Le clitoris

Maxine parle du clitoris

Oui, oui, chers lecteurs, aujourd’hui je vous parle du seul, unique et non le moindre : le CLITORIS! C’est un mot si simple, mais qui est encore très tabou, même pour une province aussi ouverte qu’est le Québec. Effectivement, le clitoris ne fait pas l’objet d’enseignement dans les cours au secondaire, car il est dédié au plaisir et il n’est pas considéré comme un organe essentiel à la reproduction.

« Cest comme si on avait une excision collective, mais pas physique ; on nen parle pas, on ne sait pas que ça existe. »

Magaly Pirotte, SEX-ED+

Pour vous donner un exemple, le seul fait de tenter de trouver une image de clitoris libre de droit d’auteur pour cet article n’a pas été possible. Les recherches de clitoris me tournent vers des fleurs et des fruits exotiques coupés en deux… Allô!? Mon clitoris ne sent pas l’orchidée et ne goûte pas le pamplemousse!

Ce n’est pas normal qu’une si belle confection doit être cachée ou ne pas être nommée. Zodine, le clitoris n’est pas Voldemort… Chuttt… celui dont on ne doit pas prononcer le nom. C’est le seul organe qui a été créé dans le seul but de donner du plaisir. Il me semble qu’on devrait en être fière de notre clitoris. Et de le crier haut et fort : VIVE LE CLITORIS! Personnellement, je l’aime d’amour! Rien à faire. C’est plus fort que moi.

Saviez-vous que le clitoris est comparable au pénis? Eh bien oui, il a les mêmes origines embryonnaires, mais se développe différemment. Le petit bouton que nous voyons à l’extérieur du corps est le gland du clitoris et il est plus sensible que celui du pénis. À l’intérieur du corps se trouvent 2 racines d’une dizaine de centimètres. Celles-ci seraient à l’origine de l’orgasme vaginal. Lors de l’excitation, le clitoris se gorge de sang, gonfle et s’allonge. Cette cerise érectile comporte autour de 8000 terminaisons nerveuses. C’est énorme! Pour vous aider à faire la comparaison, nos empreintes de doigts en comportent autour de 3000. Et on s’entend que nos bouts de doigts sont très sensibles. Ce n’est pas pour rien qu’on a l’impression de perdre la tête lorsque nous caressons celui-ci! D’ailleurs, dans les années 1800, les médecins évoquaient que le clitoris pouvait amener des maladies telles que l’hystérie et il était alors déconseillé de stimuler le clitoris. Freud a renchéri en disant que les femmes devaient seulement atteindre l’orgasme par la pénétration. N’est-ce pas là des avis de phallocrates purs et durs qui ne voulaient que faire profiter leur pénis égoïstement sans avoir à trop se casser la tête avec ce majestueux organe? Et bien Sigmund et autres médecins, j’ai des petites nouvelles pour vous… Mon clitoris, je l’aime et je le chatouille à ma guise. Il est capable de me faire monter au 7ème ciel et je n’ai jamais eu de diagnostic d’hystérie. BOOMMM!!!! Dans vos dents.

Sous son capuchon se trouve un organe hypersensible qui adore ce faire caresser par des mouvements circulaires. Il permet à la personne qui le possède d’augmenter l’excitation, la lubrification et amener à l’orgasme. À chacune son niveau de sensibilité. Certaines préférerons par-dessus le capuchon, d’autres sans. Une pression douce ou une pression ferme. Avec la langue, les doigts ou d’autres objets. Couchée sur le dos, sur le ventre. Dans le bain, la douche, etc. Caressez-le comme bon vous semble et aidez votre partenaire à bien le manipuler. La communication, gang! La communication! Et je terminerai cet article en vous rappelant que les personnes dotées d’organes féminins sont dotées d’un immense pouvoir, celui d’être multi-orgasmique.

Thank god!

Pour en apprendre davantage sur le clitoris, je vous encourage à visionner cet intéressant et instructif vidéo.

https://www.inspq.qc.ca/espace-itss/le-clitoris

L’entêtement qui a un prix

Fred parle de l'entêtement

Je me retrouve devant ta porte, à me demander si ça vaut la peine de cogner dans l’espoir que tu me répondes. Je ne sais pas si c’est la bonne chose à faire, parce que pas plus tard qu’hier, tu m’annonçais que tout était fini entre nous.

Je n’avais même pas eu le temps de te prendre dans mes bras une dernière fois avant de partir. Ta décision était prise depuis longtemps, alors que moi je me retrouvais devant le fait accompli. Je t’avoue que j’ai trouvé ça difficile. Tes mots m’avaient coupé le souffle et encore aujourd’hui, j’essaie de me sortir la tête de l’eau avant de m’étouffer pour de bon…

Je me rappelle qu’à notre première rencontre, tu m’avais prévenu que tu n’étais pas facile à vivre. Que tu aurais de la difficulté à t’adapter si nous décidions d’être ensemble, au point de me demander pardon avant même qu’on se soit échangé un premier baiser. Il y avait dans tes yeux la crainte de faire place à quelqu’un d’autre dans ta vie. Et moi, j’avais juste envie de te rassurer. Que tout irait bien si tu te donnais la chance de me laisser une petite place auprès de ton coeur.

