Pour mes 30 ans

Pour mes 30 ans

Pour mes 30 ans, j’ai essayé quelque chose de nouveau et je suis rentrée dans un mur. LITTÉRALEMENT frappé un mur.

Ce que j’ai pas eu envie de dire trop fort, c’est que dimanche, au matin de ma nouvelle décennie j’étais seule… j’avais envie d’être seule. J’avais le cœur gros de nostalgie, de questions, comme à chacun de mes anniversaires. Tourner la page d’une année me fait toujours regarder en arrière. Comme si quand un chapitre finit j’ai besoin d’en faire un résumé.

Je ne serais pas fidèle à moi-même si je n’avais pas ce désir d’avancer et faire mieux. Ce besoin d’évoluer et donc de me questionner. Mais c’est dur. Être dans ma tête c’est épuisant. Puis là, je venais de finir un projet important… ce gros CHECK sur ma bucketlist qui durait depuis 4-5 ans. Qui m’a accaparé depuis le début de l’année en me mettant dans un état constant de fille qui court à 100 miles à l’heure.

Fini. J’ai à peine eu le temps d’en profiter que c’était déjà derrière. Le deuil. Une réussite dont je suis fière. Mais un vide soudain d’après événement. Ça, c’est le mur de mes peurs, celui qui est fictif. Celui qui me fait sentir pas importante quand je n’en fais pas assez. Celui qui me fait de l’ombre à moi et mon bonheur. Un mur qui veut parfois m’empêcher d’avancer, de passer au prochain chapitre.

À mon réveil, je n’étais pas d’humeur et j’avais envie de partager ce moment avec personne d’autre que moi. Ma mauvaise humeur, je préfère ne pas la partager. Je me suis convaincue que j’étais assez forte pour aller manger seule et surtout que je « méritais » un bon lunch le jour de mes 30 ans.

Arrivée au resto, noyée dans le chaos du dimanche, les gens, le bourdonnement, j’ai commencé à ressentir de la solitude. J’ai voulu fuir un peu et concentrer mon attention sur mon cellulaire qui me notifiait un après l’autre, des bonnes fêtes multiples, ce qui n’aidait pas mon sentiment soudain. Car virtuellement bombardée d’amour, j’étais concrètement ignorée. La pauvre serveuse était occupée et moi étant sur mon cellulaire, elle m’a un peu oubliée. J’ai eu l’impression d’être quelque part où ma présence n’était pas. Je me sentais… pas importante. Les larmes sont montées et j’ai tout fait pour les empêcher de couler. L’orgueil. J’ai réussi.

J’aimais pas ce «mood» dans lequel je me trouvais, mais je savais que j’avais besoin de le vivre. Il fallait que je trouve une manière de casser mon mur de peurs…

Ma belle amie sportive m’a alors invitée à faire de l’escalade pour ma toute première fois. Quand j’ai vu son texto « popper » J’ai pensé : « Es-tu folle? J’ai jamais fait ça et j’ai peur des hauteurs. » Mais sentant que ma journée ne pouvait pas être pire… j’y suis allée!

J’ai détesté ça au point d’aimer quand même. En fait, ça m’a fait frapper mon vrai mur. J’apprenais le «lâcher-prise», c’est-à-dire que j’apprenais à lâcher le mur, faire confiance et descendre tranquillement. Sauf que je ne savais pas quoi faire avec mes mains donc j’ai tournoyé sur moi-même et rentré dans le mur. Ça n’a pas fait mal. Ça m’a presque fait du bien. De se sentir ainsi en vie et réaliser que «Y’a rien là». Je n’ai pas une seule fois réussi à finir une piste et monter jusqu’en haut mais, d’une fois à l’autre, j’en faisais un peu plus et surtout, j’avais moins peur.

Et puis, je suis sortie de là avec le sourire. J’ai compris que mon mur de peurs, le fictif, j’avais pas à trouver une manière de le casser mais plutôt de l’escalader. Si je n’arrive pas complètement en haut, c’est pas grave, y’a de quoi être fière de chaque étape. Si je tombe y’a toujours des gens pour nous «assurer» On n’est pas seuls.

Tu veux savoir quoi? Le mur, il est chiant juste si tu restes en bas tout le temps, sans jamais voir le soleil. Des peurs, y’en aura toujours. Le mur, il ne disparaitra pas. Mais si tu peux chiller en haut de temps en temps et profiter du soleil en admirant la vue, ça change vraiment la perspective.

Texte par Isabelle Jetté

 

La fois où…j’ai revu ma conception de l’amitié

Jen parle d'amitié

J’ai toujours eu des relations complexes avec mes amis.

Jeune, j’étais la fille « beige ». Ni jolie ni laide. Ni extravertie ni trop gênée. Pas sportive, mais pas rat de bibliothèque non plus. Je ne me démarquais en rien, mes profs m’oubliaient dès le mois de juillet. Je ne me souviens que d’une relation d’amitié plus marquante que les autres avec une fille qui s’appelle Valérie.

