Passion lecture

PJ’adore lire. C’est un passe-temps qui m’accompagne comme ami depuis que je suis enfant. Depuis quelques années déjà, je tiens à jour la liste des livres que je lis durant l’année. Cela me permet de visualiser le temps que j’ai pris pour moi, et d’y annoter mes coups de cœur au passage. J’ai donc toujours un livre à suggérer, au besoin.

Au début de 2018, j’ai décidé de me challenger. J’avais lu 35 livres en 2017, je me suis donc lancé le défi d’en lire 40 pour 2018. Avec un nouveau-né à la maison, je me suis questionné à savoir si c’était un défi réalisable. Allais-je avoir le temps ou du moins prendre le temps ? Le simple fait de me poser la question m’a motivé. Pourquoi me suis-je lancé ce défi ?

Premièrement, cette année, nous avons décidé de couper le câble et je voulais diminuer mon temps de réseaux sociaux . Principalement, c’était pour m’obliger à prendre du temps pour moi. Pour prendre davantage de bains. Pour rêver. Pour me sortir de la routine, de mon quotidien. Pour m’évader, le temps de quelques pages, de ma réalité de maman. Mais surtout, parce que j’adore lire, tout simplement.

Finalement, je me suis inquiétée pour rien. À la fin juin, j’avais déjà atteint mon objectif de 40 livres. C’est à ce moment que mon défi s’est transformé en 100 livres. Parce que 100, c’est un beau chiffre ! Je trouvais challengeant et gratifiant de parvenir à m’y rendre.

Sachez d’ores et déjà que je lis rapidement, très rapidement, et que cette année, ma liste est majoritairement remplie de chicklit. Que du bonbon pour la mère sans sommeil que je suis.

En résumé :

  • Mon meilleur mois : septembre avec 15 livres lus.
  • Mon mois le moins productif : décembre avec 4 livres lus.
  • À 2 reprises, je me suis remis en question à savoir si mon défi allait être réalisable et pour quelle raison je le faisais.
  • Ma découverte de l’année : Colleen Hoover. J’ai même décidé d’inclure le défi de lire toute sa bibliographie cette année. Sachez que je suis à jour. Je vous recommande : Ugly love, November 9, Confess, et tous les autres.
  • Ma découverte québécoise en matière de chicklit : Johanne Pronovost. Léger bien écrit et les personnages sont attachants. Je recommande : Quand l’amour change d’adresse ; Un été pour faire la cour ; Robe soleil et bottes de pluie.
  • Je compte une dizaine de livres loués, sans jamais avoir eu le temps de les lire.
  • J’ai découvert de merveilleux albums jeunesse, mais ils ne sont pas comptabilisés.
  • Le dernier livre de la trilogie d’Alexandra Larochelle sortait cette année, Des papillons pis des fins du monde. Je me suis donc fait le plaisir, pour la 3e fois, de relire la série au complet.

Outre mes coups de cœur annoncés ci-dessus, voici mon petit top 5 :

On porte donc à 103 le nombre de livres lus en 2018 (défi accompli !), totalisant 32 477 pages (oui ! oui ! je les ai comptés !).

Je suis fière d’être parvenue à mettre ces moments à l’agenda, avec deux enfants à temps plein à la maison. Le jour, lorsque les enfants dormaient, j’en profitais pour exécuter une ou deux tâches plates avant de me récompenser en lisant quelques pages. Le soir, au lieu d’écouter un film ou une série, je m’assoyais avec un livre ou je me faisais couler un bon bain. C’était mon me-time. Sans téléphone, sans tablette, sans dérangement. La lecture m’a aussi permis d’avoir plusieurs discussions intéressantes avec des amies. Recommander mes coups de cœur, et m’en faire recommander également. Explorer, découvrir. L’année qui vient de se terminer a été remplie de découvertes littéraires. Pour l’an prochain, je prends congé de défi !

Catherine Héroux

Mes dernières lectures

mes dernières lectures

Je lis beaucoup. Des styles différents, mais toujours de la littérature québécoise, simplement parce que c’est ce que je préfère lire. Surtout depuis mon dernier article, où je vous ai parlé de huit livres que j’ai vraiment aimé lire. Je récidive donc aujourd’hui avec cinq œuvres que j’ai adoré et que je recommande à ceux et celles à la recherche d’idées de lectures.

Histoire de gars

Celui-ci, je l’ai reçu au printemps et je l’ai lu en deux jours tellement c’était un vrai délice! Je n’avais aucune attente et j’ai été divertie. C’est trois gars, trois histoires, trois styles. Jay du Temple, Simon Lafrance et Patrick Sénécal. J’ai ri, vraiment ri, parce qu’il n’y avait pas quoi pleurer dans les trois histoires, ce n’était pas touchant non plus. Et ça fait du bien! J’ai vraiment eu du fun à lire les trois histoires et je pense que c’était ça le but. 