Lorsque nos regards s’étaient croisés pour la première fois, j’avais ressenti la même chose que toi. De la gêne, de l’inquiétude et de l’inconfort. Mais on a réussi à tout laisser derrière nous. À apprendre à aimer l’autre, à ne pas s’oublier même en couple, à connaître une belle vie amoureuse comme on le souhaitait tant. Je pensais que tes craintes s’étaient envolées. Je croyais que j’avais eu assez d’arguments pour te convaincre que finalement, tu avais pris la meilleure décision en me laissant entrer dans ta vie.

Je n’ai pas vu ton refoulement émotionnel. Je n’ai pas vu l’inconfort qui te rongeait peu à peu chaque jour que notre vie se soudait de plus en plus. Je n’ai pas vu qu’à l’intérieur de toi, il y avait un poignard qui t’ouvrait le coeur chaque fois que tu m’entendais te dire «je t’aime». Je n’ai pas vu l’appel à l’aide qui se cachait dans tes yeux chaque fois que mon regard cherchait à croiser le tient. Pourtant, tu étais tout sourire. Tu me semblais heureuse et épanouie, au point de me demander si je t’avais enfin libéré des monstres qui te rongeaient de l’intérieur. Ces monstres qui s’acharnaient sur ton estime de soi, ta confiance et l’image de la femme que tu idéalisais d’être.

Aujourd’hui, je sais que ta porte ne s’ouvrira jamais plus pour moi. C’est pour cette raison que je dépose devant elle tous les souvenirs que nous avons vécus ensemble et que tu voulais tant que je garde jusqu’à une prochaine fois, comme si tu voulais amoindrir un malaise en finissant cette histoire de cette façon et que tu n’avais pas envie de me faire de la peine.

Oui, après toutes ces années je te pardonne.

Car c’est ma naïveté qui m’aura finalement mené jusqu’ici.

Fred signature

Guide 101 de la survie d’un.e célibataire

Cindy te partage son guide de célibataire

Salut à toi,

Tu te retrouves sur le fameux train des célibataires. Certaines personnes peuvent vivre le célibat avec une certaine difficulté, surtout les personnes qui étaient en couple depuis un bon moment. C’est un gros changement qu’ils.elles vivent, mais cela n’est pas une fatalité. Pour d’autres personnes, ils.elles comprennent qu’être célibataire est un moment pour prendre soin de soi. Tu sais, quand tu vois un.e ami.e qui devient célibataire et qu’il.elle a l’air d’être en forme. Cet.te ami.e a compris que les activités sportives lui permettaient d’atteindre un bien-être physique et psychologique. Bien sûr, il y a le classique qui est d’aller s’entraîner au gym, c’est bien et abordable. Mais il y aussi des activités de groupe et je te suggère de jeter un petit coup d’œil sur les nombreuses activités sportives qui sont dans ta ville. Par exemple, la natation en cours ou la natation libre, la boxe, le yoga, le zumba, le karaté, etc. Il y a sûrement une activité que tu faisais durant ton enfance et que tu as laissé de côté par manque de temps. Profites-en pour renouer avec elle, si tu peux et si tu le veux. Le sport te permettra de libérer ton stress, l’anxiété et les émotions négatives que l’on peut vivre parfois dans le quotidien. De plus, il y a des écoles de danses qui font des sorties entre eux pour danser à l’extérieur de leur studio.

Si tu es quelqu’un qui aime lire, tu peux faire quelques petits tours dans les bibliothèques. Tu peux aussi prendre ton temps à lire, écrire ou faire tes travaux dans des petits cafés en sirotant ta boisson préférée. Quoi de mieux que de prendre une petite pause détente pour toi? Le temps t’appartient, pourquoi ne pas exciter un peu tes papilles gustatives en essayant différentes saveurs de boissons? En plus, tu seras auprès de personnes qui partagent la même passion que toi pour la lecture ou qui ont des travaux à remettre bientôt.

Tu es quelqu’un qui aime l’art et la musique? Quoi de mieux que d’en profiter pour t’inscrire dans des cours d’arts, de musique ou simplement écouter tes musiques favorites et faire tes œuvres chez toi? C’est une autre manière de se détendre. Et pour les personnes qui aiment simplement dessiner, il y a des livres mandalas.

Quelques fois, certain.es célibataires ont envie d’en profiter pour apprendre de nouvelles choses. Un retour à l’école pour les faire profiter de leurs temps libres et s’accomplir dans leurs carrières serait alors envisageable. Il existe aussi d’autres façons plus innovantes pour apprendre tout en s’amusant, comme les conférences, les formations et les festivals qui peuvent être intéressants et correspondre à tes intérêts. Es-tu obligé.e d’y aller seul.e? Non.

Si tu sens que tu es une personne qui a envie de s’impliquer bénévolement, tu peux joindre un organisme afin de contribuer à une cause qui t’intéresse. De plus, il existe des associations et/ou des groupes sur différents sujets, si tu utilises Facebook.

Bien sûr, il y a les sorties avec les amis.es, la famille et les connaissances qui peuvent te permettre de socialiser et de passer de belles soirées.

Si tu aimes les promenades, il y a de beaux parcs où tu peux marcher tout en admirant la nature et prendre le temps d’observer ce qui se passe aux alentours. Tu peux aussi te promener dans les centres d’achats si tu préfères courir les boutiques.