À l’adolescence, même chose. La seule différence, c’est que c’est pas mal plus tough à gérer de se sentir à l’écart tout le temps et ça cause ben des dommages à l’estime de soi. Les séquelles nous suivent pas mal plus longtemps quand les faits marquants se sont produits à 15-16 ans. Ayant changé d’école 3 fois, aucune amitié n’a su résister d’un établissement à l’autre. L’éloignement était le seul résultat possible surtout à cette époque sans réseaux sociaux.

Par la suite, ça n’a pas été plus simple, et ce, malgré la présence de la même Julie dans ma vie tout au long de mes études collégiales et au début de ma vie d’adulte. Il y avait toujours un hic. C’était peut-être moi qui voulais trop calquer ma personnalité sur celle des autres pour me faire aimer. C’était peut-être mon choix d’amis qui n’était pas adéquat. C’est peut-être l’amitié qui se trouve à être aussi compliquée que l’amour finalement.

Je me suis longtemps posé la question.

Je me la pose encore parfois, même si, depuis peu, j’ai pris la décision de revoir ma conception de l’amitié.

De toute façon, qui a décrété que l’amitié avait une fonction universelle ? Pourquoi est-ce qu’il n’y aurait qu’une façon de voir les choses et une seule méthode pour les caractériser ?

« Tu veux être mon ami ? » Oui ou non.

Je t’explique comment je vois ça…

À l’enfance, c’est si simple, on n’a même pas besoin de se poser la question. Je te parle, je t’apprécie, je te prête mon ballon, t’es mon ami. FIN.

À l’adolescence, c’est un peu plus subtil au début pis ça se complique parfois par la suite. Je te rencontre, on échange, on tourne autour du pot, on s’échange les numéros de cell, je t’accepte sur Facebook, on commence à se planifier des trucs, tu me prêtes des vêtements, on fait du sport ensemble, je te console en cas de peine d’amour. On planifie ta vengeance pour lui faire regretter. Tu me jures une amitié éternelle. Je change d’école, on ne se parle pu. FIN.

Une fois adulte, on n’a pu vraiment le temps pour ça. Ceux qui sont restés dans nos vies et qui ont passé le test des années, bravo. Pour les autres, c’est plus rapide, on n’a pas de temps à perdre. On se rencontre au travail, on fait la même job, on a des intérêts communs, on se voit tous les jours, on se fait chier 40 heures par semaine à gagner notre vie, on s’aime ben. Ou encore, on s’est connu en faisant une activité pour soi, ça a cliqué, nos chums s’entendent bien, nos enfants aussi. C’est simple pis on se voit quand ça adonne. FIN.

Ok, j’exagère peut-être un peu. Ou tu te dis peut-être : « Elle peut ben trouver ça compliqué, l’amitié, si elle pense comme ça »

T’as peut-être raison. Je suis peut-être juste socialement inadaptée.

Je n’ai pas beaucoup d’amies, je n’ai pas toujours le goût d’entretenir des liens. Plus je vieillis, moins j’ai envie de me forcer. Je suis bien chez nous à ne me poser aucune question sur le pourquoi une telle ne m’aime pas, ou pourquoi un tel m’a répondu comme ça. À ne pas toujours me demander si ça va cliquer avec ceux que sont invités au même party, un soir où j’aurais miraculeusement eu envie de sortir.

J’ai été ben écorchée par l’amitié

Ça paraît-tu ?

         

 

Le bonheur c’tu vraiment dans les petites choses ?

Jen parle du bonheur

Larousse

Bonheur : n.m, événement heureux, circonstance favorable.

Jennifer

Bonheur : n.m, état moral qu’on passe une vie à chercher et que l’on ressent parfois de façon inattendue, aléatoire ou planifiée.

Tu réponds quoi, toi, quand on te demande si tu es heureux.se ?

Moi, j’ai ben de la misère à répondre seulement oui ou non. C’est pourtant une question fermée qui ne nécessiterait pas une réponse à développement. T’sais comme lorsque je travaillais au service à la clientèle d’un magasin et qu’on me disait de ne jamais demander à un client : « Est-ce que je peux vous aider ? » Parce qu’il y a de bonnes chances qu’il te réponde par la négative. On m’encourageait plutôt à lui poser une question ouverte ne lui permettant pas de répondre seulement par oui ou non.

Et bien le bonheur, je considère que c’est la même chose. C’est un sujet qui mérite qu’on s’y attarde plus que le temps d’un oui ou d’un non.

Depuis toujours, je m’efforce d’identifier les petits bonheurs.

Toute jeune, j’anticipais les fêtes et les occasions spéciales avec la naïveté propre aux enfants. Des souvenirs sont encore très présents dans ma tête. Des instants de joies imprégnés dans mon cœur.