La trahison des corps

Un roman que j’ai trouvé par hasard au Village des Valeurs! Le synopsis m’intriguait et je l’ai acheté. Au bout d’une semaine, j’ai passé au travers des pages. C’est l’histoire d’une femme qui apprend qu’elle va mourir. C’est son histoire, ses souvenirs, son présent et son passé. C’est écrit avec sagesse et beaucoup d’émotions. C’est un roman magnifique que j’ai aimé découvrir.

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Libérer la colère

C’est un collectif de 35 femmes en colère. Des textes de tous les genres, avec des témoignages, des réflexions entourant la femme et notre droit d’être en colère. Les textes sont magnifiques, touchants, poignants et c’est sans aucun doute un objet qui pèse lourd en émotions. J’ai adoré, j’ai été bouleversée, j’ai versé des larmes, je me suis fâchée. C’est une œuvre remplie de sens.

mes dernières lectures

Justine ou comment se trouver un homme en cinq étapes faciles

C’est un roman que j’ai lu il y a plusieurs années. En classant mes livres cet été, je suis tombée sur lui et je me suis souvenue que je l’avais tant aimé. J’ai alors relu le synopsis et parcouru quelques pages. C’est l’histoire d’une femme qui n’a pas de bonnes relations avec les hommes. Après s’être faite avoir par son amant, elle s’écroule. Elle tombe par la suite sur un livre intitulé ‘’Comment se trouver un emploi en cinq étapes faciles’’ et elle décide de l’utiliser pour trouver l’homme parfait. Cette histoire est drôle, captivante, touchante. Je me suis identifiée au personnage, car j’étais célibataire et c’était avant de rencontrer mon ex. Ce roman m’a donné un boost de confiance en moi sans savoir comment. Je le garde précieusement dans ma bibliothèque!

Borderline

Je n’ai jamais vu le film. Je n’avais jamais lu le livre. C’est magnifique. Une écriture comme je les aime. C’est difficile de le décrire ou simplement en faire une critique parce que c’est comme un classique au Québec. Les gens ont soit lu le livre, vu le film ou bien les deux et chacun s’entend pour dire que c’est super bon. Je l’ai lu, je l’ai aimé, je vous le conseille et c’est tout.

Alors voilà! De belles suggestions littéraires à ajouter à ta liste. Tu en veux plus? Je t’invite à cliquer sur notre section ‘’Critique littéraire’’ pour découvrir tous les livres que l’équipe de Folie Urbaine a eu la chance de lire.

 Audrey photo de signature

India Desjardins : une auteure qui me fait vivre beaucoup d’émotions

Vous le savez déjà, j’adore lire. Au fil des années, je me suis attachée à certains auteurs et à une en particulier. Il s’agit d’India Desjardins, une femme que j’admire énormément et qui crée des œuvres qui chamboulent. Mon histoire d’amour avec elle a débuté avec le roman India Jones, maintenant appelé Un homme s’il vous plaît. C’est un des premiers romans que j’ai lus où j’ai senti que je pouvais retirer une leçon de vie à travers une fiction. Il m’a tourmenté et m’a remis en question. C’est un roman chick lit, oui, mais je me reconnaissais dans le personnage et ça m’a fait réfléchir. Par la suite, je me suis intéressée à ses œuvres. Celle qui est derrière la série Le journal d’Aurélie Laflamme me gardait en haleine.

Ensuite est arrivée au bon moment dans ma vie la bande dessinée La Célibataire. C’était en 2012, l’année de ma première peine d’amour où je voyais mon monde s’écrouler. Cette bande dessinée m’a tellement fait rire et m’a tellement parlé que quand la deuxième est sortie en 2014, La Survivante , je me suis garrochée pour l’acheter. Je trouvais le concept d’une bande dessinée de style chick-lit super intéressant.

Lors de ma dépression en 2017, j’ai dû passer du temps en centre de crise et c’est son roman La mort d’une princesse que j’ai lu durant mon séjour. Je l’ai dévoré. C’est un roman qui tombait à point, une situation de vie que je ne croyais pas vivre un jour. L’histoire m’a fait réfléchir, en fait. Les œuvres de cette auteure ont ce pouvoir chez moi, je peux me voir à travers les personnages et les histoires, je trouve ma place dans celles-ci pour ensuite chercher des bribes de réconfort, de conseils et de réflexions.

