille de la Nature, cet élément paisible qui nous relaxe tant.

Si la Vie était une chanson, l’Amour serait assurément la mélodie, la Tendresse serait les back vocals, la Passion serait le texte et NOUS serions la Voix unie, poignante, qui nous transporte dans des endroits tous plus magnifiques les uns des autres.

L’Amour c’est la base, les piliers, le fondement de toute relation.

D’ailleurs, lorsqu’on peut dire « je t’aime », on ouvre la porte à la sincérité, aux confidences, à la magie des premiers instants et des premiers baisers.

L’Amour c’est psychique, c’est dans les hormones, c’est au delà des ouï-dire, et des conventions ou des quelconques frontières qui pourraient se dresser sur notre route.

L’Amour c’est les papillons dans le ventre, les mains moites, le sentiment d’ennui et de manque quand l’autre n’est pas présent.

La Tendresse c’est le glaçage qui maintient les parties du gâteau ensemble, c’est les fioritures d’une écriture manuscrite, c’est la cerise sur le sundae.

C’est elle qui perdure dans le Temps et dans les intempéries. Qui surgit au moment opportun, par une journée exténuante qu’on a eus ou par une journée ordinaire pour la rendre extraordinaire.

La Tendresse c’est doux, délicat, elle arrive sur la pointe des pieds pour nous gâter, pour nous faire sourire et nous rendre conscient du Bonheur que l’on partage.

La Tendresse, c’est la main sur l’épaule, ou sur une fesse. C’est un regard complice qui n’a point besoin de s’exprimer pour nous réchauffer le cœur.

Elle est dans nos souvenirs les plus précieux, ceux là-même qu’on se remémore lorsqu’on se sent nostalgique.

La Tendresse c’est tout simplement simple! Pourtant, elle aussi a son importance dans la Vie.

La Passion c’est le « luxe », l’excédent, la folie d’un couple.

D’ailleurs, c’est celle qui anime et réanime la relation. Elle survient plusieurs fois, à différents moments et surtout à l’improviste; elle ne peut être conçue, ni feinte, car elle est vraie, elle est viscérale.

La Passion c’est physique, charnel, c’est la chair contre la chair.

C’est le magnétisme entre deux corps, entre deux âmes.

C’est dans les phéromones et cela nous prend par les tripes.

La Passion c’est la chair de poule, les palpitations du coeur qui accélèrent, les sens éveillés et les instants d’extase lorsqu’on est foudroyé par elle.

Je suis choyée.

J’ai tous ces 3 ingrédients qui font ma recette du Bonheur pur et sain.

Ces 3 sentiments qui font de NOUS, un NOUS heureux, sincère et douillet.

Je suis ta vieille pantoufle et j’en suis ravie.

Tu es mon beau grincheux et je ne te changerais pas.

Merci de concocter, encore et encore, cette aventure et cette histoire qui me comble si bien !

 

Quand ton fils veut une fête d’Harry Potter

HarryPotterus Totalus: sortilège qui empare toutes les pensées de la victime, de l’Univers d’Harry Potter.

Voici de quoi je suis atteinte depuis que mon fils adoré m’a demandé de lui organiser une fête de 7 ans, sous le thème de sa nouvelle obsession : Harry Potter.

Il faut dire que depuis toujours, quand je décide de m’embarquer dans un nouveau projet, je ne fais jamais les choses à moitié!

Alors, me voici, 60 jours avant son anniversaire, à m’imaginer tout ce que je pourrais fabriquer et utiliser pour lui créer LA FÊTE de ses rêves.

Baguettes magiques, Vifs d’Or, affiches, … mon brainstorming part de tous les côtés… ma créativité n’a plus aucune limite.

Par où, par quoi commencer?

Les invitations, bien sûr! Après quelques recherches sur Internet, j’ai réussi à mettre la main sur la police de caractères Harry P, qui m’a permis de confectionner une magnifique lettre d’invitation pour son anniversaire, digne de l’école fictive Poudlard.