Le jus de pêche en fontaine que ma mère m’achetait le jeudi et que je buvais pendant qu’elle faisait l’épicerie.

Les feux d’artifice qui me permettaient de me coucher plus tard les soirs de Saint-Jean.

Les baignades en sous-vêtements dans la piscine les soirs de canicule, juste avant d’aller faire du camping dans le sous-sol pour profiter de sa fraîcheur parce qu’on n’avait pas d’air conditionné. Des moments où j’étais déjà capable de m’extasier de bonheur devant un événement attendu ou une surprise imprévue.

J’ai tenté de conserver cette capacité d’émerveillement à l’adolescence, même si c’était une période tough.

J’étais heureuse quand j’avais des papillons dans le ventre pour un gars.

Quand je réussissais un examen que je croyais avoir échoué.

J’avais le sourire béat d’une enfant de 5 ans quand je suis allée à Walt Disney à l’âge de 16 ans.

Le bonheur ressenti quand j’ai été acceptée au cégep. Que j’ai acheté ma première voiture !

Une fois adulte, je continue à courir après le bonheur même si je trouve ça dur de voir le temps qui passe trop vite, la routine qui me gruge, devoir payer les factures, vivre des creux de vague affectifs et professionnels. De constater que la notion de bonheur est beaucoup plus complexe qu’avant et que je dois maintenant m’arrêter pour trouver du temps pour les remarquer.

C’est juste moins évident.

J’admire les levers de soleil, fascinée par la multitude de couleurs qu’ils nous offrent. Que ce soit à la plage pendant les trop rares vacances ou sur le chemin familier du travail chaque matin, ils réussissent à suspendre le temps pendant que je les contemple.

jen 2017 1

Je respire l’odeur de mon fils et je profite de son pouvoir d’apaiser momentanément toutes mes angoisses.

J’apprécie la plénitude que je ressens quand je suis installée au soleil avec un bon livre et un sac de jujubes et que j’ai l’illusion d’avoir du temps à l’infini alors que je n’ai qu’une petite heure.

Je regarde mon chum encore avec des étoiles dans les yeux, même si c’est plus souvent à la fréquence d’une étoile filante. Bref et furtif, mais bel et bien là.

Mais est-ce que tout ça est suffisant pour affirmer que je suis heureuse ?

Oui, non, peut-être… ce sera sans doute une question à développement sur laquelle je passerai ma vie à essayer de répondre.

    

Mes premiers regrets de maman

Jen parle de ses regrets de maman

En cette semaine de la fête des Mères, je pourrais faire un énième texte sur les joies d’être une maman ou un autre article pétage de coche sur la charge mentale que s’imposent les mères, mais je pense qu’il y en a assez qui se gâtent à en écrire. Non, j’ai eu envie de parler d’autres choses parce que, oui, la maternité vient avec ses joies, ses questionnements, ses réussites, ses doutes et ses contradictions, mais aussi ses erreurs et ses regrets. Pis je trouve ça pertinent de les partager aussi.

J’aurais voulu planifier sa venue dans ma vie…

Deux, trois pilules oubliées, des planètes parfaitement alignées, des astres favorables à la fertilité.

C’est pas mal de même qu’on pourrait raconter l’histoire si on voulait rendre ça cute. Mais je te garantis qu’on est loin des scénarios Pinterest où j’annonce ma grossesse avec un setup digne de Hollywood qui implique une photo d’échographie et un bouquet de ballons. Nos airs choqués étaient loin d’être arrangés avec le gars des vues. J’aimerais ça dire que je l’ai désiré comme il le mérite, mais ce n’est pas le cas. Heureusement, c’est juste une petite parenthèse à son histoire. Le livre de sa vie est par la suite rempli d’amour.

Jen parle de ses regrets de maman

Je n’ai pris aucune photo de ma grossesse…

Je te le jure… même pas un cliché d’une petite ébauche de ventre rebondi.

Pas d’album qui s’échelonne sur 9 mois. Ma mère en a une quelque part qu’elle a prise quelques minutes seulement avant mon accouchement alors que je suis branchée de partout, que je n’ai pas dormi de la nuit et que le bleu de la jaquette d’hôpital est loin de me faire un teint de pêche. Mais je considère que ça ne compte pas et que c’est une très mince consolation. Pour ma défense, je dois dire que je n’avais pas de téléphone intelligent, encore #Throwback2006, et que j’avais encore moins un appareil photo numérique parce que je n’avais ni ordinateur ni Internet (comment je faisais pour survivre ?). Faque chaque fois que je vois une photo d’annonce de grossesse ou de bedaine, je grince toujours un peu les dents. Même après presque 12 ans.

Jen parle de ses regrets de maman

J’ai envisagé l’avortement…

Je sais, c’est dur à lire, mais c’est encore plus dur à vivre.