Il y a quelques mois, j’ai communiqué avec l’agence de communication avec qui India fait affaire pour demander une copie de presse de sa toute récente œuvre : Ma vie avec un scientifique – La fertilité ainsi qu’une copie d’Une histoire de cancer qui finit bien. J’avais envie de faire un hommage à cette grande femme qui me donne de l’inspiration et qui par sa créativité et son expérience sème des graines de courage et d’espoir pour ses lectrices.

Une personne proche de moi a lu Ma vie avec un scientifique – La fertilité et voici ce qu’elle avait à dire : ” Je viens tout juste de terminer le livre. Wow! C’était vraiment très bien écrit et j’ai adoré la touche humoristique. C’est la première fois que j’arrive à rire de certaines situations. J’ai aussi été touchée par certains passages qui sont en lien avec les jugements de la société envers nous ( les personnes sans enfant). Je recommande le livre pour toutes les personnes qui ont besoin de réconfort dans les moments difficiles ou simplement pour sourire face à certaines situations que nous avons vécues”.

Je n’ai pas de mots pour cette oeuvre qui donne de l’espoir. Pour vivre avec la maladie depuis toute ma vie (mon père a le cancer), ce fût un baume sur le coeur de lire Une histoire de cancer qui finit bien.

Il me reste cependant des œuvres d’India que je n’ai pas encore eu la chance de lire, tel que le collectif Cherchez la femme parut en 2011 ainsi que Le Noël de Marguerite parut en 2013, tout deux qu’on m’a fortement conseillés. Je reste une grande fan des œuvres d’India Desjardins et je garderai toujours l’œil ouvert dans l’attente de dévorer un de ses romans pour mon plus grand plaisir !

Vous voulez en savoir plus sur India Desjardins ? Rendez-vous ICI.

Photo de signature pour Karine Caron-Benoit. Valérie_réviseure

Au cœur de la vallée : Rivalités et conséquences

J’ai eu la chance de lire le premier tome de la trilogie Au cœur de la vallée de l’auteure et artiste peintre Madeleine St-George.  Le premier tome intitulé Rivalités et conséquences, est sorti en mars 2018. Le deuxième tome, Partir ou rester, devrait sortir en octobre 2018, puis le troisième tome intitulé La dernière larme, devrait voir le jour au printemps 2019. Je vais vous donner mon impression du livre en passant de la page couverture à l’histoire.

Ce que j’aime faire avant de débuter la lecture d’un livre est de l’observer, de la page couverture jusqu’à la 4e de couverture et d’émettre des hypothèses sur l’histoire. En regardant celui-ci, je déduis que l’histoire se passe au milieu du 19e siècle pour 3 raisons distinctes; la première est le cheval qui porte à croire qu’il est le moyen de transport ou de travail. Ensuite le type de maison qui ressemble aux maisons dans la série de l’époque «La petite maison dans la prairie»*. Le type de vêtements me fait également penser à cette série. La photo de la page couverture a un look de peinture. Cet effet peinture vient donner un aspect plus ancien au livre comparativement à une photo ou un montage des années 2000.

Le titre du livre en dit beaucoup sur le genre de sujet dont le livre traitera. «Rivalités et conséquences» peut représenter beaucoup de choses. Il est facile de se laisser aller dans nos idées concernant l’histoire d’un livre simplement grâce au titre.

Lorsque je suis arrivée à la 4ème de couverture, quelques suppositions sont devenues réalités. En premier, j’ai remarqué l’année 1860 ce qui a donné raison à l’image du livre. De plus, l’auteure est peintre alors l’illustration est l’une de ses créations. Je trouve que cela donne une meilleure perspective du livre et de l’histoire.  Cette histoire pourrait être véridique tel qu’expliqué lors de nos cours d’histoire ou par nos grands-parents. Une histoire sur la création d’une colonisation avec des familles, des trahisons, des agressions ainsi que des gens qui ne sont pas en accord. Il y a certains sujets de ce livre qui étaient tabous dans ces années-là et qui le sont un peu moins de nos jours.

Je ne vais pas divulguer de détail important dans ces quelques phrases. Je trouve tellement dommage lorsque je termine de lire un résumé ou une critique et que je n’ai aucunement l’envie d’acheter le livre parce que je connais déjà la fin. Dès les premières pages, nous pouvons ressentir l’entraide des villageois dans leur désir de créer une nouvelle paroisse. C’est au fil de l’histoire que la trahison s’installe entre les deux familles principales du livre. Les conséquences font suite à cette trahison.  Il y a également le passé des personnages qui refait surface et qui crée des répercussions dans leurs vies.

J’ai bien aimé ce livre du début à la fin. Il n’est pas trop long et se lit facilement. Ce fut un honneur pour moi de lire cette histoire et j’ai bien hâte de pouvoir lire les deux prochains tomes.

* La petite maison dans la prairie : une série américaine qui a été télévisée du 30 mars 1974 au 21 mars 1983.