Ensuite, trouver la pâtissière qui saura confectionner un gâteau selon mes spécifications ; je voulais un gâteau qui ressemblerait à un grimoire, avec le foulard bourgogne et jaune à l’effigie de la maison Gryffondor, tant apprécié par mon garçon. Chanceuse, comme je suis, j’ai trouvé la perle rare qui m’a offert encore plus que je ne l’aurais souhaité! Elle a même ajouté un Vif d’Or, une baguette magique et des lunettes sur le gâteau. Un vrai délice, autant pour les papilles gustatives que pour les yeux! Merci encore Jerty (Instagram@jertysdelight!

Pinterest ,je t’aime!

Pinterest, c’est mon meilleur ami quand j’ai une idée dans la tête, mais que j’ai besoin de savoir comment le faire!

Le Vif d’Or, c’est cette petite balle vraiment primordiale dans le jeu du Quidditch, car si elle est attrapée, elle met fin au match, en accordant 150 points à l’équipe qui l’a capturée…

Qu’est-ce qui ressemble le plus à un Vif d’Or? Un chocolat Ferrero Rocher!

J’ai donc enlevé le moule en papier et le petit collant Ferrero, puis j’ai imprimé, découpé et collé des ailes aux lignes dorées sur chacun des Vifs d’Or. J’en étais moi-même impressionnée par le résultat!

La baguette magique était aussi un must à créer pour les futurs sorciers et sorcières qui allaient assister à cet événement Harrypotteresque.

Je me suis réellement amusé à les façonner ; des baguettes en bois, de la colle chaude et de la peinture argent et bronze, puis une dose d’Amour.

Voici mon secret.

 

Les items personnalisés

Je tenais à ajouter une touche personnalisée à ce party thématique, donc j’ai opté pour une affiche aux airs du Prisonnier d’Azkaban. Les parents des amis m’ont donné un coup de pouce, en m’envoyant une photo de leur enfant, grimaçant ou souriant. L’effet final a vraiment eu un impact sur le visuel de la fête.

À cela, j’ai également créé des feuilles d’activités pour remplir les sacs à surprises ; mot caché, un message codé, une cravate des différentes maisons à colorier et même un diplôme officiel de Poudlard!

Les clins d’œil aux films

Je me devais de faire des références aux films et d’émerveiller ces enfants qui entraient dans l’Univers d’Harry Potter en assistant à cette journée spéciale.

Le fameux ChoixPeau qui détermine dans laquelle des 4 maisons chaque nouvel élève sera envoyé ; Gryffondor (rouge), Poufsouffle (jaune), Serdaigle (bleu) ou Serpentard (vert).

J’y suis allée d’un cocktail magique qui dévoilerait la couleur de la maison ; une goutte de colorant alimentaire dissimulée préalablement sous de la glace concassée, et en y versant du 7up, les yeux des participants se sont illuminés dès que la couleur est apparue « magiquement »! De toute beauté.

La même réaction lorsqu’ils ont découvert dans leurs petits sacs respectifs, la fameuse grenouille en chocolat qu’Harry adore manger.

Mais encore…?

J’ai fignolé le tout avec un hibou à l’entrée, mon fils qui les a accueilli avec une toge de Gryffondor, des assiettes, des verres, une banderole de fête, des sacs surprises aux images des 4 maisons et des tattoos d’Harry Potter.

Obsessif… je dis plutôt créatif…

Je suis créative et perfectionniste. Coupable!

Je crois que j’ai tout donné pour faire des 7 ans de mon Javier chéri et de ses amis, une fête qu’ils n’oublieraient pas de si tôt.

Mission accomplie si je me fie aux commentaires des parents et de ma famille!

Maintenant, 4 mois me séparent des 4 ans de ma fille… si elle peut finir par choisir un thème et le garder…

 

16 paires d’yeux et un cœur comblé

être éducatrice à l'enfance

Assis en cercle devant moi, j’ai 16 paires d’yeux qui me regardent, qui me sourient et qui patientent.

Bref, presque tous…

Nous sommes lundi matin et je suis comme un juke-box humain pour ce petit groupe de 2 ans.

” Les crocros…” demande l’un d’eux.

“Ain-ti font font” supplie l’autre.