J’aurais voulu ne pas avoir à considérer cette possibilité. Mais quand t’es un bébé couple d’à peine un an, encore indécis dans ses projets et même ses sentiments, apprendre qu’un bébé est en route te force à prendre connaissance de toutes les options. Te reviennent alors en mémoire les cours de F.P.S. (formation personnelle et sociale pour ceux qui ont connu ça… #Throwback1999) où on te parlait pendant un chapitre complet des choix qui s’offraient à toi en cas de grossesse. Je ne l’ai pas considéré longtemps, mais juste le fait que ça m’ait effleuré l’esprit me remplit d’un sentiment de culpabilité impossible à oublier même après toutes ces années et le bonheur que mon fils m’a apporté par la suite. Heureuse que mes questionnements aient rapidement fait place à la certitude que sa place était dans notre vie et nulle part ailleurs.

Je regrette de ne pas en avoir assez profité…

Je ne suis sûrement pas la seule.

Chaque parent s’est dit à un moment ou un autre : « Le temps est passé trop vite, me semble que je n’en ai pas profité ! » J’ai beau avoir apprécié chaque étape, je suis nostalgique de l’odeur de sa peau de bébé, surtout quand il sortait du bain pis que j’y mettais de la crème dans chaque petit pli de cuisse pis que je le trouvais trop mignon en pyjama à pattes. Tranquillement, ces souvenirs s’estompent, malheureusement. Pourquoi je ne me suis pas arrêtée pour apprécier le moment au lieu de chialer contre mon manque de sommeil ? Je regarde des photos, mais ce n’est pas pareil. J’aimerais dont ça qu’on me ramène mon bébé le temps d’une journée. Juste pour m’imprégner les narines de son parfum pis faire mes adieux ben comme il faut à sa petite enfance.

Je regrette d’avoir douté de moi, de nous…

Même si j’ai toujours pensé que je ferais une bonne mère, je me suis sentie la pire des nouvelles mamans quand j’ai décidé d’arrêter d’allaiter après 3 semaines. Je m’en suis voulu de faire fi des pédiatres et pratiquer le cododo pendant 4 ans juste parce que je voulais dormir un peu. Je m’en veux encore de ne pas être arrivée à temps pour l’empêcher de débouler un escalier en colimaçon quand il avait à peine 18 mois. Je regrette d’avoir pensé que notre couple n’en serait peut-être plus un s’il n’était pas entré dans notre vie. Au contraire, il est le meilleur ciment pour colmater les failles de notre union. J’ai maintenant la conviction qu’on est les meilleurs parents possible, que je suis la maman que je veux être. Loin d’être parfaite, avec mes qualités et mes défauts, mais surtout de plus en plus en paix avec mes fiertés et mes regrets.

Pis ça, ça m’aide à me pardonner.

Jusqu’aux prochains regrets…

     

 

Maître de mes rêves

Poème érotique de Élodie Louve

Hier soir, dans le fin fond de ma Nuit, l’Inconnu a perpétré un crime exquis. Un vol sublime.

Tel un renard rôdant entre la Vie et la Mort, entre le Soleil et la Lune, le Clandestin a aisément pénétré l’Univers de mes Songes…

À simple coup de caresses et de dextérité, il a foulé les chemins menant à mon Extase, faisant ainsi perler mon corps de Désir et aussi fait suer ma peau d’une moiteur délectable.

J’ai bien tenté de l’en dissuader, mais pendant que mes bras le repoussaient obstinément, mes jambes s’entrouvraient sagement à Lui, à son magnétisme puissant et à son doigté liquéfiant.

Pire, pendant que ma Raison le sommait de quitter mes Rêves, question de ne pas déraisonner,
ma Démence le suppliait de rester jusqu’aux aurores question de délirer.

Donc, à bout de souffle, et surtout en manque de volonté, je l’ai laissé prendre possession de Moi…

Je suis alors devenue son élève soumise et me suis imprégnée du Savoir qu’il a bien voulu me transmettre.

Au matin, il avait évidemment quitté les lieux, pourtant son Passage furtif me laissa l’Espoir d’un retour possible dans ses bras qui le temps d’une Nuit m’avait fait connaître l’équivalent de ce que j’avais connu au cours de ma Vie.

Après en avoir rêvée éveillée maintes fois, et l’avoir rêvé pour une première fois hier soir, aurais-je un jour l’expérience de vivre une rencontre du 3e sexe avec Lui ?

Élodie Louve

 

La jeune femme et ses dragons

Allégorie sur la bipolarité

Une jeune femme, à ses heures solitaire, mais sociable ; amusante, mais quelques fois déplaisante ; imaginative, mais terre-à-terre ; passionnée, mais colérique.

Une jeune femme élevant en elle deux magnifiques dragons.

Le premier était bleu : aimable, amusant, enjoué, passionné. Il était si heureux qu’il pouvait planer sur un nuage.

Le second était rouge : triste, renfermé, déplaisant, colérique et terre-à-terre. Il était si maussade qu’il pouvait rester allongé des jours sans bouger.