 Folie Sofia logo reviseure

Des lectures qui font du bien à l’âme

Depuis janvier, j’ai lu plusieurs livres et je ne pouvais faire autrement que de vous en parler parce que lire, c’est magique. Comme vous le savez peut-être, je ne lis que des livres québécois et quelques fois français. Pas parce que je boude le reste, mais simplement parce que c’est ce que je préfère. Au Salon du livre qui a eu lieu en novembre 2017, j’ai acheté quelques livres que j’avais bien hâte de lire. À Noël, j’ai également reçu des romans et avec Folie Urbaine, j’ai eu la chance de lire quelques livres reçus comme copie de presse. Alors sans plus tarder, voici ce que j’ai lu et ce que j’en ai pensé.

Les cicatrisés de Saint-Sauvignac

par Sarah Berthiaume, Simon Boulerice, Jean-Philippe Baril-Guérard et Mathieu Handfield

Reçu à Noël, j’ai adoré ce roman que j’ai lu en une soirée, c’était drôle et différent. Le fait que ce soit quatre auteurs différents qui écrivent chacun un chapitre du livre qui tourne autour d’un même sujet, les glissades d’eau, c’était toute une expérience ! L’histoire se déroule dans un petit quartier où des glissades d’eau sont construites et où plusieurs enfants sont blessés au dos suite à un clou oublié dans la plus haute glissade du monde. Bref, c’est loufoque et vraiment divertissant : j’ai adoré !

Lui

par Patrick Isabelle

Un roman qui traite d’une fusillade dans une école secondaire. C’est un jeune qui a décidé de se venger en tirant sur tout le monde à son école et qui sort de plusieurs années dans un centre d’incarcération jeunesse. On accompagne les victimes et le criminel dans leur quotidien qui fait revivre les vieux souvenirs de cet événement passé. J’ai aimé, bien qu’un peu incertaine au début vu le sujet, mais je n’ai pas pu m’empêcher de l’acheter, car le livre m’intriguait. Ce roman est bien écrit et je l’ai lu en un week-end.

Port de mer

par Luc Mercure

C’est un livre que j’ai acheté dans une friperie. Je voyais ce titre régulièrement en librairie, donc j’ai décidé de me le procurer. Je me souviens l’avoir lu en quelques heures; il n’est pas très épais. J’attendais qu’un document se transfère sur mon ordinateur et je suis sauté dans cette histoire : un jeune homme fragile, difficile avec lui-même, brisé, à la recherche de son identité. J’ai aimé la profondeur des mots et j’ai longuement pensé au personnage après ma lecture. C’est un bon livre à lire, simplement pour s’enfuir de son quotidien, d’y revenir et de se sentir bien.

Nikolski

par Nicolas Dickner

Ma mère est libraire et souvent, lors de conférences, elle revient avec des romans qu’elle a reçus. J’aime aller fouiner dans sa pile de livres, on n’a pas le même type de lecture, mais souvent je tombe sur une perle qui me fait du bien. C’est le cas pour ce roman, une histoire douce, simple et tellement belle. L’histoire de deux êtres, différents, mais pareils en même temps. Les détails écrits par l’auteur m’ont fait voyager et j’ai pu me mettre de beaux décors en tête. Est-ce que j’ai aimé ? Oui.

Le guide du travailleur autonome (Merci à Roy and Turner pour la copie de presse)

par Jean-Benoît Nadeau

Un outil parfait, je n’ai rien d’autre à dire que cela. Quand j’ai reçu le communiqué de presse, j’ai un peu hésité, mais je me suis dit que j’y trouverais certainement des outils pour mes contrats en tant que travailleuse autonome. J’ai appris plusieurs choses. C’est bien détaillé, bien séparé et j’ai apprécié le visuel. C’est quand même un livre théorique, mais il est écrit de manière à ce qu’il soit facile à consulter. Je suis contente d’avoir ce livre que je vais clairement prêter à mes ami.es travailleur.es autonomes et que je risque de consulter très longtemps.

À fleur de peau (Merci à Guy Saint-Jean éditeur pour la copie de presse)

par Saverio Tomasella

Wow. Un livre touchant et surtout, rempli d’espoir. Une femme en quête du bonheur qui, au fil du livre, réalise à quel point la vie est belle et qu’elle s’est enfouie dans une routine qui a fait en sorte qu’elle s’est complètement oubliée. Lire ce livre, c’est participer à la métamorphose de cette femme formidable et aussi se questionner sur sa propre vie. Oui, c’est un roman, une fiction, mais à travers les pages, c’est également un outil parfait pour faire une pause et se regarder d’un autre angle. En plus de l’histoire, il y a à la fin du livre plusieurs exercices que l’on peut faire. C’est un bel ouvrage à lire, relire et conserver pour les moments de tempêtes.

