Mon anxiété, son évolution depuis que je suis maman.

Quand j’étais petite, j’étais le genre à vouloir être parfaite dans tout ce que j’entreprenais. Je faisais du vélo à deux roues, mais je voulais aussi montrer que j’étais capable de lâcher les deux mains. Je faisais du dessin, mais je pouvais aussi détailler chaque aspect de celui-ci et créer des dégradés. Je pouvais avoir 70 % mais me taper sur la tête, recopier tous mes mots jusqu’à temps qu’au prochain j’aie 90 %. En devenant adolescente, c’était de plus en plus présent. Je pouvais être malade avec un examen, ne pas dormir de la nuit. Avoir peur de me faire juger, avoir peur de ne pas dire le bon mot, la bonne phrase. Avoir peur de décevoir, avoir peur de ne plus me faire aimer. J’ai même décidé d’être une autre Marie-Pier, changer mes cheveux, me faire percer un peu partout. Accepter de me faire manquer de respect par qui voulait bien me donner un peu d’attention. Mon anxiété me grugeait de l’intérieur, j’avais l’impression de toujours faire face à un nouvel échec. J’avais l’impression que ma personne était destinée à tomber encore et encore, me relever, mais encore avoir l’impression que j’aurais dû faire mieux. J’aurais donné la lune pour comprendre ce qui faisait que j’étais prête à tout donner pour recevoir juste un ok, arrête-toi et respire.

Au cégep, j’ai commencé la technique en travail social. Bonjour les confrontations et l’introspection. Je voulais éviter de passer par cette étape, celle de devoir avouer que j’avais besoin d’aide, que mon anxiété me rendait malade, que j’étais pas capable d’accepter d’être moins bonne, que j’avais absolument besoin d’être parfaite toujours. J’ai rencontré une psychologue l’année suivante. Elle m’a fait comprendre que j’avais de l’anxiété de performance, que c’était très présent dans la société, et que j’allais le travailler. J’ai fait des exercices, sorti mes petits démons, remonté jusqu’à très loin.

Quelques années ont passé, j’allais de mieux en mieux, cela revenait par moment, lorsque j’étais trop stressée, mais j’arrivais de plus en plus à l’identifier et à appliquer mes moyens.

Puis ma fille est née, mon corps a changé, davantage au niveau des hormones. Mon anxiété a remonté en flèche assez rapidement. Au début, je me suis dit que c’était normal, que j’étais dans une période d’adaptation, que c’était nouveau, que j’avais pas de contrôle et que je ne connaissais rien. Puis les mois ont passé, je me suis rendue compte, après deux mois de vie, que je voulais retourner travailler un peu. Je faisais de l’évitement de ma mini, elle venait susciter chez moi des réactions, des frustrations et de l’incompréhension. J’avais peur au moindre pleur qu’elle avait, j’avais peur de ne pas être une maman exemplaire. J’avais peur de ne pas lui donner assez mes bras, assez mon écoute et assez de mon amour, j’avais peur de lui transmettre mon anxiété. Je m’en voulais tellement d’avoir cette anxiété. Elle a grandi, elle a maintenant un an. Elle a tout un caractère. Par moment, je lève le ton. Par moment, je suis dans ma chambre, par terre et en pleurs. Je me dis que j’ai rien compris du Naître et grandir, et que malgré que je sois intervenante, je l’ai pas pantoute. Je lis les articles sur la bienveillance, qu’il faut garder notre calme en tout temps, qu’il faut être le modèle pour notre enfant, qu’il faut écouter son émotion. Je suis d’accord, mais dans la réalité, je suis humaine. Certaines personnes ont la capacité d’être toujours zen (mon chum). Pour ma part, le cerveau roule à dix milles à l’heure chaque seconde. Mon anxiété s’est empirée dans les deux derniers mois. J’avais l’impression d’échouer lorsque j’élevais le ton, j’avais l’impression d’échouer quand j’avais plus de patience, ni d’énergie. J’avais l’impression d’en faire trop. Stage, école, travail, maman, maison et le chien et mon chum. Essayer de voir mes amis, ma famille, trouver du temps pour être une bonne blonde et une bonne mère. Je n’y arrivais plus. Je regardais autour de moi et je voyais juste des mamans heureuses, bien et souriantes. Je l’aime autant ma petite, elle me rend heureuse, rien à voir avec le fait que je fais de l’anxiété. Je ne la regrette aucunement. On dirait que je n’avais jamais entendu une autre mère me dire qu’elle était elle aussi épuisée. On dirait que ce n’est pas permis de dire cela quand on est maman, sinon c’est comme mal vu.

Un jour, je me suis assise par terre, j’ai eu le cœur qui a serré très fort, j’ai eu l’impression de mourir. Crise de panique.

J’ai pleuré à en trembler, j’ai appelé ma mère.

J’ai dis maman, ça va vraiment pas, et j’ai pleuré. Elle a écouté et m’a dit que ça allait aller, que je faisais de mon mieux et que j’étais une bonne mère pour ma fille.

J’ai appelé mon père, il m’a écoutée, il m’a dit qu’il s’inquiétait pour moi, qu’il me voyait aller, qu’il fallait que je me repose et que je m’occupe de moi.