Toute sa vie, la jeune femme les avait nourris et par chacun d’eux, tour à tour, elle s’était laissée emporter.

Un jour, la jeune femme trouva une clé. Celle-ci ouvrait une toute petite porte dans une partie inexplorée d’elle-même.

À l’intérieur, elle y trouva un arbre. Sur son écorce un visage se dessina.

La jeune femme était bien embêtée de trouver un arbre ainsi logé au plus profond d’elle-même. Pourquoi était-il chez elle?

Elle s’approcha donc de lui et lui demanda ceci :

« – Arbre majestueux, comment t’es-tu retrouvé ici?

– J’ai aperçu une tempête causée par deux magnifiques dragons. Celle-ci m’a emportée. Je sais que tu as besoin d’aide pour dompter ces bêtes. Je t’observe depuis un petit moment déjà.

– Arbre majestueux, dans ma tête, ces deux dragons ont grandi, se bagarrant sans repos. Ils m’entraînent dans des tourbillons desquels je ne peux me sortir. Dis-moi, Arbre majestueux, comment réussir à les dompter?

– Vers le haut, tu t’envoleras et par tempête tu vogueras pour trouver réponses à tes questions. »

La jeune femme retourna chez elle encore plus embêtée qu’auparavant.

Lorsqu’elle arriva, elle constata que les dragons n’y étaient plus, mais une gravure était apparue :

Dans le bleu du ciel, tu t’envoleras.

Le rouge de la mer, tu découvriras.

Elle toucha à la gravure et le vent se mit à tourbillonner. Elle était emportée vers le ciel. Son cœur était léger. Elle se sentait invincible. Elle sentait que ses rêves les plus merveilleux se réalisaient. Une sérénité et une paix immenses s’emparaient d’elle. Elle montait encore et encore vers le soleil, elle commença à avoir un peu trop chaud. Le bien-être restait en elle, mais le soleil la brûlait. Elle redescendit alors rapidement jusqu’au sol.

Elle posa les pieds sur un grand navire. Le ciel était devenu noir et la mer se déchaînait. Son bateau était à la dérive sur l’océan de ses larmes. Son cœur était si triste, elle n’arrivait plus à bouger. Toutes ses peurs se joignaient à elle. Toutes les tristesses de sa vie l’empoignaient au cœur et elle se crispa de douleur. Elle n’en pouvait plus. C’est à ce moment qu’elle aperçut la terre ferme où elle put enfin accoster. Elle se sentait libérée de pouvoir poser les pieds au sol.

Pour la première fois de sa vie, la jeune femme comprenait que ces deux dragons, bien qu’ils fassent partie d’elle, ne pouvaient plus prendre le contrôle. Elle devait par tous les moyens, dompter ces deux bêtes. Elle savait que ce ne serait pas facile, mais elle devait demander de l’aide afin de ne pas revivre d’autres mésaventures comme celles-ci.

Texte anonyme

Ma jeunesse à Montréal Partie 1 – les années 80

Charline parle de sa jeunesse à Montreal

1985

La rue Parthenais.

 

Ma meilleure amie Nathalie est dans sa fenêtre et me salue, d’en haut.

Je viens de descendre de la voiture de mon père, où j’étais assise sur lui, côté conducteur.

Je me sens fière. Grande.

 

Quelques fois, j’avais le droit à ce moment unique, seul avec lui…

 

Il arrêtait au début de notre rue, je sautais sur ses genoux et je pouvais «conduire» jusqu’à devant notre appartement de la rue Parthenais. Quel magnifique souvenir!

 

« Nathalie! Tu viens jouer?»

Elle hoche la tête, me sourit et disparaît.

La voilà aussitôt qui arrive, son cloche-pied rouge fraise dans les mains.

Super! Elle se met à sauter sur un pied et ses deux lulus vont dans tous les sens.

 

Lili, c’est comme ma sœur.

On se comprend, on s’amuse et on a toujours de quoi à se dire. Il n’y a pas une journée où on ne se voit pas.

J’aime bien aller chez elle, jouer dans sa chambre. La chanceuse a sa propre pièce! On s’amuse alors avec Fraisinette ou on se déguise et on fait semblant d’être des dames avec nos chapeaux et nos colliers.

 

Et puis, il arrive que j’y croise son grand frère Sylvain. (Soupir)

Le beau grand Sylvain. Ses yeux clairs et ses longs cheveux blonds en bataille. Il ressemble à un de ces musiciens, qu’on voit dans les vidéoclips à Musique Plus.

 

Quand il se fait tard, après le souper, on se parle depuis nos balcons pendant qu’on prend soin de nos poupées respectives.

 

Même que quelques fois, discrètement, je monte sur le bord de ma baignoire et je lui parle depuis la minuscule fenêtre du puits de lumière, qui donne sur sa chambre.

Mais chut, c’est notre secret!

À l’école, on se jase un peu moins. Nathalie est déjà en première année tandis que moi, je viens à peine de commencer la maternelle.