La Crue (Merci à Roy and Turner pour la copie de presse)

par Ariane Bessette

Je n’étais pas certaine au début lorsque j’ai lu le résumé du livre, mais j’étais attirée par le mystère de l’histoire. Je n’ai pas été déçue. En à peine deux jours, j’ai dévoré chaque mot, quelques fois difficile, triste, mais tendre. Une nostalgie, une peine, une souffrance d’une mère qui, 30 ans plus tard, pense encore à l’enfant qu’elle a perdu à la naissance. Des souvenirs, du doux, du moins beau, mais écrit de manière à ce que l’on se sente si proche du personnage qu’on a presque l’impression de lui tenir la main pour la consoler.

Dopamine (Merci à Roy and Turner pour la copie de presse)

par Jeanne Dompierre

Au moment d’écrire ses mots, je viens tout juste de tourner la dernière page de ce livre que j’ai lu en un week-end. L’intrigue m’attirait, mais je n’aurais pas pensé m’identifier autant au personnage principal. La souffrance, l’envie de mourir, la maladie mentale, les troubles alimentaires, les relations avec les autres, les addictions, le vide… Ce livre m’a parlé, m’a rappelé par où je suis passée dans la dernière année. Je ne veux pas trop vous en dire parce que c’est un livre que je recommande; un roman qui parle de vraies choses, d’un combat que trop de gens vivent en silence. Un roman bien écrit, bien pensé, qui malgré la lourdeur du sujet, a une ligne d’espoir. Il s’agit du premier roman de l’auteure et je souhaite de tout cœur qu’elle récidive pour un deuxième et un troisième pour que je puisse, une fois de plus, avoir la chance immense de la lire.

J’aime beaucoup lire, je prends de plus en plus de temps pour le faire également et j’aime découvrir de nouvelles histoires, de nouveaux ouvrages, tout ce qui peut apporter un petit plus à mon quotidien, qui peut me divertir, me faire rêver ou simplement me faire passer un bon moment. Je vais continuer à vous partager mes lectures, car j’ai encore une belle pile qui m’attend à la maison et avec le talent que nous avons ici, je ne doute pas que de nouveaux titres se retrouveront entre mes mains et sous mes yeux en soif de lecture.

En espérant vous avoir donné envie de lire !

karine signature Valérie_réviseure

La trilogie de Sarah-Maude Beauchesne

Jen parle de la trilogie de Sarah-Maude Beauchesne

Il y a des livres qui marquent l’imaginaire.

Des livres qui font réfléchir, qui font sourire, qui font pleurer.

Des livres que tu aurais aimé lire à une autre époque de ta vie.

Des livres que tu voudrais faire lire à tout le monde afin qu’ils comprennent.

Pour moi, ces livres sont Cœur de slush, Lèche-vitrines et Maxime, la trilogie écrite par Sarah-Maude Beauchesne que j’ai lue il y a quelques semaines.

Folie 3 livres ados

Ces livres qui m’ont émue, charmée et ramenée 15 ans en arrière quand j’étais une adolescente dans toute sa complexité. Une adolescente un peu mal dans sa peau à la recherche du prince charmant sur son maudit cheval blanc et qui ne savait pas encore à quel point les films de Disney n’étaient pas réalistes.

C’est l’histoire d’une fille qui s’appelle Billie-Lou. Billie a de longs cheveux, de grandes jambes et de nombreuses taches de rousseur. Aucune comparaison physique avec moi. Mais elle aime la musique, la slush bleue, l’écriture et imaginer de grandes histoires d’amour.

Tout comme moi.

J’ai plongé dans son histoire avec toute la naïveté que je possédais à son âge et qui me rend visite encore de temps en temps malgré mes 35 ans.

J’ai encore beaucoup d’intérêt pour les lectures qui s’adressent surtout à un public d’ados, j’en ai d’ailleurs parlé ICI. Mais cette trilogie m’a jetée par terre par son réalisme et la puissance de ses mots. Je me suis tout de suite identifiée aux pensées de Billie et à sa quête de vivre des émotions fortes. Mais surtout, sa façon de passer au travers du chagrin de son premier grand amour.

Celui dont on se souvient pour toujours parce qu’il fait si mal sur le coup et ouvre une plaie qui laissera une cicatrice à jamais dans notre petit cœur jusque-là innocent. Ses références aux odeurs qui lui rappellent ce qu’elle a vécu, à son environnement qu’elle associe à différents épisodes de sa vie, les pensées qui vont et viennent dans son esprit, tout ça aurait pu être le propre écho de tout ce qui se bousculait dans ma tête au même âge.