Pour combler le tout, il y a des moments apaisants que tu peux t’offrir par des soins esthétiques, te faire masser par un professionnel et faire une petite visite dans des spas. Ce sont des moments de bien-être personnel.

Pour terminer, être célibataire peut aussi te permettre de performer dans certains domaines laissés de côté et réaliser certains projets qui comptent pour toi. Tu peux prendre ce petit temps pour travailler sur toi et faire quelques introspections afin de t’améliorer et devenir une meilleure version de toi. Peu importe quelles sont tes activités, profites-en pour te donner un moment de bonheur. Tu es la seule personne responsable de ton bien-être.

 

Folie Cindy chevry logo auteur

 

 

 

 

 

Les osties de menstruations!

les osties de menstruations

Je sais que c’est obligatoire. Qu’on n’a pas vraiment le choix de passer par là. Que je suis une femme et que ça vient avec. Mais criss que ça me fait chier! Bon OK. Je vais essayer de ne pas dramatiser le tout, je suis tout de même présentement dans ma période rouge comme certains l’appellent. Moi, j’appelle ça les ostis de menstruations. Une semaine par mois où je n’ai aucun contrôle de mes émotions, déjà qu’à la base j’ai beaucoup de misère à les gérer au quotidien. Mais là : c’est encore pire. Crampes abdominales, sueurs froides, maux de seins, je ne m’endure pas. Et malgré tous les signes que mon corps m’envoie pour m’avertir que mes règles s’en viennent, je fini toujours par avoir la surprise à un moment où je m’en serais passé et j’abîme une paire de bobettes de plus! T’as beau prévoir ta bobette de menstrues, ça arrive souvent que tu aies un petit accident! Et je ne sais pas pour vous… mais une des choses que je déteste acheter dans la vie, c’est des serviettes sanitaires et des tampons. Il y a beaucoup trop de choix, c’est cher et c’est plate!

Un peu plus sur les menstruations? Allons-y.

– C’est faux de dire qu’un cycle irrégulier ou que des crampes menstruelles sont des signes d’infertilité.

– Le syndrome prémenstruel communément appelé «SPM» se manifeste souvent par de la fatigue, la sensibilité et le gonflement des seins, le gonflement du bas-ventre, des maux de tête, de l’irritabilité, de l’impatience et plus encore. Le tout est relié en partie aux hormones.

– C’est quoi concrètement des menstruations? Eh bien c’est l’évacuation de la couche superficielle de la muqueuse de l’utérus qui s’est constituée en vue d’accueillir un œuf fécondé. Alors oui, on évacue ce qui n’a pas servi si on peut le vulgariser ainsi. L’utérus étant «une machine à bébé» travaille constamment en vue d’une fécondation et chaque mois, si ce n’est pas le cas, il y a un «ménage» qui se fait. Je vais être honnête, ça je ne le savais pas!

– La période menstruelle dure en moyenne de trois à dix jours. Je me trouve tout de même chanceuse de le vivre que durant 4 jours.

– Le volume de pertes menstruelles tourne autour de 50 ml de sang. Tellement intéressant de savoir cela hein?

– Le mot menstruation, que j’aime tellement d’ailleurs (sarcasme), provient du latin «mensis» qui veut dire mois. C’est simple de-même!

– Les premières règles débutent vers l’âge de 12 ou 13 ans, mais il peut arriver que celles-ci surviennent plus tôt ou plus tard. Pour ma part, j’avais 9 ans !

Il y a tellement d’information au sujet des menstruations. Un point que j’ai vraiment trouvé intéressant c’est le fait que les menstruations des femmes qui passent beaucoup de temps ensemble, deviennent synchronisées. Oui! Et je l’ai vécu. J’ai habité avec deux colocs et malgré le fait qu’on ne prenait pas toute la pilule, nous les avions sensiblement en même temps. Il n’y a pas de preuves scientifiques concrètes et les articles que j’ai lu mentionnent le hasard, mais j’avoue que ça m’a toujours fasciné!

Maintenant, finissons ce texte avec quelques anecdotes de l’équipe :

«J’ai commencé mes menstruations un peu sur le tard. J’avais 14 ans. J’ai découvert les conséquences sur mon corps alors que j’étais en secondaire 2. Dans un cours où le prof ne laissait jamais personne partir, j’ai commencé à avoir vraiment, mais vraiment mal au ventre. J’étais en douleurs intenses, assise sur ma chaise, en train d’essayer de garder mon calme, n’osant pas demander de partir. J’écrivais à mon amie qui était au bureau d’à côté (l’époque des petits mémos sur papiers, tsé, avant les textos, hihi). Un moment donné, je ne file vraiment pas, je sens que je vais m’effondrer. J’arrive à me retenir avec mon bras au sol, sans tomber de tout mon long. J’ai perdu connaissance! Je me réveille, abasourdie et je prends mon courage et lève ma main. Je devais être verte, parce que mon prof n’a pas attendu que je demande quoi que ce soit et m’a dit avec une face paniquée d’aller au bureau de la secrétaire. J’arrive au bureau de la secrétaire et je vomis tout mon déjeuner dans la poubelle. Tadam!» – Catherine Duguay