Une quinzaine de minutes plus tard, ma shortlist de comptines et leurs temps d’attention presque épuisés, ma collègue et moi les disposons en coins libres et procédons aux diverses routines de la journée.

J’ai un travail, que dis-je, une passion formidable!

Je suis éducatrice en petite enfance.

À en croire certain, ce titre pourrait devenir l’équivalent d’être une super héroïne ou une sacro-sainte, juste en voyant leurs yeux s’écarter lorsque je leur dis que je passe 8 heures par jour avec 16 petits terrible two.

Il y a les couches, certes, les crises de larmes, ok, les gestions de crise de bacon, oui.
Je peux comprendre que cela peut paraître éreintant, voir psychologiquement drainant…

Mais ô combien valorisant, voir physiquement bénéfique!

Chaque matin, j’ai droit à mon comité personnel de bienvenue dès que je franchis le pas de la porte.

Me rendre à mon armoire, au fond du local est une course à obstacles parsemée de câlins, de cris de joie, de petites mains qui veulent se faire prendre ou d’yeux qui cherchent mon regard.

J’entends au moins 7 versions personnalisées de mon prénom et déjà une dizaine de demandes différentes pour un bac de jouets en particulier ou un disque à faire rejouer.

Ma jauge de bonheur est donc remplie dès ma journée à peine entamée.

Quelle belle sensation que celle d’être attendue, espérée, salutaire pour ces enfants en pleine découverte de leur autonomie.

En toute humilité et surtout, loin de vouloir prendre la place de leurs parents, je ressens cette vague d’amour quotidienne comme ma réserve exclusive d’infimes doses de bonheur encapsulées.

Ma fontaine de jouvence, c’est eux!

À vouloir apercevoir leurs sourires s’illuminer comme des lumières de Noël en intermittence, je retrouve ma fougue d’enfance et je me mets soudainement à ramper sous les tables, sauter comme une grenouille ou même danser le boogie sans gêne.

Leurs rires aux éclats sont des incitatifs à leur faire d’amicales sursauts, des coucous à profusion ou même des grimaces dignes des plus vieux singes!

Il n’y a pas d’emploi plus donnant-donnant que celui que j’ai choisi, à mon avis.

En leur apportant de la sécurité, de l’aide, de l’attention, je recueille de l’agrément, de la confiance, du bien-être.

En leur offrant des activités diverses, des apprentissages amusants, des outils pour se développer et grandir sainement, je récolte de la créativité vive, de l’émerveillement face à leurs créations et de la fierté vis-à-vis leurs progrès.

Je m’investi cœur et âme pour leur offrir le meilleur de moi et de ma personnalité généreuse.

Le soir et la fin de semaine, je ne peux pas juste éteindre l’organe qui me sert de pompe pour vivre et ne pas penser à un nouveau bricolage ou une disposition du local plus avantageuse.

Et encore moins lorsqu’ils ont été malades à la garderie ou que je sais qu’ils ont eu une semaine plus demandante côté émotions. Je ne peux m’empêcher de leurs envoyer des ondes positives et d’espérer les retrouver en meilleure forme au retour de la fin de semaine.

En plus d’être éducatrice, je suis maman de 2 merveilleux enfants que j’adore.

Quand on me demande si j’en veux d’autres, je me dépêche de répondre que j’en ai 16 autres!
Pas légalement…. mais personnellement et sincèrement, OUI.

Mon amour pour ces petits monstres est sincère.

Leurs personnalités disparates, toutes plus adorables l’une de l’autre me conquis à chaque fois.
Chacun de ces petits êtres apportent une couleur unique au groupe, une petite tornade par ici, une gênée par là, un boute-en-train là-bas… et autant que je deviens différente avec eux selon leurs particularités, autant que dans mon cœur, ils sont égaux et aimés de la même façon.

Je ne me sens pas mère, je me sens leur amie, leur grande sœur, leur épaule pour consoler, leur oreille pour écouter, leur main pour chatouiller, et quelquefois leur mouchoir pour s’essuyer… arkkkk… oui cela arrive!

Je ne peux leur en vouloir quand je suis malade par leurs microbes attachants.
Comme cette semaine, où la méchante gastro m’a mise le grappin dessus: trois jours sans pouvoir travailler.