À un moment, je me suis même demandé si Sarah-Maude n’avait pas trouvé l’un de mes journaux intimes abandonnés quelque part ou si ma mère ne lui avait pas envoyé des notes sur mon adolescence puisqu’elle en a été le témoin principal. Ces livres que j’aurais voulu écrire si j’avais ne serait-ce qu’un quart du talent de Sarah-Maude.

Ces romans ne me sont pas adressés, mais j’ose croire qu’ils ont été écrits un peu pour moi. Pour que je comprenne enfin l’adolescente que j’étais.

Finalement, j’ai peut-être bien fait de les lire à 35 ans.

Parce qu’à 15 ans, peu importe ce qu’on lit, on trébuche quand même. On se fait mal, on écorche son petit cœur, mais surtout, on vit les choses intensément, sans trop se poser de questions.

Pour en apprendre plus sur Sarah-Maude Beauchesne, c’est ICI et ICI.

         

 

5 coups de cœur de janvier

Ah que j’aime faire ce type d’article ! C’est toujours plaisant de réfléchir très fort pour trouver 5 choses que j’aime et que je veux absolument partager avec vous.

1- Mademoiselle Bonbons
C’est en premier lieu ma voisine . Oui, oui, j’habite à côté d’un magasin de bonbons. Mais ce n’est pas n’importe quel magasin de bonbons, il est unique. J’adore y aller et discuter avec Daphnée, la propriétaire. Elle est passionnée par ce qu’elle fait, ne s’arrête pas et trouve toujours de nouvelles idées à offrir à ses clients. Les bonbons sont variés et toujours frais. J’avoue y aller au moins une fois par semaine! Mes préférés? Les petites boules à la cerise surette : miam!

2- Les gros tricots avec col roulé
Je n’ai jamais osé m’acheter de gros tricots et encore moins des cols roulés. Finalement, après avoir eu un coup de cœur pour un chandail au H&M, je suis en amour avec ce type de chandail. Parfait pour écouter la télé à la maison quand il fait froid (je suis frileuse) et encore plus au travail puisqu’il fait assez froid. Ce chandail est comme une grosse doudou calineuse qui garde au chaud et qui réconforte. C’est littéralement un gros coup de cœur de cet hiver pour moi !

3- Simon Boulerice 
J’en avais entendu parler il y a un certain temps, mais c’est vraiment cet été que j’ai découvert qui il était ainsi que ses œuvres. Wow. Le premier roman que j’ai lu c’est L’enfant mascara, que j’ai dévoré en une nuit. J’aime sa plume, son expression et les sujets qu’il aborde. J’ai maintenant plusieurs de ses livres à la maison et je suis sous le charme. On a tellement de talent au Québec!

4- Le rouge à lèvres
J’apprends à sortir un peu de ma zone de confort en me maquillant un peu plus. Depuis que je n’ai plus de broches, j’ai un gros coup de cœur pour le rouge à lèvres qui change complètement mes looks. Je n’ai pas besoin de passer des heures à me coiffer ou à me maquiller. Un petit rouge à lèvres qui fit avec peu importe ce que je porte et je suis prête pour une sortie, un souper ou un évènement. Je trouve tellement que c’est un accessoire polyvalent et mes selfies sont toujours magnifiques!

5- Catherine, tatoueuse talentueuse

Si vous suivez mon Instagram, vous savez que je suis présentement en train de me faire tatouer une manche. C’est chez Ink Your Soul que j’ai débuté ma tournée de salon de tatouage pour trouver LA bonne personne. Ce fut le coup de foudre dès que j’ai rencontré Catherine. J’ai vraiment hâte de vous montrer le résultat final et je ferai un article complet sur mon expérience à ce super salon de tatouage prochainement !

 

Voilà ce qui conclut mon top 5 de janvier, je vous souhaite une bonne année 2018 !

 

 Valérie_réviseure

Mes lectures 2017 

En 2017, j’ai lu beaucoup, ça faisait très longtemps que je voulais prendre plus de temps pour la lecture. J’ai tellement lu que c’est maintenant une activité incrustée dans ma routine. Mon objectif pour lire et vivre de belles histoires : un livre minimum par mois. J’ai une très grosse pile de livres qui n’attend que d’être lue et encore beaucoup d’autres à venir avec les tonnes de sorties littéraires que nous avons au Québec. J’ai d’ailleurs créé une page pour échanger sur mes lectures avec d’autres passionnés comme moi. Il s’agit du groupe « Livres québécois : partage, discussion & passion».