J’ai donc recommencé à voir la psychologue, j’ai vu un médecin également. Je suis en processus de guérison. L’anxiété, ça peut paralyser, ça peut nous empêcher d’aller à un endroit, car la peur est trop grande. J’avais peur de tout, j’étais fragilisée, j’avais peur de perdre mon chum, perdre ma fille. J’avais peur.

C’est pas écrit dans ma face HELP, mais quand quelqu’un vous parle d’anxiété, c’est pas facile, on sait pas toujours quoi dire. Selon moi, écouter, prendre dans les bras la personne souffrante. Quand quelqu’un se blesse, cassure du bras, on se mobilise, on lui fait une soupe, on ouvre la porte. Même chose ici : prenez le temps. Dire ça va aller, dans mon temps l’anxiété n’existait pas, voyons tu te prends trop la tête, tu réfléchis trop (je suis au courant). On essaie un jour après l’autre. Pour ma part, je suis bien entourée, j’ai un chum en or qui comprend pas toujours, mais qui m’appuie, j’ai des amies et une famille qui me supportent. Take care mes beautés, et pour le temps des fêtes, je me souhaite de juste relaxer, un jour à la fois, un grand respire pour toi.

Photo par : Audrey Carle

Marie-Pier Carle alix marcoux

N’oubliez pas que si vous avez besoin d’en parler, il existe des ressources :

Centre de prévention du suicide 1-866-277-3553

Centres de crises : Santé Montréal

Maman en quête de temps

maman en quête de temps

Salut!

Moi, c’est Catherine. Je suis maman à la maison depuis presque 4 ans pis des fois je trouve le temps long. Très long. Pourtant, je n’ai pas à me plaindre; ce ne sont ni les tâches, ni les corvées, ni même les besoins de mes enfants qui manquent pour remplir mes journées. Malgré tout, la plupart du temps, j’ai l’impression que mes journées passent à la vitesse tortue. Pourtant, mes enfants grandissent beaucoup trop vite. Belle ironie!

En fait, de quoi je me plains? De manquer de temps. De temps pour moi. Entre le lavage, le pliage, les repas, le nettoyage de la maison, les siestes (mes enfants ne sont pas du tout des champions du dodo), encore et toujours des repas, j’ai le sentiment d’être débordée mais de n’avoir rien fait. Rien fait pour moi. Je sais que, pour certains, être à la maison c’est facile, simple et fluide. Les enfants coopèrent, jouent seuls par moment ou s’endorment et dorment sans interruption (mon rêve!!). Chez moi, ce n’est pas comme ça. 85 % du temps, j’ai mon plus petit dans les bras (sachez que j’ai commencé avec un 100 % bras alors c’est une belle diminution!), je dois toujours l’avoir à l’œil parce qu’il est plus rapide que son ombre et que c’est un vrai aventurier dans l’âme, alors que ma grande apprend doucement à jouer seule et boude les siestes. Ces temps-ci, je rêve d’avoir 1 h seule l’après-midi. Un petit 60 minutes où ma fille dort (ou se repose) et où je ne suis pas obligée d’être couchée avec mon garçon pour ne pas qu’il se réveille au moindre de mes mouvements. Un petit 60 minutes à faire quelque chose qui m’allume. Pas de la vaisselle ou du ménage. Juste quelque chose pour moi.

L’automne me donne toujours le goût de me plonger tête première dans un projet. De me réinventer. J’ai songé travailler à temps partiel, seulement pour m’occuper, mais ça ne cadrait pas avec mes besoins et désirs du moment. Je me suis donc inscrite à une majeure. J’étais très excitée par mon nouveau projet de m’accomplir autrement qu’au travers de mes enfants. Finalement, après avoir payé les frais de scolarité avec mon « non salaire » de maman à la maison pis d’avoir reçu mes livres, l’angoisse s’est installée dans le creux de mon ventre, accompagné d’un immense poids sur mes épaules. Pendant plusieurs jours, je me questionnée à savoir si j’avais vraiment envie de me replonger dans des études. Peut-être un jour, mais après introspection, j’ai compris que ce n’était pas ce besoin que je cherchais à combler.

Finalement, avec ma trentaine , j’ai envie de me laisser envahir par mon côté créatif. J’ai donc choisi de m’inscrire à des cours de danse avec ma maman (oui, oui ma maman!), je vais dessiner davantage, lire, lire et lire. Mais surtout, je vais me permettre de sortir de la maison davantage quand je vais en ressentir le besoin. D’aller écrire dans des cafés ou simplement flâner à ma bibliothèque que j’adore. Juste prendre du temps pour moi. Sans pression. Sans besoin de performance.

Catherine Héroux Audrey photo de signature

Petite chose

petite chose

Bonsoir petite chose,

On se connaît pas encore mais ce soir, j’ai envie de te parler. Je sais même pas si tu es un garçon ou une fille. Ou autre chose, c’est toi qui vois. Parce que je te l’annonce tout de suite, tu auras le droit d’être ce que tu veux dans cette famille.

