Un duplex pour Noël

Un duplex pour Noël

Il y a environ deux ans, nous avons donné notre nom à un organisme qui vient en aide aux familles immigrantes de la région. Avec le grand nombre de familles de réfugiés arrivées au Canada, nous souhaitions faire notre part en devenant une famille jumelle. Aucun engagement financier requis, seulement un engagement de temps pendant un an pour permettre à ces nouveaux arrivants de mieux connaître le Québec, son fonctionnement et de côtoyer une famille québécoise.

Après une entrevue pour valider nos véritables motivations à cette implication, nous avons été acceptés en tant que famille jumelle. Il ne restait plus qu’à connaître l’identité et la provenance de cette nouvelle famille. La patience était de mise puisque nous devions attendre l’appel de l’organisme qui communiquerait avec nous dès qu’il connaîtrait l’identité de nos jumeaux! Quelques semaines plus tard, le téléphone a finalement sonné. Pas besoin de vous dire que la fébrilité était à son comble. Nous avons alors eu droit à une brève description de la famille d’origine syrienne qui avait trois enfants, habitant depuis trois ans au Liban (en raison évidemment de la guerre) et qui était arrivée au Québec depuis une semaine.

Prochaine étape ; les rencontrer pour faire connaissance dans leur nouvel appartement. La barrière de langue étant un obstacle de taille (vous comprendrez que notre arabe n’est pas très au point), notre première visite s’est donc déroulée en compagnie d’une interprète de l’organisme. Nous pouvions profiter de l’occasion pour poser toutes nos questions puisque nous avions droit aux services de l’interprète pour seulement une rencontre.

Nous avons constaté que l’ameublement de l’appartement se résumait à une table, quelques chaises, des matelas, des commodes et quelques articles pour la cuisine. Dans les jours qui ont suivi cette première visite, nous avons mobilisé notre réseau afin de trouver quelques jouets pour les enfants, un divan, des lampes, de la vaisselle et une télévision (merci de votre générosité!) 

Au début, le fait qu’on ne communiquait pas dans la même langue a été tout un défi. Notre nouvelle famille jumelle parlant seulement arabe, il fallait mettre de côté le français et l’anglais pour communiquer. C’est pourquoi Google translate et les mimes sont devenus nos meilleurs amis depuis!

Durant cette année de découvertes, nous avons appris à connaître des gens exceptionnels, à communiquer avec eux (notamment grâce à leur cours de francisation et au petit livre L’arabe pour les nuls), à découvrir une nouvelle culture et à déguster de la nourriture délicieuse. L’expérience fut très enrichissante pour nous et nos enfants. Nos visites hebdomadaires nous permettaient de voyager et ce, à seulement une vingtaine de minutes de chez nous.

En décembre 2017, coup de théâtre! Après environ un an après leur arrivée au Québec, le bloc appartement dans lequel habitait notre famille jumelle passe au feu. Il s’agissait d’un locataire qui avait oublié son chaudron sur la cuisinière! Heureusement, personne n’a été blessé, mais les seize locataires de l’immeuble ont du être relocalisés. Les dommages étaient considérables et les travaux de réparations devaient prendre beaucoup de temps. Heureusement, notre famille disposait d’une assurance habitation et a donc pu être relogée à l’hôtel pour environ 10 jours, question de respirer un peu. Je vous laisse tout de même imaginer le défi que comporte une telle situation à quelques semaines de Noël.

Après plusieurs démarches de la part de l’organisme, de notre famille syrienne et de nous-même pour leur trouver un nouvel appartement, le découragement était à son maximum. Nous n’habitons pas dans une grande ville et les logements abordables ainsi que disponibles immédiatement ne courent pas les rues. De plus, quinze autres locataires tentaient eux aussi de se relocaliser. On se croisait même sur plusieurs visites d’appartements! Tic tac, tic tac et le temps accordé par les assurances filait.