En 2017, j’ai découvert de nouveaux auteurs, entre autres grâce aux livres que j’ai reçus pour le blogue, mais également grâce aux réseaux sociaux. Je me suis également déplacée plus souvent dans des librairies. J’ai la chance d’habiter près d’une librairie indépendante qui s’appelle L’Écume Des Jours, située dans le quartier Villeray.

-La trilogie La Bête : j’ai découvert David Goudreault, à mon plus grand bonheur. J’ai dévoré cette trilogie dont je vous ai d’ailleurs parlé juste ICI.

Sauf que je n’ai rien dit : magnifique roman, émotif, difficile, mais tellement important. Un message crucial et des mots choisis avec intelligence.

– 3 livres de Valérie Chevalier : J’ai déjà hâte au 4e roman de cette auteure. Je vous ai d’ailleurs parlé de ses 3 livres que j’ai lus durant l’été juste ICI.

Les trois carrés de chocolat : livre rapide à lire, mélange de textes et d’images. Un sujet à parler encore et encore. Perturbant, qui rentre dedans et qui en même temps fait du bien.

Gourganes : un merveilleux livre, une découverte. Se sentir dépaysée, découvrir une nouvelle culture et rester à l’affût tout le long face à une relation mère-fille pas très saine ni compréhensible.

L’enfant mascara : en 2017, j’ai découvert Simon Boulerice. C’était un manque flagrant dans ma vie, j’ai presque tout acheté les romans écrits de cette main de maître. C’est le premier que j’ai lu et en fait je suis passé au travers le temps d’une journée. Toujours et encore plus de Simon Boulerice SVP.

Le Monstre, La suite : j’ai rédigé un article sur la suite du livre Le Monstre ICI, un livre qui a chamboulé tant de choses dans ma vie. Un livre qui a été un soulagement, un guide, une nécessité. Ingrid Falaise est une femme incroyable qui a mis sur papier la souffrance ainsi que l’espoir et qui les a mis ensemble, entre deux bouts de carton.

Déterrer les os : un autre sujet nécessaire d’aborder, mais écrit avec classe et fluidité. Chaque mot est choisi avec soin et c’est un personnage que l’on veut prendre dans nos bras.

Quelque part entre toi et moi : j’ai découvert cette auteure cet été. Ce roman, son troisième, est venu chercher quelque chose de puissant et de caché en moi. Une histoire tumultueuse bien détaillée qui nous donne envie de rencontrer les protagonistes. Sur ma liste se trouvent les deux premiers romans d’Annie Quintin.

La mort d’une princesse : India Desjardins. Femme que j’admire tellement. J’étais heureuse qu’un nouveau roman écrit de sa main se retrouve en tablette. Je l’ai lu à un moment important de ma vie. Loin de chez moi, ses mots m’accompagnaient. J’avais le sentiment d’y retrouver conseil. Divertissant, mais aussi très attachant.

Les filles bleues de l’été : je l’ai également lu lors de mon voyage à Cuba. Lourd, mais si beau à la fois. D’une poétique exemplaire. Les détails nous donnent l’impression d’être spectateur de l’œuvre en entier, sur place, sur le bord du lac. Un sujet à aborder avec soin, ce qui est le cas dans ce livre.

TPL : les filles sont-elles folles? : j’ai lu le 2e livre des Sœurs Stratis lorsque j’étais loin de chez moi. J’avais besoin d’être accompagnée, comprise, conseillée et c’est ce que ce livre m’a offert. Après ma lecture, j’ai compris que je n’étais plus seule.

Pour 2018, je me souhaite encore plusieurs belles découvertes, la littérature québécoise me fascine et les histoires sont si magnifiques. Dans ma liste, j’ai Nelly Arcan, Simon Boulerice, Patrick Sénéchal, Joseph Elfassi et plusieurs autres. On s’en reparle au courant de l’année ou lorsque je ferai ma rétrospective littéraire 2018.

Bonne lecture tout le monde !

 Valérie_réviseure

Au 5e, une réalité mise en lumière

Au 5e une réalité mise en lumière

Dernièrement, j’ai eu la chance de lire le roman Au 5e, écrit par MP Boisvert. MP Boisvert est directrice générale du Conseil québécois LGBT ainsi que co-fondatrice de Fière la fête! qui célèbre la diversité sexuelle sherbrookoise. Avec ce genre de parcours, on peut s’attendre à un roman inclusif. On nous a approché en nous parlant du sujet comme étant différent et original. Il s’agit d’un appartement où logent quatre personnages, mais on est loin de l’histoire de colocation habituelle puisque ceux-ci sont dans une relation polyamoureuse. Dans ce logement à quatre, va arriver un cinquième colocataire; l’ex d’un des personnages. Nous pouvons lire tour à tour, comment chaque personnage se sent et ce qu’iel traverse. Il est intéressant d’avoir la perspective de plus d’une personne lorsqu’on lit un livre. On remarque également rapidement que les propos des personnages sont la plupart du temps utilisés avec le pronom neutre “iel”, ce qui était pour moi une première dans une lecture de roman.