Je rêve de toi depuis longtemps. Depuis l’enfance, je crois. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu des enfants. Et pas juste un, hein? Au moins deux, tu sais. C’était pas toujours la joie avec mes frères et ma sœur, mais l’amour qu’on ressent les uns pour les autres aujourd’hui, maintenant adultes, est inexplicable. Je souhaite à tout le monde de ressentir ce genre d’amour et de connexion. Surtout à toi.

Ton petit frère est arrivé il y a 15 mois. Il s’appelle Loïc et il est vraiment génial, je suis certaine que tu vas l’aimer. Je me suis concentrée pas mal sur lui avant son arrivée, mais tu étais toujours là dans ma tête. Celui ou celle qui allait compléter ma famille, qui allait se chamailler avec Loïc, le consoler pendant les grandes peines et faire les 400 coups.

Sauf que tu vois, mon amour, on a beau planifier et prévoir, et ce, même depuis l’enfance, la vie, elle aime ça nous prendre de court. J’étais prête à l’accueillir, ton frère, par la grande porte, comme les autres, dans la douleur mais aussi dans l’amour et dans le calme. Sauf que c’est pas comme ça que ça s’est passé. Il y a eu de la douleur, oui, de l’amour aussi… mais aussi beaucoup de déroute, de la peur, de l’incompréhension, de l’inquiétude. Tu le sais pas encore, mais ce beau cocktail d’émotions troublantes-là, ça traumatise un petit peu. Ton petit frère, mon ange, est arrivé par l’autre porte. Celle qui s’ouvre avec un scalpel et qui empêche d’être fonctionnelle pendant un petit bout.

Alors tu vois, maman était pas mal déroutée par la maternité et la convalescence et, soudainement, elle était plus trop certaine que sa famille était pas encore finie. Les évènements difficiles, c’est pas toujours tentant de les revivre alors on évite autant qu’on peut. La peur, ça paralyse et je t’ai donc placé dans un petit recoin de mon esprit quelque temps. Pas pour toute la vie, ne t’inquiètes pas. Juste le temps que je recommence à fonctionner, à être moi-même. Le temps que les beaux moments passés avec Loïc effacent les mauvais souvenirs de son arrivée et que ça devienne la plus belle aventure qui soit. Le temps aussi que maman réalise comment ton papa est présent, rempli d’amour et parfait.

Les mois ont passé, ton frère marche presque maintenant. Il a 5 dents et il mange des carottes crues. Maman a trouvé un milieu entre être ta future maman, la maman de Loïc, l’amoureuse de papa et Marie-Michelle. Ta maman va bien, mon amour d’amour.

On est pas encore tout à fait prêt à ton arrivée, mon loup. Mais hier soir, quand maman a découvert à la salle de bain qu’on allait passer un autre mois sans ta présence dans le creux de son ventre, elle était un petit peu déçue… juste un petit peu.

On progresse, non?

À bientôt, petite chose.

 alix marcoux

Bonne fête ma chérie!

Le 10 septembre, ma fille, tu as eu un an.

J’ai été surprise de voir à quel point le temps a passé rapidement et en même temps, à quel point ces petits moments près de toi ont été tellement précieux. Je les ai immortalisés dans ma tête, j’ai imprégné ton odeur de bébé et j’ai enregistré ton petit rire qui me fait oublier tout le reste qui nous entoure. Tu as été et tu es un bébé génial. Des nuits, dès le début, des sourires à tous les matins et des bisoux maladroits mais si réconfortants. Je t’ai regardé aller, je t’ai accompagnée dans chaque petit nouveau pas. On te disait de dormir sur le dos ou sur le côté, mais déjà tu faisais à ta manière et dormais sur le ventre. Il n’y avait rien à faire! Malgré mes nombreuses nuits à rester réveillée pour m’assurer que tu respirais, tu étais bien ainsi. Tu as rapidement fait ton chemin: sur le ventre, sur le dos et hop! Déjà assise. Dans ton jouet préféré, le Jolly-Jumper, j’ai tellllllleeeeemmmeeeennt ris. J’ai des millions de vidéos de toi en train de découvrir que tes pieds peuvent effectivement te faire sauter.  Tu es aussi de plus en plus curieuse! Toujours là à te promener le doigt dans les airs en faisant : hannnn! (super fort). Tu tends les bras vers  toutes les caissières qu’on croise et tu salue tout le voisinage. Mais, vois-tu ma grande, si j’ai le malheur de te faire changer de jeux ou de devoir t’habiller alors que ça ne te tente pas, bonjour l’attitude! Par contre, tu es tellement adorable que c’est difficile de ne pas rire. Tu te tappes sur la tête, tu t’asseoies et tu pleures. Pas des larmes du genre «J’ai mal maman», mais plus du genre «Maman, tu m’énerves!». Je te trouve mignonne malgré tout. J’ai appris aussi à devenir ton animatrice personnelle en auto. J’ai inventé les jeux les plus fous de danse et de chant tout en regardant en avant. Je t’achète parfois avec des morceaux de fruits ou une autre collation et là, tu ne me parles plus. Le fait d’être assise, c’est pas ce que tu préfères. À la maison, tu cours partout après ton chien, après tu dessines et ensuite tu prends ton livre. Bref, tu es tout simplement magnifique ma chérie. Même si j’ai parfois la patience limitée, dès que tu me regardes avec tes grands yeux et que tu me dis «Maman», saches ma grande que je serais toujours là, pas très loin de toi. Continue d’être aussi exploratrice, curieuse et d’aimer les gens! Tu es ma fille, notre fille et notre fierté.