Tentant de trouver une solution et comprenant l’inquiétude de nos nouveaux amis, une petite voix m’a alors dit de regarder les possibilités d’achats. Juste au cas où un immeuble serait à vendre et aurait un ou deux logements disponibles immédiatement.

J’ai alors trouvé un duplex, bien situé, avec deux logements libres. Nous avons donc fait quelques calculs afin de voir la viabilité du projet autant pour eux que pour nous. En une semaine et demi, nous devenions propriétaire de l’immeuble. Nous avons d’ailleurs pu constater la grande solidarité des gens autour de nous. Tout le monde s’était mis en mode solution pour accélérer le processus d’achat autant le notaire, la banque, l’agent d’immeuble, que nos amis proches et ainsi s’assurer que notre famille syrienne soit logée avant Noël. Au bout du compte, un peu fatigués et grâce à beaucoup d’aide, nous avons réussi!

Au début de cette aventure, nous étions bien loin de nous imaginer que cela nous ferait vivre autant de rebondissements. La solidarité humaine est grande, et souvent il ne suffit que de demander pour voir un réseau se mobiliser. Une belle réflexion en ce temps festif de l’année!

Psitt! : Détrompez-vous si ce texte vous laisse croire que cette aventure d’achat a été facile. Le tout s’est avéré beaucoup plus tumultueux que nous avions prévu. Je vous réserve les détails post-achat dans un autre texte de blogue…bon temps des fêtes!

Joyeux temps des fête à vous aussi!! Xxxx

Fanny Poisson
Audrey photo de signature

Ça sent trop bon!

Une compagnie qui sent vraiment bon : Inner Beauty.

L’autre jour, j’ai fait le ménage de mon maquillage. J’avoue, je n’en porte pas beaucoup, surtout comparé à la quantité que j’ai! Par contre, je porte beaucoup de rouges à lèvres, donc aussi des baumes hydratants pour m’assurer que le tout soit appliqué bien uniformément. J’ai un bon bol en bois qui déborde de lipsils. Cependant, j’ai rarement eu un coup de coeur pour un de ceux-ci, étant donné qu’ils sont souvent trop parfumés, trop sirop-pour-la-toux, trop collants ou qui s’appliquent tout simplement pas bien à mon goût. Donc, j’ai été grandement satisfaite quand j’ai reçu un baume Inner Beauty, noix de coco et arbre à thé! En plus d’être des senteurs que j’aime beaucoup, le petit tube est parfait!

La compagnie montréalaise opte pour des produits naturels et véganes, ce qu’on adore! Si vous aimez connaître les valeurs de créateurs/créatrices quand vous achetez, ces grandes lignes résument bien sa pensée :

Influencer & réformer l’industrie de la beauté

Mettre en valeur la femme naturellement

Offrir des produits selon la vision

Montrer le pouvoir qui se retrouve dans la nature

Démontrer que c’est notre monde intérieur qui guide notre monde extérieur

 

 

En plus, j’ai eu la chance de tester cette magnifique bougie de soya, mais du nom d’UNIVERS avec la senteur Flore Aquatique! L’emballage est tout simplement fabuleux avec son verre noir, le design et le couvercle en bois. Et l’odeur est en plein dans mes cordes, même si je me demandais ce que ça pouvait bien sentir au début. Elle ne brûle pas trop vite et je sais qu’une fois finie, elle va me laisser un beau contenant tout propre étant donné qu’elle est fait de soya.

 

 

Je garde en tête ces petits formats de bougies comme cadeau : c’est trop mignon et tout le monde aime les bougies, non?