 

J’adore l’école!

 

Dessiner, apprendre, jouer, bricoler, chanter.

Vanie, notre enseignante est chaleureuse et aimante. Elle nous fait des câlins rassurants et nous regarde avec des yeux compréhensifs et patients.

 

Elle m’a marqué par sa gentillesse et par l’amour inconditionnel qu’elle nous offrait. Avec le temps, je me suis même rendue compte qu’elle a façonné l’éducatrice que je suis devenue, un peu à son image.

 

À l’heure de la récréation, je cours vers l’immense arbre qui se trouve dans le fond, près de la clôture. J’aime bien sentir ses écorces sous mes paumes. Je marche sur ses grosses racines et tourne autour de lui, en chantant des comptines. Il me fait du bien. Je ressens sa vieille âme, son vécu, je communique avec le seul bout de nature qui existe dans notre cour d’école.

Un peu plus tard vers nos 7-8 ans, Lili et moi, on aimait se promener sur nos vélos et aller jouer dans le champ qui était juste à quelques mètres de nos maisons. On essayait d’y faire de la gymnastique ou on se faisait des longues parties de Tag, avec d’autres enfants de notre rue.

 

Quand Nathalie est allée dans la cour des grands, on s’est naturellement perdues de vue. Nous avions alors chacune nos amis et c’était un peu «insensé» qu’elle puisse avoir une amitié avec une plus jeune…

 

Il y a quelques années, elle m’a avoué sur Facebook qu’elle avait trouvé cela triste qu’on se soit côtoyées durant tout ce temps, primaire et secondaire, sans jamais renouer d’amitié. Mais je ne lui en ai jamais vraiment voulu. Je garde de merveilleux souvenirs d’elle et de nos temps de jeux…

 

(Revenez me lire dans 2 semaines, je vous emmènerai faire un tour dans les années 90, cette fois-ci)

       Folie Sofia logo reviseure

La pornographie et son influence

À ceux qui aiment regarder de la pornographie en douce…

Avertissement : Ce texte contient des propos sexuels.

Je me souviens qu’à mes 11 ans, je ne savais pas ce que c’était une fellation et encore moins, comment en faire une. Je n’ai jamais eu honte de ça. Quand j’y pense, je me permets de mieux comprendre ces jeunes qui consomment de la pornographie. Quand le.la partenaire fait un cunnilingus et/ou une fellation, on peut voir tous les angles et ce, sans tabou. Disons qu’on comprend bien ce que les acteurs sont en train de faire. En plus, c’est facile d’accéder à de la cyberpornographie et c’est gratuit. Tu n’as même pas besoin de le chercher, elle peut s’afficher sur ton écran sans l’avoir demandé. Je trouve que c’est l’un des services les plus rapides en ligne.

-Les premières consommations chez les jeunes se situent vers l’âge moyen de 12 ans chez les garçons et de 13 ans chez les filles.

– En 2010, lors d’un sondage sur la consommation de la cyberpornographie chez les jeunes, le quart des jeunes aurait affirmé avoir vu de la pornographie sans le vouloir. (Extrait de l’étude de Jones et al, 2012)

Le sexe et ces histoires coquines, on en apprend partout et par tout le monde. Même dans une conversation qu’on écoute en douce. Mais est-ce que la cyberpornographie a aussi une influence sur notre sexualité? Est-ce qu’on est conscients.es de son effet sur nous? Son influence est-elle positive ou négative?

Quand on visionne de la pornographie, on reçoit tellement de discours qui peuvent être trompeurs. Par exemple, les acteurs peuvent envoyer comme message direct ou indirect que plus la taille du pénis est grosse, plus il y a du plaisir. Que les seins doivent être parfaitement arrondis et fermes. Que les abdos doivent être parfaitement découpés comme ceux des athlètes.

C’est correct d’aimer regarder de la pornographie, parce que cela peut être amusant. D’ailleurs, 75.5% des consommateurs de la cyberpornographie ont confirmé qu’ils regardaient de la pornographie pour seulement de l’amusement. (Étude sur le profil des consommateurs de la cyberpornographie tirée du Journal of Sexual Medecine, Vaillancourt-Morel et al, 2017)

On doit continuer à être sensible au fait que ce sont des acteurs doués dans leurs rôles. Dans la vraie vie, ce n’est pas tout le monde qui a des critères très élevés par rapport à l’aspect physique de son partenaire. Certains partenaires sexuels vont préférer valoriser les positions sexuelles les plus satisfaisantes pour les deux.

Toutefois, ce n’est pas toujours ce que l’on peut voir dans la cyberpornographie. Les ébats sexuels se font souvent par la jouissance d’un seul partenaire. C’est correct si un partenaire a envie de satisfaire l’autre. C’est son choix. Mais c’est différent quand un partenaire pense juste à sa propre jouissance sans se soucier de l’autre. Il ne faut pas oublier combien ça peut être amusant lorsque deux partenaires se satisfont mutuellement.