Bonne fête ma chérie, un gros gâteau prêt à être détruit t’attend…

Nous t’aimons,

Maman et papa.

Marie-Pier Carle Audrey photo de signature

Crédit photo couverture : Marie-Pier Carle

Ma mère, cette femme courageuse

Mélanie parle de sa mère

Ce mois-ci, j’ai envie de vous parler de ma mère, cette femme si forte et courageuse. Tout d’abord, elle a décidé de me garder malgré son jeune âge. Elle a dû vite devenir une adulte. Ma mère est une femme pleine de ressources. Elle a tellement eu d’emplois divers que son CV doit être si long. Elle a quand-même eu l’aide de mes grands-parents qui ont toujours été vraiment importants pour moi.

Quand j’avais trois ans, elle m’a trouvé le meilleur des papas au monde, nous sommes si chanceux de l’avoir. Ensuite, j’ai eu la chance d’avoir un frère et une soeur que j’aime tellement. J’étais déjà super responsable pour mon âge pour m’occuper d’eux. Ma mère est toujours restée à la maison après la naissance de ma soeur et mon frère. Elle est retournée au travail quand ils ont commencé l’école. Chez-nous, il y avait toujours de la nourriture faite par maman ou par mémère (ma grand-mère). Ça sentait bon dans la maison.

Nous avons vécu plusieurs années à Rawdon. J’ai vraiment aimé ce temps passé dans le domaine Kildare où tout le monde se connaît et s’entraide. Mais surtout de vivre près de mes grand-parents, de partager tous ces moments avec eux m’ont donné tant de souvenirs heureux et je bénis chaque jour vécu en leur présence. Ma mémère nous a quittés, mais mon pépère est toujours là et je profite de chaque moment avec lui et ma mère chaque semaine. Il me partage sa sagesse et je sais bien que dans pas si longtemps, ces moments, je les passerai avec ma mère et mon père.

Comme je l’ai dit, notre monde a basculé quand ma grand-mère est décédée, donc mon grand-père est venu rester chez ma mère. Moi, je suis partie en appartement avec mon chum. Mes parents ont quitté Rawdon pour Mascouche et mon frère et ma soeur ont vécu toute une adolescence! Ils ont su passer au travers, mais ce fut vraiment une période déchirante pour mes parents. Par contre, ma mère n’a pas baissé les bras pour eux. Elle a continué de les aider et aujourd’hui, je pense qu’ils lui en sont reconnaissants.

À 50 ans, ma mère a fait un infarctus. J’aurais vraiment pu la perdre et sérieusement, j’essaie de ne pas y penser car je ne peux imaginer ma vie sans elle. Ma mère qui a fait plusieurs emplois, s’est finalement trouvée. Elle est devenue réflexologue et depuis, elle est vraiment heureuse de pouvoir aider les gens à se sentir mieux, mais surtouts qu’ils puissent comprendre ce qui les a rendu malades. Les gens l’apprécient vraiment beaucoup. C’est une femme qui rayonne et qui rend les gens heureux. Quelques années après son infarctus, elle a été opérée encore une fois. J’aurais pu la perdre encore une fois. Aussi, il y a plus d’un an, mon frère et mes parents ont passé au feu et ils ont tout perdu. Depuis ce temps, mes parents vivent chez mon oncle et ma tante qui les ont accueillis sans se poser de question. Malgré tout, depuis ce temps leur vie est comme sur pause. Je la trouve tellement bonne d’avoir pu traverser cet événement avec tant de résilience. Heureusement, leur maison sera bientôt prête, une question d’un maximum un mois. Je l’espère tant pour elle.

Mélanie parle de sa mère

Je t’aime maman! Lâche pas, ça s’en vient!!!!!

 

Folie Melanie logo auteur     

En route vers la première année

Ça y est, terminée la maternelle, cette année, ON rentre en première année.

Enfin, je dis ON, mais il est temps maintenant de comprendre que mon grand de 6 ½ ans est une personne bien à part entière!

Alors, voilà, la rentrée des classes est passée.

Pour cette première journée, on y a été avec les copains du quartier… pour que ça soit plus facile.

Vous étiez beaux à voir, bras dessus bras dessous, déterminés à ne faire qu’une bouchée de cette première année.

Tu faisais partie des plus petits, de ceux qui rentraient ce jour-là. Il y avait, autour de toi et de tes amis, des « grands » de deuxième, troisième, quatrième année… Tu as été un peu impressionné.

Tu as eu un peu de mal à nous lâcher, ton papa et moi, attristé par le fait de ne pas être dans la classe de ton super ami, avec qui tu as profité de l’été.

Et puis nous t’avons laissé là pour la journée.

Ça m’a fait drôle à moi aussi. Après avoir passé l’été avec mes deux garçons, je me suis retrouvée seule… comme perdue. Ton frère était à la garderie, et toi à l’école. Je n’ai pas vraiment su quoi faire! D’ailleurs, j’étais tellement « perturbée » dans mon habitude quotidienne, que je me suis retrouvée à 13 h à ne pas avoir encore dîné… tellement égarée dans mes pensées.