 

🦋 UNIVERSE // UNIVERS 🦋🌎 The Universe is not outside of you … Look inside yourself. everything that you want, you already are // L'Univers ne se retrouve pas à l’extérieur de vous … Regardez à l'intérieur. Tout ce que vous voulez, vous l’êtes déjà ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀ #innerbeauty #vegan #vegancosmetics #vegans #smoothie #crueltyfree #fruits #loveanimals #candle #vegancommunity #picoftheday #followme #veganlove #compassion #veganforlife #fortheanimals #vegangirl #plantbased #plantpower #plantpowered #veganshare #bethechange #consciouness #healthy #selflove #lipbalm #confidence #universe #authenticity #serenity

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Photo de signature pour Ariane Martineau.

Le travail, ma deuxième maison

le travail ma deuxième maison

Il y a douze ans, je suis entrée dans ce centre d’hébergement, du haut de mes dix-huit ans, sans me douter que j’y trouverais le père de mon enfant, en plus de très bons amis.

Le travail à temps plein, c’est 50 heures par semaine passées avec nos collègues. Au début, il y a la gêne, la méfiance, l’inconnu et la réserve. Mais, avec le temps, on apprend à connaître les gens, on sort à l’extérieur du travail pour découvrir les vraies facettes qui se trouvent derrière le ou la travailleur.euse, parce que, soyons honnêtes, on ne peut pas autant lâcher notre lousse côté professionnel versus à notre naturel dans un bar.

Avec les années viennent le confort et la complicité qui se développent en présence de nos collègues. Sans parler des gestes qui se coordonnent l’un après l’autre et le travail qui s’enchaîne naturellement. La confiance s’installe, les moments plus difficiles, côté personnel, sont compris et acceptés par ces derniers et, parfois, le travail semble plus léger.

Soyons honnêtes, je vois mes collègues plus que ma propre famille. Les moments partagés avec eux se doivent d’être agréables et drôles. Parfois, les journées sont plus calmes, quelques fois, on sent la vague d’optimisme d’une personne, la petite tape qui manquait pour continuer le quart de travail avec le sourire. Il y a des jours gris où seule une oreille attentive et sans jugement nous fait du bien. Avoir une confiance aveugle envers une personne est une rareté et est quelque chose de précieux que la vie nous offre. C’est s’abandonner face à l’autre et être prêt.e à entendre la franchise de cette personne.

Le but premier de travailler, c’est de faire un métier que j’aime, que j’ai choisi. Agrémenté de gens merveilleux, cela semble encore plus facile. Entrer le matin sans avoir l’impression d’aller travailler, c’est vraiment un sentiment inexplicable. Se sentir dans ses vieilles pantoufles le matin, entourée d’une gang extraordinaire, ça n’a pas de prix!

Certaines sont comme des mères, d’autres, plus âgées, deviennent les meilleures conseillères avec leurs multiples expériences de vie. Les plus jeunes viennent ajouter des touches éclatantes. Celles qui vivent les nuits difficiles, les otites des enfants, les nouvelles attitudes de ton 3 ans et demi. Il y a celles qui sont devenues de l’or en barre, celles qui, jour et nuit, seraient là pour toi. Celles que tu ne peux même plus appeler tes collègues, parce qu’elles sont devenues beaucoup plus.

Je remercie la vie d’avoir mis sur mon chemin, non seulement un travail que j’aime, mais des personnes exceptionnelles avec qui je continue d’évoluer en tant que personne, parce que depuis douze ans j’ai beaucoup appris. Et il y a toi, mon amour, le beau gars aux tatouages avec les cheveux noirs. Celui qui a changé ma perception de l’amour. Celui avec qui j’ai fondé ma famille.

Rares sont ceux qui peuvent se vanter d’avoir trouvé l’amour, l’amitié et la passion d’un métier dans une seule bâtisse.