L’oeuvre aborde donc différents sujets variés, passant par la bisexualité, la transsexualité, mais aussi des sujets comme les relations avec les ex, la famille, la jalousie et la mort.

C’est facile à lire et c’est divertissant. Moi qui ne connais pas du tout le monde du polyamour, j’ai apprécié pouvoir en comprendre un peu plus. Ceci étant dit, compte tenu que je ne connais pas grand chose sur le sujet, je me demande si quelqu’un qui s’y connaît mieux que moi trouverait que ça y rend justice. J’ai toutefois l’impression que les propos de l’auteure sont amenés avec connaissance de cause et que ce n’est pas fait de manière caricaturale. J’ose croire qu’avec le cheminement de MP Boisvert, ceci a été écrit avec soin, sans toutefois refléter de manière généralisée la dynamique.

C’est un premier roman pour l’auteure et j’espère que ça ne sera pas le dernier. Je crois que ça pourrait être intéressant d’avoir plus de roman de ce genre.

 

Dominique signature Folie Sofia logo reviseure

Lire, s’évader et vivre

Je viens de terminer un roman que j’ai dévoré en 2 jours. Je me sens remplie d’émotions. Des émotions qui diffèrent de celles que je ressens normalement. Je ne peux exprimer précisément comment je me sens chaque fois que je termine une histoire. Ça me prend toujours un moment d’adaptation pour me détacher entièrement de l’univers dans lequel j’étais plongée. Pour que cet univers et cette histoire deviennent uniquement un souvenir.

J’ai toujours aimé lire. Je tiens ça de ma mère, qui en plus d’être une amoureuse de la lecture, travaille parmi les livres. Pas le même genre de livre qui nous fait sentir spéciale à travers les mots. Elle est libraire dans une université et s’occupe des livres et recueils de cours. Mais elle joue tout de même avec des pages, les odeurs de papiers et tout ce qui a trait à l’édition. Je l’envie. Elle m’a vite transmis sa passion pour les romans. Au début, je n’avais pas trop de style de lecture, mais plus j’ai vieilli, plus j’ai développé mes goûts : la littérature québécoise. J’aime me reconnaître dans les lieux qui sont décrits dans les histoires, pouvoir garder des souvenir de certains romans que j’ai lus quand je me promène à un endroit.

La lecture pour moi, c’est quelque chose de réconfortant. Pouvoir emprunter la vie d’une autre personne à travers des centaines de pages, m’identifier, me comparer, analyser, le tout sans retenue. Lire un roman et juste vivre à travers les mots qui ne sont pas les miens. J’ai du mal à décrire parfaitement le sentiment qui m’habite au moment même que j’écris ses mots. Je viens tout juste de tourner la dernière page d’un roman et j’aurais aimé en avoir plus à tourner.

J’ai une facilité à lire. Souvent, je lis un livre en quelques heures. Après, je suis détendue et continue d’errer dans l’histoire que je viens de quitter. Un livre n’est pas comparable à un film ou une série. Un livre est moins éphémère. Celui-ci t’accompagne plus longtemps, tu l’amènes avec toi un peu partout. Tu t’emballes de le retrouver dès que tu as un moment de répit pour t’y plonger de nouveau. Il y a une belle relation avec les livres qui n’existe pas avec un écran.

Un livre c’est plus qu’une histoire, c’est l’épaisseur du papier et l’odeur, la grosseur et les détails de la couverture. C’est physique. Quand j’entre dans une librairie dans le but de m’acheter un livre, c’est avant tout avec les yeux que je me laisse déshabiller les tablettes. Je le prends dans mes mains, touche la couverture, regarde les pages et lis les quelques mots de l’endos. Chaque livre est une histoire différente.

Je me sens souvent comme Mathilda. Vous savez, le film où une petite fille a des pouvoirs magiques et trouve bonheur dans les livres ? Quand je pars en voyage ou dans un chalet, je ne peux partir avec un seul livre. Non. Je fais une pile de romans soigneusement choisis dans ma brouette et je sais que mes moments livres seront remplis de mots. Chaque livre est différent, chaque phrase, chaque mot. Les auteurs ont la capacité de nous surprendre par leur manière unique de détailler les choses qui nous remplissent l’esprit. Pouvoir me faire ma propre image des personnages, des lieux, de tout.

Malgré les histoires qui ne sont pas miennes, l’univers mental que je m’en fais m’appartient. C’est ce qui rend un livre si magnifique, c’est de pouvoir prendre l’histoire et s’en faire son propre monde.