«À mes premières règles, ma mère n’avait plus de serviette/tampon et j’ai dû aller en acheter… en vélo! Surtout que ça implique que j’ai dû choisir seule mes premières serviettes haha.» Marie-Michelle

«Cette année, je portais une belle robe bleue claire au travail, et mes menstruations se sont déclenchées. Tout bonnement, je vais dans la salle d’attente chercher mon prochain client et je croise un super cute et bon ami…de mon ex. Quand je suis repartie dans mon bureau, il a dû voir la belle tâche rouge sur ma robe. Je m’en suis rendue compte 5 minutes plus tard en allant aux toilettes. TRÈS NICEEEE» Maxine

«Après les deux premières années de mes menstruations (12 à 14 ans), j’en avais assez des serviettes hygiéniques! Mais pas capable de me mettre un tampon! Après en avoir jeté plusieurs à la suite de mes nombreux essais, j’ai demandé à ma mère de m’en «insérer» un! Tsé, ce moment est dans mon top 10 des moments les plus gênants! Ça fait que c’est ça, j’en ris maintenant!» Jeneviève

Et vous, avez-vous des histoires ou anecdotes sur les menstruations?

 Folie Sofia logo reviseure

Sois comme elles

Karolane s'adresse aux femmes

Chère Beauté,

Je voudrais simplement te dire qu’à cause des standards que tu m’imposes, je me sens laide. Terriblement laide, et ce, depuis ma tendre enfance. Tu me mets sous les yeux des publicités où les femmes sont parfaites. Elles n’ont aucun kilo en trop et chacun de leurs grains de beauté semble être situé juste là où ils le devraient. Mais moi, je ne corresponds pas à ton idéal. J’ai des vergetures un peu partout sur le corps, de la cellulite, des poignées d’amour et surtout je n’ai pas de thigh gap. Chaque jour, tu me fais sentir un peu plus mal de ne pas avoir le ventre plat dont on rêve, toutes les deux.

Donc je vais me mettre à diminuer mes portions, voire à m’empêcher de manger. Je te le jure, Beauté, que je vais avoir ce corps de rêve que tu me pousses à avoir depuis mes 8 ans. Mais quand je vais enfin peser les 110 livres que tu m’infliges pour mes 5 pieds 3, est-ce que je vais me sentir finalement belle ?

Par les médias, tu me montres des femmes que tu considères comme belles. Elles sont loin de me ressembler, je te l’assure. Elles, elles sont parfaites. Du moins, selon toi. Mais plus je les vois, ses femmes, plus j’y crois, moi aussi, à cette idée de perfection. Tu me montres, au travers mes yeux de jeune femme, que c’est toi, la beauté, qui attire les hommes de nos jours. J’ai beau avoir une cote R de 30, si je n’ai pas un corps idéal, ça sert à quoi ? Tu prônes la beauté physique plutôt que l’intelligence. Est-ce normal ? Tout le monde tente d’adhérer à tes standards, donc probablement que ce l’est et que c’est moi qui ai tort. Encore une fois.

Je dois avoir des jambes longues, tellement longues qu’elles ne finissent plus. Une poitrine si voluptueuse que même les femmes se retournent à mon passage. Des fesses à la Kim Kardashian. Une certaine féminité, je dois porter des robes, courtes, et du maquillage, mais ça doit sembler naturel. Il ne faut pas penser que j’ai passé plus de 3 heures devant la glace quand, au fond, c’est le cas. Je dois être mince, assez fine pour entrer dans une taille 0. Avec les smoothies verts, les thés amaigrissants et les exercices du genre 30 days AB Challenge, ça paraît facile d’y arriver. Tellement facile. Je me rendrai compte que ça ne fonctionne pas aussi bien, aussi vite que je… que tu le souhaiterais.

Un beau jour, je vais me lever comme à l’habitude. Je vais me retrouver devant mon reflet comme je le fais tous les matins. Puis, je vais m’écœurer. C’est dans ma routine de me trouver laide, grosse et fade. Cependant, ce matin-là, ce ne sera pas comme tous ces autres matins. Cette fois-ci, je voudrai plus. Tu sais ce qui est le plus fâchant dans cette situation, chère Beauté, c’est que ce jour n’est pas dans quelques années, quelques mois ou bien demain. Ce jour, c’est aujourd’hui. C’est mon combat quotidien.

Je me bats contre toi, constamment. Nous le savons toutes les deux, tu es bien plus forte que moi. La preuve : tu as réussi à me mettre en guerre contre moi-même. Nous sommes maintenant deux à me détester. Tu as gagné, félicitations.

Or, tu as beau me sous-estimer, il y a une chose que tu ne sais pas de moi. Je suis tenace, j’ai du feu dans les yeux. Je ne cherche pas à te plaire, non. Je vais te charmer.

Je vais commencer par manger de moins en moins. Ensuite, ce sera le déjeuner qui s’effacera de mon alimentation. Les dîners et les soupers suivront. Il ne me restera que les médiocres collations que je me traîne pour ne pas perdre connaissance. Je me préoccupe tout de même de ma santé, voyons ! Je te le garantis, lorsque je me regarderai à nouveau dans le miroir, je serai une femme différente. J’aurai le teint pâle, des poches sous les yeux et les cheveux qui tombent. Je me sentirai faible, mais ce n’est pas grave. Je serai enfin belle. Enfin parfaite. Je serai aussi mince que ces mannequins que tu me montres à longueur de journée. On verra, tout comme elles, les os de ma clavicule et de mes côtes.