Folie veronique logo auteur ariane reviseure

Aller au IKEA pour seulement 2 trucs, ça ne se peut pas

Se gâter au Ikea

Depuis que je suis toute petite, je dois bien être allée au IKEA environ… ok aucune idée, mais c’est quand même beaucoup, considérant que ça fait seulement 5 ans que j’habite à Montréal! Avec le temps, j’ai vu passer et rester les fameux classiques indémodables, tels que le KALLAX, le BILLY, les rangements PAX et… les fameuses boulettes de viande, qui ont maintenant une copie, mais en version végétarienne! YAY! Ok, mais je suis pas là pour vous parler de bouffe, quoi que leurs breuvages exclusifs sont dé-li-ci-eux. Je retourne au sujet principal : les trucs à magasiner quand on va au IKEA.

 

LES SUPPORTS À VÊTEMENTS EXPOSÉS

Oui, celui-ci est plutôt dispendieux dans le genre, mais wow, quel effet magique qu’il a! Pour ma part, j’ai opté pour la version cheap en bas de 20$ et, ainsi, j’ai pu m’en procurer pas un, mais bien deux.

 

LA VAISSELLE, MAIS SURTOUT LES PETITS BOLS

Mon ensemble de vaisselle principal en est un de IKEA, provenant de mes parents. Je l’adore : noir et mat. Par contre, quand je veux un peu plus de couleur, j’opte pour des petits bols colorés et les petits viennent avec!

 

LEUR GRANDE VARIÉTÉ DE DIVANS ET LITS

Ce produit-ci, je ne le choisis pas pour moi, car j’ai un gros divan inclinable pour gamer, mais sinon, j’aimerais tellement un de ces ensembles pour une chambre d’invités!

 

CES GARDE-ROBES ULTRA SUR-MESURE

Pas mal un de mes rêves, côté fashion. Par contre, allô les poils de chats partout. (Encore plus.)

 

POUR NOS BÊTES POILUES

Comment résister à ce mini divan-lit?

 

LES GRANDS MIROIRS… ET LES PLUS PETITS

J’ai récemment acquis ce miroir, mais je n’ai pas mis la décoration sur le dessus, ainsi, il est versatile et très épuré!

 

POUR SON BALCON OU SA TERRASSE

Ces petites étagères sont tout simplement fabuleuses.

 

Et vous? Quels sont les produits que vous recommandez chez IKEA?

 

Photo portrait d'Ariane avec cheveux courts et lunettes.

Je me sens chez moi

Je me sens chez moi quand je me sens entourée par les personnes que j’apprécie mais surtout ceux que j’aime, mes amis.es, ma famille, mes proches en qui j’ai confiance, pour qui j’éprouve de la loyauté et avec nous pouvons parler de tout sans démesure. Ce ne sont pas toutes les personnes que je rencontre qui peuvent me faire éprouver ce genre de sentiment, mais ceux que je choisis et que je côtoie dans mes petits moments libres, qui me font sentir par leur manière d’être et leur personnalité, une sensation d’être bien, d’être moi, comme j’espère qu’eux se sentent comme cela. C’est ce genre de personne, qui te font sentir bien, ils sont si accueillants, de bons vivants, de belles personnes dont le respect, l’ouverture d’esprit et l’écoute sont à l’honneur.

Quil est bon de retrouver ce sentiment d’être chez soi quand on est avec les siens.

Je me sens chez moi quand je me retrouve dans mon foyer. Cet espace qui m’appartient, qui est décoré à mes goûts, dans des couleurs qui reflètent ma personnalité. Ce lieu que je décore de mon mieux afin qu’il devienne un petit luxe pour moi. Cette petite place que les autres membres du foyer savent que c’est mon territoire et qu’elle possède mes propres règlements.

Je me sens bien chez moi quand je suis dans mon chez moi.

Je me sens chez moi quand je me retrouve dans tes bras, que tu m’apportes ce sentiment de sécurité par ta seule présence, tu me fais sentir qu’il y a un petit feu de foyer qui m’attend par ta chaleur humaine. Par la sincérité de tes sentiments et des miens et dans le vouloir d’agir le plus possible dans les meilleures intentions, je me sens bien chez moi à travers toi.