Puis est arrivée l’heure de la sortie de classe! J’étais tellement heureuse de te retrouver avec le grand sourire aux lèvres.

Oui, car il faut que je te le dise, à toi lecteur ou lectrice, mais mon fils a déjà fait 4 ans d’école en tout : 3 ans d’école maternelle française et 1 an de maternelle québécoise.

Ses 3 années d’école maternelle française ne font malheureusement pas partie des bons souvenirs… ni pour lui, ni pour nous, pour diverses raisons qui ont laissé des traces dans notre cœur et celui de notre fils.

Alors les rentrées scolaires, c’est toujours quelque chose d’angoissant pour nous.

Mais depuis qu’il a commencé l’école québécoise, il a repris confiance en lui et en l’estime de lui, alors nous avions un mélange d’angoisse mêlée à de la confiance, pour cette nouvelle année.

Tu étais tellement content de me raconter ta première journée, en première année. Tu m’as dit être content de pouvoir t’asseoir à ton pupitre, que ton enseignante était gentille, que tu avais mangé tout ton lunch, et que tu avais joué au soccer à la récré!

Bref, tu avais passé une belle journée et mon cœur de maman est rassuré.

Après déjà 15 jours passés en première année, on doit quand même avouer que le réveil à 6h-6h30 chaque matin, pour être à l’heure à l’école, est rude, que la préparation des lunchs ne m’avait pas manqué, et que te voir grandir est un plaisir.

Tu as eu tes premiers cours d’anglais et de sport, tes premiers devoirs à faire, tu t’es fait de nouveaux amis dans ta classe et à la récréation, tu as une nouvelle éducatrice au service de garde qui est « sévère » mais que tu « aimes bien quand même », tu as déjà oublié plusieurs fois ta boite à lunch, tu es même parti une fois sans ton sac d’école!

Bref, c’est reparti.

Belle première année mon grand!

Et toi, cette rentrée ?

 

Crédit photo couverture : Céline Guérin

Céline Guérin alix marcoux

Journée de rêve

journée de rêve

Ça fait maintenant plus de 3 ans que je suis maman à la maison. Si je fais le calcul, ça fait aussi plus de 3 ans que je n’ai pas eu de nuit complète, de grasse matinée, ni même 24 h (pour pas dire 12 h, hospitalisation exclue) pour moi toute seule. Je ne me plains pas, ce sont mes choix et je crée ma propre vie. Toutefois, aujourd’hui, j’ai envie de rêver. Et si j’avais une journée pour moi toute seule, sans enfants, sans mari, qu’est-ce que j’en ferais?

Premièrement, je dormirais. Sans interruption. Grasse matinée incluse. Je débuterais la journée par une longue douche chaude. Ensuite, j’irais déjeuner au restaurant avec un bon livre. Je prendrais le temps de savourer mon repas chaud et les mots. J’aimerais me faire dorloter, alors j’irais voir ma coiffeuse et après, j’irais au spa me faire masser et me détendre en silence. J’ai décidé que, durant cette journée, il ferait beau alors je prendrais le temps de m’asseoir sur mon balcon avec mon planificateur créatif  pis de juste dessiner, planifier et créer mes semaines à venir. Sans rush. Fidèle à moi-même, je prendrais aussi le temps de juste m’écraser sur mon divan pis de rien faire. D’écouter un film ou deux… ou peut-être juste de faire du binge-watching de séries… Mon idée n’est pas encore arrêtée pour cette activité précise. Mais c’est sûr que je le fais en me mettant du vernis à ongles. Une fois sèche, je mangerais un dessert que je ne serais pas obligée de partager. Et je me coucherais tard. Très tard. Parce que je sais que cette journée ne serait pas prête de se renouveler et ce serait ben correct comme ça. *Notez que tous mes repas me seraient servis durant cette journée de rêve.*

Curieuse, j’ai eu envie de demander aux membres de la Team Mom de Folie Urbaine ce qu’elles feraient si elles avaient une journée pour elles seules. Voici ce qu’elles m’ont répondu :

Jennifer irait faire du shopping toute la journée.

Fanny en profiterait pour fabriquer quelque chose de ses mains. Par exemple, elle ferait un test en fabriquant une nouvelle sorte de savon. Aussi, elle irait fouiner dans une friperie pour faire de superbes découvertes. Elle prendrait le temps de lire et elle terminerait le tout avec une soirée entre amies ou irait au cinéma. Oh, aussi, elle se coucherait tard!

journée de rêve

Céline prendrait le temps d’aller se poser sur un banc, de regarder le Saint-Laurent dans le silence, un thé pour l’accompagner! Ça, c’est pour l’été. L’hiver, elle irait au spa se faire masser avec une musique douce en fond sonore.

Pour sa part, Marie-Pier prendrait le temps de lire un bon livre et de prendre une lonnnnnngue douche chaude!

Charline, elle, irait marcher dans la forêt, dans la nature. Du vrai temps de qualité pour elle, en tête-en-tête avec son âme. À vivre, respirer, communier avec ce qui vit autour de nous, mais qu’on ne voit jamais, ou presque.