Je rêve de ressembler à ces modèles que tu m’apprends à aimer depuis toujours. Ventre plat, cuisses minces, cheveux longs, lèvres pulpeuses, yeux en amandes, nez fin, joues creuses, front étroit, cou long sont les choses que tu me vends chez elles. Fâcheusement, il y a des trucs que je ne peux modifier aussi facilement que ma bedaine. Mais ça, tu le sais, tu n’es pas idiote.

Dans les publicités, non seulement tu me vends le corps idéal, mais tu me vends aussi des solutions pour y parvenir. Dans le métro, je vois ces panneaux qui m’offrent des rhinoplasties à moitié prix. Quand je perds mon temps sur Facebook, tu me lances des rabais sur les liposuccions dans les bureaux de Dr Paye-pour-être-belle. Tu me proposes des injections au botox dans les lèvres et dans le front, ainsi mon visage se figera. Il sera éternel, il défiera le temps. Tu me suggères des augmentations mammaires pour, encore une fois, braver les limites de la gravité quand le temps viendra et atteindre un bonnet DD. J’ai des rendez-vous toutes les quatre semaines pour me refaire les ongles. J’ai les cheveux qui frôlent mes fesses grâce à mes rallonges de 24 pouces. Je dépense la quasi-intégralité de mes payes au Sephora pour me faire du contouring et pour reproduire les maquillages des Youtubeuses les plus célèbres. Ma somptueuse beauté, je la dois à ma carte de crédit et à toi, chère Beauté. Après tout, c’est toi qui m’as vendu cet idéal la première, non ?

J’entame ma vie d’adulte avec le crâne bourré d’images de femmes parfaites. « Parfaites », mais pour qui ? Tu en as convaincu plus d’une, que tu savais de quoi tu parlais. Ma sœur, ma voisine, cette fille à qui je ne parle pas dans mon cours d’éducation physique, toutes ces femmes et même ces hommes, nous t’avons cru. Nous croyions que tu étais juste, que tu nous disais la vérité. Mais, au fond, je suis persuadée que tu avais tort. Qui l’aurait cru ?

Je commence à voir des femmes fortes. Des femmes fières de qui elles sont. Elles se trouvent belles et intelligentes. Je les envie tellement. Un peu comme je le faisais avec les mannequins de Victoria Secret que tu me montrais et me demandais d’aimer. Je désirais du plus profond de mon âme leur ressembler. Me balader en sous-vêtement sans avoir honte de mon corps comme elles le font. Aujourd’hui, c’est différent.

Maintenant, je souhaite être comme ces femmes fortes dont je te parle, celles qui sont ingénieuses. Je m’imagine être à la place de cette mère de famille qui a sacrifié ses rêves pour élever ses enfants, de cette femme qui entame des études universitaires pour exercer le travail qu’elle veut faire, de cette femme qui est bien dans son corps et fière de ce dernier même s’il a quelques bourrelets en trop. Ces femmes, elles sont belles. Immensément belles. Et tu sais quoi, chère Beauté ?

Un jour, je gagnerai mon combat contre toi. Je serai une de ces femmes. Je serai belle.

Texte par Karolane Masson

 

Folie Jenevieve logo reviseure

Des femmes inspirantes parmi tant d’autres

PLusieurs femmes inspirantes venant d'ici.

En général, je ne suis pas la meilleure pour faire des choix. Par exemple, quand on me demande ce que je veux manger, je sais rarement ce qui me tente le plus, mais faut dire que je ne suis pas très difficile. Par contre, du côté des femmes inspirantes qui m’entourent, ce n’est pas une question d’indifférence ou de préférence, mais plus de m’arrêter sur seulement quelques unes de ces femmes.

Je n’ai pas besoin de penser bien loin pour en trouver : ma maman et mes amies me viennent tout de suite à l’esprit. Si je focuse plus sur les “personnalités”, on se perd rapidement tellement qu’il y a de belles inspirations dans le monde entier. D’un autre côté, il y a toutes celles qui font des métiers altruistes, qui dévouent leur vie pour les autres. Les choix sont à l’infini. Je me suis donc dit que j’allais me concentrer sur une petite partie et vous dresser une liste de femmes inspirantes qui sont présentes à Montréal.

 

SARAH-MAUDE BEAUCHESNE

Si vous ne connaissez pas Les Fourchettes, il faut que vous règliez ça tout d’suite. Pis, par le fait-même, les superbes livres de cette auteure!

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Coeur franc 🖤

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ELISABETH MASSICOLLI

En plus d’être rédactrice en chef de la section culture et société du Clin d’Oeil ET du Elle Québec, elle a réussi à produire un recueil tout simplement superbe dans tous les sens. Plus de 55 femmes ont participé à Nos Plumes comme des Armes, qui a recueilli plus de 3000$ en dons qui sont allés directement aux organismes Action Réfugiés MontréalHelem Montréal et le Centre multiethnique de Québec. Euh, wow?