Je suis chez moi avec toi à mes côtés

Je me sens bien chez moi quand je fais mes entraînements, lorsque je me donne ce temps. Ce sentiment d’être en sécurité dans les lieux où je peux libérer mon énergie et évacuer toutes mes émotions me font sentir un petit chez moi. Reconnaître les lieux, me reconnaître dans mes performances et dans mes limites me font sentir dans un chez soi. Ces petites séances sportives, ces petits moments de bien-être, ces séances de magasinage, ces soirées animées avec mes amis.es, et autres me permettent de me sentir bien avec moi-même. Ces activités que j’introduis dans ma routine de vie me font sentir des compétences et des plaisirs qui ne font qu’augmenter mon chez moi.

Je me sens bien chez moi quand jaccomplis des activités que jaime

En ces périodes magiques et féériques du temps des Fêtes, je m’adresse maintenant à toi qui se sens oublié, isolé et que ces temps-ci, des souvenirs douloureux se font jaillirent dans tes pensées. Sache que je te souhaite de trouver ton petit chez toi, de trouver ta paix et ta part de bonheur. En ces périodes du temps des Fêtes, je vous souhaite qu’il soit beau.

Service d’aide pour parler, soit par clavardage par internet, téléphone ou en personne

Association Québécoise de prévention du suicide 1 866 APPELLE (277-3553)

Jeunesse, j’écoute 1-800-668-6868

CLSC : Service gratuit. Des professionnels disponibles comme des psychoéducateurs, psychologues, infirmiers, etc.

Folie Cindy chevry logo auteur 

 

 

 

 

 

 

Crédit photos : Couverture – Silvia et Frank

Mon chez-moi

Les propriétaires parmi vous vont me comprendre : avoir sa maison, c’est bien du plaisir, mais aussi bien du travail. J’habite présentement ma première maison. La première, à moi, à nous, pas à quelqu’un d’autre. C’est un objet inanimé, je sais, mais je suis responsable de ses états d’âmes et de son bien-être pareil. C’est une relation. Et au nombre de fois où l’on utilise l’expression « à la maison » dans une journée, je vous dirais que c’est une relation importante pour la plupart d’entre nous.

J’avais toujours espéré qu’un jour j’aurais ce fameux sentiment de « chez-soi », celui où quand tu ouvres la porte d’entrée, le sourire te monte aux lèvres et les pieds te gigotent de bonheur. J’ai effectivement trouvé ce sentiment, mais un peu comme toutes les lunes de miel, les petits défauts de ma chère maison ont fini par apparaître, tranquillement, pas vite…

Premièrement, elle qui paraissait si jolie et parfaite, devient un peu moins pimpante. Les rides apparaissent à différents endroits. Ça craquèle, le teint est terne… C’est à ce moment que tu suggères de procéder à un lifting mineur. Une couche de peinture, une nouvelle toiture, un peu de paysagement à l’avant. Heureusement, elle est très collaborative et se laisse faire en douceur.

Puis, vient le moment où tu réalises qu’elle n’est pas uniquement à toi, ta maison. La belle-famille vient y mettre son grain de sel, et t’empêcher de construire une remise, ou encore te dire que ton lampadaire en avant, ben y fait dur. Les mots sont toujours polis, mais le ton est froid. Et alors, vu que tu es un bon citoyen, tu procèdes aux modifications voulues par la belle-famille municipale et tu t’adaptes.

Vous savez tout ce qui se passe aussi dans une relation à long terme, et souvent à un moment inopportun : la première chicane. Oh, et quand elle se fâche ta maison, elle se fâche. Pas à peu près. Ça y va à grand coup d’eau sur 3 étages, de planchers en plafonds. C’est un peu hypocrite, c’est caché à travers tous ces murs, mais en même temps, tu ne peux pas le manquer! Tu ravales tes sacres (ok, des fois tu les laisses sortir) et tu te mets à l’ouvrage pour réparer ta relation. Un peu de temps et d’amour, un peu d’attention et en général on est remis sur pieds.