Dans un film porno et que tu vois quelqu’un faire une fellation, ça envoie souvent comme message que c’est bien si la personne suce jusqu’à en avoir presque le goût d’en vomir. Ça fait peur à l’idée qu’une personne peut penser que c’est comme ça qu’on le fait pour vrai. On a chacun nos plaisirs et nos limites sexuelles. Ce n’est pas toutes les femmes qui aiment recevoir un cunnilingus et/ou faire une pratique orale. Tout comme les hommes, ils n’aiment pas tous recevoir une fellation et/ou faire une pratique orale. Et c’est correct.

Dans les extraits de porno, ce serait bien d’entendre ce type de conversation : « Aimes-tu avoir du sexe avec une femme qui prend ou pas des médicaments contraceptifs? Es-tu à l’aise avec ou sans le condom? Aimes-tu faire ça plus doucement, lentement ou rapide et fort? » Le genre de conversation qui permet de connaître les goûts de l’autre personne, d’être en confort et d’éviter les malaises et malentendus. Que tu sois une personne avec un.e. seul.e partenaire sexuel.le ou que tu sois une personne avec différents.es partenaires sexuels.les, la communication est importante. Parce que plus la communication est claire, plus on va vers le respect mutuel, des sourires partagés, du plaisir et des attentes réalistes.

II existe de la pornographie féministe et de la pornographie pour les femmes (les hommes sont aussi la bienvenue). Ces types de pornographies mettent en valeur le respect mutuel, les silences intenses et le plaisir partagé entre deux acteurs. Que tu sois une femme ou un homme, tu pourrais peut-être trouver tes plaisirs dans ces types de pornographies et/ou faire un changement dans tes plaisirs intimes.

Maintenant, je vous pose la question, êtes-vous conscients.es de l’effet que la cyberpornographie a sur vous?

 

Signé L’escarpin rouge
Ce texte est un billet exprimant l’opinion personnelle de l’auteur.e.

 

 

 

 

 

 

-Extrait de l’étude de Jones et al, 2012- Tiré du livre, psychologie de l’adolescence, 96.p, Richard Cloutier, Sylvie Drapeau,4e édition, 2015

– Vaillancourt-Morel et al (2017), Étude des profils consommateurs de la cyberpornographie tirée du Journal of Sexual Medecine, http://www.jsm.jsexmed.org/article/S1743-6095(16)30842-6/abstract?cc=y=,consultée en ligne le 28 janvier 2017

Vivre dans la ville : Avoir son coeur à la campagne!

Jenny parle de sa vie en ville

J’ai eu la chance que vivre plusieurs années à la campagne ainsi que dans la grande ville.

« Fille de ville » est l’une des chansons de Marie-Élaine Thibert qui est issue de son premier album (1).  J’ai eu beaucoup de plaisir à chanter cette chanson lorsque j’avais de la longue route à faire. Cette chanson parle des raisons qu’une fille aime mieux la ville que la campagne. Lorsque j’avais 16-17 ans, je me suis beaucoup approprié cette chanson. J’avais honte d’être une fille qui aimait la campagne et qui y a vécu durant de nombreuses années. J’ai compris quelques temps plus tard qu’il n’y avait aucune honte d’aimer vivre en ville ou à la campagne. Il y a du positif et du négatif dans les deux cas.

En effet, j’avais peur d’affirmer haut et fort que j’aimais bien vivre dans la grande ville de Montréal, mais que j’étais une fille de la campagne. Dans les milieux ruraux, il ne manque aucunement d’espace pour s’évader, même l’atmosphère est différente. Le trajet pour me rendre à l’école était long. Disons que nous ne faisions pas que la rue principale pour se rendre à la classe. Je me rappelle que lorsque nous devions faire l’épicerie, nous allions dans 3 villes pour faire les emplettes de la semaine. Les amies étaient à plusieurs kilomètres de chez moi. Mes parents devaient faire le taxi absolument, sinon ce n’était pas possible de voir nos amies d’école durant la fin de semaine. Comme dans toute ville, il y a du négatif, mais aussi du positif.  Je me rappelle de la liberté que j’avais. Les voisins étaient assez loin, alors je pouvais mettre la musique plus forte lorsque mes parents travaillaient et que j’étais en congé scolaire. Notre cour était immense et aucunement besoin de clôture pour faire la séparation avec le voisin.  Je garde de très bons souvenirs de mes années passées là-bas. Je ne pourrais certainement pas oublier les feux de camp et l’odeur de la nature lorsque je me promenais dans les sentiers de bois.