Alors que de son côté, Catherine A-L, enceinte de son 2e enfant et épuisée par le travail et la chaleur, rêve de dormir jusqu’à midi pour ensuite rester en pyjama toute la journée en écoutant une série télé. Bref, elle rêve de rester écrasée et ne penser à rien d’autre!

journée de rêve

Toutes des réponses inspirantes qui donnent envient de prendre du temps pour soi. Et vous, qu’aimeriez-vous faire si vous aviez une journée juste pour vous?

Catherine Héroux alix marcoux

Mon post-partum

mon post partum

Donner la vie, cette fierté qui nous envahit. Un petit être qui va te faire sourire et que tu vas aimer pour le reste de tes jours. Ton conjoint et toi le désiriez tant. Vous aviez tellement hâte de lui voir la bette. Vous l’avez imaginé de la tête aux orteils pendant des mois et des mois. Tu as cette joie qui t’envahit, puis soudainement, du jour au lendemain, tu sens une vilaine tristesse envahir ton corps et ta tête. Que se passe-t-il? Pourquoi avoir envie de pleurer quand tu viens de créer l’être le plus parfait du monde? Eh bien, c’est ce que nous appelons un post-partum…

Pendant 9 mois, tu as toute cette attention sur toi et ton beau bedon tout rond. Tous se précipitent pour le toucher et lui parler. On t’appelle à tous les jours pour savoir comment tu vas, prendre de tes nouvelles, on t’invite partout parce que tout ton entourage veulent voir comment ta bédaine a poussé depuis la dernière fois qu’ils t’ont vue. Tu peux dormir et faire ta sieste quand tu en sens le besoin. Tu sens bébé bouger dans ton ventre, ton chum te trouve belle et parle au bébé régulièrement. On t’organise même une petite fête pour souligner son arrivée. Tu files le parfait bonheur! Puis, 9 mois plus tard, tu donnes naissance. Lorsqu’on t’appelle, c’est pour savoir comment le bébé va. On arrive chez toi, sans t’embrasser, sans presque même te regarder, ni même un premier bonjour. On se garoche sur ton p’tit. Ils ont les yeux rivés sur lui et il n’y a soudainement que lui qui est important. Du moins, c’est comme ça que toi tu te sens en-dedans. Une vraie “merde” dans un gros tas de “merde”. Tu es celle qui a porté cet enfant plusieurs mois, qui l’a tenu au chaud. Tu as souffert 36 heures pour lui donner la vie, mais maintenant qu’il est sorti de ton corps et que tu as fait ta job, t’es plus si importante. Alors la nuit, tu te surprends à pleurer avec ton bébé. Tu l’aimes profondément ton bébé, ça tu le sais. Tu ne te verrais plus vivre sans lui. Mais tu souffres par en-dedans. La fatigue, le manque de force pour faire tes tâches ménagères parce que ta cicatrice te fait terriblement mal. On ne te dit plus à quel point la grossesse te fait bien ou que tu es belle parce que là t’es pognée avec une grosse bédaine molasse et un chignon pas peigné, pas de maquillage parce que t’as pas vraiment le temps pour ça et anyway avec tes cernes mauves, tu n’arriverais même pas à avoir l’air en forme même avec 3 pouces de make-up. Sans parler du fait que tu te vides de sang et que t’es pognée à porter des culottes de grand-mère avec tes longues et épaisses serviettes sanitaires… Tsé, tout pour aider à te sentir belle et en confiance avec ton corps… Pas besoin de dire que ta vie sexuelle est inexistante, hein? Bref! Le soir quand ton chum arrive du travail, tu vas t’enfermer quelques minutes dans les toilettes (parce que quelques minutes c’est tout ce que tu as) puis tu pleures encore, mais pas trop fort. Tu ne voudrais surtout pas te faire entendre, car il ne comprendrait pas. Tu en ressors les yeux rougis en prétextant que ce sont tes allergies (en hiver, bin oui) et on te croit. Quand on ose te demander comment tu vas, tu réponds par réflexe que tout va bien et que tu es dont épanouie de ta nouvelle vie de maman, mais ça c’est bien sûr quand on prend le temps de t’écouter vraiment. Au fond de toi, tu aimerais juste aller te mettre en petite boule dans un coin sombre puis pleurer. Pleurer et dormir. Mais non, tu ne peux pas te permettre ça, car tu as le p’tit à consoler, à bercer et à nourrir. Changer les couches. Vider la poubelle à couches. Tu as les biberons à laver et à stériliser. Le lait à préparer. La tonne de bavettes pleine de régurgit à laver pour le lendemain. Le bain à donner à ton bébé qui a passé sa journée à régurgiter. Tu as ta propre douche à prendre parce que tu sens juste le régurgit de bébé. Et avec tout ça, tu essaies de faire du mieux que tu peux pour pas que ta maison ait l’air d’un dépotoir. Je dis bien, tu essaies. Puis une fois que ton chéri dort et que bébé aussi, tu souhaites pouvoir avoir la chance de dormir un petit 3 ou 4 heures avant de recommencer.