Comme toutes les relations, il suffit d’arriver à avoir une balance du positif et du négatif. On ne veut pas n’y voir que du travail, il faut qu’il y ait une bonne balance de plaisir.

Parce que les bons moments, à travers tout ça, il y en a des tonnes : le premier temps des Fêtes ensemble, la première Halloween, les premiers anniversaires, les nouvelles additions à la famille. Toutes ces occasions où on met nos plus beaux atours et où on est entourés d’amour et de bonheur. Elle, notre partenaire silencieuse, elle assiste à tout cela, contemple, participe à sa façon, nous enveloppe de son étreinte et nous tient au chaud. Ce n’est pas la première qu’on remarque dans le groupe, elle n’est pas la plus extravertie. Mais quand on repense à tous ces souvenirs, elle fait toujours partie de l’histoire, à tout coup on ne l’oublie pas. « Te souviens-tu, on était chez Untel…? »

Folie Marianne logo auteur 

L’expérience Cook it

cookit nourriture magazine food

Je ne sais pas pour vous, mais je suis parfois paresseuse. Que ce soit lorsque le moment arrive de me faire un lunch ou pour faire le souper. Parfois, certaines recettes m’inspirent beaucoup, mais je me rends souvent rapidement compte que je n’ai pas tous les ingrédients requis. En plus, si un certain plat demande une herbe fraîche, je vais acheter un emballage et finir par gaspiller la partie non-utilisée. Ce que j’essaie de faire le moins possible, bien sûr. Par contre, avec Cook it, les portions sont prévues d’avance ce qui veut dire ZÉRO GASPILLAGE. Plusieurs raisons sont bonnes pour utiliser ce concept : lors des manques d’inspiration, pour les personnes qui n’ont pas assez de temps libre, pour les gens qui désirent obtenir la satisfaction de cuisiner sans se casser la tête… et je suis sûre que vous trouverez d’autres avantages en commandant ces repas.

 

cookit nourriture restaurant bouffe

Dominique vous partage des informations cruciales :

” Mercredi passé, Ariane et moi sommes allées au lancement du tout nouveau magazine Cook it qui se déroulait au magnifique restaurant Mélisse. Si vous n’êtes pas encore familier.ères avec le principe de l’entreprise, Cook it s’occupe de vous livrer, chaque semaine, des recettes, ainsi que leurs ingrédients à votre domicile afin de simplifier votre organisation de repas. Après 3 ans, une nouvelle étape arrive: la création d’un magazine qui recueille 32 recettes préférées de la clientèle déjà bien instaurée.

À la table avec Cook it sera publié deux fois par année au prix de 6,99$. À l’intérieur du recueil reçu entre nos mains mercredi, on y retrouve des articles de différents collaborateurs et collaboratrices. D’ailleurs, nous avons immédiatement remarqué le nom des jumelles Stratis. Ces articles parlent de l’implication des enfants dans les tâches du quotidien, de quelques trucs et astuces pour conserver la nourriture.

Visuellement, on ne peut que constater l’effort mis dans le visuel du magazine. Les photos sont sublimes, autant celles qui capturent les visages que celles de la nourriture en tant que telle. ”

 

Judith Fetzer, bien entourée

cookit nourriture bouffe

Le magazine sera disponible dans toutes les épiceries, pharmacies et dépanneurs Couche-Tard : ce qui équivaut à plus de 2500 points de vente au Québec, rien de moins!

 

Crédits :

Photo de couverture par Ariane Martineau.

Deux dernières photographies par Laurie-Anne Thuot.

 

 

ariane photographie cheveux verts portait         Dominique signature

Je ne suis pas voisineuse

Folie Urbaine voisineuse jen

Tsé la fille qui parle à tout le monde quand elle arrive quelque part ? Celle qui s’assure que tout le monde ne manque de rien dans un party ? Qui prend la parole en public sans être trop stressée ? Qui est plutôt de nature extravertie et n’a pas peur de se retrouver dans un endroit avec plusieurs personnes qu’elle ne connaît pas ?