 

GABRIELLE LAÏLA TITTLEY (PONY)

Son travail, unique en son genre, en inspire plus d’un.e et a même été porté par Charlize Theron en chaire et en os! Mention spéciale à ses expositions grandeur nature qui défient votre imagination!

https://www.instagram.com/p/BfgnL1cB8pE/?hl=en&taken-by=ponymtl

 

CATHERINE DUPONT-GAGNON ET YARA EL-SOUEIDI   –  COMBO BREAKER!

En plus d’écrire pour nous, Catherine fait 1000 choses, dont être derrière le superbe concept de co-working d’Espace L avec Yara. Grande féministe de coeur, végétarienne depuis une éternité, elle a des valeurs bien ancrées.

Allez jeter un coup d’oeil au concept, ou rendez-vous sur place directement pour y déguster un café dans ce local unique et tellement design!

 

HANNA CHE THE WOMAN POWER

Il y a peu de temps, j’ai eu la chance d’assister à une soirée d’échange qui s’intitule Let’s Talk. Chaque événement a un sujet précis, mais le tout peu diverger. L’essence reste la même ; parler de soi, écouter les autres, se sentir moins seul.e et en apprendre plus sur soi.

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#bodiesandtattoos

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Et je vous laisse sur cette merveilleuse suggestion de lecture en vente ICI.

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8 mars – 8 photos pour la journée des droits de la femme. Pour qu’un jour l’égalité soit acquise partout. . . . Je vous propose donc un livre pour enfants présentant des femmes qui ont marqué l’histoire. Vous pouvez raconter leur fabuleux destin à vos bambins, tout sexe confondu, dès 5 ans. Parce qu’une fille, ce n’est pas forcément une princesse endormie qui attend L’HOMME pour la sauver ! . . Et un slogan : Vintage Style, Not Vintage Values. . . . Belle soirée à tous ! . . . #8thmarch2018 #journeeinternationaledesdroitsdesfemmes #droitsdesfemmes #egalitehommefemme #histoiresdusoirpourfillesrebelles #pinkladies #vintagestylenotvintagevalues #kategabrielle #erstwilderbrooch #livraddict #bookishpics #readersgonnaread #lesarenes #livrepourenfant #8mars2018 #îleauxbbfchallengepbc #challengephoto

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Photo portrait d'Ariane avec cheveux courts et lunettes.

La série Féminin/Féminin : femmes et diversité montréalaises

En ce moment, en plein mois de février, on voit toutes ces images et publicités pour la Saint-Valentin qui mettent de l’avant les couples hétérosexuels, et bien souvent, dans une vision assez occidentale, et ce, sans grande diversité, qu’elle soit corporelle ou ethnique. Évidemment, la diversité sexuelle et de genre est très peu présente dans les médias pour la Saint-Valentin ! Messieurs, trouvez tout ce que chérie veut pour la Saint-Valentin ! 10 idées-cadeaux pour votre valentin !

Ainsi, c’est dans ce contexte où l’hétérosexualité est encore perçue comme la norme, où c’est ce qui est poussé et représenté dans les médias, que des émissions, des films et des livres qui mettent de l’avant des personnages forts, puissants et qui sortent de ces modèles m’interpellent particulièrement !

Je veux donc aujourd’hui vous présenter une minisérie Web qui répond à cela : Féminin/Féminin, une série qui porte sur un groupe de femmes, une série ancrée dans la réalité montréalaise où on peut reconnaître certains lieux, où on peut se retrouver. L’idée est venue de Chloé Robichaud, qui a d’ailleurs scénarisé et réalisé l’émission, et de Florence Gagnon. La série met en scène des actrices québécoises bien connues telles que Noémie Yelle, Sarah-Jeanne Labrosse et Macha Limonchik, pour ne nommer qu’elles. Petite parenthèse : j’ai été d’ailleurs très heureuse de revoir, dans cette série, plusieurs actrices qui avaient joué dans Ramdam ! Durant les huit épisodes de la première saison, un portrait de ce groupe de femmes et des couples qu’on y voit à l’intérieur est dressé. Rapidement, on s’attache et on voudrait que ce soit nos amies !

Dans la deuxième saison (que j’ai d’ailleurs écoutée en une soirée), la formule change un peu, alors que les épisodes nous présentent la réalité de ce groupe de femmes de façon plus continue et fluide. Bien qu’elle veuille offrir de la visibilité à la communauté lesbienne, la série aborde aussi d’autres thèmes et situations qui ne sont pas en lien avec l’identité sexuelle, comme la famille, le deuil et la maladie. Bref, cette série montre autant l’unicité de la communauté, en la reconnaissant, que le fait que les personnes issues des minorités sexuelles et de genres sont comme les autres et que tout le monde peut se reconnaître dans leur vécu.

Cette production est faite de façon conjointe au projet Lez Spread The Word, soit une plateforme numérique qui favorise les rencontres entre les femmes issues de la communauté LGBTQ+. Selon moi, c’est vraiment une idée géniale ! C’est quelque chose qui manque beaucoup à la communauté. Différents projets y sont organisés tels que les traditionnelles soirées mensuelles Où sont les femmes ? et leur magazine annuel pancanadien et bilingue.

À ce propos, il s’agit d’un magazine, aux allures de livre vu sa taille, qui valorise et met de l’avant la culture de la communauté lesbienne, et ce, à travers tout le Canada. On y retrouve ainsi des textes de divers types qui nous présentent des femmes issues de tout plein de milieux différents : la politique, la photographie, la musique, la télé, les sports, etc. On y aborde aussi des enjeux sociaux et des inégalités sociales. Visuellement, le magazine est vraiment attrayant : photographies et illustrations y amènent une touche très jolie !