Vendredi quand je les ai aperçu à la fenêtre de mon local lorsque je suis allée chercher ma fille à la garderie, j’en ai eu les larmes aux yeux… De les voir, sans pouvoir aller les prendre dans mes bras.

Ils étaient tous là, entassés dans chaque fenêtre, le sourire aux lèvres, scandant mon nom en émerveillement et m’envoyant la main comme si cela faisait des mois qu’on était séparés…

Oui, il faut avoir le cœur solide pour être éducatrice … mais pas pour les raisons que vous croyez!

 Folie Sofia logo reviseure

Ma jeunesse à Montréal Partie 2. – les années 90

charline ma vie à montreal

1993

La rue Bruchési.

I will always love you joue pour la 23ième fois sur ma cassette de la trame sonore du film « The bodyguard ». Je n’ai rien d’une grande chanteuse, mais avec ELLE, Whitney, ma voix semble moins fausse… et puis je chante au travers de mon micro, voire mon ventilateur sur pied, alors ma voix est encore plus « spéciale »! Hahaha!

À des millions d’années-lumière des cellulaires et des réseaux sociaux, j’attends que la ligne téléphonique se libère pour pouvoir appeler ma best Ana, et lui demander si elle veut bien aller magasiner au Centre commercial Côte-Vertu avec moi.

(Wow! Je viens de réaliser que « dans mon temps », planifier une simple sortie ne se faisait pas aussi aisément qu’aujourd’hui.)

Nous voici donc, 90 minutes plus tard, au coin de la rue Charland, à courir pour ne pas rater notre autobus 121. Mes grandes boucles d’oreilles créoles qui se balancent dans tous les sens, mes jeans pattes d’éléphant qui traînent au sol, j’ai à peine le temps de sortir mon billet d’autobus et le donner au chauffeur, qu’il démarre en trombe.

On s’assoit dans le fond du bus, et d’un seul écouteur chacune, nous entendons la musique entraînante d’Ace of Base sur mon Walk-Man.

Durant le trajet, on parle de nos cours au secondaire, des professeurs, des derniers ragots de l’école et de nos amis.

Ce chemin, nous avons dû le faire des centaines de fois, pour aller faire du lèche-vitrine plus que pour réellement acheter des vêtements. Des fous rires, nous en avons eus, à ne plus être capables de s’arrêter ou de se souvenir comment cela avait débuté.

C’est le genre de souvenir qui vous décroche un sourire, n’importe quand. Qui vous rappelle que dans l’adolescence, c’était la belle vie, sans responsabilité lourde ou de questionnement existentiel.

Montréal est empreinte de ces moments : dans mon quartier, à chaque coin de rue que j’ai frôlé, dans les parcs que j’ai fréquentés, les ruelles où j’ai pédalé.

St-Michel, c’est mon patelin, mon tapis de bienvenue sur cette planète. Montréal m’a vue grandir, m’émerveiller, m’épanouir, me morfondre, m’exciter, rêver.

Montréal, c’est mes racines.

Quand j’y reviens, mon cœur de jeune fille revit.

Je m’y sens accueillie.

Bien sûr, elle a beaucoup changée.

Les nids-de-poule, les infâmes cônes orange, les taxis trop pressés… Or, je l’aime telle qu’elle est. Inconditionnellement.

C’est ma ville depuis toujours, elle est vivante, multiculturelle, en constant développement et surtout, elle est vraie!

Étant maintenant en banlieue, Montréal est une oasis, une ressource, où je retourne lorsque j’ai la nécessité de refaire un plein.

Le marché Jean-Talon, la rue Fleury, le parc des Hirondelles, le Métro; tous des lieux que j’aime revoir et faire connaître à mes enfants.

Eux grandiront à Mascouche, connaîtront les grandes cours, les autobus aux heures et les maisons 3 étages…

Une tout autre expérience de vie, certes, mais elle leur sera propre et à l’image de ce qu’ils y auront vécus.

J’ai bien hâte de comparer leurs réalités et les souvenirs qui les auront animés durant leur jeunesse.