C’est moi.

Celle qui apprécie sa maison et le confort de sa solitude entre 4 murs ? Celle qui adore se retrouver complètement seule à la maison pendant plusieurs heures et espère ne croiser personne dans les rues pendant quelques journées consécutives ? Celle qui veut la tranquillité d’un chalet à 1 km de l’effervescence du centre-ville ? Celle qui veut se laisser bercer dans son hamac à l’abri des regards sans jamais se faire déranger pendant la lecture d’un livre passionnant ?

C’est aussi moi.

Tout ça pour dire que ma personnalité est pleine de contradictions quand vient le temps de gérer mes rapports avec les gens et organiser mes moments de silence, seule avec moi-même.

J’ai besoin de contacts humains partout… sauf chez nous. À part ceux qui cohabitent avec moi, c’est-à-dire mon chum et mon fils seulement. Et mon chat.

Quand j’arrive dans mon quartier, je remarque à peine ce qui m’entoure. Je ne croise pas le regard des gens. Ou à peine. Je dois leur paraître affreusement snob. Et ça ne me dérange pas du tout. Je demeure au même endroit depuis 6 ans, et je ne connais le nom que de 2 ou 3 personnes de mon voisinage. Et ce n’est pas moi qui leur ai demandé.

Parce que moi, je ne suis pas voisineuse.

Je suis plutôt l’antisociale par excellence dans toute la superficie du quartier où j’ai élu domicile. Et c’était la même chose lorsque j’étais en appartement. La fille la plus tranquille du bloc. Celle qui ne se mêle de rien, qui ne veut pas de contact ou d’échanges verbaux sur la pluie et le beau temps et qui préfère aller à l’épicerie à 22 h le soir plutôt que d’aller cogner chez sa voisine de palier pour lui demander une tasse de sucre. Celle qui va peut-être regarder par le rideau, une fois de temps en temps, si elle entend des conversations inhabituelles provenant de la maison d’à côté, mais qui n’osera jamais sortir pour donner l’impression qu’elle s’y intéresse un tant soit peu.

On dirait que j’ai peur de me sentir envahie par mes voisins. Donnez-leur un pouce et ils prendront le bras. J’ai peur que si j’ouvre la bouche une fois, il sera trop tard. Je devrai converser avec eux, chaque fois que nous nous croiserons et il sera obligatoire de trouver des sujets de conversations différents chaque fois. Et inévitablement de me sentir obligée de prendre des nouvelles d’eux alors que leur vie ne m’intéresse pas vraiment. J’ai déjà de la difficulté à gérer mes relations au quotidien… Non, mais c’est vrai, on doit entretenir nos rapports humains avec notre famille, les gens au travail, avec nos amis, avec certaines personnes avec lesquelles nous entretenons des contacts obligatoires, je n’ai pas envie de gérer mes voisins en plus !

Quand j’entre chez moi, c’est pour retrouver mon havre de paix. Mon sanctuaire. Ma bulle de tranquillité. Mon petit nid décoré à mon image et selon mes goûts. Et je n’ai pas envie de m’y sentir coincée au pied de la porte, parce que quelqu’un me retient pour me parler de sa journée de travail ou de son dernier voyage dans le Sud. Pas que ce n’est pas important. Mais ce n’est pas ma priorité quand je veux juste retrouver le confort de ma maison.

Alors, chers voisins, ce n’est pas que votre présence me dérange. Mais je préfère me tenir loin, préserver mon petit cocon et limiter nos échanges à de simples bonjours.

Pis t’as le droit de me trouver snob. Je peux vivre avec ça.