Tu le sais que tu ne vas pas bien. Tu le sais, mais tu n’oses pas en parler par peur qu’on te juge. Par peur qu’on te dise que tu n’es pas une bonne mère pour ton enfant, par peur qu’on t’enlève ton bébé ou par peur qu’on te prescrive de la médication que tu ne veux pas, parce que tsé toi t’as pas besoin de ça voyons. Tu vas te relever seule parce que tu es dont forte… mais non, tu ne l’es pas. Tu penses que tu l’es et que tu vas t’en sortir seule et que tout ça va passer d’ici quelques jours. Puis les jours passent et tu ne vas toujours pas bien. Sauf que là, ça commence à paraître dans ton attitude et ton détachement. Quand on te demande maintenant comment tu vas, tu réponds toujours que ça va, mais tes yeux se couvrent de larmes avant de détourner le regard. Puis un beau soir, tu craques! Au moment où ton chum t’arrête en sortant des toilettes parce qu’il a remarqué tes yeux rouges et vitreux, qu’il te demande si ça va vraiment parce qu’en plus de tes yeux remplis d’eau, tu as passé la soirée à ne presque rien dire et au bord des larmes pour aucune raison. Paf! C’est le signal que tu attendais. Enfin, tu te libères et mon doux que ça fait du bien, t’as aucune idée comment. Ton chum qui te prend dans ses bras réconfortants, qui t’écoute te vider le cœur, sans même dire un mot, te regarde pleurer sans même te juger une seconde et qu’en plus il essuie tes larmes. Je crois qu’au fond de lui, il le ressentait depuis quelque temps mais qu’il n’avait jamais osé poser la question. Jusqu’à ce soir-là où nous sommes restés dans le silence quelque temps, puis j’ai été me coucher pour dormir. Il a pris les rênes le temps que je me relève de ma chute, puis déjà après quelques jours, j’ai commencé à me sentir beaucoup mieux. J’ai commencé à dire aux gens autour de moi que ça n’allait pas aussi bien que je le disais, mais que j’allais mieux maintenant. Après plus d’un an, je n’ai plus peur de dire que oui, j’ai vécu un post-partum et que je l’ai trouvé difficile, mais que je me suis bien relevée. Aujourd’hui, quand je croise de nouvelles mamans autour de moi, je leur demande comment elles vont VRAIMENT.

Parler quand ça ne va pas, c’est libérateur. Ça aide à aller de l’avant et il ne faut pas avoir honte de dire comment on se sent. Il y a tellement de ressources de nos jours qui puissent nous venir en aide si on ne se sent pas à l’aise avec notre partenaire ou nos proches, comme les CLSC, par exemple. Ils sont là pour nous aider, pas pour nous nuire. Ils nous le disent quand ils viennent nous rencontrer quelques jours après la naissance de notre bébé. Ils peuvent nous référer. Mais dans mon cas, en parler à mon conjoint qui est également mon confident et mon meilleur ami a été ma source, ma bouée de sauvetage pour me relever et me sentir mieux afin de commencer mon cheminement vers le bonheur. Le vrai! Je ne lui dirai jamais assez merci de m’avoir regardée dans les yeux ce soir-là en me demandant comment j’allais. Nous vivons le parfait bonheur avec notre petit homme et nous sommes même en attente de notre deuxième petit trésor qui se pointera le nez d’ici quelques jours. Cette fois-ci, je serai mieux préparée à mon post-partum s’il revient frapper chez moi.

Catherine AL alix marcoux

Tu as besoin de parler avec quelqu’un, n’hésite pas à communiquer avec les ressources ICI ou auprès de votre CLSC.

Nos premiers pas : la garderie

la garderie

Sincèrement, la garderie, j’y avais pensé dès que j’ai appris que j’étais enceinte. Je voulais avoir la meilleure place pour ma fille et trouver un endroit où je ne me sentirais pas paniquée à l’idée de la laisser pour la journée. Lorsque j’étais enceinte, c’était assez simple pour moi. Je devais retourner terminer mon DEC lorsqu’elle aurait un an. Je me disais que c’était le cours de la vie, qu’elle irait se faire des amis et que ce serait correct, voire facile, de la laisser aller.

Ouin

En fait, un mois avant le jour J, je me suis mise à faire de l’anxiété. Pas nouveau pour moi, mais j’en étais vraiment inquiète de cette nouveauté, la garderie.

J’avais trouvé une partenaire, une amie, la perle rare pour ma fille. Vous savez une connexion instantanée, une fille qui aime les enfants, une fille qui fait sa job parce qu’elle est passionnée. Depuis la naissance de ma petite, elle m’avait prise sous son aile pour m’aider avec l’allaitement, elle m’a soutenue et, je ne sais pas combien de fois, rassurée. Pendant ma période d’anxiété, juste avant la garderie, elle a pris le temps de m’écouter et elle m’a laissée lui poser un milliard de questions sur des scénarios inimaginables qui se passaient dans ma tête comme : si ma fille voulait pas manger qu’est-ce qu’elle ferait, si elle voulait pas dormir, etc., un vrai interrogatoire.

J’avais vraiment la chienne, une vraie peur, j’avais l’impression que j’allais rompre le lien entre ma fille et moi.