Personnellement, je trouve qu’une telle plateforme, que de tels projets, sont super importants et même nécessaires pour offrir une visibilité aux communautés LGBTQ+.

Concernant l’émission, je trouve qu’il est super pertinent d’avoir ces images, cette histoire, qui se passe à Montréal, dans notre ville et qui montre cette diversité.

Dans un paysage qu’on reconnaît, qu’on connaît.

Des personnages proches de nous, qui nous ressemblent, qui sont différents, beaux et forts.

Ces personnages dans cette ville.

Me reconnaître.

Nous connaître.

Cette série, moi je la vois et la ressens comme une façon ludique, drôle et divertissante de sensibiliser. C’est un peu du politique. C’est montrer une réalité qu’on «invisibilise» parfois dans les médias populaires. C’est une forme de reconnaissance de la diversité, mais tout en montrant que les relations homosexuelles sont comme les autres, qu’elles ne sont pas plus dramatiques. Je ressens cette idée qu’au final, on peut tous se reconnaître dans cette série. On y aborde les préjugés et stéréotypes concernant les femmes lesbiennes ; ceux qui existent dans la communauté, tout en faisant un portrait réaliste, tout en montrant des femmes qui dérogent à ces stéréotypes, à ces images préconçues. On y inclut aussi la réalité trans dans la deuxième saison, ajout que j’ai trouvé très pertinent ! De plus, le casting est à très grande majorité féminine. On ne voit pas ça souvent et, honnêtement, je trouve ça rafraîchissant ! La personne trans est d’ailleurs jouée par un acteur trans, ce qui, personnellement, je trouve très important. Je trouve ça beau. Petit bémol : certains stéréotypes liés aux lesbiennes, bien qu’ils soient des clins d’œil aux femmes de la communauté et donc qu’ils en fassent rire plusieurs, peuvent être interprétés de différentes façons par des personnes straight. Mettre ces stéréotypes de l’avant, ça représente un peu un risque qu’il y ait généralisation. Ça peut réduire l’unicité de chaque personne et les catégoriser dans des petites boîtes un peu trop vite.

La musique de l’émission nous permet vraiment de situer l’émission dans la réalité québécoise, en ayant une trame sonore qui inclut de multiples artistes québécois ! Encore une fois, la diversité existe, partout, peu importe la ville, peu importe le quartier. C’est pour ça que j’aime et que je veux des œuvres de toutes sortes qui montrent cette diversité, qui montrent des personnes de cultures différentes, des personnes issues de la diversité sexuelle et de genre, des personnes qui ont des corps qui ne répondent pas aux standards de beauté. Je veux voir cette diversité culturelle, sexuelle, corporelle ! Et je veux que cette diversité soit ancrée dans ma réalité ! Je veux qu’elle me parle, qu’elle soit enracinée dans mes références ; je veux que cette diversité rejoigne mon petit quotidien et celui d’une panoplie de personnes !

Je trouve que c’est tellement important.

Crédits photo :

Couverture : https://www.facebook.com/infofemininfeminin/

Photo 1 : https://lezspreadtheword.com/en/feminin-feminin/

Photo 2 : Sarah Savoie

 

auteure jessi carenzi

Valérie_réviseure

Dépassée

Ephémere dépassée

Vas-y, la mère. T’es forte. Après tout, t’es une mère. T’es censée être la plus tough. La plus dévouée. La plus aimante. La plus dégourdie. La plus présente. Surtout depuis que ton chum est parti, tu assumes un peu le rôle des deux.

Mais là, ce n’est pas ça pantoute. Tu doutes. Tu te remets en question. Tu n’arrives pas à joindre les deux bouts. Tu te demandes chaque matin ce que tu vas servir comme déjeuner à ta progéniture. Tu cours pour aller les reconduire à l’école. Tu te dépêches d’aller au travail. Tu reviens essoufflée. Tu ne sais pas par où commencer le soir en arrivant chez vous. Tu sais que tu as deux beaux enfants à t’occuper. La vaisselle. Le ménage. Les bains. Les devoirs… Tu les aimes. Tu voudrais qu’ils ne manquent de rien.

Mais ce soir, le souper, c’est des céréales. Le bain ? Après tout, ils se sont lavés hier soir… L’épicerie ? On ira demain, il reste quand même quatre tranches de pain pour eux demain matin. Les comptes viennent de rentrer ? Demain, tu les paieras. Pas ce soir. Tu es fatiguée. Demain, ce fameux jour où tu penses que tout va se régler. Parce que c’est là, maintenant, que tu n’en peux plus.

Tu procrastines, la mère ! Mais que se passe-t-il ?

Ta tête est pleine. Pleine de vide. Tu te sens sur le mode automatique. Tu ne profites de rien. Tout est une obligation. Tu es dépassée par les besoins criants des enfants, t’en oublies même les tiens. En fait, tu n’as simplement pas le temps pour les tiens.

Pis là, tes amis te sollicitent. Un souper par-ci, une soirée par-là. Mais toi, tout ce dont tu rêves c’est une soirée en pantoufles et en mou. Avec une bouteille de vin. Une grosse bouteille de vin. Ou deux.