À toi, fière maman à la maison

Folie Urbaine anonyme

Je tiens à m’excuser à toi, toi qui as ” maman à la maison et fière” comme emploi Facebook. Toi qui élèves seule ton enfant, toi qui as pris la décision de mettre ta vie de côté, toi qui as eu plus de courage que d’autres, plus de courage que moi.

Je t’ai beaucoup jugée et aujourd’hui, je paye pour. Toi qui avais un avenir de femme de carrière, qui as tout mis sur la glace quand la petite ligne bleue est apparue sur le fameux bâton.

Je commence ma carrière et je suis trop égoïste pour tout laisser tomber pour être mère. Toi qui fais confiance à la vie. Bien moi, je t’envie. J’ai trop peur. Peur de manquer de tout, toi, tu es certaine de ne jamais manquer d’amour.

Un jour, je serai une super maman. Mais aujourd’hui, je n’ai pas ton courage.

C’était facile pour moi de te juger. Mais aujourd’hui, avant de me faire avorter, j’ai réalisé ton courage, ta force et ton amour. Je l’aurais aimé, mon bébé, mais pas assez. Aujourd’hui, je suis la plus courageuse des lâches.

Je te promets de ne plus te juger et de t’encourager car aujourd’hui, tu es la seule qui me comprend. Tu es la seule qui comprend ma peur… et mes maux de cœur. Je suis fière de toi, car tu n’es pas lâche. De toute façon, toi, tu te fous de ce que le monde pense, car tu as le plus beau sourire chaque matin lorsqu’il t’appelle maman.

Je m’excuse encore, tu es plus forte que moi maman au foyer et fière.

Texte anonyme

La fille urbaine

Je n’ai jamais fait de liste de pour et de contre. Parfois, ma tête fait un semblant de ce processus, mais s’arrête bien vite. Je sais souvent ce que je veux, tout en laissant aller les événements et en gardant un esprit ouvert sur où ça me mènera. Par contre, j’ai toujours su que je préfère vivre en ville qu’en campagne. Loin de moi l’idée de tracer une ligne entre deux clans! Ne vous méprenez pas : je raffole de la tranquillité des bois, des lacs et des grands champs. Je peux me permettre de dire que j’ai une préférence parce que je me souviens très clairement de ma tendre enfance dans la ville du blé d’Inde, a.k.a. Neuville. Et avoir une préférence n’insinue pas que l’autre option soit horrible et inimaginable. Juste que mon quota de bien-être est plus rempli à long terme du côté urbain, avec un soupçon de campagne.

Louer un chalet une fin de semaine, sept jours, un mois ou un été : pas de problème. S’acheter une maison alors que le dépanneur le plus proche est à 25 km, non merci pas pour moi! J’ai besoin de savoir que si je veux « deux-oeufs-bacon-toast-crêpes » un matin, je peux le faire sans l’avoir prévu 48 h d’avance. Ou que je peux me rendre compte que le dernier rouleau de papier de toilette que j’avais caché (j’en cache toujours un pour que, quand mon cerveau fait « Hey! C’est le temps d’acheter du papier de toilette! », j’aille encore une marge de manœuvre pour aller en acheter) a été à moitié utilisé et qu’il va falloir aller acheter cet essentiel un dimanche matin. Les 1,5 minutes de marche me conviennent. Aller chercher un truc oublié à l’épicerie (ici, on parle de Téquila Café) et revenir 1 h 30 plus tard parce la SAQ la plus proche est à 35 minutes… c’est pas dans mes activités préférées.

Lorsqu’on loue un chalet, on veut s’évader, relaxer, se vider l’esprit. Mais j’ai besoin de la ville pour me le remplir, mon esprit. Ce n’est pas un débat, seulement une observation. La proximité me rassure. On loue un chalet le temps de décompresser, de faire le vide, de prendre des bouffées d’air frais. Et on retourne à notre ville pour vivre la diversité, la culture et le train de vie « métro-boulot-dodo ».

Et ça me va.

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