Il y a la grande ville ou bien le milieu urbain.  Je me rappelle que plusieurs personnes dans mon entourage m’ont dit ne pas avoir besoin de voiture et même parfois de leur permis de conduire, parce qu’avec les métros et les autobus, tout était possible. Effectivement, l’aspect du transport en commun dans la grande ville de Montréal et aux alentours, tels que la rive-sud ou la rive-nord est facile d’accès pour les résidents. Par contre, ce n’est pas tous les endroits qui sont accessibles par ce moyen de transport.  Pour ce qui est des utilisateurs de  grandes routes, telles que les autoroutes, les heures de trafic et la construction augmentent année après année. Je ne parle pas des fermetures des ponts/tunnels pour la rénovation. C’est sûr que les grands milieux urbains ont leurs Dix30Centropolis ainsi que les magasins souterrains tels que le Centre Eaton et les autres qui se relient sous terre. L’un des avantages de vivre dans la grande ville ou dans les alentours est cette proximité des magasins, épiceries, activités, etc.

Avec les années, j’ai pris le meilleur des deux mondes.  J’habite à 30-40 minutes de voiture de la grande ville de Montréal. Je suis entourée de 3 autoroutes telles que la 20, 30 et 132. J’ai l’un des centres commerciaux des 4 coins de la mode à 15 minutes de voiture de chez moi ainsi que le Dix30 à environ 20-25 minutes. J’ai la chance de vivre dans une maison avec une cour pour pouvoir faire des feux de camps lorsque dame nature est de bonne humeur.  Je suis consciente qu’il n’y a pas de meilleurs endroits pour vivre et faire sa vie. J’admire les gens qui peuvent vivre tout au long de leur existence en campagne à 100 % ou dans la grande ville à 100 %.  J’ai besoin de vivre proche de la ville, mais avec les avantages de la campagne aussi. Je ne vais jamais pouvoir choisir entre les deux.

Est-ce que vous êtes plus ville, campagne ou plus comme moi ?

 

  1. Marie-Elaine Thibert est une chanteuse Québécoise qui a sorti plusieurs albums depuis le début de sa carriè Son premier album fut intitulé Marie-Elaine Thibert. La date de parution fut le 30 mars 2004.

          

Invisibilité

Karolann texte invisibilité

Au bras d’un homme, je suis hétérosexuelle. Au bras d’une femme, je suis homosexuelle. Ma bisexualité leur est invisible ; mon partenaire me définit. On se fie aux marqueurs relationnels que l’on connait pour mettre des mots sur MA réalité. Le problème? JE, mon identité sexuelle, n’est pas aussi saute-aux-yeux. On s’attend à des indicatifs, des descriptifs, des représentations claires de «ça a l’air de quoi».

Pour ma part, ça a simplement l’air d’une personne, s’identifiant comme femme, avec les cheveux bleus, parfois plus «féminine», pis d’autres fois, ben je porte un chandail de band hardcore quelconque, une casquette et mes new balance et je suis bien heureuse comme ça. Ça m’arrive aussi d’embrasser une femme, ou du moins ce qui pourrait en paraître une, mais au fond, je m’en fous si c’est une femme ou pas. Sauf qu’en ce moment, j’embrasse mon copain et ça me va totalement. J’aimerais bien aussi résumer ça à «j’aime tout le monde», mais ce n’est pas tout à fait vrai.

On pourrait croire que la communauté gaie, qui se veut inclusive, voire même compréhensive, est plus à l’aise avec cette réalité. Toutefois, ce n’est pas toujours ce qui est observé, justement parce qu’on n’est pas facilement identifiables. Et puis ça fait peur la bisexualité, il y a plus de risques à la bisexualité : tout le monde est à se méfier, tout le monde peut être acteur d’une possible infidélité. POURTANT! Une bague et une promesse d’amour éternel n’empêchent personne d’aller voir ailleurs.

Sous l’excuse de ma bisexualité, je me suis fait refuser des offres de date. Détrompez-vous, je suis capable de prendre un refus, c’est plus que le fait d’être honnête et de leur exposer mon attirance, c’était ça qui posait problème. Les refus venaient bien plus des gens s’identifiant comme moi, que l’opposé. Chez l’opposé, on voyait davantage un exotisme, un espoir infini d’une réalisation de ce fantasme qu’est le threesome. Ma sexualité n’est pourtant pas l’équation parfaite à ce désir. Ma sexualité n’est pas de vouloir les «deux sexes» en même temps. Ma sexualité, c’est plutôt de ne pas me limiter à si la personne que je rencontre s’identifie comme femme ou comme homme.

Pourquoi est-ce que ma sexualité devrait être quantifiable et qualifiable?

JE, n’est pas mon attirance. JE, n’est pas mon/ma partenaire. JE, n’est pas mes relations. JE, n’est pas mes fantasmes.

JE ne suis pas mon identité sexuelle.

Surtout, j’existe.

C’est un autre problème qui est à débattre, cette façon de faire qu’on a de définir nos amis ou une qui que ce soit par leur attirance. «Mon meilleur ami gay». Ton meilleur ami serait-il ton meilleur ami même s’il ne préférait pas les hommes? Voilà.