Tu ne te reconnais plus. Tes cheveux grisonnent. Ton mascara est « passé date ». Ton linge est passé de mode. Ton menu se limite aux toasts au beurre d’arachides le soir, c’est si réconfortant. Tes genoux craquent. Pis là, ça déboule. T’as tout le temps mal à la tête. Tu es dépassée.

Ben moi, je te comprends, la mère. Ce n’est pas facile de se ressaisir quand on a de la broue dans le toupet 24/7. Pis ce n’est pas vrai que tu dois toujours sourire. T’as le droit de pleurer. T’as le droit d’être brûlée. Pis ce n’est pas moi qui vais juger ta repousse ou ta queue de cheval mal attachée. Parce qu’à moi aussi, ça m’arrive. C’est humain. On ne peut porter le poids de l’Univers sur nos épaules et ne jamais tomber. Fais de ton mieux. Écoute tes sens. Prends le temps. Une journée à la fois. Et si c’est une heure à la fois, et bien ça sera ça. Seule avec beaucoup de responsabilités, ça vient lourd un moment donné. Tu dois prendre chaque minute de silence ou de calme et la savourer.

Pis après, ton entourage voudrait que tu te matches parce que ce n’est pas normal d’être toute seule ! Après tout, t’es tellement débrouillarde et investie ! Yeah right. Et où tu le prendrais, ce temps ? Ce temps précieux que tu perdrais à jaser des heures à des inconnus plus bizarres les uns que les autres sur des sites douteux de promesses d’amour éternel… non merci ! Aussi bien ramer toute seule. En pyj. Avec ta chevelure décoiffée et ton linge mou. Pis savourer le moment présent. Quand tu peux.

Tout ce que je peux te dire, la mère, c’est que tes enfants vont grandir, que tu vas te redécouvrir et que tu vas en rire dans quelques années. Je sais que ce n’est pas ça que tu veux entendre. Mais je sais aussi que c’est vrai.

Ne lâche pas. Je te soutiens…

Texte par Julie Lamerre

Pantalons, chemises & autres

fashion mode homme

Je sais, je sais, on est un blogue composé à 98% de femmes, alors on parle souvent de trucs qui nous touchent, donc moins de mode plus masculine*. Je voulais donc remédier à la situation en partageant quelques styles que j’affectionne particulièrement. Le côté classique est souvent ce qui m’attire le plus et ça se voit dans ma sélection. Des coupes souvent très clean, mais avec une touche d’aujourd’hui. Des fois, un pop de couleur, un motif le fun ou un contraste qui amuse l’oeil.

 

FRANK AND OAK

Si tu veux refaire ta garde-robe avec des morceaux de qualité, aux coupes souvent traditionnelles, c’est LA place. (Psst, il y a maintenant une section pour femmes.)

@koryafolabi serving us an A+ holiday look 🎄#frankandoak (📸: @ttrue.colours)

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OLD NAVY

On n’y pense pas assez souvent, mais le Old Navy regorge de trésors pour garnir sa garde-robe de looks faciles à agencer. Mon copain y a souvent trouvé de tout, en passant par le veston propre et les jeans colorés.

 

L’ÉQUIPEUR

Oui oui, il faut l’essayer. Leurs boutiques n’offrent pas seulement du linge de sport, mais aussi des morceaux tout-aller dans des marques de qualité. Et il y a souvent un étalage de t-shirts imprimés geeks! En plus, vous pouvez vous y habiller de la tête aux pieds. Mention spéciale à leurs bas à motifs de pizza, vélo, etc.

 

JACK & JONES

Ça doit faire une dizaine d’années que je connais cette marque et, malgré que je n’ai pas toujours tout aimé de leurs styles, leur sélection plus classique est vraiment bien. Par contre, tout est fait plus petit que la moyenne, donc size up!

 

SIMONS

Coup de coeur pour cette chemise. Les gars, osez! Les chemises sont très variées et ont toujours une bonne qualité (et on peut souvent les mettre à la sécheuse, sans repassage, yay)!

 

LOOKS EN BONUS

Un look tout en noir, parce que personnellement, J’ADORE et un à l’opposé avec son jaune moutarde.

* masculine, selon notre société.

 

ariane photographie cheveux verts portait

Femme noire

Sur la peau d’ébène d’un homme enchaîné,

je porte tes empreintes.

Sur les rives mornes de ton passé d’esclave,

je traîne mes souvenirs.

Sur tes seins veloutés en forme de pomme d’api,

je m’endors éperdu.

Sur tes lèvres fraîches aux couleurs de raisins et de cerises,

je savoure mon met.

Sur le sable mouvant d’océan en démence,

j’imprime ton nom.

Sur les feuilles mortes d’une saison de sécheresse,

je décris ton univers.

Sur le funeste clavier d’un cœur endolori,

je chante ma muse.

Sur les pages mouillées de mes yeux de mort,

je retrace ta vie.

Sur le cahier noir de ton azur endormi,

j’apprends ton alphabet.

Sur le diadème des reines de la nuit,

Je contemple ta beauté.

Sur les cheveux épars des arbres ensommeillés,

je découvre ton énigme.

Sur la blancheur du plumage des colombes,

je lis ta tendresse.

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