D’un côté, je voulais rester à la maison le plus longtemps possible avec elle, mettre le reste du monde sur pause, que rien ne change, nous mettre dans un cocon tous les trois, je voulais voir chaque nouveauté la première, je voulais qu’elle sache que j’étais toujours là pour elle. J’avais peur qu’avec mon horaire de stage, d’école et de travail, je sois moins présente. J’avais peur qu’elle m’aime moins, mais comme j’avais vraiment peur qu’elle m’aime moins, puisqu’elle allait être souvent avec son éducatrice. J’avais l’impression que quelqu’un d’autre allait éduquer ma fille et je me sentais tellement mal et coupable.

De l’autre côté, j’avais hâte de retourner à ma vie étudiante, j’avais hâte de retrouver mes amies et, surtout, j’avais hâte d’avoir enfin mon diplôme. J’étais aussi excitée pour ma fille, j’avais hâte qu’elle découvre un autre monde, qu’elle se fasse des amies, qu’elle développe son autonomie et qu’elle apprenne d’autres règles. C’est une jeune demoiselle qui s’adapte super bien en plus, j’avais même pas peur pour elle.

Avec de la patience et l’aide de son éducatrice, on y est allé un pas à la fois. Une entrée progressive, se faisant sur un mois. Le jour J, je n’ai pas pleuré et petite louve non plus. On s’est regardé, on s’est fait confiance et on s’est laissé aller. J’ai trouvé que c’était un cadeau que je lui faisais, je voulais qu’elle apprenne à aimer et cette éducatrice, Audrey, c’est vraiment la personne pour qui je voulais qu’elle fasse une place dans son cœur. Au jour le jour, on s’adapte et on se parle si on doute de quelque chose, on travaille en équipe. Merci aux éducatrices dévouées qui font que cette grande étape est moins douloureuse. Cela dit, le choix d’envoyer ou non notre enfant à la garderie est un choix très personnel, il n’y a pas de meilleures décisions. L’important, c’est d’être à l’aise avec notre choix pour que les petits pas soient plus faciles.

Marie-Pier Carle alix marcoux

 

Deux mois de vacances sans camp de jour!

2 mois de vacances sans camps de jour

Pfiouuuu deux mois de vacances se sont écoulés.

C’est long deux mois… et court à la fois car c’est déjà terminé.

Cela faisait quatre mois que j’étais à la maison avec le petit dernier de deux ans, et qu’on avait facilement trouvé notre petite routine. Entre les activités au centre communautaire, les jeux dans les parcs, l’heure de la sieste à respecter et les activités manuelles ou la lecture, nous étions bien occupés.

Alors quand il a fallu faire un choix pour savoir si nous allions mettre le plus grand de 6 ans en camp de jour tout l’été (car non, cette année nous ne partions pas en vacance), on s’est dit que c’était bien d’en profiter tous les trois de ces deux mois … puis de toutes façons, on s’y était pris trop tard pour les inscriptions.

Alors hop je me suis mise en tête de faire moi-même mon «camps de jour» pour mes deux cocos!

Sauf que… ce n’est pas si simple que ça d’organiser deux mois d’animation pour deux enfants n’ayant pas du tout les mêmes centres d’intérêts.

Mais j’aime ça relever des défis alors je ne me suis pas défilée devant la difficulté qui m’attendait! Et surtout, surtout, je voulais éviter le «maman, j’sais pas quoi faiiiire !».

Allez c’était parti pour deux mois de folie à coup de thème sur : les oiseaux, leurs dessins animés préférés, les insectes, les châteaux forts, les animaux de la savane, ceux de la ferme, la mer, la montagne, les formes, les couleurs…

J’ai même acheté des cahiers d’exercices pour les vacances pour mon grand au cas où il s’ennuierait!

Bon, je dois t’avouer que deux semaines après le début des vacances, je me suis vraiment demandée dans quelle affaire je m’étais embarquée!

Avec mon super planning, j’étais sûre de pouvoir adapter des petites activités pour un 6 ans ½ et un 2 ans ½, et de les tenir en haleine jusqu’à la rentrée.

Ça a duré 15 jours… puis le plus grand s’est vite lassé de cette organisation. Peut-être un peu trop rythmé pour lui qui venait de passer une année scolaire, et qui était très fatigué.

Alors on a changé les plans et on y a été plus simplement.

On s’est adapté à la météo, à l’envie du jour, aux jeux et aux jouets que nous avions sous la main.

Puis on a profité des animations offertes par notre quartier, des rencontres organisées avec des ami(e)s, on a été découvrir des nouveaux cafés avec des coins pour enfants, on a fait le tour des parcs aux alentours (#passionparc), on a construit des tonnes de châteaux de sable, en avons détruit autant, avons été à la piscine, la bibliothèque, joué au ballon des milliers de fois, on a même regardé des dessins animés parfois… un peu trop peut-être… et puis on a aussi appris à s’ennuyer!

Mais ça y est, les vacances, c’est terminé. L’année scolaire a commencé, direction la nouvelle année J

Finalement, cet été, j’ai laissé mes enfants…être des ENFANTS!

Et toi, tes vacances avec les enfants, c’était comment?

Céline Guérin Folie Sofia logo reviseure